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InterviewC à vous (sur YouTube)· 18 septembre 2023 8 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSécurité

Crise migratoire : la France doit-elle prendre sa part ? - Sébastien Chenu - C à vous - 18/09/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01ComplaisanteÉludée

    Il faut être concret Sébastien Chenu.

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Quand 11 000 migrants débarquent en quelques jours à Lampedusa, que fait le Rassemblement national face à ces bateaux qui arrivent ?

  • 0:41RelanceRéponse partielle

    Donc chacun se débrouille, l'Italie, la Grèce, l'Espagne, tout seul.

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Donc concrètement, on fait quoi ? On a raison de ses bateaux ?

  • 3:24RelanceRéponse partielle

    Donc elle est incapable, Georgia ?

  • 3:36RelanceRéponse partielle

    Elle a surtout renoncé.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueChiffre
    « dans un sondage qui est sorti ce soir, est une des premières préoccupations des Français, après le pouvoir d'achat, vous trouvez rapidement l'immigration. »
  • 0:33Invité politiqueFait
    « on fait en sorte que les politiques migratoires soient gérées par les États. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Personne n'a d'ailleurs demandé à l'Union européenne de s'en occuper. »
  • 1:00Invité politiquePromesse
    « nous on est pour une refonte totale de Schengen »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « Nous ne pouvons pas assimiler des milliers de migrants parce que ce que nous voyons, c'est le début d'une histoire. »
  • 1:39Invité politiqueFait
    « Le blocus naval voulu par Schengen Mélanie. Qu'est-ce que ça marche ? »
  • 1:46Invité politiqueFait
    « L'Union européenne, Mme Anderlène le dit, a besoin d'une immigration du travail. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « nous considérons que nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons pas assimiler des milliers de migrants »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Gérald Darmanin, qui accuse tout le monde de dire des bêtises, à 8h ce matin dit, on n'accueillera pas un migrant de Lampedusa. »
  • 3:18Invité politiqueFait
    « Ce qu'avait fait Salvini. »
  • 3:24Invité politiqueChiffre
    « Si Salvini l'avait fait, il y a eu une baisse de 80% des arrivées par bateau. »
  • 4:13Invité politiqueChiffre
    « 90% viennent par exemple en ce moment de Tunisie ou de Côte d'Ivoire. »
  • 5:39Invité politiqueChiffre
    « le dernier chiffre que j'ai vu concernant les demandes d'asile du Danemark était de 800. »
  • 6:36Invité politiqueChiffre
    « Par an, il y en a à peu près 500 000. »
  • 6:59Invité politiqueChiffre
    « 75% des Français veulent dire par un référendum ce qu'ils veulent comme type de politique migratoire. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu85 %
  • Présentateur9 %
  • Présentateur 24 %

3,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

– Oui, il faut être concret Sébastien Chenu.

0:01
Sébastien Chenu

– Bien sûr, mais il y a beaucoup de choses à dire dans ce que vous avez dit, et puis il y a des choses, moi je suis en total désaccord avec beaucoup de choses que vous avez présentées, mais il y a des choses qui ne sont pas complètes, il y a des choses qui sont… mais ce n'est pas grave, c'est un débat, et d'ailleurs je pense que c'est sain, dans une démocratie, de débattre de ce sujet qui, je le rappelle, dans un sondage qui est sorti ce soir, est une des premières préoccupations des Français, après le pouvoir d'achat, vous trouvez rapidement l'immigration.

0:24
Présentateur

– D'accord, et pour être concret, quand 11 000 migrants débarquent en quelques jours à Lampedusa, comme c'est le cas depuis la semaine dernière, que fait le Rassemblement national face à ces bateaux qui arrivent ?

0:33
Sébastien Chenu

– Eh bien d'abord, on fait en sorte que les politiques migratoires soient gérées par les États. Personne n'a jamais d'ailleurs donné mandat à l'Union européenne pour s'occuper de ça.

0:41
Présentateur

– Donc chacun se débrouille, l'Italie, la Grèce, l'Espagne, tout seul.

0:45
Sébastien Chenu

– Non, attendez, pourquoi se débrouille ? Personne n'a d'ailleurs demandé à l'Union européenne de s'en occuper. On gère, enfin l'Union européenne gère à travers Schengen les déplacements des populations, la libre circulation des populations dans son espace. Il y aurait beaucoup à dire d'ailleurs parce que nous on est pour une refonte totale de Schengen, parce qu'il n'est pas normal que lorsque vous avez l'asile dans un pays, vous puissiez vous balader partout sans aucun contrôle. Donc ça c'est une réforme de Schengen que nous souhaitons.

Mais nous considérons que les politiques migratoires, elles doivent être gérées par les États qui ont des besoins, des envies différents selon ce qu'ils font. L'Allemagne par exemple avait envie à un moment d'accueillir des milliers de migrants. Nous nous considérons que nous ne pouvons plus. Nous ne pouvons pas assimiler des milliers de migrants parce que ce que nous voyons, c'est le début d'une histoire. Si l'histoire qui se dessine devant nous, c'est le déménagement de l'Afrique dans l'Europe, ce n'est pas possible, ce n'est pas tenable, ce n'est pas souhaitable. On ne vous parle pas des buts, on vous parle des moyens. Est-ce que ça a marché quelque part ? Non mais attendez.

Le blocus naval voulu par Schengen Mélanie. Qu'est-ce que ça marche ? Que fait l'Union européenne ? L'Union européenne, Mme Anderlène le dit, a besoin d'une immigration du travail. Elle l'a dit le 15 septembre. Donc l'Union européenne est, j'allais dire, cohérente au moins dans son expression. Elle dit, nous on a besoin de plus d'immigration. Nous nous considérons, et l'Italie le voit, mais l'Italie est en train de le voir, et les populations le voient avec, qu'il n'est pas possible d'accueillir une immigration incontrôlée.

2:02
Présentateur

Donc concrètement, on fait quoi ? On a raison de ses bateaux ?

2:05
Sébastien Chenu

Alors, nous reprenons d'abord le contrôle des politiques migratoires par état. Je dis une chose parce que, voyez-vous, Gérald Darmanin, qui accuse tout le monde de dire des bêtises, à 8h ce matin dit, on n'accueillera pas un migrant de Lampedusa. Ce soir, il ouvre un centre d'accueil à Menton. Non, ça a été démenti par le préfet. Ça a été démenti il y a une heure par le préfet. Donc ils ont fait marche arrière après avoir été annoncé par le préfet lui-même, puisque c'était évidemment la préfecture qui avait communiqué.

2:28
Invité

Ou alors c'était une fausse information, vous n'en savez rien.

2:30
Sébastien Chenu

Du gouvernement, bon, donc pas trop où ils en sont. Au-delà de ça, comment est-ce qu'on loge ? Comment est-ce qu'on nourrit ? Comment est-ce qu'on reçoit dignement ces milliers de pauvres gens ? On sait très bien que ce n'est pas possible. Moi, je vous donne un exemple. Donc qu'est-ce qu'il leur arrive ? Je vous donne un exemple parce qu'il est très précis et il me tient à cœur. Dans ma circonscription, moi j'ai un couple ce soir, Daniel Le et David, qui dorment dans leur voiture et dans un parking. Ce sont de nos compatriotes. Il n'y a pas de solution. Ça fait trois semaines que ça dure. J'aurais même payé des chambres d'hôtel. Il n'y a pas de solution.

Et on va dire à ces gens qui sont nos compatriotes, faites de la place d'autres personnes qui ont des besoins, arrivent. On sait que ce n'est pas possible. Les gens finiront par se taper dessus. Donc on reprend le contrôle. Sur l'extérieur, il faut évidemment ramener les bateaux dans les pays sûrs. D'ailleurs, le traité... Donc on arraisonne les bateaux, ce que voulait faire Georges-Armélanie ? Les traités nous disent, oui, ce qu'elle n'a pas fait. Ce qu'avait fait Salvini. Elle n'a pas réussi à faire. Ce qu'avait fait Salvini. Pourquoi elle n'a pas fait ? Non, Salvini n'a pas fait ça. Si Salvini l'avait fait, il y a eu une baisse de 80% des arrivées par bateau.

3:28
Présentateur

Salvini s'est opposée pendant 6 jours à l'arrivée d'un bateau dont les autres pans ont été répartis partout en Europe.

3:36
Sébastien Chenu

C'est tout ce qu'il a fait. Les bateaux arrivaient en Italie quand Salvini menait cette politique-là.

3:40
Présentateur

Donc elle est incapable, Georgia ? Elle a surtout renoncé. Ou elle est devenue réaliste ?

3:44
Sébastien Chenu

Non, elle a renoncé parce qu'elle a besoin et parce que l'Union Européenne lui donne la carotte en lui disant, si vous faites ça, vous n'aurez pas les crédits dont vous avez besoin. Ça, c'est la réalité. Donc elle est achetée, c'est ça, c'est ce que vous dites ? Oui, elle accepte un compromis qui est celui de céder sur les promesses qu'elle a faites aux Italiens parce qu'elle a besoin de l'argent de l'Union Européenne.

4:01
Présentateur

C'est possible d'arraisonner ? Il y a eu, je crois, jusqu'à 127 000 migrants en une année débarqués en Italie.

4:07
Sébastien Chenu

Les pays qui aujourd'hui nous envoient un certain nombre de migrants ou les migrants qui viennent d'un certain nombre de pays, c'est quoi ? 90% viennent par exemple en ce moment de Tunisie ou de Côte d'Ivoire. Ce ne sont pas des pays en guerre pour lesquels il y aurait un droit d'asile possible éventuellement. Ce sont des pays qui ont des difficultés économiques. Si vous n'envoyez pas un signal fort, si vous ne dites pas un moment « nous ne pouvons pas accueillir, nous ne souhaitons pas accueillir », eh bien tout ça va continuer et prendre des proportions qui seront absolument… qui seront impossibles à gérer. Et les gens finiront, je vous le dis, par se taper dessus.

Donc il faut trouver des solutions.

4:42
Présentateur

Donc il faut trouver un bloc plus naval, l'arraisonnement des navires et ensuite…

4:44
Sébastien Chenu

Oui, et ensuite, madame, parce que de façon humaniste, laisser les gens traverser la mer. Quand on ne veut ni ne peut les accueillir, c'est criminel de les laisser dans les mains de passeurs. Parfois, parfois, c'était un rapport qui a été émis aussi par l'Union Européenne, parfois dominé d'ailleurs par des magouilles, par des ONG…

5:03
Invité

Est-ce qu'il faudra un guichet en amont, Sébastien Chenu, concrètement ? Oui, oui. Est-ce qu'on essaye d'être concret ? Est-ce qu'il faudra un guichet en amont pour qu'il désigne un pays dans lequel il voudrait aller ?

5:09
Sébastien Chenu

Oui, madame, en amont, il faudrait que les demandes d'asile se fassent ou dans les pays d'origine, ou dans des pays tiers et sûrs, parce que parfois le pays d'origine ne le permet pas, mais on a un réseau consulaire ou le pays d'à côté… Est-ce que propose le pacte d'asile et l'immigration ? Non, non, le pacte d'asile et l'immigration, non, aux frontières de l'Union Européenne, ils sont déjà là. Nous nous considérons qu'il faut les faire dans les pays d'origine. D'ailleurs, le Danemark le fait. Le Danemark a demandé que les demandes d'asile dans son pays se fassent dans les pays d'origine.

Eh bien, ces demandes d'asile ont baissé drastiquement, puisque le dernier chiffre que j'ai vu concernant les demandes d'asile du Danemark était de 800.

5:43
Présentateur

Comment expliquez-vous que votre ami Matteo Salvini ait approuvé, lui, ce pacte d'asile et l'immigration ?

5:48
Sébastien Chenu

Non, mais parce que je crois qu'il menait une politique tout à fait différente dans son propre pays. Mais il l'a approuvé. Les députés de la Ligue au Parlement européen ont voté pour le pacte d'asile et l'immigration. C'est que, évidemment, et pourquoi chaque pays doit prendre la main sur ses politiques migratoires ? Car chaque pays a des besoins, des intérêts ou des enjeux différents. Et que la situation de l'Italie ou les raisons pour lesquelles ils ont pu l'approuver n'est pas celle de la France.

6:10
Présentateur

– On parle de 40, pour les réfugiés, éligibles à l'asile. 40, 30 000 réfugiés par an, 4 000 en France. On est loin de la submersion.

6:23
Sébastien Chenu

– Mais madame, aujourd'hui, vous savez bien qu'il y a plusieurs façons de pouvoir traiter l'immigration. Il y a le droit d'asile, il y a une immigration, il y a les millions d'un accompagné, il y a l'immigration légale, il y a l'immigration illégale. Il n'y a pas 4 000 personnes qui rentrent sur notre territoire. Par an, il y en a à peu près 500 000. Les 4 000 dont vous parlez, qui sont le début d'une histoire, sont parties des 400 000 personnes qui entrent sur notre territoire par an. Là, les 4 000 dont vous parlez, c'est ceux qui entrent par Lampedusa, en tous les cas, par cette voie-là. Il y a évidemment bien d'autres voies, parce que nos frontières ne sont pas gérées.

Nous, on considère qu'il faut donner la parole aux Français sur ces sujets-là. Demandons aux Français, pourquoi est-ce qu'il y a une peur ? C'est aussi, j'ai vu ça, un sondage, 75% des Français veulent dire par un référendum ce qu'ils veulent comme type de politique migratoire. Et puis là, on aura un beau débat. Est-ce qu'il y a une politique de quotas ? Il y a des pays qui proposent des quotas. Est-ce qu'il y a une immigration choisie ? Est-ce que vous ne voulez pas d'immigration ? Une immigration qui soit...

7:15
Présentateur

Si c'est présenté par soit immigration zéro, soit submersion migratoire, je pense que là...

7:20
Sébastien Chenu

Oui, nous nous pensons qu'il faut la plus faible immigration possible, parce que nous n'avons pas les moyens d'assimiler. Il y a eu des époques dans notre pays où on a eu des capacités d'assimilation, et on l'a fort bien fait. Et des Français, aujourd'hui, se sont particulièrement bien assimilés, alors qu'ils arrivaient d'autres pays à une époque. Ça a fonctionné. Nous ne le pouvons plus. Et est-ce que c'est digne de mettre des gens dans le port de Calais ? Moi, je suis député du Nord. Pas le port de Calais, la jungle de Calais, pardon. Je l'ai visité. C'est digne ? C'est digne, port de la chapelle, ce qui se passe ? C'est bien d'accueillir des gens comme ça ?

Moi, je crois que ce n'est ni digne, ni acceptable, ni souhaitable, ni pour les gens qui arrivent, ni pour les Français qui ne veulent pas les accueillir.

Crise migratoire : la France doit-elle prendre sa part ? - Sébastien Chenu - C à vous - 18/09/2023 — Sébastien Chenu · Pourquijevote