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interviewSud Radio· 26 octobre 2025 24 min

Confrontation entre un locataire et Paris Habitat / commémoration des 10 ans des attentats

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, faut que ça change. Anthony Martin Smith effectivement faut que ça change comme chaque semaine sur Sud Radio à partir de 20h30 juste avant le rugby. Matthéo Lamblot, bonsoir à vous.

Bonsoir Anthony. Avec également Vincent Julet autour de la table. Bonsoir Vincent.

Bonjour. Vous êtes Ah, je crois qu'on vous entend pas Vincent. Ah ah là ça y est, on vous entend.

Oui, c'est mieux. Vice-président de la PHPP et président de Bienvivre son handicap à Courbevoisie. Vous êtes également candidat euh à l'élection municipale 2026 de Courbevoie, je dois le préciser, à fin d'équité de temps de parole.

Allez, je vous propose qu'on démarre tout de suite notre émission avec notre programme qui est assez chargé. Il habite dans un logement logement social de la ville de Paris, il s'appelle Auto. Il est avec nous par téléphone.

On va le recevoir tout de suite dans la vraie vie. il va nous parler d'un ascenseur qui euh et bien dysfonctionne depuis quelques années et euh contre lequel il ben il est en colère. Et euh nous aurons également le président de Paris Habitat qui viendra et bien euh nous répondre enfin en tout cas le lui répondre sur euh justement ce cet ascenseur qui dis fonctionne.

Et en deuxième partie d'émission, on parlera des 10 ans des attentats qui ont tragiquement touché Paris avec la présidente de l'Association française des victimes de terrorisme, Catherine Bertrand. et de la course qu'elle organise, une course solidaire. Vous allez voir, c'est et bien intéressant.

Allez, c'est parti. Agissons ensemble pour une société plus juste. L'association APF France Handicap présente Sud Radio, faut que ça change.

La vraie vie. La vraie vie effectivement avec et bien au 0826 300 auto qui je le disais en première enfin au sommaire de cette émission habite le 11e arrondissement. C'est bien ça.

À Paris. Bonsoir à vous Oto. Tout à fait.

Bonsoir. Merci de prendre bien le temps de nous parler. Vous êtes donc je le disais locataire d'un logement social de la ville de Paris.

Vous êtes utilisateur de fauteuil roland parce que en situation de handicap. Racontez-nous un petit peu ce qui aujourd'hui vous amène à témoigner dans les médias et ce qui vous rend en colère. Tout d'abord merci de de nous donner la parole et laisser cette opportunité d'expliquer ce qu'on vit.

Donc cela fait plus de 6 ans que on est dans un immeuble qui est récent he construction de moins de 10 ans dans le centre de Paris et qui se devait déberger des Parisiens en situation de handicap lourd comme moi-même. Je suis en faute roulant électrique, j'ai besoin d'une tierce personne pour me pour me déplacer. Ce type de logement aussi nommé logement ULS ont été demandés par la mairie de Paris euh et sont dédiés pour accueillir des personnes lourdement handicapées permettant d'offrir une autonomie totale dans la ville à la fois pour se déplacer, à la fois pour sortir et rentrer chez soi, mais aussi avec des portes assez larges pour que les fauteuils puissent se déplacer convenablement dans un parc osmanien qui ne ne dessert pas assez de logement de de ce type malheureusement.

D'accord. Et euh et aujourd'hui, on vit un calver car notre ascenseur euh a subi des pannes euh par centaines depuis que l'on vit dans cet immeuble encore une fois qui est relativement neuf par centaine. Oui, tout à fait.

Hm. Et euh globalement, ça fait depuis combien de temps que ça dure ça ? Ça fait presque 5 ans maintenant que ces pannes sont chroniques.

Euh ce qui nous empêche d'avoir une vie normale, ce qui nous empêche d'être rassuré quand on quitte nos logements, sachant que peut-être on pourra pas y rerentrer euh quand je vais travailler euh ou quand je travaillais du moins le soir, j'avais la peur au ventre de me dire est-ce que je vais pouvoir rentrer chez moi ? Est-ce que je vais pouvoir retrouver ma chambre ? Est-ce que je vais pouvoir me nourrir et je suis et sortir le lendemain.

Exactement. et puis euh honorer mes rendez-vous professionnels, honorer euh et c'est pas que moi hein, c'est euh trois autres personnes en situation de handicap en fauteur roulant et d'autres qui d'ailleurs ne sont pas dans cette dans ce dans ce dossier que du coup on a on a déposé auprès auprès du tribunal de Paris faisant on va en discuter reconnaître. Tout à fait.

Oui oui tout à fait car on ne peut plus vivre convenablement. plus aller chez nos kinés, chez nos docteurs, chez nos médecins, on peut plus travailler, on peut plus honorer nos rendez-vous tout simplement et on peut plus vivre dans ces conditions. Alors, je vais me tourner autour de la table avec Vincent Julet.

Vincent Julet, j'ai l'impression que c'est pas un sujet que que l'on découvre ici sur Sud Radio et faut que ça change. C'est quelque chose qui a l'air d'assez d'être chronique. En tout cas, vous qui êtes candidat à la municipale de la ville de Courbevois, comment on aborde ce sujet-l d'un point de vue purement politique ?

Déjà, je crois que au-delà de la politique he moi je suis acteur associatif engagé pour la cause du handicap et même si je serai le maire de tous les courbeux voisiens, forcément, j'ai cet attachement à à la cause de l'accessibilité, à de la mobilité verticale. Moi, je prendrai un exemple juste un Anthony, tu vois, c'est un message que j'ai reçu reçu le 15 décembre 2024 à une maman qui me qui me dit "Monsieur Julet, faites quelque chose, j'appelle tout le monde. Ma fille qui est en fauteuil roulant, qui est en l'institution ne pourra pas venir fêter Noël avec moi.

Et et quand vous recevez ça et moi j'ai lu ce message là, j'avais déjà commencé, il était déjàà un peu plus de 19h donc on avait déjà commencé l'effestivité. Forcément ça met en colère et ça c'est pas possible et il y a des solutions concrètes. Donc il y a des solutions concrètes qui soient, je crois que c'est important de les aborder mais qui soi en terme d'exigence, en terme de réactivité qui soit en terme de proactivité.

Il faut qu'on anticipe aujourd'hui un peu plus les problématiques de panne et puis il faut qu'on fasse quelque chose aussi pour pour quand on n'est pas capable de réparer les ascenseur en temps en heure en temps et en heure, il faut qu'on puisse aussi aller chercher les personnes et faire en sorte d'avoir des solutions d'aide à la mobilité verticale. Enfin, ce sont des trois axes qui me paraissent essentiels aujourd'hui. Alors, vous savez sur Sud Radio, on donne la parole puisque on parle le vrai, on se dit les choses très clairement.

Vous vous auto vous êtes là pour pour témoigner. Pour autant, on a tenu aussi à permettre à Paris Habitat en dans la personne de son président Éric Pèz de pouvoir et bien à la fois vous écouter et puis aussi avoir un droit de réponse. Bonsoir à vous Éric Plèz.

Oui, bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation à prendre la parole et je pense que vous avez envie de répondre à Auto à ce que vous venez d'entendre. Lui qui est locataire de cet établissement que que vous gérez, cette résidence dites ULS.

Alors, j'ai pas l'acronyme, je suis désolé, mais j'imagine que vous allez pouvoir nous la détailler. Euh et mais en tout cas qui est un établissement spécifiquement pour les personnes handicapées. Comment vous expliquez que au bout de plusieurs années encore, vous ayez des problèmes chroniques sur cet ascenseur ?

Bah, d'abord, j'ai envie de vous dire que les habitants et Auto qui est avec nous ont parfaitement raison d'être en colère. C'est que il est bien dit quand un ascenseur reste en panne plusieurs jours à des pannes récurrentes et queon est bloqué pour des rendez-vous des médicaux ou pour rentrer chez soi le soir, il est tout à fait légitime légitime d'être pas que he autotravail par ailleurs. Voilà.

Hm. Euh c'est un immeuble de 18 logements. Il y a sep logements qui sont des unités logements spécialisées.

D'accord. Donc c'est vraiment des logements extrêmement euh ça a été dit euh pour des gens en fauteuil, pour des gens thétraplégiques et toute la domotique est adaptée. Donc c'est ça ça reste encore je dirais nouveau pour pour Paris.

On a une centaine de logements, ça c'est important, une centaine de logements en ULS sur Paris. D'accord. Euh qu'est-ce que qu'est-ce que je veux dire ?

Je veux dire que on a 5460 cabines d'ascenseurs dans Paris. On a un taux de ce qu'on appelle disponibilité qui est très fort, 98 98,7 %. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que de toute façon, il y a un problème sur encore les 2 % qui restent et c'est là-dessus qu'on doit agir. Qu'est-ce qu'on essaie de faire dans une situation aussi dramatique ? Parce que pour moi, elle est dramatique hein dans cet immeuble qui est récent effectivement construit en 2018.

Qu'est-ce qu'on peut faire pour euh tenter de palier euh au manque et à au besoins euh du réparateur d'ascenseur euh pour fournir les pièces et pour agir ? Ben, on met en place un portage de repas de course, on met en on met en place un portage des personnes et y compris le soir, on a passé un pacte avec la protection civile pour que les personnes entre 17 et 23h soient sûr de pouvoir rentrer chez elles. Alors, c'est pas suffisant, hein, tout ce que je dis. h on essaie d'aller plus loin.

On a je crois aujourd'hui à peu près réglé le problème puisque là on constate que le fonctionnement est normal depuis quelques temps avec bon un taux de réactivité à 99 % ce qui est assez logique mais on voit bien qu'il y a encore des efforts à faire encore plus dans des dans des immeubles comme cela évidemment qui sont des immeubles où il est indispensable d'avoir un ascenseur en permanence. Alors merci déjà pour votre clarté play, je rappelle vous êtes président de Paris Habitat. Je me permets aussi là de de vous poser la question de quit de l'héritage de Paris 2024.

Pendant les jours, on a su mettre en stock des pièces de rechange pour la faciliter la maintenance, faire de la maintenance prédictive et réduire les temps d'intervention. Ça c'est quelque chose que vous avez essayé de déployer sur votre parc ou c'est à la réflexion ou pas du tout ? Moi, j'ai des partenaires, hein, j'ai des entreprises, des prestataires qui travaillent pour nous.

Ce qu'on exige d'eux, c'est la réactivité la plus forte. Donc oui, je suppose que ils ont accumulé des pièces qu'il doit et de toute façon, ils doivent avoir des stocks puisque encore une fois pour nous, c'est une situation inadmissible. C'est une situation inadmissible.

Donc effectivement c'est haut prestataire et on a un prestataire qui est un prestataire qui travaille pour de nombreux bailleurs sociaux et de nombreux bailleurs tout courts d'ailleurs. Mais effectivement on exige de lui qu'il puisse avoir réactivité optimale. Or cette réactivité dans cet immeuble probablement parce qu'il y avait des défauts de fabrication au départ ét avec un ascenseur faut dire qu'on est dans un tout petit immeuble de 18 de 18 logements.

Et bien et bien effectivement les locataires l'ont payé très cher et encore une fois c'est inadmissible, ça doit pas durer. Et alors je reviens sur la situation de portage, la solution de portage que vous proposez aux personnes. Il semblerait que vous utilisiez un service de portage de personnes manuel non assisté par système mécanique qui serait décrié par les associations.

Vous vous savez en dire plus là-dessus ? Oui, c'est ce ce c'est une structure qui est euh qui est tout à fait adaptée et effectivement c'est du portage manuel. Euh c'est du portage manuel, c'est du portage que les bailleurs sociaux qui travaillent avec la ville de Paris ont pu mettre en place par exemple le soir avec la protection civile qui est un une garantie je dirais de de gens qui sont habitués, qui sont formés à pouvoir porter des gens à mobilité réduite, qui sont agréés également.

Mais effectivement c'est manuel. D'accord. Euh auto, quand vous écoutez euh Éric Plè qui est donc président de Paris Habitat, qui je le rappelle euh en toute bonne fois a voulu venir vous écouter et vous répondre.

Euh vous avez envie de lui dire quoi ? Bah déjà euh merci de reconnaître que cette situation est inacceptable. Je crois que c'est euh la première fois que je vous entends à titre personnel, monsieur, sur cette situation.

Donc euh je suis rassuré euh sur le constat que vous faites qui est le nôtre euh qui confirme que cette situation est pas du tout vivable. Euh j'entends vos efforts, je les entends et et et tant mieux que ces efforts soient déployés. Maintenant, moi tout ce que je peux vous dire monsieur, c'est que ça fait plus de 6 ans que j'habite dans cet immeuble et j'ai fait de nombreuses tentatives hein de médiation, de dialogue, d'échange avec vos équipes et euh malgré tout, 5 ans presque 6 ans plus tard, nous sommes dans cette situation qui est qui est toujours presque la même, hein, mise à part qu'il y a une procédure en cours à votre à l'encontre de votre entreprise aujourd'hui.

Et aujourd'hui, je peux vous le dire monsieur en toute tranquillité que nous payons tous nos loyers en temps et en heure. Cependant, nous ne bénéficions pas à des mêmes services des autres locataires dans l'immeuble qui eux n'ont pas de handicap. Et donc, nous n'avons pas les mêmes droits de jouissance.

J'appelle ça la discrimination tout simplement. Écli donc malgré malgré vos efforts, c'est pas suffisant monsieur et vos équipes ont pas pu répondre à cette urgence depuis plus de 50. malgré tout de ce que dit Eric Pè de de vouloir réagir et de faire en sorte que ça fonctionne Eric Pè très rapidement.

Je vous donne 20 secondes parce qu'après c'est malheureusement le temps de la pause. On a fait on a fait un diagnostic, on a fait des gros travaux. Oui, je conçois que c'est discriminant pour celui qui vit la situation.

C'est pour ça que on fait tout et aujourd'hui je pense tout est en place pour que ça ne se reproduise pas. H en tout cas ce qui est sûr et je tiens à dire on ne pouvait pas reloger les personnes. On a 100 logements dans Paris, ils sont tous occupés.

Donc ça c'était pas la bonne réput la seule solution non il y a pas de solution alternative. La seule solution c'est dire que le prestataire fasse son boulot et que les choses remarchent dans les meilleurs déis et pour l'instant remarche. Merci infiniment Éric Pier.

Je rappelle vous êtes président de Paris Habitat. Je vous propose messieurs peut-être de de vous mettre en lien hors antenne et peut-être que discuter vous aidera à à aboutir à une solution plus pérenne pour les locataire de cet immeuble. Vous bougez pas sur Sud Radio.

Merci Auto également d'être venu témoigner juste après la pub. On parlera bah de ces 10 ans des attentats qui arrivent en novembre avec une course commémorative. Vous bougez pas tout de suite.

Sud Radio, faut que ça change. Anthony Martin Smith de retour sur l'antenne de Sud Radio avec la rencontre qui vient et bien juste après cette émission Bordeaux Begle Bayon. Merci Matthéo Lamblot avec vous également autour de la table Vincent Julet et puis notre invité du jour Catherine Bertrand.

Vous êtes vice-présidente de l'Association française des victimes du terrorisme. En fait, une enfin célèbre célèbre bien méchant mot d'ailleurs, mais on commémore plutôt les 10 ans des attentats et bien de Paris, de Bataclan, du Stade de France, de toutes ces de tous ces restaurants qui dans Paris malheureusement ont connu cette tragédie. On va en parler avec vous parce que vous organisez cette course commémorative le 9 novembre.

Vous allez aussi nous raconter votre histoire. Mais avant euh on a euh la présidente du euh Comité national olympique du sport français qui est aussi l'ancienne ministre des sports et qui est une amie que je remercie infiniment d'avoir euh sorti de de d'être sorti de son rendez-vous pour nous dire quelques mots au sujet de cette initiative qu'elle soutient. Bonsoir Améie ou Castera.

Oui, bonsoir. Bonsoir. Merci et d'être venu prendre quelques minutes pour nous parler de Merci à vous de parler de cette thématique et je sais qu'elle est important pour nous.

Elle est elle est importante pour euh pour toi, pour vous. Euh également pour le CNOSF. Dis-nous, dis-nous en quelques quelques mots.

Non, mais je suis très contente que vous ayez Catherine Bertrand sur votre plateau parce que Catherine, je pense qu'elle elle incarne cette cette résilience, cette mémoire qu'on doit aux victimes de ces attentats épouvantables du 13 novembre 2015 qui ont, je pense, vraiment marqué nos mémoires. On a l'obligation de se souvenir, on a l'obligation d'honorer la mémoire des victimes, d'avoir aussi ce moment, j'ai envie de dire, de de partage avec celles des victimes qui n'ont pas perdu la vie et qui peuvent encore témoigner et relayer un certain nombre de messages, d'émotions, d'appels. Moi, je suis très fière que le Comité national olympique et sportif français soit au côté d'une vingtaine de partenaires dans ce tour de table pour soutenir cet événement.

Catherine en plus a eu une expérience très particulière avec les Jeux Olympiques et paralympiques de Paris. Je suis sûre qu'elle aura à cœur de vous le raconter tout à l'heure parce que c'est là qu'elle a vraiment pris conscience de la de la de la puissance du sport comme véhicule de transmission, de partage, de communion, comme un espace grâce auquel on fait nation. Et je pense que c'est exactement de ça dont il s'agit pour euh ce dimanche 9 novembre avec euh cette course le matin qui démarra à 9h au départ du Stade de France avec cette marche à 14h que je ferai moi au départ de la place la République alors on va qui va nous permettre de vivre par ce moment de sport voilà cette cette impérative de commémorer pour dépasser la douleur.

Bon, merci Améieou Casser d'être venu dire quelques mots au sujet de cette course et de cette marche et on va en détailler un peu plus le programme avec Catherine Bertrand. Merci d'avoir pris le temps pour pour en parler, c'était très important surtout du point de vue du COSF comme vous venez de le dire. Merci Améie.

Ouais, il faut que tout le monde s'inscrive nombreux vraiment à cette course ou à cette marche. Il y en a pour tous les rythmes, pour toutes les configurations et en plus à chaque inscription d'un participant. C'est un don qui est fait aux victimes, aux associations qui les défendent comme voilà la FVT le fait.

Donc très uni 13-unis au pluriel.org et tous pour courir et marcher, tous pour par le sport, faire nation et se souvenir. Merci encore.

Elle elle a tout dit. Merci Amélie. Elle a tout dit Catherine Bertrand.

Donc il y aura pas d'interview. Voilà, on va passer en rugby. Bon, Catherine Bertrand, effectivement, Amélie ou Dea Castera dans dans sa grande générosité habituelle a a pris le temps là de de venir témoigner de l'implication du CNOSF, le Comité national olympique du sport français.

Euh vous justement dans ce qu'elle a raconté, vous avez finalement découvert l'entrain du sport alors même que vous étiez enclavés chez vous. clavé en tout cas dans dans ce traumatisme qui a qui a été qui est peut-être encore le vôtre depuis 10 ans et vous avez compris quelque chose. Tout à fait.

Euh alors je je me permets, je suis un peu déstabilisée parce que je m'y attendais pas et je suis très ému. Je suis extrêmement ému par les le message d'Amélie. Donc merci beaucoup Amélie.

Euh effectivement, je l'année dernière, j'ai j'étais vraiment bon déjà, j'étais au Bataclan le 13 novembre 2015, donc non blessé physique mais avec un blessé mental, psychique. Voilà. Tout à fait.

J'ai développé un lourd stress post-traumatique par rapport à ça. Hm hm. Euh merci.

Et h et donc euh l'année dernière, j'ai en plus perdu un ami cher qui était aussi au Bataclan qui a mis fin à ses jours qui s'appelle Fred Deville euh en mai 2024. Donc j'étais euh pour tout vous dire au fond du trou et euh je pensais franchement que rien ne pourrait me tirer vers le haut. Euh je ne voyais pas d'espoir ni d'avenir jusqu'à ce que les Jeux Olympiques arrivent.

Euh alors moi, j'étais en mode protection chez moi parce que je me suis dit il va y avoir beaucoup de monde à Paris, je vais faire des crises d'angoisse donc vaut mieux que je reste chez moi. J'ai regardé la cérémonie d'ouverture et là je me suis complètement transformée. Vous avez pris une claque ?

Ah ouais, je me suis vraiment une prise. C'est c'est même plus qu'une claque. Ça m'a ça m'a envahi déclencheur.

Je crois que vous parlez de déclencheur. Ouais, c'était vraiment un événement déclencheur. Je me je me suis retrouvée à être devant mon écran, à être heureuse, à avoir encore des de nouveau des sentiments positifs que j'avais perdu depuis quelques temps et ça m'a donné espoir en l'avenir.

Et je me suis dit le sport c'est vraiment un super moyen de véhiculer plein de choses. Comment on en arrive à vouloir organiser une course pour la commémoration de ces 10 ans euh juste avec ce déclencheur ? Qu'est-ce qui se passe dans votre esprit, dans votre tête pour en arriver à vouloir monter ce ce défi qui est quand même de taille ?

Et d'ailleurs, je le précise, Sud Radio va se constituer en en team, en équipe pour venir justement soit faire la marche ou soit faire la course. Ah, c'est super, on a besoin de vous donc venez nombreux. On serait très content de vous accueillir.

Euh alors en fait effectivement, il y a eu ce les Jeux Olympiques qui ont été un élément déclencheur. Arrivé en septembre quand il y ait plus les Jeux Olympiques pour vraiment fédérer autour et qu'on soit très nombreux à à être porté par le sport, bah c'est vite retombé comme un soufflet pour moi. Je me suis dit c'est dommage parce qu'on a vécu des moments inédits euh extrêmement fédérateurs.

J'ai vu les Français heureux se rassembler autour du sport et j'avais envie de de perpétuer un peu ce ce sentiment là. Euh et d'un côté et de l'autre bah en septembre dernier, on a fait des réunions avec les associations de victimes des attentats du 13 novembre et on s'est dit qu'est-ce qu'on va faire ? Qu'est-ce qu'on va proposer pour les 10 ans ?

Et effectivement les 10 ans, bah depuis 10 ans, on commémore entre victimes et avec les officiels bien sûr, mais on commémore entre nous. Au bout de 10 ans, j'estime que c'est la France qui a été attaquée et je pense que c'est l'occasion maintenant d'ouvrir les commémorations à tous les Français. Alors, vous en avez un qui justement a beaucoup aussi fait pour le sport français, c'est Tony Estanguet.

Il a publié un mot cette semaine euh en vidéo et donc je propose qu'on on l'écoute. Chers amoureux du sport, j'espère que vous allez bien. Je vous invite à une journée très importante le dimanche 9 novembre prochain pour commémorer ensemble et par le mouvement les 10 ans des tragiques attentats de novembre 2015.

Alors à l'appel de l'Association française des victimes du terrorisme, venez courir, marcher ou juste vous rassembler. N'hésitez pas à vous connecter sur le site 13uni.org pour trouver toutes les informations et vous inscrire.

Je compte sur vous et merci pour votre soutien. Matthéo Lamblot, comme vous le disiez Catherine Bertrand, on a tous été touchés he tous les Français ont été touchés par ces attaques de novembre 2015. Donc c'est aussi important que tout le monde, que tous les Français viennent viennent se rassembler ce 9 novembre.

Mais oui, en fait, j'estime que euh les Français sont également concernés par ces commémorations. Euh tout le monde, quand je parle de mon 13 novembre, tout le monde me parle de son 13 novembre. Tous tous les Français et surtout aussi les Franciliens ont été extrêmement angoissés de perdre des gens ce soir-là.

Tous les toutes les personnes que je croise me parlent de leur traitement. On sent qu' voilà, on sent qu'il y a un traumatisme collectif qui n'a pas été encore euh pris en charge en fait. Vincent Julet, c'était quoi votre 13 novembre à vous ?

Ouais, vous avez deux dates dans votre vie he c'est le 11 septembre 2001 et puis vous avez le le 13 novembre 2015. Et je crois que quand on quand on vous entend, on comprend ce que veut dire la résilience. Quand on vit avec une situation de handicap, on connaît quelque part la brutalité de la vie.

Mais quand on vit ce genre d'événement, je crois qu'on peut difficilement s'imaginer ce que ça ce que ça peut représenter et je crois qu'être là à vos côtés ce jour-là, c'est avec émotion, avec respect du moment. Je crois que c'est essentiel. Écoutez, merci infiniment à tous d'être venu ce soir, que ce soit Auto, que ce soit Éric Pliet le président de Paris Habitat, vous Catherine Bertrand, vice-présidente de l'Association française des victimes du terrorisme pour cette commémoration des 10 ans des attentats tragiques de Paris.

Merci Vincent Juliet, merci Matthéo Lamblot, merci Louan Puisset à la réalisation et Anthony Urvois également à la réalisation. Merci Amélie Oua Castera. Merci à vous de d'avoir écouté cette émission est un petit peu lourde, je vous le cache pas à diriger mais toujours un plaisir de vous retrouver chaque semaine ici sur Sud Radio pour que ça change.

Et maintenant vient la rencontre, quelque chose de plus joyeux, une Bordeaux Bigle Bayon contre Bayon. Merci Matthéo Lambloot et à la semaine prochaine sur Sud Radio.