Éric zemmour : Ce que je veux dire aux Gilets Jaunes
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour mes amis, nous célébrons aujourd'hui le troisième anniversaire de la révolte des Gilets jaunes, ou on pourrait dire la révolte des Français du 17 novembre 2018. Ça fait déjà trois ans, tout le monde se souvient de cette révolte qui fut, et ça on s'en souvient moins, on le rappelle moins en tout cas, qui fut d'abord une révolte fiscale, révolte contre des impôts excessifs au nom de l'écologie, qui augmentait, faisait augmenter le prix de l'essence.
Tout le monde a en mémoire tous les événements des Gilets jaunes, tout le monde a en mémoire aussi comment le premier mouvement, avec Jacqueline Mouraud, mon ami, avec d'autres, a été détourné, manipulé par une extrême gauche fort habile à le faire, avec la complicité plus ou moins tacite du gouvernement. Tout le monde se souvient des pillages, tout le monde se souvient des dégradations scandaleuses de l'arc de triomphe.
Tout le monde se souvient aussi comment le président de la République, Emmanuel Macron, a mis un terme à ce mouvement en inaugurant, on ne le savait pas encore à l'époque, son quoi qu'il en coûte, puisque c'est en distribuant généreusement 17 milliards d'euros qu'il a pu apaiser la grogne, évidemment, en renonçant à sa hausse d'impôts sur l'essence. En fait, ce mouvement est bien plus profond que cette révolte fiscale. Ce mouvement est le produit de deux phénomènes qui ont jalonné la France depuis 30 ans, depuis 40 ans, qui sont le premier, la désindustrialisation, et le second, l'immigration de masse. Je m'explique.
La désindustrialisation qui a fait que des millions d'emplois ont été supprimés, changés, bouleversés, et que les Français n'ont plus pu bénéficier de l'industrie qui, comme chacun sait, comme chacun l'a vu dans les années 60-70, permet une vraie promotion sociale avec des salaires qui augmentent régulièrement. Là, ils se sont plus ou moins reconvertis dans les services qui sont des entreprises bien souvent plus modestes et qui arrasent tous les salaires et qui provoquent une prolétarisation des métiers des gens qui les occupent. Ça, c'est une première chose.
La deuxième, c'est que l'immigration de masse, qui s'est répandue dans toutes les banlieues des grandes métropoles, les a empêchés, a empêché ces Français de se loger, car ils en ont été chassés par les vagues migratoires venues du Sud qui ont imposé leur mode de vie islamique, pour ne pas cacher les mots, qui pussent la violence des caïds de la drogue, qui fait que ces quartiers sont devenus vite invivables et que les Français en ont été chassés.
Et donc, le problème, c'est qu'ils ne pouvaient plus vivre à proximité des seuls centres de richesse dans le cadre de la nouvelle organisation provoquée par la mondialisation et par le libre-échange, qui fait que ces métropoles sont les endroits, les grandes métropoles, Paris évidemment, mais aussi Lyon, Toulouse, Bordeaux, là où passent tous les flux de la mondialisation, tous les flux économiques et donc toutes les richesses. Et donc, il faut être à côté de ces métropoles pour pouvoir profiter de cette manne inespérée et des emplois qui sont créés à ce propos dans les grandes métropoles. Et donc, ces Français-là ont une double peine.
Ils ont perdu leurs emplois habituels où ils pouvaient progresser dans l'industrie par la désindustrialisation et ils n'ont pas pu rester auprès des grandes métropoles à cause de l'immigration de masse et de l'islamisation de tous ces quartiers. Et donc, ils sont partis à 50 km, 100 km, essayant d'en profiter pour avoir une petite maison individuelle, pour essayer au moins de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Et donc, ils ont besoin, ils ont un besoin vital de leur automobile pour aller travailler, pour aller accompagner leurs enfants, pour aller faire leurs courses. C'est pour ça qu'une augmentation de l'essence est aussi importante pour eux.
C'est pour ça aussi que les réglementations de vitesse décidées arbitrairement par le gouvernement sur les routes nationales, départementales, sont aussi cruellement ressenties. 10 km heure en moins, ça fait perdre beaucoup de temps pour aller chercher le fils, la fille, la mère, pour aller travailler. C'est un mode de vie, ces Français-là n'ont pas le mode de vie des gens, des métropoles qui peuvent vivre entre les transports en commun, la trottinette, le vélo, que sais-je. Ce n'est pas possible pour eux. Et donc, la voiture est un élément vital.
C'est ce que n'a pas compris le gouvernement d'Edouard Philippe, qui a persisté pendant des semaines et des mois dans ces mauvaises mesures, avant qu'évidemment, ils cèdent devant la violence généralisée qui avait enflammé toutes les métropoles pendant des innombrables samedis. D'ailleurs, les métropoles, on peut y voir un grand symbole dans ces manifestations, dans les grandes artères des grandes villes. Tout simplement, une reprise, un retour de ces territoires où ils ont été chassés par la hausse des prix du logement et par, je le répète, l'immigration autour. Donc, voilà ce mouvement, ce mouvement des Gilets jaunes est expliqué comme cela.
Et c'est pour cela que, moi, j'ai proposé depuis quelques semaines des mesures simples pour, justement, protéger ces automobilistes qui ont besoin de leur voiture pour vivre, pour tous les actes de la vie les plus essentiels. Et donc, j'ai proposé de supprimer le permis à point, qui, en vérité, ne fait que représenter une espèce d'épée de Damoclès sur la tête de 90% des gens qui conduisent très correctement. Ça ne veut pas dire qu'on ne sanctionne plus les chauffards, ça ne veut pas dire qu'on ne paye plus ses PV, ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas même retirer le permis si vraiment il y a un cas grave.
Mais ça veut dire qu'on ne cesse de vivre avec cette épée de Damoclès autour de la tête, de des points qu'on perd, etc. C'est absolument inadmissible. On infantilise les Français et les pays européens qui n'ont pas ce permis à point n'ont pas plus d'accidents que la France. C'est pour cela aussi que j'ai proposé le rétablissement du 90 km heure sur les routes nationales et départementales, qui est d'ailleurs déjà opéré par un tiers, je crois, des départements. Et puis, il y a un autre problème, qui est que les salaires de toute cette France périphérique, de ces Français qui se sont révoltés, sont trop bas.
Alors évidemment, le problème, c'est que les charges sociales payées par les salariés et plus encore payées par les patrons sont tellement importantes que le salaire est bas, mais le coût pour l'entreprise est très élevé. Et donc, on ne peut jamais s'en sortir. Les patrons disent « mais moi, ça me coûte très cher » et les salariés disent « mais moi, je ne reçois rien » et la différence entre mon salaire net et mon salaire brut est énorme. Donc, je crois que c'est là qu'il faut trouver la parade. Et je pense que nous devons non pas réduire le modèle social des Français, auquel tous les Français sont attachés, auquel moi je suis attaché, mais prendre par le biais de la solidarité nationale.
Vous savez qu'il y a évidemment des mesures d'assurance, assurance sociale, on paye une cotisation sociale pour avoir le droit à l'assurance maladie, à la retraite, etc. Ça, évidemment, il n'est pas question d'enlever à qui que ce soit. Maintenant, il y a aussi ce qu'on appelle la solidarité nationale, c'est-à-dire les allocations familiales, les allocations logements, le logement social, le minimum vieillesse, le RSA. Je propose que toute cette solidarité nationale soit réservée aux nationaux et qu'elle ne soit plus distribuée comme ça au monde entier, à tous les étrangers, d'où qu'ils viennent, quels qu'ils soient, quoi qu'ils fassent, même qu'ils travaillent ou qu'ils ne travaillent pas.
Ça suffit. Nous pouvons ainsi économiser, selon les calculs que j'ai fait faire, 20 milliards d'euros. Et donc, avec ces 20 milliards d'euros, on peut faire beaucoup de choses. Par exemple, on peut diminuer la CSG des salaires les plus faibles, au SMIC ou à 2 000 euros, ce qui permet une réduction massive de la CSG, ce qui permettrait, par exemple, pour un salarié qui a le SMIC, d'avoir 1 350 euros en plus à la fin de l'année. C'est colossal. Une réduction de la CSG qui passerait de 9 % à 2,5 % pour un SMICAR, et qui serait très, très conséquente. Et qui serait financée par cette suppression de la solidarité nationale qui est distribuée indûment aux étrangers.
Voilà des mesures qui peuvent être effectivement efficaces, qui ne coûtent pas d'argent, car elles sont financées par la révolution dont je parle, que je le répète, que la solidarité nationale revienne aux nationaux, aux Français, comme effectivement d'autres mesures qui seraient, par exemple, de réserver le logement social aux Français, et non plus de le donner aux étrangers. Il y a aujourd'hui 20 à 30 % des logements sociaux qui sont obtenus par les étrangers. Et c'est absolument inadmissible. Les Français doivent avoir la priorité du logement social.
Vous voyez, ce sont des mesures qui doivent permettre de régler en grande partie la crise qui a été explosive il y a 3 ans, cette crise des Gilets jaunes. Car notre problème, il faut bien comprendre, c'est un problème de fond. C'est un problème à la fois de déclassement, de grand déclassement social, et de grand remplacement par l'immigration. Ces deux phénomènes provoquent la crise majeure des Gilets jaunes et provoquent un appauvrissement généralisé des classes moyennes françaises et ce qu'on peut appeler une tiers-mondisation du pays, et en particulier de ces classes moyennes. Cette tiers-mondisation est vraiment le phénomène majeur de notre temps.
Une tiers-mondisation de la classe moyenne, des classes populaires, du pays tout entier, que nous devons combattre avec la plus grande détermination. A bientôt.