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interviewLCP (sur YouTube)· 30 novembre 2025 17 min

Faut-il taxer les plus riches en Europe ? | Ici l'Europe - 29/11/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen pour débattre d'une question dans l'air du temps. Faut-il taxer les riches et les multinational ? En effet, les inégalités en Europe se creusent et n'ont jamais été aussi fortes.

Selon la Banque centrale européenne, 5 % des plus riches détiennent 45 % de la richesse totale en Europe. Alors, dans ce contexte, il y a en France un débat enflammé sur l'opportunité d'instaurer la taxe Zucman. une taxe de 2 % sur les patrimoines des ultra riches.

Une taxe duman qui si elle était étendue à l'ensemble de l'Union européenne pourrait rapporter 67 milliards d'euros à notre budget. Alors, regardons cette carte très parlante. La tendance est plutôt inverse en Europe avec la disparition d'impôts sur les grandes fortunes ces dernières années dans la quasi-totalité des pays de l'Union européenne à l'exception de l'Espagne socialiste.

Les multinationales sont aussi dans le viseur, notamment celles qui ont fait des bénéfices avec la flambée des prix de l'énergie à la suite de la guerre en Ukraine. Même si l'Union européenne s'est montré favorable à un impôt minimum de 15 % sur les multinationales, ces dernières n'ont jamais été aussi peu taxé depuis 30 ans en cause la compétition fiscale toujours d'actualité entre les 27 pour obtenir attirer les sièges des grands groupes. Alors pour en débattre, nous accueillons deux eurodéputés aujourd'hui.

Marina Bur, bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé française, membre du groupe la gauche ici au Parlement européen et membre du parti la France insoumise en France.

Nous accueillons également Ivan Verxstrat. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes eurodéputé belge, membre du groupe centriste RGN ici au Parlement européen et en Belgique, vous présidez le parti centristengagés qui est membre de la coalition au pouvoir. Alors, monsieur Ferroustrat, les 5 % les plus riches de la zone euro détiennent 45 % de la richesse nette produite. Cela ne pose-t-il pas un problème à la cohésion de nos sociétés européennes, à notre fameux modèle finalement d'économie, de marché social ? ce qui est important, c'est qu'il y a de l'équité et en fait on le voit dans tous nos pays, on voit qu'il y a des tensions fortes, que les budgets sont difficiles et que face à ces budgets, on demande un effort mais on un effort à chacun et je pense que cet effort, il ne peut être accepté que si chacun contribue à hauteur de ses capacités.

Et donc dans ce sens-là, le problème c'est si ces 5 % ne participent pas suffisamment à une hauteur raisonnable de leur capacité, en fonction de leur capacité à l'effort commun, oui, ça crée un problème et à un moment donné, il y a pas d'acceptabilité sociale s'il n'y a pas de solidarité nationale. Et Marine à mesure, le fait qu'il y ait des milliardaires en Europe, est-ce que au contraire ce n'est pas un bon signe ? Ça veut dire que notre économie produit de la richesse ?

Bah non, c'est c'est surtout indécent. Indécent pourquoi ? Bien parce que effectivement il y a de plus en plus de milliardaires.

D'ailleurs dans le dernier rapport d'Oxfamme, on nous dit que au sein de l'Union européenne on est passé à 500 milliardaires, 39 de plus que depuis 2024. Et dans le même temps, on apprend que un européen sur 10 vit sous le seuil de pauvreté. En France, nous passons le cap de 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté dont 8 millions qui n'ont pas de quoi manger chaque jour.

Donc c'est totalement indécent cet accarpement de la richesse par quelques-uns au détriment du reste de la population. Alors, on écoute le point de vue effectivement inquiet de l'ONG Oxfam qui revient sur cette montée des inégalités en Europe depuis la guerre en Ukraine. Au niveau européen, les inégalités sont ne cessent de se creuser.

On voit depuis notamment la guerre en Ukraine, il y a une forte inflation qui a touché les personnes les plus précaires au niveau Europe, repas, même si maintenant l'inflation est un petit peu derrière nous, mais elle continue à avoir un impact sur les ménages européens avec une baisse de pouvoir d'achat. Dans le même temps, les plus riches et les non cessés de voir leur fortune augmenter. Donc, on voit bien qu'il y a euh des fortes disparité et des inégalités au niveau européen.

Euh il y a des pays européens qui s'en sortent un petit peu mieux que que d'autres. On a précisément les pays plutôt de l'Europe du Nord qui ont malgré tout des inégalités relativement faible par rapport à d'autres pays. On pense au Danemark, à la Finlande ou à l'Allemagne.

L'ONG Oxfam évalue les efforts qui sont mis en œuvre par les gouvernements pour réduire ces inégalités. Yvent Verxtrad, parlons de la Belgique notamment qui a plutôt des bons scores en terme de lutte contre les inégalités. La Belgique est plutôt un pays égalitaire comparé à aux autres États-membres européens.

Comment vous l'expliquez ? C'est parce que les Belges payent beaucoup d'impôts. Alors évidemment, oui, il y a cette solidarité mais de nouveau, je pense que créer de la richesse, avoir de la richesse, c'est à l'avantage de tout le monde à condition que chacun fasse sa part.

C'est ça l'essentiel. Je pense que c'est ça n'a aucun sens de stigmatiser les plus riches. L'important, c'est que ces plus riches puissent contribuer au bien-être commun.

Ça a été le cas en Belgique longtemps. C'est vrai que maintenant on voit qu'il y a une pression qui est de plus en plus forte et c'est vrai avec l'inflation sur les plus précarisés. Et à cet égard là, il faut veiller que la concurrence fiscale entre les pays européens entre autres ne fasse pas ne mette pas en danger la capacité de ponctionner aussi sur ceux qui ont le plus de moyens parce qu'on sait que les capitaux bougent plus vite que l'immobilier ou que le travail. justement votre pays a à la réputation d'un d'un paradis pour les plus riches, notamment les Français qui s'exilent volontiers avec des impôts assez faible sur le capital et surtout les successions.

C'est un paradoxe belge, vous vous êtes plus égalitaire mais au prix de finalement recruter un peu fiscalement chez les autres, non ? Alors sur les successions, on a quand même des taux de d'impôt sur les successions qui sont quand même assez élevés. C'est vrai que par contre on avait pas de fiscalité sur les plusvalues sur action.

Donc c'est vrai que c'est une grosse niche fiscale qui existait en Belgique auquel on sur lequel on va revenir. Donc après des années et des années où c'est vrai qu'on faisait une plus-value sur entreprise, il n'y avait pas de participaient à la à la collectivité et à la solidarité. C'est quelque chose qu'on a décidé de de modifier et sur lequel on va revenir ici avec ce gouvernement justement pour donner le signal que les épaules les plus larges, ceux qui ont la chance de faire une plusvalue et c'est positif qu'il fassent une plusvalue mais particip.

Marine à mesure, il y a actuellement en France un débat très intense sur la fameuse taxe Zucman qui est en réalité un impôt planché de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros et qui rapporterait à la France 15 milliards d'euros. Alors la gauche est pour mais l'Assemblée nationale a rejeté cette taxe Zucman au motif qu'elle viendrait taxer les actions, c'est-à-dire tous les investisseurs dans notre économie. Est-ce que vous entendez cet argument ?

Déjà effectivement l'Assemblée nationale l'a rejeté mais pourtant 85 % de la population en France soutient cet axe Zucman justement parce qu'elle comprend qu'il y a un problème d'acaparement de la recherche par quelques-uns et qu'ils doivent plus contribuer au bien commun. Alors effectivement sur cette taxe usman déjà juste de comprendre quelque chose. Il s'agit pas de confiscation.

Aujourd'hui les ultra riches ont en moyenne une augmentation de leur richer de l'ordre de 10 % par an. Ce qui est proposé aujourd'hui, c'est de faire une taxe de 2 % sur les patrimoines au-delà de 100 millions. Concrètement, vous gagnez 1 milliard d'euros et bien à la fin de l'année, vous avez avec cette augmentation de 10 % par anard et 100 millions d'euros.

Ce qu'on vous propose avec la taxe du Xman, c'est que vous auriez à la fin de l'année ben 1liard et 78 millions d'euros, ce qui me semble quand même pas exagéré. Donc tout ça pour dire que déjà il n'y a aucune confiscation dans ce qui est proposé. Euh deuxièmement, il y a plusieurs études qui l'ont montré euh que il n'y a pas euh euh d'exil fiscal puisqueil y a d'autres États qui sont en train de le mettre en place.

Je pense notamment à l'Espagne qui apprenait justement cette taxe HCMAN et il y a pas eu d'exil fiscal ou de il y en a eu au moment de l'ISF l'imposition de l'ISF ça s'est traduit sur 10 ans par la perte de plusieurs dizaines de milliers de milliardaires qui sont français qui sont partis s'exiler. Il y a jamais eu autant de milliardaires en France et les 500 fortunes depuis depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron ont vu leur fortune multiplié par de donc a priori ils sont dans un environnement qui leur est qui leur est agréable à ces milliardaires en France. Donc non le il y a aucun problème au niveau de l'investissement.

Donc juste pour revenir sur ce point-là, il y a plusieurs études qui montrent que avec la taxe du juan, on estimerait à la perte de d'investissement de l'ordre de 0,4 %. Donc c'est rien. Alors euh monsieur euh donc Ferroustrat, une taxe Zucman étendue à l'Union européenne rapporterait 67 milliards d'euros au budget européen qui en a bien besoin.

Euh pourquoi est-ce que euh on ne proposerait pas ces 2 % sur une poignée de milliardaires alors que 2 tiers des Européens sont très favorables à l'idée de tacher les plus riches selon Eurobaromètre ? Si vous me permettez, j'ai l'impression que ce débat est très polarisé, très idéologique en France. vue de vue de Belgique.

Moi je ne dirais pas que c'est une taxe duman d'ailleurs. C'est un plancher qui garantit que chacun fasse sa contribution. Et à cet égard-là, moi je peux le comprendre, nous chez les engagés, nous défendons la globalisation des revenus.

Donc en effet, quand vous gagnez de l'argent à la suur de votre front, il n'y a pas de raison qu'il soit plus taxé que l'argent qui est réalisé avec de l'argent. Donc nous défendons ce principe de globalisation et d'ailleurs on devrait pouvoir le faire à l'échelle européenne. En attendant partir du principe de ce qu'on pourrait appeler une sorte de revenu notionnel, de revenu théorique sur le capital qui estime qu'il ait un rendement de 10 selon certains.

C'est vrai qu'une fois qu'on a des capitaux qui sont très importants, le rendement théorique pourrait être de l'ordre de 6 à 10 %. partir du principe que ce rendement, ces moyenslà soit ponnés, soit taxé à hauteur de 30 % par exemple, ce n'est pas complètement irréaliste ou en tout cas garantir que ceux et celles qui disposent de ces moyenslà payent un minimum d'impôts, donc un plancher fiscal me semble quelque chose qui peut se défendre globalement parce que ce sont des revenus du capital qui seraient alors quelque part taxés. Donc finalement, vous êtes en désaccord avec vos collègues français au sein du groupe Renw, les eurodéputés Macronis qui disent "Ah là là, surtout pas de tax du parce que on va toucher à notre appareil productif." Je je pense et je cherche pas à être en désaccord.

Je dis simplement la réalité. La réalité c'est que ceux et celles qui ont des moyens et qui gagnent de l'argent avec de l'argent doivent pouvoir contribuer correctement, pas plus mais correctement et la même manière que celles et ceux qui gagnent cet argent là à la suure de leur front. Et donc dans ce cadre là, sur les plus grandes fortunes, avoir un premier mécanisme temporaire idéalement à l'échelle européenne pour éviter des compétitions fiscales, ça me semble pas dénué de sens.

Si on dépolarise, si on arrête de casser du sucre aussi sur l'image de des gens qui sont riches, je pense que c'est on a de la chance quand on a des personnes qui ont des capacités contributif, il faut simplement les utiliser. En parlant de votre parti justement, écoutons euh l'un des membres célèbres de votre parti, le président Emmanuel Macron qui craint qu'avec une telle taxe, la France devienne un repoussoir. On l'écoute.

Et là aussi, je le dis dans un moment où on voit ressurgir des discours qui m'étonnent mais on ne grandit pas un pays en attaquant ses champions. On peut avoir des débats, ils sont toujours légitimes. Ils sont nécessaires dans la vie d'un pays pour avoir une croissance juste, trouver les bons équilibres.

On rend pas un pays plus heureux quand on empêche ses champions d'aller conquérir de nouveaux marchés. Alors, les champions européens Marina mesure, ça vous inspire quoi ? Ben, ça m'inspire le bilan d'Emmanuel Macron.

Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, il y a plus d'un million de profes supplémentaires en France et c'est justement le bilan d'une politique qui visait justement à ne pas taxer les plus riches à ce à une politique qui visait à faire des cadeaux fiscaux aux entreprises. Est-ce que ça a permis de mieux vivre dans notre pays ? B non évidemment je vois beaucoup d'hypocrisie dans son discours.

Alors parlons des multinationales il va vers Ostrat car on le rappelle l'Union européenne s'est engagé en 2021 à un impôt minimum de 15 % sur les multinationales. Mais ces dernières quand on regarde l'évolution des chiffres, elles n'ont jamais été aussi peu taxées dans l'Union européenne en moyenne autour de 18 %. Un taux qui est plus bas que les petites et moyennes entreprises avec des disparités entre les pays.

Est-ce qu'il y a un effort de solidarité actuellement à demander à ces grands groupes ? Clairement, clairement je pense qu'on doit aujourd'hui prendre la mesure et c'est un des défauts des péchés originels de l'Europe. Ça a été notre incapacité à avoir une harmonisation d'abord au sein de l'Union européenne elle-même.

On voit bien qu'un pays comme comme l'Irlande par exemple avec un taux d'impôt des sociétés plus bas a trois fois plus d'impôts des sociétés par habitant que la France par exemple. Donc cette compétition c'est un dilemme du prisonnier. Il y en a un qui est sorti avant qui s'est fait une niche fiscale et qui quelque part a trois fois plus d'avantage que ceux qui en France ont un taux plus élevé.

Et donc il faut absolument retravailler là-dessus. C'est une priorité. Si les multinationales ne payent pas leur part, nous créons du déstabilisons parce que ceux qui jouent le jeu, entre autres les travailleurs ont un poids qui est beaucoup trop lourd. poid bout trop lourd qui empêche nos facteurs de production d'être suffisamment compétitif et qui fait qu'on perd au niveau de la compétition globale.

C'est vrai pour les multinationales au sein de l'Union européenne, c'est vrai aussi pour les multinationales qui profitent d'une position de de une rente de de position dominante comme les gars femmes par exemple qu'il faut absolument taxer qui aujourd'hui profitent trop aux actionnaires. C'est un problème européen. On doit réussir à plus fonctionner sur la valeur créée par ces entreprises. femme, c'est moins de 10 % effectivement de taxation effective hein parce qu'il y a des montages financiers et de l'optimisation fiscale en France.

Votre partie la France insoumise Marina Mesure a fait voter à l'Assemblée une taxe sur les multinationales de 26 milliards d'euros. Est-ce qu'on ne tombe pas dans une surenchère fiscale qui mettrait à terre notre compétitivité économique ? parce que là, on est aussi dans un momentum en Europe où on veut relancer la compétitivité face aux États-Unis, face à nos évidemment nos partenaires commerciaux qui ne veulent pas que du bien.

C'est pas la question de la fiscalité aujourd'hui qui est ce qui entrave la compétitivité en Europe. En tout cas, c'est c'est pas mon point de vue. par ailleurs et je parlais de la de de l'énergie parce que effectivement au moment de la crise et c'est des débats qu'on a eu à ce moment-là au sein de cet hémicycle puisque Ursula Vanderleyen venait en nous disant que il allait falloir taxer les surprofits notamment des énergéticiens qui s'étaient fait 40 milliards. qu'on parle de ces multinationales là, 40 milliards de bénéfices par exemple en France en revendant une électricité plus chère que ce qu'elle leur revenait à produire et euh et derrière ben les gens ils arrivaient plus à payer leur facture d'électricité.

Donc on a des choses très concrètes qui sont arrivées ces derniers mois qui nous montrent que les questions de de compétitivité sont pas celles de d'une fiscalité où justement certains là quand vous parlez des multinationales, c'est surtout des actionnaires qui se sont malheureusement gavés pendant la crise et les crises successives. Et donc c'est pour ça qu'il va falloir changer de cap significativement. Yvxtrade, vous dites il faut harmoniser nos règles fiscales au sein de l'Union européenne, mais est-ce que l'Union européenne en a vraiment les moyens ? car on le rappelle, il y a au sein du Conseil européen des 27 Étatsmembres une sorte de droit de véto Étatmembre sur ces questions de fiscalité.

Ce qui fait qu'on ne peut pas harmoniser les règles. Ce qui fait que l'Europe est en danger. Ce qui fait qu'aujourd'hui entre autres l'Europe est en danger.

Elle est en danger parce qu'elle est incapable d'uniformiser ses règles fiscales. Elle est en danger parce qu'elle est incapable d'avoir une politique fiscale à ses frontières qui est cohérente dans un monde qui a complètement changé. Aujourd'hui, la seule alternative, la seule stratégie proposée par l'extrême gauche et l'extrême droite, c'est simplifier, c'est déréguler ou c'est taper sur les riches.

Non, la réalité c'est qu'on doit protéger. On doit protéger nos entreprises, on doit protéger notre système fiscal pour ne pas le mettre en concurrence. Le danger ou le risque, c'est toujours quand vous êtes en concurrence, vous faites diminuer les prix, mais vous faites aussi diminuer la pression fiscale.

Vous faites diminuer les normes environnementales, vous faites diminuer les normes sanitaires et sociales. La réalité, c'est qu'on doit assumer au niveau européen, on doit retrouver un leadership européen pour protéger ces valeurs-là, pour protéger notre fiscalité. avec ça, Marina mesure.

Alors euh oui, effectivement, il faut une harmonisation fiscale en Europe parce que sinon et ben il y a une concurrence qui s'exerce entre les différents pays. Donc c'est pour ça que nous nous avons défendu euh de changer de règle et de passer euh donc de la règle de l'unanimité à la majorité qualifiée sur les questions de fiscal parce que bah vous avez des paradis fiscaux aujourd'hui en Europe. Donc effectivement c'est un problème, c'est ce qu'on combat d'ailleurs et et on pense que certains pays de l'Union européenne devaient être mis sur une liste noire de paradis fiscaux.

Mais par contre, enfin quand quand vous dites sur la déréglementation, enfin la déréglementation c'est vous qui la prenez, votre parti quand vous votez la semaine dernière ben contre le devoir de vigilance. Le devoir de vigilance, vous savez, c'était ce fameux devoir justement qui visait à plus de transparence. J'ai voté j'ai voté j'ai voté pour contrairement à la gauche et et à aux écolos qui à un moment donné trouvaient que il en avait mis déjà trop d'eau dans le vin et que quelque part ils ont refusé le compromis le seul compromis possible.

Et on est arrivé encore détricoté le texte pour long avec rien du tout. C'est c'est le travail de SAP de votre parti et de et de Renouw et de la droite et de l'extrême droite au sein du Parlement européen. Donc il y a un véritable problème et donc justement parce que c'était les questions de transparence des multinationales et donc lié à la fiscalité ce qui se posait à travers les les votes que nous avons eu sur le devoir de vigilance et nous constatons que tout est tombé à l'eau.

On voit que le débat est quand même assez vif sur ces questions là. Merci de l'avoir très bien illustré. Merci à tous d'avoir suivi ce débat.

Très bonne suite des programmes sur nos antennes.