Nicolas Bay : "Si les chiffres du chômage étaient vrais, ce serait bien"
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Questions et réponses
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Votre réaction ?
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Pouvait-on éviter le périple de ce terroriste d'Allemagne en France puis en Italie ?
- 3:27RelanceRéponse directe
Ne vous faites pas de la démagogie là, parce que la France est là, je crois, 3000 km de frontières terrestres, même avec des frontières rétablies dans l'espace Schengen.
- 4:36RelanceÉludée
Plusieurs terroristes qui ont massacré des Français sont Français.
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Nicolas, pourquoi avez-vous déclaré la guerre à la hiérarchie de l'Église catholique ?
- 5:41OuverteRéponse directe
Lorsque le pape François, lors des fêtes de Noël, cite les enfants abrités dans les refuges souterrains pour échapper aux bombardements, abandonnés sur les trottoirs d'une grande ville ou serrés au fond d'une embarcation surchargée de migrants, vous êtes ému par ces propos ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Si c'était vrai, ce serait bien. »
- 0:22Invité politiqueFait
« le gouvernement n'a eu de cesse depuis deux ans que de trafiquer les chiffres du chômage, de basculer les chômeurs de catégorie A en catégorie D »
- 1:07Invité politiqueFait
« On procède à des radiations administratives massives depuis des mois et des mois »
- 1:42Invité politiqueFait
« le retour à un patriotisme économique qui est aujourd'hui interdit par Bruxelles, c'est-à-dire la possibilité pour les entreprises françaises d'être prioritaires dans la commande publique française »
- 1:57Invité politiqueFait
« il faut protéger notre économie et ça passe nécessairement par des protections douanières »
- 2:32Invité politiqueFait
« Il a été débouté du droit d'asile, il n'a pas été expulsé, il a été condamné pour des faits délictuels en Italie, il n'a pas été incarcéré ni même inquiété »
- 2:46Invité politiqueFait
« Il a été identifié par les services de police et de surveillance comme proche participant directement du djihadisme aux côtés de l'État islamique »
- 3:11Invité politiqueFait
« Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est à la fois le laxisme judiciaire, l'immigration massive et l'absence de protection aux frontières »
- 3:50Invité politiqueFait
« le fait de rétablir des contrôles réels à nos frontières, c'est-à-dire les grands axes routiers, les grands axes ferroviaires, c'est évidemment un moyen efficace de nous protéger »
- 6:15Invité politiqueFait
« on a organisé ces flux migratoires, on a organisé finalement ces morts en Méditerranée »
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« Le vrai scandale dans cette affaire, c'est que les banques françaises ne jouent pas le jeu de la démocratie, qu'elles manifestement choisissent les candidats qu'elles soutiennent »
Temps de parole
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Nicolas Bé, bonjour. Bonjour. Vous êtes secrétaire général du Front National, député européen. Troisième mois consécutif de baisse du chômage en novembre. C'est inédit depuis 2008. François Hollande salue une baisse de plus de 100 000 demandeurs d'emploi depuis début 2016. Votre réaction ?
Si c'était vrai, ce serait bien. Mais ça n'est évidemment pas le cas, puisqu'en réalité, le gouvernement n'a eu de cesse depuis deux ans que de trafiquer les chiffres du chômage, de basculer les chômeurs de catégorie A en catégorie D, par exemple, en organisant des formations, tout ça de façon très artificielle. Les chiffres réels, quels sont-ils ? Eh bien, c'est une augmentation au mois de novembre. Toute catégorie confondue a baissé de 17 400 demandeurs d'emploi. Donc, il n'y a aucune baisse du chômage, pas plus qu'il n'y en avait au cours des mois précédents. Je rappelle que depuis 2012, c'est-à-dire depuis 4 ans et demi, il y a 1,1 million de chômeurs supplémentaires en France.
Donc, je crois qu'il faut arrêter de mentir aux Français. On a aujourd'hui un gouvernement qui traficote les chiffres du chômage, comme le gouvernement de François Fillon trafiquait les chiffres de la sécurité, par exemple, les chiffres de la délinquance. La réalité, c'est que le gouvernement s'attaque non pas au chômage, mais aux chômeurs. On procède à des radiations administratives massives depuis des mois et des mois. Il y a des personnes qui se retrouvent dans des situations individuelles absolument dramatiques. Ils n'ont pas coché la bonne case, ils n'ont pas cliqué au bon endroit. Et le résultat, c'est qu'ils se trouvent privés de toute ressource, privés de toute allocation chômage.
Et c'est par ces procédés-là que le gouvernement essaye de nous faire croire que le chômage diminue. La réalité est malheureusement très différente. Et vous feriez mieux ? Comment ? Comment ? Je crois que le chemin de la prospérité économique, il passe nécessairement par le retour à un patriotisme économique qui est aujourd'hui interdit par Bruxelles, c'est-à-dire la possibilité pour les entreprises françaises d'être prioritaires dans la commande publique française. En clair, quand la SNCF achète des rames de TGV, elle ne devrait pas les acheter à Bombardier mais à Alstom. Et puis, deuxième chose, il faut protéger notre économie et ça passe nécessairement par des protections douanières.
Et puis enfin, il faut rendre compétitives nos entreprises par l'allègement de la fiscalité, des charges, des contraintes administratives, de l'insécurité juridique qui les frappe. Or, qu'a fait le gouvernement ? Il y a exactement le contraire. On dérégule totalement tous les défauts de l'ultralibéralisme. Et en même temps, on matraque fiscalement et on assomme de charges nos entreprises, c'est-à-dire tous les défauts du socialisme.
Après l'attentat de Berlin, la vidéosurveillance confirme qu'Anis Amri a transité par la gare de Lyon-Pardieu avant d'être abattue à Milan. Pouvait-on éviter le périple de ce terroriste d'Allemagne en France puis en Italie ?
Je crois que ce qui caractérise son périple meurtrier, c'est évidemment le laxisme à tous les étages. Il a été débouté du droit d'asile, il n'a pas été expulsé, il a été condamné pour des faits délictuels en Italie, il n'a pas été incarcéré ni même inquiété. Il a été identifié par les services de police et de surveillance comme proche participant directement du djihadisme aux côtés de l'État islamique et il n'a pas été interpellé à temps. Et ensuite, après son carnage à Berlin, il a pu poursuivre sans encombre, aller à Lyon, puis à Chambéry, puis à Turin, puis à Milan. C'est-à-dire qu'il a bénéficié du laxisme de Schengen, la libre circulation totale des personnes.
Ce qui est en cause aujourd'hui, c'est à la fois le laxisme judiciaire, l'immigration massive et l'absence de protection aux frontières.
Ne vous faites pas de la démagogie là, parce que la France est là, je crois, 3000 km de frontières terrestres, même avec des frontières rétablies dans l'espace Schengen. On peut passer, vous le savez bien ?
Oui, mais vous le savez très bien, on le voit d'ailleurs très bien dans le périple d'Anis Amry. Il est passé par les voies ferrées, en l'occurrence. Il aurait pu passer également par les grands axes routiers. S'il avait voulu passer par des chemins détournés dans les campagnes ou dans les montagnes, ça aurait été évidemment beaucoup plus compliqué pour lui. Donc le fait de rétablir des contrôles réels à nos frontières, c'est-à-dire les grands axes routiers, les grands axes ferroviaires, c'est évidemment un moyen efficace de nous protéger. Or, aujourd'hui, c'est impossible dans le cadre de Schengen. Il n'y a aucune volonté politique de protéger les Français.
Il faut quand même avoir conscience qu'il aurait pu commettre des atrocités à la gare de Lyon-Pardieu, à la gare de Chambéry, c'est-à-dire sur le sol français, après en avoir commis à Berlin. Donc je crois qu'il est temps de cesser de faire preuve d'angélisme en la matière. Et puis il est temps surtout de s'attaquer à la racine du problème, c'est-à-dire l'immigration.
Parce que ce qui caractérise tous ceux qui ont commis des atrocités, et des attentats en France depuis maintenant deux ans, eh bien c'est qu'ils ont tous été bénéficiaires du laxisme judiciaire et qu'ils sont tous soit étrangers, soit immigrés en situation irrégulière, qui a passé par les filières migratoires au sud de l'Europe, soit issus de l'immigration.
Plusieurs terroristes qui ont massacré des Français sont Français. Vous le savez très bien.
Non, c'est faux. Il y en a une partie qui ne l'était pas. Et d'ailleurs lui-même ne l'était pas, puisqu'il est humilié en l'occurrence. Certains l'étaient. Certains l'étaient, mais ils étaient issus de l'immigration en l'occurrence.
Nicolas, pourquoi avez-vous déclaré la guerre à la hiérarchie de l'Église catholique ? Louis Alliot s'est déchaîné hier contre les évêques français. Qu'est-ce qui se passe ? Non, je crois qu'il n'y a pas de déclaration de guerre.
Occupez-vous de vos Églises ? Il a rappelé en effet que nous n'avions pas de leçons de morale à recevoir de certains, pas toutes les AG, mais une partie peut-être, qui est très prompte à critiquer les positions du Front National, toujours sur les mêmes sujets, d'ailleurs sur les questions migratoires, faisant preuve là aussi d'un angélisme total qui est très conformiste. On aimerait bien les entendre davantage, par exemple, les prêtres ou les évêques sur la question économique et sociale. On ne les entend jamais.
Notamment pour réaffirmer, ce serait leur rôle, la doctrine sociale de l'Église, qui est très éloignée de ce qui est pratiqué aujourd'hui, c'est-à-dire l'ultralibéralisme total qui laisse de côté 95% des Français. On ne les entend pas beaucoup, ça c'est question, c'est dommage.
Lorsque le pape François, lors des fêtes de Noël, cite les enfants abrités dans les refuges souterrains pour échapper aux bombardements, abandonnés sur les trottoirs d'une grande ville ou serrés au fond d'une embarcation surchargée de migrants, vous êtes ému par ces propos ?
Évidemment, il décrit des situations qui sont humainement absolument dramatiques et à fortiori lorsqu'elles concernent des enfants. Mais comment on évite ça ? C'est ça la question. Un responsable politique, il doit chercher à éviter ces situations. Or, en créant le chaos en Libye, en installant les islamistes au pouvoir, en essayant de déstabiliser à toute force le régime stable, sans doute critiquable, mais stable, de Bachar el-Assad, on a organisé ces flux migratoires, on a organisé finalement ces morts en Méditerranée.
L'attitude irresponsable en matière migratoire, c'est celle d'Angela Merkel et de François Hollande qui disent « Venez, vous serez accueillis », alors qu'on n'a rien à leur offrir. Le résultat, c'est qu'il y en a qui engressent les mafias, les passeurs, et qui prennent des risques inconsidérés, et parfois meurent en Méditerranée. La seule position réellement humaine, réellement juste, ça consiste à stabiliser ces populations à proximité de leur pays d'origine, en organisant des corridors humanitaires, et puis à tenir une position d'extrême fermeté, comme l'a fait l'Australie avec succès.
C'est-à-dire dire « Non, vous ne pourrez pas être accueillis, vous serez immédiatement reconduits de là où vous venez ». Et cette politique, elle a fait ses preuves, puisque l'Australie a eu zéro mort dans ses eaux territoriales l'année dernière, alors qu'il y en a eu 3 000 en Méditerranée.
La campagne présidentielle de Marine Le Pen, 2017, vous avez réussi à surmonter vos problèmes d'argent ?
Pas encore, mais c'est en cours.
C'est en cours, c'est-à-dire ?
C'est-à-dire que nous avons plusieurs pistes pour obtenir des financements. Je vous permettrais d'être discrets là-dessus, mais nous avons sollicité de nombreuses banques françaises, européennes, et ailleurs également dans le monde. Notre objectif est de rassembler un peu partout, sur les différents continents en l'occurrence. Le vrai scandale dans cette affaire, c'est que les banques françaises ne jouent pas le jeu de la démocratie, qu'elles manifestement choisissent les candidats qu'elles soutiennent, sur des critères qui ne sont pas du tout objectifs. Elles vous donnent des explications, les banques françaises ? Justement, aucune explication.
On voit bien qu'il y a un vrai problème de discrimination politique, finalement, de la part des banques françaises. Et d'une manière générale, il n'est pas normal qu'elles ne contribuent pas au financement des activités politiques, alors que c'est évidemment des activités parfaitement légales, et qu'en l'occurrence, il n'y a aucun risque à prêter, par exemple, à Marine Le Pen pour sa campagne présidentielle, dans la mesure où elle est évidemment assurée, la question ne se pose même pas, de passer la barre des 5%, c'est d'être remboursé de ses comptes de campagne.
Banque étrangère, négociez-vous actuellement ?
Encore une fois, je ne souhaite pas communiquer à ce stade, mais avec beaucoup...
Mais il y a une solution, vous êtes certain d'obtenir les crédits nécessaires ?
Non, pour l'instant, on n'est certain de rien, mais il y a des discussions en cours, nous ferons en sorte, et puis nous sollicitons également beaucoup de nos adhérents, de nos soutiens, de nos militants, de nos électeurs, pour qu'ils participent aussi, sous forme de dons, de prêts, à nos activités politiques, d'une manière générale, pas seulement de la campagne présidentielle, il y a également les élections législatives qui suivent.
Marine Le Pen va-t-elle solliciter l'aide financière de son père, Jean-Marie Le Pen ? Non, je crois... Non, non, pas du tout, il n'y a pas du tout d'aide financière de Jean-Marie Le Pen, non. Nicolas Baie, secrétaire général du Front National, est notre invité ce matin, vous pourrez l'interroger dans Interactive 01 45 24 7000, c'est le standard, on a rendez-vous dans 8 à 9 minutes. de...
Nicolas Bay