Les candidats aux présidentielles 2007 | Archive INA
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Travailleuses, travailleurs, aucun des candidats qui ont une chance d'être au deuxième tour ne propose un programme susceptible d'apporter une solution au chômage, à la crise du logement et à la baisse du pouvoir d'achat, qui sont les principaux mots qui frappent toutes les classes populaires. Je parle seulement d'un programme qui, au lieu de privilégier les intérêts de la classe capitaliste, rétablirait un peu l'équilibre entre celle-ci et les travailleurs, en supprimant une partie des privilèges économiques des propriétaires de capitaux, afin d'améliorer le sort des classes populaires.
Ce que j'ai commencé à exposer depuis le début de cette campagne serait le seul programme possible d'une présidence qui voudrait s'attaquer immédiatement et efficacement à la crise du logement, au chômage massif, à la dégradation du niveau de vie de la plus grande partie de la population. Bien sûr, il ne s'agit pas de ce que pourraient faire Nicolas Sarkozy, François Bayrou ou Le Pen, car chacun, à leur manière, il se situe ouvertement sur le terrain de la défense des seuls intérêts du patronat. Cependant, la candidate du Parti Socialiste ne propose pas mieux par rapport à ces questions essentielles pour la classe ouvrière.
Elle propose de porter le SMIC à 1500 euros bruts d'ici 5 ans, ce qui fait qu'étant donné la hausse du coût de la vie, cela ne donnera pas plus de pouvoir d'achat. Elle ne propose de construire qu'un nombre dérisoire de HLM, bien en dessous des besoins réels, et rien, mais alors rien pour réduire le chômage, ni même pour l'empêcher de s'aggraver. À part de créer des emplois qui seraient gratuits pour les patrons, mais pourquoi pas en créer alors, dans les services publics, où on serait certain que ce seraient des emplois utiles ?
Surtout, il n'est pas admissible que dans la France de 2007, des millions de personnes, y compris des travailleurs, ayant un salaire régulier, soit mal logés, voire pas du tout, et certaines contraintes de vivre dans des taudis, des immeubles délabrés, des campings ou dans la rue. Pourtant, l'État pourrait construire, les moyens matériels et financiers existent, un million de HLM par an, afin, en trois ans, de résorber les besoins pour mettre fin au scandale que constitue la crise actuelle du logement.
Il n'est pas admissible non plus que le chômage écarte des activités utiles à la collectivité plusieurs millions de personnes, alors que celles qui ont un emploi sont astreintes à des charges de travail de plus en plus lourdes. Un programme réellement démocratique déciderait la possibilité du contrôle par les travailleurs et par la population de la comptabilité détaillée de toutes les sociétés.
Chacun pourrait voir ce que sont réellement les finances et les transferts d'argent de celles qui prétendent être en difficulté, et vérifier que les suppressions d'emplois, dans l'immense majorité des cas, ne sont pas la conséquence de contraintes économiques, mais celles de la soif de profit des propriétaires. Un programme réellement en faveur de la population mettrait un coup d'arrêt à la chute continue du niveau de vie par le relèvement immédiat du SMIC à 1 500 euros net et par une augmentation uniforme de 300 euros de tous les salaires et des pensions, ainsi que le relèvement parallèle de tous les minimas sociaux.
Le financement de ces mesures reposerait sur une augmentation sélective des impôts, qui ne toucherait que les revenus très élevés et les bénéfices des sociétés, en particulier celles du CAC 40, et de façon modérée par rapport à l'ampleur de leurs profits. Il ne s'agit même pas d'un partage des richesses. Il s'agit seulement que les plus riches participent ainsi à l'effort nécessaire pour compenser les inégalités les plus criantes entre les plus riches et les plus pauvres. En deux mots, ce que j'ai à dire, c'est ce que devraient être les premières mesures d'un gouvernement vraiment socialiste. Mais ce n'est pas évidemment ce que ferait un gouvernement de droite.
Mais ce n'est pas non plus ce qu'a l'intention de faire Ségolène Royal. C'est pourquoi je vous demande de voter pour ce programme en vous servant du bulletin à mon nom pour voter contre la droite, mais aussi pour dire à la gauche que c'est ce programme-là que vous voulez.
Le point commun qu'on a ici, c'est qu'on est tous révoltés et qu'on pense que la société, on peut toujours la changer. Et l'autre point commun qu'on a, c'est que depuis cinq ans, on se mobilise les uns et les autres pour développer des bagarres et des résistances face à la droite. Donc c'est pour ça qu'on s'est rassemblés et qu'on va essayer de redonner la parole aux uns et aux autres, à la fois sur ce qu'ils ont fait et puis sur ce qu'il reste à faire. Dans cette campagne, on essaye de nous mettre sur la bonne voie qu'aime bien la droite, mais aussi aujourd'hui on voit la gauche, c'est les problèmes d'insécurité, d'immigration.
Il y a beaucoup de responsables politiques qui aimeraient que 2007, ce soit de nouveau 2002, et qu'on ne parle que d'insécurité du matin jusqu'au soir, avec en plus une variante sur l'identité nationale et l'intégration, la marseillaise, le drapeau bleu-blanc-rouge et compagnie. Alors que la droite et l'extrême droite fassent ça, ce n'est pas franchement surprenant, parce que c'est un moyen de ne pas répondre aux questions sociales qui sont posées par les mobilisations sociales dont on parle depuis le début, mais que ça vienne de la gauche, c'est quand même plus surprenant.
Aujourd'hui, on constate qu'un des problèmes pour les retraites, c'est que déjà les fameuses annuités nécessaires pour avoir une retraite à taux plein, on est de moins en moins à pouvoir y arriver. Et maintenant, les retraités, c'est un des secteurs de la population où on note l'apparition de poches de pauvreté. Le minimum vieillesse aujourd'hui, c'est environ 620 euros par mois. Donc c'est très faible, et je crois que la revendication d'une revalorisation de 300 euros pour tous ces revenus, c'est vraiment quelque chose qui est très nécessaire.
Dans une grande entreprise comme la nôtre, qui est le quatrième constructeur mondial de véhicules, on a des gens qui travaillent par intermittence, puisqu'on a eu l'exemple de Sandouville, avec des gens qui ont eu 70 jours de chômage, et qui fait qu'aujourd'hui, effectivement, ces gens-là ont un problème aussi de logement, puisque beaucoup de jeunes avaient pris leur logement et leur indépendance, qui avaient été embauchés chez Renault, qui aujourd'hui sont obligés de retourner chez leurs parents, avec des salaires de misère, puisqu'ils ont perdu en moyenne plus de 2000 euros sur l'année dernière.
Sur les conditions de travail, c'est vrai pour les plus anciens, mais c'est vrai aussi pour les plus jeunes. Voilà, au début, on arrive dans un job, ou dans un boulot, on fait le tout fou, on court après les heures sup', on essaie de gratter le manque de salaire avec des heures supplémentaires, et puis au bout de 10 ans, on commence à se dire que voilà, la charge de boulot, elle est de plus en plus pénible. Moi, je travaille dans une boîte d'ascenseur, on se fait 2-3 morts par an, dans une branche qui est toute petite. Pourquoi ? Parce que les conditions de travail sont terriblement dégradées, notamment en pression sur le travail.
La sécurité au travail, c'est 2 morts par accident de travail par jour, 8 morts par l'amiante par jour. Et ces morts-là, on n'en parle jamais, parce que c'est jamais que des prolos, quoi.
Sur les salaires, on a besoin aussi d'avoir une représentation du mérite et de ce que les gens donnent pour l'entreprise, et que, si je voulais encore faire de l'ironie, 1500 euros bruts dans 5 ans, moi, ça ne me va pas, quoi. Nous, on n'a pas un point de vue pleurnichard sur la société, on demande simplement notre dû, le respect auquel on a droit, puisque c'est 90% de la population qui fabrique des biens, des richesses, des services, et qui n'envoient finalement jamais la couleur. Aujourd'hui, moi, j'habite la banlieue parisienne, quoi, les logements, ils ont augmenté quasiment de 50% en 10 ans, et les salaires, ils n'ont pas augmenté de 50% en 10 ans, quoi, ça se saurait.
Et je crois que le problème du logement, c'est aujourd'hui un problème fondamental, et quand on est dans une société où il y a des centaines de milliers de logements vacants, et que, par ailleurs, on a des gens qui dorment dans la rue, enfin, il y a quand même un truc qui tourne pas rond, quoi. Tout ce que vous racontez là, nous, c'est notre avenir. Le CPE, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. En plus de tout ça, on nous proposait de nous jeter à n'importe quel moment, comme à un simple Kleenex, quoi.
Nous, on pense qu'il y a un certain nombre de mesures qui, pour les jeunes, permettraient d'améliorer notre situation quotidienne, que ça soit une allocation d'autonomie pour tous les jeunes, qui permettrait justement qu'on ne soit pas obligé de taffer en plus d'aller en cours. Moi, je travaille 17h30 par semaine en plus de mes 25 heures de cours. Au bout d'un moment, voilà, quoi. La semaine, ça devient compliqué.
Il faut effectivement des revenus plus importants pour vivre mieux. Mais quelque part, effectivement, on parle beaucoup de la petite enfance ou le quatrième âge, etc., c'est-à-dire un certain nombre de services publics à développer ou à reconquérir. Il faut vraiment prendre le service public comme une garantie, une garantie minimum, mais garantie quand même, qu'effectivement, on a tous accès, quels que soient les territoires, quels que soient les âges, quels que soient les professions, au moins aux biens communs. On s'est encore bagarré dans mon hôpital récemment, dans le service de psychiatrie, parce qu'il voulait supprimer encore six postes.
Et on s'aperçoit que, bon, tous les pans qui sont intéressants vont priver. Et puis, dans le public, on garde, bien sûr, toutes les contraintes, tout ce qui est l'accueil 24 heures sur 24, toutes les urgences. Il faut entendre à chaque fois la souffrance des soignants qui disent qu'on ne peut pas donner la qualité de soin qu'on voudrait donner aux gens. Et ça, c'est vraiment insupportable.
On est de plus en plus nombreux à accepter un minimum de serrer la ceinture, que ce soit dans nos conditions de travail, que ce soit dans les baisses de rémunération, les blocages de rémunération ou les prestations sociales qui diminuent, parce que le venin qu'on nous distille dans la tête, c'est le fait que la France s'appauvrirait et qu'il n'y aurait plus les moyens, finalement, de vivre correctement, ni au boulot, ni dans la vie de tous les jours. Or, voilà, le problème, c'est que des richesses, il n'y en a jamais eu autant en France qu'en ce moment. Et la redistribution de ces richesses, elle n'a jamais été aussi inégalitaire qu'en ce moment.
On est chacun dans notre coin, que ce soit au service public, dans le privé ou au quotidien, à amener des bagarres, un petit peu séparément, parfois tous ensemble, avec ou sans victoire. Mais une chose qui est claire, c'est que quel que soit le gouvernement qui sortira des urnes, les bagarres, il faudra continuer à les mener. Donc ce vote, pour nous, c'est aussi un encouragement aux luttes, à toutes les luttes qu'on a menées, qu'on parlait à des tas de personnes, et celles qui devront être menées dans les cinq prochaines années. Avec la droite, vous avez le droit d'être au chômage.
Après la date du 15 mars, où les expulsions ont repris, effectivement, une demande de logements sociaux est indispensable, dans la mesure où il y a des tonnes de sans-abri, et où les promoteurs, aujourd'hui, s'en donnent à corps joie sur le logement. Nous, ce qu'on demande, c'est qu'on construise, pas qu'on démolisse, et surtout, un grand service public pour le logement. Avec la droite, vous avez le droit d'être à la rue. Les retraités vivent mal. Ils ne partent pas en vacances, ils ne prennent pas de loisirs, ne participent pas aux initiatives de culture, parce qu'elles vivent, notamment les femmes, avec 600 euros, voire 900 euros mensuels. Il faut 1500 euros minimum de retraite.
Le plus vite possible. Avec la droite, vous avez le droit d'être pauvre.
La création artistique souffre du manque de moyens. Moins de production, moins d'emplois, des contrats à très courte durée, les professionnels sont en situation précaire. C'est toute la culture qui est attaquée par la logique commerciale. Avec la droite, vous avez le droit d'être précaire. L'extrême droite en rêve. La droite, c'est le faire.
Il y a plusieurs manières d'exclure les gens. Par exemple, en enfermant les travailleurs étrangers dans la clandestinité, ou en raflant leurs enfants jusqu'aux portes des écoles. On peut aussi faire des amalgames entre jeunes des banlieues et racailles, entre immigration et insécurité. Ou refuser à des couples de même sexe le droit d'adopter et d'élever des enfants. Ou encore vouloir créer une santé pour les riches et une pour les pauvres. La liste est sans fin. Et inacceptable. Avec la droite, vous avez le droit d'être exclu. Depuis 5 ans, la droite a enclenché la régression des droits sociaux. Pour beaucoup, la vie est très dure.
Pour la jeunesse, trouver un travail, une bonne formation, c'est le parcours du combattant. La droite tente de précariser à vie tous les salariés. Le droit à la retraite, au logement, à la santé. Ces droits fondamentaux sont dans le viseur de Sarkozy et de son frère jumeau, Bérou. Ils veulent construire une société du profit où l'humain ne compte plus. À ces inégalités sociales, s'ajoutent les discriminations qui portent atteinte à la dignité des personnes. Les femmes sont payées 21% de moins que les hommes. À formation égale, un jeune issu d'un quartier populaire aura moins de chances de trouver un emploi. Nous méritons mieux qu'une société de violence économique.
Nous voulons une société solidaire. La solidarité est une valeur fondamentale que nous voulons faire vivre concrètement. Nous soutenons l'économie sociale et solidaire qui démocratise l'économie à partir de l'engagement des citoyens. Elle génère des créations d'emplois, soutient les personnes fragilisées et participe à des projets utiles.
Nous voulons une société pour vivre ensemble. 1 500 milliards d'euros. C'est le total des transactions financières qui sont opérées chaque jour dans le monde. D'un autre côté, la moitié de l'humanité vit avec moins d'un euro par jour et elle en meurt.
Si la communauté internationale décide de prélever une taxe sur ses opérations financières, elle peut constituer un fonds qui permettra l'accès à l'eau, à l'alimentation, à la santé et à l'éducation des habitants des pays en voie de développement. Vivre ensemble, c'est soutenir le développement équitable. Remettre la droite au pouvoir, c'est lui donner le feu vert pour accélérer sa politique de destruction sociale, de recul démocratique. Ce monde libéral marche sur la tête. Alors, stop ou encore. Je propose une logique nouvelle, une société tournée vers la satisfaction des besoins humains et du respect de notre environnement.
Une société qui lutte contre les discriminations sexistes et homophobes. Notre pays est riche, riche de votre travail. Notre pays est malade de la loi de l'argent. En matière de revenus, d'emplois, de retraite, de protection sociale, je vous propose de garantir les droits qui permettent de vivre tout simplement. L'égalité d'accès à une bonne éducation, à des conditions de vie dignes, ne doivent plus être réservées à quelques-uns. Dans cette campagne, beaucoup d'entre vous me disent leur soutien au programme que je défends et pourtant hésitent. Je vous pose cette question. Qui vous défendra demain ? Qui portera vos revendications, vos espoirs ? La gauche peut et doit gagner.
Pour qu'elle réponde à vos attentes, donnez-nous la force de vous défendre. Je suis engagée pour battre la droite et l'extrême droite et réussir à gauche. Votre vote contre au premier tour. Pour une France sociale, pour une gauche courageuse au premier tour, le vote utile, c'est celui qui porte vos aspirations. Pour une gauche fidèle à ses valeurs, déterminée à changer la vie, le 22 avril, le vote de gauche, Marie-Georges Buffet.
Il faut le dire fort ! C'est des sports de Paris dans un des grands meetings organisés par le comité national de soutien à la candidature de Gérard. Aux tribunes de ces réunions et meetings, n'en déplaise à qui que ce soit, il y aura comme aujourd'hui de très nombreux maîtres. Les maires qui résistent,
nous sommes à cette tribune, en train de vous présenter la candidature Chevardi, pour ce qu'elle est simplement.
Une candidature collective qui veut aider à ouvrir une nouvelle issue à la crise que traverse notre pays.
Vous les maires, on se reconnaît bien dans ce candidat. Le candidat des défenseurs des services publics, le candidat de ceux qui ont dit non le 29 mai dernier, le candidat qui veut le maintien de nos petites écoles dans nos communes. Et ce n'est pas un problème de ruralité. J'ai lu, j'ai lu ici, un article de journal parisien
qui relate la grève des postiers de la poste du Louvre la semaine dernière. Eh bien, ils veulent fermer
30 postes de guichotillers sur les salles neufs que compte ce bureau. Je suis traumatisé parce que l'usine du bourg voisin qui procurait 13 emplois à la population du village vient de licencier 210 salariés sur 260 sans même avoir le prétexte d'argument économique. On nous dit quel rapport entre les maires et la défense des intérêts ouvriers. Mais ce rapport, il est historique dans notre pays. Oui, les communes sont une cellule essentielle de la démocratie politique. Mais depuis deux siècles, le combat des opprimés et des exploités a inscrit à l'intérieur de cette conquête démocratique leur propre conquête, leur propre existence sociale. Notre candidature est celle de maire
qui évalve leur école communale, leur bureau de poste, leur maternité de possibilité, que les pouvoirs publics fermer, les uns après les autres. Je suis psychologin et compréhende dans un grand commune psychiatrique dans le monde. Je suis aujourd'hui avec vous, parce que je suis à des plus de 500 représentants des Européens de l'Université qui demandent le stopp de la destruction du corps de la santé dans l'Université de l'Université. Avec les médicaments peuvent vous dire, un an un mois ne pas à l'arzt de l'arcte, alors vous recevez un bonus de 600 euros de l'Université.
Quel travailleur n'est pas fondé à agir contre l'Union Européenne et son pacte de stabilité qui organise la liquidation de tous les services publics. Qui a exigé la disparition de tous les contrôles sur les mouvements des copitaux ? L'Union Européenne. Qui a généralisé la flexibilité, bouleversement, la réglementation sur la durée du travail, les directives européennes sur l'aménagement du temps de travail de 1994 ?
Si les travailleurs sont amenés de plus en plus nombreux, alors que nous sommes à trois semaines d'élection générale, s'ils sont amenés de plus en plus nombreux à recourir aux moyens traditionnels de la lutte de classe, c'est parce que eux qui a 60, 70, 80%
ont voté voilà moins de deux ans pour la rupture avec l'Union Européenne, sont absolument convaincus que ceux qui se présentent à leur suffrage et qu'on présente comme assuré de gagner au deuxième tour ne s'opposeront jamais à aucun plan de licenciement et que ceux qui ont voté non le 29 mai 2005 n'ont d'autre choix que la grève dans l'unité avec les syndicats pour le retrait de tous les plans de licenciement aujourd'hui.
Jour pour jour, on était des millions dans la rue et il y avait des centaines de milliers de jeunes. Et qu'est-ce qu'on demandait ? Avoir un vrai travail avec un vrai salaire. C'est au chômage. 40% des jeunes sont en contrat précaire. Il y a plus d'un étudiant sur deux qui, 5 ans après sa sortie de la fac, n'a ni travail ni logement.
On me parle de sursécurité, les problèmes mais j'y attendais donnez-leur un vrai travail à tous ces jeunes avec un toit pour se loger
et 90% des problèmes seront finis. La démocratie et la démocratie elle passe, vous le pensons, par l'élection d'une assemblée constituante qui devrait redonner le pouvoir au peuple. La deuxième mesure devrait aussi déclarer la souveraineté de cette institution par rapport à l'Union Européenne en rompant immédiatement avec toutes les institutions européennes et internationales et avec le traité de Maastricht. Merci à tous et à tous !
Je dis que tu es le candidat de l'écologie et du social mais concrètement le rapport entre les deux je ne vois pas trop. Écoute, c'est simple. Je vais prendre deux exemples. Les OGM et le nucléaire. Aujourd'hui, le nucléaire ça représente énormément d'argent ça crée très peu d'emplois. alors qu'il y a une alternative avec les énergies renouvelables. C'est cela qu'il faut aujourd'hui développer. Pour les OGM aujourd'hui, les multinationales veulent imposer ces semences transgéniques. On sait qu'elles sont dangereuses pour l'environnement parce qu'il y a un risque aujourd'hui de contamination généralisée.
Elles sont dangereuses pour la santé parce que les premières études le démontrent et en même temps elles privent les paysans de leur liberté. Tous les cinq minutes en Europe il y a une ferme qui disparaît et en plus l'agriculture aujourd'hui est en pleine dérive avec des gros problèmes d'environnement, des gros problèmes de crise sanitaire comme on l'a vu ces dernières années. On voit bien que la logique productiviste avec son cortège de produits chimiques et d'OGM on voit bien que les politiques libérales au sens large du terme nous conduisent tout droit à la faillite à la faillite de la planète.
À l'heure actuelle l'alimentation fait 1500 kilomètres pour arriver dans notre assiette c'est un scandale sur le plan de l'économie d'énergie et sur le plan du climat alors que l'on peut produire une alimentation saine à proximité. Ce que je constate
dans cette campagne c'est qu'il y a énormément d'initiatives qui foisonnent et notamment d'autres façons de produire et si on est capable de s'affranchir de la loi du fric et du marché et bien un autre monde est en marche et je crois vraiment que c'est possible, non ?
Oui c'est possible les amaps en sont un bon exemple puisque c'est une alternative qui permet à l'agriculteur de sortir de l'économie du marché de la spirale infernage toujours plus beau toujours moins cher et pour aller dans le qualitatif et pour produire une vraie nourriture.
Les amaps c'est une association pour le maintien de l'agriculture paysanne c'est un système très simple qui remet le paysan au coeur de son rôle qui est un rôle nourricier donc des familles se regroupent entre elles dans un quartier et passent un partenariat avec une ferme le plus près possible de chez elles et elles s'engagent vis-à-vis de cette ferme vis-à-vis du fermier elles lui disent on veut des produits sains diversifiés de saison et en contrepartie on se partage ce que vous allez récolter on se partage entre nous ce que vous allez récolter et on s'engage financièrement à l'avance.
Quand José Beauvais dit il faut que l'agriculture remplisse sa fonction de souveraineté alimentaire ça me convient bien parce que c'est remettre l'agriculture sur l'ensemble des continents au service de l'ensemble des populations. C'est la lutte contre la malbouche et c'était l'idée de dire que la santé l'environnement et finalement l'être humain doit passer avant l'économique avant tout ce qui est marchandisé et que ça doit être
prioritaire en toutes choses. Nous ne voulons pas
que des multinationales asservissent les semences des paysans. Au nom de ces valeurs nous allons agir et commettre un acte illégal mais légitime. 70% des Européens sont contre les OGM mais combien de personnes sont allées en prison pour défendre la société contre ces multinationales multinationales de l'agro-business. José est unique dans ce domaine. José, là, on est au cœur du système. Je pense que tu dois te sentir dans ton élément, non ? Évidemment, là, on voit le véritable cauchemar capitaliste, celui qui à la fois organise la misère sociale et détruit la planète. Alors, pour sauver la planète, selon toi, il faudrait mettre tout le monde au chômage.
On arrête de produire, on arrête de travailler. Maintenant, justement, au contraire, il faut à la fois lutter pour faire en sorte que chacun puisse avoir un revenu et travailler et en même temps changer la façon de produire. Aujourd'hui, on ne peut pas continuer de détruire la planète, toujours produire plus. Il faut en même temps que nos modes de consommation changent, nos modes de vie et qu'à partir de là, on permette à chacun de pouvoir vivre décemment.
La campagne de José Bové, c'est la seule campagne qui est vraiment du 21e siècle parce que justement, elle n'oppose pas l'urgence sociale et l'urgence écologique. Il faut préserver la planète,
et pour ça, il faut que tout le monde ait des bonnes conditions de vie, il faut que les logements soient de haute qualité environnementale, il faut que les emplois soient des emplois utiles, il faut qu'on réponde aux besoins sociaux. Il n'y a pas de contradiction entre l'urgence sociale et l'urgence écologique. Urgence écologique, urgence sociale, ça veut dire pour moi que la maison brûle, la planète brûle, les voitures brûlent. C'est parce qu'aujourd'hui, au centre des décisions politiques, seul le profit compte. On veut que l'emploi,
le travail, que ce ne soit pas des variables d'ajustement, que ce ne soit pas l'occasion de gagner un maximum de fric, on n'est pas des citrons, on n'est pas là pour être pressé, et on veut affirmer très fort
que tout le monde est indispensable au fonctionnement de la société. On a besoin de tout le monde. Au XXIe siècle, il est temps que le travail et les salariés soient valorisés, mais aussi que l'environnement soit protégé. Valoriser le travail, c'est permettre la sécurisation du parcours des travailleurs. C'est aussi assurer une augmentation de salaire et permettre à ceux qui ne travaillent pas de pouvoir le faire. C'est aussi lutter contre les cadences infernales. Mais il faut en même temps protéger l'environnement, défendre la biodiversité, lutter contre l'effet de serre et promouvoir des énergies renouvelables, par exemple.
Le 22 avril, chacun peut le dire avec son bulletin de vote Chosé Beauvais. Un autre avenir est possible. Depuis le sommet de Rio, nous avons connu les 10 années les plus chaudes de l'humanité. Rappelez-vous la tempête de l'hiver 99, la canicule de l'été 2003, l'ouragan Katrina. Dans 15 ans, que répondrez-vous à vos enfants quand ils vous demanderont « Tu savais ? Tu n'as rien fait ? Pourquoi ? » On ne fera pas d'écologie sans les écologistes. Je suis la candidate des Verts, des écologistes. J'ai 48 ans, je suis maman de deux filles, mais ce n'est pas en tant que femme que je me présente aux élections présidentielles.
Je suis médecin, j'ai été militante syndicale, militante associative, militante politique au sein des Verts. Je suis élue de Seine-Saint-Denis, j'ai été ministre. Je veux à chaque instant concilier l'action sur le terrain et le changement des politiques. Depuis 20 ans, l'écologie, c'est vraiment toute ma vie. Je suis professeure des écoles, cette année, j'ai une classe à double niveau, un CPCM2. En classe, nous travaillons sur la révolution française, la révolution industrielle, mais la révolution écologique. Qu'est-ce que ça veut dire ? Et surtout, comment rendre les enfants acteurs de cette révolution ? C'est très difficile de parler de l'école dans notre pays.
Nous avons été des élèves, nous sommes des parents, nous connaissons des enseignants, nous avons tous un avis sur cette question. N'est-ce pas tout simplement incroyable qu'on ose encore demander à l'école de réparer seuls les dégâts de 30 ans de crise ? La situation, nous la connaissons. Des réformes qui s'empilent et qui arrivent d'en haut, sans concertation, une pression de plus en plus forte sur les enfants et sur les enseignants, avec des conséquences très graves. Un échec scolaire massif chez des enfants humiliés, cassés, qui n'ont plus confiance en eux-mêmes.
Une grande souffrance chez les enseignants qui aimeraient beaucoup aider leurs élèves et qui ont le sentiment de ne pas pouvoir le faire. Et puis une énorme colère à l'égard de la hiérarchie, à l'égard des gouvernements qui se succèdent et qui donnent l'impression de charger encore et encore la barque. Alors les solutions, nous les connaissons et nous avons envie de les mettre en œuvre. D'abord, commencer à accompagner les familles dès les toutes premières années. Un service public de la petite enfance est indispensable. Ensuite, revoir et alléger les programmes scolaires. Tout n'est pas prioritaire.
Nous devons faire en sorte que nos enfants aient des fondations solides pour leur permettre ensuite de se préparer à des orientations et à des choix différents au cours de la vie. Nous devons cesser de sélectionner par l'échec, retarder le moment de la sélection et faire en sorte que l'orientation ne soit pas faite par défaut mais en fonction des goûts, des priorités et des besoins bien sûr aussi du marché du travail. Nous devons rompre avec un discours qui laisse croire que nous donnons plus à ceux qui ont moins alors que c'est exactement l'inverse qui se produit.
Et puis, nous devons permettre aux enseignants de se recentrer sur leur mission première enseignée enseignée en faisant entrer d'autres adultes dans l'école des assistants d'éducation pour accompagner tous les temps de la vie scolaire des éducateurs pour permettre aux enfants handicapés d'être accueillis effectivement comme le prévoit la loi mais aussi des enseignants de langue régionale des militants associatifs des représentants des réseaux de l'éducation populaire c'est cette diversité qui va permettre à l'école de ne pas être fermée sur la vie et d'assumer aussi sa mission culturelle et sa mission citoyenne.
En tant que médecin généraliste je suis de plus en plus confronté à des patients qui se posent des questions sur les nouveaux risques que ce soit sur la pollution les OGM ou la grippe aviaire j'aimerais bien savoir quelles sont les réponses que la révolution écologique peut apporter à ces nouveaux risques.
Je suis moi-même médecin et je partage largement vos préoccupations la quasi-totalité des nouvelles maladies des nouveaux risques sont liés aux conditions de vie et de travail aux conditions d'environnement plus largement c'est vrai pour la grippe aviaire largement liée aux conditions dans les élevages c'est vrai aussi pour les OGM dont les risques ne sont pas réellement très bien connus à cette heure.
Alors nous avons le choix entre deux stratégies soit réparer les dégâts en cherchant pour chaque pathologie nouvelle une molécule miracle soit mettre en place une stratégie de précaution de prévention pour réduire dans l'environnement les facteurs qui expliquent la dégradation de la santé pour être très concret est-ce que nous allons continuer à chercher une pilule miracle contre l'obésité ou conseiller un bon équilibre alimentaire et la pratique d'un exercice physique régulier est-ce que nous allons dire aux agriculteurs qui souffrent de stérilité ou de problèmes immunitaires qu'ils doivent tolérer accepter les pesticides ou est-ce que nous allons réduire l'usage de ces molécules toxiques dans les pratiques agricoles nous souhaitons donc privilégier la prévention l'éducation sanitaire remettre le généraliste au coeur du système de santé ce qui suppose qu'on travaille sur les conditions de son installation dans les quartiers difficiles dans les zones rurales y compris financièrement ce qui suppose aussi qu'on développe des nouvelles modalités d'exercice des maisons médicales des réseaux de santé des centres de santé où les professionnels et les usagers pourraient travailler ensemble l'enjeu est tout simple il s'agit de passer d'un système de soins qui fonctionne au profit des professionnels à un système de santé conçu dans l'intérêt de chacun d'entre nous mes chers compatriotes le choix que vous allez faire le 22 avril prochain engagera à la France pour longtemps c'est pourquoi j'ai voulu que les citoyens prennent la parole je veux porter votre voix dans cette élection présidentielle la politique doit partir de la réalité de la vie des gens être attentive aux leçons que le peuple donne comprendre que le citoyen est le mieux placé pour faire le diagnostic de sa vie et pour dire au nom de quelle valeur la gauche doit agir et de tout cela de ces messages de détresse mais aussi d'espérance j'ai retiré le pacte présidentiel que je vous propose aujourd'hui oui retrouver le plein emploi est notre objectif prioritaire oui je veux réconcilier les français avec l'entreprise je veux aider les PME créatrices d'emplois et donc de richesses je mettrai en place une logique gagnant-gagnant qui soutiendra les entreprises qui innovent qui exportent qui créent de l'emploi et je le dis ici très clairement les entreprises qui délocaliseront alors qu'elles font des bénéfices ou qui licencient alors qu'elles distribuent des dividendes aux actionnaires devront rembourser toutes les aides publiques je ne veux pas non plus et vous non plus je l'ai entendu vous me l'avez dit d'une société dans laquelle le travail rapporte moins que les revenus de l'assistance je veux et je ferai en sorte que tout bénéficiaire des minima sociaux qui reprend un travail voient ses revenus s'améliorer nous ferons en sorte et c'est l'engagement que j'ai pris dans le pacte présidentiel de relever le pouvoir d'achat des petites retraites et des bas salaires la lutte contre la vie chère avec en particulier le contrôle des abus bancaires qui font basculer les familles dans l'endettement et dans le sur-endettement n'est plus tolérable l'éducation sera au coeur de mon pacte présidentiel je veux être la présidente de la réussite éducative et culturelle je m'engage à mener la guerre à l'échec scolaire aux enseignants qui se battent en première ligne et qui sont les artisans du pacte démocratique et républicain je m'engage à apporter soutien reconnaissance et moyens pour leur permettre d'exercer leur mission je veux mettre en place un service public de la petite enfance et la scolarisation dès l'âge de 3 ans je veux un soutien scolaire gratuit pour chaque élève je donnerai à nos universités les moyens de faire réussir les étudiants avec davantage d'autonomie les filières professionnelles seront développées notre sécurité sociale est menacée notre système de prestations de plus en plus inégalitaire l'inégalité dans l'accès aux soins est souvent renoublée aggravée par l'inégalité entre les territoires vous savez qu'il faut des mois dans certaines régions pour obtenir un rendez-vous chez tel hôtel spécialiste et bien nous rétablirons l'égalité dans l'accès aux soins je créerai des dispensaires de proximité dans les quartiers urbains et dans les zones rurales isolées j'ouvrirai une large négociation sur l'avenir des retraites les personnes âgées doivent en effet pouvoir rester à leur domicile si elles le souhaitent le plus longtemps possible et pour les personnes les plus dépendantes je veux augmenter le nombre de places et la qualité des structures d'accueil les défis de l'écologie ne sont pas une limite mais c'est une formidable occasion une opportunité de revivifier nos économies de stimuler la recherche de créer de nouveaux emplois de bâtir un monde plus vivable pour nos enfants je me présente devant vous forte de ces engagements la France présidente c'est celle du progrès pour tous et du respect pour chacun vive la république vive la France notre mission est de rendre au peuple français un bien précieux un bien unique qui l'a perdu de vue depuis longtemps et qui porte un nom tout simple ça s'appelle l'espoir un jour quelqu'un est venu me voir et m'a dit le président de la république monsieur c'est celui à qui on confie les clés de la maison alors j'ai besoin de savoir qui vous êtes j'ai trouvé que c'était une remarque juste je m'appelle François Bayrou j'ai 55 ans je suis né dans un petit village des Pyrénées qui s'appelle Bordaire dans une famille de paysans la vie a fait que j'y habite toujours encore aujourd'hui je suis allé à l'école communale c'était l'école républicaine je l'aime parce qu'elle offrait sa chance à tous quel que soit leur milieu puis sont venus les années lycées j'ai passé le bac en 68 puis l'université à Bordeaux jusqu'à l'agrégation de lettres français latin grec j'attache beaucoup d'importance à cette culture classique qui est un peu de la culture française et puis la vie vient avec ses joies et ses peines et elle bouleverse tout un jour mon père est mort dans un accident du travail j'ai décidé avec ma mère de prendre sa suite j'ai travaillé de mes mains et c'est une fierté pour moi en même temps j'ai été professeur un jeune professeur et j'ai beaucoup aimé transmettre ce que je savais ma femme s'appelle Elisabeth nous nous sommes mariés nous avions 20 ans il y a 35 ans aujourd'hui nous avons eu 6 enfants 4 filles et 2 garçons très tôt la politique est entrée dans ma vie j'ai été un jeune député un jeune ministre avec passion j'ai travaillé j'ai observé j'ai eu raison je me suis trompé j'ai appris voilà qui je suis et maintenant ce que je veux faire je veux rassembler les français jamais notre pays n'a eu devant lui un tel défi jamais il n'a connu en même temps le chômage qui ne recule pas la dette que nos enfants devront rembourser les banlieues fracturées le doute sur l'école le doute dans les usines plus la crise du climat plus les menaces sur les retraites plus les fins de mois difficiles pour les petits revenus aussi bien que pour les classes moyennes et tout cela avec en toile de fond l'immense mouvement de la mondialisation en face de tout cela la vieille guerre politique un camp contre l'autre ce n'est plus la question pour moi je peux discuter et travailler avec des gens compétents de tous bords je peux travailler avec des gens qui ne pensent pas exactement comme moi je le peux et je le veux j'ai des objectifs simples je veux que tous les enfants sachent lire et écrire avant d'entrer en sixième je propose qu'on y arrive en cinq ans je garantirai les moyens nécessaires je veux stopper l'augmentation de la dette je propose qu'on le fasse en trois ans je veux que l'on crée des emplois de vrais emplois je propose qu'on permette à toutes les entreprises françaises de créer deux emplois nouveaux sans avoir à payer de charges pendant cinq ans je veux sortir les RMistes de leur isolement je leur proposerai une activité rémunérée dans la société dans des associations ou collectivités locales je veux rendre du pouvoir d'achat à ceux qui travaillent et aussi à ceux qui ont travaillé toute leur vie je proposerai que les petites retraites et le minimum vieillesse soient portés à 90% du smic en cinq ans je veux relancer l'ascenseur social et que tout le monde puisse avoir sa chance d'arriver en haut même en partant d'en bas je veux que la France soit à l'avant-garde de la lutte pour la biodiversité et contre le réchauffement de la planète et je veux réconcilier les français avec l'Europe et l'Europe avec la France ces objectifs là je ne sais pas s'ils appartiennent à un bord ou à l'autre ce que je sais c'est qu'ils sont urgents je veux qu'on avance et c'est maintenant je vous propose d'être le président qui rassemble les français pour reconstruire la France ma conviction profonde est celle-ci notre mission est de rendre au peuple français un bien précieux un bien unique qu'il a perdu de vue depuis longtemps et qui porte un nom tout simple ça s'appelle l'espoir mes chers compatriotes je veux que l'on cesse de confondre assistance avec solidarité si je suis élu président de la république j'augmenterai les indemnités des chômeurs mais en contrepartie je demanderai qu'aucun chômeur ne puisse refuser plus de deux offres d'emploi correspondant à ses capacités professionnelles si je suis président de la république je dirai à tous les jeunes des quartiers édificés que je vais les aider à trouver une formation et un emploi mais je leur dis que nul ne peut demander être aidé par la société s'il n'est pas capable de se donner par lui-même le mal nécessaire pour s'en sortir je sais le malaise des enseignants qui sont dévoués admirables de compétences et d'engagement je connais le malaise de l'école mon objectif pour l'école de la république est simple je veux l'excédence je veux qu'aucun jeune ne puisse sortir sans savoir lire écrire compter sans avoir une qualification qui lui permette dans la société de connaissance qui est celle du 21ème siècle de se faire une place je veux une école du respect je veux une école de la transmission la transmission de nos valeurs le travail le mérite l'autorité le respect je veux pour chacun d'entre vous la liberté de choisir son école que cela soit l'école publique ou l'école privée je veux moins d'élèves dans les classes difficiles je veux une meilleure rémunération pour les enseignants qui prennent la responsabilité d'assumer l'enseignement dans des milieux défavorisés où c'est plus difficile où il faut s'engager davantage je veux dire aux français que je garantirai votre santé je garantirai la pérennité de vos retraites je garantirai l'assurance maladie mais je veux également dire que je vais lutter contre la fraude contre le gaspillage public le personnel hospitalier mérite mieux que d'avoir été totalement désorganisé par les 35 heures qui ont mis la pagaille à l'hôpital plus encore que dans l'ensemble des autres services publics je veux engager une très grande ambition au service de nos compatriotes les plus âgés ceux qui sont dépendants ceux qui se retrouvent frappés par ce drame qu'est la maladie d'Eisenberg je veux que chacun puisse se dire qu'il pourra terminer ses jours chez lui ou dans un établissement digne les cheveux blancs c'est beaucoup d'expérience et beaucoup de sagesse c'est aussi beaucoup de courtoisie et beaucoup de respect dans une société qui en a besoin
voilà et puis vous avez bien mérité de vous reposer de vous détendre si vous saviez comme j'aurais envie de jouer au cartel avec vous je veux vous parler
de vos retraites nous allons vivre plus longtemps si nous ne cotisons pas plus longtemps il n'y a aucune chance que nous assurions le financement de nos retraites ceux qui vous proposent de revenir sur les lois Fillon sont ceux qui sont incapables de vous garantir la pérennité de vos régimes de retraite et en même temps je sais qu'il y a beaucoup de petites retraites les artisans les agriculteurs les commerçants 3 millions d'entre vous qui ont une retraite inférieure au minimum vieillesse j'augmenterai de 25% vos retraites comment le financer et bien je ferai la réforme des régimes spéciaux mais je poserai également la question des pensions de reversion je pense à toutes les veuves qui n'ont jusqu'à présent que 54% de la retraite de leur mari défunt je veux porter un minimum de 60% cette pension de reversion et je dis également qu'à ceux qui veulent partir plus tard parce qu'ils se sentent en pleine forme et parce qu'ils veulent continuer de travailler que je leur donnerai le droit de continuer à travailler la personne qui a handicap par sa spontanéité par sa gentillesse par son désir de donner d'aller vers les autres elle est importante pour notre société le handicap mes chers compatriotes ça peut frapper tout le monde à n'importe quel moment dans n'importe quelle condition le handicap c'est la maladie qui s'abat ou c'est l'accident qui brise une vie en même temps qu'un corps les handicapés ne doivent pas être regardés comme des gens différents les handicapés c'est nous le handicap porte des valeurs de courage de dignité de soif de vivre qui sont utiles pour la société française beaucoup de français réclament la solidarité moi je pense que s'il en est une catégorie qui en a besoin c'est bien celle des handicapés de leur famille je répondrai à leurs aspirations je ne veux pas qu'on les laisse de côté la façon dont on traite les handicapés dans un pays c'est la façon dont on respecte la société et ce pays j'espère qu'on va faire beaucoup mieux il va falloir qu'on mène une campagne de proximité remettre tous les systèmes en place et avancer je crois que tu as bien démarré avec tous ces meetings avec la campagne des campagnes que je mène déjà depuis septembre 2006
sur le terrain près d'une cinquantaine de déplacements dans les territoires et les terroirs de France à la rencontre des forces vives de la ruralité j'ai pu entendre
la France j'ai pu entendre les français les écouter et proposer un projet ce projet que nous allons porter c'est le projet pour la ruralité d'abord mais qui est tout à fait transposable dans les villes parce que vous savez ruralité ça rime avec quartier on peut faire du développement économique créer des emplois on peut soutenir notre agriculture mettre fin à la fermeture des services publics lutter contre la désertification médico-sociale porter une autre Europe une autre écologie est également possible dans notre pays une écologie incitative respectueuse de l'homme et de ses activités un projet collectif un projet de solidarité dans notre pays qu'on peut facilement transposer dans les villes ruralité ça rime avec quartier il n'y a pas de français de seconde zone il n'y a pas de territoire de seconde zone dans ce pays tout le monde a droit à sa part de progrès et de développement et là on peut d'ailleurs dans ce territoire on peut insérer le problème de l'écologie parce que les verts avec leur système qui est très sectaire et le nôtre qui est incitative je crois qu'on doit pouvoir faire l'équilibre entre tout ça l'écologie de salon on en a assez il est temps de passer à une écologie incitative une écologie d'équilibre qui va respecter l'homme et ses activités qui va donner à tout le monde à la fois les moyens et l'intérêt d'agir bio d'agir écologique parce que ça coûtera moins cher aujourd'hui c'est du luxe et il faut combattre justement et rejeter cette écologie punitive portée par les verts et c'est bien pour ça que je n'ai pas signé d'ailleurs le pacte écologique de Nicolas Hulot parce que cette écologie ne fonctionne qu'à coup de taxes de punition de restrictions de sanctions d'exclusion qui va faire de nos zones rurales des réserves d'indiens ça suffit les vieilles recettes du passé qui justement ne marchent pas puisque l'environnement va plus mal aujourd'hui qu'il y a 25 ans c'est justement que ça marche pas il est temps de passer à autre chose il nous faut une écologie humaine une écologie réaliste une écologie d'équilibre une écologie incitative je crois qu'on a raison de développer le territoire comme on le dit comme on le fait chasseurs pêcheurs agriculteurs c'est vrai qu'agriculture c'est un point important il faut peut-être qu'on en dise un peu plus le problème de la ruralité justement c'est qu'elle est composée de minorités les agriculteurs les chasseurs les commerçants les artisans les élus des petites communes et qui tous connaissent d'énormes problèmes parce qu'ils sont sacrifiés on est minoritaire résultat les pouvoirs publics de gauche comme de droite nous oublient complètement on a besoin d'inverser cette tendance d'assurer une politique d'aménagement du territoire équilibrée où tout le monde aura sa part de progrès sa part de développement c'est ça qui compte c'est une égalité des chances pour tous alors il s'agit de soutenir par les charges par une baisse de la fiscalité l'installation des artisans des commerçants des petites entreprises surtout si ce sont des jeunes et des chômeurs qui veulent se relancer faire de la reprise d'activité mais en même temps il faut soutenir l'activité rurale traditionnelle notamment l'agriculture aujourd'hui l'Europe et la mondialisation sont en train de casser nos agriculteurs moi je suis désolé il faut qu'on soutienne l'agriculture française il faut qu'on soutienne les agriculteurs français parce qu'ils font des produits et des productions de qualité l'Europe avec l'élargissement a fait rentrer nos principaux concurrents agricoles résultat notre agriculture disparaît et il n'y a pas de volonté politique à gauche comme à droite de défendre nos agriculteurs il faut une préférence à la fois communautaire et une préférence française pour les productions oui et bien et c'est là où on pourra aussi intégrer parce qu'il ne faut pas oublier le territoire qu'on y vit on a notre qualité de vie notre façon de vivre c'est toutes ces traditions qui font la vie de chacun les différences entre les régions les différences entre les hommes et peut-être aussi plus de liberté parce que ça peut être la liberté de chasser de pêcher et de vivre tout simplement la campagne il faut l'égalité des chances dans une France des différences une France des différences qui respectera les cultures de chacun sans verser dans le communautarisme une France des différences qui respectera notre patrimoine historique qui respectera nos langues régionales de façon complémentaire justement à cette fameuse identité nationale dont on a douze besoins parce qu'elle sert de repère dans notre société et à côté de ça il faut qu'on puisse bien vivre au pays basé sur nos traditions basé sur nos cultures mais sur un projet d'avenir des racines fortes pour un avenir serein mes chers compatriotes chacun d'entre nous ressent au quotidien que la vie est de plus en plus chère le travail de plus en plus rare l'insécurité de plus en plus forte et que le communautarisme menace l'unité de la république depuis 20 ans les partis politiques au pouvoir démantèlent nos protections asphyxient nos entreprises abandonnent la transmission des repères et les valeurs de la société c'est ainsi que notre pays a perdu peu à peu la maîtrise de son territoire de ses lois et de ses libertés au point que les français ne croient plus ni en la politique ni en l'avenir mais demain avec le patriotisme je veux rendre l'espoir aux français identité nationale marseillaise drapeau tricolore maîtrise de l'immigration protection européenne tout au long de cette campagne les candidats sont venus se positionner les uns après les autres sur les thèmes que Philippe de Villiers défend depuis tant d'années à l'heure de faire votre choix ce ne sont pas les paroles et les promesses qui comptent mais la certitude que celui pour lequel nous allons voter respectera ses engagements comme beaucoup d'entre vous en 2002 j'ai cru que la majorité élue dont je faisais partie allait mettre tous ses pouvoirs pour aller au bout des réformes dont notre pays a besoin député à l'Assemblée nationale j'ai défendu avec conviction une vraie politique de droite malheureusement je me suis bien vite senti seul j'ai par exemple essayé de mettre fin aux droits exorbitants accordés aux clandestins comme l'aide médicale d'Etat ce milliard d'euros que nous dépensons chaque année pour les frais de santé des étrangers en situation irrégulière quand les français comme les étrangers en situation régulière doivent payer le ticket modérateur ce droit injuste bénéficie à 200 000 clandestins malheureusement et malgré les engagements de la campagne je n'ai pas été suivi je pensais aussi que nous avons le droit de dire que l'islam doit s'adapter à la république et non pas la république à l'islam mais lorsque Nicolas Sarkozy a annoncé la création du conseil français du culte musulman j'ai compris que la logique communautariste l'avait emporté comme beaucoup d'entre vous je me suis encore senti trahi quand j'ai vu ma famille politique renoncer à abolir les 35 heures défendre la discrimination positive plutôt que le mérite le mariage homosexuel plutôt que la famille cette fois-ci comme vous je ne veux pas de déception comment croire ceux qui promettent pour demain ce qu'ils n'ont pas pu ou pas su faire quand ils avaient le pouvoir devant tant de contradictions on recherche une ligne droite cette ligne c'est Philippe de Villiers qui l'incarne ses réussites locales la cohérence de ses idées auxquelles il est toujours resté fidèle son projet offensif pour que nous retrouvions ensemble la fierté d'être français prouve sa sincérité et sa capacité à agir voter Philippe de Villiers c'est la garantie d'une droite qui ne pliera ni devant la gauche ni devant la rue aujourd'hui le vrai vote utile pour la droite c'est le choix de la droite patriotique de gouvernement c'est le choix de Philippe de Villiers en tant que président du conseil général de la Vendée j'ai agi à contre-courant des politiques menées au niveau national j'ai fait de la Vendée une terre de réussite les résultats sont là au classement de tous les palmarès la Vendée fait la course en tête fort de cette réussite et convaincu que les grandes choses se font avec le cœur je me présente à vous comme l'homme du patriotisme parce que le patriotisme m'apparaît comme la seule réponse face aux problèmes majeurs de notre pays qui doit impérativement retrouver la maîtrise de son avenir je ne suis pas un politicien contrairement à tant d'autres par tempérament et par expérience je suis un créateur un entrepreneur un bâtisseur je vous propose d'élargir demain l'expérience de la réussite vendéenne à l'échelle de toute la France pour moi le pouvoir n'est pas un bien de consommation c'est un service le service des français et de la France que j'aime c'est pourquoi fort de la cohérence de mes convictions je sollicite votre confiance chers compatriotes honnêtement vous sentez-vous plus en sécurité aujourd'hui qu'en 2002 bien sûr que non les événements du 27 mars à Paris Gare du Nord illustrent l'échec de monsieur Sarkozy ministre de l'Intérieur pendant plus de 4 ans à l'inverse de ce qu'il prétend grâce à des statistiques truquées son bilan est accablant il n'y a pas eu 3 700 000 crimes et délits en 2006 comme il l'affirme mais 12 400 000 selon l'Observatoire national de la délinquance qu'il a lui-même mis en place monsieur mort avec aplomb comment oublier les 45 000 voitures brûlées chaque année la multiplication des violences aux personnes et des agressions gratuites les premières victimes sont nos compatriotes les plus vulnérables les femmes les enfants les personnes âgées et aussi ceux qui habitent dans les zones de non-droit monsieur Sarkozy a échoué parce qu'il a poursuivi la politique de ses prédécesseurs socialistes d'abord la police qui est tenue en suspicion n'est pas autorisée à réprimer les émeutiers qui agissent donc en toute impunité ensuite l'immigration augmente au rythme de 450 000 entrées annuelles c'est une des causes principales de la sécurité puisque selon la direction centrale de la sécurité publique 60 à 70% des délinquants sont d'origine immigrée enfin en supprimant la prétendue double peine Nicolas Sarkozy a permis aux délinquants étrangers comme le fraudeur de la gare du nord par exemple de rester en France pour moi une chose est sûre pour un étranger résidé sur le territoire français c'est un privilège qui n'est ouvert qu'aux honnêtes gens la sécurité est la première des libertés pour la rétablir je redonnerai aux forces de l'ordre les moyens de remplir leur mission toutes les infractions seront réellement sanctionnées par des peines promptes certaines et incompressibles pour les crimes les plus graves la peine capitale sera rétablie la justice aujourd'hui par empauvre de l'état sera renforcée et son impartialité assurée je veillerai à ce que les puissants notamment les dirigeants politiques soient quand ils ont commis un délit sanctionné au moins aussi sévèrement que ne le sont les simples citoyens quelle peine peut-on infliger à un voleur de scooter quand un ministre qui a volé des millions contribuables risque juste un an avec sursis par ailleurs il est urgent de moderniser et d'humaniser notre système pénitentiaire par un grand programme de construction de 100 000 places de prison en 5 ans à plus long terme le rétablissement de la sécurité nécessite la remise en ordre des institutions qui assuraient l'encadrement intellectuel et moral de notre société et que les vieilles idéologies 68 tardes ont voulu détruire je parle bien sûr de la famille et de l'école premier cadre de transmission des règles de la vie en collectivité première cellule de l'éducation civique et morale des jeunes la sécurité elle commence bien sûr avec l'apprentissage du respect de l'autorité familiale scolaire judiciaire et institutionnelle cette politique cependant serait vaine si la sécurité internationale de notre pays n'était pas assurée le destin tragique des libanais hier du kosovo aujourd'hui illustre la nécessité pour chaque peuple d'avoir les moyens de défendre son indépendance ces moyens là la France est en train de les perdre le budget de la défense qui représentait 2,6% de notre produit intérieur brut en 95 est tombé à 2% après avoir supprimé le service national M.
Chirac a créé une armée non pas de métier mais de moitié puisque ses effectifs ont été divisés par deux faute de crédit nos matériels de guerre sont de moins en moins adaptés et depuis notre réintégration dans l'OTAN nous avons perdu notre indépendance militaire chers compatriotes ne croyez pas les démagogues qui vous disent que nous pouvons compter sur l'ONU sur l'OTAN ou sur l'Union Européenne pour nous protéger la France puissance européenne et maritime membre du conseil de sécurité des Nations Unies doit assurer elle-même sa défense pour renouer l'indispensable lien entre l'armée et la nation je propose la création d'un service militaire volontaire de 6 mois assorti d'un droit d'accès prioritaire à la fonction publique les volontaires pourront aussi s'ils le veulent servir soit dans l'armée active soit dans une garde nationale chargée de la défense opérationnelle du territoire assurer la sécurité des personnes et la défense du territoire est la première mission du chef de l'État chef des armées cette mission si vous m'accordez votre confiance je la remplirai avec fermeté et justice sans vacarme sans tapage mais sans crainte de l'État
de l'État
Arlette Laguiller