Ukraine: de l'invasion russe à la bataille de Bakhmout, un an de guerre en cartes
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Figor Live, bonjour, bienvenue. Nous sommes en direct ce vendredi matin pour un nouveau point de situation sur ce qu'il se passe en Ukraine pour suivre cette guerre bien sûr en Ukraine puisque cela fait aujourd'hui 1 an que les forces russes ont attaqué leurs voisins. Pour parler de ce sujet bien sûr, je suis avec Alexis Ferchac.
Bonjour Alexis. Bonjour Vincent. Adjoint au pô actura un an de guerre en Ukraine via les cartes et via cet article de l'invasion russe à la bataille de backmou.
Un an de guerre en Ukraine raconté en carte, un formidable travail réalisé par les équipes du Figaro euh et la partie infographie. Nous vous le conseillons cet article et on va retrouver du coup cette carte qui va s'animer et on va vous montrer petit à petit ce qui s'est passé de cette de pendant cette guerre en Ukraine. Alexis, est-ce qu'on peut d'abord faire un point général ?
Alors, un point général, peut-être rappeler que c'est effectivement les 1 ans de l'invasion russe qui avait commencé le le 24 février, enfin dans la nuit du 23 au 24 février euh 2022 euh mais qui a un passif et que d'une certaine manière la guerre euh ne démarre pas à ce moment-là. Mais en 2014, euh puisque'en 2014, il y a eu cette révolution euh du Maidane pro européenne qui avait conduit à la à la chute du président ukrainien prousse Yanukovic. Euh on se souvient qu'il y avait eu un accord qui avait été paraffé par la France, l'Allemagne et la Russie.
Mais malgré tout, malgré cet accord et bien Yanukovic avait dû fuir Kief. Et donc ça avait conduit euh à l'annexion d'une part de la Crimée, la péninsule du Crimé qu'on voit en bas au sud, euh l'annexion de la minule du crimé par la Russie qui a organisé des des des référendums qui n'ont pas de de valeur légale du point de vue du droit international. Euh ça c'était la première partie.
On sait qu'il y a pas eu de combat en Crimé, mais la Russie avait déployé ce qu'on a appelé les petits hommes verts de de Poutine parce que c'était des soldats sans uniforme, enfin avec uniforme et sans sansigne. Et puis la deuxième partie, ça a été le Donbasse, c'est la deuxème zone rose rouge. Euh et alors là pour le coup, c'est devenu euh euh vraiment un conflit euh armé euh certes de moindre intensité qu'aujourd'hui, mais déjà euh extrêmement puissant.
Il y a eu euh 15000 mœurs, enfin c'est c'est pas du tout anecdotique. Et ce qui s'est passé, c'est la Russie n'est pas intervenue directement, mais elle a soutenu des rebelles prorusses qui ont créé deux entités séparatistes, la République de Deevet et la République de Louansk qui sont en fait les deux oblastes. L'oblast c'est région administrative euh de de l'est de l'Ukraine qui forment une grande région historique qui s'appelle Le Donbas.
Hm hm. Euh voilà et tout l'enjeu aujourd'hui c'est ça. Et donc ils ont pris les armes contre l'armée ukrainienne.
Au début d'ailleurs, les les les rebelles n'ont pas tenu face à l'armée ukrainienne. l'armée russe, notamment l'artillée russe est intervenue, les Ukrainiens ont été battus et ça a abouti aux accords de aux accords de Minsk avec aussi la France, l'Allemagne et et la Russie qui est un accord imparfait qui n'a jamais été respecté par aucune des des deux parties. Oui.
Puisque les combats ont toujours continué là-bas. les combats de bien moindre intensité qu'en 2014-215 mais ils ont continué avec des tirs d'illerie absolument tous les jours. Et si vous voulez les deux Républiques séparatives, ben il y a une sorte de de de ligne magino-ourainienne qui s'est construite le long de cette ligne de front de 2014.
Euh et donc le 24 février euh il est intéressant de voir que les Russes n'envissent pas juste le Donbas euh mais ils ils envahissent tout le pays avec trois fronts et je pense que c'est de trois fronts bien distincts. On va ça qu'on va récapituler. On va le voir effectivement sur cette carte que vous allez voir.
Voilà, on les voit en fait. Alors déjà, il faut aussi rappeler quelque chose. Je salue d'ailleurs Einar qui est dans les commentaires qui qui nous rejoint.
Vous n'hésitez pas bien sûr tout au long de ce live à poser vos questions. N on est là pour y répondre comme d'habitude vous le savez. Euh il faut rappeler aussi que avant la date du 23, dans la nuit du 23 au 24 février, ça se passe euh pendant un moment, pendant euh plusieurs mois, la Russie va amasser des troupes au à la frontière, ce qu'elle avait déjà fait en 2021, mais là c'est euh encore au-delà et en gros, elle elle masse aux frontières de l'Ukraine environ 200000 hommes euh pour des exercices.
Laat monte, il y a des négociations avec les États-Unis. La Russie fait des demandes d'ordre sécuritaire assez classique sur le le le non déploiement de d'armements à longue portée euh occidentaux à ses frontières, la question de l'avancée de l'OTAN, euh des armements occidentaux qui arrivent en Ukraine en fait depuis 2014, mais c'était des armements assez légers. Euh enfin bref, toutes ces questions-là jusqu'au dernier moment, euh beaucoup de gens notamment en France ne croit pas la la à l'hypothèse d'une invasion russe parce que ça paraît militairement euh irrationnel et on va voir que d'ailleurs enfin Vladimir Poutine l'opération initiale a échoué d'une certaine manière. peut pas dire que la guerre est perdue, mais en tout cas l'opération initiale a échoué et finalement les les négociations n'ont n n'ont n'ont abouti à à rien et peut-être que là en introduction je peux dire un mot mais ce qui est étonnant depuis un an ou deux si vous voulez c'est le progressivement Vladimir Poutine dans ses discours des discours fleuf qui peuvent durer 1 heure 2 he et cetera, finalement il parle de moins en moins euh de questions sécuritaires, d'armement de traiter de bref toute cette gestion de la prèga froide de l'après 1991 mais de plus en plus il parle d'histoire longue et quand je parle d'histoire longue il remonte à à l'histoire de la Russie depuis le depuis la rousse de Kief au 9e siècle qui était le premier état slave.
Il rappelle les frontières euh bah je sais pas par exemple que euh en 1648 1667 après la guerre russo-polonaise et bien la frontière russe s'est installée le long du Dépèpre et 1767 c'est la date à laquelle Kief euh devient russe ou redevient russe dans l'imaginaire dans dans l'imaginaire russe parce qu'avant il y avait eu la rousse de KF. Enfin bref, euh Vladimir Poutine de plus en plus parle des rac d'histoire, de racines historiques et vous voyez bien qu'on change on change de rationnalité. C'est plus seulement des choses sécuritaires, militaires.
Au début de l'intervention, un truc très politique. Au début de l'intervention, il parlait de libérer le peuple ukrainien. Maintenant, il parle de récupérer le territoire dû à la Russie en fait.
Mais c'est là où il est extrêmement ambigu, c'est que les rares fois où la Russie a évoqué des des objectifs concrets militaire en général ça s'est arrêté au Dombas. Hm hm. Après alors il y a tous ces concepts de démilitérisation, des nazifications et cetera mais voilà c'est pas extrêmement concret comme objectif.
Mais en revanche quand il était concret, il parlait du Donbas et ça l'it plus encore depuis septembre parce qu'on va voir mais la la Russie a annexé quatre oblastes euh au sud-est de la de la Russie. On le verra dans dans effectivement. Alors, on va commencer, on va commencer voilà, le 24 février, l'armée russe se déploie sur trois fronts différents.
Ils vont arriver, donc là, on le voit, par le nord, par l'est et aussi par le sud. On peut peut-être s'arrêter euh là d'ailleurs pour faire un premier pour comprendre parce que là voilà même avant avec les flèches. Voilà là là ça donne une bonne idée en gros de la de la manœuvre russe.
Euh donc il y a trois fronts. Il y a un front au nord, un front à l'est et un front au sud. On va commencer par le front au nord qui est le plus important déjà parce que c'est celui qui mobilise le plus de de troupes côté russes et parce qu'il a un objectif qui est la capitale KF et que pour ça évidemment euh bah c'est de facto le le plus important. dans les ordres de grandeur et là on va compte qu'il y a un problème dès le départ c'est que les Russes envahissent l'Ukraine avec moins de 200000 hommes.
Entre 150000 et et 200000 hommes. C'est absolument rien dans la mesure où l'Ukraine c'est plus de 600000 km² donc c'est plus grand que la France. Euh je sais pas mais quand les Allemands sont arrivés en France en 1940, il y avait 1 million et demi d'Allemands euh pendant la Seconde Guerre mondiale en 1943 quand l'Union Soviétique euh il y a eu la grande bataille du Don qui d'ailleurs avait lieu en Ukraine et les les soviétiques attaquent les Allemands par l'est pour franchir le Dèpre qui est le qui est le fleuve qui qui le grand fleuve qui qui coupe en de l'Ukraine.
Enfin, il y a un zigzag mais qui coupe en de l'Ukraine du Nur au sud. Il y avait 2 millions et demi de soviétiques. Bon certes en face il y avait un million et demi d'Allemands mais vous voyez les ordres de grandeur ne sont pas là.
Mais malgré tout les Russes le font. Donc le front principal c'est au nord c'est Kief. Et en fait ils vont descendre, ils vont passer par la Biélorussie au nord qui est un allié de la Russie et ils vont attaquer des deux côtés.
Ils vont passer des deux côtés du du Niepre. Il y a 150 km entre la frontière Biélorusse et et Kief. à l'ouest sur la rive droite, on voit c'est la centrale de Tchernobyl.
Donc les Russes prennent la centrale de Tchernobyl, descendent et cetera et puis font la même chose à l'aise sur la rive gauche. Euh alors là, il y a il y a il y a deux choses. Il il y a un moment dont on se souvenait peut-être qui est l'attaque aéroportée de l'aéroport du Ghostomel et ça il faut en parler parce que c'est le moment c'est c'est en fait finalement l'échec fondateur de la Russie en Ukraine parce comme comme en fait ils ont fait un truc très classique dans l'histoire soviétique euh c'est qu'ils ont décidé de créer une tête de pont aérienne juste à 20 km de KF vous aviez un un aéroport qui s'appelle l'aéroport en neuf de de Ghostomel qui qui qui est au nord de KF, vous pouvez le voir tout.
Oui. Alors, sauf que là, c'était un peu après, c'està dire que les Russes étaient déjà arrivé de la Biélorussie jusqu'à là. Au départ, c'était juste des troupes aéroportées. les fameuses VDV euh peut-être 1000 hommes qui ont été ou 2000 hommes qui ont été largués par hélico euh dans l'aéroport pour établir une tête de pont avec l'idée qu'ensuite il y aurait des avions de transport Il yuchin 372 qui qui pourraient débarquer des des hommes, tenir cette tête de pont, commencer à attaquer KF et puis pendant ce temps-là les troupes venant de Borussie auraient le temps d'avancer jusqu'à Ghostomel et d'assurer la logistique.
Le problème, ça c'était sorti dans la presse américaine, visiblement les les Ukrainiens étaient au courant euh de de l'attaque reporté à à Gostomel et ça s'est transformé en en désastre pour pour la Russie puisque il y a d'excellentes troupes d'élite ukrainiennes qui ont immédiatement attaqué la tête de pont à Gostomel. Elle n'a tenu que quelques jours et pas suffisamment longtemps pour attendre l'arrivée des troupes russes venant de Biel Russie. Et donc finalement les troupes russes ont fini par arriver de Biélorussie et on le voit là, elles sont arrivées au nord-ouest de Kief.
Euh et alors là, elles ont commencé une tentative d'encerclement de la ville. Et là, peut-être qu'on peut avoir une carte plus générale euh de l'Ukraine, revenir en revenir en arrière. On va remonter effectivement pour voir parce queen fait il n'attaque pas que encore en arrière parce que là c'est des routes de russes.
Euh voilà, il n'attaque pas seulement euh par le nord par les deux rives du Niiepre. Euh ils attaquent aussi par l'est en fait via une ville qui s'appelle Soumi qui est d'ailleurs horizontalement à peu près au même niveau que KF. Et donc là c'était les troupes russes venaient directement de Russie.
Et donc l'idée c'était de prendre un sandwich Kief des deux côtés. euh du Nieepre plus euh par l'est. Et en fait les les Russes ont avancé très vite au départ, mais ils ont avancé très vite euh même là on le voit pas sur la carte mais par l'est à un moment euh ils étaient à 20 30 km de KF.
Oui. D'accord. Mais le problème c'est que les Russes ont avancé très rapidement en prenant les les en contrôlant les les routes mais sans contrôler les villes et leurs lignes se sont leurs lignes logistiques se sont étendues de manière déraisonnable.
D'un point de vue logistique, ça devenait ingérable et surtout les Ukrainiens ont commencé une technique de guerri pour attaquer les arrières des Russes qui ont commencé à être absolument épuisé. D'autant que là on se rend pas compte mais Kiev c'est plus de 4 millions d'habitants. Le le périmètre de la ville de Kief pour l'encercler c'est 100 à 150 km.
Oui. Donc c'est absolument considérable. Donc il fallait rien que pour encercler Kief, là je parle pas de de prendre Kief mais rien que pour encercler KEF, il fallait une armée considérable.
Dès lors que l'effet de surprise de Ghostomel avait échoué, les Russes n'avaient pas les moyens de tenir ce Front du Nord. Et donc euh ce qui devait arriver arriva. Euh le point le le point culminant de cette offensive est arrivé en réalité assez vite dès le début du mois de mars et dès les derniers jours du mois de mars, les troubles russes se sont retirées du front, on va l'appeler le front biélorusse et même se sont retirés de soumis.
Là, c'est le mouvement jaune. Alors, effectivement avec les Ukrainiens derrière qui pressaient euh pour essayer de rendre le retrait russe de plus en plus difficile. Mais là, fin avril, c'est un premier échec euh pour la Russie.
Alors encore une fois, quand je parle d'un échec, ça veut pas dire que la Russie a perdu la guerre. Oui, c'est par rapport à ce qu'il voulait faire à la base, le plan initial a échoué et cette étape a a échoué. Mais les ordres de grandeur, ça c'est pas ça, je me souviens, on le disait dès les premiers lives qu'on avait fait tous les deux, les ordres de grandeur n'étaient pas là pour que ça réussisse pour que ça réussisse effectivement.
Alors, je salue Jocos qui nous a rejoint, qui nous a rejoint, Lucas Chabot qui nous a rejoint. L'histoire en détail qui dit "La qualité des cartes est impressionnante." Et bien, on est bien d'accord, on remercie bien sûr le service infographie de nous avoir fait ces cartes et ce et ce magnifique article que vous pouvez retrouver bien sûr sur le site du Figaro.
Alors, il y a un autre parce que on a parlé du coup Ah ouais, parce que là, on a parlé que du Front du Nord. Voilà, le Front du Nord, le front de l'Est. Il y en a deux autres.
Il y en a deux autres. Il y a celui du sud pour le coup. Ouais, on va commencer par le sud où où ça allait aussi très vite puisque alors on va remonter pour vous pour vous montrer euh les forces russes ont progressé très rapidement.
Très rapidement. On voit on voit d'ailleurs sur sur ces flèches en bas. Hop, vous voyez euh ça ils ont très rapidement pris beaucoup de zones dans le sud du pays, dans dans le sud de l'Ukraine.
Alors vraiment, c'est le front. On va dire que dans cette étape une, c'est le seul endroit euh enfin un des seuls endroits où les Russes, on peut dire, ont marqué des points et et ont réussi. Ils ont fait preuve de qualité tactique d'ailleurs qui était bien meilleure qu'au qu'au nord.
Alors, il y avait plusieurs enjeux. Le alors tout part de Crimé, donc déjà c'est pas facile. Vous voyez le le la Crimée, elle se rétrécit comme ça et au nord de la Crimée, il y a que deux ou trois routes par lesquelles passer.
Donc déjà les Russes ont réussi cette première manœuvre qui consistait à quitter la Crimée pour arriver, on va dire, sur la partie continentale. Première étape, là les Russes ont deux objectifs et on le voit très bien avec les deux flèches. Le premier objectif, c'est de filer à l'est pour contrôler les les bords de la mer d'Azov, la petite peut-être petite mer qui est devenue aujourd'hui une mère de facto intérieur pour la pour la Russie.
Évidemment pas le cas légalement mais c'est le cas dans les faits donc pour créer un un corridor terrestre qui permet de relier la Crimé au Dombas et donc au territoire russe. Pourquoi ? Parce que vous voyez que la Crimé en fait il n'y a il n'y avait pas de liaison terrestre entre la Crimé et le reste de la Russie.
Alors vous voyez il y a une sorte de D3 qui est le D3 de Kerchelie la mer noire à la mer d'Azov. Alors, les Russes avaient construit un pont, le le le pont de Kerch avec un pont routier, un pont ferroviaire, mais malgré tout, c'était extrêmement problématique pour les Russes euh et donc c'était un des grands enjeux, c'était stratégique et c'est d'ailleurs aujourd'hui le seul objectif stratégique que la R la Russie a réussi à réaliser, c'est de créer ce corridor terrestre entre l'in Crimé et le Donbas. Et donc là, ils ont avancé très très vite.
Ils ont pris un certain nombre de villes Mélopol, Berdians que qui a un port et puis ils ont avancé vers Mariopol dont on parlera ensuite qui permet de faire la jonction avec le Donbas puisque Mario Paul est dans le Donbas, dans l'oblast de Donat et entre les deux donc ils ont pris il y a deux Oblastes au nord de la Crimée à l'est. Il y a d'abord l'oblast de Kerson et l'oblast de Zaporij. Et donc si vous voulez euh dès la fin du mois de mars en gros, ils avaient pas encore pris loin de là la ville de Mariol mais en revanche ils avaient réussi à euh constituer ce corridor dont je vous parle vers l'est.
Mais il y avait un deuxième objectif du front du sud qui est la flèche qui part vers l'ouest c'était d'aller vers Odessa ouessa. Et alors là euh oui l'objectif stratégique c'est très clair, c'était de contrôler les bords de la mer noire. Euh et donc pour ça le le la cible stratégique c'est le port de dessin euh qui est la 3è ville d'Ukraine, le premier port d'Ukraine et qui dans l'imaginaire russe une ville chargée de d'histoire puisque c'est une ville qui a été construite par Catherine I à la toute fin du 18e siècle puisque au 18e en gros la Russie donc avance depuis l'est.
Elle a elle contrôle déjà ce qu'on appelait la Malorussia autour de Kief. Mais tout le sud de l'Ukraine était aux mains des Ottomans. Et et donc toute l'histoire du 18e et du 19e surtout du 18e, c'est c'est une les Russes ont fait refluer les les ottomans vers le sud.
Et donc il créent dans ce village de pêcheurs d'Odessa qui était euh une ancienne colonie grecque de l'antiquité, il il crée une ville, un port qui est la ville d'Odessa et donc dans l'imaginaire russe évidemment c'est très important. On va très vite voir que les Russes ne parviendront jamais enfin ne sont pas parvenus à Odessa et rien aujourd'hui ne permet de penser qu'ils atteindront Odessa un jour à cours moyen. Oui, puisquil's ont même perdu du terrain après on va parler mais enfin bref le problème c'est que pour aller au dessa, il y avait une première étape absolument stratégique qui était le franchissement du Nieep.
Là, je sais pas si on on se rend compte quand même sur sur la carte le le Nièpre, c'est un fleuve qui dans ces endroit les plus étroits, fait 2 km de large et qui grâce au enfin en raison des des barrages hydrauliques créés de du temps de l'Union soviétique, il y a des endroits c'est 20 à 30 km de large. Donc c'est ce que les militaires appellent une coupure humide. C'estàdire que pour franchir le Niepre euh à une armée entière, c'est extrêmement complexe.
Donc il y a des points de passage obligés. Ces points de passage obligé, ce sont les ponts et notamment vous avez une grande ville à l'embouchure du Niepre qui s'appelle Kerson et les Russes ont réussi en quelques jours à s'emparer de Kerson. Ils ont réussi à éviter une grande bataille, une longue bataille urbaine qui aurait été à la fois coûteuse et qui aurait permis euh aux Ukrainiens par des manœuvres de freinage euh notamment de détruire les ponts sur le Dèpre.
Donc les Russes ont réussi à s'emparer des ponts sur le Niepre et à créer une tête de pont sur la rive du coup droite du Niepre. Donc c'est à l'ouest du Nieèpre. Et là ils ont avancé avancé avancé et ils ont bloqué Amikolayf qui est la deuxième ville et dernière ville qui a aussi un port important qui est la dernière ville avant au dessin.
Euh les russes ont tenté d'encer cler Micolaif. Coliv, c'est je veux pas dire de bêtises, mais c'est 200 300000 habitants. Les Russes n'ont pas réussi.
Il y a il y a un petit fleuve, le bou meridional qui est qui est juste à l'ouest de Mikolaif. Ils n'ont pas réussi à l'atteindre et du coup ils se sont retrouvés coincés avec une tête de pont assez large, 50 km de profondeur, environ 100 km au nord parce qu'ils ont réussi à bien remonter le long du Niepre, pas suffisamment pour pour aller jusqu'à Zaporijia, mais c'était je veux pas dire de bêtises, mais il y avait quelque chose comme 10000 15000 km². Euh mais le problème c'est qu'une tête de pont, c'est bien quand on attaque mais c'est horriblement complexe à défendre.
Hm hm. Et c'est ce qui c'est ce qui pass ce qui s'est passé. Et le résultat, on en parlera tout à l'heure, bah c'est que en octobre euh les Russes n'ont pas réussi à tenir cette tête de pont et ont dû refluer de la tête de pont et abandonner la partie de la région de Carson située de l'autre côté du Niap.
Alors là, on parlait tout à l'heure de du mois de mars. Alors, on a on a montré donc là, c'est le front du sud dont on a parlé. Le front du sud dont on parlait, on a on parlait tout à l'heure euh voilà de l'est, vous voyez euh on disait 20 km à l'est, vous voyez, c'est un rouge là qui arrive, voilà qui arrive ici.
Ils étaient juste à côté. Ils ont commencé à vouloir euh à vouloir encercler par Boucha justement. Mais c'était un enfer logistique et il aurait fallu des troupes que la que la Russie n'avait pas.
H voilà. Il ils sont retrouvés très proches mais finalement ils ont perdu. Et voilà.
Et l'autre point du sud, vous vous rappelez donc pour faire la continuité là, on est le front du sud avec Mario, on le disait, les Russes qui ont encerclé la ville de Mariopol qui ont réussi à créer un lien territorial entre le Donbas et la Crimée grâce à cela, mais qui ont mis du temps avant de réussir à prendre Mario. Énormément de temps. À partir du moment où c'est été encerclé, ils ont mis un mois et demi et la ville de Mariopol a été prise à la à la mi dat en tête mais je crois que c'est la la MIM et notamment les les Ukrainiens et notamment le bataillon Azof qui est un bataillon volontaire très nationaliste euh ont résisté dans l'usine métallurgique desstal.
Bah vous voyez c'est la dernière zone à ce moment-là qui reste en en en grisé. On voit que d'ailleurs c'est une zone immense, c'est absolument immense. C'est la taille d'une ville et surtout il y a des il y a des souterrains extrêmement profonds.
Pour vous dire en fait Mariou Paul, le Donbas dans son ensemble était était la historiquement la zone la plus la plus riche de l'Ukraine, une zone industrielle minière et notamment c'est là qu'on y travaillait l'acier. Ça remonte à loin, ça remonte au début du 20e siècle. Euh et donc Mario Paul, c'était à la fois le port sur la mer d'Azovof qui permettait d'expédier euh tous les produits fabriqué dans le Donbas.
Et en même temps, c'était là qu'il y avait une des plus grandes asses d'Union Soviétique, donc l'usine métallurgique d'Azovofstal. Et et donc là, les les Russes ont mis euh ont mis un temps fou et ils ont notamment envoyé parce que les les Russes depuis le début essayent, ils n'y arrivent pas mais ils essayent d'économiser euh leurs troubles régulières et donc pour toutes les batailles urbaines qui sont extrêmement euh euh vorces en en homme, ils essayent d'utiliser euh plutôt des troupes, on va dire, irrégulières. Et donc là, de même que les Ukrainiens, c'était le bataillon Azofstal, le bataillon Azov, pardon, Azovstal, les Russes eux avaient envoyer les bataillons Tchenchen de Kadirov. de Kadirov qui avait une certaine expérience de la guerre en Syrie, du du combat urbain et qui était plus plus mobile que l'armée régulière russe.
Donc finalement, les Russes ont réussi à s'emparer de Mariol et donc ce premier objectif stratégique et bah a donné lieu à ça, à cette carte. À cette carte. Alors là, il manque quand même une chose dont on a pas parlé, c'est le fond de l'Est effectivement.
Voilà. Donc si on peut revenir en arrière et là on comprendra enfin comment arriver là. On vair on va revenir en remontant la carte.
Vous allez tout revoir qui revient en arrière. Hop hop. Voilà le le Oui, juste après.
Nickel. Et en fait là, on voit si vous voulez, il y a les dans l'est, il y a il y a il y a une grande flèche euh qui part vers le qui part vers le nord. Celle-là euh c'est ça euh et en fait c'est le on voit bien la manœuvre russe, elle a là encore elle a raté mais on voit la manœuvre russe qui a consisté en fait tout à l'heure je vous disais que la les lignes de fronte 2014 dans le nombass elles étaient complètement fortifiées.
C'est une sorte de ligne magino avec des des réseaux de de de tranchées mais mais pas une tranchée. des des kilomètres de de tranchée et donc les Russes de manière assez logique pour le coup d'un point de vue militaire n'ont pas attaqué de front euh cette line Magino et ils ont entrepris une manœuvre de tenaille à la fois par le sud, c'est le front du sud dont on parlait et par le nord c'est la flèche la longue flèche rouge là on voit au nord du Donbas et donc il s'agissait de passer par le nord de l'oblast de Louan ce qui est un des deux oblast sécessionniste, rebelle et puis de passer dans l'oblise de Carkif, Carif qui est la deuxième ville d'Ukraine euh qu'on voit si tu peux là absolument juste en dessous de Belgorod, deuxème ville d'Ukraine 1 million et demi d'habitants et si vous voulez l'oblast de Carkif chapote par le nord les deux oblastes de Doniesque et Louansk. Et donc ça permettait par une manœuvre d'encerclement à la à la Russie de sorte de grande tonaille pour en fait coincer Oui. les Ukrainiens dans un chauderon et éviter d'avoir attaqué de front la la ligne Magino.
Alors ça a bien marché dans un premier temps. Alors ils avaient quand même attaqué Carif au début. Euh ils ont dû se retirer de Cif de la ville de Carkif en même temps qu'ils se sont retirés de de Kief.
C'était des objectifs urbains beaucoup trop importants. Mais en revanche, ils ont gardé leur territoire au au sud de la ville de Carkif dans la région de Carkif euh pour vous voyez créer ce cette espèce de d'avancée de balcon au-dessus du du Donbas. L'idée c'était en fait de de fondre comme ça enfin dans la mais crée un champ de bataille qui avait quand même je veux pas dire de bêtises mais c'est un carré de 300 km par 300 km ce qui était une vaste manœuvre. opérative et on a vu que les Russes euh avaient réellement une capacité de manœuvre qui était qui était extrêmement faible.
Hm hm. Donc euh cette manœuvre par le nord euh a échoué euh notamment il y avait un centre centre de de cette de cette manœuvre qui était la la ville d'Isum. Euh mais ensuite les les Russes n'ont pas réussi à à descendre pour pour attaquer les deux grandes villes ukrainiennes de Cramatorsk et Slavien que dans le dans le Donatsk.
Alors une fois qu'ils ont ils sont retrouvés bloqués comme cela et là on est arrivé là voilà là on comprend où on était et juste un point c'est que ce qui est frappant c'est que la carte qui est là alors à deux à deux exceptions notes près ressemblent quand même pas mal à celle qu'on a aujourd'hui. Celle qu'on est aujourd'hui. Et donc là on réalise qu'en fait la carte a peu changé euh de depuis le mois de Ouais. de mai juin.
Mais depuis mai-juin effectivement euh il y a eu tout de même euh à l'automne les deux grandes les deux grandes contreensives ukrainienne. Alors on va y retourner. Donc voilà on Kief et Mariou Paul euh dont on vous parlait tout à l'heure avec la avec l'usine métallurgique d'Az of Stal.
Euh on va retrouver du coup cette carte comme vous montrer. Et donc là c'est les deux grandes contreofensives. Déjà on a cette contreoffensive qui est dans le nord-est.
Ouais. Autour de Carkif. vous le disiez tout à l'heure.
Alors déjà ce qu'il faut comprendre c'est que ce balcon, cette avancée russe au-dessus du Donbas avait un intérêt pour les Russes, c'était de mener à bien leur manœuvre de de tenaille pour voilà. Mais sauf que la la ligne de front s'était arrêtée, gelé. Les Russes n'avaient plus de moyen d'avancer, ils avaient atteint leurs points culminants.
Et ce qui était un avantage dans l'offensive devient euh un défaut euh quand ils sont sur la défensive parce que ça étire la ligne de front. Hm hm. Euh et ça met en danger leur flan.
Et c'est exactement ce qui s'est passé, c'est que du coup les Ukrainiens ont commencé bah à grignoter cette extrémité du franc russe par par l'ouest dans la région de de Carkif alors même que les combats les plus violents avaient lieu au cœur du Donbas plus à l'est. Et donc à cet endroit-là, sur les flancs, les Russes n'avaient pas beaucoup d'hommes. Ils avaient mis des volontaires entre guillemets de de des République séparatiste de Donè et et Louansk.
Euh et ça allait très vite côté côté côté ukrainien. Ils ont récupéré assez rapidement, ils ont récupéré, vous voyez, entre un peu plus de 10000 km². Alors avec parce que là, on a l'impression d'une attaque foudroyante ukrainienne, euh faut quand même un tout petit peu nuancer.
En réalité, les Russes euh se sont retirés dès qu'ils ont vu le rapport de force. Il y avait il y avait un rapport de force à ce moment-là dans la dans la contreoffensive de Kkif, donc à l'automne, dans mon souvenir, il y avait un rapport de de fence de six ou sep contraints en faveur des Ukrainiens. Euh les Russes se sont dit "Ou là là, on se retire, on se replie sans trop de casse." Hm hm. pas évident, mais ils ont à peu près limité la casse et ils se sont ils ont essayé de de construire deux nouvelles lignes de front le long de deux rivières qui s'appelle le skill la zirbet h et on en parlera aujourd'hui.
L'un des objectifs pour les Russes, c'est de c'est de vraiment de dépasser, pas de les dépasser, de de d'atteindre complètement le skill parce qu'en fait, alors si vous voulez le vous voyez le le le croissant que forme la peut-être que je peux prendre la la souris une seconde. Tiens, en fait les les les fleuves et les rivières, c'est vraiment très très important pour comprendre la euh en fait, il y a une rivière qui s'appelle la donèque qui un affluent du don et en fait qui passe par là qui fait une boucle toc qui revient comme ça et en gros qui fait comme ça. Voilà.
Et donc là, tout le long du nord là comme ça, les Russes ont eu le plus grand mal à franchir la rivière. Mais en revanche, ils ont pas réussi à aller jusqu'au bout de la rivière qui aurait pu protéger leur flanc. Mais la rivière, elle est trop à l'ouest.
Et donc la manœuvre russe de d'enveloppement dont parlait tout à l'heure, ils ont pas réussi à aller jusqu'au bout. Et donc c'est pour ça que leur flur flanc n'ont pas tenu. Mais en revanche, il y a deux affluents qui sont vraiment à la verticale euh de cette rivière de Niè.
Il y a le skill qui est comme ça et quelques kilomètres plus loin, il y a l'Azerbet. Et en fait, les Russes au nord ont réussi à freiner les Ukrainiens au niveau de le skill et au sud, ils ont réussi à les freiner au niveau de l'Azerbette. D'accord.
En gros, c'est ça. Et maintenant, tout l'enjeu pour les Russes, c'est de de fortifier cette défense, mais probablement pas à court terme d'aller plus loin parce qu'ils n'en on pas les moyens. Ils n'ont pas forcément euh les euh moyens.
Euh donc ça c'était pour le front euh de de du du nord. Mais il y aussi alors du coup euh pardon front de l'est ensuite ils ont été les Russes ont été comme cette manœuvre d'encerclement n'a pas fonctionné, ils ont été obligés d'avancer par l'est ce qui était beaucoup plus difficile parce qu'ils se sont attaqués à l'éino et là ça été les grandes batailles de Sveronesk et de l'ishansk. les deux villes, il y a justement la rivière de Nietz entre les deux dont on parlait euh des villes d'un peu plus de 100000 habitants qui ont été prises dans les premiers jours de de juillet et ensuite ça a été la grande bataille de Bacmou qui est toujours en cours puisque ça fait 6 mois que les Russes l'ont lancé et ils ont toujours pas pris la ville et ça on en parlera tout à l'heure effectivement.
Alors juste peut-être parler de de la controvensive du sud puisque la Russie avait récupéré la ville de Kerson, on le disait. Mais les Ukrainiens, vous le voyez là sur sur cette carte, une partie qui est en rouge dans le sud et qui va passer en jaune dont la ville de Kerson et ils vont récupérer, ils vont avancer jusqu'au Niepre en fait les Ukrainien. En fait les les les donc en fait au départ c'est les Ukrainiens qui commencent à attaquer les Russes et là pour le coup dès l'été dès dès le mois d'août et là les les Russes au début tentent de résister.
Donc les Ukrainiens attaquent, la ligne de front évolue peu et en fait pour comprendre donc entre le jaune et le rouge, ça c'est le Niepre mais il faut bien dire qu'il y a une autre rivière qui s'appelle Lingoulets. Hm hm. Qui est plus à l'ouest en gros je simplifie mais le long de la ligne de front originelle russe de la tête de pont russe au-delà du Nieem.
Mais les Ukrainiens parviennent à établir eux-mêmes une tête de pont au-delà de l'ingul et là il y a une longue bataille avec peu d'avancé et là les Russes ont un choix stratégique à faire. Ils ont 30000 hommes environ de l'autre côté du Niapre. Soit c'est une longue bataille d'usure et d'attrition euh mais ça va être extrêmement coûteux de résister au aux attaques ukrainienne.
Surtout que les Ukrainiens grâce aux armes occidentales et notamment au canon Aars les Ukrainiens ont réussi à faire sauter les trois ponts sur le Nieepre, les deux de Carson et celui de Nova Kakova. Et donc du coup la logistique russe est un enfer pour faire passer pour ravitailler ces 30000 hommes. C'est horrible.
Et donc les Russes tiennent, tiennent, tiennent et au bout d'un moment, il y a un nouveau commandant qui qui dit "En fait, il faut limiter les dégâts, faut limiter les débats. Les dégâts, ça n'a pas d'intérêt militaire dans la mesure où cette tête de pont, elle ne sert que à aller plus vers l'ouest." Mais là, les Russes n'ont pas les moyens d'aller plus à l'ouest.
Et donc là, euh il décident, les Russes décident de se retirer de l'autre côté du Niep. Alors ça militairement ça fait sens. Politiquement c'est un camouflé terrible pour Vladimir Poutine parce que déjà ça veut dire que l'oblast de Kerson, il ne le contrôle plus dans son intégralité alors même que il a fait des référendum en plus il a fait des référendums pour l'annexè donc officiellement c'est la la Russie en droit russe et surtout les Russes perdent la ville de Carson qui était la seule capitale régionale que les Russes avaient contrôlé depuis le 24 février.
Alors c'est pas la plus grande ville. la plus grande ville, c'est Mario, mais ça avait le statut de capitale régional donc c'est un vrai camouflé politique pour la Russie de ce qui est important. Alors ça c'est la carte qu'on avait, on va dire à l'automne et qui n'a pour le coup quasiment plus bougé.
Alors c'est-à-dire que voir les différences là pour le coup euh sur une carte aussi grande sur une carte à aussi euh petite échelle c'est quasiment impossible. Faut faut vraiment avoir des des très bons yeux. Euh il y a des différences euh mais qui sont de l'ordre de quelques kilomètres euh dans l'est de l'Ukraine, dans le Donbas puisque maintenant c'est ici que ça se passe.
C'est vraiment dans le Donbas que que ça se passe. C'est c'est là où les combats les plus violents. Et il faudrait pas se dire que parce que la carte n'évolue plus, la guerre est moins intense qu'au début.
La réalité c'est qu'elle est plus intense mais elle est plus concentré quasiment plus intense que qu'au départ mais plus concentrée ne serait-ce que parce que les forces en présence on en reparlera tout à l'heure mais elles ont augmenté. Les Russes au début étaient 200000 euh depuis la la mobilisation partielle euh bah il y a 300000 soldats supplémentaires qui sont arrivés sur le front et qui vont arriver sur le front. Ça veut pas dire qu'ils sont tous déjà engagés, mais les les les ordres de grandeur, bah sont il y a une forme d'escalade conventionnelle et pareil du côté ukrainien avec des vagues de des vagues de mobilisation.
Alors, je va prendre alors je salue C qui nous qui nous qui nous qui nous a rejoint, Jean-Michel Alè Alex qui nous regarde depuis le Québec. Euh juste pour rappeler ce qui s'est passé, moi je me rappelle, on a fait un direct il y a un peu plus d'un mois et la ligne de front se situait à Soledar. Là aujourd'hui elle est à Backmout.
On voit bien que ça avance. En fait la ligne de front était déjà dans l' deout mais toujours pareil les R se sont dit on va pas attaquer frontalement parce que il y a un avantage du défenseur surtout s'il y a une ville dans l'Est il y a des très grands immeubles. Donc c'est bien pour voilà.
Donc les Russes se sont dit on va passer au nord et par le sud manœuvre d'encerclement extrêmement classique et donc le premier verrou à à faire sauter pour les Russes c'était Soledard. Et donc le si vous voulez, on peut on peut dire qu'il y a une forme de contreoffensive russe qui a commencé il y a un peu plus d'un mois maintenant. Euh je dis offensive avec des guillemets, on va dire c'est plutôt qu'ils ont repris euh l'initiative sur le terrain alors qu'auparavant c'était les Ukrainiens qui l'avaient depuis l'automne.
Oui. qui avancai euh mais en réalité on peut pas parler d'une grande offensive au sens où il n'y a pas de de grande manœuvre. Euh c'est une guerre d'usure et une guerre qui se fait kilomètre par kilomètre.
Pour vous donner un ordre d'idée, le le depuis janvier, depuis le 1er janvier 2023 par exemple, les Russes là où ils ont le plus avancé, c'est dans cette régionlà, ils ont avancé de 10 km, c'est le maximum. Et en revanche, sur toute la ligne de fond quasiment euh à différents endroits, ils ont grignoté 1 km, 2 km, 3 km, mais ça peut pas se voir sur la carte euh qu'on regardait tout à l'heure. Mais donc là, c'est la grande bataille de MCMO, donc ils attaquent peu frontalement, ils ont attaqué par Soledar et en fait là, c'est une histoire de route en fait.
Il y a euh deux grandes routes, la M03 qui est au nord qui va vers la grande ville de Slaviansk et il y a une autre route, la T0504 euh qui passe par Ivans et en fait les Russes euh ça y est désormais ils contrôlent la M03. La route du sud, il la contrôle pas physiquement, mais en revanche, elle est sous le feu russe. Et puis la dernière petite route que les Ukrainiens peuvent emprunter, mais là encore en réalité sous le feu russe, un peu moins que l'autre mais malgré tout, il y a le feu rus et là c'est la petite route qui passe par Kromof et qui ensuite passe vers l'autre ville à l'ouest de Bmou qui s'appelle Thifia.
Hm hm. Et donc là les les Russes je je vais même pas dire kilomètres par kilomètre, c'est enfin centaines de mètres par centaines de mètres avance très très lentement pour réaliser une cet encerclement. Aujourd'hui, il y a pas encerclement [Musique] réel, enfin physique.
On peut parler d'une forme d'encerclement tactique au sens où les d'une certaine manière par leur feu, les les Russes contrôlent les principales voies d'accès à à Backmout, mais les les Ukrainiens ne sont pas encore encerclés. Il y a encore probablement quelques milliers de soldats euh à à Backmout même. Euh et après bon, il est quand même possible que les Russes dans les semaines à venir euh prennent pas forcément prennent Backmout parce que si les Ukrainiens décident de rester à Backmou et de tenir le siège, un siège ça peut tenir des semaines, des semaines dans des mois.
Mais en revanche, si les Ukrainiens décident de se replier pour pas perdre d'homme, ça pourrait aller vite. Ça pourrait aller vite en temps militaire bien sûr. Voilà, c'est en plutôt des semaines.
Et après, les Ukrainiens pourraient constituer une nouvelle ligne de front à Chasifia, d'autant que on le voit pas sur la carte, mais il y a une sorte de canal h qui est à l'ouest de de Bacmou, à la à peu près à la verticale et qui aide aussi. Et si vous voulez, on on on il faut se rendre compte de la de la réduction d'échelle géographique des combats. On parlait il y a un an d'une guerre dans toute l'Ukraine.
On parlait de de Kiev, de Karkve, de Terniv, de F de Tout à l'heure, on parlait de ça avec des avec des mouvements qui allaient très vite. Aujourd'hui, on parle d'un petit point sur cette carte et d'une avancée de 10 km. Je vais je vais le résumer très brièvement.
Les Russes au début veulent prendre KF, ils y arrivent pas. Ils veulent prendre de manière générale les plus grandes les plus grandes villes de d'Ukraine, il n'y arrivent pas. Du coup, nouvel objectif stratégique, enfin nouvel objectif militaire à la fin mars.
Ah, on se réduit au Donbas. Là, l'objectif, c'est de faire une grande tenaille pour prendre les deux grandes villes de Kramatorsk et Slavionsk. H euh mince, ça marche pas.
Alors du coup, ils attaquent de front et alors ils se disent "On va prendre une ville qui est à l'aise de Cramator et Saviance qui qui permettra ensuite ses Mcmou." Et il y a quelques semaines, on parlait même pas de Mcmou, c'était on parlait de la la la ville au nord de Mcmou de 10000, je peux pas dire de bêtises de non 1500 habitants euh Soledar qui permettrait de prendre Mcmou. Donc c'est il y a une sorte de réduction de l'échelle des des combats qu'il faut vraiment avoir en tête mais nuancé par le fait qu'il y a l'intensité des combats n'a pas elle diminuer qu'au contraire les forces de présence ont tendance à à augmenter et qu'on est vraiment dans une guerre de de haute intensité comme on avait pas vu depuis très longtemps.
Alors on a pas mal de questions euh Cadzo qui nous dit "La tactique russe est simple et primitive. Il en ils envoyaient des milliers de cher à canon. Il grignote le territoire ukrainien petit à petit, mais il gagne effectivement, il progresse, c'est ce qu'on disait petit à petit sur le sur le terrain.
Alors, c'est à la fin de la partie qu'on pourra dire qui a gagné. Euh ce qui est frappant aujourd'hui euh et qui du coup change un peu par rapport à ce qu'on disait à la à l'automne où on observait une vraie capacité de manœuvre ukrainienne et où on imaginait sérieusement euh une défusse une un effondrement du front russe. Euh aujourd'hui ce qu'on voit c'est que les Ukrainiens n'ont n'ont pas réellement réussi à à reprendre la manœuvre. depuis le point culminant de leurs deux contreoffensives euh dont il faut nuancer l'ampleur par le fait que les les Russes se sont repliés dans les dans les deux cas.
Et ensuite, on on s'est attendu, vous savez, à cette fameuse contre nouvelle offensive russe dont on parle depuis des semaines et des semaines. Et en réalité, on ne la voit pas venir cette et et la fenêtre de tir se rétrécit parce que on peut faire une offensive l'hiver et parce que les seuls sont gelés. Parce que les seuls sont gelés, donc les chars peuvent passer.
Euh on peut faire une une offensive d'été même à la à la fin du printemps. En revanche, entre les deux saisons euh il y a il y a un mois, un mois et demi pendant lesquels on peut pas faire de grandes manœuvres parce que c'est les sols sont boueux et donc la capacité de manœuvre est affaiblie. Et donc là, la la fenêtre de tir pour les Russes est vraiment faible et donc il y a beaucoup d'experts qui ont des doute sur le fait que les les Russes à ce stade vont vraiment lancer une grande offensive. il est plus probable qu'il continue cette technique de grignotage qui en fait une guerre d'usure.
Hm hm. C'est la ligne de front se concentre en un point de la carte euh et c'est à celui qui tiendra le plus longtemps. Donc c'est combien vous perdez de force à la fois des hommes et du matériel chaque jour ?
Quel est votre stock ? Combien vous pouvez en reconstruire ? Ça fait une équation tout simple et après c'est qui tient le plus longtemps possible.
Je dis équation toute simple. La seule chose c'est que il de nombreuses inconnues cette équation. Personne n'a les donné de ça.
C'estàd que enfin en tout cas en source ouverte et précisment enfin moi je ne les ai pas. C'est-à-dire quel quels sont les stocks russes et ukrainiens en matériel, en munition ? Quelles sont les capacités en homme ?
Il a il y a des normes inconnues. Est-ce que Vladimir Poutine va finir par lancer une nouvelle vague de mobilisation ? Les Ukrainiens depuis des semaines maintenant craignent une annonce en ce sens.
Ils ont même cité des chiffres, 500000 hommes et si la Russie envisage une nouvelle offensive, en réalité, elle aura besoin euh de de ces hommes-là, ne serait-ce que l'offensive va va créer de l'attession parmi les forces actuelles. Donc le seul moyen quand vous lancez une offensive, faut mobiliser parce que sinon vous terminez votre offensive et là vous êtes à sec entre guillemets. Et il il faut aussi euh rappeler que le le que que le la mobilisation générale par contre en Ukraine qui n'a pas forcé qui qui n'a plus elle la capacité de remobiliser énormément d'hommes.
Elle elle elle en a encore euh simplement si on regarde les deux bouts, on va dire. Oui. Euh il y a un pays de 145 millions d'habitants d'un côté, il y a un pays de de moins de 40 millions d'habitants de l'autre.
Mais en revanche, si vous voulez, je pense que les Ukrainiens aujourd'hui ont quand même plus envie d'aller se battre que les Russes. Donc la l'acceptation politique et sociale de la mobilisation est plus forte en Ukraine euh qu'en qu'en Russie. Russie, on on a Jocos qui nous dit que les Russes appellent cela une opération spéciale.
C'est Vladimir Poutine qui emploie ce terme depuis le début euh car ils ne sont pas nombreux, il nous dit, aller aller sur le terrain. Tout tout est relatif. Bien sûr, si plus d'hommes rentrent dans la danse, Poutine parlera-t-il de guerre ou toujours pas ?
C'est on l'avait envisagé d'ailleurs, là c'était une des possibilités, une déclaration de guerre formelle. Euh ça n'est pas du tout intervenu dans son discours euh d'il y a quelques jours. Son discours d'il y a quelques jours, c'était une sorte de grande litanie nationaliste sur euh justification des occidentaux et euh l'histoire encore une fois de la grande Russie, du monde russe et cetera.
Euh de manière concrète, il y a pas eu grand-chose à part la suspension euh de la Russie du traité New Star traité nucléaire, on en parlera euh plus tard, mais il y a pas eu de grande annonce ni de mobilisation, ni de déclaration de guerre, ni et cetera. Et donc du coup, ça va plutôt dans l'idée que on peut s'attendre à ce que les Russes continuent cette stratégie de grignotage, de guerre d'usure, mais ne vont pas se lancer dans une série de manœuvres. les seuls alors je on va prendre des exemples.
Ils ont lancé des manœuvres plus au sud dans une ville qui s'appelle Vougledard euh au sud du Donbas H euh à l'ouest de Donetsk euh de la ville de Donetsk. Ça s'est soldé par un échec pour les pour les Russes. Encore une fois, ils ont une capacité de manœuvre notamment avec leur leur char qui est qui est extrêmement faible.
De nouveau, on a vu des chars avancer en colonne, ce qui peut paraître étonnant. Alors, est-ce que c'était pour éviter les champs de mine ? Il y a moins de chance si mais le résultat c'est qu'on a vu des dizaines de chars se faire détruire à Bougletard.
Et euh dans la région de plus au nord, la l'intersection exacte entre le rouge et le jaune, il y a une grande forêt qui s'appelle autour de Krémina. Et donc les Russes poussent à Kremina pour aller pour rejoindre la la rivière Zirbet et plus tard la rivière Hoskil s'ils y arrivent. Et donc dans cette grande forêt, il y a quelqu il y a 2 jours peut-être, les Russes ont tenté une une percée et on le résultat c'est qu'on a vu 14 chars russes euh se faire détruire littéralement par les Ukrainiens dont un très moderne char T90M.
Euh donc voilà, les les Russes n'ont pas du tout retrouvé aujourd'hui leur capacité de manœuvre, même s'il est probable, ça c'est ce que la plupart des analistes disent, que là les Russes n'ont pas jeté sur le front tout tout leur dernier mobilisé, toutes le tout leur mobilisé. C'est il y a pas les 300000 hommes, il gardent des forces en réserve. De même, les Ukrainiens euh c'est extrêmement rude pour eux autour de Backmou.
Euh pourra reparler des chiffres tout à l'heure, c'est compliqué mais enfin c'est extrêmement coûteux en homme et en matériel. Malgré tout, il semblerait qu'ils aient des batailles des des brigades de réserve qu'ils ont gardé en stock à l'arrière du front et qu'ils n'ont pour l'instant pas mobilisé. Donc du coup la question c'est est-ce que les Russes et les Ukrainiens, chacun de leur côté conservent suffisamment d'hommes pour lancer le jour venu de nouvelles offensives ?
Et là c'est vraiment la question du printemps. C'est ça parce que qui se pose on on parle beaucoup de la Russie des des contrevensives russes. Est-ce qu'il peut y avoir des contrevensives ukrainiennes au printemps ?
Alors, il peut il peut y en avoir, mais j'ai j'ai il y a il y a plein d'analystes qui font du du travail en en open euh en sourceine, c'est-à-dire en source ouverte de de à partir de de la presse, des réseaux sociaux et cetera et c'est assez fascinant. Et donc il y a un chercheur qui a réussi à reconstituer à peu près l' de bataille ukrainien aujourd'hui. Et c'est une question que vous me posiez souvent dans les précédents live et je vous répondais l'armée ukrainienne c'est entre 400 à peu près 400000 hommes h et on était probablement pas très loin de ça puisque l'ordre de bataille actuellement c'est 106 brigades dont 17 en formation ce qui représente un total de 267000 à 424000 hommes. hm hm que la que la la l'Ukraine peut véritablement euh utiliser au combat, pas forcément aujourd'hui, mais on va dire dans les dans les semaines et les et les et les mois à venir.
Mais ce qui est intéressant, c'est que sur ces 106 brigades, actuellement, il n'y a que quatre brigades blindées. Des brigades de chars qui sont là pour typiquement dans une offensive percer les lignes adverses. Il en ont que quatre, ce qui n'est vraiment pas considérable.
Et il y en a deux nouvelles en formation et on sait que là, il y a les chars occidentaux qui vont arriver. Euh, bon, pour l'instant, c'est assez flou sur quand ils vont arriver, quel char puisqueau début, il devait y avoir euh bon, princi, il y a les 14 challengers britanniques, mais ça c'est trop petit pour compter. Il y avait les Abrahams américains mais en fait on a réalisé que les Abrahams américains ils n'arriveront pas avant 1 an s'ils arrivent un jour.
Et donc en fait le cœur de cette aide occidentale c'est les chars de fabrication allemande léopard 2 qui sont des chars pour le coup très moderne de différents pays puisque'en Europe il y en a à peu près de il y en a 1700 euh et donc c'estàd là les ordres de grandeur sont sont sont crédibles. C'est dire que si les pays européens se départissent de 10 % de leur char, on est à 170 chars et bon et on regardait les promesses, on effectivement on arrivait à quelques 200 chars. Sauf queon se rend compte désormais que ces léopard 2 en fait ils vont pas arriver avant probablement plusieurs mois et que dans un premier temps les chars qui vont arriver probablement euh en tout cas c'est ce qu'on déclaré les Allemands, les chars qui vont arriver dans un premier temps dans la fin du mois de mars début avril au mieux ce sont des chars léopards 1 qui sont beaucoup plus anciens pour dire les chars léopards 1 c'est des chars qui ont été construits pour combattre les vieux chars T62 soviétique des années 60.
Donc c'est c'est vraiment du ça date, c'est du vieux matériel. Euh et de donc voilà, c'est la capacité de de l'armée ukrainienne à à reconstituer une force de char suffisante pour mener des offensives, c'est encore une inconnue. Surtout que là, on a l'impression que tout d'un coup, les occidentaux se sont mis à livrer des chars.
Oui. Alors, on on livre pas des chars comme ça en Ukraine. Non, mais surtout des chars, on en livre depuis le début et dans des ordres de grandeur considérables. et simplement on livrait des anciens chars de fabrication soviétique.
Donc des chars notamment des chars polonais, des chars tchèques, des chars slovennes. Mais si vous voulez pour là encore une fois parlons dans de grandeur depuis le début de la guerre, les pays occidentaux ont livré à l'Ukraine environ 300 chars T72 et autres. H euh donc si vous voulez c'est considérable et et donc si vous voulez c'est pas euh sans char léopard 1 dans un mois qui vont radicalement changer la donne sur le terrain.
Donc d'où la la question principale aujourd'hui, c'est est-ce queon rentre durablement dans une guerre d'usure et là combien de temps chacun des deux belligè on peut tenir ou est-ce que on va à le au printemps à l'été vers un renouveau de la guerre de manœuvre et ça franchement alors l'aide occidentale justement qui a qui a évolué tout au long de cette de cette guerre mais on sent aujourd'hui que les occidentaux sont complètement pro pour donner des armes à l'Ukraine. Ah bah c'est à monter en puissance. C'estd que si on on regarde au départ, c'était du matériel plutôt léger.
Si je caricature au début, c'était des casques et des gilets par balle. Et on est arrivé au chat. Là on se demande si on pe le le livrer des C'est c'est moins c'est moins évident que ça.
Au début, il y avait ces missiles portatifs qu'on qu'on porte à à l'épaule à la fois antiaérien antichar. En réalité, rapidement, il y a eu des équipements extrêmement lourds. On commençait par de l'artillerie, que ça soit les canons César français, euh les Obusiers américains M77, euh des obusiers allemands, enfin bref, il y en a eu plein.
Et notamment le le point d'angle de ça, été les les lance-roquettes multiples américains AARS donc qui ont une portée de 80 km et surtout une précision de l'ordre du du maître et qui a eu un impact sur la ligne de front parce que les Russes ont dû repousser leur centre logistique plus loin la ligne de France qui du coup ralentit les ralentit encore leur capacité de manœuvre. Donc de l'armement lourd, il y en a eu dès le début. Simplement, il y a des moments, si vous vouz, il y a des moments on parle de l'artillerie, puis il y a des moments, on parle des chars, ensuite on a parlé des avions.
Là, il semblerait que la parenthèse avion se soit un peu refermé parce qu'on se rend compte que ça sera trop compliqué. Ça sera compliqué, ça va prendre du temps de former les pilotes. Euh, et puis pour quel l'impact réel sur la ligne de front ?
Parce qu'en fait les c'est pas parce que les l'aviation russe a du mal à aller en Ukraine que l'aviation ukrainienne va réussir à aller sur terrain. Oui. Du du côté russe parce qu'il y a quand même des défenses aériennes russes.
Enfin bref, donc si vous voulez, il y a il faut se méfier de ce travers un peu médiatique euh qui est de se focaliser à un moment sur un type d'armement. Hm hm. Les Ukrainiens ce dont ils ont besoin surtout, c'est d'une d'un de système d'armes diverses cohérent en nombre, en masse et principalement ils ont besoin de blindé pour de la manœuvre et surtout et avant tout de l'artillerie.
C'est la mer des batailles. Et là, il y a il y a c'est vraiment on est dans la guerre d'attrition et le Stoltenberg, le secrétaire général de l'OTAN, on parlait il y a quelques jours. Aujourd'hui, les la la la guerre en Ukraine use davantage de d'OBU que la capacité de fabrication de l'OTAN.
Donc c'est qu'on tape dans nos stocks depuis le début, on tape dans le gras. Euh et donc il y a un vrai souci de un vrai enjeu de de industriel. comment rentre dans une économie de guerre.
H les Ukrainiens, eux, leur économie euh elle est quand même extrêmement euh euh affaibli, enfin pour des raisons évidentes. La Russie, elle est clairement passée à une équée de guerre. C'est qu'il y a euh des 3 H8 qui ont été organisés, les les inarmements tournent à à plein régime.
Après, c'est pour quel résultat ? Là encore, on n pas les variables qui permettent de dire actuellement qui pourrait gagner cette guerre d'usure. Alors, j'ai j'ai une question de Samuel qui nous dit "Mais mais vous ne parlez pas des troupes autour de la transinistrie ?" Just si je voulais en parler justement Alex voulu en parler, on en était pas encore à ce pointl mais on va en parler maintenant.
On peut en parler maintenant la soristrie. Alors déjà, est-ce qu'on peut rappeler où ça se alors donc la transindustrie officiellement c'est une région de la Moldavie. Euh alors la Moldavie, c'est le pays Oui.
Ouest de de l'Ukraine. Et alors la transliffie, c'est vraiment une bande de terre très très fine tout le long de la frontière avec l'Ukraine. C'est une région qui est historiquement prorusse.
Il y a deux régions prorusses en Moldavie. Il y a il y a elle le long de la frontière ukrainienne et il y a une région qui appelle la Gaouzi qui est qui est plus au sud. Euh et donc en fait cette région en 1991, la chute de l'URS, elle a de facto pris son indépendance.
Euh donc elle est de facto autonome euh même si du point de vue du droit, elle fait partie de la Moldavie. Et depuis euh depuis 91, il y a 1500 soldats russes qui stationnent en Transistrie un peu pour consacrer cet état de fait. Hm hm.
Euh ça c'est le le le contexte historique et la Moldavie historiquement a été assez proche des des Russes en tout cas toujours essayé de de trouver un équilibre notamment parce qu'ils ont besoin d'un gaz pas cher et dès que il y a un gouvernement un peu antirusse hop la la la la Russie augmente le prix du gaz. Et donc justement de depuis 2 ans maintenant 3 ans, je vais pas dire de bêtises, il y a un gouvernement proeuropéen en Malvie et la Moldavie se rapproche pas à pas de l'OTAN, de l'Union européenne et cetera. D'où un mécontentement assez prononcé de Moscou.
Alors maintenant, quelle est la situation ? Ce qui est étonnant, c'est que comme l'offensive russe vers l'ouest dont on parlait tout à l'heure a échoué, Vladimir Putin se retrouve un peu coincé parce qu'il n'a auc enfin il n'a quasiment aucun moyen d'intervenir militairement euh en transnistrie parce que l'espace aérien ukrainien s a Alors, du coup il y a il y a enf pardon du coup il y a eu un changement de premier ministre en Moldavie mais pour des raisons il y Il y a un chercheur Florent Parlement en parlait. Il y a plein de résions économiques de d'inflation et cetera qui expliquent largement la chute de ce gouvernement.
Mais simplement, il y a eu tout un tas de de déclarations des Ukrainiens, des Moldav et cetera sur l'hypothèse d'un d'un coup d'état russe pour établir des prorusses en Moldavie. Et il y a encore un grand parti prorusses en Moldavie. Et donc même une on parlait d'une opération aéroportée pour prendre le contrôle de l'aéroport de de Chisino et Tabian.
Euh donc ça c'est ce que c'est la crainte des moldaves et la crainte des des Ukrainiens. Euh les Russes eux agitent une une autre menace de vu de leur côté, c'est que les Ukrainiens s'apprêteraient à franchir la frontière, à envahir la transmistrie où il y a à peu près 1500 soldats russes. que les Ukrainiens n'auraient pas de mal à s'emparer de ce territoire pour une raison, c'est que la transnistrie depuis 1991 est une grande plaque tournante du trafic d'armes et il y a des dépôts de munition qui datent de l'Union soviétique euh en très grande masse.
Et donc les Ukrainiens ayant urgemment besoin de munition et notamment de munition de type soviétique parce que la majorité des pièces d'artillerie et des équipements militaires de manière générale utilisé par les Ukrainiens sont d'origine soviétique. Et donc les Ukrainiens voudraient envahir comme ça la transnistrie qui est officiellement au territoire Moldave. Alors, il y a ces deux éléments de langage qui se se font face.
Déstabilisation russe de la Moldavie pour pour déstabiliser les régions et faire s'étendre le conflit et cetera et cetera. Et tentative ukrainienne de s'emparer de la transisterie. Euh pour l'instant, il y a aucun élément euh concret qui vient avaliser euh cela.
Hm hm. Donc faut attendre dans les prochains jours. Euh en tout cas, c'est il y a quelque chose qu'il faut mesurer, c'est que dans il y a la guerre, il y a la guerre des mots et il y a aussi une escalade dans la guerre des mots.
Hm hm. Euh et donc il faut regarder ça avec beaucoup de distance, avec beaucoup de prudence. Alors on parlait justement de de cette guerre des mots de de cette de cette guerre.
Voilà. Juste un point militairement, ça serait complètement fou que les que les que les Russes essayent quelque chose en en transnistrie. En transnisterie, je ne vois pas.
Il y aurait une possibilité parce que vous voyez le le en fait la Moldavie n'a pas d'accès à la mer. H oui, parce que c'est bloqué là par la Roumanie et par l'Ukraine. Et voilà.
Et et ce petit bout là d'Ukraine euh s'appelle le boujc. Et donc, il faudrait que les Russes tentent une mission amphibie avec des avec des bateaux alors même qu'il y a pas de port, avec des avions pour tenir une tête de pont et filer en transnisterie. Tout ça, tout ça sans tout ça sans en évitant tout problème avec la Roumanie qui est juste à côté.
Franchement, ça serait du alors je sais que les les Russes nous ont habitué depuis un an à des manœuvres bizarres, mais là ça serait complètement fou quand quand tu as une déstabilisation de la Moldavie pour mettre un gouvernement prorusse. quelque chose qu'on ne peut pas exclure d'autant qu'il y a j'ai oublié son nom mais un milliardaire moldave qui un peu le leader de l'opposition prorusse et et qui joue contre le gouvernement Moldave et qui attese justement la question de l'inflation de voilà ça c'est on peut pas l'exclure. Alors on parlait tout à l'heure de la de la de la grammaire de de la des de ce dont on parle.
Il y a aussi une question dont on parle depuis le début de cette de cette guerre, c'est la menace nucléaire. Ouais. La menace nucléaire.
Est-ce que comment comment elle a évolué ? Est-ce que on est plus proche aujourd'utilisation d'une arme nucléaire aujourd'hui qu'il y a un an ? Ah non, par rapport à il y a un an.
Non. Euh c'est très clair le jour où il y aura un risque nucléaire qui sera pour le coup assez prignant, c'est le jour où les Russes seront réellement en déroute. Hm hm.
Et je veux dire, on déroute à des endroits qui pour eux euh sont vraiment bah ça serait vraiment un camouflé insupportable. Donc la Crimé euh peut-être le le Don pareil compl peut-être le Donbas la partie du Donbas contrôlé par 2014. C'est c'est vraiment dans l'hypothèse d'une défaite militaire russe que cette question se posera.
Sinon, la formule de Bruno Tertré qui est qui a à mon avis le c'est le bon mot, c'est un conflit conventionnel qui se déroule dans une ambiance nucléaire. C'est que la le le le nucléaire a un impact sur le conflit au sens où les Ukrainiens, les occidentaux comme les Russes savent que ils savent pas exactement où sont les lignes rouges, mais il y a un certain nombre de choses qui n'ont pas envie de faire parce que sinon on rentrerait dans un conflit nucléaire, non pas au sens où il y aurait forcément une attaque nucléaire mais euh on commencerait à escalader les les les marches de la justement la la grammère nucléaire. Typiquement, je pense que des troupes occidentales de l'OTAN formellement en Ukraine qui viendrait se battre contre des troupes russes.
Le nucléaire explique en grande partie pourquoi ça n'est pas le cas aujourd'hui. C'est on rentrerait dans un dans une guerre d'une autre di notre dimension d'une autre Oui, voilà. D'une autre autre dimension.
On parla en revanche quand même une chose. Là encore les les il y a eu parfois des des peur un peu un peu exacerbé sur le nucléaire. On a beaucoup parlé un moment de du missile russe sarmat comme si c'est mais le missile rus armat il n'a pas de rapport avec la guerre en Ukraine.
C'est c'est un missile intercontinental de nouvelle génération. Ça on ça fait 10 ans enfin ça fait 15 ans qu'on connaît ce projet. Ça fait des années qu'on savait que dans les années à venir, il y aurait probablement un test de Sarmat qui visiblement d'ailleurs a a échoué.
Euh ça n'a rien de nouveau. Euh quant à la au mots utilisés, Vladimir Poutine pour l'instant a toujours respecté la la doctrine militaire russe, mais de même que les occidentaux, il y a pas eu pour l'instant de dérapage euh verbal. euh sur la question euh nucléaire, il y a des gens autour de Poutine Medvedev aller un peu plus loin.
Quoi que Medvedev, je crois pas que formellement il a quitté le champ de la de la doctrine militaire russe. Et après, il y a des excités à la télévision russe. Euh mais le le l'État russe pour l'instant a toujours répété les quatre euh conditions dans lesquelles la Russie pourrait engager l'arme nucléaire.
H et simplement la difficulté c'est qu'on sait que le la la Russie pourrait utiliser l'arme nucléaire pas forcément face à du nucléaire. Hm hm. C'est qu'elle considère que l'existence de l'État euh est est est mise en jeu et et là il y a évidemment un flou sur ce que les Russes veulent dire par là.
Effectivement. Alors, on parle aussi des alliés de de de Vladimir Poutine. Il y a le rôle de la de la Chine avec une déclaration peut-être à venir de Oxyin Ping.
Oui, visiblement, il y a une déclaration à venir d'OXin Ping. Xin Ping va se rendre à Moscou. On sait il a présenté une forme de plan de paix en 12 points.
Euh franchement, c'est pas du tout précis. Euh ce qui est intéressant, c'est que c'est à la fois ça appelle à une forme de désescalade. Ça c'est sur le la partie, c'est un appel à la paix qui a été passé, un appel à la à la paix.
Euh et puis par ailleurs, il y a toute une dimension de ce plan qui qui vise à là les occidentaux qui critiquent les sanctions unilatérales, c'est les sanctions qui sont pas prises dans le cadre du conseil de sécurité. Euh et donc évidemment ce plan de de paix en l'État est est impensable. Euh c'est que les Ukrainiens ne l'accepteront pas, les occidentaux ne l'accepteront pas.
Pourquoi ? Parce que pour l'instant euh on n' pas atteint un point culminant. Enfin, en tout cas, les deux belligérants n'ont pas la conviction d'avoir un teint un point culminant sur le le sur le théâtre des armes qui obligerait à négocier.
Hm hm. et et donc on en est on en est pas là. Alors la question maintenant c'est quelle va être l'attitude de la Chine à l'endroit de la Russie ?
On sait que il y a un partenariat stratégique entre les deux pays. Maintenant on a plus aucun doute. En revanche euh en apparence en tout cas la Chine a toujours observé à l'endroit de la guerre en Ukraine une forme de neutralité.
En tout cas elle s'est jamais euh elle a jamais encouragé ou soutenu directement la Russie. et on sait qu'elle le fait indirectement parce que c'est c'est parce qu' a la Chine que la Russie arrive à contourner les sanctions en ayant un accès à des à des technologies, la question de des hydrocarbures et cetera. On peut même imaginer que la que la Chine fournit déjà des des peut-être des pièces détachées et cetera pour pour et pour soutenir le le l'effort de guerre russe.
Mais pour l'instant, on n'est jamais l'au-delà. Euh là, les occidentaux s'inquiètent formellement, ils l'ont dit, euh du fait que la Chine pourrait livrer des armes à la Russie. Hm hm.
Et là, euh faudrait voir faudrait voir si c'est le cas déjà. Ensuite, faudrait voir dans quelle proportion. Euh donc, il est trop tôt pour pour envisager d'éventuelles conséquences.
Mais en revanche, je faudrais imaginer l'impact si la Chine s'impliquait davantage, que ça soit par la par le biais diplomatique ou par le biais militaire, il faut imaginer l'impact euh politique que c'est auré. Une guerre sur le vieux continent au cœur de l'Occident et avec la grande puiss superpuissance émergente, le seul euh pire compétiteur de la des États-Unis qui vient et qui s'ingère. Oui, au sens du terme comme les États dans les affaires de l'Occident.
Euh ça serait euh un extrêmement significatif du monde dans lequel on vit. C'estàd un monde euh Isabelle Lac en parlait dans son papier d'hier, un monde où de facto on observe une désoccidentalisation du monde qu'on le veuille ou non. Le le ce qu'on appelle le sud global aujourd'hui un un poids politique, économique et cetera. qui fait que le monde n'est plus dicté par les occidentaux.
Mais de là à ce que le la Chine vienne peser de tout son poids, que ça soit diplomatique, économique ou militaire dans une guerre qui a lieu en plein cœur du continent européen, euh là ça serait encore une autre étape de franchise. Effectivement, alors je vais vous montrer cet article. Ukraine, la guerre qui a bouleversé l'ordre mondial. un article de Isabelle Lacer à retrouver bien évidemment sur le site du Figaro.
Très intéressant, un grand récit très intéressant géopolitique qui vous parle de ce qui se passe. Merci beaucoup Alexis, on va terminer ce live. Merci à vous les d'avoir été une nouvelle fois très nombreux à nous suivre.
Merci forcément aussi au service infographie qui nous a fait cette magnifique carte animée à retrouver. Bravo à eux une nouvelle fois et merci une nouvelle fois à vous les du Figaro d'avoir été nombreux à nous suivre d'avoir on vous fera des lives et bien évidemment rester avec nous pour suivre toute l'information sur ce conflit un journal spécial d'ailleurs que vous pouvez retrouver aujourd'hui le Figaro avec une mission spéciale autour de la guerre en Ukraine. Merci une nouvelle fois.
Je vous dis à bientôt pour de nouveau live sur Figaro Life.
Jean-Pierre Bataille