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interviewÉric Zemmour (sur YouTube)· 4 octobre 2021 55 minAutoproduit

Éric Zemmour invité des Grandes Gueules

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:23
Présentateur

Sori les GG avec aujourd'hui Mourad Boudjilal, président du Yair Football Club.

0:27
Invité

C'était la Camga qui est étudiante. Nous sommes avec Charles Consigny, avocat. Et c'est l'heure du FAS au GG. On va accueillir notre invité qui n'est autre qu'Éric Zemmour.

0:36
Présentateur

France n'a pas dit son dernier mot. Éric Zemmour aux éditions Rubenpré, édition créée pour l'occasion. Éric, bonjour. Bonjour.

0:47
Éric Zemmour

Éric Zemmour, vous avez pris votre décision ? J'ai pris ma décision à propos de quoi ? De 2022. Vous le saurez bien quand j'aurai pris ma décision. En moi-même, vous voulez dire ? En vous-même. Écoutez, je ne suis plus très loin de l'apprendre en tout cas.

1:06
Présentateur

Pourquoi ce vrai faux suspense ?

1:08
Éric Zemmour

Parce que c'était au départ un vrai suspense. C'est-à-dire que, vous savez, ce n'était pas pour moi une évidence. Je ne suis pas ni un politicien, ni un professionnel de la candidature. Ma vie, ce n'est pas une succession de candidatures à la présidentielle. Ce n'est pas, vous voyez, je ne suis pas chef de parti qui doit se présenter pour financer son parti. Enfin, vous voyez, donc ce n'était pas évident. J'ai longtemps pensé, je l'explique d'ailleurs dans le livre, dans l'introduction du livre, j'ai longtemps pensé que le combat culturel, idéologique, c'était ma partie, c'était ce que je faisais le mieux et que c'était suffisant. Et ça devient la mer des batailles, finalement.

Je me suis rendu compte, si vous voulez, que ce n'était pas suffisant. Et que vous voyez, le simple fait que ce ne soit pas suffisant, je vais vous donner un seul exemple, c'est que ça fait un mois maintenant, un mois et demi, qu'il y a les rumeurs de ma candidature et vous avez vu, tous les candidats courent après ce que je dis. C'est très impressionnant, je n'ai jamais eu une influence pareille. Donc je me dis que ce n'était pas... Pour que ce soit clair, vous avez pris votre décision, oui ou non ? Non, je n'ai pas pris ma décision. Non, pas encore, d'accord. Et quand vous dites ça, on doit vous croire. Mais oui, mais oui, quand je la croire...

Non mais attendez, il est évident que ce qui se passe depuis un mois fait pencher la balance d'un certain côté. Quand vous voyez les salles où je vais, l'enthousiasme... À l'île, à 1500 personnes à l'île. C'était extraordinaire, extraordinaire. Quand vous voyez les sondages, quand vous voyez l'évolution du paysage politique, quand vous voyez les attaques contre moi, évidemment tout ça, ça me donne plutôt envie d'y aller. Évidemment, je ne suis pas un monstre froid, évidemment que ça me porte. Mais attendez, ça vous donne envie d'y aller ?

2:41
Présentateur

Parce que vous êtes porté par une vague ou parce que, sincèrement,

2:44
Éric Zemmour

vous dites, je veux sauver la France et il faut que j'y aille ? Mais ça fait 20 ans que je veux sauver la France, du danger que je vois moi, que je décris, que j'analyse. On n'est pas forcément d'accord avec moi. Mais en tout cas, c'est mon point de vue. Et je constate, je constate qu'il y a derrière moi des millions de gens qui pensent comme moi et qui me disent, allez-y, vous savez, vous devriez venir dans les salles où je vais. Je passe après trois heures, je vous assure, trois heures pour dédicacer mon livre. Les gens, vous devriez vous mettre à côté et écouter ce que me disent les gens. Ne nous abandonnez pas. Sauvez-nous. Sans vous, on est perdus.

Vous êtes le dernier à pouvoir nous sauver. Les gens sont désespérés. Ils font le même diagnostic que moi. Ils refusent. Oui, ceux qui viennent vous voir, c'est logique. Mais évidemment, je ne dis pas que... C'est pour ça que j'ai précisé, on ne peut pas être d'accord avec moi.

3:35
Invité

Mais quand vous dites, je ne suis pas loin de prendre ma décision, donc ce qui veut dire que là, en ce moment, il y a un mouvement qui vous porte, mais elle peut basculer de l'autre côté aussi. Qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ?

3:46
Éric Zemmour

La vague peut refluer, vous voulez dire ? Non. Non, mais qu'est-ce qui pourrait vous faire changer d'avis ? Puisque vous dites, je n'ai pas encore pris ma décision, donc j'imagine qu'il y a... Vous savez, il y a des... Parce que ça implique d'abord de l'argent, des risques... C'est ce que j'allais dire, des éléments matériels, l'argent, les parrainages, il y a des choses concrètes qui ne sont pas évidentes à réaliser, surtout pour un non-professionnel comme moi. Et puis, bon voilà, on peut effectivement... Je pense que je choisirais mon moment. Je ne vais pas étaler mes états d'âme là devant les gens, ça ne les intéresse pas, ils ont bien raison.

Donc, quand j'aurai pris ma décision définitive, quand je choisirais mon moment pour dire, voilà, j'y vais, j'y vais pas, et bien je le dirai.

4:22
Présentateur

Alors, c'est vrai que vous avez été la cible d'attaques politiques tout le week-end, de part et d'autre, notamment Olivier Véran, le ministre de la Santé, qui était au campus des marcheurs, et qui dit, non monsieur Zemmour, il ne suffit pas de citer Taïran, toutes les trois phrases pour faire de vous un homme d'État, vous êtes un aventurier du repli, du rejet, du racisme.

4:42
Éric Zemmour

Cette phrase est assez emblématique de ce qu'est Véran et de ce qu'est la classe politique aujourd'hui. C'est-à-dire inculture et caractère vindicatif. D'abord, un aventurier. Un aventurier, vous savez, il y a beaucoup de gens dans l'histoire de France qui ont été des prides pour des aventuriers. Jeanne d'Arc était une aventurière, Bonaparte était un aventurier, le général de Gaulle était un aventurier. Le 18 juin 1940, il est condamné à mort par contumace. Comme aventurier, on peut difficilement faire mieux. Vous voyez ? Donc, je ne crois pas que ce soit les pires figures de l'histoire de France.

Évidemment, pour monsieur Véran, qui a été biberonné aux jeunesses socialistes, l'école du vice, comme disait Mitterrand, au PS, un apparatchik, puis il est monté en gratte, comme ça. Évidemment, pour lui, ça lui paraît extraordinaire. Alors ça, c'est sûr. Ça, c'est hors de son schéma mental. Monsieur Véran, qui est la vérité incarnée, tout le monde le sait, qui nous disait qu'on n'avait pas besoin de masques et puis après, qui nous disait qu'en fait, on avait besoin de masques. Il nous disait qu'on n'avait pas besoin de fermer les frontières puis qu'il nous disait après qu'on fermait les frontières. Vous voyez ? Monsieur Véran qui change d'avis comme de chemise.

Donc, si vous voulez, monsieur Véran, pas très intéressant en vérité. Ça ne vous touche pas.

5:53
Invité

Mais ça vous touche quand même.

5:54
Éric Zemmour

Non, non, ça ne me touche pas. Je suis content de répondre. Vous y mettez... Non, non, non. Ça ne me touche pas. Vous y mettez de la fougue dans la réponse. Si je vous assure que si les attaques de monsieur Véran me touchaient, vraiment, alors là, ça me ferait de la peine pour moi. Non, en revanche, je suis content de répondre. Je vous remercie. Parce qu'il faut pouvoir répondre à ces gens. Maintenant, pour les citations de Talleyrand, écoutez, je préfère connaître des phrases de Talleyrand que de ne pas les connaître. Et je pense que, vous savez, comme le général de Gaulle disait, la culture générale, c'est la base de l'homme d'État.

Il disait, dans toutes les victoires d'Alexandre, il y a la pensée d'Aristote. Mais monsieur Véran ne sait pas ça. Donc il ne comprend pas que, justement, il y a un lien direct entre la culture générale et l'homme d'État. Donc on a une classe politique aujourd'hui qui est complètement inculte. Complètement inculte, à part quelques exceptions. Et qu'elle ? Mélenchon ? Absolument. Vous avez tout à fait raison. D'ailleurs, j'ai eu plaisir à débattre avec lui. Mélenchon est un très bon contre-exemple. Mais vous voyez, c'est rare ici. Beau carton d'audience, d'ailleurs. Ce qui explique... Beau carton d'audience.

6:57
Présentateur

Comment on lit justement ce carton d'audience sur BFM TV, il y a maintenant une semaine ? Comment je l'explique ?

7:05
Éric Zemmour

Vous savez, les Français sont un peuple politique. Donc ils aiment la politique. Depuis 20 ans, depuis 30 ans, ils ont, comme disait Mitterrand, des comptables et des financiers. Ils sont mécontents. Donc quand il y a une explication politique au sens noble du terme, et non pas au sens qu'en donnent les politiques, les gens de LR en particulier, qui confondent politique avec gestion, là, les gens regardent, ils sont intéressés, ils ne sont pas forcément d'accord avec moi, ils ne sont pas forcément d'accord avec lui. Ils sont d'accord selon les moments, peut-être aussi. Mais en tout cas, ils aiment ça. Il y a un vrai échange d'idées. La politique, c'est la bataille des idées.

C'est la bataille des convictions. C'est tout.

7:47
Présentateur

D'ailleurs, après le débat, ce qui était intéressant, c'est de regarder que Jean-Luc Mélenchon et vous, dans les intentions de vote, vous avez pris le même nombre de points à la hausse. Très juste. Plus 3, plus 3. Tout à fait. Deuxième tour, Mélenchon-Zemmour,

8:01
Éric Zemmour

ça aurait de l'ag. On n'en est pas là. Je pense que dans les débats, ils étaient plus là pour les punchlines. Beaucoup étaient là pour les punchlines, en se disant, lequel va faire tomber l'autre, plutôt que pour un débat de fond sur la politique. En réalité, c'était un match de boxe. Les gens venaient voir un match de boxe. Je ne suis pas d'accord avec vous. D'ailleurs, ça n'a pas du tout été un match de boxe. Ça a été un échange d'idées. Je ne vois pas où vous avez vu le match de boxe. Mais si vous avez voulu voir un match de boxe, vous savez, un match de boxe, c'est le noble art. La boxe, c'est le noble art. On essayait d'expliquer l'audience. Les gens, il y avait une...

Valérie Pécresse contre notre ministre de l'Intérieur, en termes de punchline et de boxe, ça fait moins rêver que Mélenchon-Zemmour, bien sûr. Je crois que vous vous méprenez. Je pense que ça fait moins rêver parce qu'ils sont d'accord sur tout. D'ailleurs, Darmanin le lui a dit. Ils sont d'accord sur tout. Pécresse fait campagne, non pas pour être président de la République, mais pour être premier ministre de Macron. Donc, ils sont d'accord sur tout. Donc, ça n'intéresse personne. Avec Mélenchon, on a des désaccords et on les assume. Vous appelez ça la boxe. Moi, j'appelle ça la politique. J'appelle ça que dans le débat, tout est possible, même des débordements incontrôlés.

Est-ce qu'il y en a eu des débordements ? Non, il n'y en a pas eu. Bon, ben voilà. Vous voyez. Et pourtant, les gens sont restés.

9:11
Présentateur

Il vous a quand même lancé, par exemple, frontalement. Il vous a dit, vous êtes un raciste. Ça, ce n'est pas exactement du débat. Il vous attaque frontalement là-dessus. Et d'ailleurs, j'ai observé que vous n'avez pas répondu là-dessus.

9:24
Éric Zemmour

Vous n'avez rien répondu de particulier. Il vous dit, face caméra, parce que vous avez été condamné. En direct à la télé, vous êtes un raciste et vous ne répondez pas. Parce que c'est ridicule. J'ai répondu sur le fond. Vous savez, être traité de raciste aujourd'hui, on ne sait plus ce qu'est le racisme. On ne comprend plus rien à ce mot. Le racisme, qu'est-ce que c'est ? C'est faire considérer qu'il y a des caractères physiques qui sont déterminants pour hiérarchiser entre les peuples, les civilisations, etc. C'est mesurer les crânes et la longueur des nez. C'est ça le racisme. Ça m'est étranger. Ce n'est pas seulement ça. Si c'est ce que ça.

Sauf que depuis 30 ans, depuis 40 ans, et d'ailleurs, vous avez vu, si vous m'avez bien lu, je cite Lévi-Strauss là-dessus. Lévi-Strauss explique très bien. Vous n'allez pas traiter de raciste de Lévi-Strauss, de raciste non plus. Donc Lévi-Strauss l'explique très bien que à partir des années 70, on a considéré qu'était raciste celui qui voulait défendre son mode de vie, ses mœurs, sa civilisation. Et lui, Lévi-Strauss... Avec le rejet de l'autre. Lui, comment ? Avec le rejet de l'autre. Non, non. C'est ça aujourd'hui ce qu'on dit. Non, non. Il a fini le rejet de l'autre quand il veut le remplacer et imposer son mode de vie et sa civilisation. Oui, ça c'est normal. Il faut se défendre.

Mais en revanche, il n'y a aucun rejet de l'autre a priori. Simplement, on a le droit de défendre ses mœurs, son mode de vie, sa culture, son histoire, sa civilisation. Ce n'est pas du racisme ça. Et Lévi-Strauss le dit très bien. Seulement, aujourd'hui, quand on fait ça, on est traité de raciste et on est même condamné par la justice. Mais la justice fait n'importe quoi. La justice fait n'importe quoi. La justice me condamne, m'a condamné une fois, je tiens à le dire. Et encore, j'ai refusé de faire appel parce que justement, je considère que la justice n'a pas à se mêler des querelles idéologiques et politiques. Elle le fait malheureusement. Je le regrette. Il faudra changer.

Elle le fait parce qu'elle est politisée ? Elle le fait parce qu'elle est politisée et parce que la loi le lui permet. Il faudra supprimer cette loi qui le lui permet. Je parle de la loi Pleven de 1970. Ça, c'est étonnant de vouloir supprimer les lois qu'on subit quand même. Ce n'est pas étonnant. Ce n'est pas moi seulement qui l'a subie. C'est une loi liberticide. Moi, je suis pour la liberté de penser, d'expression. Sinon, on va débattre avec un révisionniste. Dans ce cas-là, oui. Mais il faut débattre avec tout, monsieur Boutier. Donc, on ne condamne pas un duit donné. La vérité, la vérité. Alors, on peut développer des idées révisionnistes et la liberté de parler.

Mais d'abord, qu'est-ce que vous appelez révisionniste ? C'est, par exemple, nier l'existence de certains faits historiques. Alors, vous confondez révisionniste et négationniste. Révisionniste, tous les historiens sont révisionnistes puisqu'ils révisent les thèses de leurs prédécesseurs. Il y a négationnistes et vous précisez... Il y a des mots qui ont adopté un copyright, le mot révisionniste, qui correspond bien aujourd'hui, même si c'est malheureux. Mais encore une fois, c'est comme raciste. Il correspond bien aujourd'hui à une période de l'histoire. Vous savez, c'est comme raciste. C'est un abus de langage. Donc, je précise. Négationniste, ce n'est pas la même chose.

Et encore, vous pensez à négationniste dans le génocide des Juifs. Oui. On pense à ça quand on parle de négationniste. Mais en vérité, vous savez, là aussi, il y a une loi qui interdit de contester. C'est la loi Guesso. Vous savez ce que disait Mme Veil de la loi Guesso ? Mme Veil. Elle disait c'est une loi communiste, liberticide, la vérité, on a l'impression que l'on cache quelque chose. Donc, cette loi est absolument contre-productive. Et elle était contre. Elle a voté contre. Et elle disait la vérité s'impose. Il n'y a rien de caché. Moi, je suis comme Mme Veil. La vérité s'impose. Mais vous-même, on vous accuse d'être révisionniste. Oui, on m'accuse de n'importe quoi.

C'est bien ce que j'ai dit. Quand vous écrivez que le maréchal Pétain a permis de sauver des juifs français, vous êtes accusé d'être un révisionniste. Mais vous savez, ça aussi, c'était le week-end. J'ai eu le droit au week-end. Pétain. Pétain, De Gaulle. J'avais l'impression que... Pétain, De Gaulle et Ribbentrop. L'élection présidentielle était entre le maréchal Pétain et le général De Gaulle en 2022. C'était assez drôle d'ailleurs. Les gens qui se prétendent gaullistes, alors là, ils sont tous gaullistes. C'est magnifique. Tout le monde est gaulliste. De Gaulle l'avait prévu d'ailleurs.

Je rappelle simplement qu'être gaulliste, quand, par exemple, on remet la France dans le commandement intégré de l'OTAN, c'est anti-gaulliste. Quand on est gaulliste, quand on s'assoit sur un référendum comme le référendum de 2005, comme on fait la droite et la gauche, parce que le peuple avait dit non, le général De Gaulle était parti, lui. Ça, c'est anti-gaulliste. Vous voyez, on pourrait... Et la discussion sur l'immigration, sur l'islam, sur l'Algérie, tout ce qu'a fait la classe politique depuis 40 ans est anti-gaulliste. Je rappelle que le général De Gaulle a donné l'indépendance de l'Algérie car il estimait qu'il ne voulait pas que son village devienne colombé les deux mosquées.

Il estimait que les Arabes et les Français, c'était comme l'huile et le vinaigre et que vous les mettez dans la même bouteille. Ensuite, ça se sépare. Le général De Gaulle a donné l'indépendance à l'Algérie justement pour ça, pour des raisons démographiques. Il dit à Perfit, il dit, plus tard, on comprendra que le plus grand service, vous m'entendez, le plus grand service que j'ai rendu à la France, c'est d'avoir séparé l'Algérie de la France. Ça, c'est le général De Gaulle. La classe politique a fait exactement tout le contraire et aujourd'hui, il me donne des leçons de gaullisme. Ça, ça m'amuse beaucoup.

14:45
Présentateur

Alors, je reconnaissais simplement parce que pour fermer cette parandaise Seconde Guerre mondiale parce que vous êtes beaucoup, vous-même, vous parlez beaucoup de cette période-là. On vous ramène beaucoup à cette période-là. On apprend, en lisant Le Monde, là récemment, que vous avez déjeuné avec la fille de Ribbentrop qui était le ministre des Affaires étrangères du 3e Reich, d'Hitler, et qui a fini pendu, jugé par Nuremberg, condamné à mort. La petite fille, donc s'appelle Ursula. La fille, la fille, la fille. La fille, la fille. S'appelle Ursula, vous aime bien. Alors, on se dit quand même, Eric Zemmour, il déjeune avec Le Pen, avec Ribbentrop. Je peux, je peux, je peux.

15:17
Éric Zemmour

Ça s'appelle des indices gravés concordants, quand même. Ben voyons, ben voyons. Réponse, c'est moi. C'est au moins une expulsion. Vous êtes avocat ou procureur, vous ? On est parfois avocat de participe. Ah oui, d'accord, d'accord, c'est ça, ouais. Allez-y. Je plains vos clients. Sur les métrofes, je réponds, je réponds, je réponds, je réponds. Ne mélangez pas tout, on va en reparler. Si ça vous amuse, ça, on va en parler. Allez-y, allez-y. Alors, je déjeune depuis 20 ans avec tous les hommes politiques. Vous le racontez dans le livre. Absolument. C'est mon métier. Et c'est d'ailleurs une part de l'intérêt de ce métier car on y comprend beaucoup de choses.

Entre le décalage, c'est un des thèmes du livre, le décalage entre ce qu'ils disent en privé et ce qu'ils disent en public. Donc, je déjeune avec Jean-Marie Le Pen depuis 20 ans, 25 ans, régulièrement. Là, en l'occurrence, il m'invite à déjeuner et nous déjeunons et j'ai la surprise de voir. Et sa femme est une vieille dame que je ne connais pas et qui se présente comme Madame Paévin. Donc, très bien. Elle ne dit pas grand-chose dans le déjeuner d'ailleurs. Et je discute avec Jean-Marie Le Pen pendant tout le déjeuner. Et à la fin, à la fin du déjeuner, elle m'apprend que son nom de jeune fille est Ribbentrop. Voilà. Donc, je suis un peu étonné, évidemment. Je me renseigne.

Je lui demande si c'est bien la fille d'eux. Elle me dit oui. Bon, très bien. Et le déjeuner s'achève. Je ne crois pas, si vous voulez, je n'ai pas l'impression d'avoir déjeuné avec un nazi et d'avoir chanté Aili Ailo à la fin du déjeuner. Si vous voulez, vous savez, c'est très intéressant d'ailleurs, tout ce qui se passe parce que la Seconde Guerre mondiale est finie depuis 75 ans. Il faudrait apprendre à tous ces gens et à mon voisin qu'Hitler est mort. Il ne risque plus rien. Hitler est mort depuis 75 ans. En revanche, ses idées ne sont pas mortes.

En revanche, aujourd'hui, depuis des années, on égorge dans la rue, on tue dans la rue, on assassine des enfants juifs parce qu'ils sont juifs. On ne crie pas Aili Hitler. On crie Allah Akbar. Donc, le sujet aujourd'hui, c'est Allah Akbar. Ce n'est pas Aili Hitler. Il faudrait un peu se prendre conscience. Il n'y a plus que vous qui défendez Vichy. Je ne défends pas Vichy. Je dis simplement, j'explique un point d'histoire. Moi, vous savez, l'histoire, ça me passionne. L'histoire, c'est mon truc, comme on dit dans les films d'Audiard. Et j'aime discuter des points d'histoire. Vous pouvez discuter d'autres choses, c'est votre problème. Moi, j'aime discuter de l'histoire.

Je peux passer des heures à savoir pourquoi Napoléon a attaqué la Russie, pourquoi il n'aurait pas dû aller en Espagne. Je peux passer des nuits à ça. Pareil pour la Seconde Guerre mondiale. Contrairement à ce que vous pensez, je ne suis pas passionné par la Seconde Guerre mondiale. Et vous savez pourquoi ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que la Seconde Guerre mondiale, la France est abaissée. En vérité, la France ne compte plus que pour du beurre. Il faut le génie du général de Gaulle pour nous remettre dans le camp des vainqueurs. Moi, j'aime les périodes où la France est grande. C'est pour ça que j'aime la période de la Révolution française et de l'Empire, où la France domine.

J'aime la période du XVIIe siècle où la France domine. Contrairement à ce que vous croyez, je ne suis pas du tout hanté par la Seconde Guerre mondiale. Au contraire, c'est une période que je n'aime pas trop car la France y est dominée, y est occupée, y est asservie. Donc, ce n'est pas vraiment une période qui m'emballe.

18:32
Invité

On reprend la discussion dans un instant avec Stella Kamga, Charles Consigny, Mourad Boudjelala tout de suite avec Éric Zemmour dans les GG.

18:37
Éric Zemmour

On va régler ça

18:48
Présentateur

une bonne fois pour toutes.

18:50
Locuteur 8

Au fait, pour la fuite chez vous, vous pouvez aller sur medepanneur.fr les yeux fermés. Ah ok, merci beaucoup.

18:59
Locuteur 10

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19:26
Locuteur 2

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19:31
Locuteur 4

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20:03
Invité

On n'arrêtera jamais

20:15
Locuteur 8

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20:23
Locuteur 4

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20:51
Locuteur 2

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20:54
Invité

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21:19
Locuteur 7

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21:24
Locuteur 10

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Locuteur 7

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Invité

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22:32
Locuteur 8

Elle brillait au firmament du rap français.

22:36
Invité

Personne n'a oublié Diams. C'est un rap maré, quoi, si tu n'es jamais vu.

22:39
Locuteur 8

Retrouvez la face cachée de Diams en replay sur tous vos écrans. Cette semaine, programme 100% inédit sur RMC Story.

22:53
Invité

Avec Internet, vous pouvez en quelques jours, en quelques mois, répandre un mensonge

23:08
Locuteur 4

sur la planète et entraîner des gens avec vous. La crédulité est devenue un phénomène préoccupant. Pourquoi surcharger un camion comme ça ? Pourquoi risquer des amendes ?

23:17
Éric Zemmour

Pour gagner du temps, pour gagner de l'argent.

23:21
Locuteur 2

Il n'y a pas de ça. On nous demande de faire 12 heures par jour. On l'a payé 8 heures.

23:24
Locuteur 4

Il est chargé.

23:43
Locuteur 10

Et elle a tiré dans la nuque.

23:46
Éric Zemmour

Si elle a tué, c'était un geste de survie et elle pouvait comment faire de ça ?

23:50
Locuteur 8

RMC Story, la chaîne des histoires vraies.

23:53
Présentateur

RMC Story, Éric Zemmour face aux Grandes Galles, face à Mourad Boudjela, le président de l'hier football club, Charles Consigny, avocat, Stella Camga, étudiante Stella.

24:07
Invité

Oui.

24:08
Présentateur

A toi la parole.

24:10
Invité

Alors, j'avais beaucoup de questions parce que j'ai lu

24:14
Éric Zemmour

votre livre Le premier sexe et justement, vous commencez... Vous n'étiez pas née quand je l'ai écrit ?

24:20
Invité

Je ne sais pas, 1994 ?

24:22
Éric Zemmour

2006.

24:23
Invité

J'étais née.

24:23
Éric Zemmour

Vous étiez petite.

24:24
Invité

Et vous commencez justement votre livre d'emblée en expliquant effectivement d'où est partie à peu près l'agitation autour de vous,

24:32
Éric Zemmour

notamment avec le livre Le premier sexe. Par contre, là où je suis d'accord avec vous sur le constat effectivement quand vous parlez de la dévérilisation de la société, mais là où j'émets un petit bémol,

24:45
Invité

c'est par exemple dans le premier sexe qu'on vous dit qu'il serait un peu... que vous concevez, que vous ne comprenez pas pourquoi aujourd'hui

24:50
Éric Zemmour

ce ne serait pas normal qu'un chauffeur de bus par exemple se permette de taper si, si, si, monsieur j'ai l'élu. Mais oui, mais je raconte là-là.

25:00
Invité

Et justement, et bien évidemment vous venez... Et c'est là justement où vous...

25:04
Présentateur

Explique ton exemple parce que sinon on ne comprend pas c'est là.

25:07
Invité

En fait, l'exemple... C'est un film.

25:09
Présentateur

Oui, c'est un film. C'est un film.

25:11
Éric Zemmour

Tout à fait, mais vous donnez un avis qui a l'air en fait de le comprendre. Non, c'est un film. De le comprendre. C'est... Elle court, elle court la banlieue. Voilà, c'est un film de 73. Oui, j'ai bien compris. Et à un moment il y a une scène Marc Teller. Très belle Marc Teller. Et il y a une scène où effectivement le chauffeur de bus met une main aux fesses d'une des filles et je dis qu'il n'y a pas eu un procès. Je ne dis pas que c'est bien. Mais oui, je dis, je dis...

25:34
Invité

Il faut que vous m'étonnez pour que vous compreniez où je veux en venir. Je ne dis pas. Mais si, je ne suis pas en train de le dire. Mais ce que je veux dire c'est que malheureusement ça a commencé avec ça et ensuite vous avez un véritable problème avec le féminisme d'où quelque part...

25:47
Éric Zemmour

Oui, je vous écoute. D'où quelque part votre sympathie pour Dominique Troscan et Tariq Ramadan. Mais si, vous l'avez un peu expliqué dans votre livre. Parce que vous estimez que Dominique Troscan et Tariq Ramadan ont été piégés. Ce sont vos mots. Donc, moi justement la question c'est que vous, vous avez subi énormément d'agressions dans la rue. Certaines, enfin toutes pas justifiées des agressions qui étaient plutôt physiques et d'autres. Donc je pense que vous pouvez quand même

26:14
Invité

comprendre dans les transports que les femmes ne se sentent agressées.

26:18
Éric Zemmour

Mais chère madame, je le comprends très bien. Alors, réponse d'Éric Zemmour. Je le comprends très bien. Vraiment, alors là s'il y en a un qui défend les femmes contre les agressions, et justement moi, ce que je propose c'est justement en particulier pour les protéger. Je vous rappelle que dans le métro parisien 95% des agressions viennent des étrangers aux femmes. Donc il faut savoir quand même tout ça. C'est pas moi, c'est pas des gens que vous citez qui les ont agressées. Deuxièmement, oui, mon livre était une charge contre le féminisme. Parce que je pense que le féminisme ne défend pas les femmes. Le féminisme est une machine à indifférencier.

C'est-à-dire qu'il refuse la réalité objective des sexes entre hommes et femmes et il veut indifférencier. C'est l'indifférenciation. Il y a une alliance entre les lobbies. Moi, je n'ai rien évidemment contre les femmes. En revanche, oui, je combats le féminisme. D'ailleurs, dans mon livre, vous verrez, il y avait avant que ça sorte toute la stratégie de tous les lobbies féministes, LGBT, etc. qui ont dominé les 15 années suivantes. Donc oui, je conteste, je me bats contre ces lobbies-là. Ça ne veut pas dire que je n'aime pas les femmes, ça ne veut pas dire que je n'ai rien évidemment contre les homosexuels, mais je ne suis pas d'accord avec les thèses et les lobbies LGBT.

27:35
Présentateur

Le Rassemblement National et Bardella, Jordan Bardella, vient de dire ce matin, vous aviez une certaine brutalité à l'encontre des femmes. Ce sont ses propres termes. J'aime bien les gens du Rassemblement. C'est ce qu'il a dit ce matin.

27:46
Éric Zemmour

Les gens du Rassemblement National ne savent plus où ils habitent là. Ils ne savent plus comment m'attaquer. Madame Le Pen s'effondre dans les sondages et donc ils font feu de tout bois. Bon, moi je l'ai plein. Je l'ai plein s'ils en sont. Donc il n'y a aucune... Qu'est-ce qu'il en sait, Jordan Bardella ? Qu'est-ce qu'il en sait ? Donc il dit n'importe quoi. Donc voilà, il n'y a aucune brutalité. Simplement, j'essaye, j'essaye toujours dans mes livres d'analyser le politiquement correct. Je pense que le politiquement correct est un drame pour la France. Et donc j'essaye de déconstruire, selon ma formule qui date du suicide français, les déconstructeurs. C'est tout.

28:22
Invité

Vous avez parfaitement raison. Mais il y a aussi, effectivement, dans cette ligne-là, vous dites que si, bien évidemment, si tant est que vous vous présentez en tant que président et que... Enfin, vous dites qu'il y a des possibilités que des dossiers,

28:33
Éric Zemmour

entre guillemets, sorteraient sur vous ou des femmes où on monterait peut-être en épingle ou des femmes qui viendront, oui ou non, parler d'accusation de viol. Et d'ailleurs, vous avez parlé de la médiapartisation des esprits. Et c'est là, effectivement, que je... Moi, je vais vous dire, par exemple, la couverture du Paris Match qui est sortie, j'étais contre. Je vous ai défendu sur les réseaux sociaux que quand on parle

28:56
Invité

des cuisines internes, on n'a pas ensemble. Je suis d'accord. Mais il ne faudrait pas que... Pardon, Olivier. Mais il ne faudrait pas que, effectivement, comment dire, les victimes... Enfin, pour le coup, les véritables victimes soient victimes aussi du numerta et ce thèse. Parce qu'on a vu les affaires avec Einstein, Weinstein et Hamilton. Laissez-moi terminer. Mais oui, mais oui, mais je vous réponds. Mais laissez-la terminer, je vous réponds deux choses. Je vous réponds deux choses

29:22
Éric Zemmour

très vite. Vous avez tout à fait raison. Il faut lutter contre les agressions faites aux femmes. Mais je vous le répète, aujourd'hui, les agressions faites aux femmes, les gens qui veulent enfermer les femmes, qui veulent leur interdire les cafés, qui veulent les couvrir d'une bâche informe, qui veulent les empêcher de mettre des jupes, ça se passe tout ça dans les banlieues et c'est fait au nom d'Allah. Donc c'est moi qui combat ces gens-là. Deuxièmement, vous avez raison, il faut dénoncer les agressions, il faut dénoncer les agresseurs, sauf que je constate qu'il y a beaucoup d'affaires qui finissent en que nouilles.

Je veux dire par là, vous avez vu tous les artistes, les Patrick Parvo d'Arvor, les Patrick Bruel et bien d'autres, dont les affaires ont fini par des non-lieux. Ces gens-là ont été salis par des accusations infombées et la justice finit par leur rendre justice, c'est le cas de le dire. Donc il faut se méfier. Je pense qu'il y a un abus de certaines procédures quand quelqu'un est célèbre, c'est très facile de l'accuser.

Mais en revanche, pour les agressions dont j'ai parlé au début, ça, je vous avais raison, je suis implacable et moi, je vais vous dire, pour toutes les violences, etc., faites aux femmes, je reprendrai la formule de Mme Schiappa, mais qu'elle n'a évidemment pas mis en œuvre comme toujours dans ce gouvernement, j'expulserai les étrangers coupables de ça et l'on pourrait même déchoir de nationalité les binationaux pour mieux les expulser. C'est la parole d'un candidat. C'est bon, ça c'est fait. C'est pas la candidat, je l'ai toujours dit et je le répète. Mourad Boudjellal. Oui, bonjour. Moi, je n'ai rien contre vous, mais je n'aime pas vos idées.

Je n'aime pas vos idées pour différentes raisons. Vous avez le droit, vous savez. je m'appelle Mourad, donc c'est un prénom qui normalement aurait dû être modifié si vous étiez président de la République. Par chance, aujourd'hui, je peux encore le conserver, mais moi, je ne me suis jamais posé la question parce que je m'appelais Mourad d'être plus français que les Français. Je me suis surtout posé la question d'être un bon français. Ça suffisait d'être un bon français. Et souvent, on a tendance à être voir plus quand on a des origines étrangères. Donc, on a ce handicap du prénom et j'ai essayé d'y pallier. Ensuite, sur le reste, vous faites des analyses que je ne vais pas vous contredire.

Je ne vais pas vous dire qu'effectivement, dans les banlieues, il n'y a pas de problème. Ça serait me suicider en direct que de dire qu'il n'y a pas de problème dans les banlieues. Bien sûr qu'il y a des problèmes. Mais vous, qui êtes pour la théorie des masses, je vous entends souvent parler des masses, ce que je voudrais vous dire, c'est que, d'abord, ne vous inquiétez pas parce que vous le dites, la France est un grand pays. Millénaire. Quand vous parlez de vous, millénaire, d'ailleurs, je vous félicite parce que vous ne faites pas votre âge. Vous savez, le général de Gaulle disait « ça fait mille ans que je vous le dis ».

Est-ce que vous êtes capable simplement de tenir une discussion sans citer quelqu'un ? Vous savez ce qu'on a lu dans les livres ? On n'est pas forcément la vérité. Il y a beau... Oui, oui, oui, Olivier Véran. On n'est pas forcément la vérité. Oui, oui, Olivier Véran. Moi, je peux expliquer à quelqu'un comment dessiner, mais je suis incapable de dessiner. Vous voyez, c'est pas parce qu'on est lecteur. Lecteur, c'est passif, c'est pas actif, c'est juste passif, c'est pas créateur. On peut avoir vu beaucoup de films et être un piètre metteur en scène. Et donc, je ne sais plus. Bien sûr qu'il y a des problèmes, mais vous parlez de la France comme d'un grand pays et vous avez raison.

Grande culture, grand pays. Moi, je ne suis pas spécialement fier d'être français, je suis heureux parce que j'appartiens à une grande nation. Et ça, j'en suis conscient et par rapport à ça, j'ai un devoir. Mais comme on est une grande nation, personne ne va nous envahir. Personne. Ne vous inquiétez pas, M. Zemmour. On n'a pas besoin de vous. Je peux vous le garantir que ceux que vous appelez musulmans de façon à tort des fois, parce qu'on peut être d'origine étrangère, mais musulmans c'est une religion. Vous m'avez parlé tout à l'heure de révisionnisme, moi je vous dis musulmans c'est une religion. Vous dites qu'il y a 6 millions de musulmans en France, c'est faux. Je n'ai rien dit moi.

Il y a sûrement 6 millions de personnes d'origine étrangère mais qui ne sont pas forcément musulmans parce que l'athéisme, ça existe aussi chez les musulmans. Tu en es la preuve. J'en suis une preuve vivante. Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, la majorité, vous parlez des masses, la grande majorité des masses est consciente de ce problème et je peux vous garantir que si quelqu'un essaie d'envahir la France d'une façon ou d'une autre, il y aura cette majorité qui se raconte. Moi je respecte mon pays, une grande majorité anonyme et silencieuse parce que cela on ne les voit pas dans les banlieues, c'est l'énorme majorité qui est prête à défendre le pays contre toute invasion culturelle.

Donc il n'y aura pas de grand remplaçement c'est ce que tu veux dire ? Non, non, je vais terminer avec ça et ensuite, ce que je ne vous donne pas le droit et ce qui me gêne, c'est que vous avez défini quelque part, vous avez donné une définition culturelle aryenne du français et ça, ça me dérange. Culturelle aryenne ? Oui, parce que vous expliquez ce qu'est un français et ce qu'être français. Moi je ne suis pas d'accord avec vous. Je veux dire, aujourd'hui, la culture urbaine, que ça vous plaise ou que ça ne vous plaise pas, depuis 20 ans, elle a énormément apporté à la culture française.

La culture urbaine, la France est un pays de culture et même si vous y êtes totalement insensible, ce que je peux comprendre, parce que je pense que vous êtes plus sensibles aux visiteurs 4 qu'à la culture urbaine, mais aujourd'hui, elle apporte beaucoup. Réponse d'Éric Zemmour, dans un instant, à la tirade. Et même réquisitoire, c'est réquisitoire de la route, c'est pas juste. Si il y a le temps de réfléchir, c'est pas juste. A tout de suite avec Éric Zemmour. Allez, à tout de suite.

34:20
Locuteur 8

RMC, 9h midi. Les grandes galles. Miraculeux, toujours sur le fil.

34:29
Invité

On n'a aucune fracture, pas dégratillant. On est vraiment chanceuse. Avec les caméras embarquées, souriez,

34:36
Locuteur 8

vous êtes filmés. Inédits, les pires accidents, ce soir à 21h05 sur RMC Story. Canal 23.

34:44
Locuteur 2

Parce qu'une voiture électrique ou hybride reste avant tout une voiture. Chez Noroto, on assure aussi son entretien. Rendez-vous sur Noroto.fr.

35:07
Locuteur 10

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35:27
Invité

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35:47
Locuteur 2

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35:53
Locuteur 8

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36:02
Invité

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Locuteur 7

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37:15
Locuteur 8

Merci papy pour le virement.

37:39
Invité

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Locuteur 10

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Locuteur 8

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39:05
Invité

en quelques mois, répandre un mensonge sur la planète et entraîner des gens avec vous.

39:09
Locuteur 4

La crédulité est devenue un phénomène préoccupant.

39:17
Éric Zemmour

Pour gagner du temps, pour gagner de l'argent. Et à la tirer dans la nuque.

39:51
Locuteur 8

La chaîne des histoires vraies.

39:53
Présentateur

Aujourd'hui, Charles Consigny, Mourad Boudjellal, Stella Camga et c'est surtout Éric Zemmour qui est avec nous.

40:06
Éric Zemmour

Et il y avait cette question de Mourad Boudjellal. Cette longue question. Longue question.

40:09
Invité

Qui était presque un réquisitoire.

40:10
Éric Zemmour

Vous n'en ayez pas peur. Absolument. Du grand remplacement. Très bien. Très vite. Un, vous m'avez dit sur les prénoms. Est-ce que vous êtes né en France, M. Boudjellal ? Oui. Donc, vous êtes né avant 1993, j'imagine. Malheureusement, oui. Donc, vous voyez, si vos parents avaient respecté la loi, vous ne auriez pas dû vous appeler Mourad car c'était interdit par la loi avant 1993. Vos parents n'ont pas respecté la loi. Ils ne sont pas les seuls. C'est tant mieux. Je vous le dis. Je vous le signale. Et en plus, vous avez dit vous-même que ça avait été un handicap. Donc, voyez-moi, ce que je veux, c'est la mesure la plus antiraciste du monde, c'est ne pas donner d'handicap à tous les enfants.

Je réponds parce que vous avez fait un long développement. Deuxièmement, vous dites, ne vous inquiétez pas, il n'y a pas de grand emplacement. Moi, j'estime qu'il y en a un. Pourquoi ? Pour une raison simple. C'est que, vous savez, moi, je ne suis pas, contrairement à ce que vous avez dit, vous avez dit une notion arienne de la France. Culturelle. Vous avez dit culturelle, arienne. Ça serait ridicule, je suis vous-même, je viens de la même région que vous. Oui, on est sémis tous les deux. Voilà. Donc, si vous voulez, ça serait un peu grotesque de dire que seuls les Celtes peuvent être français. Oui, ça serait un peu grotesque de ma part. Parle de culture, monsieur. Parle de culture.

Ça serait contraire en plus à toute l'histoire de France. Vous savez, même l'historien de l'action française, Jacques Bainville, commence son histoire de France par, je sais que vous n'aimez pas mes citations. C'est une nouvelle citation. Oui, mais c'est important, vous allez voir, parce que c'est pour vous dire que ça passe dans tout le spectre politique français. Il dit, la France n'est ni un empire, ni une race, ni un empire, ni une race. C'est mieux, c'est une nation. Jacques Bainville. Donc, vous voyez, c'est une nation. Sauf que, il faut, pour unifier cette nation, il faut des repères culturels communs. Les prénoms en sont un.

Quand vous dites, il n'y a pas de remplacement, pourquoi je parle de grand remplacement ? Non pas par racisme, non pas parce que j'estime que par essence, les musulmans ne peuvent pas être français, je ne le pense pas, je pense au contraire que, comme moi, mes parents se sont assimilés, évidemment que les musulmans le peuvent. Pourquoi vous dites les musulmans et pas les arabes ? Laissez-moi parler, je vous en prie, vous avez parlé long terme. Il va terminer parce que sinon, on n'a pas le temps. Je dis simplement qu'aujourd'hui, dans d'innombrables banlieues, on ne vit plus à la française. La France a été chassée.

Vous savez, on a appelé longtemps ces territoires les territoires perdus de la République. Aujourd'hui, il y a un universitaire, M. Rougier, élève de Gilles Kepel, le grand spécialiste de l'islam en France, qui dit, ce sont des territoires conquis par l'islamisme. Oui, ce sont des territoires conquis par l'islam parce que la civilisation, la culture qui s'y exprime, c'est l'islam. Ce n'est plus la France. Et quand vous demandez à tous ces jeunes est-ce qu'ils se sentent français, ils vous répondent non. Quand vous leur demandez est-ce que la charia est plus importante que la République, majoritairement, ils vous répondent oui. Vous avez des sondages là-dessus ?

J'ai des sondages, tant que vous voulez, Institut Montaigne, etc. Mais il y en a à foison, M. Moublad, je vous assure, il suffit de se pencher pour le voir. Et donc, j'estime, oui, que ces gens-là refusent l'assimilation et que donc, ils veulent imposer une autre culture, une autre civilisation sur le sol français. Est-ce que vous êtes capable de dire qu'aujourd'hui, l'immense majorité, parce que vous parlez toujours des problèmes, vous ne parlez jamais de l'apport énorme d'une immense majorité d'une immigration, est-ce que vous êtes capable de dire aujourd'hui qu'il y a énormément d'une majorité d'enfants d'immigrés qui se sont intégrés au pays et qui participent à la richesse du pays ?

Est-ce que vous en êtes capable une chance pour la France ? Je note que vous, je pense que la France est une chance pour beaucoup d'immigrés. Mais l'immigration n'est plus une chance pour la France depuis longtemps. Et l'ALT, autant des Italiens, autant des Polonais. Je pense qu'aujourd'hui, vous savez, M. Boudjelal, vous parlez, c'est très intéressant parce qu'on n'emploie pas les mêmes mots. Moi, je parle d'assimilation, vous parlez d'intégration. Il y a effectivement des immigrés et des enfants d'immigrés qui sont intégrés. Ça veut dire qu'ils travaillent. Ils sont économiquement intégrés. Mais moi, je parle d'assimilation culturelle.

Et deuxièmement, vous savez, il y a des chiffres terribles. Vous savez qu'aujourd'hui, il y a un taux de chômage en France de 8%. Le taux de chômage des étrangers est de 14%. Il y a un taux d'inactivité, ça c'est les chômeurs et les inactifs, de 13%. Vous savez, à combien monte ce chiffre pour les étrangers extra communautaires, 40%. Donc, ne venez pas me dire que c'est une richesse pour la France. C'est un coût énorme pour la France. C'est un coût énorme. C'est un coût énorme. Ces gens-là n'ont rien à faire. Ces gens-là n'ont rien à faire en France. Donc, c'est un coût... Laissez-moi parler, M. Boudjela. C'est un coût énorme pour la France. Ça nous coûte énormément.

Les hôpitaux sont surchargés par les immigrés. Les hôpitaux, les prisons, les émigrations... Laissez-moi parler. Ne parlez pas sur moi. Ne parlez pas sur moi. Ne parlez pas sur moi. C'est moi qui parle. Donc, les hôpitaux sont surchargés par l'immigration. Les prisons sont surchargées par l'immigration. Les écoles sont surchargées par l'immigration. Tout cela a un coût colossal. Donc, effectivement... Il faut expulser ces gens-là. Et le produit, vous en parlez pas, ce que vous avez dit ? Il faut expulser tous les délinquants, 25% des places de prison. Il faut déchoir de nationalité les doubles nationaux qui sont délinquants.

Il faut ne plus, ne plus, reconduire automatiquement les titres de séjour. Les gens qui sont chômeurs et inactifs, une fois leur titre de séjour de 1 an, de 2 ans, de 10 ans épuisés, doivent rentrer chez eux. Mesure claire. Absolument. Et il faut arrêter de donner des droits. Il faut arrêter de donner des droits aux immigrés, de faire venir leur famille, leurs femmes, leurs enfants. Ça, c'est terminé. Alors, Charles Consigny. J'aimerais revenir

45:29
Locuteur 4

au livre d'Éric Zemmour parce que je pense

45:32
Éric Zemmour

qu'il est très éclairant sur la démarche qui est la sienne aujourd'hui. D'abord, j'ai eu l'impression, vous allez me dire si j'ai raison ou pas,

45:39
Présentateur

que ce livre ne devait pas sortir sous cette forme-là. C'est-à-dire qu'on a plus l'impression que vous avez écrit des carnets au fil des quelques années qui viennent de s'écouler et que finalement, vous vous êtes dit « Tiens, il y a une candidature à la présidentielle qui devient possible, donc je vais rajouter

45:54
Éric Zemmour

une introduction. » Je peux répondre à ça tout de suite ? Un drapeau français. Je peux répondre tout de suite ? Tout cela est faux. Tout ce que vous avez dit est faux. J'ai voulu, j'avais dans l'idée d'imiter le grand Victor Hugo et Chose Vue, qui est un des livres que je relis régulièrement. Et c'est exactement ce qu'il fait. C'est-à-dire qu'il mélange des anecdotes, des rencontres, des descriptions. Il parle par exemple de retour des cendres de Napoléon en 1840, de dîner avec... Il raconte son dîner avec Louis-Philippe à la veille de la Révolution française. Donc c'est éminemment politique. Voilà ce que j'ai voulu faire. En aucune façon de ce que vous avez dit.

46:33
Présentateur

Bon, mais... En fait, qu'est-ce qu'on voit ? C'est assez amusant à lire, je dois dire. C'est un livre amusant, intéressant. Je pense quand même que c'est un livre d'extrême droite. Pour moi, c'est tout à fait le livre d'un auteur d'extrême droite qui est animé

46:47
Éric Zemmour

par des idées d'extrême droite. Et ce qu'on voit, c'est que vous déjeunez beaucoup. C'était mon métier. C'est votre métier. Dans des restaurants cossus, il n'y a pas de problème à ça. Avec différentes personnes. Pardon, mais on n'a pas l'impression

47:04
Présentateur

d'une vie qui est particulièrement connectée aux problèmes qui vous obsèdent.

47:08
Éric Zemmour

C'est-à-dire que vous passez du 7e au 6e arrondissement. Il n'y a pas une diversité d'expériences particulièrement frappantes. En gros, c'est du Figaro au restaurant autour de l'Assemblée nationale. Et vous déjeunez avec les gens et vos interlocuteurs, en réalité, c'est quasiment toujours le même schéma. C'est-à-dire que vous déjeunez avec Sarkozy, avec Borloo, avec Régis Debray, avec Balladur, avec Pasqua. Et il y a toujours un moment où, en fait, ils arrivent, vous arrivez, vous, à votre marotte qui est l'immigration slash pour certains dans certains déjeuners, Vichy, Pétain, etc. Et ces gens-là avec qui vous déjeunez, ils arrivent toujours à vous dire « Je suis d'accord avec toi

47:53
Présentateur

sur la plupart sauf sur l'immigration et Vichy ». Et j'ai quand même noté juste cette toute petite citation

47:59
Éric Zemmour

qui m'a amusé. Vous écrivez avec Kander, page 209, vous déjeunez avec Pasqua et vous dites que Pasqua, je cite, « n'avait pas compris mon plaidoyer pour Vichy ». Moi, je me dis, bah oui, forcément, comme Pasqua a été résistant à 15 ans, il ne peut pas comprendre un plaidoyer pour Vichy que vient lui faire un journaliste du Figaro.

48:16
Présentateur

Donc, voilà, je trouve que ce livre, il est assez révélateur. Alors, livre d'extrême droite. Réponse... Vous avez quand même... Déconnecté, si je comprends bien. Alors, Éric Zemmour, réponse. Déconnecté d'extrême droite

48:24
Éric Zemmour

et complètement obsédé, je sais ce que vous allez dire sur le terme d'obsession assiégée, etc., mais complètement obsédé par l'immigration. Et moi, pour finir, je vais vous dire,

48:32
Locuteur 4

j'ai très peur de l'issue que vous donnez à vos idées. Vous citez un édito du Monde

48:37
Éric Zemmour

assez dur contre vous qui date de 2019 et qui stigmatise vos propos et qui cite Primo Levi « Au bout de la chaîne, il y a le camp. Stigmatisation, exclusion, expulsion, extermination, etc. »

48:50
Locuteur 4

Et c'est vrai qu'à vous lire, on se dit « Mais en fait, il nous présente les musulmans de France, les immigrés comme d'abord responsables de tous les problèmes de la France, comme si les Français n'avaient pas une part de responsabilité dans leurs problèmes, comme s'il n'y avait pas d'autres sujets qui étaient

49:02
Présentateur

à l'ordre. »

49:02
Éric Zemmour

Et on se dit « Mais quelle est

49:03
Présentateur

l'issue de ces raisonnements ? » Réponse Éric Zemmour.

49:07
Éric Zemmour

Alors, vous avez fait vous-même une partie de la réponse. Obsession vient du latin qui veut dire « assiégée ». Donc effectivement, la France est assiégée par une autre civilisation avec laquelle d'ailleurs elle est en guerre depuis mille ans entre la christianité et l'islam. C'est une guerre de mille ans avec des pauses de temps en temps. Et là, aujourd'hui, on voit bien qu'il y a de nouveau une vague qui est portée par la démographie devenue d'Afrique. Deuxièmement, livre d'extrême droite et déconnecté. Déconnecté, d'abord, vous n'en savez rien. Je raconte des déjeuners avec des politiques et avec d'autres. Ça, mais c'est pas toute ma vie. Vous ne savez pas ce que je fais par ailleurs.

Vous ne savez pas que moi, je suis né en banlieue et que j'ai grandi dans le 18e arrondissement à Châteaurouge dans la rue Doudoville. Vous y retournez, d'ailleurs. Absolument. Vous n'en savez rien. Mais je ne suis pas étonné. Je l'ai vu. Je l'ai dit. Il n'y a plus que des gens noirs. Ce n'est pas la même chose. Il n'y a plus que des gens noirs. Et d'ailleurs, votre visite se passe très bien. Ma visite se passe très bien. C'est exactement ce que je dis. Je dis que c'est le grand remplacement tranquille. Oui, absolument. Mais vous avez raison. Le grand remplacement, ce n'est pas seulement violent. C'est aussi tranquille. Oui, ça m'obsède absolument. Ça vous perturbe en tout cas.

Mais ça me perturbe et ça m'obsède. Oui, quand je vois la France disparaître, quand je vois que dans d'innombrables quartiers, la France a été envahie et colonisée par une autre civilisation, oui, ça m'obsède. Mais c'est la guerre. Est-ce que... Mais c'est la guerre civile. Mais c'est une forme de guerre. Monsieur, attendez, attendez. C'est ça qui me fait peur. Encore une fois, encore une fois. C'est porteur de guerre civile. Si pendant que vous partez... C'est vous qui allez créer la guerre civile. Mais bien sûr. C'est moi qui ai égorgé Samuel Paty. C'est connu. C'est moi. C'est moi qui ai tué. Monsieur, écoutez-moi. C'est un attentat terroriste. Écoutez-moi. Si pendant que vous parlez...

Ne lève pas la voix. J'élève la voix. Si pendant que vous parlez, moi, je me tais. Je ne reste pas calme. Je ne reste pas calme. Je connais ce truc. Pour être président, il faut être calme. Je m'en fous. Bon, bah vous feriez peur aux gens. Mais oui, je ferais peur aux gens. En l'occurrence, j'aimerais bien que vous vous taisiez. Quand je me taisais, je le connais. Donc vous arrêtez et vous me laissez parler. C'est vous qui faites ça tout le temps. Non, ce n'est pas moi. Je ne serai jamais ça. Moi, je vous ai laissé parler. Il nous reste une minute. Vous en prenez pas les gens du toit, M. Zemmour. Ce n'est pas très poli. S'il vous plaît,

51:19
Présentateur

laissez terminer, Eric Zemmour.

51:22
Éric Zemmour

Donc, je dis simplement ce n'est pas moi qui ai égorgé Samuel Paty. Ce n'est pas moi qui ai tué une policière dans un commissariat. Ce n'est pas moi qui ai tué un curé dans une église. Ça, ce n'est pas moi. La guerre civile, ce n'est pas moi. Elle a déjà commencé. Mais ce n'est pas l'essentiel des musulmans non plus. Vous vivez dans des quartiers protégés. Parce que vous, vous avez les moyens de vivre dans des quartiers protégés comme moi. Seulement, la guerre civile, les gens ont fui les banlieues. Qu'est-ce que c'est ? C'est un symptôme de guerre civile. Ça, oui.

Les Français ont fui les banlieues parce qu'on leur imposait un autre mode de vie, d'autres mœurs que les femmes ne pouvaient plus se mettre en jupe, que les cafés étaient interdits aux femmes, que les magasins étaient cassés parce qu'ils vendaient de la viande non halal ou que sais-je encore ou des livres qui ne respectaient pas le Coran. Ça, c'est ce qui se passe dans les banlieues. C'est un début de guerre civile. Et donc, pour arrêter la guerre civile, pas pour la déclencher, il faut de la fermeté. Vous confondez la paix et le pacifisme. Mais ça ne m'étonne pas de vous. Le pacifisme, c'est se soumettre à l'ennemi et se soumettre aux dominants.

La paix, c'est imposé uniquement par la force. Vous n'êtes ni lucide ni raisonnable. Et vous n'êtes ni lucide ni raisonnable. C'est Éric Zemmour qui est notre invité. C'est Éric Zemmour

52:37
Invité

et Éric Zemmour qui est notre invité. C'est logique qu'il est le dernier mot. Ça me paraît quand même logique puisque vous continuez

52:42
Présentateur

encore une heure avec nous ensuite derrière. Éric Zemmour, un mot quand même parce qu'on a revu sur les réseaux sociaux votre accrochage aussi avec Bernard Tapie. Qu'est-ce que vous avez à dire aujourd'hui peut-être pour rendre hommage à Bernard Tapie ?

52:54
Éric Zemmour

Je vais vous dire ce que je lui ai dit en fait lors de ses émissions et même en privé. Je dis la même chose en public. D'abord c'est un tempérament de guerrier, de combattant et moi j'admire ça le type qui est venu de rien, qui est parti de rien et qui est arrivé là où il est arrivé. Alors je ne sais pas si c'est par des moyens toujours très réguliers mais en tout cas c'est une personnalité, c'est une force qui avançait, c'est un guerrier on l'a vu jusque contre son cancer. Maintenant sur le fond, j'étais en désaccord total avec Bernard Tapie idéologiquement parce que justement lui il a défendu cette immigration chance pour la France. Nous avions un désaccord de fond.

Je pense même qu'il s'est fait avoir, je m'explique. Il avait le tempérament d'être Trump avant Trump et il n'a pas osé, il a été roulé dans la farine par Mitterrand et par l'idéologie dominante et il s'est fait le paladin de cette idéologie dominante alors que le peuple attendait autre chose. Le peuple attendait plutôt le discours que je tiens parce que quand j'ai oublié de répondre à ça, quand Charles Consigny parle de l'île d'extrême droite, quand Charles Consigny parle de l'île d'extrême droite, qu'est-ce que c'est l'extrême droite ? L'extrême droite c'est celle qui veut renverser la République. C'est tout.

La République, moi je ne veux pas la renverser, je veux au contraire l'appliquer strictement parce que la République c'est l'assimilation, la République c'est la souveraineté, la République c'est le patriotisme, c'est la démocratie avec le pouvoir du peuple contre le gouvernement des juges. C'est tout ça la République. Quand on est patriote, on ne souffle pas sur les braises des doutes. Quand on est patriote, quand on est patriote, quand on est patriote, quand on est patriote, non monsieur, non monsieur continue, le général de Gaulle n'a pas essayé d'inclure tous les Français. Il a franchi, il a... Non, quand on est patriote, on défend son pays contre ceux qui l'envahissent et le colonne.

On défend tous les Français et on les a aussi et on ne se soumet pas aux plus formes. Merci d'être venu discuter,

54:53
Invité

débattre avec les GG, Éric Zemmour, la France

54:57
Éric Zemmour

n'a pas dit. Marion Maréchal est une fille très bien, très sympathique. C'est clair, vous allez l'annoncer Premier ministre ou pas ? Vous allez devoir à moins de l'année pour être prédévisé. En tout cas, c'est une fille. Marion Maréchal est une fille formidable.

55:09
Présentateur

Merci, Mourad, c'est terminé. La France n'a pas dit son dernier mot aux éditions Ruben Pré. Merci face au GG, c'était aujourd'hui Éric Zemmour. Ça fait 60 minutes quand même. Merci à tous. Merci à vous.