#RDLS158 : Biomimétisme, opposants russes, rencontre franco-allemande, les mensonges de Macron
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, c'est la 158e édition de la revue de la semaine. Je suis quasiment contraint d'être dans l'actualité et d'en parler, mais pas seulement. Voilà. Allez, le générique. Je vais parler d'actualité, mais avant, je voudrais prendre le cadre un petit peu plus large pour inviter à la réflexion. Comme vous le savez, va commencer bientôt un nouveau sommet de la Terre, en quelque sorte, où il y a à nouveau question du changement climatique, et à nouveau, toutes les alertes mondiales des scientifiques nous disent qu'on est en train de passer à un point de réchauffement du climat bien supérieur à ce qu'il était convenu que l'on fasse après la COP21 à Paris.
Pour nous, vous, moi, qui nous suivons depuis quelques années, ce n'est pas vraiment une surprise, le capitalisme est incapable de se corriger et il est au contraire capable de tirer des profits de la catastrophe climatique. Par conséquent, il ne s'arrêtera pas. Et pour qu'il y ait une décision internationale, il faudrait qu'il y ait des instruments de la dite décision internationale qui puissent imposer, et donc de force, aux États de respecter des règles, sauf punition, amende et autres. Et rien de tout ça ne se fera.
En toute hypothèse, dès qu'on avait signé l'accord de la COP21 à Paris, vous savez qu'on était tombé d'accord sur une augmentation de pas plus d'un degré et demi de température pour pouvoir rester à ceux que l'on connaissait ou que l'on croyait connaître. Bien sûr, le réchauffement a continué, il y a une force d'inertie, c'est-à-dire qu'une fois que le train est lancé, vous ne l'arrêtez pas pile poil au moment où vous l'avez décidé. Par conséquent, en toute hypothèse, on savait qu'il y aurait au moins deux phases, le ralentissement puis l'inversion, c'est ce qu'espéraient ceux qui ont signé l'accord.
Mais en même temps qu'on signait l'accord, on demandait à toutes les nations de fournir un plan qui explique comment ils comptaient s'inscrire dans cette perspective de seulement un degré et demi de réchauffement. Donc chaque pays avait des objectifs à suivre. Et lorsque le groupe qui était chargé de recoller tous ces plans s'est réuni, a examiné ces plans et les a confrontés au modèle dont il disposait pour évaluer le réchauffement que ça donnerait, et bien on a découvert que tous ces plans nous donnaient une perspective d'un réchauffement de 3 degrés et demi. En réalité, non seulement c'est bien 3 degrés et demi, mais c'est même au-delà.
C'est pourquoi à plusieurs reprises, j'avais eu l'occasion de dire, et ça correspondait à l'analyse que faisaient les experts insoumis sur le sujet, le changement climatique de toute façon est commencé et de toute façon il est irréversible.
Par conséquent, ce qui est à l'ordre du jour, c'est comment l'humanité peut s'adapter, et les pays en particulier, à ce changement pour que l'humanité puisse tout simplement continuer et la civilisation humaine puisse continuer, en sachant que c'est dans des conditions totalement nouvelles d'existence, puisque le climat changera partout, et le climat qui change partout, c'est pas juste il fait un peu plus chaud, ou il fait très beaucoup chaud, non, c'est tout ce qui va avec, c'est les plantes, c'est les insectes, c'est le régime des pluies, qui est vital pour l'activité humaine, qui va être modifié de fond en comble.
Dès lors, la pensée politique, si elle veut avoir un sens, elle doit se projeter dans cette nouvelle situation, et essayer d'imaginer quels sont les outils qui nous permettraient d'y faire face. Alors là, le changement climatique, c'est une excellente école de masse, c'est comme l'inflation. Les gens confrontés au changement climatique se disent, mais bon sang, il faut quand même bien faire quelque chose. Et que font les pouvoirs publics ? Tout à rien, notamment notre gouvernement qui a été condamné pour la quatrième fois pour son inaction climatique.
Et de département en département, de région en région, d'écosystème en écosystème, tout le monde voit cette crise du changement climatique commencer à trouver ses effets dans l'environnement le plus proche dans lequel les uns ou les autres vivent. Ça ne fait que commencer. Et ce ne sera pas régulier, c'est-à-dire que ça ne va pas se dégrader progressivement, ça le fait par palier, c'est-à-dire que ça monte, ça atteint un certain point, puis ça remonte, etc. Quant à la décision politique, elle, elle est enfermée dans quelque chose de nouveau, c'est un principe d'incertitude. C'est-à-dire que vous ne savez pas de quoi demain sera fait.
Alors, pour prendre une décision politique dans la durée, vous voyez que ce n'est pas facile, et surtout, ce n'est pas du tout garanti d'efficacité. Sur ces questions, je m'étais déjà exprimé dans le passé, devant vous, lorsque j'avais évoqué la situation du fleuve Doubs, le Doubs, dans le département du Doubs, et la fin de la mise à sec d'une chute qui est la plus haute d'Europe, le saut du Doubs.
Alors, depuis, le régime des eaux s'est rétabli, mais les problèmes qui ont contribué à la sécheresse à ce moment-là, eh bien, ils sont toujours là, et on ne sait pas quand tout redeviendra sec, on ne sait pas quand ça se remet en route, parce qu'il y a une incertitude qui pèse sur les cycles de la nature, puisque ce ne sont plus les mêmes que ceux qu'on a connus de manière assez traditionnelle pendant de très longues périodes de temps. De même pour ce qui concerne la destruction de la biodiversité. La biodiversité, c'est tout ce qui vit. Et la destruction de la biodiversité, on est en route dans la sixième extinction de masse des espèces vivantes, et on est là-dedans.
Donc, tout ça, ça nous crée une incertitude. Il faut donc, sans arrêt, chercher par quel bout on peut reprendre. Non pas le contrôle de la situation, parce que ça, on ne le contrôlera plus jamais, mais une capacité de s'adapter au risque. Alors, il y a déjà des pratiques qui existent, dans un certain nombre de milieux, d'adaptation au risque, ou de capacité à prévoir, à gérer le risque. Bon, je n'en dis pas plus cela, parce qu'il faudrait faire un cours sur ce sujet, mais plein d'associations pratiquent la gestion des risques. Tout ça, ça m'amène à une idée que j'ai essayé de creuser, parce qu'elle m'a été suggérée par plusieurs d'entre vous.
L'autre jour, j'ai rencontré des gens qui m'ont mis un livre en main, et qui ont commencé à m'expliquer ce qu'était le biomimétisme. Et c'est de ça dont je parle maintenant, en quelques instants. Il y a eu une exposition à Paris. Elle n'a duré, hélas, que deux jours, parce que les gens qui l'organisent n'ont pas les sous pour faire davantage. Et bon, moi, j'ai appris ça alors que c'était le premier jour. Donc le deuxième jour, j'y suis allé. J'ai traversé le salon un peu en courant, il faut bien le dire, puisque j'y suis resté que deux heures, et qu'à mon avis, il me fallait quand même trois ou quatre heures pour arriver à faire le tour de tout ce qui se présentait là.
Puis comme les gens qui étaient là avaient tous envie de me parler, ça a fait que j'ai été assez lentement, et je n'ai pas pu aller voir un certain nombre de choses que je comptais voir. Cependant, je vais vous expliquer de quoi il s'agit. Le biomimétisme, tout le monde entend, mimétisme, c'est-à-dire faire comme bio, ce qui est déjà dans la nature, ce qui est déjà vivant. Donc ça consiste à reprendre dans les méthodes du vivant pour répondre à certains problèmes. Bien. Alors, il y a déjà des querelles de non, mais c'est normal, c'est normal quand quelque chose est encore un peu neuf qu'on ne soit pas tout à fait d'accord sur la manière d'appeler les choses.
Alors, il y a déjà au moins un point qu'il faut que vous compreniez, c'est que ça ne veut pas dire faire des machines qui répondent à un problème qu'on a créé, du genre un aspirateur à CO2. Parce qu'il y a plein de projets d'aspirateurs. Alors, on pomme tout le carbone qui est dans l'air et puis, tchouf, on le met quelque part dans le sol, en briques, en poudre ou en ce qu'on voudra. Non, ce n'est pas de ça dont on parle. On parle de reproduire les mécanismes que 3 milliards, 800 millions d'années d'évolution ont mis au point pour réaliser certaines performances techniques qui nous intéressent, nous, les êtres humains. Je vous donne un exemple.
Si vous voulez faire une construction, quelle qu'elle soit, par exemple, très haute, si vous voulez faire des tours, il faudra que des tours, il y en ait de plus en plus parce que s'étaler, il y aura du sol quand on est déjà 8 milliards d'habitants, vous voyez bien que la catastrophe que ça enchaîne, les sols imperméabilisés, l'extension des réseaux, les pollutions de toutes sortes qui sont étalées dans la nature. Donc, pour l'instant, on nous dit, il faudra construire en hauteur. Je ne sais pas comment on fait pour que ça reste usable pour des êtres humains, mais je vous le livre, puis c'est ce qu'on me dit et c'est ce qu'on m'explique quand moi je pose le problème.
Mais pour donner une idée, dans la nature, la nature sait fabriquer des objets qui sont très longs et qui sont surtout très creux. Et par exemple, dans un os, elle répartit pile poil exactement la quantité de matière qu'il faut pour que l'os soit rigide, pour qu'il tienne bon et que ça dépense le moins d'énergie possible à produire par le corps de l'être humain et que ça ait la plus grande résistance possible. Donc vous avez dans les mécanismes naturels que la sélection a mis au point, des méthodes qui permettent de mettre le moins de matière possible.
Or pour nous, ça nous intéresse, les êtres humains, puisque précisément, un des aspects de notre crise, c'est que nous pillons et nous faisons de la prédation sur le monde davantage que ce que le monde peut reconstituer. Donc nous devons passer à une économie plus sobre dans les moyens de production, les moyens pour mettre en place quelque chose. Et deuxièmement, nous devons le faire à la dépense d'énergie, la plus basse. Ça, c'est un exemple, l'os.
D'ailleurs, il y a un des gars qui était dans le salon qui m'a dit, vous savez, s'il avait fallu faire la tour Eiffel avec des structures pleines, elle pèserait deux fois le poids qu'elle pèse aujourd'hui et par conséquent, elle se sera enfoncée, on n'aurait pas pu la construire. Et alors, m'a-t-il dit, Eiffel s'est inspiré de la structure d'un fémur pour faire sa tour. Mais j'ai vu d'autres objets de même nature où on emprunte à la construction naturelle pour dire, la nature fait comme ça. Vous m'avez compris, sans que j'aie besoin de m'étendre sur d'autres exemples, mais il y a comme ça des dizaines de choses qui ont été amenées au maximum de performance par la nature.
On m'a montré un moteur qui s'inspire des mouvements de l'espadon, des poissons. Pourquoi ? Parce qu'un espadon, ça va à 120 km dans l'eau, donc il a un truc, il n'a pas de moteur l'espadon. C'est son propre corps et les ondulations qui lui permettent d'atteindre ses vitesses. Vous avez donc des gens qui travaillent là-dessus et qui ont d'ailleurs mis au point des mécanismes. Autre chose a été une machine que j'ai vue. Alors évidemment, vous imaginez que je suis passionné par ça.
C'est une machine qui déploie une sorte de toile dans l'eau et n'importe quelle eau, n'importe quelle rivière, n'importe quelle fleuve et évidemment, elle bat, elle a un effet de houle qui est lié au courant et c'est ce mouvement qui est utilisé pour produire de l'électricité. Mais pas dans des quantités dérisoires, dans des quantités qui ont une signification. Il y a déjà plusieurs machines qui ont été testées.
Alors ça aussi, c'est directement inspiré de ce qui existe dans la nature, la manière avec laquelle elle flotte et avance une raie ou bien ce qui se passe dans les mécanismes d'ondulation des végétaux qui poussent dans l'eau et qui ont besoin de ces mouvements pour accomplir leur propre cycle. Voilà quelques exemples, on a montré je ne sais combien, mais le biomimétisme est donc une branche de la production que notre intérêt dans le futur va être de développer le plus possible et en France, il y a une capacité d'invention et de réflexion qui est magique sur le sujet. On m'a montré par exemple comment on faisait avec du sable, des pierres.
Alors en mettant là-dedans des bactéries qui permettent de faire des pierres donc ça permet de stabiliser un certain nombre de constructions au lieu d'injecter du ciment qui bouffe une énergie considérable et pollue à mort, on mettrait ça. Bon, j'ai vu comme ça plusieurs choses. Et puis j'ai vu une chose qui m'a beaucoup intéressé et dont j'espère qu'elle viendra en sujet dans les élections municipales. C'est une application, donc c'est un programme informatique qui utilise les informations accumulées depuis 40 ans par les bases de données satellitaires sur le climat en France et qui, à partir d'un certain nombre de critères, évalue le risque climatique. Alors, bon, la belle affaire.
Oui, la belle affaire, c'est que c'est par ville que ce risque est évalué et dans les villes, par quartier, et chose incroyable que j'ai vu de mes yeux donc je suis obligé de le croire, si j'ose dire, c'est que c'est par numéro, c'est-à-dire par bâtiment. Alors les gens, ça c'est une bonne et une mauvaise nouvelle. C'est une bonne nouvelle parce que ça permet d'adapter des politiques urbaines au détail, c'est-à-dire, est-ce qu'il faut mettre des arbres pour qu'il fasse moins chaud ou est-ce qu'il faut ne pas faire ceci ou faire cela ?
Ça, c'est donc une machine extraordinaire et elle devrait être proposée aux 36 000 communes de France parce que cette application est capable de le prévoir pour les 36 000 communes de France et toutes les adresses que contiennent ces communes. La mauvaise nouvelle, c'est que c'est aussi à la disposition des compagnies d'assurance qui vont donc pouvoir dire ben tel truc, moi je n'assure pas parce que la cata est assurée. C'est sûr que ça va avoir lieu donc je n'assure pas parce que je ne veux pas donner mon argent aux assurés.
Voilà comment, là en quelques mots, j'essaye de vous présenter les problèmes tels qu'ils se poseront dès lors qu'on décidera que oui, il y a un problème qui s'appelle le changement climatique et qu'il y aura une politique systématique pour faire face à ce changement. Les villes aujourd'hui sont priées de présenter des plans d'adaptation au changement climatique mais il faut bien admettre que beaucoup sont contraintes de le faire quasiment à l'aveugle parce qu'ils n'ont pas les instruments qui leur permettent d'évaluer exactement quels sont les risques qu'ils courent.
Bon, il y a les zones inondables, ça, ça va, on arrive à le savoir par l'histoire, mais il y a tout le reste et notamment les effets du réchauffement qui n'est pas le moindre des effets du changement climatique. à présent, je voudrais vous parler d'un moment qui a été émouvant et politiquement significatif, c'est l'accueil par le groupe des Insoumis, mais l'invitation avait été envoyée à l'ensemble des groupes de la NUPES, de quatre de nos camarades, puisque même disent qu'ils sont des socialistes contre la guerre en Russie, ça existe et nous les suivions depuis plusieurs mois dans une relation amicale, par écrit, des échanges de messages et d'informations.
Il y a toute une chaîne qui s'est organisée pour bien maintenir ce contact et ne jamais les laisser tomber. Vous vous souvenez peut-être que pendant la campagne présidentielle, on avait projeté une vidéo qui était un message d'Alexis Sacklin. À l'époque, on a été, je crois, les seuls à évoquer une opposition de gauche en Russie contre Vladimir Poutine qui était opposée à la guerre. Depuis le début, l'une des thèses, notamment nous, Insoumis, c'est que l'empêchement de la guerre dépend beaucoup aussi du peuple russe. Alors, il y a le peuple ukrainien qui résiste à l'invasion, il y a le peuple russe qui peut et doit résister à la guerre.
Il y a ce groupe de gens qui s'appellent des socialistes contre la guerre qui évoluent dans les conditions que vous imaginez en Russie sous la surveillance et la menace permanente de la police politique, le FSB et notamment les quatre qui sont sortis. Il y en a un qui doit avoir une chance inouïe d'avoir pu sortir parce que quand il s'est approché de la frontière, il s'est fait ramasser par le FSB qui est la police politique et qui n'a pas réussi à joindre le FSB de la ville qui était mentionnée sur le passeport du camarade, Andrei Roudoi. Et donc, comme ça ne s'est pas fait, les types du FSB lui ont dit « Bon, les fiches le camp, on t'a assez vu.
» Bref, et il a pu comme ça sortir pour aller au Kazakhstan en compagnie des autres, c'est-à-dire Alexis Saknin et Elisabetta Smirnova qui étaient les trois personnes dont on s'occupait. Alors Saknin a amené avec lui son fils et Smirnova, sa fille qui est une toute petite gamine pauvrette qui a fait ce voyage qui a duré au total pratiquement trois semaines et tout le long, il y a évidemment la menace qu'il n'arrive pas à bon port. Donc, ça avait gardé un certain caractère confidentiel. Par exemple, chez nous, les Insoumis, en dehors de ma propre équipe, le bureau du groupe à l'Assemblée nationale était informé, mais c'est tout.
Parce que sinon, après, on peut avoir des très mauvaises surprises. Mais c'est pour dire que tout ça, ça nécessite du sérieux et de l'organisation. Et je dois dire aussi, comme j'ai déjà dit à plusieurs reprises, qu'on a reçu une aide totale et en totale confiance du ministère des Affaires étrangères, des fonctionnaires et des diplomates qui, tout le long du parcours de nos amis, les ont accompagnés, évidemment, avec l'aide aussi du président de la République.
Et comme c'est des circonstances comme celles-là, moi, je mets mon point d'honneur à le dire parce que je pense que c'est aussi, ça impressionne beaucoup les gens à l'étranger de voir que les Français sont capables, pour la cause de la liberté, de se mettre d'accord entre eux pour protéger des gens qui sont menacés. Alors maintenant, ils sont en France, nous les accueillons et bienvenue toute aide, aussi bien pour la traduction que l'aide financière pour les prendre en charge parce que, bon, ben justement, il faut les prendre en charge. Aucun d'entre eux ne parle le français. Ils ont donc beaucoup d'efforts à faire.
Et donc, nous aussi, puisque nous avons décidé de les aider et que l'aide, ça ne peut pas être juste un jour et puis après, déboule-toi parce qu'ils ne peuvent pas se débrouiller tout seuls. Donc, je compte sur vous. Maintenant, je viens sur un autre sujet de même nature qui est dans l'actualité internationale. Je le fais très rapidement. Comme vous l'avez vu, les relations entre les français et les allemands, le gouvernement français et le gouvernement allemand sont en train de se dégrader. Le gouvernement français est de droite. Le gouvernement allemand est censé être de gauche.
C'est un gouvernement des sociodémocrates, des verts et des libéraux puisque dans ce pays, en Allemagne, cette alliance qui va de la gauche, du centre-gauche ultra-modéré aux libéraux existe. Donc, si vous voulez, ce n'est donc pas quelque chose qui met en jeu la dégradation des relations, l'étiquette politique des gouvernements. Ce n'est pas parce que l'Allemagne pratique une politique de gauche qu'elle s'écarte de la France et ce n'est pas parce que la France a une politique de droite qu'elle a des problèmes avec l'Allemagne.
Ça tient à la manière avec laquelle notamment l'Allemagne a pensé sa politique depuis tantôt un quart de siècle sur quoi je me suis déjà exprimé à une époque où c'était impossible de dire quoi que ce soit qui soit critique à l'égard de l'Allemagne. Vous faisiez aussitôt traiter de germanophobe. Alors bon, il y avait des pensées très fines et subtiles du genre Daniel Cohn-Banzit qui disait que je parlais des boches et je n'ai jamais utilisé ce mot-là du moins en public pour parler des Allemands ou bien vous voulez la guerre Mélenchon parce que dès qu'on critique vous êtes amené un point ridicule.
Maintenant, tous ces benets, ces ballots se réveillent et découvrent que depuis un quart de siècle la politique de l'Allemagne c'est celle qui convient pile poil à l'Allemagne et qu'ils n'ont rien à faire des Français que le couple franco-allemand n'a jamais existé sinon dans l'imaginaire des Français. Les Allemands appellent ça un moteur, ils n'en ont rien à fiche et évidemment, les Allemands ont berné les Français pendant des années puisque tous les responsables politiques étaient béats d'admiration devant leurs voisins. Alors ça a donné petit à petit des lâchages de plus en plus inacceptables de la part des Allemands.
Par exemple, on a en commun un projet de fusée bon ben eux ils passent des commandes en commun je dis hein eux ils passent des commandes pour des fusées américaines. On a nous du matériel militaire ils achètent aux Américains plutôt qu'aux Français. Là ils mettent au point ils veulent mettre au point un système anti-missile ils le font sans les Français avec Israël et je ne sais plus qui bon dans un accord. Tout ça et la déloyauté absolu.
Mais ce n'est pas la première fois quand les Allemands ont fait la réunification allemande ils l'ont fait contre les règles de leur propre constitution ils ont obligé toute l'Europe à augmenter les taux d'intérêt de manière faramineuse pour pouvoir s'aligner sur eux. Ça nous a coûté à tous des milliards et beaucoup de retraites.
Alors aujourd'hui l'économie allemande est entrée en récession les Allemands ont décidé comme ça sans rien demander à personne d'augmenter leur budget militaire alors il y en a pour plus de 100 milliards d'euros et personne ne dit rien sauf votre serviteur qui lui dit qu'il n'est pas d'accord parce que je ne suis pas d'accord pour que l'Allemagne réarme et je ne le serai jamais. Et je ne suis pas d'accord pour qu'on continue des plans communs avec les Allemands parce qu'ils nous lâchent en cours de route parce qu'ils ne tiennent pas parole et parce qu'ils sont déloyaux.
Et je forme le vœu que pour ce qui est du fameux avion de combat la société Dassault ne passe pas d'accord avec les Allemands on n'entre pas dans le consortium où nous allons une fois de plus nous faire voler des brevets une fois de plus nous faire avoir et à la sortie vous verrez que nous ne pourrons rien faire ou bien que nous aurons cédé aux autres des savoir-faire que pour l'instant nous sommes les seuls à avoir.
Voilà, je vous ai vous en parlé j'ai écrit un livre sur le sujet il y a déjà quelques années qui n'avait donné lieu qu'à des commentaires haineux et hostiles mais qui avait été beaucoup lu par les Français puisqu'il s'est vendu à plus de 90 000 exemplaires ce qui fait un super best-seller parce qu'en France un best-seller en politique c'est 10 000 et il s'appelait le haran de Bismarck alors il doit toujours exister si vous voulez dire ça d'abord comme c'est présenté d'une manière drôle enfin j'ai essayé au moins vous rigolerez un peu en apprenant les exploits des Allemands et à quel point leur réputation est usurpée.
Donc je vous le redis il y a un problème en Europe et ce problème s'appelle l'Allemagne sa politique la manière qu'elle a de ne tenir compte que de ses intérêts en toutes circonstances et donc il faut arrêter de bavarder arrêter de jouer de la mandoline sous la fenêtre des Allemands il faut avoir avec eux des discussions sérieuses franches qui aillent directement au cœur des problèmes si on veut les régler et je vous redis avec toute la solennité qu'il m'est possible de donner dans cette brève intervention on ne gagne rien à ne pas regarder les problèmes les yeux ouverts on ne gagne rien surtout quand on parle de notre voisin allemand à faire comme si on n'avait pas vu on a vu donc on doit en discuter avec eux leurs choix leurs attitudes ne sont pas acceptables ils doivent changer leur politique si ce n'est pas acceptable ça ne doit pas être accepté et j'espère que monsieur Macron s'en rende compte à temps bon alors j'achève cette intervention dans l'actualité encore à propos de l'intervention du président Macron sur France 2 dans l'émission qui s'appelle l'événement alors bon il a raconté beaucoup de choses honnêtement c'était saoulant comme émission nous on était une dizaine dans la salle à suivre et à préparer les commentaires à harmoniser les tweets comme on le fait à chaque fois parce qu'on prend au sérieux une intervention du chef de l'état c'est notre devoir politique de le commenter et de fonctionner comme une opposition mais bon il y a des tas de gens qui n'ont rien regardé qui n'ont pas réagi franchement il y avait peu de réaction et c'est vrai que pendant tout un temps c'est tellement brouillé qu'on ne comprend plus ce qu'il dit et puis quand on comprend souvent on a envie de hurler parce que ce qu'il dit n'est pas vrai par exemple il dit on va taxer les super profits voilà il passe comme ça vite fait ben non ce n'est pas vrai tous les amendements que nous avons déposés à la loi de finances pour taxer les super profits nous ont répondu que non il parle d'un truc européen qui a été décidé qui est une taxe à 2% et pour vous donner un exemple pour ce qui concerne Total ça donnerait aux français 0,2% de taxation sur Total ça est grotesque mais ça passe comme ça et puis bon ben comme Caroline Roux ne peut pas tout savoir elle ne l'interrompt pas pour lui dire mais écoutez vous fichez du monde c'est pas vrai et ainsi de suite il dit mais tout le monde sait que les comptes de la sécurité sociale ça ne peut pas continuer comme ça il n'y a pas un expert qui dit le contraire ben si il y a au moins un groupe d'experts c'est le propre conseil d'orientation des retraites qui dit c'est pas vrai que la tendance va au déficit et actuellement dans le régime des retraites il y a un excédent de 2,3 milliards donc il ment ouvertement mais il n'y a personne pour l'arrêter dans ces mensonges alors il y en a au moins sur lequel moi je peux quelque chose c'est quand il parle de nous alors il dit il raconte des bobards qui sont au lendemain repris par monsieur Darmanin et alors il dit voilà avoir des comptes ils ont voté une motion de censure ensemble ils comptent gouverner ensemble ou alors ils ne le feront pas et alors il n'y a pas de majorité alternative tout ça c'est un tissu de bobards parce que non nous n'avons négocié rien du tout avec le Front National ils avaient dit eux-mêmes le Rassemblement National qu'ils ne voteraient pas notre motion de censure donc pour nous la situation était claire nous quand même on vote pour notre motion de censure non ?
parce que j'ai vu que dans ce journal malveillant contre nous perpétuellement ils ne font jamais le poids ils ne donnent pas d'informations sur nous ils ne donnent que des lazies des mauvaises blagues souvent du niveau de potache alors là l'édito du Monde c'était pour dire tout de même on ne peut pas leur demander de ne pas voter leur propre motion de censure mais pourquoi ?
pendant que vous en êtes à ce degré de bêtise allez-y continuez et tout est comme ça c'est à dire que la soi-disant bonne presse amplifie les mensonges au lieu de les rectifier et d'aider les gens à penser parce que par ailleurs on peut penser ce qu'on veut de nous mais ce n'est pas le sujet le sujet c'est pourquoi mentir à notre sujet pourquoi raconter des histoires pour en quelque sorte arriver à pourrir le débat politique et le rendre absolument incompréhensible donc ce n'est pas vrai il n'y a rien eu de négocier à aucun moment et deuxièmement les gens qui en parlent et qui parlent de cynisme à notre regard sont les plus mal placés pour le faire enfin les députés macronistes ont décidé de donner deux sièges de vice-président à l'Assemblée nationale au rassemblement national ce n'est pas nous qui avons fait ça c'est eux ils ont décidé d'élire plutôt un rassemblement national à la délégation parlementaire sur le renseignement parce que vous voyez un peu le niveau de ce à quoi on a donné droit au rassemblement national plutôt qu'à un insoumis c'est les macronistes qui ont fait ça de même le rassemblement national a voté contre le smic à 1500 euros il a voté contre et a empêché cette proposition de passer avec les macronistes et pareil pour le blocage des loyers et pareil pour l'impôt sur la fortune vous m'avez entendu on votait ensemble et c'est ces mêmes gens qui viennent nous dire après ah mais quel cynisme vous votez avec le rassemblement national quant à Darmanin c'est le pire de tout c'est un gars qui commence sa carrière en commençant par trahir son propre parti déjà ça se discute mais lui enfin c'est incroyable ce type a voté deux motions de censure quand il était encore au parti de droite contre les socialistes il l'a fait avec Marion Maréchal Le Pen et les autres d'extrême droite qui étaient déjà à l'époque dans les bancs de l'Assemblée nationale donc tous ces gens sont des menteurs et regardez bien il n'y a pas de rectificatif c'est à dire que ceux qui dans la presse disent mais ce n'est pas vrai sont rarissimes encore une fois on pense ce qu'on veut de nous ce n'est pas le sujet le sujet c'est pourquoi vous mentez pourquoi vous racontez des histoires donc la vérité ne vous suffit pas alors je termine en vous disant que je sais pourquoi en fait monsieur Macron ce n'est pas de nous on y parlait monsieur Macron il a fait quelque chose d'énorme ce soir là que très peu de journaux ont relevé il a dit nous ce que nous voulons c'est une alliance avec les républicains c'est ce que je vous explique depuis des semaines et eux disaient mais non mais non nous voulons dialoguer que ça vienne de tous les côtés blablabla et moi je vous dis ce n'est pas vrai ils veulent s'entendre avec LR et LR est juste le bagage accompagné des macronistes voilà ils ont pris le train ensemble et eux ils font bagage alors bon ils les servent quand il y a besoin et là la dernière déclaration dans dirigeants de la droite notamment du président du groupe parlementaire les républicains c'est de dire ah ben nous non on va continuer à discuter point par point d'accord mais ça c'est ce que fait toute majorité parlementaire même quand vous êtes dans une majorité vous discutez le gouvernement il n'y a que quand c'était les macronistes qui avaient la majorité absolue c'était des robots bon ils avaient la main en cadence ils passaient des heures ils ne discutaient rien du tout ils étaient d'accord avec tout et point final mais sinon la vie normale d'un parlement c'est que même dans une majorité il y a des discussions moi-même j'avais imaginé si j'avais été premier ministre qu'il y aurait des discussions dans la majorité parlementaire sur un certain nombre de sujets où on n'était pas calé pile poil par le programme c'est normal ça s'appelle une vie parlementaire mais dans notre pays on est arrivé au point où même ça paraît étrange et vous avez comme hier je suis sur France 2 une journaliste qui me dit mais vous vous rendez compte que c'est guéguerre et nous aspèrent les français une guéguerre un débat parlementaire est une guéguerre mais qu'est-ce que ça veut dire ça ça veut dire que maintenant on va vivre aux ordres le chef a parlé on se met tous au garde-à-vous mais ça ça existe nulle part ailleurs dans le monde sinon dans les dictatures et vous voyez comment l'anti-parlementarisme avance petit à petit on vous habitue à l'idée que toute discussion est de trop que quand le président a parlé il faut faire ce qu'il a dit et rien d'autre il y a donc quelque chose de constant qui est là à l'oeuvre et qui va bientôt recevoir le renfort des républicains parce que les républicains bon on tortille un peu mais la vérité c'est qu'à la fin c'est eux qui vont aider les macronistes à tenir bon pourquoi ?
parce qu'ils ont peur de la dissolution la peur est mauvaise conseillère en politique nous n'avons peur de personne et notamment pas du vote du peuple alors on me dit mais vous ne craignez pas que c'est toujours les questions du journaliste c'est toujours ils ne vous disent pas frontalement est-ce que vous ne craignez pas est-ce que vous n'avez pas peur est-ce que vous ne regrettez pas ça c'est le côté vous savez l'inquisition ils vous torturent mais c'est pour votre bien donc là c'est pareil c'est leur manière à eux d'aider le Front National et le Rassemblement National à y arriver c'est 1 d'être dédiabolisés comme l'a fait le journal Le Monde pendant pratiquement 10 ans et puis ensuite de dire que la seule évidence c'est que c'est le Rassemblement National qui gagnerait les élections et ben non il y a eu un sondage qui montre que quelle est l'alternative gouvernementale la plus souhaitée par les français et ben c'est la NUPES c'est pas le Rassemblement National et c'est ce que je vous dis depuis le début moi je suis persuadé que comme nous avons gagné le premier tour de l'élection législative dernière fois on a perdu au deuxième et ben maintenant vous aurez des millions de gens qui ont vu dans quelle misère les macronistes les ont plongés qui diront écoutez nous on préfère voter pour la NUPES que pour qui que ce soit d'autre parce qu'au moins cela ils s'occupent des plus pauvres des plus malheureux ce qui est vrai et donc les républicains c'est un parti qui est qu'on allait à disparaître parce qu'il va être dévoré par les macronistes d'un côté et dévoré par le Rassemblement National de l'autre et puis il y a nous qui continuons notre travail d'opposition et à gagner des esprits et nous avons toutes nos chances il y a une dissolution de gagner l'élection qui suivra vous comprenez nous avons toutes nos chances c'est à dire que vous avez toutes les chances de voir enfin le gouvernement de la France s'intéresser à la vie des gens au lieu de s'intéresser au fric et à des constructions abstraites inefficaces comme celles que le pouvoir macroniste a déployé en Europe et dans le monde voilà pour aujourd'hui et pour cette revue de la semaine l'actualité l'a un peu envahi mais bon promis la prochaine fois on prendra un petit peu plus de champ après
on prendra un petit peu plus de champ et entravia un petit peu plus de champ après puis on a une pluie sur un petit peu plus sem voilà décrui avec