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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 9 décembre 2025 30 min

La sénatrice écologiste Mélanie Vogel est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bon, on accueille sur le plateau Mélanie Vogel. Bonsoir. Vous êtes sénatrice écologiste des Français établi hors de France.

Merci d'avoir accepté notre invitation. On on entendait il y a quelques instants euh votre homologue, pas homologue parce que vous êtes pas la patronne mais la patronne des écologistes à l'Assemblée Cyel Châelin expliquait que elle aussi s'abstiendrait euh même si ça ne correspondait pas euh au vote qu'elle ferait si elle écoutait son cœur et ses tripes. Vous si vous étiez à l'Assemblée et que vous écoutiez votre cœur et vos tripes, vous voteriez quoi ce soir ?

Non, mais évidemment que ce budget n'est pas un bon budget. C'est la raison pour laquelle euh on ne doit pas voter pour. Mais si j'étais député comme Cyal Châelin et comme l'écrasante majorité du groupe écologiste, je m'abstiendrai également sur le PLFSS parce que je crois qu'il faut mesurer le rôle qu'ont joué les écologistes que jouent les écologistes aujourd'hui dans le pays pour ce qui va se jouer dans les heures qui viennent et pour ce que ça va permettre notamment pour la sécurité sociale.

Ce que nous avons décidé de faire, c'est de rentrer de manière ferme mais constructive dans une discussion avec des objectif très clair, notamment celui de ne pas laisser mourir l'hôpital public. C'était la dernière revendication que nous avions pour envisager de ne pas voter contre, de permettre que il y ait ce milliard en plus dans l'hôpital public. Et euh la raison est très simple, c'est que l'hôpital public sinon va mourir.

C'est grâce à vous ce soir, vous dites grâce à nous écologistes, l'hôpital public a obtenu une rallonge d'un milliard d'euros. Je peux vous assurer que si les écologistes n'avaient pas fait de cette demande une priorité absolue et n'avait pas indiqué qu'il était envisageable qu'une abstention puisse se voir ce soir, si cet amendement était déposé par le gouvernement et adopté par l'Assemblée, il y aurait pas eu un milliard de plus pour l'hôpital public. et un milliard de plus pour l'hôpital public.

Ça veut dire et bien euh des fonds qui sont loin d'être suffisants, hein. Si c'était euh parfait, nous aurions voté pour qui sont loin d'être suffisants, mais qui vont permettre que on puisse ben ne pas voir l'hôpital public mourir. Et pour nous, c'est une priorité.

C'est une priorité pour les Françaises et les Français. Donc voilà, ce soir, un sentiment de je veux dire un compromis, c'est jamais c'est pas génial un compromis. Enfin voilà, c'est pas moi je veux pas vous dire que le texte qui va être voté ce soir est un bon texte.

Euh mais je crois que c'est notre le rôle que nous avons décidé de jouer, c'est de permettre qu'il y ait euh la suspension de la réforme des retraites, qu'il y ait un milliard en plus dans l'hôpital public, euh qu'il puisse y avoir le congé de naissance. Voilà. Et donc euh c'est la responsabilité que nous avons pris et je crois que ça a été clé dans cette journée.

Est-ce que ça augure des de position à venir en clair euh le fait que c'était un vote enfin c'était essentiel que vous choisissiez l'abstention pour le gouvernement. Est-ce que ça veut dire que vous êtes plus si j'ose dire PS compatible que PC ou lesfi compatible qui eux sont sur un nom quoi qu'il arrive en même si ça permet de de revenir sur la réforme des retraites ? Parce que ça veut dire que votre démarche est plutôt d'essayer de travailler de l'intérieur plutôt que de dire non régulièrement.

Non mais vous savez nous ça serait pas une grossièreté de toute façon. Ah non mais on est ni PS compatible ni LFI compatible. On est écologiste et les écologistes ont toujours dit depuis le début nous sommes parlementaristes.

Nous avons toujours dit que l'objectif que nous avions c'était d'essayer de trouver des majorités pour l'intérêt des Françaises et des Français. Jusqu'à présent le compte n'y était pas. C'est pas parce que on était euh pas euh ouvert à ce qu'il puisse y avoir une abstention.

Jusqu'à présent, le compte n'y était pas. Mais maintenant, nous sommes responsable. Nous avons des demandes.

Quand ces demandes euh sont euh trouvent un écho, on est en capacité de bouger pour l'intérêt des Françaises et des Français. Donc ça n'a rien à voir, si vous voulez avec ni les socialistes, ni les insoumis. avoir avoir à voir quand on sait les alliances qu'il y a eu pour les législatives, quand on sait qu'il y a une présidentielle en 2027 et que c'est mieux d'être d'accord philosophiquement sur un certain nombre de principes avec ses alliés.

C'est pour ça que je pose la question. Oui, mais là vraiment la question qui est posée ce soir, c'est pas la présidentielle, c'est pas les alliances pour 2027 ou pour d'éventuelles législatives. La question qui était posée ce soir, c'était une fois qu'on s'est battu, vous savez, on dit c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses.

D'accord. Alors, soit on se bat pour que il y ait des choses qui soient arrachées, ce qui a été notre cas. Les députés écologistes se sont battu jusqu'au bout, jusqu'au bout. ont passé des heures à négocier, ont passé et ça a été difficile, on a eu des discussions difficiles.

Euh donc les députés écologistes ont travaillé comme des malades pour arriver à arracher quelque chose. Une fois qu'on est à la fin là aujourd'hui maintenant dans quelques minutes, on est à la à la fin de cette bataille- là, et bien notre responsabilité c'est d'étudier la question suivante : qu'est-ce qui vaut mieux pour le pays ? Est-ce qu'il vaut mieux que ce PLFSS puisse passer ou est-ce qu'il vaut mieux que ce PLFS soit rejeté ?

C'est la seule question qu'on s'est posé. On s'est pas posé la question de savoir qu'est-ce qu'on fait en 2027 et quit des socialistes. C'est pas moi qui j'ai pas je suis pas Marine Tolier qui a posé sa candidature en plein moment de de ce trimestre.

Vous voyez je pour poser cette question c'est pas parce que je suis obsédée par la présidentielle c'est parce que en gros les soci disent la même chose que vous en disant "On s'est battu, on s'est battu, on s'est abattu. Maintenant, soyons fiables, on va soutenir ce gouvernement pour ce qu'on a obtenu, c'est tout. C'est une question de proximité idéologique.

Et justement pour poursuivre, est-ce que ça augure par rapport au débat qu'il y aura sur le projet de loi de finance ? Est-ce que vous comptez peser de la même façon ou est-ce que le projet de loi de finance qui avait été présenté parfois comme le musée des horreurs, est-ce que là ce sera un nom catégorique ? Mais s'il y a des Est-ce que vous comptez peser de la même façon ?

C'estàdire est-ce que si la question c'est est-ce que vous comptez vous battre jusqu'au bout pour obtenir des choses qui sont possible d'obtenir ? C'està-dire qu'on est bien conscient de quel est le paysage de l'Assemblée nationale ? On est bien conscient que ce que nous voulons comme budget pour la France, bah il y a pas 50 % de députés qui sont sur notre programme.

Donc on est bien conscient de ça. Ce qu'on essaie de faire, c'est d'arriver au meilleur budget possible dans les conditions qui existent. Est-ce qu'on va essayer de faire ça ?

Oui, bien sûr. Dou vous avez conscience de ce que certains mettent en avant en disant que ça serait dramatique de pas avoir de budget, que ça coûterait cher, que ça renforcerait encore la dette qu'il y a aussi une urgence à trouver une solution parce que la stabilité est mieux ou moins pire pour parler mal que ce qui peut nous arriver après avec une loi spéciale et que ça recommence en février. Mais moi mon objectif politique c'est pas qu'il y ait pas de budget.

Mon objectif politique, c'est qu'il y a un bon budget. Maintenant, on sait très bien euh étude d'économiste à l'appui que un budget qui est trop postéritaire est un budget qui nous appauvritement. Là, on en est on en est quand même assez loin.

Oui, mais on est c'est le le grand choix politique du budget, il est quand même là. Nous nous avons toujours dit que il fallait résoudre le problème de la dette et du déficit public. Il y a pas un écologiste qui dit "C'est pas important la dette, laissons l'affiler." La la question fondamentale du budget, pardon, mais parce que c'est important, c'est comment d' où on va trouver l'argent pour euh diminuer la dette et surtout pour diminuer le déficit public ?

Est-ce que c'est en dépensant moins ou est-ce que c'est en ayant plus de recettes ? peut-être les deux mêmes. Alors, il y a certaines dépenses d'ailleurs dans les propositions la proposition de budget des écologistes, il y a euh des dépenses que nous proposons de diminuer.

Mais fondamentalement, politiquement, nous considérons que le problème de la France, c'est que nous avons appauvri l'État en renonçant à des recettes et que donc il faut les récupérer. Et par ailleurs, sur les dépenses, et c'est important de dire ça, je crois c'est fondamental pour que les Français comprennent les impacts politiques des budgets qu'on discute. Fondamentalement, toutes les dépenses ne se valent pas.

D'accord ? 1 milliard sur une autoroute ou 1 milliard dans des éoliennes, c'est pas le même effet à long terme, y compris pour le budget des pays du pays. Et donc il y a des secteurs, l'éducation, la transition écologique, la santé qui sont de bonnes dépenses parce que ce sont des dépenses qui nous rendent plus prospères et qui nous font économiser de l'argent à terme.

Les mauvaises, c'est quoi par exemple les mauvaises dépenses ? Et ben inv tout ça, tout le monde est d'accord. Ben, les mauvaises dépenses, c'est par exemple faire des exonérations de c'est des dépenses, ça c'est c'est des recettes en moins.

Donc faire des exonérations de cotisation sociale qui sont parfaitement inefficaces sur l'emploi, qui font un trou dans le budget de la sécurité sociale et qui nous empêche d'avoir des services publics de qualité. Ça, je pense que ce sont des mauvaises dépenses. Mais investir dans l'éducation, c'est une bonne dépense parce que ça rend votre pays plus prospère et ça vous fait gagner de de l'argent plus tard. dépenser pour l'adaptation au changement climatique, je suis désolé, ça nous rend plus riche couper dans l'adaptation au changement climatique, ça nous appauvrit parce que demain ça nous coûtera plus cher et donc toutes les dépenses ne se valent pas et nous nous sommes pour gagner des recettes avec plus de justice fiscale pour les dépenser dans des secteurs d'avenir qui nous permettent d'être plus juste et plus prospère collectivement.

Il est 19h42. Vous voyez toujours les images en direct de euh l'Assemblée. Je le précise pour les téléspectateurs.

D'ici dans quelques minutes, hein, là c'est le dernier orateur, me dit-on euh qui qui prend la parole. Il va y avoir le vote solennel du euh du projet le loi de de finance de la sécurité euh sociale avec une certaine incertitude hein puisque on on le dit euh ça va se jouer à à quelques voix près euh normalement vous devriez vous euh vous les écologistes euh normalement contribuer à ce que ce projet de budget de la sécurité sociale soit adopté ce soir puisque vous avez donc pris cette décision de vous de vous abstenir. Le vote va donc avoir lieu dans quelques instants.

La présidente Yelle Bron Pivet est en train de prendre la parole. J'hésite à poser ma question ou à suivre Yel Brun Pivet le direct. Le C'est bon, tout le monde est à sa place.

Le scrutin est ouvert. Le scrutin est clos. Votant 574 exprimé 481, majorité 241 pour 247 contre 234.

L'Assemblée nationale a adopté. [applaudissements] Je vous remercie. La séance est suspendue et levée.

Voilà, c'est fait. Vous l'avez donc vécu en direct avec nous. L'Assemblée nationale vient d'adopter le projet de loi de financement de la sécurité sociale. 247 voix pour 234 contre.

Ça s'est joué à pas beaucoup mais ça passe. Ça passe. Et si on est plutôt effectivement sur une une bizarrerie du vote précédent sur la partie euh sur la partie une stratégie politique du RN ou une stratégie politique et sur quelque chose qui avait été qui était envisagé depuis le début, c'est que ça soit vraiment très très euh proche et qui a des et qui a des dissidents. pas mal de on va voir avec le détail dans pas mal de groupes notamment chez Édouard Philippe c'estàd que l'abstention puisse se transformer pour certains 4 5 en ou 3 qu qui soit qui passent en en pour et d'autres chez l'envoqué qui passe dans le camp le camp alors ça paraît pas très clair quand on regarde le camemberber sur qui qui est affiché à l'écran mais on voit au bloc central du bleu donc ça veut dire un vote pour on voit que quasiment aucun aucun vote ne manque quelques abstentions par-ci parl si je ne m'abuse à droite du camemberber central vous avez quelques votes contre rouge ce qui là on est précisément chez les LR on est chez Horizon et chez les LR vous voyez en haut tout tout en haut un un vote contre donc il y a eu quelques petites déperditions pas suffisantes pour faire basculer le scrutin des déperditions dans l'autre sens des déperditions dans l'autre sens suffisant exactement pour que ça se joue à 13 voix Voilà, des des abstentions du côté des des DLR et d'horizon qui avait donc annoncé c'était la la consigne et puis des abstentions aussi à gauche hein.

Mais mais 13 voix Sébastien Lecornu ce matin aurait signé tout de suite hein. Et oui, des abstentions à gauche comme prévu euh l'abstention euh des écologistes, quelques abstentions euh dans le groupe euh communiste mais et du vote contre du côté des vot contre on voit on voit bien sur je parle sur votre Sandrine Rousseau l'a dit publiquement, elle était pas la seule. Et puis il y a des membres du vous savez que le groupe écologiste à l'Assemblée nationale est un groupe pluriel qui voilà qui accueille des personnes proches des écologistes mais qui ne sont pas chez les écologistes.

Il y a des éléments qui vous surprennent Mélanie Vogel quand vous découvrez avec nous en direct le résultat de de ce vote sur les bans de l'assemblée ? Non bah c'est conforme à ce qu'on a entendu dans les heures dans les heures qui viennent de précéder. Ça montre que les écologistes, je vous interromps un instant, Mathilde Panu.

Donc le rejet en 2e lecture du budget de la sécurité sociale aura donc échoué à 13 voies près. Et c'est évidemment une très mauvaise nouvelle pour le pays puisque je le rappelle, ceux qui ont voté pour ce budget ou qui ont laissé passer ce budget par leur abstention permettrait, si ce budget était réellement adopté en dernière lecture de faire 4 milliards de coupes sur la santé et notamment sur l'hôpital public et ce alors que l'hôpital public est déjà à terre dans notre pays. mais viserit aussi à baisser les allocations familiales notamment pour les familles qui ont des enfants de plus de 14 ans qui se verraient ainsi supprimer la majoration de 75 € qu'ils avaient par mois.

Cela reviendrait aussi à augmenter le prix des complémentaires notamment avec la taxe de 1 milliard qui a été fait sur les mutuels. Cela reviendrait à faire les poches de 1,5 million de personnes, notamment en souffrant du diabète avec jusqu'à 315 € par an qui seraient pris dans les poches des diabétiques de ce pays ou encore à limiter les arrêts maladies. Je ne sais pas qui a trouvé cette idée absolument absurde et unehumaine, notamment pour celles et ceux qui ont des arrêts suite à des accidents de travail ou à des maladies professionnelles.

Alors, évidemment, ce vote confirme d'abord quelque chose de très important. Il confirme le changement d'alliance du Parti socialiste qui décide donc de rejoindre le camp des soutiens au gouvernement. Et je rappelle que en démocratie, lorsqu'on vote un budget, on est donc dans la majorité et dans le soutien au gouvernement.

Et lorsqu'on vote contre un budget, on se place dans l'opposition. Les socialistes et la direction du Parti socialiste a donc fait un choix extrêmement clair aujourd'hui en votant pour le budget. Non seulement ils permettent à un budget cruel de pouvoir passer, mais en plus de cela, il sauvent Emmanuel Macron puisque je le rappelle, il y a un mois tout juste, la discussion qui existait dans ce pays était de savoir si Emmanuel Macron devait partir, ce qui est toujours ce qui est majoritaire dans le pays.

Et ce qui a permis ce qu'ont permis les socialistes, c'est de faire en sorte non seulement de leur donner un surcis, de faire perdre du temps au pays et d'adopter un budget comme celui que nous venons d'adopter en seconde lecture qui permet par exemple de faire 4 milliards de coupes sur la santé et sur l'hôpital public dont tout le monde comprendra que c'est extrêmement cruel. Évidemment, ce vote n'a rien à voir avec le mandat qui a été donné par les électeurs et les électrices qui les ont fait élire dans cette assemblée dont le mandat était justement de construire une alternative en rupture avec le macronisme et non pas de s'allier et de fusionner avec la Macronie comme ils sont en train de le faire. De même, nous sommes surpris de voir que ce vote passe grâce à l'abstention de plusieurs députés écologistes qui eux aussi ne respectent pas le mandat qui leur a été donné par les électeurs et les électrices.

Sachez qu'il reste une force disponible dans ce pays pour appliquer un programme de rupture avec le macronisme. celle que nous représentons aujourd'hui et nous redisons comme une promesse que les insoumis et insoumises seront toujours du côté du peuple et ne seront jamais dans les petits arrangements de couloir dans le dos des citoyens et des citoyennes. Nous sommes donc au vote à la seconde lecture.

Il reste un prochain vote donc en dernière lecture qui devrait avoir lieu la semaine prochaine et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent et notamment les soignants et les soignantes mais aussi celles et ceux qui attendent pendant des heures aux urgences à aller interpeller leurs députés pour savoir s'ils continueront de garder le même vote en dernière lecture parce que c'est de cela dont il s'agit. Quel moyen ? Voilà, Mathilde Panu, la chef des insoumis à l'Assemblée qui réagissait à l'adoption de justesse mais à l'adoption donc ce soir par les députés du projet de loi de finance de la sécurité sociale, un budget cruel, une très mauvaise nouvelle pour le le pays.

Et elle vous met en cause, enfin pas vous directement Mélanie Vogel, mais vous les écologistes qui vous êtes donc abstenu ce soir, ce qui a permis l'adoption de ce de ce budget. Elle elle estime que vous n'avez pas respecté votre mandat. Est-ce que c'est ce soir la rupture entre LI et les écologistes ?

Vous savez, c'est une vraie question qui est qui est posée par cette intervention. Euh moi, je je partage les comme je l'ai dit tout à l'heure, les critiques qu'on qu'on doit faire à ce à ce budget. Mais dire que le fait d'avoir cherché des solutions, d'avoir arraché des victoires, même si elles sont pas extraordinaires, mais qui sont là, euh c'est aller contre le mandat que nous ont donné nos électeurs.

Moi, je là, je suis pas d'accord. Je pense que les électeurs qui ont voté pour les députés du Nouveau Front populaire ont voté pour que nous soyons dans ce parlement où nous ne sommes pas majoritaire et où donc pour faire quelque chose, il faut trouver des majorités qui n'existent pas. Ces gens ont vonté pour qu'on essae de leur rendre la vie meilleure.

Et moi la la question que j'ai envie de poser à Mathilde Panot, c'est d'accord ce ce budget n'est pas bon. Le rejeter, est-ce que vraiment c'est mieux pour la France ? C'est mieux pour les personnes que nous défendons et qui ont voté pour nous.

Et bien je n'en suis pas sûr et c'est la raison pour laquelle nous sommes abstenus parce que nous ne pensons pas que les Françaises et les Français et en particulier les plus vulnérables et en particulier celles et ceux qui ont mis leur confiance dans un vote pour le nouveau Front populaire, y compris pour des députés écologistes que ces personnes-là iront mieux si euh le budget de la sécurité sociale avait été rejeté. Ce que je comprends pas, c'est pourquoi vous expliquez euh avec comme un cri de franchise et d'honnêteté. C'est il s'agit de stratégie.

Vous savez bien que depuis le début Mathil Panu là elle-même dit ils veulent que ça se termine le plus vite possible pour la candidature de Juc Mélenchon et accessoirement ils veulent passer pour la vraie opposition en vous renvoyant vous et les socialistes vous un peu moins parce qu'ils pensent que vous êtes éventuellement pour certains récupérabl mais le parti socialiste pas du tout qui est traité de toutes les noms toute la journée compris non mais je vous avais posé la question au tout début donc c'est c'est pour ça que c'est il on est fondé à vous demander est-ce qu'on peut encore travailler avec des gens qui vous parce que les compromis c'est c'est pas aujourd'hui, c'est qu'il va y en avoir d'autres à faire ou pas et il va y avoir d'autres textes et est-ce qu'on peut travailler encore ? Est-ce que vous pouvez vous travailler ? Mais le programme pour les législatives ou pour la présidentielle, faut bien travailler avec quelqu'un.

Oui, mais moi la la réponse que je vous ai fait tout à l'heure, c'est que la détermination de notre vote, c'était le contenu de de ce que le gouvernement a été en capacité de nous donner après nos demandes très fermes. On va suivre justement, vous parlez de socialistes, on va écouter Boris Vallot qui réagit à son tour en direct de l'Assemblée, le chef de fil des députés PS au côté d'Olivier Fort, le patron du parti. Ah, c'est dans ce sens là que ça parle.

Non, vous savez depuis maintenant plusieurs semaines, nous avons deux préoccupations dont nous ne nous ne sommes jamais départis. Travailler dans l'intérêt dans le seul intérêt des Françaises et les Français et faire le pari du débat parlementaire, c'est-à-dire tout simplement de la démocratie. D'autres ont fait des choix différents.

On préférait soit être les passagers clandestins de ce débat, soit faire le paris de la politique du pire. Nous nous avons regardé aujourd'hui où nous en étions après plusieurs semaines d'un débat qui a été apre, rugueux, exigeant où il fallu il a fallu chercher des compromis. Rappelez-vous au moment de la chute de François Baou, il y avait la suspension la suppression de 2 de jours fériers, il n'en est plus question.

Il y avait une nouvelle réforme de l'assurance chômage, il n'en est plus question. Il y avait le gel des pensions, il n'en est plus question. Il y avait le gel des minimes sociaux, il n'en est plus question.

Il y avait le gel du barê de la CSG, il n'en est plus question. Il y avait le doublement des franchises médicales, il n'en est plus question. Il y avait la remise en question d'un certain nombre d'exonérations pour les apprentis, pour les chèqus déjeunés ou les chèqus vacances.

Il n'en est plus question. Il y avait la remise en cause des aides à l'embauche outreem. Il n'en est plus question.

Les moyens de l'hôpital étaient réduits à pas grand-chose, si bien que la tarification était négative. Nous avons augmenté dans le débat de 4 milliards le niveau des dépenses de santé. Nous avons suspendu la réforme des retraites et ce sont plusieurs centaines de milliers de français qui pourront en bénéficier dès 2026.

Et bien, je crois que ce soir, nous pouvons dire que nous avons fait œuvre utile. Certains font feu sur les socialistes. Et bien, je dois vous dire que ça ne nous impressionne pas.

Nous n'avons jamais perdu de vue ni les raisons de nous battre. mettre de la justice dans ce budget, faire reculer les brutalités qu'il contenaient, effacer le musée des orreurs qu'avec nous les organisations syndicales avaient dénoncé. Je crois que sans que ce soit notre budget, nous y sommes parvenus.

Nous sommes pas parvenus seuls. D'autres sur les bancs notamment de la gauche se sont battus avec nous et je crois que ce soir c'est d'abord les Françaises et les Français qui étaient légitimement inquiets qui peuvent souffler. Voilà Boris Valot le chef de des députés socialistes qui parlait de vous he Mélanie Vogel.

Il a il a fait la liste de vous des écologistes évidemment il a fait la liste de euh tout ce qu'ils estiment avoir obtenu les socialistes dans la la discussion avec Sébastien Lecornu depuis plusieurs semaines et il a dit "Nous n'y sommes pas parvenus seuls, d'autres se sont battus avec nous. On a entendu Mathilde Panot, on vient d'entendre Maurice Vallot. Clairement, on sent que les écologistes ce soir basculer dans le camp des socialistes, dans le camp du du dialogue et du compromis avec le gouvernement.

Il y a pas de Non, mais pardon, il y a pas deux camps, le camp des socialistes et le camp des insoumis. Je suis désolé, je peux pas vous laisser dire ça. Les écologistes sont dans le camp des écologistes et ce que les écologistes ont toujours dit qu'il feraiit, c'est d'essayer de trouver des majorités pour le meilleur budget possible.

Nous ne considérons pas que ce budget nous permettait de voter pour ce qu'on fait des socialistes. D'accord ? On n pas basculé dans le camp des socialistes qui eux-mêmes non plus n'ont pas basculer dans le chacun.

Il y a un rapprochement mais un rapprochement par rapport à quand ? Enfin non, il y a enfin pardon par rapport au budget de François Bairou par rapport là il y a quand même un changement de paradigme un changement véritable depuis le mois de septembre. Oui, mais il y a eu un changement général de méthode depuis que François Baou n'est pas premier ministre.

C'est pas une louz ce changement de méthode de Sébastien Lecnu ? Oui, incontestablement c'est quelqu'un qui a accepté de d'admettre la réalité et que la réalité c'était que le socle commun n'avait pas la majorité et ne pouvait pas imposer sa politique. Il est fiable comme dit Olivier Fort.

Il est fiable. En tout cas, il nous a il nous a dit que il y aurait un amendement du gouvernement pour une hausse de 3 % de l'onde. Il y a eu un amendement du gouvernement, il a été adopté.

D'un côté, François Bairou, c'est pas qu'il était pas fiable, c'est que François Baouvait dit "Moi, je ne ferai aucun compromis, je ne discuterai avec personne. C'est mon budget 44 milliards d'économie ou le chaos ?" Et bien, il a eu le chaos.

Bon voilà, c'est pas qu'il était pas fiable, c'est qu'il n'était pas en capacité de diriger un pays avec un parlement à l'image de sa société sans majorité absolu. Bon, Sébastien Lecornu a accepté la réalité. La réalité, c'est que le socle commun n'a pas la majorité et que personne n'a la majorité.

Voilà. Enfin, en tout cas, petit à petit, l'oiseau fait son nid puisque Sébastien Lecorn dont on dit chaque semaine que c'est la semaine décisive et que pour lui la fin est proche. Chaque semaine il parvient à se maintenir par chaque semaine, il avait réussi à obtenir un vote sur le vol et recette, il obtient un vote sur le vote du PLFS global.

Euh est-ce que vous pensez est-ce est-ce que vous pensez que aujourd'hui Sébastien Lecornu euh est l'homme de la situation pour parvenir à un budget global notamment sur le le projet de loi de finance qui va arriver prochainement ? Je j'en sais rien. Je pense pas que enfin moi je suis pas là pour juger personnellement Sébastien le c'est politiquement. politiquement, ce qui est clair, c'est que la seule manière de s'en sortir en France jusqu'à ce qu'il y ait de nouvelles élection qui peut-être changent la majorité de l'Assemblée nationale, la seule manière de s'en sortir, c'est que euh celles et ceux qui sont aujourd'hui au gouvernement, tant qu'ils ne changent pas, acceptent de faire des pas et de flanchir sur flancher pardon sur certaines des propositions très brutales qui avaient été faites au début.

Sinon, c'est impossible. d'obtenir un budget pour la France. Donc ça c'est clair.

Est-ce que il va être en capacité de faire la même chose sur le projet de loi finance ? Je peux pas vous le dire mais en tout cas ma certitude c'est que s'il n'y a pas d'effort pour avoir plus de justice fiscale et pour avoir des dépenses intelligentes en faveur des services publics et bien on aura pas de possibilité d'avoir de la stabilité. Est-ce qu'il y a des choses emblématiques comme vous nous avez dit pour le PLFS ?

On a vu dès le début des vendredis que l'hôpital et la dotation à Londame avait été quelque chose sur lequel vous n'alliez pas à transiger. Est-ce qu'il y a trois choses, deux choses de base dans le projet de la finance globale sur auquel vous êtes attaché ? Euh est-ce que c'est une taxe sur les riches ?

Est-ce que c'est Voilà si je Non mais si je devais vous dire trois choses qui je suis obligé je suis obligé forcément de je comprends. Je vous dirai une chose c'est des recettes en taxant les plus haut patrimoines. D'accord.

Et ces recettes, on en fait quoi ? On les dépense dans la transition écolo et les services public. Voilà.

Pardon, je fais très simple mais c'est parce que vous m'avez demandé de faire simple mais je pense que si on fait ça comme cadre budgétaire, d'abord on a plus de moyens pour l'État grâce à la justice fiscale qui est nécessaire. Donc on a un pays plus juste et ensuite on on dépense bien et on supprime les aides aux entreprises ou alors on les examine en fonction de leur Alors on a jamais dit qu'il fallait supprimer toutes les aides aux entreprises mais on a plus de 210 milliards d'aide aux entreprises au plus gros budget de l'État sans conditionnalité que on arrose des entreprises et on ne conditionne pas ces fonds qu'on leur donne au fait que euh elles embauchent, au fait qu'elles investissent dans la transition, au fait que elle faisait des activités qui soient compatibles avec l'accord de Paris qui et cetera. Bon donc ça c'est un problème.

Moi j'ai pas de problème avec le fait qu'on puisse avoir des fonds publics en faveur des entreprises. J'ai un problème avec le fait que ce soit conditionné à rien. C'est pas une politique publique de donner de l'argent conditionné à rien.

On donne de l'argent conditionné à des résultats. Le premier ministre Sébastien Lecnu vient de de publier un long message sur X. Alors, vous pouvez peut-être pas le voir parce que je sais que je crois que vous avez quitté le réseau social d'Elon Musk.

Euh mais le Premier ministre salue ce soir une majorité de responsabilités qui montre que le compromis n'est pas un slogan. Est-ce que vous avez le sentiment, vous Mélanie Vogel, sénatrice du parti écologiste, d'appartenir à une nouvelle majorité de responsabilité ? Non, pas du tout.

Il y a pas de nouvelle majorité de responsabilité. Il y a aujourd'hui le résultat d'un travail dur qui a été fait par les parlementaires et en particulier ces derniers jours et ces dernières heures par les députés occologistes à l'Assemblée nationale qui donne le résultat pour l'instant que on pourra avoir un budget pour la sécurité sociale. C'est pas une nouvelle majorité.

On a évité le pire. Voilà, c'est tout. Mais non, n'appartenant pas à une nouvelle majorité de responsabilité.

Et cette victoire, je vous soumets les déclarations à mesure qu'elle tombe, cette victoire est d'abord celle du parlement lui-même. Ça c'est Olivier Fort vous partagez. C'est une victoire du parlement ce soir en tout cas en partie.

Oui, c'est c'est une victoire de d'une méthode qu'on doit finir par apprendre en France qui qu'on est loin d'avoir appris parce que si on avait appris cette méthode, Sébastien Lecnu serait pas premier ministre. Mais c'est le début de quelque chose qui devrait arriver finalement en France un jour, qui est d'avoir un vrai régime parlementaire. Et dans un vrai régime parlementaire, pardon, je sais qu'on a dit ça 1500 fois, mais dans un vrai régime parlementaire, Sébastien Lecnu serait pas premier ministre.

Et donc, on a un problème malgré tout, mais on est arrivé effectivement à voter quelque chose ce soir et c'est parce que il y a eu une méthode de discussion et quand il y a personne a majorité, on est obligé de discuter. Merci beaucoup Médanie Vegel. sénatrice écologiste des Français établiur de France d'avoir été notre invité ce soir. [musique] Merci à tous les deux les informés de France tout de suite.