Alexandre CASSARO - Séance Plénière - 16/12/2016
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueChiffre
« 19 % c'est l'écart qui existe entre les salaires des femmes et des hommes à compétences égale à fonction égale. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« Seulement 13 % des femmes sont membres des exécutives des sociétés côté en bourse. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« 37 % c'est aussi le pourcentage des femmes inscrites dans les fédérations sportives. »
- 0:44Invité politiqueChiffre
« Seulement 29 % des filles sont inscrites dans les filières scientifiques et les écoles d'ingénieur. »
- 1:29Invité politiqueFait
« Ces inégalités trouvent leur origine dans les stéréotypes encore largement véhiculés dans la famille, les médias, le monde du travail. »
- 2:12Invité politiquePromesse
« Nous nous engageons résolument à favoriser les actions volontaristes. »
- 2:55Invité politiquePromesse
« La réflexion sur l'égalité femme-homme sera intégrée dans nos politiques contractuelles et les schémas régionaux. »
- 3:39Invité politiquePromesse
« Nous souhaitons sensibiliser le jeune public aux principes d'égalité et promouvoir la mixité des métiers en luttant contre les stéréotypes. »
- 4:22Invité politiquePromesse
« La région Grand Est peut agir en premier lieu en sensibilisant par exemple le gouvernement et les parlementaires de notre territoire. »
Temps de parole
- Alexandre Cassaro100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci monsieur le président. Mesdames et messieurs, chers collègues, c'est tout un symbole que d'aborder la question de l'égalité femme homme dans cette salle qui a été baptisée la salle Julie Victoire Dobier, première dame à avoir obtenu le baccalauréat en 1861 en France. L'égalité entre les femmes et les hommes est un droit fondamental qui figure dans notre constitution. Mais il s'agit avant tout d'un principe essentiel à la bonne santé et à la prospérité de notre système démocratique des valeurs républicaines. L'absence d'égalité entre les femmes et les hommes constitue une faille dans notre société.
Malgré des avancées significatives au cours des dernières décennies, il subsiste encore de nombreuses inégalités au détriment des femmes et ceux dans bien des domaines. L'emploi, l'éducation, la politique, la vie en société. Quelques chiffres me permettront d'illustrer ce constat. 19 % c'est l'écart qui existe entre les salaires des femmes et des hommes à compétences égale à fonction égale. Seulement 13 % des femmes sont membres des exécutives des sociétés côté en bourse. 37 % c'est aussi le pourcentage des femmes inscrites dans les fédérations sportives. Et enfin seulement 29 % des filles sont inscrites dans les filières scientifiques et les écoles d'ingénieur.
Ces inégalités trouvent leur origine dans les stéréotypes encore largement véhiculés dans la famille, les médias, le monde du travail. Autant de domaines dans lesquels nous pouvons, nous devons agir. J'ai l'honneur aujourd'hui de présenter devant cette assemblée le rapport sur la situation en matière d'égalité qui est prévue par la loi du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes et qui vise à encourager l'implication des collectivités locales en la matière. Cependant, notre région n'entend pas se limiter à ses dispositions légales. C'est pourquoi nous nous engageons résolument à favoriser les actions volontaristes.
Ceci passe tout d'abord par l'adoption de la charte européenne pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale. Cette charte initiée par le Comité des communes et des régions d'Europe rappelle le cadre juridique et politique de l'égalité. Elle comprend huit champs qui couvrent tous les domaines de compétences des collectivités locales de leur rôle d'employeur à celui d'organisateur de services. Notre région mettra en œuvre des actions concrètes dans ce domaine en appuyant en s'appuyant sur un diagnostic des inégalités femmes-hommes sur notre territoire ainsi que la production d'un plan d'action pour corriger celle-ci.
La signature de cette charte ne constitue en aucun cas le point final de notre engagement. En effet, de nombreuses actions couvrant différents domaines sont d'ors et déjà prévues pour 2017 et j'en cite quelques exemple. La réflexion sur l'égalité femme-homme sera intégrée dans nos politiques contractuelles et les schémas régionaux. Elle sera une partie intégrante du SRDE2i et reprendra toute sa place au sein du contrat de plan régional de développement des formations et de l'orientation professionnelle.
Par ailleurs, en ce qui concerne la politique jeunesse et les lycées, nous souhaitons sensibiliser le jeune public aux principes d'égalité et promouvoir la mixité des métiers en luttant contre les stéréotypes. Je pense aussi en exemple au mois de l'autre dont la thématique de la prochaine édition sera l'égalité entre les filles et les garçons. Nous souhaitons également encourager l'entre l'entrepreneuriat pour tous en soutenant par exemple l'émergence d'un réseau d'entreprise investi sur la question de l'égalité.
Après avoir évoqué ces inégalités d'ordre économique et social, je ne peux passer sous silence les discriminations et les violences dont les femmes sont encore malheureusement trop souvent les victimes. Regard, attouchement, violence physique. Oui, les inégalités subsistent aussi dans l'espace public. Bien entendu, notre collectivité n'a pas la compétence pour légiférer sur cette problématique. Néanmoins, la région Grand Est peut agir en premier lieu en sensibilisant par exemple le gouvernement et les parlementaires de notre territoire, mais elle peut aussi être proactive en développant un système pour lutter contre la misogénie ou toute forme de discrimination.
En effet, elle le peut en soutenant, en faisant la promotion des actions remarquables réalisées par une association, une collectivité, une entreprise, un club sportif. Pour conclure, mes chers collègues, aucune collectivité, aucune entité, quelle qu'elle soit ne peut entreprendre, réussir et prospérer sans l'implication de toutes et tous à part égal. La signature de la charte est une opportunité de premier plan pour une inégation pour une intégration pleine et entière des femmes et des hommes dans notre volonté de faire région. Elle constitue un marqueur fort d'appropriation et de promotion des valeurs de notre République. Liberté, égalité, fraternité. Je vous remercie. Merci.