Budget : Catherine Vautrin va "rencontrer chacun des groupes parlementaires"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui peut nous faire croire qu'il va durer ce gouvernement ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui fait qu'il va résister à la crise politique du moment ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Le dialogue est le mot fort que vous affichez ce matin, pourquoi ?
- 2:44RelanceRéponse partielle
Mais comment travailler ensemble quand l'opposition dit que votre gouvernement ne va pas aller loin ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Comment vous allez procéder pour avancer sur le budget de la Sécu ?
- 5:02OuverteRéponse directe
La réforme des retraites de 2023, ça va bouger ? Vous êtes prêts à discuter ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:41PrésentateurChiffre
« les trois quarts des Français disent que votre équipe n'ira pas au-delà de l'été. »
- 2:08Invité politiqueFait
« Nous avons fini l'année 2024 sans projet de loi de financement de la Sécurité sociale et sans projet de loi de finances. »
- 4:16Invité politiqueFait
« on est le 3 janvier ce matin. »
- 9:23Invité politiqueChiffre
« l'aide à l'apprentissage était à 6 000 euros pour toutes les entreprises. »
- 9:45Invité politiqueChiffre
« Ça a baissé de 1 000 euros. »
- 9:54Invité politiqueChiffre
« pour les entreprises qui ont plus de 250 salariés, effectivement, on leur demande un effort. Et c'est là où nous avons baissé à 2 000 euros. »
Temps de parole
- Catherine Vautrin80 %
- Présentateur19 %
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RTL Matin face à l'actualité,
et
l'actualité c'est le Conseil des ministres ce matin, premier de l'année 2025, le premier de François Bayrou, le chef du gouvernement, gouvernement qui veut lui durer. Bonjour Catherine Vautrin.
Bonjour. Merci
d'être là en direct et en studio à deux heures de ce Conseil. Donc vous êtes ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles de France. Très vaste portefeuille, j'ai rien oublié.
Non, c'est parfait.
D'ailleurs, qu'est-ce qui peut nous faire croire qu'il va durer ce gouvernement ?
L'engagement de chacun et chacune d'entre nous, la volonté du Président de la République, du Premier ministre, mais avant de vous répondre, je ne voudrais pas oublier de présenter mes voeux à
l
'ensemble de vos auditeurs et à toutes les équipes. On est encore à un moment où on peut le faire, et bien sûr, vous ne serez pas surpris des voeux de santé.
Évidemment. Qu'est-ce qui fait qu
'il
va résister à la crise politique du moment, ce gouvernement-là ? Vous avez connu les gouvernements Attal et Barnier, je le précise aux auditeurs.
Vous avez raison, j'ai connu les gouvernements Attal et Barnier.
Et
vous l'avez vu, la volonté du Président de la République, du Premier ministre, c'est de constituer une équipe, qui est une équipe plus large au sens politique du terme, plus ouverte. Et l'objectif, c'est évidemment de mener des concertations, d'être en capacité d'écoute pour se rassembler autour d'un projet. Et c'est ce que les uns et les autres, nous allons faire. Et dans le domaine qui est le mien, ce grand ministère social,
c
'est évidemment de rencontrer très rapidement l'ensemble des groupes politiques de l'Assemblée comme du Sénat, pour travailler avec eux sur un enjeu très important pour le quotidien de nos concitoyens. Je pense évidemment au projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui est celui qui a été censuré par l'Assemblée.
On va y revenir dans un instant. Le dialogue,
c
'est le mot fort que vous affichez ce matin, parce que je vous précise que dans l'enquête Toluna Harris Interactive de RTL, publiée hier, les trois quarts des Français disent que votre équipe n'ira pas au-delà de l'été.
Écoutez,
les pronostics
sont une chose, la réalité doit être une autre, c'est-à-dire que la nécessité, c'est d'être en capacité de se dire est-ce que notre pays peut fonctionner si nous ne sommes pas en capacité de travailler les uns avec les autres. Je crois qu'il est important qu'on se rappelle que nous avons fini l'année 2024 sans projet de loi de financement de la Sécurité sociale et sans projet de loi de finances. Ça veut dire qu'en matière financière, la France fonctionne en service minimum. Chacun sait ce que c'est qu'un service minimum. Et bien c'est la même chose pour le fonctionnement du pays.
Donc ça ne peut pas durer parce que tout simplement, on ne peut pas prendre d'engagement nouveau, quel que soit le domaine. Vous avez entendu parler du budget de
l
'armée, vous avez entendu parler de la justice, on peut parler du financement des hôpitaux par exemple. Tout ça, ce sont des sujets pour lesquels nous avons besoin d'un texte qui nous autorise à aller plus loin. Là, nous ne faisons que de la reconduction, donc pas de possibilité de progresser.
Catherine Vautrin, vous dites qu
'il
faut travailler ensemble. Mais comment travailler ensemble quand le RN demande à ce qu'Emmanuel Macron parte, quand les Insoumis disent la même chose et quand toute l'opposition dit votre gouvernement Bayrou, il ne
va
pas aller loin ?
Mais le sujet c'est qu'aujourd'hui...
Comment
on fait ça ensemble ?
Vous savez, la Ve République a des institutions, notamment la Constitution. Aujourd'hui, nous avons un président de la République qui a été démocratiquement élu. Ensuite, nous avons aujourd'hui un gouvernement qui vient d'être installé. Tout le sujet va être dans la méthode, d'où la Constitution de ce gouvernement, avec des personnalités qui sont des personnalités qui n'appartiennent pas forcément au bloc central, c'est-à-dire finalement à ce qui a été la majorité soutenant le président de la République. Majorité qui d'ailleurs constitue aujourd'hui un bloc central qui est déjà composé de gens qui les ont rejoints. Je pense notamment aux députés de la LR, par exemple.
Et toute l'idée maintenant, c'est d'essayer de trouver les sujets, les points d'accord. En d'autres termes, cherchons un plus petit dénominateur commun pour être en capacité de présenter des textes qui soient votés par les parlementaires. Pour ça, il faut les écouter, ces parlementaires, travailler avec eux et trouver les voies de passage.
Catherine Vautrin, le budget de la Sécu, le fameux projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Comment vous allez procéder pour avancer ?
Je vais rencontrer chacun des groupes parlementaires. De façon, il y en a 11 à l'Assemblée nationale, pour être très concrète. Ensuite, je verrai le Sénat pour déterminer avec eux les points de blocage sur lesquels il y a capacité à discuter. Vous allez discuter avec eux, c'est ça ? Oui, avec eux.
Ils
sont au
courant
? Vous les
avez invités déjà ? Alors, j'ai pour tout vous dire, on est le 3 janvier ce matin. Ça fait partie des invitations que nous mettons en place avec Amélie de Montchalin, qui est la ministre des Comptes publics.
C
'est elle qui, très concrètement, tient les cordons de la bourse. Et c'est ensemble que nous allons le faire, de façon à ce qu'il
y ait
une capacité à trouver des réponses concrètes.
C'est très à la mode, ça, d'inviter les chefs de parti à discuter, à dialoguer en ce moment.
Vous savez pourquoi ? Parce que c'est là que ça se passe. Très concrètement, aujourd'hui, sur le projet de loi de finance, chacun des groupes à l'Assemblée nationale a fait des propositions qui ont été ou pas entendues et qui, aujourd'hui, constituent des points de blocage. Toute la question,
c
'est qu'entre tout prendre dans ce qui peut être demandé et essayer de trouver des voies de compromis, c'est ce qu'il faut faire et c'est en tout cas la mission que nous a confiée François Béroux.
Catherine Vautrin, la réforme des retraites de 2023, c'est le sujet qui fâche. Ça va bouger ? Vous êtes prêts à discuter, là encore, à faire des aménagements ?
Alors, vous savez, moi, je pense que vous avez cité l'ensemble des politiques publiques concernées par mon ministère. Je pense qu'il est important qu'on rappelle à nos concitoyens et à celles et ceux avec lesquels nous travaillons que la France a un énorme sujet, c'est son défi démographique. Son défi démographique parce que, nous le savons, le nombre de naissances est historiquement bas et parallèlement à cela, nous avons de plus en plus de seniors qui vont bien. Nous entendions tout le week-end dernier Bruno Velas, qui est le président de la Société Mondiale de Gériatrie, qui expliquait que quelqu'un de 70 ans aujourd'hui est dans la situation de forme de quelqu'un de 60 ans il y a 10 ans.
Donc, tant mieux, on vit plus longtemps. La question derrière, c'est quand on vit plus longtemps, évidemment, au bout d'un moment, il y a aussi des besoins d'accompagnement sur le vieillissement. Tout ça a un coût et toute la nécessité, c'est de déterminer ensemble comment on répond à cette feuille de route.
Cette feuille de route, elle passe par l'enfance, l'accompagnement des politiques familiales, la protection des enfants, de façon à, évidemment, accorder le meilleur à ce qui sont finalement les pépites de notre pays, continuer dans la partie santé avec l'offre de soins, parce qu'on aura une demande de plus importante de l'offre de soins, et travailler ensemble sur le sujet retraite, c'est-à-dire, comment on évolue ? Les partenaires sociaux, à la fin de l'année, ont travaillé sur des bilans de carrière, ont commencé à bouger sur...
Donc, vous êtes OK avec les aménagements, c'est possible en tous les cas ?
Il faut, évidemment, continuer sur cette voie, c'est la meilleure possible. Et concrètement, ça veut dire quoi
?
Ça veut dire, regardez, par exemple...
Donnez-moi un exemple. Oui,
je vous en donne un très concret. Vous êtes infirmière dans un hôpital, vous avez un rythme compliqué, des nuits, des jours, évoluez dans votre carrière, vous commencez à être fatigué. Est-ce que, par exemple, vous ne pouvez pas avoir une passerelle qui vous permettrait de devenir infirmière scolaire ? Où le rythme est différent, il n'y
a
plus de nuit, il y a un temps de travail qui est organisé différemment. Voilà une évolution de carrière, vous gardez votre profession, pour autant, vous la vivez différemment. Je crois qu'il faut qu'on réfléchisse à ces adaptations qui permettent de continuer sa carrière sur un rythme différent. Il y a aussi le bilan de carrière qui vous permet de dire, voilà, pendant X années, j'ai animé une chronique sur RTL, et bien maintenant, j'ai envie très concrètement, peut-être, de plus me lever très tôt le matin et de travailler trois jours par semaine, et non pas cinq jours, parce que j'ai envie de temps, parce que je suis plus fatiguée.
Comment je discute avec mon employeur, avec comment j'ai capacité à évoluer ? C'est cela, être ouvert et ouvrir de nouvelles possibilités.
Catherine Vautrin, ministre du Travail sur RTL. Les contrôles des chômeurs, Catherine Vautrin, est-ce qu
'ils
vont s'intensifier ? Combien il y en a aujourd'hui ? Combien il pourrait y en avoir ?
Vous savez, je crois qu'il ne
faut
pas qu
'on
soit tout le temps sur casquette, tampon, contrôle.
Moi, ce
qui est très important pour moi, c'est qu'on ait surtout un contact avec chaque demandeur d'emploi. C'est le travail qui est mené par France Travail. L'idée, c'est qu'on détermine avec la personne qui est au chômage, pourquoi est-ce qu'elle n'arrive pas à remonter dans le train de l'emploi ? Est-ce qu
'il y a
un problème de logement ? Est-ce qu'il
y a
un problème de formation ? Qu'on lui permette le fameux programme des 15 heures d'insertion dans l'entreprise, qui, derrière, remettent le pied à l'étrier et permettent d'aller plus loin. Nous avons besoin de ces personnes au chômage, parce que nous avons des besoins de main-d'oeuvre en France. Nous avons encore des emplois pénuriques. Il faut donc accompagner ces chômeurs,
c
'est-à-dire aller les chercher là où ils sont, les rencontrer.
Pour faire mieux avec eux.
C
'est le sens de l'expérimentation qui a été menée. Je vous rappelle qu'au premier semestre 2024, au départ, il y avait 17 départements expérimentaux. Nous sommes passés à 50. Et là, l'idée, c'est qu'à partir de maintenant, tous les départements puissent entrer dans cette démarche. Et là, nous sommes dans un partenariat bien compris entre les départements, l'État et les demandeurs d'emploi. Et ça marche. On a des résultats de retour à l'emploi extrêmement intéressants.
Il y a de vastes sujets et de vastes questions pour vous, vu l'ampleur de votre portefeuille. On l'entendait tout à l'heure en reportage sur RTL d'Hortense Crépin avec des artisans qui se plaignent de la baisse des aides pour les apprentis. Pourquoi c'est ?
Ça,
c'est de la main-d'oeuvre dont on a besoin, non ? Oui,
mais nous avons travaillé sur un sujet qui était que jusqu'à maintenant, l'aide à l'apprentissage était à 6 000 euros pour toutes les entreprises. L'idée, c'est de dire qu'évidemment, les artisans ont besoin d'être accompagnés. Et les artisans qui ont des entreprises de moins de 250 salariés, vous m'accorderez que déjà 250 salariés, c'est une grande entreprise. Ceux-là ont toujours une aide de 5 000 euros par apprenti.
Ça a baissé de 1 000 euros.
Ça a baissé de 1 000 euros. Pour autant, lorsqu'ils prennent des personnes qui sont en situation de handicap, nous restons à 6 000 euros. Et pour les entreprises qui ont plus de 250 salariés, effectivement, on leur demande un effort. Et c'est là où nous avons baissé à 2 000 euros. Donc, vous le voyez, sur artisans, commerçants, petites entreprises, on a gardé des montants très importants.
Une question rapide en termes de réponse, s
'il
vous plaît. Je m'adresse à la ministre de la Santé. C'est une question de Sarah, qui est maman d'ado, et qui concerne l'interdiction, vous savez, de la cigarette électronique jetable. Parce que c'est un fléau dans les collèges.
Complètement, c'est moi qui...
C'est
pour
quand
?
Le plus vite possible.
C'est pour quand ?
On va être très clair, c'est la notion de la lecture à l'Assemblée nationale. C'est moi qui étais au banc pour la lecture au Sénat, et je suis totalement, vraiment concernée par le sujet, et qu'on l'inscrive le plus vite possible à l'Assemblée nationale. Elle a parfaitement raison, cette maman. Je vais en discuter avec la présidente de l'Assemblée nationale pour la JANA.
Merci Catherine Votrin d'avoir été l'invité de RT le matin. Et bon conseil des ministres tout à l'heure, à 10h,
le premier
de cette année 2025.
Catherine Vautrin