Les jeunes et le sport | Chaque voix compte - 13/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir, bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte. Comme chaque vendredi, nous allons vous donner la parole à vous pour cette émission en public consacrée ce soir aux jeunes et à la question du sport. Alors, justement, on va voir que les jeunes, ils en font de moins en moins.
On va se demander tous ensemble pourquoi. On verra que sur ce plateau ce soir, il y en a qui ont des solutions évidemment. On parlera aussi des parents pour qui c'est pas toujours facile de gérer tout cet emploi du temps.
Ça c'est pour l'équipe du public. Avec moi ce soir dans l'équipe des députés Sabrina Sba député écologiste des Hauts et Bjin Madirks député ensemble pour la République de Sonloire. Bonsoir à vous deux et puis notre expert, allez notre arbitre ce soir Pierre Rondau, cirecteur de l'observatoire du sport à la fondation Jean Jores.
Vous avez signé cigné le livre Les Français et le sport aux éditions du cherche Midi. Merci à vous trois d'avoir accepté notre invitation et de se prêter bien à ce jeu de questions réponses avec le public. Cette émission c'est la vôtre.
Alors profitez-en, on s'échauffe un peu. Allez, chaque voix compte. C'est parti.
Alors, on est vendredi soir. Vous êtes jeune, vous êtes peut-être encore en train de réfléchir à ce que vous allez faire ce weekend. Réviser le contrôle de math, voir les copains copines, rattraper la série que vous allez manquer.
Mais est-ce que vous avez gardé un petit créneau pour faire de l'activité physique ? sport les jeunes en font de moins en moins. C'est ce dont on va parler évidemment ensemble ce soir.
On va vous donner toutes les clés, toutes les chiffres pour comprendre avec Dario Borgon et c'est 2 minutes pour comprendre. Bientôt terminé les courses pendant la récrée. La moitié des élèves de 6e sont incapables de courir plus de 5 minutes, révèle le ministère de l'éducation nationale.
Dans l'ensemble, les chiffres sont alarmants. En 40 ans, les enfants ont perdu 25 % de leur capacité cardio-vasculaire, faute de sport dans leur quotidien. Un enfant sur deux fait moins de 20 minutes d'activité physique et sportif par jour.
Et entre les sexes, les cars se creusent. Une fille sur deux abandonne le sport à l'adolescence. Un phénomène qui touche particulièrement la France, mauvais élèves dans ce domaine.
Dans le classement de l'Organisation mondiale de la santé, elle est à la 119e place sur 146 pays à propos de l'activité physique des adolescents. Alors, comment expliquer de tels résultats ? Sans surprise, l'omniprésence des écrans dans leur vie pousse à plus de sédentarité, mais les jeunes ne sont pas les seuls à blâmer.
Un manque de moyen sur le territoire peut aussi expliquer ce manque d'activité. Près de la moitié des collèges et lycées sont en situation d'urgence et ont besoin de rénovation ou de construction d'infrastructures sportives. Pourtant, l'État encourage la pratique avec passeport, une aide financière pour s'inscrire dans des clubs ou encore au sein de leur emploi du temps.
On met en place maintenant le la demure de sport en primaire qui est une petite révolution mais qui fait que vous allez avoir des collégiens qui arrivent qui ont normalement une autre pratique. Mais comment en est-on arrivé là ? Les politiques se suivent et se ressemblent avec de moins en moins de résultats.
Pourtant, cette volonté de faire bouger nos jeunes ne date pas d'hier. Les cours de sport sont obligatoires depuis le 19e siècle. Le cours élémentaire 2e année et les cours moyens première et seconde année, il faut songer au développement organique de l'enfant.
Ainsi, cet atelier de saut en hauteur pour les garçons ou bien cette course de relais pour les petites filles. À noter tout de même un effet Jeux Olympiques de Paris. 61 % des personnes âgées de 15 ans ou plus pratiquent à présent une activité sportive régulière.
C'est 7 points de plus qu'en 2018. Beaucoup de choses hein dans ce sujet. On va commencer par un témoignage avec vous Zélie Monsel.
Vous avez 15 ans, vous êtes lycéenne. Alors, vous êtes dans le cœur de notre sujet. On va commencer par les premiers concernés.
Zélie, vous en faites assez du sport, vous aimeriez en faire plus ? Quel constat faites ? Alors, moi je pense que on fait euh globalement du sport euh on fait bien du sport, mais on c'est vrai qu'on manque quand même d'infrastructure.
Moi, l'année dernière, j'avais euh 3h de sport et sur 3h, on allait à la Cour Neuve. Donc, on prenait 40 minutes, ce qui fait qu'on réduisait euh beaucoup euh nos temps de pratique sportive. On avait pas déjà 3h, c'est vrai que c'est pas énorme.
Et si en plus on doit prendre les transports et c'est assez récurrent comme problème. C'est pas juste quand on va faire une certaine pratique, c'est assez récurrent. Alors cette question des infrastructures évidemment elle compte énormément.
Pierre Rondau. Est-ce qu'on peut dire que la France on est bien équipé pour faire du sport ou est-ce qu'on manque d'équipement ? Alors, on est bien équipé pour faire du sport et là où c'est intéressant quand on aborde la thématique de l'émission et la pratique sportive du quotidien, c'est de bien faire le distingo et c'est un vrai débat et ce débat on l'a eu pendant les Jeux Olympiques, de ce qu'est une nation sportive.
Il faut bien distinguer quand quand on parle de sport, du sport qui se pratique, qui nous concerne aujourd'hui à savoir les jeunes et la pratique sportive et le sport qui se regarde, le sport d'élite et la France qui brille aux Jeux Olympiques, été comme hiver ou coupe du monde, championnat d'Europe et autres politiquement. Et historiquement, la France a fait très tôt le choix et ça remonte aux années 60 avec le général de Gaulle a fait a fait le choix pour une raison de réputation internationale a fait le choix de l'excellence de l'élitisme. On est une nation sportive parce qu'on a brillé aux Jeux Olympiques.
Donc on a des infrastructures, on a l'équipement mais la question de savoir si derrière il va on a une forme de ruissellement vers la pratique du quotidien et est-ce que derrière l'argent que met en avant l'État et les instances pour le soutien de la pratique est équivalent entre l'élite et le quotidien. Et au niveau du quotidien, bah votre reportage l'a parfaitement dit et c'est vrai et c'est démontré près de la moitié près de la moitié des équipements aujourd'hui sont vêtustes. Près de la moitié des équipements ne sont pas accessibles pour les jeunes du quotidien.
Justement avec vous les députés, on va se poser cette question mais avant ça parce qu'on voit dans le sujet et Pierre Rondo en parlait, c'est vrai qu'avec le Jeux Olympique, il y a eu une ferveur. On a l'impression que voilà, on remonte aux années 70, on dit il faut faire du sport mais on n' pas la culture du sport en France notamment pour les jeunes. Sabrina SBI ?
Ah bah je pense que il y a eu en tout cas cette culture et puis les Jeux Olympiques ont montré qu'il y avait une vraie ferveur autour de cette question du sport mais la problématique c'est où, quand ? Comment ? Il y a une question bien sûr d'équipement, c'està dire c'est à quel point les équipements sont dispersés sur l'ensemble du territoire parce que c'est aussi ça quand on parle des équipements où il y en a mais pas forcément partout de la même manière et de manière égale sur le territoire, c'est à quel moment ?
C'est la question du temps. Et puis je pense qu'il faut aussi peut-être réfléchir à une nouvelle forme de pratique du sport. par exemple euh je sais qu'il y a beaucoup de villes qui réfléchissent à la question des du sport en plein air, donc des agrès sportifs qui sont disponibles sur l'espace public qui permettent de faire du sport à n'importe quel moment sans qu'on soit contraint par des durées d'ouverture ou de fermeture des équipements sportifs.
Benjamin Mindin Dirk, vous allez vous défendre une résolution pour renforcer justement le pilotage, la cohérence. Ça prouve bien qu'il en faut encore du chemin. C'est pas parce qu'on répète tous les 3 ans qu'il faut une demi-heure de sport qu'on y arrive à la fin.
Oui, tout à fait. C'est une proposition de résolution qu'on pourra étudier lundi. Peut-être qu' qu'on y reviendra. tout à l'heure dans l'émission sur les équipements sportifs quand même redire qu'on a en France 330000 équipements sportifs recensés sur une plateforme qui s'appelle Data et que depuis 2020 on a eu deux plans successifs de 5000 équipements qui ont été mis en place et on est à plus de 10000 équipements qui ont été qui étaient qui ont été construits.
Peut-être une chose dans dans l'étude dont qui don dont vous avez fait part tout à l'heure, c'est l'écart qu'on peut avoir entre les filles et les garçons parce qu'on a 46 % de résultats satisfaisants et c'est pas assez pour les garçons quand on a que 21 % pour les filles. On reviendra justement sur cette question. On va se poser cette question spécifique des filles.
Je voudrais vous poser vous donner la parole Fabrice Alain. Vous avez 47 ans, vous êtes professeur de sport. Je précise que vous êtes aussi secrétaire du syndicat national de l'éducation physique.
Pour vous, le sport, il doit être fait à l'école. Est-ce qu'il y a assez de prof ? Est-ce qu'il y a assez d'équipement ?
Quel constat faites-vous en tant que prof de sport ? Ouais. Alors, professeur de PS parce que les professeurs de sport, c'est aussi un autre corps.
Alors, toutes mes excuses d'éducation physique et sportive, on vous écoute. Non, ça a son importance parce que le sport, il peut il peut se faire à l'école, il doit se faire à l'école, mais il doit aussi se faire dans d'autres temps en dehors de l'école. Mais c'est pour ça qu'il faut faire en sorte que ces temps aussi vivent ensemble et en complémentarité.
Et ça c'est important. Euh effectivement les les chiffres qui ont été donnés et je rebondis sur ce qui vient d'être dit euh écart entre les garçons et les filles, écart aussi entre les classes euh favorisé ou les milieux populaires et ça se combine aussi. Les filles des milieux populaires pratiquent encore moins euh les inégalités territoriales.
Juste avant l'émission là, je parlais avec ma voisine qui est à Paris. Paris c'est c'est difficile hein, c'est c'est 14 équipements sportifs pour 10000 habitants. C'est ça fait partie de les moyennes les plus basses en France.
Les Hautes Alpes c'est 208 par exemple. Donc ça ça donne un il y a des départements plus sportifs que d'autres, ça on le voit sur la carte. Alors j'ai pas dit plus sportif, j'ai dit avec plus d'équipement.
Après faut regarder dans le détail effectivement et il y a la question du handicap que je passe pas sous silence parce que cette question aujourd'hui il y a 90 % des personnes en situation de handicap qui disent que la la pratique est importante mais il y en a que la moitié qui peuvent accéder aussi à des infrastructures adaptées. Donc la problématique elle est vraiment globale. Donc voilà je peux m'entenir là et puis on interviendra après sur et sur celle de de l'école justement en particulier.
Est-ce qu'il faut faire plus d'heures de sport à l'école ? Les emplois du temps sont déjà un peu surchargés. On les met où ces heures de sport ?
Alors là euh effectivement, il y a de nombreux rapports qui sont sortis ces dernières années là dans un peu dans la fenêtre des Jeux Olympiques de différents députés qui ont mis en avant tous une revendication qu'on porte nous, c'est-à-dire l'augmentation des horaires hebdomadaires d'éducation physique et sportive. J'insiste sur le terme parce que il y a aussi des dispositifs qui ont été mis en place, les 2 heures de sport au collège, l'activité physique quotidienne à l'école élémentaire. C'est des dispositifs qui n'ont pas fonctionné et qui pour nous ne répondent pas aux besoins de toute la jeunesse, de par plusieurs aspects.
Leur caractère facultatif, le caractère aussi qu'ils n'ont pas touché la cible de ceux qui en avaient le plus besoin. Ceux qui sont venus s'y inscrire, c'était pas ceux qui avaient le plus besoin d'activité. Donc voilà, nous on pense que c'est l'éducation obligatoire pour toute la jeunesse qui doit être augmentée à l'école. augmenter à l'école.
Sauf que euh Sabrina Sbain Dirx, parfois les parents se disent "Mais où est-ce qu'on met tout ça dans l'emploi du temps ? Quand on a un enfant qui commence à 8h, qui finit à 18h, est-ce qu'il faut renier sur autre chose Oui, je pense deux choses par rapport à ça. Déjà avant le collège et puis le lycée, on a l'école primaire et donc les 30 minutes qu'on qu'on a voulu mettre en place et qui sont pas forcément traduites par réellement 30 minutes de sport ou d'éducation physique.
Et puis après pour le lien avec bien sûr qu'à l'école qu'au collège, qu'au lycée, on a envie d'avoir plus d'heur, ce sera très bien mais ça ne suffira pas parce que l'autre chiffre qu'on a pas dans l'étude qui est mis là, c'est qu'on a 55 % des 014 ans qui sont licenciés en club. Et si vous mettez en corrélation ces 55 % avec les seulement 50 % qui ont des résultats satisfaisants quand on arrive en 6e, on peut tout simplement se dire que ceux qui sont en club et et bien souvent des CSP plus, c'est un peu ce que disait notre c'est ceux qui réussissent. Si vous arrivez en 6e et je vous demande de lire une portée musicale et que vous n'avez jamais fait de musique, est-ce que vous allez réussir ?
Vous ne réussirez pas. Sabrina SBA, est-ce que voilà, c'est à l'école, on parle aussi, on va parler hein des fédérations du sport à côté de l'école, mais est-ce que c'est à l'école de proposer du sport et davantage d'heures de sport ? Oui, bah quand j'ai commencé, j'ai parlé du temps parce que faire du sport, ça demande aussi voilà, il faut son agenda de la journée, en général, il est assez euh compliqué.
Donc euh et au moment où on a eu tout un débat sur la réforme du temps scolaire et ce que j'ai trouvé dommage dans ce dans ce débat qui avait eu lieu, c'est qu'on avait réfléchi la question de de ce temps périscolaire sans parler du projet pédagogique. Qu'est-ce qu'on veut comme projet pour nos enfants ? Si le sujet c'est de dire il faut répartir autrement le temps dans la journée et bien oui, il faudrait avoir plus d'activités physiques dans au sein des écoles et donc le temps périscolaire doit s'adapter à cela.
Est-ce que ça veut dire moins de vacances scolaires étendre, avoir des cours le matin, des activités l'après-midi ? Tout ça doit se poser dans le cadre du projet pédagogique et je pense qu'on a pris le problème à l'envers. C'està-dire qu'on s'est vraiment dit on va réduire, on va faire un temps périscolaire sans réfléchir ce qu'on voulait réellement comme projet pour la société derrière.
Donc oui, l'école doit être un un endroit où ça peut se pratiquer d'abord parce que c'est le seul endroit où on peut lutter contre les inégalités sociales parce que tous les enfants sont censés être exactement. Pierre Rondo, est-ce que en France à l'école et peut-être qu'après je vous demanderai si on a ce sentiment là, on a le sentiment que c'est la tête d'un côté, les jambes de l'autre. Ça fait partie la Oui, c'est la culture franco-française dédié au sport contrairement au monde au monde anglo-saxon où c'est ce que j'allais dire aux États-Unis un sportif de haut niveau, il intègre une super grande université.
Effectivement en France, on va toujours privilégier la réussite intellectuelle et la réussite sportive. Enfin, vous serez là pour pour en témoigner mais on a tous en tête les exemples au collège ou au lycée des des rendez-vous parents prof. Peu peu de fois, on allait voir le prof de PS pour savoir comment ça se passait. les conseils de classe à chaque fois on mettait en avant les résultats en mathématiques ou en français en EPS c'était pas à chaque fois la chose la plus primordiale non on disait c'est pas grave très bon tout quelqu'un qui avait 18 en EPS mais de en math on allait le le gronder quelqu'un à l'inverse qui a été très bon en mathématiques et très très mauvais en sport c'était pas grave c'était vraiment à chaque fois mettre en avant et d'ailleurs c'était une revendication à l'époque de Nathalie Ganetta qui était conseiller au sport de François Hollande lors de son mandat qui souhaitait que le coefficient au bac en EPS soit triplé pour vraiment que on considère, on prenne conscience qu' en France et et vraiment en France le sport doit être mis en avant.
Contrairement, je le répète, il y a des pays en Allemagne, en Finlande ou même dans le monde anglo-saxon, vous avez le sport qui est considéré comme étant normal et la pratique est régulière et répété. Alors, Nicolas Todesco, est-ce que c'est pour ces raisons-là, manque d'équipement, sédentarité à l'école et cloisonnement un petit peu entre l'intellectuel et le sport que vous avez décidé de mettre en place des vélos dans les classes. Expliquez-nous votre projet.
Exactement. Donc nous on met en place des vélos buureaux en sein de la classe donc dans les établissements scolaires. Et l'avantage c'est que effectivement on va pouvoir faire du sport.
Alors plutôt on va plutôt parler d'activité physique modérée donc ce qui est déjà quand même une une première étape vers le vers le mouvement. Donc on met en place ces ces ces ces dispositifs là et ils vont avoir l'avantage de permettre aux élèves de faire une demi-heure d'activité physique par jour. Ça va permettre aussi justement de combattre les inégalités et aussi d'amener un peu d'inclusion puisque c'est des élèves qui ont des troubles de tension, des élèves des troubles autistique.
Voilà, tout un tas de de de personnes qui ont pas l'habitude forcément d'accéder au sport. Et l'utilité de ce vélobureau là, c'est qu'il est utilisé donc dans la période de classe et ça permet voilà d'allier la tête et les jambes et forcément derrière c'est ça améliore la cognition et et les professeurs sont pas dubitatifs au début parce que on dit souvent en primaire voilà maintenant c'est tu restes assis derrière ton bureau. En maternel tu pouvais aller jouer là tu restes assis.
C'est un changement de mentalité aussi peut-être mentalité ont quand même pas mal évolué. Ça fait 10 ans qu'on est en place et on a vu les choses vraiment bouger et c'est vrai que maintenant c'est des choses qui sont qui commencent à être comprises et surtout les effets sont tellement positifs que bah les choses s'imposent d'elles-même hein puisque on met deux vélos seulement par classe donc c'est quand même assez facile à mettre en place et à contrôler. et Fabrice Allan, je parle sous votre contrôle de prof de baisse, mais effectivement, il y a le sport tel qu'on l'imagine et cetera, mais il y a l'activité physique, juste le fait de se lever, de ne pas rester assis, c'est pas un angle mort mais il faut aussi réfléchir à ça dans les classes.
Sabrina SBA, alors dans les classes bien sûr, moi j'ai eu la chance de voir les vélos bureaux dans des classes. Donc j'ai trouvé ça assez impressionnant et je trouvais très intéressant en fait de pouvoir voilà allier justement ce côté activité physique avec l'éducation. Mais je pense que c'est surtout une une acculturation en fait à cette à cette envie de bouger.
Et je vais vous donner un exemple. Quand vous avez dès la maternelle ou l'élémentaire des parents qui ramènent leurs enfants à l'école en voiture alors qu'en général ils sont à proximité de l'école et que juste faire ces quelques mètres à pied avec leur enfant c'est déjà une activité physique même si on la sous-estime et bien c'est aussi cela faire de l'activité. Donc c'est le chemin de l'école, c'est cette activité autour, c'est dans la classe et je crois qu'il y a peut-être aussi des choses qui sont perdues de ce point de vue-là, d'autant plus que derrière il y a la question des écran qui occupe de plus en plus de temps dans dans notre temps de la journée et qui fait qu'on est moins aussi actif.
Euh on y reviendra parce qu'effectivement, on a l'impression que c'est un peu les vastes communiquants entre le temps de sport, temps d'écran. Bah j'in dire que faut penser voilà la pratique physique dans sa plus large acceptation, c'est pas juste le sport, c'est le fait de voilà se bouger, pas rester assis toute la journée. Tout à fait.
Là en ce moment, on a les Jeux Olympiques d'hiver et c'est très bien. On a le sport de très haut niveau, regarder je crois que ça c'est pas du sport et l'important c'est ce sport pour tous amener à l'activité physique, ce qui est fait avec le vélobureau, c'est une une très très bonne chose. Il 100000 classes équipées.
Tout à fait et on le fait dans le temps de l'école mais ça doit aussi nous donner envie d'aller le pratiquer en dehors de l'école et c'est ça qui est le plus important dans ce genre de de choses qui est mise en place. Alors justement, on a parlé des élèves, des profs, on va parler des parents avec Adidatou. connaatez.
Vous avez 36 ans, vous avez cinq enfants euh ce qui est déjà peut-être un sport en soi, quatre euh de 4 à 15 ans et vous allez nous dire, je pense qu'il y a beaucoup de parents qui vont se reconnaître, c'est vous voulez bien faire, vous voulez qu'il fasse du sport, mais alors c'est cinq emplois du temps à gérer quoi. Et euh oui, c'est cinq emplois du temps à gérer en plus de d'une autre parce que si on veut être actif aussi, bah faut que ça se ça se programme. Et donc mes enfants, on a avec mon mari, on a eu la volonté de les mettre au sport tout de suite parce que nous, on a vu notre exemple quand on a quitté le cadre scolaire, il n'y avait plus de sport partir de la fin du lycée.
Enfin, c'est à toi de décider d'aller faire du sport mais il n'y a plus de cadre si tu n'es pas en club ou ou autre. Et donc, on a eu cette volonté dès le CE1. Ils ont commencé par la natation, puis mon fils, il a fait 6 ans de judo.
Les filles, ils ont elles ont fait judo, elles font foot maintenant. Et la petite dernière, elle fait tennis. Et donc euh voilà, c'est des emplois du temps à suivre, beaucoup d'investissements humains, voilà, parce qu'il faut aller les déposer, aller les chercher.
Euh il faut jongler avec les emplois du temps et les devoirs. Et les devoirs parce que par exemple, je prends l'exemple de mes filles, le mardi jeudi, elles finissent à 17h, elles ont entraînement à 18h30. Donc il faut courir, il faut que les devoirs soient faits, qu'elle soit prête aux vestiaires et donc c'est en fait il faut une réelle volonté pour que ça se fasse.
C'est ça c'est que ça joue beaucoup sur la volonté des parents Pierre Rondau, d'expliquer voilà d' consacrer du temps pour courir. Je pense que beaucoup de parents se reconnaissent. le tennis à telle heure, pas oublier le sac de sport, redéposer, on arrive à la maison 20h30, la douche, les devoirs, c'est déjà euh de journées en une.
Éidment, il faut aussi alors peut-être que c'est ma mon je vais avoir une forme de de de je sais mon métier d'économiste qui va parler, mais il faut prendre conscience que le sport alors j'ai conscience et bien évidemment qu'il faut euh prendre les devants et trouver des solutions pour pour savoir gérer son temps, mais il faut aussi prendre conscience que le sport est en soit un investissement. euh de manière globale, hein, pas directement votre cas précis, mais de manière globale, le coût de la sédentarité, c'est 60 milliards d'euros le coût social pour toute la société. Et on sait, ça a été démontré notamment une étude récente par le ministère des sports, que si on mettait les gens euh à la pratique sportive régulière avec un soutien, donc on parle de gain net ici, en plus d'un investissement consenti par l'État et les collectivités pour soutenir à la pratique, on pourrait faire de considérables économies.
Et ces économies là, c'est ensuite moins de taxes, moins d'impôts, moins de moins de factures, c'est un investissement. Donc évidemment, il y a une question de temps et il faut trouver la solution, mais il faut considérer que c'est aussi un investissement le sport. Bah j'aimis dire que c'est un investissement puisque c'est vrai qu'on parle, c'est une question de santé publique hein.
Je rappelle que l'OMS, l'organisme mondial de la santé préconise une heure de sport par jour. Sauf qu'on voit, ça dépend quand même vraiment du bon vouloir, de la disponibilité des parents. C'est une volonté des parents et quand on a des enfants, ben on a envie qu'ils aillent à l'école et puis on a envie qu'ils fassent d'autres activités.
Le sport en fait partie. C'est une valeur valeur importante pour la santé mais aussi de de cohésion sociale. C'est le dernier lieu, je crois vraiment le sport où on a encore de la mixité sociale.
On va se retrouver sur un terrain de foot, sur un terrain de rugby, peu importe d'ailleurs quel type de terrain avec des personnes qui viennent de catégories socio-professionnelles différentes, d'origine différentes et ça c'est important pour notre société aujourd'hui. Cadou, qu est-ce qui pourrait vous aider vous, vous faciliter la tâche ? Et vous disiez, c'est aussi parfois pour les parents, on se dit "Oh là là, mais est-ce qu'il y aura aussi assez de temps pour les devoirs ?
Il faut on a l'impression de choisir un peu entre les deux. Alors en fait au-delà du temps pour les devoirs, parfois on se retrouve en tout cas cette année, moi ma plus grosse difficulté c'est que par exemple le mercredi après-midi, ma fille fait tennis à 13h, je suis active. Mercredi après-midi, je ne suis pas en congé.
Donc si l'État peut faire quelque chose, c'est peut-être d'établir en fait une continuité des que les associations sportives prennent le relais en fait à partir de l'école parce que du coup le mercredi, je peux pas la laisser en centre aéré. Quel aspoir ? Qu'est-ce qu'on peut faire Sabrina ?
C'est B. Parfois, il nous manque juste les 15 minutes qui séparent voilà l'école du gymnase mais bah quand on travaille on peut pas. Quelle est la solution que vous pourriez proposer ?
C'est ce que je posais tout à l'heure dans le cadre de la question du temps qu'on a eu sur ce temps périscolaire. C'est comment est-ce qu'on fait la jonction entre toutes ces activités, c'està-dire à savoir la connaissance, le savoir et donc c'est ce qu'on apprend et le fait d'avoir justement cette jonction pour pouvoir faire des activités qu'elles soient physiques, mais ça peut être culturel. D'ailleurs, on pourrait aussi parler de la de la musique, du théâtre et de plein d'autres activités aujourd'hui.
Mais je crois surtout ce qui est important et ça a été dit, le sport, c'est un investissement bien sûr personnel pour les enfants, pour les parents, pour les familles, mais c'est aussi un investissement financier parce que là quand on a quatre enfants qui sont inscrits dans des clubs, c'est des licences sportives derrière. Donc ça montre aussi le problème des inégalités qu'on a évoqué tout à l'heure sur la question des inégalités sociales. Et surtout, je crois peut-être ce qu'on a oublié un peu, c'est que le sport c'est pas juste une cache une casse à coger dans l'agenda ou le l'emploi du temps de l'élève.
C'est d'abord et avant tout des valeurs universelles, on l'a dit, mais c'est aussi une question de santé publique et souvent on oublie peut-être de rappeler que cette activité physique et ce sport bien il y a un enjeu de santé derrière et c'est pas juste la les petites 2 heures qu'il faut faire absolument dans son emploi du temps de la semaine. Vous vouliez rajouter un dernier mot Cou ? Après, on reviendra justement sur ce frein du cou aussi hein, parfois du sport et des licences.
Ben justement, je suis tout à fait d'accord avec ça parce que c'est important que les enfants aient un autre cadre social que celui de l'école parce que des fois ça peut ne pas se passer bien et des fois ils ne peuvent pas aussi explorer d'autres facettes de leur personnalité et quand ils ont euh un club une autre activité à côté, ils peuvent communiquer avec d'autres personnes et se développer autrement. Et le sport nourrit aussi énormément. En tout cas, moi mon exemple person enfin ce que j'ai ressenti personnellement, c'est que quand je fais du sport, je suis beaucoup plus productive et plus performante.
Donc pour eux, ça doit être la même chose. Donc c'est très important de les inviter à le faire, de les accompagner. Est-ce que dans le public justement sur ces freins la pratique sportive que ça peut être la question du transport, du coup, est-ce que quelqu'un souhaite réagir ?
On vous écoute, on on par on reviendra avec vous aussi à la fin de cette émission. Neramisi, vous êtes coordinateur responsable club aux enfants de la Gutte d'Or. Euh le coût ça coûte de l'argent effectivement les licence.
Alors, il y a plusieurs aides, on y reviendra justement. Mais la question du coup, est-ce qu'elle freine aussi la pratique sportive ? La question du coup oui freine l'activité surtout dans les quartiers dit prioritaires.
Euh les participants rencontent des difficultés plus qu'ailleurs. Après quand j'entends par exemple le témoignage de Kadiatou donc nous euh au sein de notre structure donc l'association les enfants de la goutte d'or bah on travaille directement en proximité avec les habitants. Donc ces freinsl on on est conscient on essaie de mettre des choses en place en terme d'accompagnement des jeunes.
Donc les mercredi après-midi, j'ai des bénévoles, des éducateurs qui accompagnent en bus euh les 40 à 60 jeunes pour aller pratiquer le football sur le terrain. Ils reviennent avec eux pour que les parents puissent à la fin de la journée puissent les récupérer à l'association. Mais nous-même en tant qu'association, on rencontre des des problèmes pour péréniser ces actions.
Est-ce que vous aimeriez leur demander à Benjamin dire que c'est envie de dire c'est que c'est vrai que bah l'investissement sur l'éducation par le sport c'est un investissement. Et et euh et euh et nous par exemple, si on arrive à avoir un éducateur dans notre association, dans notre club de foot, c'est 30 enfants qui vont être encadrés parce que autour de l'éducateur, on va mettre des bénévoles, on va mettre toute une une structure qui va faire que l'accompagnement puisse être résolu et on a du mal, on a du mal à survivre, on a du mal à péréniser nos actions qui sont des actions qui viennent des des des problèmes qu'on qu'on sur le terrain. Fabrice Allant je vais vous redonner la parole mais Pierre Rondo peut-être pour savoir est-ce qu'en France c'est cher c'est plus cher qu'ailleurs de faire du sport en moyenne non c'est ça c'est ça qui ce qui est ce qui est paradoxal c'est que comme vous avez des fédérations qui sont des délégations de services public qui touchent des subventions via tout le mode de de de financement et de fonctionnement qu'on a en France he pour rappel vous avez trois taxes affectées vous avez à la fois la taxe sur les paris sportifs sur les jeux de hasard et sur les droits TV qui permett d'abonder la NS qui va venir ensuite soutenir nation l'agence nationale du sport qui va venir soutenir ensuite toutes les fédérations les subventionnées et en partie aussi du ministère des sports.
Vous avez cette forme de redistribution qui permet d'assurer en comparaison avec d'autres pays des licences parfois moins chères mais c'est pas une équipe moins cher ça veut pas forcément dire voilà pas trop cher pour ça pour c'est sûr mais au-delà de ça quand bien mais vous pouvez vous payer ces licences j'ai juste en tête en comparaison pour vous dire à quel point on est on est on est mieux l'otist si je puis dire vous prenez le territoire nord-américain aux États-Unis les clubs de football de soccer c'est parfois 5000 dollars l'année c'est pas les mêmes tarifs en France mais c'est pas une question de coût c'est une question de temps, d'investissement, de structure, de déplacement, c'est pas au-delà du cadre économique. Fabrice Ain ? Ouais.
Je voulais signaler queen France, on avait une particularité quand même. Moi, je suis professeur dans le second degré, c'est le sport scolaire, l'association sportive, on parlait du mercredi après-midi. En terme de coût, ça défie toute concurrence.
La plupart des licences sont à 20 € l'année. Enfin, c'est une participation comme ça. C'est quelque chose qu'il faut absolument défendre. euh 1,2 million de licenciers, 40 % de filles, c'est 10 % de plus que la moyenne des fédérations.
Donc c'est un vrai levier là par contre de développement de l'activité physique. Benjamin dire que s'il y a des aides, hein, le passeport, il y a des aides aussi souvent dans les communes justement pour encourager à la pratique, mais on le voit bien chez certaines personnes, ça suffit pas, c'est un frein le coût de l'équipement, de la licence. C'est déjà important, c'est 50 € hein, du passeport qu'on a pu mettre en place pour euh les familles dans les les parents touchent à l'occasion de rentrée scolaire.
Il y avait une année l'an dernier, on est où où il où où le gouvernement était revenu et supprimé entre 6 et 13 ans sur le projet de loi de finance qu'on a eu là. C'est revenu, on le remet en place. Donc c'est une très bonne chose.
C'est 50 € ça touche 6 quand même d'enfants. Et puis vous avez raison de parler des aides également des collectivités territoriales puisque le budget du sport c'est 600 millions d'euros 840 avec ces fameuses taxes affectées dont vous parliez. C'est 9 milliards d'euros si on compte l'ensemble de l'investissement de chaque ministère.
Et c'est 19 milliards d'euros si on compte l'investissement des collectivités territoriales. La puissance publique investit 19 milliards d'euros. Ce dont, excusez-moi juste pour finir, ce dont on a besoin, j'entendais monsieur pour les associations sportives, c'est de stabilité, de visibilité.
Et c'est pour ça que dans la proposition de résolution qui va arriver lundi, on demande une loi de programmation mais surtout un budget pluriannuel pour que vous sachiez sur 4 ans où on ira. Parce que je crois que même quand on a des légères baisses, quand on est capable de les anticiper, on peut avancer mais pas quand c'est pris du jour en lbilité politique. C'est vrai que là, je pense que ces dernières années, il y a eu beaucoup d'inquiétude à chaque budget.
Sabrina SBI, est-ce que c'est suffisant le budget du sport ? Tout n'est pas une question d'argent, mais parfois on le dit hein, c'est le ner un peu de la guerre. Est-ce qu'il faut mettre plus d'argent ?
Bah en tout cas, ce qui est certain, c'est que visiblement, c'est pas suffisant vu les résultats qui viennent d'apparaître sur la pratique du sport dans notre pays. Maintenant, ce qui est sûr, c'est que oui, la question financière, ça reste, on dit souvent, le l'argent c'est le nerf de la guerre et je rappelle que effectivement, il y a de l'argent mais le sport en dehors de la question scolaire, c'est 17 millions de licenciés dans les différentes fédérations, c'est aussi 3 millions de bénévoles. Et c'est important de le dire parce que quand on parle des associations, la question de ces associations qui font vivre ce mouvement sportif dans notre pays, elle est essentielle.
Et c'est vrai que la résolution va être importante parce que souvent ce que nous disent les associations, c'est que nous, elles font un budget mais l'année l'année suivante, elles ne savent pas si elles pourront péréniser ou pas les fonds. Donc cette question de la pérénisation des fonds, de pouvoir savoir un peu se projeter en réalité sur l'avenir, elle est essentielle et puis surtout ça pose aussi la question d'ailleurs de la formation des éducateurs, de ceux qui accompagnent les enfants très jeunes à cette activité sportive. Donc vous voyez, en fait tout ça est un investissement de long terme et donc il faut forcément avoir une vision de long terme pour pouvoir avoir cette pratique du sport sur plusieurs années et je crois que c'est un peu ça qui manque aujourd'hui.
C'est peut-être un projet politique au global de ce qu'on veut faire en terme de sport dans notre pays. Sur la question des équipements, je voudrais faire un petit point aussi sur une question essentielle. On parle beaucoup de santé publique.
Les équipements en piscine, c'est très important que les enfants apprennent à nager. Chaque été, on s'aperçoit qu'il y a aussi de nombreuses noyades. Fabrice Salin, vous le constatez aussi, le manque d'équipement en piscine, je crois qu'il manque 400 bassin à peu près pour convenir à la population française.
Ah ouais, bien plus. Nous, on chiffre à 1000 piscines le besoin. L'enquête gymnascore qu'on a mené l'année dernière, une enquête nationale, dit que il n'y aura que 14 % des collégiens qui auront accès à la natation sur leur scolarité.
Donc euh c'est c'est un c'est un vrai problème. Si vous avez regardé l'été dernier en plus avec la canicule, autant les chiffres des noyades, je dirais pendant la période surveillée augmenté un peu mais pas significativement. Autant quand c'était pas surveillé, ça augmenté significativement.
Ça veut dire que bon, les maîurs font très bien leur travail mais quand il y a beaucoup de gens qui vont se baigner, il y a un vrai problème. Et ça, ben dire que Sabrina SBI, il y a aussi bah une fracture entre ceux qui peuvent aller un peu à la mer pendant les vacances, apprendre avec les parents ou même avoir une piscine pendant leur lieu de vacances et les autres. raison avant même les piscines, il y a les difficultés à pouvoir recruter des maîtres nageurs.
Je suis aussi élu local et quand on veut trouver les maîtres nageurs dans nos dans nos piscines, c'est pas toujours évident. Ce que l'on demande dans la proposition de de résolution qu'on aura euh lundi, c'est de dire que on met des priorités sur euh vous savez, il y a des enveloppes qui sont données au préfet pour les investissements, pour les collectivités territoriales. On veut des ratios d'équipement par habitant avec peut-être un nombre de kilomètres par rapport au aux équipements parce que quand la topographie est pas forcément évidente, c'est important de prendre ça en compte.
Et quand ces ratios nous diront que on est vraiment en manque, et ben priorité doit être donnée à ces collectivités territoriales là pour pouvoir investir dans les équipements dont les piscines. Et puis je crois enfin que il nous faut également avoir des partenariats avec le privé. Vous allez avoir, je mes collègues d'CY peut-être m'en voudront, mais si je prends l'exemple d'Ancy, peut-être que quand on est dans des communes comme ça, des communes un peu plus riches, on est capable d'avoir des investissements privés qui viennent nous aider.
Et puis quand on est euh je sais pas ben chez moi plus loin dans sonloire ou dans la Creuse et ben à ce moment-là c'est l'investissement public seul qui doit venir construire. Il n'est pas normal que des élèves que des enfants ne puissent pas avoir accès à une piscine. Alors on va réfléchir ensemble.
Vous partager le constat Sabrine à Sébeille sur cette question. Oui. Alors après moi j'ajouterai qu'il y a quand même beaucoup d'équipements de piscine qui sont très vêtuses aussi qu'il faut absolument rénover.
Donc ça pose aussi le sous que les ou décident de pas forcément rénover. Tout à fait. piscin parce qu'on pas les moyens de les rénover et je crois que pendant longtemps il y a une logique de dire qu'il fallait une piscine par ville pour pouvoir faire en sorte que les enfants puisse savoir nager en rentrant en 6e et aujourd'hui je crois que les communes elles commencent aussi à travailler en intercommunalité parce que parfois voilà il faut un équipement pour plusieurs villes et ça ça fonctionne aussi il faut pousser vers ça je pense pour que tous les enfants sachent nager en 6e qui est normalement une obligation aujourd'hui en France.
Allez, on va essayer d'aller voir aussi des initiatives qui se multiplient dans le pays. On va aller dans un collège de Normandie. Tous les midis pendant la pause déjeuner, une séance de sport par des éducateurs.
Objectif bien sûr, faire redécouvrir aux élèves les bienfaits de l'activité physique. Mais par la même occasion, bah il lâche un peu leur téléphone. Reportage à Mondeville dans le Calvados.
Nicolas Fleurri, Sophie Régis. Tu vas prendre la corde et tu vas tirer. Ce n'est pas un cours de PS mais bien la pause déjeuner.
Chaque midi dans ce collège près de camp, c'est initiation au sport. Une activité gratuite pour inciter les élèves à se dépenser davantage sans aucune obligation. Comme on sort du cadre scolaire, ça c'est aussi un peu de l'oxygène pour tout pour eux.
Nous, on n pas les mêmes exigences. En tant qu'éducateur, nous on est on est là pour développer le lien le lien social. Un/3 des élèves participement.
J'aime bien me dépenser et puis ça me fait penser à autre chose. Ça nous fait découvrir des sports comme le tennis là-bas, le basket. Enfin, moi je fais un peu de tout.
C'est l'agence régionale de santé qui finance ce programme, 20000 € par an. Allez, c'est parti. Ici, les éducateurs le constatent, la santé des jeunes s'est dégradée.
Il y a des enfants, des jeunes qui savent au niveau de souplesse qui savent pas qui savent pas s'accroupir avec avoir les pieds à plat ou il y a des choses qui savent pas ils savent pas faire en fait. Et c'est vrai que nos jeunes bah le mode de vie fait que bah ils sont assez sédentaires, ils plus comme avant où il bougeit beaucoup et donc c'est vrai que ça c'est une répercussion sur la santé. Les 13 15 ans passent en moyenne près de 4 heures par jour devant un écran.
Pour le principal du collège, les effets de ces activités sportives sont notables. Toutes les enquêtes qu'on mène, donc début et fin d'année, montrent une amélioration. Euh il passe moins de temps sur les écrans, un petit peu moins d'une demi-heure en moins tous les jours.
Donc ça c'est déjà tout à fait pertinent. Difficile pourtant de motiver tous les élèves et surtout de briser les stéréotypes de genre. Sur ce terrain, seul un élève sur 10 est une fille.
Il préfère jouer que entre garçons. Donc parce qu'il croit que vous êtes moins forte queeux. Oui, c'est pour ça qu'on fait des journées spéciales filles parce que souvent les filles n'aiment pas trop venir quand il y a des garçons.
À long terme, les éducateurs espère bien parvenir à démocratiser le sport chez les jeunes. S'ils sont conscients que la pratique sportive est bénéfique pour leur santé, bah c'est les futurs parents et donc pour les futurs enfants, ils seront seront convaincus. Aujourd'hui, une quarantaine d'écoles et de collèges en France propose ce genre de programme.
Et on va reparler justement sur cette question parce qu'on le rappelle, c'est une question de santé publique. Normalement, faut faire une heure de sport quand on est jeune et on voit qu'il y a la question du surpoids, la question des écrans. Je voudrais qu'on écoute le témoignage de vous Pedro, Lucas et Aguiar.
Alors, c'est bien parce que vous avez un regard un peu international. Vous avez plein de drapeaux sur vous. Vous êtes né au Brésil, vous avez déménagé au Canada.
Donc vous allez pouvoir nous dire comment ça se passe. Et vous vous étiez en surpoids, c'est grâce au sport aussi que vous avez pu euh voilà perdre du poids. Oui.
Euh bonsoir. Euh oui, j'ai été au Brésil avec ma famille jusqu'à euh fin 2022 22. Euh il a l'école et c'est comme ici.
On reste au lycée l'école jusque euh au collège jusque 16 euh oui 16 18 euh soit 17h. Donc c'est vraiment compliqué un peu pour euh pour les enfants de faire ses devoirs euh faire du sport et peut-être aller dormir euh les bonheur. Donc quand moi et ma famille on est allé au Canada et en 2022 ça a changé parce que là les cours va jusqu 14h tous les jours euh et comme ça c'est beaucoup plus facile d'avoir le temps et il avoir routine pour faire le sport toute la semaine.
Moi j'ai presque toute la semaine fait du sport depuis 2023. C'est pour ça qui depuis ça je suis en en support maintenant. Euh je suis je pense en forme.
Ça a été important pour vous quoi. Ça a changé. Bah voilà, ça ça a pu vous permettre de reprendre cette activité physique qui vous manquait.
Oui. Et là maintenant c'est important pour moi. J'aime bien je peux paser une semaine de semaines sans faire du sport parce que oui ça change tout en fait.
Alors c'est un exemple de Pedro et qu'on cite beaucoup aussi quand on parle des pays étrangers là où on arrête l'école à 14h et après chacun va faire du sport. Est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est transposable en France ?
Pierre Rondo, ça ça le serait. Mais déjà, il y a le il peut avoir un biais culturel parce qu'on a des très longues vacances d'été et on est organisé de 8h à 18h à l'école, mais ça a été expliqué, ça a été dit sur la question du débat du temps du temps scolaire et pariscolaire. Est-ce que est-ce qu'on aurait le courage ou en tout cas ou la volonté de mettre à plat l'organisation française de l'école et de faire un peu comme le font les pays scandinaves ou de l'Allemagne du Nord dans dans le nord de l'Allemagne où vous avez cours le matin, sport l'après-midi ou en tout cas activité sportive ou extrasportive l'après-midi aussi.
Mais c'est complètement géré ou c'est aux parents d'aller chercher d'amer dans ces pays là ? Je pense notamment au pays scandinav, vous avez véritablement une organisation instituée euh organisée directement par les collectivités, par les villes, par les associations, par le mouvement associatif qui fait en sorte d'avoir l'école le matin et vous avez ensuite toute forme d'activité de l'après-midi. Mais là, ils ont moins de vacances scolaires que nous et l'organisation du temps et du programme est totalement bouleversée.
Sabrina, SB, c'est vrai que on a une réflexion, il y a la convention des temps de l'enfant. Nous, on a ces deux mois de vacances qui font qu'on a voilà des journées très remplies. Est-ce que c'est possible d'imaginer qu'à partir voilà de 14h 15h, on passe au sport, aux activités culturelles, à d'autres choses que l'apprentissage, même si c'est une forme d'apprentissage, j'ai bien retenu, voilà, assis, en classe comme les français, les mathématiques.
Alors, moi je pense que c'est souhaitable et qu'il faudrait y réfléchir parce qu'en réalité quand on parle de ce temps scolaire périscolaire, il est on le réfléchit pour qui ? On réfléchit pour le bien-être de l'enfant normalement et de son développement et de sa réussite. Et donc la logique voudrait qu'on s'adapte à ce rythme de l'enfant en tenant compte de tous ces paramètres.
Donc y compris de la question de ces activités l'après-midi qui permettent un développement autre que soit qu'il soit social, culturel, sportive et bien d'autres choses. Mais surtout moi ce que ce que je veux dire c'est que comme on a évoqué cet exemple, on est dans une situation en France où aujourd'hui vous avez 6 % des enfants qui sont obèses, 17 % de surpoids. Vous avez une obésité qui a été multipliée par 4 chez les jeunes de 18 à 24 ans en 20 ans.
Donc en réalité le fait qu'on déserte cette activité physique et ce sport a des conséquences déjà sur la santé aujourd'hui. Vous avez par exemple des diabètes de type 2 qu'on retrouvait beaucoup plus tardivement qui apparaissent dès l'adolescence aujourd'hui. Donc en réalité c'est un coût social énorme.
Ça a été dit tout à l'heure. Et donc la question c'est est-ce qu'il ne faudrait pas finalement tout remettre à plat en travaillant avec le corps éducatif dans son ensemble et l'enfant pour permettre d'avoir un vrai temps qui s'adapte finalement au besoins de l'enfant. Et ben j'ai un mardire.
Je rajoute euh pardon, mais il y a aussi l'organisation des parents puisque effectivement si tout est géré, c'est facile. Si en fait on s'aperçoit qu'à 14h les enfants sont voilà libérés de l'école et il faut se débrouiller, c'est plus compliqué. Ben j'aimerais dire c'est ce qu'on pourrait réfléchir effectivement à voilà ce temps scolaire et ce temps d'apprentissage du sport et de la culture aussi ça peut se rejoindre.
Exactement. Je suis également tout à fait favorable mais je crois que c'est dans le général une aspiration de de la société que de que de revoir ces temps qui vont forcément poser des questions organisationnelles, celles que vous venez d'évoquer de et des temps de déplacement et qu'on est quand on est dans les territoires ruraux, c'est pas forcément évident mais même à Paris, ça a été dit tout à l'heure, quand on veut trouver un gymnase, on le on le fait pas comme ça. Je pense aussi qu'on fait des très bonnes choses. par de la proposition de résolution pour arriver là, il y a une grande j'ai eu une grande mission avant avec plus de 300 personnes auditionnées et et on a regarder un peu ce qui se passait dans les autres pays.
Il y a aussi les autres pays qui env ce que l'on est capable de faire hein, ça a été dit tout à l'heure, mais plus de 6 millions et demi d'enfants qui font du sport en club, 17 millions de Français qui pratiquent en club, mais 34 millions de Français qui font du sport. Donc, on peut aussi à un moment donné être fier de ce que l'on fait. Il faut pouvoir aller plus loin certainement via l'aménagement de de ce temps scolaire.
Et sur le lien écran sport, est-ce que pour vous par exemple c'est voilà, c'est les vases communiquants, c'est plus il y a d'écran, moins il y a de sport. Est-ce que quelqu'un souhaite réagir sur cette question ? Oui, on va vous écouter.
Yasmine, vous êtes étudiante. Pour vous évident ou alors est-ce que c'est un raccourci un peu trop facile ? Alors, c'est exactement ça.
J'ai l'impression que depuis que les écrans et notamment surtout les réseaux sont arrivés dans les vies des jeunes, je je j'en fais partie bien évidemment. Je me rends compte que je fais moins de sport et franchement, je suis déçu de d'avoir arrêté le sport. Mais euh j'ai remarqué que oui, effectivement plus on est sur les écrans, plus on décroche puisque bah en fait on voit pas le temps qu'on passe sur les réseaux, sur les écrans et en fait on oublie totalement euh le sport qui est euh une une matière à l'école importante, faut pas l'oublier, mais aussi quelque chose d'important pour notre santé.
Et je sais que euh on voit que les élèves euh enfin les enfants, les jeunes passent plus de il y en a qui passent plus de 10 à 12h sur leur écran, sur leur téléphone et pourtant ne font même pas 30 minutes de sport. Euh donc cette différence est liée à cause des écrans et en fait je trouve qu'il faudrait instaurer une sorte de minuteur on va dire où il faut un moment mettre stop aux écrans et se forcer à faire du sport pour la santé. Zellie, vous êtes d'accord vous aussi ?
Parfois vous, on a tendance à choisir un petit peu de regarder son téléphone et on s'aperçoit qu'on aurait peut-être pu aller courir une demi-heure, une heure. Oui, je suis totalement d'accord. C'est vrai que parfois on se dit bon bah il faut que je fasse par exemple mes devoirs puis on se dit je je vais aller sur les réseaux 5 minutes puis finalement on finit par faire le temps d'une course sur les réseaux.
Donc c'est vrai que c'est un temps parallèle les réseaux sociaux. Pierre Rondau, il y a vraiment une symétrie entre l'augmentation du temps d'écran et la baisse de la pratique sportive. On n jamais véritablement démontré une corrélation directe mais bien évidemment quand on regarde les courbes entre dans la l'évolution du temps d'écran et l'évolution des taux d'obésité, des taux de diabète, de la baisse de la pratique sportive, évidemment que ça se croise, évidemment qu'on peut supposer que c'est l'un des facteurs déterminants.
Et d'ailleurs l'ANS, l'agence nationale de sécurité sanitaire fait vraiment le le lien puisque quand elle calcule des risques sanitaires, elle regarde l'exposition aux écrans et la pratique sportive. Des risques préoccupants pour 66 % des 11-17 ans, c'est quand on passe plus de 2h sur son téléphone et moins d'une heure de sport. Risque élevé presque un jeune sur 11 17 euh quand on passe plus de 4h30 sur son téléphone, moins de 20 minutes.
Et vous l'avez dit, Yasmin 4h30, ça paraît beaucoup mais en vrai euh quand on est absorbé, c'est compliqué. Vous légiférez, vous avez légiféré en ce moment sur la question des réseaux sociaux, de leur interdiction. Emmanuel Macron parle même aussi lui des jeux vidéos.
Est-ce que vous avez aussi en tête ça quand vous le faites vous législateur ? Vous vous dites "Faut sortir les enfants des écrans pour aussi les remettre au sport euh plus globalement ?" On l'a tellement en tête que le le jour normalement la proposition de résolution devait être examinée le 26 janvier qui était le jour de la proposition de loi sur les réseaux sociaux et c'était une volonté de notre groupe d'avoir les deux propositions sur la même journée.
Ça pas été possible du fait de la la du du du du du de de l'impératif des du temps législatif. Mais c'est une évidence que et je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites. Vous savez, j'ai aussi des enfants avec mon épouse à nous deux, on en a quatre.
Les quatre font du sport et puis les quatre sont aussi bien trop souvent sur les écrans. Donc c'est important de prendre de prendre ça en compte. Sabrina, mais j'ai presque envie de dire là, on parle beaucoup des jeunes mais il faut pas enfin il faut pas se leurer.
Nous en tant qu'adulte, on fait la même chose c'estàd qu'on prend notre téléphone et qu'on se branche sur un réseau social. Enfin, on est parti pour 1 heure de temps. Donc, je crois que il y a aussi montrer l'exemple, c'est-à-dire qu'il y a aussi une responsabilité du de l'environnement global.
C'est-à-dire que si vous avez dans une famille tout le monde qui est globalement connecté sur son téléphone, on peut pas dire à ses enfants bon allez faire de l'activité. Donc, je crois il y a aussi de remettre du sens. L'idée de se remettre du sens parce que l'activité sportive et l'activité physique, c'est individuel bien sûr, mais ça peut aussi être familial, collective, avec ses amis.
Et donc, je crois qu'il y a et ça crée surtout du lien et de la cohésion et je crois que c'est très important de le rappeler aussi. Pedro, un petit mot sur le sujet. Oui.
Euh sur la question des relations entre les écrans et les sports, euh par exemple, moi je vais 16h plus des écrans par jour minimum avant de commencer vraiment à faire le sport. Euh je pense euh qui si on arrive à habituer les enfants à faire des sports tous les jours, toutes les semaines, euh c'est en fait c'est les sports qui prendent les places de quand vous vous en fait vous vous regardez combien les écrans par jour et vous vous apercevez que vous voulez regarder de moins en moins plus vous faites de sport. Oui, c'est plus de sport, moins d'écran, je pense.
Nasser, un mot sur cette question. Donc côtoyer des jeunes, alors ils sont comment sur les terrains ? Voilà.
Mais très court au fait la sensibilisation à à à cette pratique en tout cas à ne pas à ne pas aller sur les écrans, c'est important. Mais ce que je remarque aussi, c'est que nous par exemple pendant le stagier du Cafot qu'on mène pendant les vacances scolaires, on accueille les enfants les après-midis et avant d'aller euh sur le terrain, on a 1h30 avec eux dans le local avant de partir avec eux et puis on s'était rendu compte que comme il y avait un écran que ils allumaient, ils mettaient des matchs de foot, des actions et puis ça reste à peu près dans le monde du sport mais ouais mais bon on a réfléchi à à à comment faire pour remédier à ça et puis on a mis des jeux de société en se disant disant tiens, ils vont y aller par eux-mêmes. Et puis moi, j'ai demandé à mes éducateurs de de créer des tables et de jouer avec eux.
Et en fait, on s'est rendu compte que les jeunes, et c'est là aussi où c'est très positif, c'est que les jeunes quand on leur met des jeux de société, des Uno, des Puissance 4, voilà, et qui jouent entre eux, il y a il y a il y a il y a une action qui se crée. Donc vraiment, c'est aussi ça, c'est favoriser aussi ces moments et et faire en sorte qu'ils existent. Mathieu Dartou, on va en venir avec vous puisqu'il a été question à plusieurs reprises justement des filles.
Les filles qui lâchent le sport bien souvent au moment de la puberté. Il y a un chiffre 47,2 % arrêtent soit parce qu'elles ne se sentent pas à l'aise dans leur pratique. C'est un moment de la vie qui est compliqué aussi.
Alors vous, vous avez trouvé un peu une solution pour vous parfois bah il faut réserver des temps pour les filles. Racontez-nous votre initiative. Mathieu d'Artou, je redis bien 26 ans, éducateur de rugby.
Exactement. Donc euh moi, je suis éducateur dans mon club de rugby euh dans lequel j'évolue depuis maintenant plus de plus de 10 ans et euh et donc nous, on est euh hyper impliqué euh comme comme Nasser sur les sur les quartiers prioritaires aux alentours de de notre club. Et donc on mène beaucoup d'actions que ce soit des des opérations pieds d'immeuble où on vient directement dans ces quartierslà pour pour proposer bah des des initiations rugby au aux enfants.
Et fort de ça, on a aussi créé un une sorte de centre de loisir autour du rugby avec ces enfants-là des quartiers qui ont peut-être plus de et qui ont plus de difficultés à avoir accès au sport le mercredi. Et le projet avait du mal à décoller de par la dimension mixte du projet. Et en fait, quand moi je suis arrivé que j'ai repris le projet, on a mis la féminisation au centre de ça et euh et aujourd'hui on a une catégorie féminine de filles entre CE2, CM1, CM2. euh d'une trentaine de filles, plus de 30 filles et euh en fait elles ont créé une vraie identité au sein du club.
Euh plus que de du développement physique et et tout et tous les problèmes qu'on a évoqué de la santé, euh c'est une cohésion différente qu'elles ont puisqueen plus ça a créé des liens interécéoles parce qu'elles viennent pas toutes des mêmes écoles et des mêmes classes. Et en fait aujourd'hui, c'est elles qui sont qui sont moteurs et force de proposition pour différents types de projets dans le club. Et c'est de par ce projet là que elles elles existent et même quand elles reviennent à l'école après ça ça crée un groupe de petits trucs bimen dans les classes et tout et donc elles en parlent aux copines.
C'est comme ça que le projet avance quoi. Il faut parfois sur certains projets peut-être pour convaincre des filles effectivement avoir des sections bah pas faire des sections mixes tout le temps. On est un âge à l'adolescence les regards sont peut-être aussi un peu difficiles les uns sur les autres.
Pierre Rondau. Déjà, est-ce que il y a des sports qui restent en France très masculin d'un côté, fille de l'autre ou est-ce que le temps où c'était danse pour les filles, foot pour les garçons est révolu ? En terme de chiffre, hein, par exemple, la fédération la la mieux dotée en terme de licence, c'est l'équitation et l'équitation c'est la très grande majorité des filles.
Je crois, il me semble le rapport 7030 pour le pour pour la pour l'équitation. Mais ce qui est normal dans très bien l'autier en terme de licencié parce qu'il faut être assuré pour faire du cheval. Donc forcément, vous êtes licencié au sein de la fédération et c'est essentiellement féminin.
J'ai pris un exemple par rapport à ça sur la volonté de de rendre le sport inclusif et de faire en sorte qu'on a une véritable féminisation et un accès pour les filles de tout âge. C'est le cas du football. Le football, on s'était imaginé en ayant la Coupe du monde 2019 organisé en France, les Jeux Olympiques en 2024, on s'était et même le plan de la Fédération Française de Football qui espérait avoir 300000 licenciers filles d'ici d'ici les années 2020.
On avait vraiment le souhait ou la volonté de de faire en sorte que le football devienne en soit un sport mixte autant de filles que de garçons et vraiment que les filles et les joueuses soient aussi importantes que les garçons, les joueurs. C'est pas arrivé. C'est pas arrivé parce qu'il y a pas eu assez d'efforts qui ont été faits et on le voit aujourd'hui tant médiatiquement que sportivement au quotidien.
Quand on voit les droits TV de la coupe du monde qui n'ont difficilement été vendus pour la diffusion la coupe du monde féminine en 2023. Quand on voit qu'il y a des clubs aujourd'hui qui n'ont pas de section féminine, il y a des filles qui jusqu'à l'âge de 12 ans peuvent pratiquer avec les garçons et ensuite sont exclus parce qu'il y a pas de section féminine pour les plus de 12 et la fédération n'a pas fait assez d'efforts pour soutenir la pratique féminine et la fédération indirectement c'est l'État puisque je rappelle délégation de services public. Donc il y a beaucoup de souhaits et beaucoup de de de de discours qui sont faits pour tenter d' les paroles et les actes évidemment.
Sabrina SBI, est-ce qu'il faut effectivement réfléchir quand on voit que les filles arrêtent parfois le sport, avoir une politique vis-à-vis du sport qu' a voilà un angle spécifique aussi pour les filles ? Bah, je pense que c'est essentiel si c'est un objectif qui est fixé effectivement, il faut d'ailleurs des actes euh pour pouvoir les mettre en place. Et parfois, c'est vrai que depuis souvent depuis Paris euh on on donne comme ça, c'est des orientations un peu nationales, sauf qu'en réalité euh chaque discipline est différente, chaque club est différent et je crois que c'est plutôt au niveau de chaque territoire qu'il faut adapter la pratique et les outils qui sont mis en place pour favoriser un maximum la pratique du sport.
Et elle se pose pour la féminisation, mais elle se pose aussi pour les personnes en situation de handicap pour lesquelles il faut absolument aujourd'hui avancer sur l'adaptation des équipements, sur la formation des éducateurs pour pouvoir accueillir tout le monde de la même manière et pouvoir avoir une pratique du sport la plus inclusive possible. Nesser, il y a une section féminine chez vous. Oui, il y a une section fémine.
Il y a beaucoup de candidates. Alors, il y a une section féminine et puis c'est vrai qu'on rencontre ces difficultés. On rencontre ces difficultés mais on met des on met des plans en place. par exemple, on fait de la pratique sur l'espace public et pour légitimer la pratique.
Nous, on a un city stade au cœur du quartier qui est généralement occupé par les garçons et puis euh on mène une fois par semaine des actions donc sur cet espace public, pas pour chasser les enfants, les garçons plutôt, mais pour que les filles à leur place et souvent aussi on fait de la mixité. Après, moi je voulais revenir sur les freins rencontrés par les filles sur la pratique sportive. On note que beaucoup d'adolescents arrêtent la pratique sportive.
C'est aussi la question "J'ai mes règles et je fais des sports". Et et c'est une question qui est pas assez abordée. Nous, on a réfléchi à la Fédération Française de Football autour d'une table à cette question et euh et l'idée c'est aussi de former les éducateurs parce que la fille quand elle pratique pas pour ces raisons-là, quand elle revient ben il y a son intimité, elle ose pas le dire et quelquefois c'est la double sanction.
Et puis pour finir, il y a aussi l'exemplarité, c'est-à-dire qu'il y a pas assez de filles coach et euh et et nous on a besoin d'avoir des filles coach. Donc on les détecte, on leur parle, on fait en sorte que les filles, voilà, des exemples et tout. C'est et c'est et c'est ça aussi parce que les filles quelque fois elles disent Mbappé euh c'est leur c'est leur modèle alors qu'on a besoin que ça soit les Bachas ou Renard aussi.
Euh Benjamin Dirc, c'est vrai que sur cette question euh les adolescentes quand elles expliquent pourquoi elles arrêtent leur pratique du sport euh elles disent qu'effectivement la puberté, les changements physiques, ça rend moins agréable le sport, que c'est aussi compliqué de raconter, parfois vous le disiez, nasser sa vie, euh les règles, ça peut être aussi un frein effectivement parce qu'on sait que ça peut des douleurs. Est-ce qu'il faut vraiment dans la politique qu'on a envers le sport, bah pas oublier que effectivement les filles elles sont confrontées aussi à ça et il faut peut-être avoir des pratique un peu enfin différentes adapté pour elles quand elles font du sport. Vous avez tout à fait raison.
Je pense d'ailleurs que c'est pour ça que quand on a voulu revenir sur le passeport sur les 13 18 ans parce que on voyait qu'il y avait un décrochage, le décrochage était pas pour des questions d'argent. Autrement les les enfants auraient pas été là avant et certainement que les questions de puberté étaient beaucoup plus présentes. Tout ce que vous avez évoqué totalement vrai.
Peut-être la question des brassières également quand on va courir, c'est pas forcément évident à certains moments. Il faut savoir le faire. Et puis il y a la question des vestières mais c'est quelque chose qui est beaucoup remonté dans la mission que j'ai pu avoir sur certains sports.
Moi je je prends le cas de ma circonscription. On a deux grands clubs de basket. J'ai le le premier club de basket féminin de Bourgogne Franchecté.
Euh c'est un club qui était mix, j'y jouais quand j'étais enfant. Maintenant c'est devenu un club exclusivement féminin et l'autre club est devenu exclusivement euh masculin. Mais on y retrouve exactement euh le même public en tous les cas.
Fabrice Salin, faut euh voilà dire aux filles de pas hésiter puis il faut dire aux garçons parfois aussi de bien accueillir euh leurs copines quand elles veulent aussi faire du sport. Oui oui ben je je suis en accord là avec le décrochage des filles à l'adolescence mais il y a aussi quelque chose à avoir en tête, c'est que en âge d'école primaire, il y a déjà moins de licence chez les filles que chez les garçons. C'est-à-dire que les parents mettent moins leurs filles que les garçons dans les clubs.
Alors, je reviens à l'école parce que c'est mon rôle aussi et je pense que la fonction de l'EPS à l'école élémentaire, je dirais même primaire, les deux, élémentaires et maternelle, par des vrais apprentissages permettrait à mon avis aux filles de rentrer davantage dans la pratique et la pratique pérenne par des apprentissages et des savoirs qui se construisent. Voilà. Et justement, oui, Cadou, vous avez filles garçons, je crois donc vous connaissez les deux.
Exactement. Justement par rapport à la pratique des filles, par exemple, les M finissent l'entraînement à 20h30. et retour à la maison de 21h.
Je peux comprendre qu'il y a des parents qui ne veulent pas que leurs filles rentrent aussi tard et plus pour les filles que les garçons, il y a une inquiétude aussi. C'est la société sur laquelle on publque quand les filles se rentrent à la maison. Voilà, s'il n'y a pas d'organisation autour, peut-être un groupe qui rentre ensemble, c'est vrai que ça peut être très compliqué.
Je peux comprendre que ça peut ça puisse être un frein pour pour la pratique du sport de certaines filles. Alors justement bah Fabrice il dit la solution c'est à l'école au moins à l'école on peut décider de mettre les mêmes apprentissages pour tous. Est-ce que c'est une des solutions justement Sabrina SB ?
Ah ben moi je pense que mais je l'ai dit, l'école est vraiment centrale hein dans la question de de cet apprentissage à la culture du sport, y compris c'est peut-être euh là où maintenant euh on découvre plusieurs activités sportives, donc plusieurs sports. C'est là aussi on peut-être on choisit aussi le sport qu'on va pouvoir pratiquer en club en dehors de l'école. Donc c'est extrêmement important.
C'est même le le pilier central si on veut que nos enfants un peu plus tard décident de s'inscrire à un club, c'est d'abord qu'il découvre tout ce sport au niveau de l'école. Et là effectivement tous les enfants sont égaux. Qu'ils soient filles ou garçons, qu'ils aient les moyens ou pas.
En fait, ils ont tous la même chance de pouvoir pratiquer ce sport. Mais ça pose évidemment la question, vous savez quand on a encore des écoles qui sont pas totalement équipées, quand on a enfin vraiment toute cette question des équipements, des profs de PS aussi, enfin voilà de derrière ça demande quand même un investissement. C'est pour ça que je dis à un moment le sport est politique donc Exactement.
Donc il faut le traiter de cette manière-là aussi. Nasser Amissi. Alors une petite question, une petite réflexion de Sophie.
On vous écoute Sophie, vous êtes étudiante. Oui. Et moi j'ai fait du pardon du handball en club et j'ai dû arrêter parce que en fait j'étais la seule fille de du club et j'ai été victime un petit peu de discrimination et je j'ai des amis aussi qui ont dû arrêter leur sport en club pour les mêmes raisons.
Donc je trouve que on en parle pas souvent mais c'est j'amar dire vraiment insister sur le fait que les filles soient les bienvenues partout. Non, mais ça c'est une évidence et que quand on a ce type de souci, c'est pour le coup alors on vende bien sûr tous nos clubs et on est avec eux, il aussi le rôle des éducateurs à l'intérieur et il y a des choses qu'on ne peut pas laisser passer. Ça en fait ça en fait partie.
Nasser Amis si on va finir avec vous sur voilà, c'est peut-être la conclusion de cette émission. Le sport, on a vu que c'était important pour des questions de santé évidemment, mais vous vous dites c'est aussi des importants pour des questions de citoyenneté, d'intégration et c'est important pour la suite. Ça peut compter dans un parcours professionnel.
C'est vrai qu'on va peut-être pas mettre en avant tout le temps euh dans un entretien d'embauche ou sur son CV le sport. Vous vous dites si c'est important, si on fait du sport, on a des valeurs de collectif et on peut s'en servir dans le monde du travail. Euh tout à fait.
Moi donc j'appartiens à une association donc les enfants de la Gutte d'Or donc et on a plusieurs axes d'activité. Le sport est un des axes mais on a aussi des axes comme l'accompagnement scolaire, le loisir éducatif, la prévention, l'insertion sociale et l'insertion professionnelle. Et sur cet angle par exemple de l'insertion professionnelle, on a mené des programmes avec l'Agence d'éducation par le sport en 2015.
Euh, on a identifié des jeunes qui avaient des compétences mais qui a qui ont pas pu avoir le bac par exemple et euh mais qui étaient des super managers en puissance sur le terrain parce que dans les vestières euh depuis euh leur plus jeune âge, il ils viennent, ils ont cadre, ils mettent un cadre bienveillant et donc on on leur a proposé une formation et l'idée c'est qu'il conscientise en réalité, c'est de faire un travail sur la conscientisation des compétences acquises euh sur le terrain et de leur leur apprendre, leur donner une théorie pratique qui fait que derrière ils peuvent avoir un métier. Et ces jeuneslà, bah il y a eu des réussites garçons et filles et voilà donc ça c'est un exemple d'accompagnement et c'est vrai que le sport par son acquisition de compétences, par un encadrement aussi euh de gens experts et un encadrement spécifique peut mener très loin et donc c'est pour ça qu'il faut investir dedans. Que minute pour finir Pierre Rondo sur ce lien.
On est un bon capitaine, on a un bon coach évidemment. manager c'est ce qu'on va appeler les soft skills, c'est vraiment avoir ce ce côté ce cette compétence au-delà de la formation théorique et de la formation universitaire. Être un bon manager, être un bon coach, être un bon capitaine, un leader d'équipe et évidemment que en RH un CV où vous aurez une pratique sportive et en plus en mettant capitaine ou sport collectif, c'est forcément valorisant et valorisable.
Ben j'aimerais dire que maisce qu'on en a suffisamment conscience, on va peut-être dire qu'on parle quatre langues, on va oublier de dire que on sait aussi faire voilà du foot, du rugby ou du basket. On on a il y a il y a 5 ans voté un amendement de plus de 10 millions d'euros pour l'insertion par le sport. Ça nous a permis de mettre en place un dispositif qui s'appelle du stade vers l'emploi.
Et c'est une espèce de job dating mais complètement différent des autres. Vous êtes le matin, vous allez pratiquer le sport mais personne ne sait qui est le demandeur d'emploi et qui est celui qui qui qui est le patron. Et après l'après-midi, vous avez le job dating plus traditionnel.
Ça a permis de casser en tous les cas toutes les barrières, de se dire qui euh ça va être compliqué d'aller passer un entretien d'embauche. Et puis ça a permis au chef d'entreprise, au DRH de voir d'autres compétences qu'on ne voit pas autrement euh de cohésion dans un groupe, de leadership et cetera. Sabrina SBA en une phrase, ce lien, le sport, la pratique sportive, ça peut être mené vers aussi l'emploi, l'intégration professionnel.
Il faut multiplier ce genre d'initiative. Il faut obliger les grand les groupes, les entreprises, les recruteurs à changer la manière dont on recrute les gens dans les entreprises. Il y a on regarde le CV uniquement sous le prisme parfois des diplômes et je crois qu'il faut aller plutôt regarder les compétences, ce que peuvent apporter les gens dans une société ou dans une entreprise.
Et donc les valeurs du sport, elles sont extrêmement essentielles. Ça structure une personnalité et ça peut être très bénéfique dans une équipe. Et bien merci à l'équipe de ce soir.
Merci à vous droit de vous être prêté à ce jeu de questions-réponses. Merci infiniment à vous d'avoir partagé vos témoignages, vos questions. Merci d'être venu sur ce plateau.
Cette émission est rediffusée à 23h30. Si vous voulez faire partie du public, regardez, vous avez le QR code que vous pouvez scanner. Vous pouvez justement de l'autre côté, pardon, excusez-moi, à gauche, vous pouvez voilà souhaiter venir sur le site LCP Flash le QR code et participer à nos émissions en public.
Le vendredi, lundi, rendez-vous avec Francis le Telllier, son invité. Mathilde Pano, c'est à 19h30 lundi c'est politique. Vous retrouvez à Adeline François à partir de mardi et allez, on se fixe tous de faire un peu de sport ce weekend.
Ça vous va ? Allez, vous aussi peut-être jeune ou moins jeune, on peut essayer de d'en faire quelques minutes pendant le weekend. Très beau weekend à tous sur LCP évidemment.
Emmanuel Macron