📺 CNEWS, Arcom & cie : le problème est systémique et politique #media #racisme #fascisme
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Bonjour, bienvenue sur Mediapart. En laissant sur son antenne des chroniqueurs comparés le maire de Saint-Nibali Bagayoko à un singe ou un mâ dominant, ce sont des citations. La chaîne C News de Vincent Boloré a indigné une bonne partie du pays.
En tout cas, celle qui refuse la haine, le racisme, la négrophobie. Une plainte a été déposée. Le parquet a ouvert une enquête.
Mais cette affaire n'est qu'une éème alerte sur la dérive notamment raciste d'une chaîne de la TNT qui ne respecte ni les faits ni la vérité, qui ne maîtrise pas son antenne et le cahier des charges qu'elle s'est pourtant engagée à respecter. Nous l'affirmons aujourd'hui, c'est en tout cas la position de Mediapart News qui occupe un canal de la TNT. Un bien commun donc doit être débranché.
C'est possible. La loi le prévoit. Nous l'affirmons aussi.
L'ARCOM, l'ancien CSA censé réguler l'audiovisuel et qui n'a pas souhaité participer à cette émission parce qu'elle n'actionne pas tous les leviers que la loi lui donne et défaillante voire complice des agissements d'une chaîne qui empuante notre démocratie. Débrancher ces news, c'est à l'air libre l'émission d'actualité de Média Part. [musique][cloche] À l'air libre, à l'air libre l'émission de Méia Part est disponible sur notre chaîne YouTube, les différentes plateformes de podcast.
Abonnez-vous à Media Part si vous le pouvez. Abonnez-vous aussi au Médiia indépendant plus que jamais nécessaire. Il y a un an, on vous avait proposé déjà une émission sur C News preuve à l'appui à la suite de nombreuses enquêtes de Médiapart.
Elle était centrée cette émission, vous la voyez, vous pouvez la regarder à nouveau sur la façon dont la chaîne d'extrême droite du groupe Boloré des informes Siam. Aujourd'hui, on fait cette émission pour dire que Mediapart est favorable au fait de débrancher CU. ce sera peut-être pas exactement pas totalement pas comme ça le point de vue de tous nos invités que je vais vous présenter dans un instant.
C'est en tout cas le sens d'un parti prix de la présidente et directrice de la publication de Médiart Karine Foutu qui a publié ce jeudi un article en ce centre. Article encore une fois instruit par les très nombreuses enquêtes de Méia Part sujet ces dernières années. Voici le titre de ce parti prix. débrancher ces news, lutter contre le racisme et Karine Futo écrit "Les pouvoirs publics doivent urgemment tirer les conséquences de la responsabilité de la chaîne de la TNT propriété de Vincent Bolloré dans la propagation de la négrophobie et de l'islamophobie en France. "L'Arcom peut et doit agir", dit-elle en débranchant ses news.
Un des principaux vecteurs du racisme en France. Sa mission non seulement le lui permet mais l'exige. Cette chaîne d'opinion distribuée par la TNT et à ce titre redevable à l'état des équipement public à sa disposition ne produit pas de l'information mais de la propagande.
Sa raison d'être est de permettre aux idéologues d'extrême droite de conquérir le pouvoir en saliant les voies du reste de la droite, cela en étant diffusé au frais du contribuable sur une fréquence publique accessible gratuitement et partout. À quelques mois de l'élection présidentielle, il est temps de mettre un terme à cette sinistre farce collective et elle termine ainsi et c'est important. Il ne s'agit pas d'interdire ces news mais de supprimer son autorisation de diffusion sur la TNT pour non respect de ses obligations.
Rien n'empêchera en effet la chaîne phare des médias boloré de se faire distribuer par les box différents opérateurs de téléphonie et fournisseurs d'accès à internet mais sans le soutien de l'État et incidemment de l'argent public et en réduisant ainsi son pouvoir de nuisance antidémocratique. pas de censure. Donc Média Party pour la liberté d'expression telle qu'elle est garantie par les lois sur la presse mais tout simplement le rappel de la loi sur l'audiovisuel et de son esprit.
Voilà notre position et pour en débattre je vous présente nos invités. Youes Abzouus salut journaliste spécialiste des sujets médiia à Médiia part avec David Pérotin. Tu as publié ces dernières années de nombreuses enquêtes sur la chaîne d'info du groupe Boloré.
Vous avez notamment recensé les 27 réprimandes euh depuis 2019 que l'Autorité indépendante de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, l'ARCOM dont on va beaucoup parler dans cette émission a infligé à ces news depuis 2019 sans que jamais la chaîne ne soit menacée de fermeture. On se rappelle que l'an dernier C8 autre chaîne de Vincent Boloré a vu sa fréquence non renouvelée. Euh mais ce n'est pas le cas de ces news puisque sa fréquence a même été renouvelée pour une durée de 10 ans.
Tho Brutin, bonjour. directeur général de Reporters sans frontières. Votre on ONG assure une veille constante des médias notamment sur le respect du pluralisme à l'antenne et vous êtes à l'origine euh de plusieurs saisines de l'ARCOM concernant l'enquête de C News.
Vous avez aussi enquêté sur le temps de parole politique sur le pluralisme à ces news exigence sur la TNT qui n'est pas respectée par cette chaîne. Ce que les enquêtes de Méia Part ont montré aussi. Nathalie Sonac, bonjour.
Bonjour. Vous êtes professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université Paris Panthéon à Assas, autrice notamment de le nouveau monde des médias en 2023. On le voit s'afficher, publié chez Audil Jacob.
Et vous publiez, je crois, vers le 21 mai, c'est ça ? Le 21 mai, un autre livre, le 21, le 21. Le 21, un autre livre qui s'appelle qui veut la peau de l'audiovisuel publique aux éditions de l'observatoire parce que évidemment notre question du jour, elle va de l'offensive idéologique contre le service de de l'audiovisuel qui est par ailleurs euh aussi une des raisons d'être de CS.
Il est beaucoup question de l'audiovisuel public et de sa critique alors que en ce moment il y a une commission d'enquête, on en reparlera de de l'Assemblée nationale sur l'audiovisuel public qui s'est vraiment transformé en farce. Youè, on en parlera tout à l'heure. Vous avez été membre, c'est important à dire, du collège du Conseil supérieur de l'audiovisuel, le CSA qui est depuis devenu l'ARCOM et vous étiez membre de ce collège de 2015 à 2021.
Sophie Taillé Poulion, bonjour. Bonjour. Vous êtes député génération du du Val de Mar, membre du groupe écologiste.
Vous faites très régulièrement des saisines auprès de l'arrcomnant des propos diffusés sur ces news. Vous participez aussi d'ailleurs à cette commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'audiovisuel public. Pardon ?
Bien malgré moi. Bien malgré vous. En tout cas, vous posez des questions.
Voilà, et c'était le cas hier, euh voilà, que que commission d'enquête que le rapporteur Charles Loncle a transformé en en machine de guerre contre l'audiovisuel public. Daniel Obonau, bonjour. Vous êtes député LFI de Paris.
Vous dénoncez vous aussi la concentration des médias. Je crois que vous êtes pas dans la dans la commission d'enquête. Non hein.
Voilà, c'est comme ça à l'Assemblée nationale. On n'est pas partout, on peut pas être partout. Personnellement, vous êtes très souvent évidemment la cible de de C News comme d'autres élus de la France insoumise particulièrement quand ils sont noirs et arabe et ça fait très très longtemps que ça dure.
Donc on tenait à ce que vous soyez là sur ce sur ce plateau. Nous voulons racontrer les difficultés que vous avez eu pour même faire passer des droits de réponse vous concernant sur C News. Dominique Sopo enfin bonjour président de SOS racisme qui a après les propos sur ces news contre Bali Bagayoko a publié une tribune signée par des personnalités syndicalistes intellectuel avocats qui posent la question jusqu'à quand ces news va-t-elle pouvoir insulter quotidiennement les noirs les immigrés leurs enfants, les musulmans ou les arabes et vous demander des sanctions dignes de ce nom ?
Peut-être une première question assez rapide pour toutes et tous. La loi de 86 1986 sur la liberté de communication prévoit la possibilité pour l'Arcom de débrancher le cas échéant une chaîne qui ne respecte pas ses engagements notamment sur le pluralisme mais aussi sur la lutte contre les discriminations. On va aborder toutes ces questions plus longuement dans l'émission mais peut-être réponse courte par oui commençant par oui ou par non pour vous.
Est-ce que pour vous le moment est venu de débrancher cette chaîne ? Non, on n'y est pas encore mais je pense qu'il faut euh pendant que ces news augmentent le volume, augmenter les sanctions. Sophie et Péon.
Oui. Et on aurait déjà dû le faire en fait. On aurait jamais dû renouveler l'agrément en 202 parce qu'on avait déjà euh instruit par l'expérience de des nombreux dérapages et qui à mon sens non seulement étaient récurrent mais étaient intentionnel.
Daniel Obon. Oui, mais il faudrait aussi pour aller au bout de la logique poser le problème de l'ARCOM et poser le problème d'un système médiatique qui participe actuellement au processus de fascisation de notre pays politiquement. Et euh et c'est de ça dont en fait euh ces news et le nom, c'est la pointe émergée euh de euh cette autoritarisme dont le racisme est une arme favorite notamment et dont on voit les expressions quotidiennes sur ces news mais malheureusement pas que sur ces news désormais.
Ça déborde ces news. On on aura l'espace d'en reparler. Tu travailles souvent là-dessus UNES évidemment.
Nathalie Sonac membre du CSA. Ancien membre du CSA. ne pas débrancher ces news en revanche pour une raison pour je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu'à la mort vous puissiez le le dire comme disait Voltaire mais en revanche faire appliquer la loi faire rentrer et proposer obliger ces news à remplir sa convention et sanctionner et sanctionner plus fort ou plus haut mais en tout cas sanctionner parce que ils sont en dehors des clous.
Dominique Sopo ? Oui, il faut débrancher C News parce que ça a été rappelé, Ces News a un agrément euh donc qui lui permet d'avoir accès à la TNT. Il y a des obligations qui a incomb à ces news et nous sommes sur une chaîne qui quotidiennement, massivement, volontairement euh transgresse les obligations qui sont les siennes.
Il faut donc en tirer les conséquences. On sait bien que les sanctions en matière pécunière ne changent pas grand-chose à la dérive de cette chaîne et que dans la loi précisément de sur la liberté d'information de 1986, il est prévu que les sanctions puissent aller jusqu'au retrait de l'agrément et comme il a été dit précédemment, je pense effectivement qu'il aurait déjà fallu ne pas renouveler l'agrément euh et on se serait épargné cette émission et on aurait pu parler d'autres choses sur les questions de racisme parce que sur les questions de racisme, il y a pas que ces news. malheureusement qui pose problème.
Voilà, on justement on y vient, vous me faites la transition parce que si cette question est aujourd'hui aussi présente, c'est que le weekend dernier, enfin le précédent sur l'antenne de CS, Bali Bagayoko, nouveau maire de Saint-Menis, a été à deux reprises comparé à un singe et un malâ dominant sur l'antenne en référence à une science de la comportement des animaux par un psychiatre et par le polémiste Michel Onfr qui voilà, on va pas remettre les extraits, on l'a déjà mis dans deux émissions précédentes et il va y avoir d'autres exemples dans cette émission qui nous montrent vraiment l'avalanche de proporciste sur ces news. Euh on va pas en rajouter en étant conscient aussi que pour les personnes directement concernées, tout ça est assez violent et que ça joue sur leur santé mentale. Donc on va un peu se préserver de ça.
Euh ces sorties ont été qualifiées d'ignoble par le ministre de l'intérieur alors même que le gouvernement n'avait pas réagi du tout au déferlement d'insultes racistes qu'il subissait pendant 15 jours auparavant. Et euh et donc euh c'était euh c'était le la la la voilà c'est ça qui a vraiment fait en sorte que cette question se repose. Bali Bagayoko d'ailleurs il a annoncé une manifestation hein contre le racisme à Saint-Denis.
Cette manifestation elle a eu lieu euh ce weekend et elle a réuni des milliers de personnes citoyens et représentants politiques des gauches mais pas de membres du gouvernement. Et euh quelques jours avant, dans un long entretien donné à la FP, Bali Bagayoko avait estimé que l'ARCOM a failli. L'ARCOM si est fonctionn correctement aurait dû s'autosaisir, ce qui n'a pas été le cas.
D'accord ? Ce qui n'a pas été le cas. Donc, il y a une forme aussi euh de l'acheter sur ces sujets qui en réalité euh le raciste ne doit pas souffrir de l'acheter.
Bali Bagayoko qui a appelé l'ARCOM et l'État à contraindre voire donc suspendre ses news. L'ARCOM doit être beaucoup plus sévère. Est-ce que nous sommes obligés d'avoir une offre médiatique avec des chaînes racistes comme C News et d'autres ?
Moi, je dis que non. Donc, les disposition pour les contraindre, voire même réduire leur audience, voire même les les les suspendre, c'est parfaitement quelque chose qui est dans nos possibilités et compris dans les possibilités de l'État en tant qu'elle. Voilà pour l'actualité la plus récente, Mette s'inscrit évidemment dans une litanie d'incidents.
Je l'ai dit à Mediapartes avec David Pérotin, vous avez recensé toutes les condamnations de C News par l'ARCOM depuis 2019. Il y en a 27 à ce jour. Rappel à l'ordre, mise en garde, mise en demeure et même des amendes.
Euh beaucoup portent précisément sur des propos qui incitent à la haine "La liste est longue ÉC Zémour en 2020 sur les mineurs isolés." Qu'il faut que ces jeunes comme le reste de l'immigration ne viennent plus tous. Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs.
C'est tout ce qu'ils sont. Il faut les renvoyer. Attendez, il ne faut même pas qu'ils viennent.
Pour cette sortie, 200000 € d'amende et 50000 pour les propos de Vincent Rois en 2023. L'immigration tue. Mise en demeure cette fois après les propos en 2025 de Jordan Florentin, collaborateur du média d'extrême droite frontière au sujet de l'installation d'un centre d'accueil pour demandeur d'asile dans un village.
Vous dites ce sont des individus. Je vous dis c'est des individus. C'est là où vous vous trompez déjà de façon de façon terrible.
Ce sont des masses, monsieur, ce sont des masses. Ce sont des personnes qui ne peuvent pas forcément s'acclimater avec nos valeurs, nos meurs et notre cultur. En 2025, l'ancienne ministre Noël Lenoir sur les Algériens haine sans phare 25000 € d'amende.
Vous avez des millions d'Algériens qui présentent des risques majeurs qui peuvent sortir un couteau dans le métro, dans une gare, dans la rue, n'importe où. En 2023, le point immigration et punaise de lit c'est signé Pascal pro. simple mise en garde.
Il y a plus de punaise de lit aujourd'hui. Il y a beaucoup de d'immigrations en ce moment. Est-ce que c'est des personnes qui n'ont pas les mêmes conditions d'hygiène que ceux qui sont sur le sol de France ? 19 juillet 2020, ces news en direct devant le commissariat de Nant guettent la sortie d'un homme en garde à vue suite à l'incendie criminel de la cathédrale de Nantes.
Et dans la rue priorité en direct avec l'individu qui a été interpellé qui est au micro de Mandel Pêche et de Charles Guyard pour ces news. Écoutez, vous attendez votre avocat. Non, non, mais je pense monsieur Non, mais je je pense que peut-être c'est pas la bonne personne hein.
Peut-être peut-être que peut-être que la personne qui sort du commissariat a pensé que voilà voilà, le présentateur lui-même est consterné. He cet homme c'était un passant un passant noir. Tous les journalistes se sont rués sur lui mais ces news étaient la seule chaîne en direct. manement à l'obligation d'honnêteté et d'indépendance de l'information a jugé Larcom amende d'un Dominique Sopo, c'est le sens de la tribune que vous avez faite sur le le racisme.
Euh vous l'avez dit, la loi de 86, elle comprend des règles sur le respect de la dignité humaine et contre les les discriminations. Quand on a préparé cette émission, vous avez dit "C'est un système en fait." Bien sûr, nous sommes sur une chaîne qui n'est pas dans des dérapages, qui quand on dit ils ne maîtrissent pas leur antenne, bah si ils ont une très une très grande maîtrise de leur antenne, mais pas au sens où on l'entend dans la loi parce que l'antenne, elle est maîtrisée pour en fait installer un retour de l'expression du racisme dans le débat public.
C'est ça le but de cette chaîne. Et d'ailleurs, ce but de cette chaîne n'est même pas un but camouflé. Nous sommes sur une chaîne qui ouvertement a fait campagne pour monsieur Zémour sur la présidentielle précédente qui ouvertement fait campagne pour le Rassemblement national ou de façon plus générale l'extrême droite et incite la droite à j'allais dire basculer dans l'escarcelle de l'extrême droite.
Bon s'il y en a il faut pas beaucoup les pousser. Bon, donc on voit bien que en réalité nous sommes sur une parfaite maîtrise de ce qui se passe sur cette chaîne. Euh vous savez récemment nous avons saisi l'ARCOM sur l'émission 100 % frontière en disant "Mais en fait il y a cette émission.
C'est le média d'extrême droite frontière qui fait une émission maintenant pour remplacer celle de Morandini je crois. Exactement. Exactement.
Enfin, à partir du moment où il y a une émission qui s'appelle 100 % frontière avec les individus qui sont dans cette émission, on a dit à l'Arcom de faire particulièrement attention puisque on sait très bien de toute façon d'ailleurs dès les premières éditions de cette émission, il y a eu évidemment des dérapages. Donc nous sommes sur un système, nous sommes sur quelque chose de volontaire, de réfléchi et c'est en cela que on n'est pas sur des dérapages, on est sur une transgression volontaire de la convention d'agrément et de la loi. Daniel Obona vous dès 2020, je crois c'était peut-être d'ailleurs avant le cas, je ne sais pas puisque c'est news, c'est la suite d' télé 2017 mais peut-être que voilà c'est vous étiez visible politiquement avant en tout cas dès 2020.
Éric Zemour vous attaque très violemment juste après d'ailleurs que vous ayez caricaturé de façon odieuse en esclave enchaîné par l'ebdomadaire valeurs actuelles. Vous avez dû batailler après ces propos d'Éric Zemour pendant de longs mois y compris juridiquement pour que ces news passent à l'antenne votre droit de réponse là-dessus. Et est-ce que comme Dominique Sop vous dites ça fait système donc stop ?
Oui, tout à fait. Dans mon cas, c'est une procédure donc lancée en 2020 qui n'est pas terminé puisque il y a un pour vous en cassation donc 6 ans plus tard on y est encore et il faut c'est vous qui vous pourvoyez ou c'est ces news qui se pourvoient ? C'est ces news qui s'est qui s'est pourvu et donc la procédure dure depuis 6 ans.
Donc il faut se rendre compte de ce que ça signifie. Moi j'en ai les moyens. Je suis dans une position qui me permet de mener ces procédures, mais en fait ce n'est absolument pas le cas de la grande majorité des personnes qui subissent quotidiennement des atteintes racistes d'une nature ou d'une autre.
Et puis des millions de personnes en fait euh qui subissent quotidiennement euh le la violence des propos et c'est un traumatisme de de d'être confronté continuellement parce qu'en fait on ne peut pas s'empêcher ou que l'on aille. Euh vous avez les chaînes d'info en continu qui sont euh en en arrière-fond sonore. Et donc ça veut dire que il y a des millions de personnes chaque jour en fait qui euh subissent cette violence raciste.
Et oui, ça fait système parce que c'est un média qui a été repris par un milliardaire qui ne fait pas mystère de son orientation politique, qui a repris ce média pas pour faire de l'argent parce que ce ne sont pas des modèles économiques qui rapportent en terme de profit économique, mais c'est pour influencer politiquement. Et donc là, on a effectivement euh une violation patente des règles de la comm, non seulement mais de la loi. Et je pense que ce qu'il faut pointer aussi, c'est le fait que dans notre pays, la question de euh du racisme et euh des discriminations n'est pas pris au sérieux, y compris en matière de justice. la Commission nationale consultative des droits humains dans son rapport annuel encore cette année a montré que c'est un des contentieux qui fait l'objet d'un nombre ridicule de poursuite et de condamnation.
On a plus d'un million de personnes qui chaque jour indiquent euh qui chaque année indiquent être victime d'une atteinte ou une autre à caractère raciste et à peine quelques milliers en vérité de procédures et quelques dizaines ou centaines de condamnations. Et donc c'est ça aussi en fait qui fait que ce n'est pas quelque chose qui est pris au sérieux par la loi parce que ça aurait aussi une valeur importante pour changer l'état d'esprit et enfin rendre compte queon peut non seulement avoir des sanctions administratives mais aussi des sanctions pénales. Et quand on dit le racisme n'est pas n'est pas une opinion mais un délit bah on le dit un peu facilement parce qu'en vérité ce n'est pas un délit qui est pris à la mesure du préjudice subi à plusieurs titres par des millions de gens.
Et on voit bien d'ailleurs le temps de réaction très important qui a mis le pouvoir pour réagir aux attaques clairement racistes depuis son élection de Bali Bakayoko y compris repris par certains médias qui ne sont pas ces news. Sophie Talon, vous vous vous continuez d'alerter très régulièrement, y compris depuis la reconduction de la fréquence de ces news. Je crois que c'est quatre fois.
Vous avez déjà alerté au minimum quatre fois, même peut-être plus depuis 1 an. Oui. Oui.
Bah de toute manière, est-ce que est-ce que on pourrait alerter tous les jours ? [rires] En tout cas, l'ARCOM devrait regarder tous les jours euh parce que parce qu'en fait c'est effectivement, comme cela a été dit, récurrent et intentionnel. Euh donc moi j'ai pris acte, on avait fait une pétition plus de 70000 signataires pour demander à ce que l'agrément ne soit pas renouvelé.
Je reprécise comme vous l'avez fait initialement que ce n'est pas que je veux que ces news n'aient plus aucune capacité d'être diffusé puisque il y a d'autres médias qui sont diffusés sur les réseaux sociaux sur et cetera et que et que il est pas du tout question d'interdire, il est juste question de faire bénéficier d'un canal TNT euh des éditeurs qui respectent les obligations qui sont liées. Donc depuis que cette décision a été prise par l'ARCOM, euh moi j'ai pris acte de ça attention, il va falloir que cette fois-ci il respecte leur cetier des charges. qu'effectivement on veille au grain et il y a pas besoin d'attendre très longtemps.
Et moi ce qui me ce qui m'interpelle et me choque profondément, j'ai reçu il y a 3 jours euh deux réponses à mesines euh de l'arrcom pour des propos tenus le 8 août 2025 que vous avez d'ailleurs repassé. Donc je les redis pas parce qu'effectivement c'est vraiment très désagréable à entendre. Et euh le 28 août suivant, donc 20 jours après, une séquence de l'émission 100 % politique au cours de laquelle Rachenkan a déclaré "On veut une solution finale acceptable avec le palestinisme." Donc j'ai c'était Noël le noir l'autre voilà l'ancienne ministre.
J'ai saisi l'ARCOM le 5 février. Donc déjà il a fallu attendre entreout et le 5 février les deux cas ont été statués. Donc il y a 25000 € d'amende dans la d'amende.
Voilà, ça coûte 25000 € de dire que bref euh ça coûte rien. C'est juste pas bien de dire d'employer le terme solution finale alors même que l'ARCOM a constaté que l'emploi de ce terme euh et apparaît susceptible d'alimenter les tensions. En fait le même jour, le collège d'alarcom statut sur ces deux éléments et puis ça s'arrête là.
Alors que si le même jour on statue sur des choses qui ont eu lieu à 3 semaines d'intervalle que le collège a statué des dizaines de fois avant et va statuer sur des dizaines d'affaires pendantes, je veux dire à un moment donné, il faut prendre la mesure des choses. Alors l'ancien membre du CSA qui est là, qui ne défend pas l'institution aujourd'hui, qui est une professeure spécialiste des médias, Nathalie Sonac, comment vous vous voyez cette conversation ? puisque après on va parler justement des autres manquements au-delà de la haine et et du racisme, mais est-ce que au vu de la loi en l'état du droit et la question de l'Arcom a déjà été posée, on va continuer à la poser mais vous qui connaissez bien la machine justement, est-ce que le non respect de la dignité humaine, les propos antiracistes dont nous parle Dominique Sopo, Daniel raciste, pardon, excusez-moi, les propos les propos oui, en effet, les pardon, excusez-moi, les propos racistes qui font système selon plusieurs de nos invités, est-ce que et leur répé pétition.
Est-ce que pour vous ça offre une base juridique suffisante pour éventuellement sanctionner plus ou suspendre une fréquence ? Alors, il y a beaucoup de choses qui qui ont été dites et euh je m'assure évidemment et je vous rejoins sur euh euh le caractère inadmissible pour rester euh courtoise des propos qui sont euh qui qui sont que vous avez mentionné dont on va pas répéter pour pas faire de la publicité, mais en tout cas, je suis comme vous, je les sanctionne. En revanche, il y a beaucoup de choses sur lesquelles ça me semble un peu plus difficile, en tout cas plus subtile pour y répondre.
De dire "Je suis pour la liberté ou pour le pluralisme et finalement que ces news ne soient plus ne possède plus ne soit plus distribué sur le canal de la TNT mais en revanche à l'extérieur, je trouve ça extrêmement grave. Ça voudrait dire qu'en fait finalement ce qui est vrai sur un canal ne l''est pas vrai sur l'autre." du respect de la loi.
Justement, je pense que la grande la grande difficulté à laquelle nous trouvons confrontés aujourd'hui, spécifiquement sur le cas de de Cous, c'est un point, c'est justement le fait que sur les réseaux sociaux, il c'est moi donne l'impression d'une zone de non droit et toute la réglementation européenne, toute la réglementation aujourd'hui tente et par exemple juste la la transposition d'une directive comme l'Europe Media Freedom Act, c'est l'idée de d'insérer dans le droit européen, dans le droit national le fait que ce qui se fasse en ligne ne puisse pas se faire sur un plateau de télévision et réciproquement ça va pas du tout me rassurer qu'on puisse tenir des propos racistes antisémite sur les réseaux sociaux et pas sur justifier ça c'est dire ça ne doit pas être ça doit pas être sur sur la TNT c'est ça qu'on dit je pense que ça doit être nulle part parce que je reprends les propos de madame Obona et que je la différence entre l'ARCOM et justement la loi il n'y en a pas l'ARCOM c'est quoi c'est une institution qui a pour mission de faire respecter la liberté de de d'expression et d'opinion et de garantir cette liberté de d'opinion et d'expression sur les réseaux donc en l'occurrence sur le réseau de de la TNT. Mais en gros, quand Solfie polluant vous dit, après on fait tourner un peu la discussion et on avance, quand Sopie ta polluant vous dit voilà le même jour j'ai deux décisions qui sont sur des propos qui sont en fait raciste dans dans comme dans l'autre et on voit bien que d'un côté une amende de 25000 € de l'autre côté rien en fait heureusement que finalement la liberté d'expression en France soit de telle façon c'est si sensible le job de l'ARCOM c'est que lorsque vous intervenez finalement avant vous êtes dans la censure lorsque vous intervenez après le mal a été fait donc il faut beaucoup plus et c'est une sanction juridique. Ça veut dire que ça prend du temps, faut instruire un dossier et puis ensuite on ne coupe pas et j'espère que vous serez d'accord avec moi, on ne coupe pas un canal d'expression de liberté d'expression comme ça au doigt mouillés.
Donc il y a une jurisprudence, il y a une règle, il y a une loi et donc effectivement il est certain qu'en tout cas pour aller juste au bout et répondre à votre question, il est certain que la somme des sanctions aujourd'hui qui sont émises coûteront à un moment donné à la chaîne CS, s'en est certain. Alors la question c'est que est-ce que ça lui coûte assez cher et je vous ai vu réagir puisque vous vous par rapport à ce que dit Nathalie Sonac vous dites mais en fait le dossier est déjà constitué. Alors déjà je voudrais dire évidemment si je dis que je veux pas interdire à ces news c'est pas de permettre des c'est pas de permettre des propos racistes sur d'autres canaux.
Aucun propos raciste ou contrevenant à la loi ne doit être tenu je pense aussi bien évidemment mais il y a euh aussi le respect du pluralisme. Il y a un certain nombre de choses qui ne sont pas respectées à ces news et qui justifient et qui justifieront justifieraient en plus le fait d'être sorti de la TNT. Mais je voulais bien le préciser parce que visiblement on y vi Daniel Ob quand même rappeler parce que l'ARCOM oui est un organe administratif.
C'est pour ça que je voulais la discussion entre le parquet, le ministère de la justice qui doit avoir des sanctions pénales et l'ARCOM qui n'a que des sanctions financières, administratives. Mais effectivement, c'est bien de rappeler que l'Arcom est tenue de faire respecter la loi. Mais je vous rappelle que la loi la loi est y compris de 90 1881 sur la liberté de la presse, elle a elle a elle a elle a eu des amendements au regard de la législation contre les discriminations.
Et donc à quel moment l'ARCOM fait respecter cette loi-là ? À aucun moment. Vous êtes d'accord.
à ce titre, ne serait-ce qu'au titre de la loi, les propos qui sont tenus sont des propos d'incitation à la haine qui sont des propos discriminant et à ce titre là l'ARCOM est en total violation de ses propres injonctions et de ce qu'elle devrait faire. Et donc la question et c'est pour ça que je parlais du du fait que la question de euh la législation contre le racisme n'est pas prise au sérieux dans ce pays. Moi, je pense que c'est un choix politique parce que si c'était le cas, oui, la liberté de d'expression est une liberté fondamentale et elle est encadrée par d'autres libertés fondamentales et le fait de ne pas être soumis à cette violence raciste constante et permanente et c'est de ça qu'il s'agit.
Alors justement, est-ce que Thbo Brutin, c'est vous parlez plutôt du pluralisme et on va y venir concernant l'ARCOM, mais est-ce que justement comme le dit Daniel Obonau et Daniel Nathalie Sonac semble être d'accord sur le fait qu'il il y a un trou dans la raquette, est-ce que vous dites que euh tout simplement l'arcom est trop euh légère sur la question du racisme ? Moi je pense queil faut se dire d'abord, moi j'ai vu ce j'étais affligé quand on a regardé le montage que vous avez montré. Euh moi, je me bats depuis 10 ans pour la liberté de la presse, c'est pas pour que des gens utilisent des antennes pour faire ça.
La liberté de la presse, c'est pas le racisme débridé sur des antennes qui occupent une place centrale dans le débat public. Le racisme, c'est pas de l'information. Et relisez la convention de chaîne de ces news, vous y verrez que c'est principalement une chaîne d'information et que ce canal est octroyé au titre du domaine public.
Il appartient à la communauté nationale. C'est ce qu'on dit aussi. Donc comment on en est arrivé là ?
Et je pense que là, il y a quand même un moment fondamental. Alors, il y a une échéance politique en 2027, mais il y a un moment dans l'histoire de notre société et dans l'histoire des médias qu'il faut comprendre. Et moi, je pense qu'il est fondamental peut-être de requalifier ce qu'est ces news.
Nous, on porte en ce moment la notion d'antimédia parce que vous avez un média là qui fait tout le contraire de ce qui est attendu d'un média qui ferait œuvre d'information dans l'intérêt général. média, c'est un organe de propagande ça veut dire c'està-dire un média qui utilise les oripa du journalisme pour saper la concorde citoyenne pour saper d'ailleurs aussi la crédibilité des autres journalistes et on parle du racisme en tant que je dirais concept et atteinte au droits et à la dignité de de de millions de personnes. Mais pensons aussi aux individus qui sont ciblés chaque semaine à titre individuel par cette chaîne qu'il soit d'ailleurs des élus, des responsables associatifs ou des journalistes, on a documenté ça, c'est parfois 60 émissions sur une personne.
Et ben je peux vous promettre que vous voyez la différence quand vous rentrez dans un wagon de métro, ce qui m'est déjà arrivé. Vous savez qui regarde ces news. Ouais, c'est assez intéressant parce que la en effet la question des personnalités racisées sont souvent ciblées par ces news.
C'est aussi le cas de gens racisés ou pas qui euh en gros sont jugés comme des adversaires politiques de ces news en fait qui qui sont ciblés pour des décisions qu'ils ont pris et cetera. Vous aviez fait une vidéo là-dessus avec David Perottin. Ouais.
Ouais. C'est clair qu'il y a une il y a une méthode qu'on a qu'on a documenté avec d'autres qui consiste sur ces news en gros à jeter en pâure les noms de toutes celles et ceux que ces news considèrent comme des gens qui veulent censurer les les voix de droite avec intimidation menace de mort derrière. C'est ça la conséquence.
Et et en fait quand on observe un peu par exemple un présentateur comme Pascal Pro, il y a vraiment une un mode opératoire qui en gros consiste à à à jeter à la vindu dicctte des téléspectateurs de ces news des gens dont on va insister sur les noms. Et moi par exemple et en fait c'est comme un peu on jetterait comme en fait on jetterait un peu un chef de meut qui indiquerait une direction et et les chiens ensuite qui qui aouraient contre lui. On observe par exemple moi l'exemple que j'ai en tête c'est celui du directeur de François Valdeoire qui s'appelle Jean-Jacques Bazier qui en 2021 avait refusé en gros pour faire cours de diffuser un documentaire sur Jean Dark parce que ce documentaire correspondait pas du tout au canon habituel de ce qu'on peut s'attendre à voir diffuser sur une chaîne du service public.
C'était un documentaire documentaire fait par Charlotte Dornellas qui est chroniqueuse sur ces news. Exactement. Céit un documentaire pros élite mystico religieux.
Enfin voilà. Et euh et donc du coup suite à ça, c'est news s'en est ému et a répété à et Pascal pro en premier a répété à de très nombreuses reprise à l'antenne le nom de de cet homme. Et la conséquence c'est que quelques jours plus tard euh et en appelle quelques semaines, Jean-Jacques Bazier, il a reçu des une cinquantaine de courriers à son adresse postale de menaces de mort, d'insultes.
Il a reçu aussi plusieurs appels téléphoniques sur son téléphone personnel, sur son répondeur des messages. Une personne a même été condamnée pour pour ça et il a été placé sous protection policière pendant 2 semaines. Donc ça a évidemment des conséquences très concrètes.
Euh juste soyez rapide Dominique Sopos si vous voulez parce que derrière après on va enchaîner justement sur tous les questions notamment de pluralisme et cetera. vous vouliez réagir et voilà c'est sur cette partie sur le racisme là. Oui.
Euh la question du racisme euh la liberté d'expression c'est évidemment quelque chose de très important mais la liberté d'expression dans notre pays il faut le rappeler elle est encadrée. Euh en fait on se pose souvent la question "Mais alors pour les gens qui sont racistes, est-ce que vraiment c'est du racisme et de la xénophobie ? Est-ce que ça fait pas partie du débat ?" Vous savez, imaginez quelqu'un qui vient dans une émission et qui commence à défendre la pédophilie.
Je pense qu'il y aura aucun doute sur le fait que c'est très très bien que c'est très très bien euh comment dire qu'il y ait une limite à la liberté d'expression. Si on vient et qu'on commence à faire des menaces de mort contre une personne, tout le monde trouvera très bien qu'il y ait des limites à la liberté d'expression. Ben en fait la liberté d'expression, elle est encadrée à partir du moment où on s'en prend à des individus ou à des groupes dont il a été rappelé que ces propos quotidiens ne sont pas des propos neutres.
Parce que quand on est une personnalité publique, hein, nous on reçoit des menaces, déjà c'est pas agréable, ça peut même euh, j'allais dire être extrêmement déstabilisant. Mais il y a des Exactement, il y a des millions de personnes qui en fait se font insulter et n'ont pas de moyens en réalité réellement de se défendre, de se faire entendre et ils subissent souvent dans assez passivement malheureusement ces agressions qui sont des agressions extrêmement graves pour elles et aussi pour la question du lien social. Et je termine sur ça, c'est que la liberté d'information, elle est aussi conçue pour renforcer le lien social, pour renforcer la démocratie.
Ça n'est pas ce que fait ces news. Ces news est une chaîne de destruction de la démocratie, de destruction de la dignité des gens. Et c'est aussi à cet homme làà qu'il faut regarder cette chaîne parce que c'est assez évident que c'est son action puisque encore une fois, c'est quasiment quelque chose qui est ouvertement revendiqué.
Vous vouliez dire un petit truc mais vraiment très rapidement parce que sur le lien de causal le lien de causalité évident entre quand votre nom est balancé sur ces news et les campagne de haine que vous prenez sur les réseaux sociaux. Vous en savez quelque chose parce qu' RSF a été ciblé. RSF a été ciblé.
Moi j'ai été ciblé RSF a été ciblé. Et ben vous le savez, vous avez même pas besoin de regarder ces news. Vous regardez vos réseaux sociaux, vous dites "Ah, mon nom a dû être prononcé sur ces news" et c'est quelque chose qui est fondamental.
Et quand il y a des condamnations pour menaces de mort de la part d'internaute, très souvent ils arguent. Mais j'ai vu ça à la télé et en espèce c'est quasiment tout le temps ces news. Est-ce que nous assistons à un travesti souvent dans le cas dans les cas de procès de cyberharcèlement, moi j'en suis suivi un récent, c'était ils avaient vu sur ces news.
C'est unissement du journalisme. Et en fait, on revient à ce que Balzac montrait très bien dans les illusions perdues qui est cette espèce de capacité à déclencher une mécanique de haine des campagnes de presse à Dominem qui sont très violentes et je pense que sur cela, nous avons obtenu une mise en demeure de la part de Larcom en mars dernier. Mais c'est beaucoup trop faible.
Je pense que on ne peut pas accepter que des médias deviennent des médias de la haine ciblant des individus ou des communautés. Alors, on a évoqué le racisme, mais dans les 27 condamnations de l'ARCOM, il y a d'autres raisons que la haine, notamment le manquement à l'obligation d'honnêteté de rigueur, alors parfois des publicités déguisées ou un défaut de maîtrise de l'antenne. Par exemple, 2022, mise en demeure pour cette sai complètement révisionniste d'Ivan Rioufol dans l'émission de Pascal Pro.
Rappelez-vous quand même que quand le ghetto de Varsovie a été créé en 1940, c'était un c'était un lieu de contaminant de mis un lieu de contaminé. C'était un lieu hygiéniste. C'était un lieu qui était fait pour préserver du tifus.
Dans une émission religieuse en 2024 sur la très catholique télé Boloré, on se rappelle de ces propos honteux sur l'avortement. Je cite première cause de mortalité dans le monde. À ce moment-là, 100000 € d'amende.
C'est news c'est aussi la chaîne du déni climatique et du déni scientifique. Ici Perlin proche d'Éric Zemour. Entropique est un mensonge, une escroquerie. la chaîne où l'on qualifie tous les Palestiniens de jeux cite sauvage sanguinaire et la personne qui parle Françoise Laborne est une ancienne membre du CSA arrive le 7 octobre et qu'est-ce qu' découvre avec horreur tous ces je dire naïfs occidentaux que euh ces ces gens ces opprimés qui étaient des des gens qui faient absolument défendre se se révèlent être eux les sauvages sanguinaires les plus épouvantables qu'on puisse imaginer la chaîne tout simplement où la vérité des faits n'a parfois plus aucune importance fake news à l'antenne en 2023 dans l'émission de Jean-Marc è obligé de céder au parents musulmans pour mettre à la élèves des salles de prières à l'occasion d'un voyage scolaire de géologie organisé dans les Pyrénées.
Moradini donc condamné définitivement pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel qui a fini par quitter l'antenne. Il a été soutenu he jusqu'au bout faut le signaler par Vincent Boloré. On a vu le racisme, on a vu ces cas-là et il faut ajouter aussi le non respect du pluralisme.
Thbo Brutin, le 26 novembre 2025, RSF a publié une étude affirmant que Ces News ne respectent pas le pluralisme politique. C News a contesté, crié à la désinformation de RSF. Plus surprenant, l'ARCOM est venu immédiatement à sa rescousse extrait d'une vidéo que vous avez faite Youes et David.
Reporteur sans frontières a mené une enquête hors norme. [musique] Des centaines de milliers de bandeaux d'informations collectées, des heures d'antennes analysé sur toutes les chaînes françaises d'information en continu. Conclusion de RSF, seul ces news piétinent de manière flagrante et répétée les règles du pluralisme.
L'astuce est simple. La gauche est reléguée la nuit quand les audiences sont au plus bas et les leaders de droite et d'extrême droite sont diffusés aux heures de grande écoute. Mais l'ARCOM, le gendarme des médias, est immédiatement venu à la rescousse de ces news.
Il n'y a pas de contournement de nos règles de pluralisme sur le mois de mars 2025 et s'il y en avait eu, on les aurait identifié et on serait intervenu. Alors pour en avoir le carnet David et Unes, vous avez pris au mot l'Arcom, vous avez même calculé les temps de paroles politiques sur C News pendant 3 mois et vous avez conclu que contrairement à ce que dit C News, contrairement à ce que dit l'ARCOM, la gauche est bien sous représenté et que le RN effectue même 96 % de son temps de parole en journée. Première de vos conclusions, ces news continuent au nez et à la barbe de l'Arcom de faire ce qu'on appelle des tunnels nocturnes où elle casent les représentants de la gauche.
Ce 30 novembre avec un discours de 30 minutes sur la stratégie spatiale de LFI diffusée à 6h30 du matin ou ce 7 décembre avec la diffusion d'un meeting de Mélenchon pendant près d' 1h30 à 5h30 du matin. C'est ce qu'on appelle des tunnels nocturnes. [musique] Sauf qu'en 2021, le CSA devenu l'ARCOM a mis en demeure C News et estimé que ses rattrapages nocturnes relevaient d'un contournement illicite de ses règles.
Et pour cause, le temps de parole d'un parti ne peut pas être essentiellement diffusé la nuit et le public doit être réellement destinataire des interventions politiques. Alors deuxème conclusion de cette enquête, C News modifie y compris l'heure de sa matinale du weekend. Elle ne commence qu'à 7h contrairement au reste de la semaine, c'est à 6h.
Et de 6h à 7h horaire de très faible écoute, elle case des politiques de gauche et il se trouve que pour l'arcommence qu'à 6h. Donc en fait c'est ça Youes. Ouais c'est exactement ça.
Ouais. Ouais. Voilà.
Donc ça c'est la deuxième astuce. Trème conclusion, les invités de gauche sont perdus dans les journaux de la nuit avec alors soit des entretiens déjà passés, des extraits de conférences de presse, d'ailleurs souvent totalement décontextualisé, regardez la vidéo, c'est assez fou, et multidiffusé à des heures où globalement tout le monde dort. Par exemple, le 29 mars avec une interview d'une minute du 20 de Manuel Bonpard qui passera à 10 reprises la même nuit, l'équivalent de plus de 13 minutes de temps de parole.
Pareil la nuit d'après avec un extrait de Jean-Luc Mélenchon diffusé à cette reprise. Confronté à nos résultats, l'ARCOM s'est dit dans l'incapacité de nous fournir une réponse avant plusieurs semaines. Après avoir mis en doute RSF, l'autorité refuse toujours de publier ses propres données.
L'ARCOM ne répond pas non plus sur le décalage de la matinale ni sur l'absence du RN la nuit. Elle nous rappelle simplement la France insoumise et le Parti socialiste s'expriment majoritairement le jour. La proportion de temps de parole accordée au Parti socialistes et à la France insoumise est globalement conforme à leur poids politique.
Alors racisme, non respect du pluralisme, non maintien de l'antenne. À tout cela, il faut ajouter quand même pas une question assez importante, c'est la question du traitement de l'information, hein. C'est les les dirigeants de C News disent tout le temps, ce n'est pas une chaîne d'opinion mais d'information.
Ils l'ont dit au compris devant les députés. Euh mais comme vous l'avez raconté Youes avec David, euh bien en fait il y a des documents euh internes obtenus par Mediaapart qui euh montrent le décalage entre les faits vérifiés par les journalistes de la chaîne et les commentaires tenus en plateau. Les animateurs ont même parfaitement conscience des fausses informations qui disent ou laissent dire à l'antenne.
Ce qu'on va voir, c'est un fait d'hiver très important qui a eu des résonances très importantes. Des extraits du plateau de C News dans les jours qui suivent le meurtre du jeune Thomas Peroto, tu es à Créol dans la drôme en marge d'un bal 19 novembre 2023. Et on voit aussi dans cette enquête vidéo que vous avez faite les enquêtes les échanges internes à la rédaction que vous avez pu obtenir.
Quelqu'un dit "J'ai entendu ces agresseurs dire il faut planter des blancs." Qu'on parle de Rix alors que très clairement 2h après les faits étaient connus. C'est pas un statement comme disent les anglais, c'est un biais d'information.
C'est caché des choses, c'est dissimulé, c'est donc désinformé. De jours après le début de l'affaire, le service police justice partage à nouveau sa prudence sur l'utilisation affirmative plantée des blancs. Les présentateurs sont aussi dans la bouche.
Avez-vous recueilli des témoignages de gens qui ont entendu les agresseurs dire planter des blancs ? Nous avons des sons défis qui assista aux balles parties avant la fin qui nous rapportent que des gens auraient entendu ça. Perso, je n'ai pas vu cette vidéo.
Aucune vidéo, que des témoignages recueillis dont certains filmaient. La phrase était on va on vient tuer des blancs. Merci.
Au sein de ces news, personne ne peut encore confirmer que des propos antiblanc ont été tenu ou que l'acte était prémédité. Alors, la journaliste alerte une nouvelle fois. Le parquet a effectivement en l'état considéré qu'il n'était pas venu là pour tuer puisqu'il n'a pas retenu la qualification d'assassinat.
Mais à l'antenne, les invités se lâchent cel cette fois-ci complice des présentateurs. Mais là dans les circonstances, puisqu'on veut planter du blanc, puisqu'on veut tuer quelqu'un parce qu'il est blanc, c'est comme ça la question. On n'ose pas nommer ça pogrome, on n'ose pas nommer ça tentative d'assassinat.
On n'ose pas appeler ça raid violent. C'était une expédition programmée, une expédition résolue. 4 mois après, pourtant, l'auteur du coup mortel sur Thomas n'est pas identifié, mais l'enquête a permis d'écarter l'hypothèse d'une attaque préméditée.
Ce n'était pas une expédition punitive. Voilà, donc on a vu tous ces exemples, racistes, non respect du pluralisme, non maîtrise de l'antenne, traitement biaisé, totalement biaisé, de l'information. La question qui va nous occuper maintenant dans quelle mesure l'ARCOM est défaillante ?
Nathalie Son, vous avez vu beaucoup réagir. Bah beaucoup réagir parce que à la fois depuis le début, on essaie de montrer combien il est important de conserver une liberté d'expression, une liberté de communication et que celle-ci doit être encadrée et puis le début on attaque finalement ce cadre de la loi. Moi une fois encore, quel cadre de la loi ?
Bah le fait que l'ARCOM soit un cadre qui lui à qui on demande d'appliquer la loi. Donc c'est fondamental que l'ARCOM soit présent. Donc j'aimerais bien juste reposer ça.
Je je je ne suis pas là pour défendre l'ARCOM. Je vous dire que moi en tout cas de mon point de vue, je rappelle l'importance que la liberté soit encadrée et qu'est-ce que ça serait si ces news n'étaient pas encadrées. Donc c'est c'est un point essentiel.
D'où ma réponse de il faut absolument que ces news demeurent sur la TNT parce que il faut que maintenant le deuxième point c'est que le cadre s'applique. Alors il y a beaucoup d'éléments. J'ai pas du tout envie de me retrouver dans la position de celle qui va défendre ces news parce que c'est pas c'est c'est absolument pas mon mon ce que je pense au fond de moi.
Mais une fois encore pour moi, c'est le pluralisme qui va au-dessus de tout. Et là, on a beaucoup d'éléments que vous mettez en évidence combien nous a dérapé avec quelques petites sanctions. Je regardais pour me rappeler au moment où j'ai ét à LARCOM, il y a d'autres sanctions qui ont été prononcées.
Je pense à celle à 200000 € pour ces news en 2019 où jusque Éric Zemour a été condamné euh pour crime contre l'humanité, contestation de crime contre l'humanité. Donc c'est allé loin. L'Arcom a déjà sorti la la l'article 40 dans ses de son escarcelle.
Donc l'Arcom réagit. Après, c'est une autorité de régulation. Ce dont on a besoin quand on est en tout cas membre d'un collège, c'est qu'un dossier soit instruit et que ça soit pas justement cette règle qu'on peut voir souvent sur des plateaux de télévision qui soit le pouce lever et le pouce.
Bah, c'est pas ça la loi, c'est pas là là la règle. J'entends et je une fois encore je partage avec vous le fait qu'il faut absolument prendre point point à point mot à mot et ensuite faire appliquer la loi et que cette loi doit s'être appliquée. C'est-à-dire l' news a rempli une convention, a signé une convention, s'est engagé pour défendre, pour protéger les jeunes publics, pour respecter le pluralisme.
Et effectivement là, on se ce dont on se rend compte, c'est la multiplication des interventions ou des dérapages qu'il y a sur les plateaux de télévision. C'est quelque chose de relativement récent. C'est pas depuis 2015 qu'il faisait la convention, mais effectivement les dérapages semblent plus récents.
Néanmoins, il y a un temps d'instruction, il y a un temps de réaction et puis ensuite, il y a un temps d'application de la loi. Et ce temps-là est beaucoup trop long, il est certain pour celui qui subit euh et pour ceux qui subissent de façon générale ce type de propos ignoble. Mais le cadre est le bon c'est pas exactement.
Alors on va commencer comme ça on va faire le tour brut à défaut de dire que le cadre est bon si vous me permettez de préciser je dis que le cadre est indispensable ce qui n'est pas la même chose. Moi je pense que je viens d'une organisation qui défend le journalisme et donc nous ce qui nous inquiète c'est le travestissement du journalisme. Je l'ai déjà dit.
On veut que l'arrcom donne de la substance au concept. Notamment cette notion de pluralisme dans la loi c'est la diversité des courants de pensées et d'opinion. C'est hyper beau.
Qu'est-ce queit Qu'est-ce que c'était devenu ces dernières années ? C'était devenu des comptes d'apothicaires sur le temps de parole des hommes politiques. Triste vision du pluralisme.
C'est pour ça que nous avons décroché une décision du Conseil d'État en février 2024 qui explique que le pluralisme c'est qui parle, de quoi on parle et comment on en parle. Donc déjà, je pense qu'il faut donner de la substance à à ces ces notions. La notion d'indépendance, par exemple, selon l'ARCOM, nous n'avons aucune idée de ce qu'elle recoupe.
Le Conseil d'État a dit que le évidemment l'indépendance c'était pas seulement les incidents qui se produisaient à l'antenne quand on censure quelqu'un. L'exemple le plus connu, c'est Louis Boyard qui est interrompu par Cyrilanounar. Il a dit que la la le a dit que c'était plus que ça.
Il fallait regarder ce qui se passait en amont. Quelles sont les garanties, quels sont les les critères du contrôle, on ne sait pas. Ensuite, donc il y a une boîte noire.
Il y a une sorte de boîte noire sur les concepts et donc il faut muscler ces concepts de la part de l'Arcom. Deuxièmement, il faut comprendre que la piste de décollage jusqu'aux sanctions, elle est extrêmement longue. L'ARCOM utilise des dispositifs qui sont d'ailleurs en dehors de la loi de 1986.
Elle adresse des réponses au plaignant et je crois que certaines ont été montrées ici. Elle a ensuite des interventions. Après, il y a des mises en garde.
Après, on rentre dans le champ de la loi de 86. C'est la mise en demeure qui est nécessaire pour une sanction. Il faut d'abord avoir une mise en demeure avant d'avoir une sanction.
Et après dans les sanctions, vous avez toute une gradation qui va de la sanction pécunière jusqu'à la suspension de l'antenne. Donc tout est de mon point de vue possible pour l'arrcom mais il faut actionner ses pouvoirs, éviter de se réfugier derrière j'ai fait une mise en garde, je fais une mise en demeure, je prends une sanction douce ou légère. Et je crois qu'un des apports les plus fondamentaux de la commission TNT qui s'est tenu il y a quelques années, c'était de montrer que la sanction pécunière était relativement inefficace.
Voilà. Et donc c'est essentiellement ça que fait c'est que fait l'ARCOM. Euh non euh Barcom fait beaucoup beaucoup de mise en demeure, beaucoup d'interventions, beaucoup de réponses au plaignant, beaucoup de choses qui sont en amont d'une sanction qui soit je crois effective ou efficace.
Et l'Arcomest n'a jamais été sanctionné pour défaut de pluralisme, ce qui est ce qui vous occupe. L'Arcom, pardon, excusez-moi. Mon dieu, quel lapsus.
Grâce grâce grâce à RSF, justement, ils ont été sanctionnés pour pour défaut de plusuralisme. Mais ce qui moi je pense qu'il est important de rappeler, bon déjà effectivement comme tu l'as dit, on a invité Larcom à participer à cette émission. Il ils ont refusé en expliquant que le président de de de l'autorité avait un agenda trop chargé, que euh il dans les délais qu'on lui a imposé, c'était c'était impossible pour lui de venir aujourd'hui.
Euh mais ce qui est important, je pense de rappeler, c'est que en fait l'ARCOM euh est un peu à mon avis pétrifiée à l'idée de devoir rendre des comptes parce qu'elle est elle craint elle craint de bah je pense qu'elle craint en fait de devoir répondre à une question qui est essentielle qui est la question est-ce que ces news est une chaîne d'opinion ? On l' on l'a montré à travers les magnet qu'on vient de voir et je pense qu'il suffit d'allumer 5 minutes la chaîne pour se rendre compte oui news est une chaîne d'opinion et donc si elle répond oui à enfin si elle elle est confrontée à cette question elle devrait en tirer les conclusions. Elle [raclement de gorge] devrait en tirer les conséquences et les conséquences c'est que elle-même elle organise au fond sa sa propre inaction.
On l'a montré je veux dire il y a il y a je crois quasiment h sanctions enfin h sanctions h réprimandes on va dire et ça va jusqu'à la sanction sur des faits notamment de incitation à la haine et à la discrimination. Normalement, le un principe qui est qui est posé par l'ARCOM et auquel elle s'astreint, c'est ce que ce qu'elle appelle la réponse graduée, c'est-à-dire monter au fur et à mesure à à force de réitération dans les manquements dans l'échelle des sanctions. Or, je on n' jamais été pour les pour les mêmes faits de de d'incitation à la discrimination au-delà d'amende.
Et c'est une enquête qu'on a publié aussi au début de l'année où on montre que normalement quand il y a déjà eu constatation d'un manquement, l'ARCOM doit saisir le rapporteur indépendant qui doit statuer sur oui, est-ce qu'il faut sanctionner ou pas. Et en fait récemment pour pour plusieurs manquements, l'ARCOM n'a pas sanctionné n'a pas n'a pas saisi le rapporteur indépendant. Et ça c'est une question ça ajoute à la question de la rapidement que je veux vraiment faire parce que juste sur ce point la saisie du rapport du rapporteur indépendant elle doit se faire dans des conditions extrêmement précises par c'est là que je rebondis sur effectivement ce que disait Thbao Brutin et vous d'une certaine façon c'est que peut-être que l'échelle de graduation aujourd'hui compte tenu l'état du paysage audiovisuel avec quatre chaînes d'information en continu et l'une qui est en phase pour ne pas dire effectivement transformation voir un résultat réel d'une chaîne d'opinion la chaîne d'opinion est strictement interdite sur la TNT.
Donc alors voilà. Alors maintenant Sophie et Poliant puisqueon a déjà des arguments qui ont été échangés là. Je crois que ce qu'il faut dire c'est que ces news c'est une chaîne d'opinion.
C'est une chaîne militante. En septembre ils ont mis le QR code pour appeler à signer la pétition de Philippe de Viller. Donc là on est même plus sur une ligne éditoriale orientée sur si ou on est sur un acte militant.
Il y a pas plus simple comme acte militant que d'aller faire signer une pétition. Je ne reprends pas le fait que monsieur Pro a dit à l'antenne qu'il allait parler tous les jours de l'audiovisuel public en faisant là aussi campagne contre l'audiovisuel public. Donc on est même plus je on est même au-delà de la chaîne d'opinion.
On est dans la chag d'opinion donc est militante. Donc ça veut dire que on peut ça ne peut pas être sur la TNT en tant que strictement interdit. Lointerdit.
Donc la loi interdit cela. Donc c'est pour ça qu'il y a d'une part toutes les abominations racistes dont on a parlé en première partie d'émission, mais il y a aussi le fait de contrevenir de manière fondamentale euh à l'obtention de l'agrément, aux exigences qui sont liées à l'obtention de l'agrément qui est de ne pas être une chaîne d'opinion. Nous avons là clairement un constat à mon sens d'échec de du régulateur.
Attention, il faut un régulateur. Il faut un régulateur fort mais il faut qu'il joue son rôle. Et là on a clairement un constat d'échec.
On a face à nous, il faut appeler benah écoutez, j'en sais rien. Il faut appeler un chat à chat. On a face à nous une chaîne d'opinion au service d'une prise de pouvoir de l'extrême droite dans notre pays.
C'est faut appeler un chat un chat. Donc ça ça n'aurait pas dû être possible. Donc pourquoi est-ce qu'on en est là ?
Moi j'ai demandé dans le cadre de la commission culture à l'éducation à l'Assemblée nationale qu'on ouvre une mission d'évaluation le plus vite possible pour regarder pourquoi on est dans ce constat d'échec. Quels sont les moyens juridiques et financiers qui sont mis à l'ARCOM pour faire en sorte que on en arrive là, c'est-à-dire à quelque part Oui, moi j'appelle ça un échec, en tout cas je ne peux pas le le lire autrement. Donc il faut certainement donner davantage de pouvoir et de moyens mais il faut aussi effectivement que il y ait la volonté de les mettre en œuvre pleinement.
Daniel Obonau sur cette discussion qui a qui s'est qui s'est installé. B je je d'accord avec vous sur le fait que ces news c'est l'arbre qui cache la forêt et en fait il y a un manque de moyens l'ARCOM n'a pas les moyens de sa mission en vérité n'a pas les moyens financiers humain quand on étend encore dernièrement je je sais plus quel autre texte a étendu encore ses prérogatives sur les réseaux sociaux et compagnie n'a absolument pas les moyens en fait de de de de faire ce contrôle mais c'est organisé en fait pour que l'ARCOM n'ait pas les moyens surtout politique En vérité parce que euh ceux que vous avez montré sur le cas de la loi comme moyen politique déjà arrivé, c'est que déjà coupé le micro. Ce que vous avez montré sur Créol, c'était confiné à ces news.
Aujourd'hui, c'est bien plus large que ces news. Encore aujourd'hui même, il y a eu une décision de justice qui a exonéré ma collègue Rima Hassan de la la diffamation généralisée dont elle a fait l'objet. euh lors de sa garde à vue abusive, c'était pas juste ces news avec des fuites des fuites c pas juste c news, c'était BFM et c'était y compris le service public.
Alors du coup, je pense que c'est aussi important. Oui, C News est en violation de ces euh de de ce qu'elle doit nous respecter pour pouvoir bénéficier effectivement de la TNT qui est euh de de de la de la décision publique. Et donc, elle doit être sanctionnée administrativement et elle doit être aussi sanctionnée pénalement pour toutes les infractions qui sont caractérisées qu'elle qu'elle commet.
Mais la question c'est pourquoi est-ce qu'aujourd'hui, que ce soit le privé mais aussi le public, on se retrouve à euh avoir une offensive idéologique qui vise à favoriser effectivement l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. C'est de ça qu'il s'agit. Et on voit comment aujourd'hui, moi excusez-moi, mais moi aujourd'hui France Info, c'est un égût pour moi, c'est un égût médiatique parce qu'on retrouve exactement le même modèle politique qui est appliqué euh à euh à France France info que ce qu'on a vu sur les exemples de Sign.
C'est pour ça que je dis c'est c'est un point de départ mais en fait c'est l'arbre qui cache la forêt. Et donc oui, aujourd'hui les médias, le système médiatique fonctionne en boucle pour servir l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite en utilisant le racisme, en utilisant la xénophobie, en utilisant la la logique sécuritaire et en en favorisant euh idéologiquement euh tout le pire de l'extrême droite. Et voilà ce ce à quoi il faut faire face, y compris, je le redis parce que c'est un débat sur défendre le service public contre ces news.
À mon avis, il est mal posé aujourd'hui le service public parce que politiquement et à la tête t tous ces gens sont désignés par le politique que ce soit le le la présidence de l'ARCOM que ce soit la présidenti sur l'audiovisuel public après. Et donc c'est un choix politique d'orienter on va finir par l'audiovisuel public de choix politique dans la dans la je m'excuser. Il y a pas de choix politique dans l'élection ou la nomination des membres de l'ARCOM.
Absolument pas. Je dis la présidence président [rires] parfaite est parfaite mais reconnaissons quand même qu'il y a la paille et la poutre là. Enfin, moi je je pense que c'est news et c'est probablement un drame de l'histoire de de des médias aujourd'hui, c'est que ces news donnent le là malheureusement trop souvent.
Il faut le regretter. Les obligations doivent être les mêmes pour tous mais je crois que le degré de violation des la régulation par ces news est beaucoup plus important. Vrais dire à tous les autres ça pas spontan news demeurent hors de contrôle.
Je veux dire au sens de hors de contrôle, c'estàd incontrôlé et incontrôlable, nous allons vers le mur médiatique. On ouvre la fenêtre pour le reste. Et c'est pour ça que on parlait de appelons un chat, un chat, il nous faut un bon chat.
Et là aujourd'hui, le chat, il a les moyens juridiques de son action et franchement on va pas tourner autour du pot, il a les moyens techniques de son action. Si Reporter sans frontières qui est une organisation de taille quand même moyenne, voire toute petite par rapport à l'ARCOM, est capable de faire une étude sur le temps de parole euh sur les antenne en mars 2025 avec des outils DI, je veux dire euh l'ARCOM peut le faire. Que l'ARCOM utilise ses moyens technologiques et les moyens juridiques.
Je rappelle que l'ARCOM est ce qu'on appelle le seuil de l'erreur manifeste au Conseil d'État. C'estd que personne ne peut dédire l'arcom sauf le conseil d'état mais il ne peut le faire que si l'arcom se plante grave si je dirais disais de façon un peu cru. [rires] Dominique Sopo là-dessus vous vouliez ajouter quelque chose Oui, deux choses, enfin déjà une chose, c'est que l'ARCOM c'est une institution et une institution même si elle est utile, on peut la critiquer parce qu'on estime qu'elle est défaillante et moi je pense que l'ARCOM dans la régulation de l'audiovisuel et sur la question de ces news est très lourdement défaillante.
Nous tout à l'heure, on parlait de la question des condamnations par la justice. On critique aussi, j'allais dire l'ineffectivité par exemple du droit à la non discrimination hein ou même de la législation antiraciste plus globalement. Tout à l'heure, on parlait des propos de Noël leoir ce qu'on a reçu aussi le même courrier sur notre saisine de l'ARCOM sur les propos de Noël le noir contre 2 millions d'Algériens mais quasiment simultanément.
Nous avons reçu de la part de la justice un comment dire un avis de classement sans suite insuffisamment caractérisé. Donc moi je suis pas contre la justice. Je dis juste qu'à un moment donné la question du racisme la question de ces haines là n'est pas une question qui est suffisamment prise en considération et ça n'est pas propre au racisme.
Dans dans l'histoire, on voit aussi comment les questions de féminisme, les questions relatives au viol et cetera étaient totalement marginalisé et on peut pas dire qu'on soit encore arrivé exactement à bon port sur le sujet. Donc évidemment qu'on peut avoir une vision critique euh des institutions pour les faire euh pour les faire avancer. Et là, je pense que l'Arcom effectivement euh mérite nos critiques euh dans le but d'améliorer la régulation de l'audiovisuel parce qu'encore une fois, il ne faut pas oublier, je pense quand même que c'est ça singularise l'arcomes et notamment du service public où il y aurait des choses à dire effectivement parce que bon, on voit bien que la parole antiraciste n'est pas ce qu'il y a de plus, j'allais dire déployé y compris sur les chaînes du service public, mais tout de même news se caractè par une offensive de la haine et de la systématisation de la haine qui ont fait un objet très singulier et qui effectivement contribue à pourrir de façon plus générale là pour le coup le débat public.
Oui, la la question moi pour bien comprendre c'est parce que quand Martin Hdari le président de l'ARCOM, il a été interviewé il y a 2 jours lors de la commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Tiens, on va l'écouter. Vous lui avez posé la question Sophie Tillé et Poliant avec une autre députée socialiste, AidaD, vous avez parlé justement de ces déclarations racistes.
Qu'est-ce qu'on fait ? Et voilà ce qu'il a répondu concernant les dernières déclarations racistes contre Bali Bagayoko, d'autres les autres qui ont suivi. Il a invoqué, vous allez voir, ce long processus d'instruction contradictoire qui, le cas échéant peut conduire à des sanctions.
On a sanctionné récemment encore euh en au mois de février adopté des sanctions lorsque nous avons considéré que les les limites fixées par la loi étaient franchis et on ne on ne tremblera pas s'il faut prendre d'autres sanctions ultérieurement. Les sanctions ne peuvent être prononcées qu'après instruction par un rapporteur indépendant saisi par le directeur général de l'ARCOM lorsqu'il y a un soupçon de manquement sur un motif pour lequel l'éditeur a déjà été mis en demeure. C'est pour cette raison que nous ne pouvons pas nous exprimer sur les séquences qui ont pu susciter un et moi particulièrement vif comme c'est le cas depuis quelques jours pour lequel le rapporteur indépendant a été saisi la semaine dernière.
Voilà. Alors avant qu'en conclu l'émission qu'on arrive sur la question de l'audiovisuel public, il y a quand même une question que moi je comprends pas y compris sur dans la discussion ici. Vous nous dites en fait finalement l'ARCOM fait comme elle peut mais il y a aussi des procédures de contradictoire et le respect de la liberté d'expression et vous êtes plusieurs sur ce plateau à nous dire en fait tout est déjà sur la table, on a déjà tout ce qu'il faut pour agir.
Donc j'ai toujours pas compris comment on résout cette question là. Est-ce une question de volonté politique ? Est-ce que c'est une question de en effet donner plus de moyens à l'arrcom ?
Est-ce que c'est une question de peur ou de contexte politique comme nous a expliqué Youes, on a bien vu quand l'ARCOM n'a pas renouvelé C8, il y a eu tout un tout un mouvement pour nous dire que c'était une affreuse censure et cetera alors que l'émission d'Anouna c'était horreur sur horreur documenté depuis des années. Donc je voudrais voilà quand même faire un dernier tour de table là-dessus. Daniel au Bonoau, est-ce qu'on a aujourd'hui tous les moyens pour arrêter ça ?
J'entends bien ce que vous dites sur la diffusion ailleurs. Je pense par rapport à ce que vous dites, je pense que il manque de moyens y compris humain quand vous avez le nombre de signalements qui sont faits euh qui doivent être traités par l'ARCOM, je pense et c'est un des arguments sur lesquels nous nous sommes critiques quand à chaque fois il y a une extension du domaine des prérogatives de l'arcom en fait n'a pas ces moyens parce que si on veut que les procédures aillent plus vite, il faut aussi avoir du personnel. Donc moi, je ne remets pas en cause, pris mes critiques, elles ne sont pas sur la bonne volonté ou le travail qui est fait par ces agents.
C'est ce sont ces moyens, mais je dis que c'est mo c'est organisé parce qu'il y a pas la volonté de faire en sorte que bah la régulation puisse se faire puisque les médias privés ou publics sont utilisés. C'est après moi c'est ma conception de à quoi servent les médias et qui sont la deuxième peau du succè sont utilisé pour défendre un point de vue sur la société. Il se trouve qu'on est dans un moment où le point de vue dans sur la société, c'est de dire qu'il faut diviser les gens et qu'il faut instiller notamment le racisme et tout ce qui fracture.
Et c'est ça qu'on voit à l'œuvre. C'est ce n'est que la traduction d'une certaine manière de ce choix politique et ça c'est un choix politique. Tibo Brutin, Sophie Tier Poan, vous multipliez les recours il y a des recours juridiques, il y a une action, il y a une action collective, il y a des tribunes avec RSF, il y a aussi des avocats qui travaillent sur le sujet en ce moment.
Il y a une dynamique là de la société. Pour vous, où est le problème ? Est-ce que c'est les moyens ?
Est-ce que c'est politique ? Est-ce que voilà c'est quoi le problème ? Et qu'est-ce qu'il faut faire ?
Pour moi, c'est un problème de politique de la régulation. Moi, je suis un individu alors pour un peu bête mais je suis très littéral. J'ai lu le papier que Martin Agnari a sorti, le président de l'arcom pour expliquer sa politique de la régulation.
Déjà, je salue qu'il y a un papier qui explique qu'est-ce que le régulateur veut entreprendre. C'est très bien. En revanche, je suis en complet désaccord avec les termes qui sont employés pour définir ce qu'il cherche à faire.
Il parle notamment de trouver un équilibre dans la société. entre des récriminations diverses et variées. Euh et moi je pense que la régulation c'est pas une transaction, c'est pas un point pour le groupe Boloré, un point pour complément d'enquête.
C'est c'est si on fait ça euh on va aller vers une dérive qui est très dangereuse de la régulation. En revanche, je pense qu'il faut être radical, c'estàd qu'il faut s'en tenir fondamentalement à la loi de 1986 qui a une fois de plus des beaux principe : honnêteté, indépendance et pluralisme. Et je pense qu'il est important que l'Arcom prenne ses responsabilités dans ce moment historique, politique et médiatique et notamment renonce à cette espèce de fantasme nouveau de l'absence d'autostésine.
L'arcom fait ce qu'on appelle en droit strictement de la police administrative. C'est c'est une activité de police. Est-ce qu'on imagine que la police n'agit que sur dénonciation des voisins ?
Enfin, vous imaginez le le le scandale que ce serait dans un monde qui serait un monde physique ? Quand une organisation comme la mienne euh ose sortir euh en en novembre dernier une enquête euh sur le pluralisme, et moi c'est pas de geté de cœur que je le fais hein, j'ai perdu des points de vie dans l'affaire. Euh et bien là, paf, il nous tombe dessus à bras raccourci en faisant une prosopopée.
Vous savez cette figure littéraire qui consiste à à avoir une une entité qui s'exprime comme si elle était une personne. C'est fait à la va vite. Tout ça pour essayer de nous discréditer.
Ça donne pas envie de saisir, je peux vous dire. Voilà. Sophie et pol là-dessus parce que c'est vraiment la question la question centrale.
Il y a il y a deux niveaux de réponse à mon sens. D'une part, je pense qu'il faut augmenter les moyens juridiques et financier de l'ARCOM pour qu'elle remplisse bien ses missions. Il y a un rapport parlementaire mais je pense qu'il faut aller plus loin.
C'est la raison pour laquelle moi j'ai demandé à ce qu'on aille plus loin en terme de de mission de d'évaluation de de l'ARCOM. euh le fait que euh pour euh augmenter en sanction, il faut quasiment exactement le le deux fois le même problème et euh monsieur Boloré, ses conseils juridiques sont pas bêtes, alors à chaque fois, ils changent un peu. Donc, on repart de zéro.
Donc là, il y a il y a des choses à faire évoluer au niveau de la loi et donner des moyens financiers à l'ARCOM pour qu'il puisse être plus puissant. Ça c'est une chose. Mais il y a aussi et je le regrette profondément, un des choix qui ont été faits par l'ARCOM, notamment au moment de la reconduction.
Vous savez, c'est quand même simple, hein. Vous faites venir un plombier chez vous, son truc marche pas, il respecte pas le devis, il vous colle de plus là. Bon, qu'est-ce que vous faites ?
Faut que vous avez besoin d'un plombier, vous en appelez un autre. Là, on a eu un éditeur qui de manière répétée, intentionnelle, n'a pas respecté la convention d'agrément. Vous en prenez un autre.
Mais bien sûr. Et et comme ça, c'est pas couper le robinet. L'agrément n'est pas de droit.
Une fois que vous l'avez obtenu, vous devez recandidater pour l'obtenir à nouveau. Et donc là, il aurait fallu à mon avis prendre acte qui avait eu des problèmes récurrents, manifestes, importants, lourd parce que c'est pas nouveau. Ça fait des années, plusieurs années que ça dure et donc se dire bah il faut donner la possibilité à un autre éditeur, il y avait d'autres projets sur la table.
Voilà. Moi moi ce que ce que ce que ce que gère c'est ça et aujourd'hui il y a quand même un problème c'est que l'ARCOM est chargé de garantir ce qui est dans la loi à savoir que le pluralisme interne soit mis en œuvre sur la TNT c'est-à-dire que tous les courants de pensée soient représentés sur chaque chaîne ce qui est pas le cas pour vous ce qui est pas le cas pour la presse écrite c'est pas le cas pour tout tous les tout tout tout le reste de la presse c'est juste le cas c'est son travail mais moi ce que j'entends c'est une remise en cause de ce principe même dans le débat public aujourd'hui y compris par des responsables de l'ARCOM qui disent peut-être que finalement les chaînes d'opinion j'ai même entendu ça de la part de madame je sais pas pourquoi elle donne son avis là-dessus et donc pour moi non il faut garantir liberé d'expression mais la liberté le droit de donner son avis bien sûr enfin elle l'a fait le jour où elle était convoquée devant la commission la première fois comme pour donner un gage. Moi, j'ai pas très bien compris pourquoi elle s'exprimait là-dessus alors qu'elle allait parler en commission d'enquête audiovisuelle publique làdus.
Mais le débat qu'on doit avoir dans aujourd'hui c'est est-ce queon veut toujours que ce pluralisme interne soit la règle ? Moi, je je prétends que oui. Euh, Nathalie Sonac là-dessus et ensuite on finit sur la question quand même de l'audiovisuel public qui est quand même assez importante particulièrement en ce moment.
Vous entendez autour de vous pas mal de gens qui vous disent encore une fois, vous êtes pas la porte-parole du CSA anciennement ou de l'Arcom et cetera, mais vous en avez voilà quand Tho Brutin vous dit voilà, il y a une question là de de de on se limite volontairement à un certain périmètre. Euh je crois pas qu'on se limite un certain nombre le périmètre. Il y a une loi, il y a une délibération qui a été prise, faut appliquer la délibération.
Il s'avère que la loi évolue. Ça ne vous aura pas échappé que la loi de 1986 date de 1986. Elle a été modifiée 90 fois.
Ça fait des années que des intellectuels, des chercheurs, des anciens de l'Arcom, des pendant l'arcom, des après l'ARCOM disent "Il faut changer aux députés, aux parlementaires de s'emparer d'une décision qui est fondamentale qui est celle de cette liberté d'expression aujourd'hui dans un paysage audiovisuel qui n'a absolument rien à voir avec celui de 1986. Quand vous voyez la multiplication du nombre des réseaux sociaux, des attaques qui peut y avoir en ligne, de cette cette free speech qui est en train de se déployer où on dit tout et n'importe quoi, heureusement que nous avons encore un espace sur lequel on peut qui émane domaine public et sur lequel on peut émettre avec une organisation qui effectivement organise en cadre et ce cadre doit évoluer à l'ône de l'exercice aussi de l'évolution de ce ce paysage audiovisuel. Peut-être quelques éléments sur est-ce qu'on a on a besoin ou pas.
Je crois que un l'ARCOM n'a jamais été aussi indispensable et qu'on doit continuer à étendre son périmètre et notamment en délinéaire parce que c'est là où les gens sont 25 % des 18 25 ans s'informent sur TikTok. Je crois qu'aujourd'hui l'attaque, elle est elle est là de notre cohésion sociale, de notre pluralisme, notre vivre ensemble et ça c'est majeur. Le deuxième élément, il me semble que les médias sont des vecteurs de démocratie et qu'ils doivent absolument rester, demeurer, soit solide et absolument indépendant.
Donc l'attaque euh vis-à-vis des médias, je peux le comprendre et on peut échanger évidemment sur ces éléments-là, mais en tout cas pour ma part, je pense que c'est des éléments qui sont sans dépendance n'est pas évident dans un monde médiatique où vous avez plein de milliardaires qui détiennent les médias quand même. Et en tout cas, la question bien placé pour le savoir. C'est la raison pour laquelle en fait la question de la concentration par exemple, bon évidemment parce qu'on peut pas traiter de tous les sujets mais la question de la concentration est fondamentale et que aujourd'hui le dispositif de mesures anticoncentration qui soit monomédia ou plurimédia n'est plus en adéquation avec nos usages.
Aujourd'hui les usages ne sont pas cela. On est d'accord que le seul échec n'est pas l'arcom qui a aussi la question de la concentration des médias. On n'arrête pas de plaider justement contre contre ça.
C'est vrai que du point de vue vous le faites aussi à l'Assemblée nationale. On a adopté l'article 1 de ma proposition de loi contre la concentration. On y est presque.
Il nous manquait 2 heures de séance. Il manquit l'article. Non mais je je pense faut aller beaucoup plus loin.
On voit bien que là on est en train c'est une question centrale, je partage complètement votre point de vue mais il s'avère qu'il faut absolument que ça soit vu dans un ensemble parce que l'audiovisuel c'est dans un écosystème informationnel qui lui est terriblement pollué par la désinformation, par la manipulation de l'information et dans les propos que nous dénonçons tous ensemble je crois sur ce plateau depuis tout à l'heure, on n' pas envie de les voir non plus en ligne. OK. Alors, un autre sujet, dernier sujet pour finir, c'est quand même alors il y a cette question de la concentration, elle est évidemment majeure, c'est la question de l'audiovisuel public.
Cette commission d'enquête de l'Assemblée nationale présidée par un député Horizon dont le rapporteur est un député UDR, donc siiste, donc allié au Rassemblement national Charles Loncle. UNES, les auditions viennent de se terminer quand même. On peut résumer ça comme ça.
Je crois que tu prépares un article là-dessus. un grand cirque, un exercice d'autopromotion de la part du rapporteur qui a auditionné le banc et l'arrière-band de l'audiovisuel public, y compris des gens qui sont plus du tout à l'antenne depuis très longtemps et surtout une attaque en règle contre l'audiovisuel public, d'ailleurs relayé par cette chambre d'écho, C News et autres médias. Ouais, je crois qu' il y a une tentative claire de la part de de l'extrême droite médiatique d'une part et qui est relé ensuite et qui est traduit en acte parlementaire bah par Charlon et et ceux qui le qui le soutiennent qui est de créer une espèce de à mon avis de fausse équivalence de dire voilà c'est news OK c'est news c'est une chaîne d'opinion c'est une chaîne de droite et d'extrême droite mais regardez ailleurs le public que vous payez vous les français bah c'est une c'est c'est ce sont des antennes noyautées par la gauche et donc tout l'enjeu de cette commission d'enquête pour Charles Lonc le rapporteur, ça a été de tenter de démontrer que l'audel public était noyauté par la gauche en dépit de toute réalité.
Donc il a interrogé des anciens présentateurs de de l'audiel public de France Télévision, donc par exemple Patrick Sébastien, Jacques Cardos qui ont émis des accusations graves sans jamais en apporter la moindre preuve non étayé. Euh c'est des accusations qui ont ensuite été immédiatement relayées sans aucune précaution, sans conditionnel, sans rien du tout par euh le rapporteur sur ses réseaux sociaux comme si c'était des vérités euh de fait. Et donc voilà, cette cette commission qui s'est déployé sur euh sur 6 mois, je crois, il y a eu 200 heures d'audition.
Euh 67 à peu près personnes non 67 auditions, 230 et quelques personnes auditionnées. En vrai, ça fait du monde. Je crois qu'aucune commission parlementaire auparavant n'avait autant travaillé.
Euh et tout ça pourquoi ? Bah pour un résultat à mon avis qui sera qui sera quasi nul puisque les bonnes les questions qui auraient été qui auraient dû être posées parce qu'évidemment je pense qu'il y a il y a des choses à à régler dans le public, les questions qui auraient dû être posées l'ont pas été. Ouais.
Juste est-ce que là-dessus ce rapport on n'est même pas sûr qu'il sera adopté à la fin pour autant ça crente quoi si je peux dire pour autant ça fait une discussion sur l'audiovisuel public. Nous sommes le premier à faire des enquêtes par ailleurs sur l'audiovisuel public. Donc on n pas de de souci à dire que tout n'y est pas parfait mais enfin quand même le Rassemblement national et ses alliés veulent privatiser l'audiovisuel public et cette commission d'enquête elle est un peu faite pour ça.
Ben moi, je crois qu'elle était faite pour détourner le regard de Boloré et de la concentration. Je pense que il y a eu beaucoup de débats là-dessus, que ça animait le débat public, que notamment grâce à l'action de RSF devant le Conseil d'État et donc que la la commission TNT aussi dont Aurélien Saint-Tou a été rapporteur. Tout ça a créé un débat public qui mettait en accusation à juste titre à mon sens la concentration des médias et particulièrement là-dedans la le le projet politique mis en œuvre par Vincent Boloré. euh et et cetera et et en fait, je crois qu'il y a eu une contreoffensive, une contreoffensive pour déplacer le terrain du débat public et le mettre sur l'audiovisuel public.
Comme ça, on parle plus d'eux. Euh et et je crois euh aussi que c'était une manière tout à fait de démontrer que bon bah puisque euh OK, c'est news, c'est de droite, c'est conservateur euh mais comme l'audiovisuel public c'est de gauche, oh bah alors c'est pas grave, ça peut rester comme ça. C'était aussi une entreprise de légitimation euh de ces news et puis euh je crois pour terminer, je crois aussi qu'il y avait évidemment une manière de se mettre en scène, de faire du buzz pour pour le rapporteur.
Donc je ne sais pas si le rapport va être validé ou pas. En tout cas, s'il y a la moindre euh contre vérité, insinuation dénuée euh de fondement, euh moi je voterai contre. Même si évidemment tout le monde nous dit "Ah mais vous allez être traité de je sais pas quoi.
De toute façon, on est suffisamment souvent parole extrême droite pour que ça nous ça pose pas problème. Brutin ! Oui, c'est le match retour.
Je pense que Sophie l'a dit, c'est le match retour de la commission TNT là avec un rapporteur qui a pris pour argent comptant au sensit le plus littéral du terme une grande partie des accusations de la presse boloré et je pense qu'il faut voir la gravité parce que ça crée une pression sur le public qui est franchement sans précédent en France. Mais le mouvement en fait c'est un mouvement européen parce que ça crée de l'autocensure, ça crée ça, on intègre ça ça vous dit attention on sait que vous êtes là, on peut vous la pression, on peut toucher à vos modes de nomination, à vos contenus, à votre budget. Je rappelle que l'audiovisuel public est actuellement sur un un budget annualisé.
C'est vraiment très dangereux et je pense que le mouvement il est européen. Faut bien voir. J'étais à la BBC l'autre jour, un responsable de la BBC me dit "Nous sommes devenus political football." Ça veut dire on est devenu un objet politique, que tout le monde se rebalance les uns les autres et cetera.
Et tout ça est très dangereux parce que ça porte en germe l'affaiblissement potentiel du journalisme dans le débat public. Et ça c'est quelque chose sur lequel je pense qu'il faut vraiment prendre garde, c'est de la stratégie politique. Juste offensive Daniel Obomé.
Oui, permettez, moi je oui, on la stratégie est très claire, celle politicienne du du rapporteur et de la présidence, mais je pense que ce que ça évite de poser comme question sur l'audiovisuel public, c'est le fait que le processus de droitisation ou pas de droitisation, mais il est interne aussi en fait de l'audiovisuel public. Excusez-moi, mais c'est difficile de défendre un audovisiel public qui avant même d'avoir été mis en accusation par Boloré, avait déjà intégré dans son modèle économique cette stratégie là euh de euh embaucher des gens qui n'ont aucune euh euh compétence sur des sujets pour alimenter euh le supposé débat public euh à censurer son propre personnel. euh quand il n'était pas dans la ligne décidée et l'orientation et le changement de ligne décidé par en haut par le politique.
Ce n'est pas vrai que on aurait un audios visuel public qui serait un espèce d'espace de liberté garant du droit et de la démocratie. C'est pas vrai du tout. C'est un c'est c'est politique le l'audiovisuel public parce que c'est du service public qui a euh comme vocation non pas de faire du profit parce que de toute façon aucun médien n'en fait mais de participer à euh organiser et permettre le débat public euh et euh la confrontation d'idées.
Et malheureusement, moi je pense que l'échec et ce qui a permis d'autant plus facilement cette offensive, c'est que l'audiovisuel public a failli parce que c'était un choix politique et c'est une politique qui a été menée par tous les tous les gouvernements au moins depuis 7 ans, de faire en échec l'audio l'audiovisuel public, de lui réduire les moyens, de lui faire rentrer dans l'écosystème de l'information en continu avec la fragilisation et la précarisation. Mais vraiment la question à se poser, c'est euh pourquoi est-ce que cette attaque, elle a été intégrée bien avant et pourquoi il y a cet alignement politique sur l'extrême droit de de l'audiovisé publque et pourquoi je finis là-dessus, pourquoi le public pourquoi les citoyens et citoyennes ont autant de doute et euh si peu de soutien sur l'audiovisuel public génation. Oui, mais c'est cette questionlà.
C'est cette question là qu'il faut se poser parce que sinon c'est trop facile d'une certaine manière c'est trop facile de dire le problème c'est Boloré et l'attaque de Boloré l'extrême juste pour bien situer c'est important parce que pour pour la discussion ce sont des enquêtes que tu fais aussi c'est-à-dire que la pression de ces news et de finalement dans un air du temps qu'on pense être l'air du temps qui est très à droite fait que il y a par exemple des chroniqueurs de C News qui se retrouve sur France Info. Ça c'est vrai. Il y a aussi une mode façon parfois de voilà de de s'inspirer de la façon de de pour vouloir concurrencer nous.
Ça c'est une réalité. Ouais, bien sûr, c'est une réalité. C'est une réalité qui est menée au nom de l'idée que comme les Français, le paysage politique se droitise, donc les Français votent de plus en plus à droite et donc au nom de ça, il faudrait, y compris sur le duel public, c'est ce que on a beaucoup entendu pendant la commission, il faut représenter tous les Français, faut que tous les les Français et enfin se sentent représentés.
Et même aussi ce qu'on ce qu'on voit sur sur BFM TV, c'est euh c'est ce qu'on avait aussi raconté il y a quelques temps. Je me rappelle qu'après la la les législatives partielles de de 2024 et en faisant le constat et surtout après les européennes que l'extrême droite, le Rassemblement national était en tête, et bien Marc Olivier Fogel donc qui était l'ancien directeur de BFM TV avait passé consigne en interne à ses équipes de dire il nous faut plus sur les plateaux d'éditeuralistes de droite et de droite plus et dans la liste d'invités qu'il a qu'il a suggéré à ses programmateurs, bah il y avait des gens de valeurs actuelles euh de du JDD ça fait [raclement de gorge] Daniel euh juste peut-être Dominique Sop rapidement et puis je conclure avec vous Nathalie Sonc qui sortait un livre sur l'audiovisuel public. Ouais juste sur la question de l'audiovisuel public.
C'est vrai qu'il y a des problèmes, je me souviens quand même de Eric Zemour parce que c'est vrai qu'on parle de Eric Zemour à ces news mais bon, on peut dire que Boloray a racheter un monstre qui a été qui a été forgé et notamment dans l'audiovisel publique puisque la première condamnation de Zemour, c'est nous d'ailleurs qui l'avions obtenu pour des propos qu'il avait tenu sur France 2 et sur France 4 à l'époque qui était de l'incitation à la à la discrimination. Mais euh au-delà de cette problématique de l'audiovisuel public qui est touchée effectivement par le phénomène de droitisation de la société française, je rappellerai d'ailleurs que la polémique sur la ville des noirs, la première occurrence, on la trouve dans l'émission C soir euh et ça rebondit ensuite hein. Donc c'est quand même euh par Alexandre de Vituer, ça c'est la fchosphère entend ville des noirs quand le soir de son élection dit ville des rois et du peuple vivant.
En effet dans ce soir, c'est repris par Apoline de la Malerme le mardi sur sur Oui, mais ça mais bon voilà ça donc c'est ça a été aussi sur le service public ça fait son chemin aussi sur service public. Donc il y a pas un service public qui sera exemple effectivement de toute critique. Le service public, il est aussi plongé dans des logiques politiques, dans une ambiance du temps qui est extrêmement mauvaise, peut-être aussi dans des défaillances de toute une partie des élites dans ce pays qui ne sont pas forcément spontanément antiracistes, même si elles elles aiment se gargariser de leur antiracisme par rapport au peuple qui lui serait beaucoup plus raciste qu'elle.
Bon, mais il me semble que la question de l'offensive qui a été posée par la commission avec monsieur Allon qui une sorte comme ça de clown euh comment dire totalement délirant. Bon, je pense que de toute façon, c'est comme ça. Ça c'est un fait qu' y a une offensive de l'extrême droite et la question qui est posée c'est comment face à cette offensive de l'extrême droite qui se servira de tous les moyens à cette disposition y compris de venir pourrir les institutions, et bien comment il y a aussi une contreoffensive qui n'est pas qu'une contreoffensive évidemment par la loi mais qui est aussi une contreoffensive idéologique de la société du mouvement pour dire regardez c'est quoi l'extrême droit ils sont même pas au pouvoir que les institutions ils sont déjà en train de les pervertir au service de la violence c'est ce que nous faisons.
Nous essayons de faire sur Media part. Mot de la fin Nathalie Sonac puisque la question de l'audiovisuel public comme bien collectif queles que soient les critiques qu'on peut lui apporter évidemment et il faut critiquer n'importe quelle institution est au cœur de votre livre. Oui, un ouvrage dont dont le point de départ est évidemment cette commission qui m'a comme beaucoup tous nous tous ici ou ailleurs aussi agacé.
En même temps, ça le mérite de poser clairement les choses et pour moi ça a eu le mérite de reposer finalement quelle est l'importance du service public, quel est le rôle aujourd'h privatiser hein, c'est clair que l'extrême droite veut privatiser. C'est très clair. C'était le programme du rassembl rassemblement national.
Faut voir aujourd'hui, c'est un petit point de pas d'accord avec vous. Les résultats montront aujourd'hui que les audiences, il y a une très grande confiance à l'égard des chaînes de l'audiovisuel public et des et des stations et des stations publiques. Il y a encore une audience importante même si on voit qu'elle est qu'elle subit le vieillissement comme les autres mais aujourd'hui France Télévision c'est 80 heures d'information par jour et l'information il c'est vraiment les faits les faits d'actualité c'est ça qui est au cœur c'est la défense du journalisme c'est la défense de l'éthique de de la déthonologie on peut ne pas être d'accord mais une fois encore je suis intimement convaincu qu'il est imminemment impossible autrement pour une démocratie de ne pas pouvoir avoir un audiovisuel public fort en face d'un audio du privé fort qui soit présent pour régler la question de l'information en tout cas qu'on puisse la voir la comprendre faire du fight checking faire du débunking apprendre comprendre et rester au plus près des faits.
Donc le pluralisme l'impartialité sont des éléments essentiels. Ensuite il y a un maillage territorial qui est évident. Je sais pas si vous regardez le mouvement qui s'év aux États-Unis.
Il y a plus de 300000 3500 pardon titres de presse quotidienne qui ont déserté. Donc on est face à des déserts informationnels ne reste plus sur beaucoup de lieux de territoire le service public donc il joue un rôle majeur en matière de cohésion sociale maillage de territoire important et puis j'ajouterai que le service public c'est 600 millions d'euros d'investissement chaque année dans des œuvres audiovisuelles de donc la culture l'opéra le théâtre accessible gratuitement au plus grand nombre et qu'on nous sorte pas demain matin Netflix ou Disney Plus. Donc aujourd'hui, je pense que le combat c'est véritablement d'avoir un audiovisuel public qui soit fort dont on garantit et là encore les parlementaires s'empare des vraies questions qui est celle de la défense d'un service public avec un montant indispensable suffisant de ressources de financement que celle-ci soit par exemple plus sur la pluréalité pour qu'on suive avoir cette garantie là de cette financiarisation avec le respect de l'indépendance qui est là encore est est fondamental.
Donc je pense que le rôle du service public, il est attaqué très fortement aujourd'hui. C'est pas à Noin que ça soit à un an de la présidentielle qu'on l'attaque et de je pense que c'est aujourd'hui que les parlementaires, la société, nous tous puissons absolument défendre haut et fortement les valeurs du service public. Et c'est pas le moment de remettre en cause.
Voilà. Et les valeurs de l'information en général et du droit des citoyens à savoir c'est ce qu'on fait sur Media Part en le relisant ce soir dans cette émission. Nous pensons à Médiia part qu'il faut débrancher ces news.
Merci beaucoup d'être passé par le plateau de Méia Part. Bonne soirée et abonnez-vous à Media Part et abonnez-vous Média indépendant, c'est important en ce moment. Bonne soirée. [musique]
Danièle Obono