Sophie Primas : "Le référendum, ce n’est pas une baguette magique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il n'était pas trop tôt pour faire la démonstration que le macronisme n'avait pas tenu ses promesses ?
- 1:00OuverteÉludée
Est-ce que dans le bilan, il n'y a pas aussi une part d'autocritique ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Le référendum n'est-il pas une démonstration d'un président qui accepte de se remettre au niveau de ses électeurs ?
- 3:30OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que ça pourrait être, un référendum sur les questions du travail ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Quand est-ce que va avoir lieu le chantier avec les forces syndicales et patronales sur le financement du modèle social ?
- 5:30OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous y êtes favorable à une TVA sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Sophie_PrimasFait
« Le référendum est un outil très puissant qui a été utilisé parfois dans la 5e République, y compris par le général de Gaulle avec un esprit d'ailleurs assez différent. »
- 4:30Sophie_PrimasFait
« Le gouvernement va proposer un plan d'action de réduction des déficits et de baisse de la dépense publique à ça exclut le référendum. »
- 6:30Sophie_PrimasFait
« Je ne suis jamais pour les sanctions. Je suis pour la lutte, je suis pour les discussions locales. »
- 7:30Sophie_PrimasPromesse
« Agnè Panier Runaché va se saisir de ce dossier rapidement. »
- 12:30Sophie_PrimasChiffre
« 15000 places de prison avaient été annoncées par Emmanuel Macron. Nous n'en sommes qu'à 5000. »
- 16:30Sophie_PrimasFait
« Bruno Rotaillot fait un travail considérable dans le gouvernement. »
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Sud Radio, l'invité [Musique] politique il est 8h33 sur Sud Radio. Bonjour Sophie Prima. Bonjour.
Vous êtes la porte-parole du gouvernement et Dieu sait qu'on a besoin de vous ce matin pour nous éclairer sur l'exercice du président de la République qui a duré près de 3h sur TF1. Tout y est passé, l'international, le travail, les retraites, l'argent, la dette. Bref, énormément donc de sujets de questions à vous poser parce que s'il y a eu beaucoup de paroles, il y a eu très peu de concrets.
Donc on va essayer de voir ça avec vous au fur et à mesure. Mais ma première question est plutôt simple. Est-ce qu'il n'était pas trop tôt ?
Trop tôt trop tôt tout simplement pour faire la démonstration que le macronisme n'avait pas tenu ses promesses ? Non, je pense qu'on était dans un exercice où le président de la République avait d'une part envie de se s'adresser directement au Français, de faire effectivement un bilan des des 8 ans de sa de sa présidence. euh dont une première partie a été vraiment avec une majorité qui lui était totalement acquise et un premier mandat sur lequel il a pu dérouler sa politique.
Et puis de aussi de parler des grands enjeux qui nous attendent en France, des enjeux géopolitiques sur lequels évidemment c'est sa prérogative totale et puis des enjeux en terme de politique intérieure sur lequel aujourd'hui il travaille avec un un premier ministre qui qui gouverne. Est-ce que quand vous dites il a essayé voilà de de faire le bilan, est-ce que dans le bilan, il n'y a pas aussi une part d'autocritique, ne pas dire ce que beaucoup de gens on senti, ce qu'on nous a dit les les auditeurs aussi ce matin au 0826 300 nous dire bon en réalité, il a tout fait bien à part on a eu quelques crises et j'ai peut-être pas bien fait certaines choses sur l'économie, sur la dette. Finalement pas d'excuses, pas de m à cou pas, pas de changement.
Je je pense que le rôle du président de la République c'est d'avoir une vision assez générale et globale de la situation. l'exercice tel qu'il était non, je pense qu'il a dit à par moment et je me suis peut-être trompée effectivement sur un certain nombre de décisions. Moi vous vous n'ignorez pas la famille palétique à laquelle j'appartiens et notamment dans le premier mandat du président de la République, j'ai eu des différences et des désaccords importants avec lui.
Donc je je pourrais nommer un certain nombre de Donc l'exercice est difficile pour le moment. Donc c'est à lui de porter son bilan. C'est c'est à lui de porter son bilan. il l'a fait avec réalisme.
Je trouve que le format de l'émission ne prêtait pas à une vision euh un peu structurée, un peu un peu générale. Je pense qu'on on aurait préféré peut-être quelque chose d'un petit peu plus structuré. Ça aurait été peut-être un peu plus un peu plus clair en en permettant de d'avoir un peu plus de hauteur que de rentrer dans les détails.
Mais c'est la volonté du président de la République de s'exprimer sur ce format. Donc euh et de s'exprimer parfois un peu un peu longuement, un peu en longueur parce que même Gill Boulot a été régulièrement débordé par le président de la République, avait envie de de défendre certaines choses. Une désillusion quand même, il suffit de jeter un un œil à la presse he la Marseillaise, monsieur, non.
La Provence, ni horizon ni solution, le Parisien, le Parisien un sentiment d'impuissance et je vous passe les ditau de du Figaro qui parle d'un pouvoir désarmé. Est-ce que c'était le bon moment pour être porte-parole du gouvernement ce petit prima, vraiment ? Je sais pas si c'était le bon moment pour être porte-parole, mais en tout cas moi je suis j'ai choisi comme un certain nombre de mes collègues ministres venant des républicain de participer à ce gouvernement pour ne pas avoir un autre gouvernement que nous n'appuyons pas de nos vœux avec une majorité de gauche.
C'est la raison de notre présence dans le gouvernement. Donc c'est une période politique difficile. C'est une période où il faut prendre les décisions qui sont structurantes pour le pays.
Donc nous essayons de le faire. Nous le faisons sur un certain nombre de sujets. Je pense à la sécurité.
Quand le président hier a été euh abastrophé par monsieur Ménard, il a proposé des solutions qui sont en cours. On reviendra pour essayer de les comprendre justement. Mais et vous parliez de de solution, de décision à prendre.
Est-ce que actter définitivement un référendum des référendum n'était pas une démonstration d'un d'un président qui acceptait finalement de se remettre un peu au niveau de ses électeurs, au niveau de ses concitoyens Mais le référendum c'est pas une baguette magique. C'està-dire que du jour ou ça fait depuis depuis 2024 qu'il promet qu'il en fera un et pour l'instant et il a dit on en refera un sur certains thèmes. Je je ne vais pas répondre à sa place sur la question du référendum qui est sa prérogative et effectivement il avait un petit peu ambiancé cette histoire de référendum avant son son intervention.
Je pense que le référendum est un outil très puissant qui a été utilisé parfois dans la 5e République, y compris par le général de Gaulle avec un esprit d'ailleurs assez différent qui n'est pas de régler des des questions un peu courantes sur la vie de la nation mais qui étaiit des questions institutionnelles où il mettait un peu sa tête sur le sur le bill. Euh ça donnait de la beaucoup de puissance au référendum. Là, je pense que les pistes ont été euh ont été euh clairement euh euh indiquées par le président de la République.
Le référendum viendra, si nous n'arrivons pas à désenliser la question de la fin de vie, par exemple à l'Assemblée et au Sénat. Parle par exemple d'un référendum et et on va y venir sur la France du travail. On parle d'un référendum sur les questions du travail.
Qu'est-ce que ça pourrait être ? Oui, mais il faut être précis quand on parle d'un référendum parce que un référendum, c'est une question auquelle on dit oui ou non. Le le gouvernement va proposer un plan d'action de réduction des déficits et de baisse de la dépense publique à ça exclut le référendum.
Il n'a pas été très emballé par l'idée de François Baoumanuel. Mais encore une fois la question du référendum c'est la question de la c'est la question de la question pardon de pardon. Il faut enterrer cette première idée qu'a proposé François Baou il y a de semaines notamment dans le JDD d'un référendum sur les finances publiques.
Non, moi je pense qu'il faut pas l'enterrer. D'ailleurs, le président de la République l'a pas enterré à condition qui a une question précise. Si effectivement à la mi-juillet, nous avons la question du financement de notre modèle social par exemple qui est une vraie question et pour le coup la famille politique à laquelle j'appartiens depuis 2017 travaille sur cette question de de de financement du modèle public pour que du modèle pardon social pour que pour que ça pèse moins sur les salariés, moins sur le travail et que nous arrivions à plus créer de richesse pour la mieux la partager.
La question pourra être posée. Pourquoi pas ? Alors, allons-y.
Franchement, le financement du modèle social français repose trop sur le travail, nous dit Emmanuel Macron. Je demande donc au gouvernement d'ouvrir ce chantier avec l'ensemble des forces syndicales et patronales. Vous êtes la porte-parole du gouvernement.
Quand est-ce que va avoir lieu ce chantier avec l'ensemble des forces syndicales et patronales ? Mais en fait, nous avons commencé à travailler sur cette question sur la question des retraites qui fait partie de notre modèle social et aujourd'hui avec le conclave et il y a effectivement aujourd'hui un travail qui est réalisé. D'ailleurs, on a regretté, le président de la République a un peu dit à Sophie Binet qui regrettait qu'elle ne soit plus dans la dans la discussion.
Donc aujourd'hui, ce conclave sur les retraite qui fait partie de notre modèle social est en train de se terminer. Là, il parlait visiblement de d'autres choses, d'un nouveau d'un d'un nouveau euh on va dire d'une nouvelle concertation avec les partenaires sociaux, avec les politiques. Je n'ai pas d'annonce à vous faire sur un nouveau conclave sur les partenaires, mais je trouve que cette idée proposée par le président de la République est tout à fait intéressante et moi en tout cas à titre personnel et au nom de mon parti, je suis très favorable.
Il y a cette idée en réalité quand on dit contacte trop le travail qu'il faudrait peut-être remettre sur la table l'idée d'une TVA sociale, est-ce que vous y êtes favorable ? parce que comme l'a évoqué Emmanuel Macron en disant que c'était une possibilité, dans les prochaines semaines, on va voir le gouvernement avoir un projet de loi sur ce sujet. La discussion est sur la table, elle doit être partagée avec les partenaires sociaux, ça c'est évident et on peut pas faire 100.
Elle doit être vraiment partagée avec les Français. La question c'est dans les années 70 quand vous gagnez 70 € 100 € vous gardiez 70 €. Aujourd'hui, vous en gardez 50.
Donc vous voyez bien que est-ce que la TVA sociale est une bonne idée et est-ce que le gouvernement va faire une un projet de loi de ce sens-là dans les prochaines semaines Je peux pas vous répondre aujourd'hui comme ça parce que la discussion n'a pas eu lieu encore avec le premier ministre et le gouvernement et pour le coup c'est du ressort du gouvernement mais je trouve que la question est intéressante et elle doit être posée. On parle du travail, il a également dans un échange avec Sophie Binet évoqué l'égalité salariale cette dernière proposée le fait peut-être de mettre femmes et hommes au même niveau de salaire pour que les charges soient rééquilibrées et que selon elle on puisse ainsi abroger la réforme des traites. Est-ce que selon vous, est-ce que le gouvernement pourrait avoir cette idée de sanctionner réellement les entreprises qui ne fonctionnent pas à cette à cette égalité salariale parfaite ?
Écoutez, je pense que c'est un sujet à l'égalité salariale. Alors, je suis bien placé entre les femmes et les hommes. J'étais pas inéléganquer comme ça, mais est un est un sujet vraiment de justice sociale et évidemment de lutte contre toutes les discriminations, y compris celle-ci.
C'est un sujet dont on s'est emparé depuis des années qui progresse. Il progresse lentement, j'en suis d'accord. plusie prim écoutez moi je suis pour la concertation dans chacune des entreprises pour vous vous l'avez dit vous êtes dans une famille politique qui qui porte quand même cette idée fort de travail jamais je ne suis jamais pour les sanctions je ne suis jamais pour les sanctions.
Je suis pour la lutte je suis pour les discussions locales je suis pour les discussions entre les partenaires sociaux et le et le patronat dans chaque branche ou dans chaque entreprise. On parle de cette France du travail, c'était quand même la volonté aussi du président de la République hier soir. Il y a un sujet, on en a beaucoup parlé ici sur cette radio, la Prime Renove.
L'État a des retards absolument scandaleux sur les versements de la Prime Rénov. Hier, nous étions avec Thierry Flac qui nous expliquait 800000 € d'un payé, il a dû licencier 14 salariés, perdu 25 % de son chiffre d'affaires. Que va faire l'État pour répondre à cette catastrophe industrielle ?
Alors, écoutez, on a un chantier évidemment sur la simplification. On y reviendra mais non mais concrètement ce sur la prime rén. Nous nous demandons à nous parce que personne ne l'a appelé au gouvernement et LANA, l'agence de de nationale pour pour l'habitat ne leur a même pas ouvert la porte.
La grille était fermée. Est-ce que vous allez les appeler ? Est-ce que vous allez demander ou est-ce que Agnè Panier Runaché va se saisir de ce dossier rapidement ?
Bien sûr, évidemment et nous savons parfaitement que il y a des retards qui sont qui sont considérables de la part de l'ANA sur sur les dossiers. Donc Agnè Panier Runafier va prendre ce ce dossier à BRALC. Il faut que oui, il faut il on on je sais qu'elle travaille déjà dessus et elle va évidemment parce que ça se sait pas.
Donc je préfère vous demander. Oui oui oui. Non mais Anag est très très attentive à ça parce que évidemment si on demande aux Français de faire des efforts, si on demande aux entreprises de se certifier, si on demande qu'elles fassent des avances pour pour les Français pour pour permettre de faire des des actes de réhabilitation et de rénovation, il faut que derrière l'État puisse suivre.
C'est une question d'efficience et c'est la question de la réforme de l'État. une réponse donc euh peut-être à c ce problème d'ici la fin de la semaine au moins de la part de Dan pas je veux pas voilà, j'en ai pas discuté avec elle donc je veux pas je veux pas m'avancer directement pour elle mais je sais qu'elle le prend à bras le corps et que c'est très important pour elle parce que c'est un signe d'efficacité de l'État. C'est entendu Macron euh Emmanuel Macron pardon et la et la volonté de d'avancer sur ce sujet clé qui est la simplification administrative notamment. il a dit, on va pouvoir à mon sens trouver une majorité sur ce sujet pour simplifier en masse.
Est-ce que nous allons avoir un projet de loi du gouvernement dans les prochaines semaines ? Pareil pour avancer sur ce sujet clé. En fait, il y a un projet de loi aujourd'hui qui est en discussion à l'Assemblée nationale et qui est quelque peu embourbé d'ailleurs.
Et donc, j'appelle moi tous les groupes parlementaires qui aujourd'hui font beaucoup d'amendements pour retarder le texte, à écouter les Français, à écouter les chefs d'entreprise, à écouter tous ceux qui se sont plains un peu hier en disant "C'est trop lourd avec vous avez vu les codes les codes du travail et cetera, le code de l'environnement." On nous l'annonce en permanence. Mais c'est en cours.
C'est en cours et aujourd'hui c'est embourbé à l'Assemblée nationale avec des milliers d'amendements pour ne pas faire aboutir ce texte. Donc nous gouvernement nous appelons alors cette loi de simplification qui est le début mais il y a aussi tout le travail invisible que vous ne voyez pas mais qui est réel et qui est fait aujourd'hui par l'ensemble des ministères avec la société civile pour permettre de la simplification aussi par décret. Donc nous sommes dans ce chantier la le versement d'une aide sociale enfin le versement social unique.
Emmanuel Macron l'avait promis en 2017, on est 7 ans après. Cette fois, il a dit que ça y est, on allait avancer là pareil. Concrètement, quand est-ce qu'on peut voir enfin ce dossier réglé ?
Alors, dossier réglé, c'est un dossier extrêmement complexe, mais je sais que Catherine Vrain s'y att-elle. C'est une volonté du président de la République, elle a été confirmée par le Premier ministre et c'est une volonté aussi que que nous portons depuis très très longtemps. Prestation sociale unique, ça évitera les 15 guichets, ça évite aussi qu'il y a des personnes qui dr inversement uniqu euh inversement unique.
Et des questions alors c'est presque unique parce qu'il y a des il y a il y a des prestations, je crois, qui ne peuvent pas rentrer dedans comme la location handicapée par exemple, mais plus important de façon plus concentrée. Effectivement, il y a également eu cette question hier sur le non renouvellement de du départ de certains fonctionnaires. Emmanuel Macron a dit qu' il fallait regarder ça.
Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ? Est-ce queavant la fin du quinquena, en effet, on va arrêter de remplacer certains fonctionnaires, un fonctionnaire sur deux. C'était notamment une des propositions du du gouvernement Michel Barnier.
Oui. Moi, je je propose surtout que on regarde l'efficacité de l'État. C'est ce qui est en cours aujourd'hui.
Tous les acteurs de la fonction publique sont en train de travailler sur la réforme de l'État. Euh ne pas remplacer un un départ à la retraite sur deux, ça veut pas dire grand-chose parce que quand c'est une infirmière d'État ou quand c'est un policier, ça ne veut donc rien dire. Là aussi nous plutôt les administration pure dans l'administration pure et dure, nous sommes en train de travailler sur une réforme de l'État et du fonctionnement de l'État.
C'est pas si facile que ça hein. Il y a il y a pas de baguette magique non plus, mais il y a de la volonté et le gouvernement est très attentif à cela. sur la sécurité également grand thème, vous l'avez dit avec Robert Ménard, de nombreux échanges et de nombreuses annonces, notamment le rapprochement de la police municipale et de la police nationale qui avait été dans un premier temps opéré par Jean Castex.
Mais Emmanuel Macron veut aller plus loin. Il a dit "Je souhaite que le gouvernement puisse prendre une loi qui donnera la possibilité à tous les maires qu'il souhaitent que leur penis municipal puisse travailler sous l'autorité du procureur. Là aussi, on va devoir le modifier par la loi.
Quand est-ce que vous voulez quand est-ce que vous allez vous y atteler ? Moi, je suis très je suis très heureuse que le président de la République ait fait cette annonce puisqueen fait François Noël Buffet qui est ministre auprès de de de Bruno Retaillot est en train de travailler dans ce qu'on appelle un beauvaau des polices municipales. Il présentera un texte au mois de juin qui sera qui sera étudié à l'Assemblée nationale au mois de juin sur ce sujet.
Il y a eu un très gros travail sur les compétences de la police municipale et je pense que monsieur Ménard sera satisfait par le texte qui sera porté par François Noël Buffet. Voilà, là c'est du concret. On a un mois, on avance ainsi.
Vous parliez de Bruno Rotaillot, il a promis dimanche dernier su aux événements euh hallucinants de de ce weekend à Évian à Évian Lesbain avec euh ce policier qui dont le pronostic vital n'est plus engagé mais qui reste dans un état très grave, renversé dans un cas de rodéo urbain, euh un agresseur qui revient pour lui cracher au visage. Il avait dit il faut absolument poursuivre tous les auteurs. Il faut faire une loi pour obliger que que ces auteurs, que la police, la gendarmerie puissent les poursuivre de façon automatique.
Là aussi, est-ce que vous pouvez nous dire quand est-ce que ça arrivera sur la table ? Il y a pas besoin de loi, elle existe aujourd'hui. En fait, les instructions qui avaient été données étaient de donner de de poursuivre de façon systématique et et de prendre en fait les véhicules et de les vendre immédiatement.
Il faut, c'était valable uniquement en Île-de-Fance et quand on le fait, ça fonctionne et il faut le généraliser à l'ensemble de la France. Il y a une circulaire, elle est partie. C'est c'est c'est effectif. elle est partie ou elle est en train de partir mais en tout cas il y a pas besoin de loi.
Il y a pas besoin de loi. On avait déjà légiféré il y a quelques il y a quelques mois et quelques années sur sur ce sujet. Mais pour le généraliser, on le saura au moins dans les prochaines heures.
Dans les prochaines heures. Euh le on a également eu dans ce sujet important de la sécurité la question des prisons. 15000 places de prison avaient été annoncées par Emmanuel Macron.
Nous n'en sommes qu'à 5000. De nouvelles règles seront mises en place pour en accélérer la la construction de de 5000 supplémentaires. Et au milieu de cela, une proposition étonnante qui a été validée par le chef de l'État Emmanuel Macron. l'idée de louer des places de prison à l'étranger concrètement, comment ça pourrait marcher ?
Est-ce qu'on va s'y précipiter le plus non mais le plus rapidement possible ? Parce que le la question des des questions de l'insalubrité de certaines, du manque de place est un un sujet absolument fondamental aussi bien pour les forces de l'ordre que pour la justice en soi. Le manque de place, c'est surtout dans les maisons d'arrêt, c'est-à-dire tout ce qui est préventif et puis les peines courtes un certain nombre où là on a 200 % de on a 200 % d'occupation dans des conditions qui sont pas des conditions dignes de notre pays.
Donc la question de la construction des prisons, elle elle est importante. La construction aussi de la sélection et c'est ce que présente le garde des saut Gérald de Darmanain. Vous avez aussi la question de comment on peut mieux répartir les prisonniers en fonction de la leur dangerosité et puis sa proposition qui est très importante de créer des prisons plus rapidement avec des modulaires.
C'est beaucoup plus facile à faire. Ça demande beaucoup moins de droits de l'urbanisme. C'est beaucoup plus facile à accepter pour les élus locaux et ça peut être un élément de désengorgement en fait des prisons.
Je pense qu'il faut majoritairement aller sur ces questions et sur ces propositions qui ont été faites par Gérald Armanin. Il y a une proposition qui est passée par monsieur Ménard qui a été commentée par le président de la République. On verra dans quel dans quelle mesure elle est possible avec le garde des saut.
Pour l'instant, c'est pas la priorité. La priorité c'est de euh faire une sélection en fait à l'intérieur des prisonniers pour les mettre notamment en raison de leur dangerosité dans des établissements particuliers pour les narcotrafiquants. De désengorger les maisons d'arrêt, de regarder les courtes peines, de regarder les fins de peine et de faire des prisons modulaires qui sont des prisons qui sont beaucoup plus rapides à réaliser.
Il y a eu le grand oral du président de la République hier soir. Il y en a un autre grand oral avec beaucoup plus d'enjeux cette fois-ci, c'est celui de François Baï qui est auditionné tout à l'heure à 17h par l'Assemblée nationale. François Bairrou donc dans pour cette commission d'enquête avec le scandale en fond évidemment des agressions sexuelles qui a eu lieu dans l'établissement Notredame de de Betaram dont il est accusé d'avoir été au courant et qu'il démence ses proches.
Eux ils voient un procès politique, c'est votre cas. Écoutez, je je veux pas trop m'avancer sur ce sur cette sur cette audition qui est évidemment une audition extrêmement importante et et que le Premier ministre a accepté dans un esprit de transparence, dans un esprit de responsabilité. Une fois de plus, je voudrais penser aux victimes parce que ce qu'on a découvert à Betaram, c'est quand même hallucinant et c'est quand même terrible.
Donc je pense surtout à elle. Je crois que le Premier ministre va à cette audition avec la volonté de faire la totale transparence. Vous croyez seulement donc vous n'êtes pas totalement convaincu.
Non non non. J'en suis sûr, pardon, je j'emploie le mauvais mot. Vous avez raison de me reprendre.
Je suis absolument sûr qu'il y va avec la volonté de faire la totale transparence. Le centre de l'affaire Betaram, pardonnez-moi, mais ce n'est pas le Premier ministre et le centre de l'affaire Betétaram, ce sont d'abord les victimes et je rappelle que la commission d'enquête est une commission d'enquête sur les violences en milieu scolaire. Donc, Betaram n'est même pas le centre de total de de cette commission d'enquête.
Donc je pense que le moment est important parce que le le Premier ministre va répondre à une commission d'enquête. Donc c'est toujours un moment très important. Il y fera la preuve je pense de la façon dont il n'était pas au courant.
Moi je peux pas croire je peux pas croire que quand on a des enfants, on met des enfants dans un établissement où on sait qu'il y a des violences extrêmes et et voir des violes. Donc je c'est quelque chose que je ne peux pas croire. Donc je pense que le premier ministre fera la démonstration de de son innocence.
Pourtant, il y a il y a eu différentes contradictions. On va pas les reprendre à de nombreuses reprises ici à l'Assemblée devant les familles des victimes. Euh si jamais il s'avère que euh François Baou ne passe pas ce cap important de de faire toute la vérité, rien que la vérité, devant cette commission d'enquête, euh quelles conséquences on devra en tirer ?
Il devra démissionner. Moi, moi je pense qu'il fera la démonstration de de sa de de son honnêteté. Mais si jamais ce n'est pas le cas, parce que une fois plus il y a déjà eu des contradictions, il devra démissionner selon vous.
Je ne vais pas sur ce sujet-là. Je pense qu'il fera la démonstration de son honnêteté. François Baïrou qui est engem en ligne de mire, pas que dans cette affaire de commission d'enquête, mais d'une censure.
On parle d'une prochaine censure parce que député qui était encore à votre place hier disait "Mais si le le gouvernement n'avance pas très concrètement alors que ce soit sur l'affaire Betéaram si nous ne sommes pas convaincus par François Baou, si à un moment un autre sur le pouvoir d'achat le gouvernement ne prend rien de concret, nous censurons, nous déclencherons la censure." Mais vous savez, nous vivons euh depuis le mois de septembre sous la menace permanente de la censure. Depuis la nouvelle formation de ce de cette assemblée nationale qui n'a pas de majorité absolue.
Nous vivons sur cette menace de la censure. Donc chacun euh euh utilise la menace de la censure en permanence. LFI le Parti socialiste parfois le Rassemblement national également.
Arriver beaucoup plus que de raison. Non, nous faisons notre chemin. Nous proposons à partir du demi-juillet, nous allons faire des propositions sur le désendettement de la France et la réduction des déficits, sur la réforme de l'État, sur un budget 2026 qui sera raisonnable.
Nous prendrons les Français à témoin. C'est ce qu'a voulu faire le Premier ministre. Chacun se positionnera.
La France a besoin de stabilité. C'est une période qui est difficile d'un point de vue géopolitique, d'un point de vue intérieur. Donc je pense que la stabilité point de vue intérieur notamment sur le pouvoir d'achat, énormément d'élus demande des mesures concrètes.
Qu'est-ce que vous leur mettez sur la table pour justement qu'il ne sortent pas le carton rouge à l'Assemblée nationale ? Vous savez la question du pouvoir d'achat, elle va revenir sur un sujet qu'on a qu'on a vu tout à l'heure. Je vous je vous disais que dans les années 70, quand on gagnait 100, on gardait 70 qu'aujourd'hui on en garde 54.
C'est ça le pouvoir d'achat, c'est combien on gagne quand on quand on travaille. Quel est l'argent disponible ? Aujourd'hui, on fait beaucoup on fait beaucoup de bruit autour de l'alimentation.
Par exemple, en disant "Oh, il y a de l'inflation sur l'alimentation, mais l'alimentation, c'est aujourd'hui 10 % de nos dépenses." C'est pas ça le sujet. C'est combien en terme de recettes on gagne dans son porte-monnaie et puis après quels sont les secteurs les plus importants.
Il faut libérer le logement. Voilà un sujet qui est très très important. Qu'est-ce que'estce propose ?
Qu'est-ce que vous proposez ? Qu'est-ce que le gouvernement va proposer ? La la la ministre du logement, Valérie Lettard, travaille a obtenu déjà dans le budget 2026 qu'on puisse libérer des fonds propres pour les bailleurs sociaux pour qu'on puisse continuer à construire.
On pousse des des mécanismes qui sont des mécanismes qui permettent l'accession à la propriété. Il faut aller beaucoup plus loin, il faut débloquer le logement à la construction. D'abord, ça sera bon pour la croissance, mais aussi ça règlera un problème qui est un problème majeur qui est aujourd'hui le coût du logement.
Voilà un une question de pouvoir d'achat qui est vraiment le cœur euh de ce que ce sur quoi nous travaillons. Quelques questions euh encore. Sophie Prima, porte-parole du gouvernement.
Ce weekend c'est l'élection des des LR. Bruno Rotaillot affronte Laurent Voquier. Votre cœur porte davantage de ce que j'ai cru comprendre à Bruno Rotaillot.
Est-ce que ça ne posera pas problème s'il est élu à la tête des républicains de cumuler la tête du parti et en plus le ministère de l'intérieur et sans doute encore après euh la préparation de 2027, il va s'y retrouver ou il va devenir un peu schizophrène ? Bon, il y a des bons exemples dans dans l'histoire de de dans l'histoire des des gouvernements et des partis et de la vie politique française. Moi, je pense que Bruno Rotaillot fait un travail considérable dans le gouvernement, qu'il il donne une empreinte qui est une empreinte très forte à l'intérieur du gouvernement par son action et par la vision qu'il donne de la société.
Euh je pense que il arrivera parfaitement s'il gagne l'élection dimanche à être à la tête de ce parti avec une équipe qui constituera autour de lui parce que vous êtes patron d'un parti, vous n'êtes pas tout seul. Il y a une équipe autour de vous et euh et et à à être un ministre de l'intérieur très volontariste et très déterminé. Je ne suis pas macroniste, c'est ce que dit Bruno Rosaillot.
Certes, j'ai rejoint le gouvernement d'Emmanuel Macron, mais je ne suis pas Macroniste. C'est votre cas. Plus moi non plus.
Vous restez quoi ? Je reste les républicains, je reste quelqu'un qui est plutôt libéral. C'est pour ça que je suis très contente quand on parle du modèle du financement du modèle social, quand on parle de du versement de la prestation sociale unique.
Ce sont des propositions que nous avions faites en 2017 autour de François Fillon. On envoie aujourd'hui l'intérêt, on envoie l'acuité aujourd'hui. Donc je reste dans ma famille politique et je reste fidèle à un certain nombre euh de de règles et et de et de projets que nous avons porté depuis longtemps avec Bruno Raillot.
Sophie Prima, porte-parole du gouvernement. Merci d'avoir été au micro de Sud Radio pour essayer, je dis bien essayer parce que c'était pas un exercice facile, on l'a bien compris, d'y voir plus clair sur ce qu'on doit attendre de ce grand oral d'Emmanuel Macron qui s'est passé, qui s'est déroulé hier soir sur TF1. De notre côté, on se retrouve demain, même studio, même heure et dans un instant, vous retrouvez Patrick Roger.
La vérité en face jusqu'à 10h. Il est en direct de Paris, la Défense Arena pour l'inclusive Day. Comment améliorer l'emploi des personnes en situation de handicap ?
Ça sera le thème justement de de cette délocalisation. Excellente journée sur Sud Radio.
Sophie Primas