Colomba VF 1948 INEDIT d'après Prosper Mérimée - Drame
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La fiction qui va défiler sous vos yeux. Lors de la Corse, il séjourna longuement. Son œuvre est une moisson où la réalité occupe autant de place que la fiction. L'histoire tragique de cet admirable pays, les mœurs farouches de ses habitants de l'époque, reposent sur un complexe mental qui est l'expression exacerbée, intransigeante du sens de l'honneur. Qui a tenté à l'honneur d'autrui devait payer de son sens cet outrage. Colombat a réellement existé. Ses armes lui ont appartenu. Tout amoureux de Colombat et vous. Voici son village natal, la maison où elle vit le jour. Celle, faute à nous même, que nous vous présentons l'histoire de Colombat.
Ma mère précédente, tu étais son homme, tu défends des chansons. C'est la règle. C'est bien que les élections ont été truquées. On dit toujours ça. C'est une question de force. Autrefois, M. Delaray vient avec le pouvoir, l'avocat Maricine l'a pris. Il se venge. Que veux-tu que j'y fasse ? Tiens, prends ton argent. Et si, M. Delaray bien n'a pas perdu le pouvoir. On l'a assassiné. Et toi-même, tu as reconnu l'autre jour que Maricine était pour quelque chose d'un crime. Chut, plus paravoyant. J'ai dit ça avant les élections. Tu vas me faire renvoyer. Tu as raison, tiens. À ta place, j'essaierai de lui parler, au maire. J'aimerais mieux mourir de faim.
Je te répète que cette place de chef cantonnier, tu l'auras. Mais quand ? Mais tout de suite, l'autre a été congédié. Il a été réglé ce matin, à son arrivée. On n'en parlera plus. Tu prendras la place demain matin, Saint-Ambourny-Trompette. Et voilà. Ce n'est pas la place qui me fait le plus grand plaisir. Mais je le sais. C'est de savoir que le clan de la Colombade a crevé de rage de se voir supplanté une fois de plus. Et ils n'ont pas fini. Le matin du matériel, à 8 heures, avec ton frère, pour prendre son service. Vous voulez interdire ? Il aille se faire régler par le secrétaire. Le terrain va être déblayé. Mais par moments, je me demande si nous n'allons pas un peu trop vite en besoins.
Peut-être aurait-il fallu liquider cette racaille avec plus de souplesse. Mais non, mais non, ça va être bien comme ça. Quand on a l'écharpe et le tampon, c'est pour s'en servir. Tu as raison, mon fils. Écharpe et le tampon. Vous voulez les voir ? En retour, il faudra nous garder. Défiez-vous. Je la connais. Il est capable de ne pas attendre. C'est une bête, la Colombade. À croire que le diable s'est caché sous la peinture d'une femme. Il dirait que tous les postes, toi, t'es au complet. Tu reprendras ta place à la bergerie. Merci, maîtresse. Je te défends de rien faire avant le retour du maître. Il n'en finit pas de revenir.
Depuis 15 ans qu'il est parti, il a dû se ramalir sur le continent. Je connais mon sang. Si mon frère a dégénéré, je ranimerai sa fierté. Dans le pays qui ne soit pas revenu après la mort de votre père, on vous aurait vengé et nous aurions gardé le pouvoir. Il aurait succédé à M. de la Ré bien à la mairie et tout ça, ça ne serait pas arrivé. Patience. Nous n'attendrons plus longtemps. Bientôt, je serai près de toi. Quand tu liras cette lettre, je quitterai le continent. Nous irons l'attendre. Tu m'accompagneras. Il ne faut pas qu'il revienne seul. Angelo ! Personne ne s'assoit dans le fauteuil du maître. Comment ce voyage en Italie ne vous a-t-il pas charmé ?
Les beautés qu'on y rencontre sont répandues dans le monde par milliers d'exemplaires. Je trouve ça banal. L'esprit aventurier de ma fille a besoin d'un prévu. Avez-vous songé à visiter la Corse ? La Corse ? Oui, un pays admirable où vous pourriez assouvir votre soif d'inconnus et vivre parmi des hommes qui depuis des siècles se transmettent des traditions immuables. J'ai ici dans mes bagages. Pourquoi n'ayons-nous pas en Corse ? Ce voyage doit comporter bien des dangers d'aller. Je pourrais voir dans mon album la grotte où Bonaparte allait étudier pendant qu'il était enfant. Le style m'a été étonné par un bandit qui m'a affirmé l'avoir enfoncé dans quatre corps humains. Deignez l'accepter.
Les difficultés d'un voyage en Corse doivent être gants pour les jeunes filles. Je me fais une fête de coucher au bivouac. J'hésite à te mettre cette imprudence. Dis à papa, voulez-vous voir les yeux de votre petite... Je crois, mon cher Hélice, que nous irons en Corse bientôt. Bonaparte ! Tirons de main. Mais il est bien convenu que nous serons les seuls passagers à bord. Je vous demande la permission d'embarquer un jeune homme qui est mon cousin. Il revient en Corse, son pays, après plusieurs années d'absence. C'est très ennuyant. Je logerai dans un coin où on ne s'apercevra pas de sa présence. Et puis c'est un garçon très comifo. Il est d'une famille de caporaux.
Votre parent a-t-il le mal de mer ? Jamais, mademoiselle. Le cœur ferme comme un roc, sur mer comme sur terre. Eh bien, vous pouvez l'emmener. Eh bien, vous pouvez l'emmener. Ah, merci. Au revoir. Allons. Sans gêne votre attention, ils parlent très bien le français. Ils sont bon curieux, ces soldats français. Aussi, en fait tant facilement des officiers. Puis quoi, mon bras ? Dans quel régiment avez-vous servi ? Au 7e légime, mon colonel. Est-ce que vous avez été à Waterloo ? Oui, colonel, c'est ma seule campagne. Elle compte double. Dis, papa, est-ce qu'il y a un peu de quoi si le colonel ne faisait pas très bien ? Peut-être moins dans la France, en France.
Quant à moi, bien que ma famille ait été l'ennemi de la sienne, je l'admire. Vous parlez anglais ? Pas si mal. Peut-être avez-vous été prisonnier en Angleterre ? Non. J'ai appris l'anglais en France, d'un prisonnier de votre nation. Mais vous-même en Corse, serez embarrassé pour comprendre notre patois. Ma fille parle très bien l'italien. Mademoiselle comprendrait-elle ces vers d'une de nos chansons corse ? C'est un berger qui dit à une berger. C'est une trace d'un paradis. Et non trois s'attent, mais les orteries. Elle est de la revient ? Oui, monsieur. J'ai eu l'honneur de connaître votre appareil, monsieur. J'en suis très flatté, monsieur. Permettez-moi de donner des ordres.
Nos chevaux ont besoin, besoin. C'est sur le continent que vous avez rencontré, monsieur Delaray, bien ? Non, sur le navire qui nous a conduits ici. C'est un jeune homme très comifo. Et vous a-t-il dit dans quelle intention il revient en Corse ? Ma foi, non. Vous avez beaucoup voyagé, monsieur, paraît-il. Vous devez avoir oublié la Corse et ses coutumes. J'étais très jeune quand je l'ai quitté. Vous appartenez toujours à l'armée ? Je suis en demi-solde. Vous avez été trop longtemps soldat pour ne pas devenir tout à fait français. Pensez-vous que pour devenir homme d'honneur, un Corse doit servir d'une armée française ? Non, certes.
Non, je parle seulement de certaines coutumes de ce pays qui ne sont pas tout à fait ce qu'un administrateur les voudrait. Eh bien, mais c'est parfait. Les besoins de ma charge réclament mes services. Mademoiselle, dégnez sa grime et sauvage. Je vous présente les compliments, monsieur. Soyez assurés colonel de nos sentiments de bienvenue. Oh, singulier, avec ses airs mystérieux. Pas moi, car je crois avoir compris ses inquiétudes. Hum, compliments ! Je suis un peu sorcière et je sais ce que pensent les gens que j'ai vus deux fois. Vous m'effrayez ! Puis on devient amis plus vite que dans le monde. Aussi, ne vous étonnez pas si je vous parle de choses très intimes.
Vous m'honorez, mademoiselle. Sans le vouloir, j'ai percé vos secrets et il en est qui m'afflive. Je sais le malheur qui a frappé votre famille et qu'elles peuvent en être les conséquences. N'est-ce pas à cela que le préfet faisait allusion ? Je crois que oui. Vous êtes un gentleman, mais... Mais ? Vous craignez que je sois capable d'être un bandit. Je crains surtout que revenu dans votre pays entouré de sentiments primitifs... Mais ne parlons pas de ces vides choses. Il y a des moments où l'instinct du pays se réveille à moi. Quelquefois, je pense à mon pauvre père. Alors, vous y dire, Fros m'obsède. Grâce à vous, j'en suis délivré. Très bien, s'il vous plaît.
Il est à la chasse depuis l'aurore. Ah, il rentrera bientôt. Attendez-le. C'est ma soeur Colombe. Le colonel sort Thomas Neuil. Je vous présente mes hommages, mademoiselle. Vous m'excuserez de ne pouvoir déjeunir avec vous. Où dia voulez-vous aller, mon cher ? Mademoiselle nous fera un grand plaisir de se joindre à nous. Mademoiselle ? Si plusieurs gars appartiennent au colonel. Ils sont aussi beaux que beaux. Il y a certainement un qui appartient à Horceau. Il s'en sert trop bien. Je l'oserais accepter. Eh bien, mademoiselle n'exceptera pas vous. Lequel choisissez-vous ? Celui-là doit bien porter la balle. Je suis vraiment confus.
Ah, permettez-moi de vous présenter mademoiselle, ma fille, Miss Lydia. Mademoiselle, mademoiselle, monsieur. J'ai fait l'hommage d'un souvenir à monsieur Rousseau de la Rébière. Mais c'est mademoiselle qui en a fait le choix. Il est heureux. Ce manteau n'est pas fait. Mais il est un peu lourd pour une jeune fille. Je n'aurais jamais osé espérer que ma famille possède une arme aussi belle. Nous continuons à attendre notre conversation. Je suis affamée et vous aussi, sans doute. D'une question peut-être indiscraite. Je vous en prie, monsieur. Aux jeunes amis de la Rébière, sent-ils encore vos hôtes. Ils cheminent depuis une heure vers leur vie.
En cause de ce jeune homme, il me cause quelques soucis. Oh, rien qui en tâche à l'idée, non. En les antagonismes politiques du moment. Le garçon m'a paru très convenable. Vous êtes-il fait des confidences sur l'assassinat de son père? Ma foi, non. Mais cette question m'intéresse. D'autant plus qu'un penchant semble attirer, ma chère fille, vers ce jeune homme. Pourriez-vous m'éclairer sur sa famille, sur ce qui fait l'objet de vos soucis? Oh, le différent qui provoqua le drame est assez obscur. Depuis de longues années, deux familles, les Baricini et les Delarabia, se haïssaient pour ne pas de questions de voisinage, où la mort propre l'emportait sur la raison.
Dans ce beau pays, on se met sans savoir pourquoi. Un procès opposé Delarabia à Baricini. Ce dernier, un avocat, était rompu au russe du prétoire. Pour étayer son dossier, il fit état d'une lettre le menaçant de mort et signé faussement d'un certain Agostini, un bandit célèbre. Puis, Baricini aurait fait courir le bruit que Delarabia était l'auteur de la fausse lettre. Donnant créance à la rumeur, Agostini tua de deux coups de feu le soi-disant faussaire, tandis que Colomb a accusé Baricini d'être l'instigateur de la lettre contrefaite et d'avoir ainsi provoqué la mort de son père. Les cheveux s'arrangerait. Orceau est un garçon évolué. Professez-vous, vous pouvez m'aider. Avec plaisir.
Je voudrais tenter de réconcilier les adversaires. Et sachant la puente mademoiselle votre fille sur monsieur Orceau Delarabia, j'oserais vous demander d'être porteur d'une lettre engageant le jeune homme à la bienveillance pour Marquette. Cette lettre, vous l'aurez. Je vous remercie. Toujours la même. Depuis, s'il ne reprend pas. La maison des Baricini. Qu'a-t-elle d'ondes extraordinaires ? Les fenêtres sont bardées de troncs d'arbres et avec des archers. C'est ainsi depuis qu'on parle de votre tour. Pas possible. Regardez. Monsieur, c'est histoire. Vous en doutiez ? Depuis que le sang du père a coulé, on s'étonne qu'il ne soit pas vengé. La chemise de notre père. Les balles qui l'ont tué.
Ce sang est le vôtre. Il attend la vengeance. Si vous ne tuez pas Baricini, c'est lui qui vous tuera. Les sages de nos amis que j'ai vus sur le continent m'ont assuré sur l'honneur que Baricini était innocent. Mon sang est touché. Ils ont mangé, maîtresse. Toi aussi. Ménage-le. Étant donné. À qui fais-tu la charité ? À un pauvre bandit du village. Tu donnes des munitions à un coquin ? Il s'en servira pour commettre des crimes. Vous êtes le maître. Tout ce qui est ici vous appartient. Mais je me priverai plutôt que de refuser de la poudre à un bandit. Pourquoi t'y pris le maquis ? C'est le Kilina. Il a cueillé à la pizza. Pourquoi ?
Parce qu'il avait assassiné son père pendant qu'il était à l'armée. Il se voit en route. Surtout que ton oncle veille bien sur Orso. Assieds-toi. Tu dois avoir faim. Avec vous ? Mais les femmes mangent après les hommes. J'ai oublié ces usages d'une autre époque. Tu prendras tes repas avec moi. Assieds-toi et manges. Autour des sarrasins, que j'ai dressés là où le sang de notre père a coulé. J'y jetterai une branche fraîche. Tous nos amis y sont allés. Il est déjà haut le mot kyo. Tu viendras avec moi à Colombes ? Non. Les morts parlent mieux quand on est seul. J'y comprends rien mais parle toujours si tu m'intéresses. J'y fais des tachmultes. Donnez-moi du temps. Je n'ai que 55 francs.
Pourquoi faire ? Pour vous payer les 100 francs que vous m'avez demandé. 55 francs ? Je veux dire 65, c'est tout ce que j'ai pu amasser. Je t'ai demandé 100 francs moi ? Mais je ne te connais pas. Pourtant vous me l'avez écrit, voici la lettre. A 10 heures, dépose 100 francs dans le trou creusé près de la roche noire au pied de la tour de Nanza. Sinon tu verras ta maison brûlée et tes vaches tuées, signé le curé. Ah c'est trop fort. Rendre à croire que je suis un voleur. Oh pardon, pardon. Non, mais tu crois ? Quel pourceau qui a écrit cette tordure en signant de mon nom. Et ce papier rempli de fautes d'orthographe. Tous les prix à l'université. Écoute un peu. 55 francs dans le trou.
Au pied de la roche. Moi, qui devais être professeur en théologie. Ah, le cochon qui nous a sali ne l'emportera pas au purgatou. Mon lieutenant, vous l'avez pas... Colombe. Mon lieutenant. Merci, je n'ai pas faim. Depuis longtemps. Je ne t'ai pas reconcilie. Un pauvre étudiant en théologie qu'on a empêché de suivre sa vocation. J'aurais pu être pape. Quelle cause a donc privé l'église de vos lumières ? Un compte à régler. Une de mes soeurs qu'on n'a pas respectée pendant que je dévorais mes bouquins. Pourquoi ce coup de fusil que vous avez tiré ?
Savez-vous qu'il y a dans ce pays quelques misérables qui profitent de l'estime que nous inspirons pour voler l'argent des autres en contrefaisant notre écriture ? Je ne comprends pas. Est-elle beau pour un val qui garantissait les séances ? Il ne faudrait pas trop venir dans ces paracroins de l'épargne de filière. Cette piétrie est morte. Qui est-t-elle ? Le verger. De notre père mourant. La lata. Vous devriez y venir, vous aussi. J'imagine que tu l'as déjà préparée, ta balle-lata. Porceau. Cette coutume nous vient des aïeux. La votre chère atrice est malade, il n'y a que moi qui sache improviser. Il faut y aller. Chacun au nord, c'est mort à sa manière. Je souffre de donner la balle-lata.
Demain, je serai malade, mais il faut y aller. Moi aussi, j'y grève. Eh bien, soit, nous irons. La visite, monsieur le préfet, est un honneur pour Fotzan. Monsieur le maire, je suis touché de votre accueil différent. Dire, sans tarder, le but de ma visite. Étranger, assez-t-il, je comprends mieux que vous, sans doute, le sens redoutable des préjugés. Nos coutumes sont des maires, monsieur le préfet. Oui, je sais, mais les inhumitiés les plus immodérés n'ont souvent pour cause que des malentendus. Monsieur Delaribia n'a jamais cru que vous ayez pris une part quelconque à l'événement qu'il a prévu de son père. La malignité populaire attisée d'haine.
Ils doivent s'éteindre si chacun ne se montre pas raisonnable. Mais les Delaribia nous haïssent sans rémission. Erreur, mon ami, grave de conséquences. Croyez-moi, je désirais établir entre vous des relations de bons voisinages. Une franche explication doit être suivie d'une réconciliation. Ah, si vous savez tout, monsieur le préfet. Silence ! Je serais navré, monsieur le préfet, que vous emportiez un mauvais souvenir de votre visite. Les balitini ont la notion de l'honneur, mais aussi celle du devoir et de la soumission à l'autorité royale. Je suis prêt à recevoir Delaribia et à parler sous votre arbitrage de vos félicites, de votre esprit raisonnable.
Grâce à Dieu, l'ordre et la confiance dans ce beau pays. Puis si vous n'êtes point déçu dans vos nobles intentions, monsieur le préfet, il fait cette cloche. C'est le bien, qui annonce pour ce soir la balata de feu-baptiste piètre. Une balata ? C'est une rayonnée funèbre aussi curieuse que macabre. Est-ce qu'on pourrait y assister ? Certainement, monsieur le préfet. Et à cette occasion, la maison des morts est ouverte à tout venant. Ah, dans un lieu où il n'y a ni soleil ni froidure, les jours sont des dimanches. Ils gouvernent ta maison, ils tombent un chêne. J'ai cru qu'il était mort, mais sa racine a poussé un rejetant qui est devenu un beau chêne. Où ses fortes branches reposent, toi.
L'épervier s'est endormi. Les étourneaux voltigent autour. L'épervier se réveillera. Un bras son bec dans le sceau, dans le sceau des pères assassinés. Qu'est-ce que tu fais ça ? Parce que la justice du Christ l'a voulu. Excuse de cette visite tardive, mais partant demain de mon matin, jamais avoir pu reprendre vous une mission. Une mission ? Je suis navré que cet incident ait enlevé à ma visite le caractère cordial que je lui voulais. La coutume de ses lamentations funèbres. Mais les nerfs a une heureuse épreuve. Et dois-je le crains être la cause de bien des malentendus ? Oui, mais là n'est pas le but de ma présence ici. M. Dell'Arabia, je suis chargé des compliments de vos amis anglais.
J'ai pour vous une lettre. Une lettre de Miss Neville ? Oui, malheureusement je ne l'ai pas sur moi, vous l'aurez dans cinq minutes. Miss Neville a beaucoup d'amitié pour vous, ainsi que pour mademoiselle. Prenez un siège, M. le préfet. Personne ne connaît votre fatale histoire. En ce qui concerne M. Baricini, il est inutile de vous dire quel cas je fais de certains soupçons que vous avez vous-même repoussé, ce qui fait honneur à votre caractère. Hollande, je suis bien fatigué. Pardon de coucher. M. Baricini voulait avoir cessé les limitiers qui vous séparent. Vous n'êtes jamais accusé Baricini d'être assassin de mon père ? Il paraît être la cause de tout. Son auteur est maintenant connu.
Qui est-il ? Un misérable, un plus guère voleur. Thomas O'Bianchi est pleinement détenu dans les prisons de Bastia. Il a avoué. Thomas O'Bianchi, le frère de notre ancien meunier ? Je le connais. On l'a payé pour mentir. Et votre père l'avait chassé. Il a voulu se manger. L'aîné des Bassus Corso revenait. Il aura vu Thomas O. Et lui aura acheté ce mensonge. Vous expliquez tout par des suppositions. Est-ce le moyen de découvrir la vérité ? Pas vous, M. qui êtes de sang-froid. Qu'en pensez-vous ? Thomas O'Bianchi est condamné. Il s'échappera de prison et partira sur le continent. Je vous fais part des renseignements que j'ai reçus. Je me retire et vous abandonnez à vos réflexions.
J'espère que votre raison sera plus puissante que les suppositions de votre sœur. Je crois vraiment que Thomas serait le coupable. S'il n'était pas si tard, je vous proposerais de venir avec moi chercher la lettre de Miss Neville. Par la même occasion, vous pourriez peut-être répéter à M. Baricini ce que vous venez de me dire. Et tout serait fini. Jamais Orso della Rebbia n'enverra chez un Baricini. On vous trompe, monsieur. Vous ne connaissez pas l'avocat. C'est le plus rusé et le plus fourbe des hommes. Je vous en conjure, ne faites pas faire à Orso une action qui le couvrirait de honte. Notre père, je vous en supplie, écoutez-moi. Entre vous et les Baricini, il y a du sang.
Vous n'irez pas chez eux. Non. Vous n'irez point où je quitterai cette maison et vous ne me verrez plus. Ta passion te fait perdre la raison. Je suis désolé que votre soeur soit si peu raisonnable. Vous la convaincrez, j'en suis sûr. Je ne puis la quitter maintenant. Au moins Orso, attendez jusqu'à demain. Laissez-moi revoir les papiers de mon père. Vous ne pouvez pas me refuser ça. Eh bien, soit. Mille pardon, monsieur le préfet. Il vaut mieux que ce soit demain. La nuit porte conseil. À demain. Marianna, prends la lanterne et accompagne monsieur le préfet. On te remettra une lettre pour mon frère. Mais restez, monsieur le préfet. Les filets baricini à la porte seulement. Je suis sûr.
Pourquoi ne pas te rendre à l'évidence ? Vous m'avez donné jusqu'à demain matin, Orso. Ramenez-les vite. Tu les feras entrer par les curies. Il y a du malheur ? Je vous demande d'écouter le préfet et de faire ce qu'il vous dira. Il faut pour éclaircir les idées. Monsieur le préfet m'envoie dire à monsieur Orso qu'il l'atteint. Mon frère est tombé dans l'escalier. Il s'est fait une entorse. Il supplie monsieur le préfet de l'excuser. C'est si grave ? Il ne peut poser les pieds. Dites à monsieur le préfet qu'il lui serait très reconnaissant s'il daignait prendre la peine de venir jusqu'ici. Bien, mademoiselle. Le valet du préfet. Comment le préfet ? Qui les embobine les dans cette supercherie.
Et qu'elle suggère de mademoiselle que l'on va regrette son initiative malheureuse. C'est une exagération la plus incompréhensible. Ces inimitiés reposent sur des malentendus. Je vous assure, monsieur le maire, que jamais monsieur Delarrette n'a cru sur votre famille et pour une part quelconque à la mort de son père. Il est vrai qu'il avait conservé les doutes relatifs à une particularité du procès qui divisa les deux familles. Mais maintenant, justement, éclairé, il se tient pour satisfait. Il désirait abir avec vous des relations de bon voisinage. Croyez-moi, monsieur, le devoir vous dit un geste qui sera un exemple. Un exemple salutaire de progrès, de civilisation.
Pour que la réconciliation soit sincère, il faut s'expliquer. Je sais qu'un de vos fils a vu Thomas O'Bianchi à la prison de Bastia. C'est faux. Vous savez qu'avant d'être abattu, Bianchi a reconnu avoir tué mon père à cause de cette fausse lettre. Écrite, disait-il, dans le but de le chasser du moulin que nous avions loué à son frère et dont le bail expirait. Voici, monsieur le préfet, le bail renouvelé qui conservait au frère de l'assassin le moulin convoité. Il est signé ayant celui-ci à l'ignore de juillet. C'est le 13 juillet que votre... Voyant Bianchi à la prison... ...dans la prison de Bastia, parler à Thomas O'Bianchi. C'est faux. Vous l'auriez sur le l'air ?
Vous n'avons aucune mauvaise intention ? Monsieur le préfet, nous sommes bien vos serviteurs. En mon lieu de temps, vous avez failli m'étrangler. Nous venons ici comme témoin. Allez, passe, curé. Je vois qu'à la langue bien pendue. Monsieur le préfet, je suis Sylvester O'Castrigoni, plus connu sous le nom du curé. Avez-vous pu m'infliger l'humiliation d'un contact ? Ah, vous me remettez, ces gentils. Mademoiselle m'a fait prier de lui donner des renseignements sur un certain Thomas O'Bianchi avec qui j'étais en prison à Bastia. Voici ce que j'ai à vous dire. Je n'ai rien à entendre d'un homme tel que vous. Monsieur le préfet, vous êtes ici pour rendre justice à tous.
Daignez entendre ce que va dire cet homme. Le scandale doit cesser. Eh bien, parlez. En prison, j'avais pour compagnon, non pour ami, ce Tommaso en question. Il recevait de fréquentes visites de monsieur Orlanduzio. C'est faux. Cet homme ment. Je mens. Et c'est faux. Qu'est-ce qu'on va le tonnerre ? Monsieur Orlanduzio Bariccini apportait à ce Tommaso le bon provisant, la bonne chère. C'est mon moindre défaut. Ah, Tommaso Bianchi et monsieur Bariccini étaient d'excellents amis. Tout ce que dit cet homme n'est comme un songe. Il en songe. Monsieur Plaisante. À propos, lorsque monsieur votre fils est venu à la prison la dernière fois, Tommaso s'est plaint de manquer de linge.
Il lui en a promis, puis sortant son mouchoir encore bien billé, il le lui a donné. C'est faux. Il m'en a fait cadeau. Le voici, avec vos initiales. Monsieur Bariccini, je vous tiens pour un faussaire, responsable de l'assassinat de mon père. Je porterai plainte contre vous pour guet-tapant et complicité avec des bandits. En attendant, monsieur le préfet vous recommandera la gendarmerie. Le préfet prendra soin que justice soit faite. Je parle à vous tous, monsieur. Eh bien, s'il vous plaît. C'est à vous que j'en destine. Monsieur, est-ce que vous avez eu tort ?
Oui.
Je vous demande de vous abstenir de toute violence et d'attendre que la justice ait décidé. Je ne puis refuser à ces misérables la satisfaction qu'ils m'ont demandé. Mais s'ils vous assassinent ? Nous nous garderons, monsieur. Vous ne vous battrez pas, je vous l'interdit. A matière d'honneur, monsieur, je ne déprends que de ma conscience. Et si Bariccini abuse de son autorité de maire, je me défendrai. Dès aujourd'hui, monsieur Bariccini est suspendu de ses frontières. Dans trois jours, je reviendrai avec le procureur du roi et nous débrouillerons cette affaire. Vous, un militaire français, vous battrez avec un homme que vous accusez de faux. Je l'ai frappé, monsieur.
Si vous aviez frappé un galérien et qu'il vous demande raison, vous battriez-vous avec lui ? Vous avez préparé peut-être aujourd'hui ? Je vais vous battre dans vos démarches. Pense, ma chère enfant, que votre enouïe cessera bientôt. Nous allons changer d'air. Je voudrais aimer saluer monsieur Delarabia avant de partir. Nous ne pouvons décemment arriver chez lui sans sa réponse à ma dernière lettre. Oh, darling, j'ai oublié de vous remettre ceci. Pardonnez-moi cet oubli. Est-il de vous prier et de vous abstenir de ce voyage en un tel moment ? Alors, nous reprenons le bateau pour mincelle. J'ai été fâchée de partir sans voir une vendette. Vous voulez aller voir Osso ? Plus que jamais.
Malgré le danger ? À cause du danger. All right, darling, demain nous allons voir Osso et Columba. Il ne peut pas venir ici. Mais rien ne s'oppose à ce que j'aille avoir à injection. Vous avez bien fait, Osso. Je partirai demain au petit jour. Quel cheval prendrez-vous ? Le noir, pourquoi cette question ? Pour lui faire donner de l'âge. Je vais dormir. Bonsoir. Vous devenez prudent, Osso. Tu me formes. Bonsoir. On a des ordres. Tony, surtout ne fais rien quand les barichiers iront en retour.
Oh, ceci !
Avec Tony, ils sont cachés là, dans la fougère. Il faut partir en s'entend. Ils sont deux, vous savez. N'aie pas peur, mon petit. Tiens, tu garderas mon cheval. Pourquoi ? Vas-y voir. Je veux dire que les barichiers... Mon Dieu ! Prenez un grand. Toutes les trois heures. On y pourvoira, monsieur le chirurgien. Excusez la façon cavalière que j'ai dû employer pour vous requérir. Voyez bien que je vous suis tout dévoué. Docteur, je l'estime, pour que je croie nécessaire de vous rappeler, qu'un médecin doit être aussi discret qu'un confesseur. Vous avez oublié le lieu où nous avons eu l'honneur de nous voir.
Et demain, vous vous souviendrez heureusement que vous devez être présent à 10 heures précises à la croix des quatre sentiers afin de suivre le guide que vous y trouverez. À l'heure juste, c'est convenu. Le pire traître. Tu es tous les blessés seulement. Nous venons chercher des médicaments et de la charpée. Avez-vous cela ? Oui. Il faut faire vite. Le gendarme, on le veut chercher. Oh ! Monsieur, on se commande que vous restiez ici jusqu'au moment où il sera en lieu assurant. Il a raison. Sa blessure. Le bras et l'épaule. Sans gravité, si les soins sont bons et rapides, il faut se hâter caché au sol dès que possible. Est-il resté seul ? Non, les amis de votre frère sont venus là-bas.
Mon oncle et le curie avaient entendu les coups de feu. Nous sommes sauvés. Qu'est-ce qu'ils vont dans la tueur ? Oh, que la blessure n'est pas dangereuse. Qu'ils s'y connaissent dans la vie d'eau. Pas trop, s'ils ne bougent pas. Je connais un chirurgien discret. Demain, je pourrai partir. Des femmes et sur des étroits. Arrête-s-mées. Souviens-toi du jour où tu as écrit ta main de poussée. Et tant pour les compatriotes, monsieur. Je n'aurais jamais cru que des Corses soient capables de tirer sur une maison où il y a des étrangers. Je suis honteuse pour mon pays. Ce n'est rien, quoi, et à moi ? Il faut surtout penser aux pauvres blessés. Nous ne pouvons y aller pour l'instant.
On nous suivrait. Kilina va partir. Et reviendra nous dire où Orson est caché. Allez, va. Mon Dieu, j'ai détaché par la distraction, c'est pas vrai ? J'ai le défaut de toucher à tout. Avez-vous bien dormi ? Oui, merci. Avez-vous des nouvelles de votre frère ? Orson va bien. On le soigne. Il a envoyé cette lettre pour vous. Orson ne m'a pas écrit à moi. Les sœurs ne sont pas jalouses. On m'a dit qu'il a beaucoup souffert pour vous écrire. Vous parlez-t-il de son état ? Il n'en parle pas. N'est-ce pas que vous lui répondrez ? Laissez mon frère. Vous l'aimeriez comme je l'aime. Il pense la même chose. Moi aussi, je l'aime. Les estafiers ont envahi le village. Ils vont partir en campagne.
Écrire serait dangereux. Nous irons le voir, ça me traîne. L'affaire prend de combats n'a pas du témoin. Et la réputation d'adresse des deux malheureux jeunes gens est si bien établie que l'opinion se refuse à admettre que M. Della Rébière ait pu les abattre sans le pancours des bandits au point desquels on le dit réfugié. Orson est un garçon plein d'honneur. Je reprends de lui. Je veux bien vous croire, mais le procureur du roi paraît mal disposé. Il y a cette francheuse lettre écrite à Orlanduccio Barrucini par votre ami et dans laquelle il lui propose une rencontre qui apparaît comme devant être une embuscade. C'est Orlanduccio qui a refusé de se battre. Mais ce n'est pas l'usage ici.
On s'embusque et on se tire dans le dos. Et la déclaration de cet enfant qui a vu les Barrucini à l'affût et en a prévenu M. Orson ? Oui, c'est très favorable. Malheureusement, cette fillette est la nièce d'un des bandits que l'on soupçonne de complicité. Il est évident que ça le son est fait. Je puis attester que je l'ai rencontré tout près du lieu du drame. J'ai entendu quatre détonations. Les deux dernières étaient celles du fusil que j'ai donné à Anson et dont le bruit est très particulier. Et vous dites que les coups de feu que vous avez reconnus étaient les derniers ? Mon père me l'a affirmé sur l'instant. Mais il faut dire ça au procureur du roi.
Au reste, l'autopsie dira si les blessures ont été faites avec l'arme en question. Où êtes-vous blessé ? Au manière de grande. Pourquoi restez-vous couchés ? J'ai perdu beaucoup de sang, puis très faible. Ça va mieux déjà. Miss Neville ? Ah oui ? T'as-t-elle pas remis une lettre ? Elle ne m'a pas remis de lettre. Vous pensez toujours à Miss Neville ? Vous l'aimez donc bien ? Je suis désolée. Tu vois bien ? Elle doit me mépriser maintenant. Après ce que vous avez fait, il y a des choses d'elle à vous confier. Pourquoi ne pas me répondre ? Je voudrais pouvoir lui dire ma tristesse. Ne parlez pas mal de Miss Lydia. Elle entend tout ce que vous dites. Avez-vous osé ?
Je suis accompagnée votre sœur, pour qu'on ne puisse soupçonner où elle allait. Et puis je désirais vous revoir. Il ne faut pas qu'un malade élève trop la voix. Vous devez souffrir. Pas depuis que vous êtes là. Il faut qu'on vous transporte quelque part, ou on pourra vous donner des soins. Je suis hors la loi. J'espère que cette malheureuse affaire va s'éclaircir, et que bientôt vous n'aurez rien à croire. Avant de partir, je serai heureuse de voir rendre hommage à votre loyauté. Partir ? Ne dites pas ce mot. Il faudra bien y penser. Sans force. Laissez-moi. Amenez Miss Lydia, qu'on ne l'aura pas ici. Non, il faut venir. Vous surprendrez votre déjeuner, car il y a des barils chinés.
On veut vous arrêter, oui. Le curé fait du tapage avec votre bon fusil. Venez avec nous. Très volontiers. Mais il faut retrouver mon ami qui s'est égaré. Cette jeune fille est déjà arrêtée. Vous allez la rejoindre. Vous ne feriez pas mal de faire attention, sergent. Cette demoiselle est parente du préfet. Tâchez d'être correcte avec elle. Ça va, ça va. Que pensera-t-on de moi ? Que vous vous êtes égaré dans le maquis ? Et que dira le préfet ? Bah, qu'il se mêle de sa préfecture. Et mon père ? À la façon dont vous parliez avec Corceau, je pensais que vous aviez quelque chose à lui dire à votre père. Apportez le dossier baré de fini et faites approcher les prêts.
Si vous refusiez d'éclairer la justice, ce serait de l'inconvenance. Vous êtes étrangère. Une attitude déplacée serait lourde de conséquences. Et j'ajoute que je ne permettrai pas vos insolences. Vous manquez de déférence envers mademoiselle. Et vous violez les lois de l'hospitalité, monsieur. Monsieur le préfet, vous pouvez remettre tout le monde en liberté. Comment, monsieur le préfet ? Ces demoiselles ont été se promener. Quoi de plus naturel par ce beau temps ? Mais l'assassin, monsieur le préfet. Elles ont rencontré un aimable jeune blessé. Quoi de plus naturel encore ? Mademoiselle Colombat, prévenez votre frère que l'affaire tourne mieux que je ne l'espérais.
L'examen des cadavres, la déposition du colonel, prouve qu'il n'a fait que riposter et qu'il était seul au moment du combat. Tout s'arrangera, mais il doit kiffer le maquille au flûteau et se constituer prisonnier. Il le fera, monsieur le préfet. Veuillez en prier le plus vite possible, dans son intérêt. Vous pouvez disposer, mademoiselle. Bien, merci. Vous m'avez promis une révélation. De quoi s'agit-il ? D'une chose grave. Faut-il vous avouer que je crois l'avoir deviné ? Vous vous êtes engagé avec monsieur Osso de la Vébien, n'est-ce pas ? Oui, papa, depuis hier. All right, darling. J'approuve, c'est un brave garçon. Oh, que je suis heureuse.
Mais pas Dieu, nous ne demeurons pas dans son diable de paix où je refuse mon consentement. Et c'est le cœur bien gros que nous voulons. Entendons-nous-mêmes, ça nous fait pleurer de bonheur. J'alletais notre amour. Au terre d'amour, au paradis où est bien rené tout à l'aujourd'hui.