Inéligibilité de Marine Le Pen: joue-t-elle la rediabolisation
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bienvenue sur ce plateau du club politique tous les lundis soirs à 22h sur le Figaro TV, canal 34 de la TNT sur le site du Figaro. Alors, de quoi va-ton-on parler ce soir ? Et bien, on va débriefer ce weekend très politique avec une multitude de rassemblements.
Marine Le Pen aux invalides, Gabriel Atal à Saint-Denis et puis la gauche qui était réunie place de la République. Il y avait un petit goût de présidentiel ce weekend, mais est-ce que les Français ont vraiment la tête à cela ? On en débattra avec nos invités et puis on parlera aussi d'écologie et des aides des feux, les fameuses zones à faible émission qui sont au cœur des débats parlementaires cette semaine et on terminera comme d'habitude avec les coups de cœur et les coups de griffe de la semaine.
À tout de suite sur le plateau du club [Musique] politique. Alors, j'accueille ce soir Célestine Gentilhomme qui est journaliste au service politique du Figaro. Nous avons trois journalistes du service politique.
Richard Flurin qui suit l'actualité de la gauche donc au services politique et puis Louis Aosalter qui a la la chance de couvrir l'activité du président de la République Emmanuel Macron et qui nous accompagne aussi ce soir. Et puis notre invité spécial, il s'agit Dominique Rier que vous connaissez tous au Figaro, professeur àpo et directeur de la Fondapol. Vous avez sorti euh et bien il y a quelques semaines une note sur les les non dit économiques et sociaux du débat sur la fin de vie qui est disponible sur le site de la Fondapole.
Merci d'être présent ce soir sur le plateau du Figaro TV. On va commencer évidemment parler de ce rassemblement des soutiens de Marine Le Pen dimanche près des invalides avec une question centrale. Comment entretenir la flamme chez les sympathisants du RN alors que Marine Le Pen vient d'être condamné, on le sait tous, euh d'une peine de 5 ans d'inéibilité.
C'est un vrai défi pour la patronne du RN qui a dit hier "Je ne lâcherai rien, je me battrai jusqu'au bout." Alors que le trou de souris qui lui permettrait de se présenter à la présidentielle ressemble de plus en plus à un trou d'aiguille. Louis auxalter, est-ce qu'il y a la raison de s'accrocher comme ça coûte que coûte à sa candidature ?
Bah c'est c'est compliqué, ça devient compliqué notamment parce que la mobilisation d'hier place Vauban à Paris n'a pas fait le plein loin de là. On n pas vu des images d'une salle d'une place pardon remplie. Euh c'était difficile pour le Ren de remplir cette place. sociologiquement, c'est un électorat qui est très peu parisien, qui est très peu dans les dans les grandes métropoles, qui est assez populaire.
C'est plus compliqué euh de remplir en quelques jours une place parisienne avec toute la juristique que ça suppose quand on est le Rassemblement national que quand on est la droite traditionnelle. On se souvient du meeting de François Fillon au Trecadéro quand on est la gauche qui a manifesté place de la République et qui qui est habitué à ce type de manifestation et à ce lieu. C'était un défi compliqué.
Il a pas été relevé. Ça ça a été un échec en terme de mobilisation et puis plus intéressant, il y a ce que disent les sondages, il y a ce que dit l'opinion. On voit pas une unanimisme des des sympathisants de Marine Le Pen, des sympathisants du Rassemblement national pour contester la décision de justice.
Ça semble plus compliqué, plus mitigé que ça, vu ce qui ce qui ressort des sondages et puis vu ce qu'a donné cette cette mobilisation hier. Donc le discours de Marine Le Pen, effectivement, il était très offensif euh hier sur la place euh quand elle disait "Je je ne lâcherai rien" et qu'elle allait contester sa décision de justice en parlant de décision politique. Pour autant, elle risque de se retrouver dans un corner parce que tout le monde l'a bien compris et au sein du Rassemblement national, les éléments de langage sont passés de ne pas parler d'un plan B évidemment comme Bardella.
C'estàd qu'elle elle se refuse à envisager pour l'instant un autre scénario que celui de son du maintien de sa candidature. Elle qui s'est toujours définie comme la candidate naturelle du Rassemblement national. Ce qui en fait balayait complètement le débat sur un éventuel choix du candidat dans dans ce parti.
Ce qui s'était jamais posé depuis que des Le Pen ont fondé pour diriger ce ce parti. Ce scénario, elle ne veut pas l'envisager au risque de se retrouver dans une impasse si son inéliggibilité est confirmée. Ouais, on va y revenir.
En attendant, vous avez en effet parler de de ces mots de décision politiques qui ont été employés par Marine Le Pen hier. On écoute un extrait de son discours. Il faut arrêter de nous reprocher de critiquer une décision de justice.
Ce n'est pas une décision de justice, c'est une décision politique. C'est pourquoi j'affirme que cette décision politique a non seulement bafoué l'état de droit, mais aussi l'état de démocratie. Alors que ce soit clair, nous ne mettons pas toute la justice dans le même sac.
Nous n'oublions pas qu'il y a des juges exemplaires qui font leur travail avec impartialité, respect des justiciables les soucis du droit. Dominique Rignier, pour François Bairou, il n'est cite ni sain ni souhaitable d'organiser un rassemblement pour critiquer une décision de de justice. Est-ce que on assiste à une forme de dérive illibérale chez Marine Le Pen quand on entend son discours d'hier selon vous ?
Non, moi enfin moi je trouve ça excessif hein, comme comme réaction, même celle du Premier ministre. Hm. Et je je j'ai pas j'ai cherché euh dans ma petite tête, j'ai pas trouvé les raisons pour lesquelles on ne critiquerait pas une décision de la justice.
Je ne vois pas. Euh il y a pas d'infaillibilité du juge. Il est pas au-dessus des lois ou du jugement public. sont des femmes et des hommes qui appliquent dans des conditions souvent difficiles euh un un arsenal législatif qui lui-même est parfois mal pensé euh qui n'a pas anticipé ses conséquences.
C'est le cas pour l'exécution provisoire. C'est vraiment une mauvaise loi dont on voit aujourd'hui les effets puissants et problématiques. Euh et donc je trouve ça moi tout à fait naturel de de critiquer une décision de justice.
Le problème ce serait de s'y opposer euh de s'interposer. Euh c'est c'est toute même ben on était plus proche, c'est pas pour aller de l'autre côté, c'est un exemple qu'on a tous en tête. On était plus proche du problème illibéral quand Jean-Luc Mélenchon s'interposait. euh pour empêcher la perquisition menée par des magistrats, la République, c'est moi dans les locaux de son parti.
Ça c'était quand même extrêmement grave parce qu'il faut laisser la justice travailler. Faut pas menacer les magistrats, il faut laisser la justice travailler mais on peut discuter ensuite, on peut délibérer. Moi je suis pas un spécialiste de droit pénal et je je je me donne le droit de dire que à certains aspects dans les dans les motivations du jugement, il y a des choses qui me paraissent illisibles, incompréhensibles ou irrecevables même.
Heureusement qu'on le peut. Ouais. Céine Gentilhomme, évidemment, les adversaires de Marine Le Pen ont voulu faire le lien avec euh ce qui s'est passé aux États-Unis au moment du Capitol, hein.
Euh on se souvient de ces images qui avaient marqué euh l'opinion après le euh la défaite euh de Donald Trump. Euh est-ce que il y a justement un risque euh de trumpisation de Marine Le Pen qui qui peut être alimenté euh par Donald Trump lui-même puisqu'il a apporté son soutien à Marine Le Pen avec Elon Musk d'ailleurs euh la semaine dernière ? Est-ce que c'est ça le risque pour Marine Le Pen aujourd'hui ?
Bah, il y a forcément un risque. Après, Marine Le Pen n'aime pas vraiment être comparé à Donald Trump. Elle n'a eu de cesse en tout cas de vouloir faire terre son bruit et sa fureur depuis le Capital. justement, elle ne l'a plus soutenu ou du moins de manière beaucoup moins de beaucoup moins publique.
Après, ce qui est dans cette Trumpisation dont dont les les opposants accusent, Marine Le Pen, ce qui est ce qui est vrai en tout cas, sans parler forcément de Donald Trump, c'est que le Rassemblement national aujourd'hui renoue avec son discours du Front National, c'est-à-dire un discours antisystème et anti-élite. Et forcément là-dessus, il y a il y a il y a un risque non pas tellement de trumpisation parce que bon déjà Donald Trump est très impopulaire en France et le RN n'aurait aucun intérêt en tout cas à mimer la la gestuelle américaine. Mais oui de et de fait les images qu'on voit sont assez éloignées de ce qu'on a pu observer aux États-Unis.
Oui. Après ce qui est marrant c'est quand on entend dans le vocabulaire Marine Le Pen a réutilisé hier l'expression de chasse aux sorcières qui est une expression qui avait été employée par Donald Trump lui-même pour évoquer le le sort de de la candidate naturelle. Donc c'est c'est vrai qu'on peut faire des parallèles.
Je trouve ça un peu exagéré d'une part, mais enfin ce qui est intéressant c'est de voir dans quelle mesure cette dédiabolisation, enfin cette rediabolisation, si on peut le dire comme ça, ne ne fait pas courir le risque de de perdre cet électorat de conquête de droite qui fait basculer un second tour, qui est plus modéré ou du moins qui euh qui qui n'aime pas trop le désordre et y compris dans l'électorat du RN, Louis disait très justement au début, c'est c'est moins aujourd'hui c'est moins un électorat de colère qu'un électorat d'adhésion. Donc cette colère, est-ce qu'on peut l'instrumentaliser jusqu'à l'été 2026, date du procès en appel et donc se surmobiliser soit bon Marine Le Penliqué mais pour Jordan Bardella ou est-ce que ça va s'essouffler ? C'est toute la question.
Et et effectivement, il y a il y a un risque mais de trumpisation, je trouve ça peut-être un peu exagéré et facile comme pour en finir sur le le rassemblement d'hier, Richard Flurin, on a entendu une comparaison qui a qui a choqué certains dans la bouche de Marine Le Pen qui a comparé son cas à celui de Martin Luther King. Elle avait également elle s'était également comparée à à Alex Navalni qui était qui était un opposant russe à Vladimir Foutin. Est-ce que c'est une bonne stratégie de se comparer comme ça à des résistants face à un système politique ?
Est-ce que vraiment les les situations sont sont comparables ? Je je pense pas que les situations soient comparables. Marine Le Pen fait de la politique, elle exagère un peu en en l'espèce, mais je crois quand même qu'il faut dire, je rejoins parfaitement ce que vient de dire Dominique Rier, je pense qu'il est tout à fait exagéré de parler de trumpisation, de trumpisme.
On a vu le rassemblement d'hier, il a mobilisé très peu de personnes, ça c'est un point négatif pour le Rassemblement national mais il faut souvenir qu'il y avait aussi des craintes de débordement massif de tout rien de tout ça s'est passé et au fond hier Marine Le Pen n'a pas donné le spectacle d'un désordre. Je suis pas sûr que ce soit de nature à décourager un électorat euh de cadre parisien attaché à l'ordre puisque hier elle nous a pas fourni une démonstration de de désordre. Donc ça c'est c'est quand même important de le de le préciser.
Euh après qu'elle ait pu avoir euh des déclarations malheureuses sur Martin Werking et cetera. Peut-être ce que moi ce qui m'intéresse maintenant, c'est au fond Marine Le Pen fait de la politique hier avec son grand meeting. Marine Le Pen fait de la politique, elle conteste une décision de justice.
Elle fait de la politique, c'est très bien. Ma question c'est est-ce que quand viendra l'heure du procès, Marine Le Pen continuera à faire de la politique comme elle l'a fait en première instance, ce qui a motivé une partie de la décision du juge. C'està-dire qu'elle se présentait ce que ce que notre chroniqueur judiciaire Stéphane Durant sououfflant appelait une défense d'esquive.
C'està-dire qu'elle elle elle elle expliquait au juges comment devait fonctionner un assistant parlementaire. C'est quand même le fond de l'affaire. Et le juge lui disait "Mais regardez la matérialité des preuves et cesser de d'esquiver les questions avec cette défense d'esquive." Ma question c'est est-ce que Marine Le Pen va changer cette stratégie au moment du procès en appel dans un peu plus d'un an ?
Parce que ça risque et j'imagine qu'elle se pose la question parce que vraiment ça a motivé la décision en première instance. Pour l'instant, elle n'en donne pas du tout les signes. Elle est très offensive, mais je pense parce que c'est le temps de la politique juste après la décision de première instance et et j'avoue que moi, j'observerai avec un soin particulier quelle sera la défense de Marine Le Pen à l'été 2026 pendant son procès en appel.
Dominique Renier, un mot là-dessus. Est-ce que Marine Le Pen doit faire une forme de d'acte de contrition sur le sujet en en lors de la procédure en appel et peut-être en effet changer sa sa stratégie de de défense ? pour l'instant onserve pas du tout une orientation dans ce sens-là puisqu'elle reste droit dans ses bottes mais peut-être que c'est la solution pour elle.
Ah ben j'ai dans tout ce qui s'est déjà dit entre nous, moi je je suis frappé par le sentiment et cela m'étonne que Marine Le Pen a été surprise par la décision du 31 mars. Elle ne s'y attendait pas apparemment et depuis lors tout ce qu'elle fait est à peu près raté. Euh l'idée de du rassemblement, c'était vraiment pas une bonne idée pour les raisons que vous avez indiqué.
Euh les comparaisons un peu ridicule avec des personnes avec lesquelles elle a peut avoir même, c'était sympathique de sa part de de le faire et de montrer qu'elle était capable d'établir un tel lien. Euh son discours comme l'extrait que vous avez montré est vraiment euh plus que décalé. Euh elle son argument ne tient pas. une décision de justice.
Elle va pas dire que c'est pas une de justice. Elle peut en faire une analyse politique. Rien ne va, je trouve.
Rien ne va. Le discours de Jordan Bardella qui moi j'ai trouvé tout à fait étonnant qu'elle a appelé Jordan à plusieurs reprises mais jamais Bardella. Euh tout ça c'est quand même c'est quand même très très significatif je dirais de son des arrois.
Et j'espère quand elle dit "Je ne lâcherai rien", j'ajoute ça pour conclure, j'espère de son côté qu'elle va avoir une défense en droit. Voilà, avec une équipe de personnes dont c'est le métier, c'est pas le mien mais sinon c'est le métier euh qui va travailler sur le fond, parler à des magistrat et obtenir un résultat en droit parce que si c'est pour faire de la politique avec des magistrats qu'elle soupçonnent de faire de la politique, là c'est perdu. Louis Alter, est-ce queil y a une forme de déni chez Marine Le Pen qu'on qu'on a pu observer et qu'on continue à observer ?
Est-ce que ça peut l'induire en erreur ? Alors, depuis le début, il y a un déniis. Depuis le début, avant le avant même le début du procès, les proches de Marine Le Pen ne croyaient pas à une condamnation.
Il s'attendaiit pas à la dureté des réquisitions. Donc, premier choc avec le déroulé du procès. Puis le 13 novembre, lorsque le parquet fait des réquisitions extrêmement lourdes avec ces ces 5 ans d'inéibilité appliquant par lois par là, une les lois votées notamment après l'affaire Kusac, première grande surprise au Rassemblement national. où on avait pas prévu que les juges n'oseraient.
Ça c'était le terme d'approche de Marine Le Pen avantb du procès, ils n'oseront pas. Bon ben voilà, ils ont osé. Donc réquisition première lame, on s'aperçoit quelques jours plus tard Marine Le Pen fait tomber Michel Barnier.
La concomitance est trop forte pour qu'on ne puisse pas établir un lien même s'il y a aucun lien politique entre les deux. Mais ça a changé totalement l'attitude du RN et ça le les membres du gouvernement Barnier l'ont constaté que tout a changé euh du tout au tout après ces réquisition. Euh et la deuxème lame évidement elle vient de tomber, c'est la condamnation.
Et ça effectivement le déni a été très fort parce que Marine Le Pen, ses proches, le Rassemblement national au-delà du fond de l'affaire en fait, ne pensez pas que les juges oseraiit intervenir comme cela dans le calendrier politique parce que c'est une intervention de fait même si les juges ont expliqué dans en préalable et en rendant leur jugement que bah ce qui se passait dans la salle d'audience était allait être traité comme tout procès quelque part. Il ne pouvait évidemment pas ignorer les conséquences sur le calendrier politique et ça Marine Le Pen l'avait pas imaginé. Euh effectivement, son système de défense n'avait pas été euh euh pensé euh pour essayer d'atténuer euh d'atténuer sa peine, d'atténuer les charges puisque elle a contesté euh en bloc euh euh vraiment la maternité des faits.
Elle a expliqué qu'elle avait parfaitement le droit de payer des assistants euh parlementaires pour faire des graphiques au siège du parti et pas pour être à Bruxelles ou à Strasbourg avec l'Eurodéputé auquel ils étaient rattachés. Euh toute la question maintenant euh Marine Le Pen a quand même obtenu un un traitement de faveur entre guillemets avec une décision de justice euh à l'été 2026 qui montre que la justice a quand même euh euh senti le vent du boulet. C'est-à-dire qu'en voyant l'émotion qui était provoquée par ça, il ils lui ont donné de fait un traitement de faveur judiciaire pour rejuger l'affaire en appel.
Toute la question est de savoir si effectivement elle infléchit son système de défense. Ça peut être aussi l'accélération de sa mise à mort politique. Exactement. puisque l'été 2026, elle sera fixée et si il y a une nouvelle condamnation, je rappelle que l'inégibilité est automatique désormais selon la loi dans ce genre d'affaires.
Donc s'il y a une nouvelle condamnation, elle aura à nouveau l'inégibilité. Toute la question est de savoir si c'est également 5 ans, si cette peine est est réduite ou pas, si elle se pourvoit en cassation. Euh voilà.
Mais dans tous les cas maintenant effectivement la question est de savoir si elle change de défense, si elle commence à faire un malpa pour dire elle aurait pu plaider ça en première instance dire on savait pas, nous avons une divergence mais nous pouvons rembourser mais maintenant on saura. Euh, elle n'a pas fait ça et c'est d'ailleurs ce qui permet aux juges de motiver leur décision en disant il y a un risque de récidif puisque Marie Lop considère que euh financer son parti avec l'argent du Parlement européen, c'est possible. Pour l'instant, elle ne donne aucun signe, et c'est au sens de son discours d'hier, aucun signe de vouloir changer sa ligne de défense.
Célestine Gentilom. Est-ce qu'il y a pas aussi un autre problème pour Marine Le Pen qui est que une majorité de Français et bien sont ne sont pas choqués par la décision du tribunal et elle qui se qui prône justement la qui qui assure être le représentant de la parole du peuple et bien là se retrouve en confrontation avec ce que pense l'opinion sur toute cette phase, ce phénomène de moralisation de la vie politique qu'on observe depuis une bonne dizaine d'années. C'est une contradiction quand même compliquée à résoudre, une équation compliquée à résoudre pour Marine Le Pane.
Ouais, ben la situation est un peu compliquée parce que en plus au-delà de la la question de moralisation de base, si on revient sur la décision de justice, on a quand même Marine Le Pen qui s'est longtemps levé contre le laxisme judiciaire, demandant l'exemplarité des peines notamment et qui désormais tient un discours à l'opposé et forcément ça fait partie aussi de toutes ces lois de moralisation qui ont été adoptées, même si là sur le le fond du dossier, ça ne tombe pas forcément sur sur sous le coût de de ces lois, Mais enfin, c'est sur cet aspect culturel en France qui est très précis sur le rapport des politiques à l'argent, c'est-à-dire du tous pourri. Ce qu'incarnait aussi un peu Marine Le Pen dans ce sursaut de dégagisme où on disait en fait les partis de gouvernement c'est tous les mêmes, ils veulent tous de l'argent et cetera. Donc forcément son parti comme d'autres a participé à ce ce cette exemplarité, à cette volonté de moraliser, de transparence parfois à outrance et et de fait elle se retrouve un peu coincée parce que on a légiféré souvent sur le coût d'affaires médiatiques de réactions fortes qui étaient attendues par le parlement par l'opinion publique encore une fois et et maintenant ils sont un peu coincés parce que c'est presque impossible de revenir en arrière puisque que l'attente de l'opinion, c'est toujours plus de transparence et en même temps, on a fait beaucoup de lois depuis 25 ans.
La confiance ne c'est pas il y a pas une restauration de la confiance entre les Français plutôt l'inverse peut-être pour les élus locaux. Exactement. Donc ça n'a pas forcément fonctionné et et surtout on narrive pas entre guillemets à à retirer ce stigmatel en France qui est de dire tout se pourri, on peut faire des lois, on peut faire du législatif mais dans l'imaginaire français euh les politiques sont tous pourries.
Alors on va passer à la seconde partie de cette émission qui est finalement un prolongement assez naturel de ce qu'on vient de se se dire puisqu'on va évoquer la la question de la présidentielle. Il y avait en effet plusieurs rassemblements ce ce weekend mais tout le monde a dit c'est le début de la campagne présidentielle de 2027 et cetera. Bon finalement on a plutôt eu l'impression d'un faux départ puisqu'il n'y avait pas de de grands rassemblement populaire.
Et je voudrais qu'on parle, vous en avez dit un mot Dominique Craignet de de Jordan Bardella. Comment peut-il préparer une éventuelle candidature de recours à Marine Le Pen s'il doit attendre la fin de la procédure judiciaire ? Si on va en cassation, ça nous amène potentiellement à quelques semaines avant la présidentielle et vous l'avez noté hier, il a été peut-être un peu mis de côté par Marine Le Pen.
C'est une position très compliquée à gérer dans ce duo qui était installé au sommet du RN. Il a été mis de côté de mon point de vue, il a essayé lui-même. Je pense c'était une maladresse de sa part ou que ça relevait de l'inconscient.
J'ai trouvé qu'il avait lui-même mis de côté Marine Le Pen. Euh et donc c'est un peu la situation dans laquelle il se trouve tous les deux, dans laquelle se trouve le parti. Euh c'est un céit un attelage qui était malin.
H et là ça devient une espèce de de piège dans lequel ils sont enfermés puisque Marine Le Pen ne peut pas considérer que c'est déjà le moment pour Jordan Bardella. Elle l'a d'ailleurs dit explicitement. Euh oui, je l'avais préparé mais pas pour maintenant euh en substance et et lui-même ne peut pas voilà tenter une échappée et tuer celle qui l'a qui en a qui en a fait le le le patron du parti.
Donc ils sont obligés de faire, je sais pas si la bonne comparaison les les courses de lenteur là au en cyclisme, mais enfin euh il y a quelque chose comme ça. Ils ne peuvent pas démarrer. Qui peut démarrer ?
Elle elle peut pas. Ouais. Lui, hors de question.
Si il ne démarre pas à un certain moment, il aura beau démarrer ensuite, ce sera fini, sera trop tard. Le calendrier que vous avez rappelé à juste titre me paraît-moi bien compliqué pour démarrer si on respecte cette cette ces dates là, c'est cette contrainte, c'est un parti qui risque d'être prêt à à se présenter quand les élections auront eu lieu, hein. Donc, il y a vraiment un risque considérable.
C'est fait partie d'ailleurs des erreurs colossales, je trouve de de cette de cette équipe de stratège de ne pas avoir anticipé ça. Et puis j' voudrais rajouter simplement euh comme c'est de la politique euh personne ne s'aime vraiment. La tendance est plutôt à se détester plus ou moins poliment.
Euh donc normalement, il devrait y avoir quand même en interne l'expression de mécontentement, de dissension, de voilà, c'est mon tour, écoutez, ça va bien, on va pas attendre et cetera. ça va pas être facile de tenir la machine. Louis Aosalta, vous qui avez suivi également le le Rassemblement national pendant plusieurs années, vous connaissez les luttes intestines qui peuvent traverser ce parti notamment entre le numéro 1 et le numéro 2.
Est-ce que c'est euh le le risque aujourd'hui majeur pour le RN, c'est le voilà, c'est le retour de la division et des guerres de clans, des épurations et cetera. Bah au regarde l'histoire du parti, Jordan Bardo occupe un poste maudit puisqueen effit les les numéros 2 RN de la façon la plus tragique qui soit depuis Jean-Pierre Stirbois à l'époque de Jean-Marie Le Pen jusqu'à Florian Philippo liquidé à l'époque de Marine Le Pen ont toujours mal fini. Les Jean-Marie Le Pen disaient la vocation des dauphins, c'est de s'échouer.
Donc voilà ce qu'il pensait des des dauphins de du parti. Effectivement, il y a une malédiction des numéros du RN qui est liée effectivement qui a toujours été lié d'une part aux concurrences de personnalité le vizir voulant évidemment devenir calif à la place du calif mais aussi à des différences de lignes. C'estàd que dans le l'affrontement très sanglant entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret, Bruno Migreton appelé plus tard la dédiabolisation, la normalisation, la professionnalisation, l'institutionnalisation.
C'était à la fin des années 90 et c'est terminé de manière sanglante et Jean-Marie Le Pen a évidemment sanctionné mes grec appel le Félon et puis ceux qui sont qui a fait qui avaient fait sission avec lui et qui étaient partis. On en est pas du tout là dans le Rassemblement national actuel. On n jamais pour l'instant prise en défaut Marine Le Pen et Jordan Bardella dans leur déclaration publique d'une d'une fracture d'une d'une grosse divergence d'un d'un règlement de compte à ciel ouvert.
Mais il y a les entourages. Il y a les entourages qui comme toujours en politique font monter la température, font s'opposer les uns et les autres. Et effectivement c'est ce qui guettete le c'est ce qui guettete le parti.
C'est si Marine Le Pen persiste sur cette ligne là, persiste à vouloir être l'unique plan de candidature du Rassemblement national à la présidentielle de 2027, tout en ayant l'épée de Damoclè de l'empêchement parce que à date à l'heure où on se parle, elle est empêchée, elle ne peut pas se présenter et qu'elle qu'elle empêche qu'elle rend tabou comme celle qui est actuellement l'idée d'un plan B d'une candidature de Jordan Mardella pourtant à ad à doubé de de par tous les moyens enfin en tout cas on l'a bien compris, on a bien compris que c'était son son héritier, son successeur, que c'était celui qu'elle avait préparé à à se tenir prêt pour pour prendre le flambeau. Si elle empêche ce plan B, ça va effectivement alimenter des des guerres d'entourage au sein du parti. Des gens vont vont vont porter la ligne du "Mais qu'est-ce qu'on fait si ce n'est pas elle ?
Qu'est-ce qu'on fait ? Et pourquoi est-ce qu'on ne prépare pas de manière plus sérieuse ce plan B comme comme Mardella Ça ça guete le Rassemblement national dès aujourd'hui compte tenu de la ligne que de qu'a choisi Marine Le Pen ce qui est humain de sa part parce c'est la candidate nationale naturelle pardon et puis rappelez-vous de ce qu'elle disait au Figaro il y a seulement quelques semaines. Elle a dit ce sera ma dernière campagne 2027.
Bon elle s'est peut-être trompée du coup sur ce point-là. Peut-être que sa dernière campagne a déjà lieu en 2022 mais c'est ce qu'elle disait au Figaro sous-entendu. Ce sera Jordan Mardella en 2032.
Donc là, on voit toutes les cartes qui sont en train de se rebattre en interne. Alors, est-ce qu'on va assister en 2027 à un affrontement qu'on avait déjà observé euh pour les européennes entre Jordan Bardella et Gabriel euh Atal ? En tout cas, l'ancien premier ministre a prononcé un un discours assez offensif hier aux accents présidentiels.
On va en écouter un petit extrait. Alors, ensemble, soyons les visages divers de la France unie. Soyons les visages optimistes d'une France libre.
Soyons les visages déterminés d'une France qui croit en l'Europe et qui ne renonce à rien. D'une France qui croit à sa grandeur et n'a jamais abandonné son désir de puissance. Mes chers amis, il y a une voix entre le statu quo et le chaos, entre le vide et l'outrance.
Cette voix, c'est nous, c'est vous. Alors, ensemble, battons-nous, battons-nous pour la France, battons-nous pour la démocratie. battons-nous pour la République et écrivons l'avenir parce que nous ne sommes pas n'importe quel pays, parce que nous sommes la France et que rien ne résiste au peuple français.
Richard Furin, voilà, on on est sur une quasi déclaration de de candidature, hein. Exactement. Moi, je dirais même, on est sur une déclaration de candidature pour répondre à la question présidentielle 202.
C'était en tout cas dans l'esprit de Gabriel Atal hier tout à fait le en tout cas dans l'intonation c'était c'était ça rappelle d'ailleurs un peu l'intonation qu'avait Emmanuel Macron ex de ce premier meeting et et et il faut aussi presser, je crois qu'on les entend pas dans le sujet qui qui est passé mais que il y avait des cris à le président du début à la fin du discours dont il semblait se féliciter par un par un sourire de de satisfacite. Oui, moi ce qui m'a ce qui m'a marqué dans le discours de de Gabriel Atal, c'est c'est ses accents, je peux pas m'en empêcher, ces accents plus que macroniste, moi je dirais de gauche dans un certain dans certain nombre de de propositions. Ce qui m'a étonné, il avait fait une interview intéressante au point en septembre, Gabriel Atel à un moment donné où il venait d'être débarqué d'un gouvernement par la dissolution, on l'entendait plus.
C'était vraiment le le la traversée du désert qui commençait pour lui. Il avait pas encore récupéré le parti mais il s'apprêtait à le à le faire et il avait expliqué bon qui il avait une histoire à écrire avec les Français. Je crois que c'était ça sa formule et euh et il avait expliqué effectivement que son positionnement politique, la question lui avait été posée, ce positionnement politique, c'était le en même temps et donc hier effectivement c'était très en même temps sur les questions économiques, toujours fidèle au macronisme historique, c'est-à-dire pas de hausse d'impôts, pas de mais sur le plan social des accents très de gauche si tu peux dire.
Donc donc c'est un positionnement intéressant pour le pour la prochaine présidentielle qui parce que mes sujets moi c'est c'est le la famille de la de la gauche justement j'is vous interroger làdessus. Je pense que c'est ça peut être une position concurrente pour l'instant de candidats du centre gauche comme Raphaël Gluxman, Bernard Knu justement, j'avais une question pour vous pour Raphaël Guxman qui bénéficie de sondage plutôt positif, toute chose égale par ailleurs pour un candidat de gauche en ce moment. En tout cas, il fait quasiment jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce qu'il a une marge de progression ? Ou bien est-ce que finalement il atteint une forme de plafond qui serait celui de euh peut-être de la gauche urbaine et et bourgeoise à laquelle il il parle essentiellement. Bah la campagne n'a pas commencé donc il faut voir comment il se défend.
Euh je pense que je pense que l'électorat potentiel de Raphaël Luxman est aussi un électorat, c'est ce que je veux dire avec sur Gabriel Atal aussi un électorat potentiel de Gabriel Atal. Donc il va falloir mener la guerre de ce côté-là aussi. On dit beaucoup de Raphaël Luxman qu'il est euh opposé à Jean-Luc Mélenchon, à une partie de la enfin qu'il il a des comment dire des concurrences sur sa gauche, il a aussi des concurrence sur sa droite si je puis dire et voilà.
Euh après c'est vrai qu'il a de très bons sondages mais on a déjà vu des gens crédités de 10.5 10 ou 11 % dans les sondages 2 ans avant l'élection finir à 1,5 1,7 2 % donc il va falloir qu'il travaille. Pour l'instant il fait pas campagne.
Raphael Luman est totalement absent. il a réexisté au moment de de la guerre en Ukraine parce que c'est vraiment son sujet là. Il promet quand on le voit qu'il écrit un programme euh totalement révolutionnaire.
Enf il il le dit pas comme ça mais en tout cas un programme important pour euh pour le la France qui sortira en juin. Donc on verra, on jugera sur pièce mais euh mais c'est pas enfin je pense qu'il faut insister sur le fait que des bons sondages ne font pas un bon candidat. pas encore.
Alors, vous l'avez dit, on est encore à 2 ans de l'élection, il est quand même bon de bon de le de le rappeler. Malgré tout, Dominique Rignet, est-ce qu'on peut s'interroger sur le thème qui fera qui pourrait faire la campagne de 2027 avec la m la multiplication des crises auxquelles on est aujourd'hui confronté ? Est-ce que vous en tant qu'observateur de la vie politique et des de et de de la sociologie électorale, vous pouvez nous indiquer un peu selon vous quel peut-être le thème de cette présidentielle ?
De enfin, c'est difficile à dire mais de toute façon, enfin, c'est difficile à dire, des choses sont évidentes. Euh nous sommes maintenant depuis une trentaine d'années, on peut faute taillager large, même on pourrait remonter un peu dans une grande transformation historique et donc c'est une déstabilisation existentielle pour toutes les démocraties. Euh nous-mêmes, nous les électeurs, nous ne savons plus très bien où nous allons ni ce qui nous arrive.
Plus grave bien sûr, nos dirigeants non plus ne le savent pas. Les partis politiques sont très pauvres. Euh les idées, on en entend mais c'est voilà, c'est une difficulté comme il a été dit souvent parce que c'est une vérité sans âge.
Ce ne sont pas les bonnes idées qui manquent. ce sont les femmes et les hommes capables de les réaliser. C'est une ça c'est une grande vérité hein.
Et que nous avons par ailleurs une sorte de euh d'émission des élites politiques ou de démission de d'une partie du corps social qui formait la politique autrefois qui ne le fait plus aujourd'hui. On a un problème de de tête en fait de tête de peuple. Tout ça moi me me fait imaginer une présidentielle qui se déroulera sur des grands sujets fondamentaux. la sécurité, la maîtrise des flux financiers migratoires.
La question la souveraineté la souveraineté la question de ce que moi j'appelle le patrimoine immatériel. Qui sommes-nous ? Je veux pas être trop long mais on ne croit plus je vais vite, on ne croit plus en Dieu.
Euh il y a plus de patriotisme. Le nationalisme est congédié. La République ne fait bouger vraiment personne en réalité.
Euh c'est quoi notre crédau ? C'est quoi notre drapeau en fait ? C'est très difficile ça.
Et si nous nous restons dans cette espèce de grande liquefaction de mortellisation, enfin une espèce de flottement comme ça, nous avons même la possibilité, on en parle régulièrement mais c'est intéressant qu'on en parle plus quelqu'un surgisse avec des idées un peu bizarres sur un parcours curieux et puis peut-être même rafler la mise. C'est c'est la tendance de l'époque ça quand même. Et d'une certaine manière, Emmanuel Macron est lui-même le premier exemplaire le produit de ce phénomène là.
Donc c'est très ouvert mais à la fin ce sera toujours sur les grands sujets fondamentaux parce que ça c'est pas négociable et dans un contexte que nul ne peut prévoir aujourd'hui la guerre une crise financière euh une vraiment c'est très compliqué. Par contre ce qu'il faut dire avec certitude c'est que la prochaine élection présidentielle on ne connaît pas les acteurs, on ne connaît pas le contexte et on ne sait pas quels seront les grands agents perturbateurs. Mais certainement il y en aura.
Alors est-ce qu'on parlera d'écologie ? Bien ça va être le troisème thème de cette émission. Euh de fait, l'écologie a a a été un peu moins dans le débat public depuis cette enchaînement de crise et notamment depuis la la dissolution.
Et cette semaine, les les députés vont se prononcer sur les feu, les fameuses restrictions de circulation pour les les véhicules les plus polluants dans les plus grandes agglomérations. Et pour les adversaires de ce dispositif, il s'agit d'un d'un système qui est finalement socialement discriminant. On va écouter Alexandre Jardin qui est le porte-parole des GU qui est une une association qui a appelée à manifester dimanche contre les a des feux.
Il y a un problème de République. On peut pas fabriquer des sous-citoyens. On peut pas dire aux gens qu'ils ne peuvent pas changer de véhicule vous n'aurez pas accès aux villes.
En fait, on peut pas organiser la ségrégation sociale et on peut pas non plus dire à ces gens-là vous pourrez rentrer dans les villes sous autorisations administrative. Céine Gentium, vous avez écrit plusieurs articles justement sur et bien cette écologie punitive et ce sentiment de relégation sociale qui peut être perçu chez certains électeurs. C'est c'est un vrai danger ça qui nous qui nous gâte.
Ouais, bien sûr. Déjà pour revenir sur le sur les les aidu pour mettre un peu de contexte, c'est les aides s'appliquent depuis le 1er janvier. Euh en 2026, c'est-à-dire dans 1 an, il y aura une verbalisation automatique euh pour tous ceux qui qui freinent la loi.
C'est-à-dire que les aides des feu s'applique dans les agglomérations euh de plus de 150000 habitants, surtout dans les centres-villes. H euh donc effectivement euh c'est ce qu' c'est ce qu'appelle le délit de pauvreté. Euh c'est un groupe de députés qui a qui a déposé une proposition de loi d'ailleurs à l'Assemblée en ce moment, ils reviennent sur une possible abrogation des aides des feux.
Mais donc ce délit de pauvreté, c'est-à-dire qu'on est trop pauvre pour acheter le bon véhicule. H et c'est ce qui c'est ce qu'explique très bien Alexandre Jardin dans la vidéo, c'est-à-dire que il y a quand même une un risque de de fracture euh géographique, social et économique parce que en fait euh pour rejoindre les centre-villes désormais quand on habite en en périphérie ou à la campagne et qu'on n pas toujours des transports publics, ben on fait comment ? Et qu'on a une vieille voiture, on fait comment ?
Alors certes, il y a des il y a des primes, il y a des aides qui sont mises à la à la disposition pardon de de certains ménages, mais c'est encore de la paperas qu'il faut aller remplir. Donc là-dessus, on accroit quand même ce phénomène et et ce que dit aussi Alexandre Jardin, j'ai écouté son interview dans Point de vue, il évoque aussi cette question de gilets jaunisation, de risque de giletsonisation et en fait on touche encore à une chose, il y a un plan commun, c'est à la voiture h et c'est à à la liberté de se mouvoir et forcément ça fait ressortir des inégalités sociales et géographiques qu'on qu'on refuse un peu de voir. Et même à gauche, ils disent notamment sur les aides des feux, bah d'accord, on peut pénaliser les personnes qui ont des vie des vieilles voitures, mais il y a aucune alternative à aux voitures qui qui est proposé.
Il y a pas les services publics. Bon ben, on va dans un dans un un vieux village dans les on va pas trouver un bus qui vient chercher pour aller à l'hôpital où on travaille. H et donc c'est ça le pire et on active encore et on appuie sans cesse sur le même bouton sans voir qu'à un moment donné ça va revenir à la figure comme ça avait été le cas pendant les gilets jaunes.
Dominique Rier, on est typiquement sur ce qu'on appelle un peu pompeusement des un irritant politique qui peut être socialement compliqué à à accepter et cette fameuse écologie punitive c'est c'est ça les ADFE selon vous ? Ah oui oui je sais pas si on peut si je crois n'existe pas mais on pourrait même parler d'insurgent. C'est vraiment spectacle je suis estomaqué.
H parce que très sincèrement euh adopter une telle loi, mettre en place un tel dispositif euh sans avoir même fait de lien avec la crise des gilets jaunes comme vous le rappeliez, c'est exactement le même problème. Il va se passer exactement la même chose d'une manière ou d'une autre. Les mêmes causes produisent les mêmes qu'est pas tout à fait sûr de produire une catastrophe.
On fait en sorte, je vous ai bien écouté que ça commence à être verbalisé au moment des municipales en prochain à 1 an de la présidentielle. Comme ça, on est sûr d'avoir une espèce de de mesure complète. deux personnes qui peut-être à la différence de la version 1 des gilets jaunes ne manifesteront pas mais par contre iront voter.
Et donc euh euh je suis moi vraiment troublé mais c'est un c'est une chose qui m'arrive de plus en plus souvent quand je constate l'attitude de nos législateurs. Je suis troublé par et de nos gouvernants. cette façon qu'ils ont euh de se de faire des des lois, des textes à partir de préoccupation qui sont les leurs, je dirais ça comme cela, de grandes causes qui sont les leurs que les gens ne partagent pas et pas de cette façon-là.
Et puis là, on n' pas le choix, on n' pas le choix euh et de de d'imaginer que cela peut passer euh sans produire de réaction politique. Moi, je fais le pari que ça sera pas tenable les les feu comme d'ailleurs euh la taxe carbone ne l'était pas comme d'ailleurs peut-être le ce qui a été fait au niveau européen, c'està-dire que le les mesures de type ZFFE au niveau européen, ce qui est prévu par le fameux Green Deal, ouais euh passé par la Commission européenne puis l'ensemble des institutions européennes, c'est l'interdiction de la voiture thermique à l'horizon. 2035 en Europe.
Euh donc là c'est pareil, ça procède exactement la même logique. C'est euh vous êtes trop pauvre pour acheter une voiture euh électrique ou une voiture qui ne qui a des émissions réduites et bien tant pis pour vous. Euh et puis au passage, ça pose des problèmes économiques et géopolitiques, c'est-à-dire que euh la Chine prépare une déferlante de voitures électriques de fabrication chinoise euh sur l'Europe dont l'industrie automobile a euh peu de temps, peu de marge pour se retourner et s'adapter euh à la nouvelle donne.
Donc ce qui est intéressant, c'est de voir que ces mesures dont on débat au niveau français, bah au niveau européen, le législateur européen a eu les mêmes réflexes, a eu cette même approche qui en fait est une approche punitive puisque elle consiste à discriminer, exclure celui qui n'aura pas les moyens en prenant ce en prenant ce type de mesure. Après, on observe que dans le débat politique, il y a quand même un un backlash en bon français. Il y a un retour de bâton sur le l'écologie.
Moi ça m'a frappé la campagne des européennes de 2019. On parlait quasiment que d'écologie. En tout cas, les mesures écologiques étaient était au cœur du débat, qu'on soit pour, qu'on soit contre, mais dans le clivage qui et le score très serré qu'il y a eu entre la liste macroniste et la liste de Jordan Bardella, bah c'était pour ou compte ce type de mesure.
Et d'ailleurs, les les deux listes sont arrivées euh dans un mouchoir de poche dans le résultat. la campagne des européennes de l'an dernier, il y avait plus du tout d'écologie au programme. Les débats politiques qu'on a en ce moment, il y a plus du tout d'écologie au programme parce que il y a toujours une hiérarchie des urgences et que dans un contexte international où en plus il y a pas vraiment de de concurrence à qui sera le plus écolo avec Donald Trump par exemple, c'est pas vraiment le le l'agenda du jour.
Le le inquiétudes causées par les situations internationales mettent en haut de l'agenda des débats qui sont très différents de l'écologie. Et puis il y a il y a ce ce déclassement de la France et de l'Europe qui ont voulu être les champions de l'écologie et n'ont pas vu pendant ce temps-là que bah il s'appauvrisait en relative par rapport aux États-Unis, que le consommateur français européen devenait plus pauvre, que l'industrie française et européenne n'allait pas s'en sortir sur la scène mondiale. Donc il y a ce retour de bâton et cette nouvelle hiérarchie de de priorité.
Euh et on voit euh bah le dernier exemple en effet c'était euh les aides des feu remises en cause à l'Assemblée nationale par une majorité euh assez composite et contre la vie du gouvernement. Ce qui illustre bien cette donne politique où le gouvernement bah n'a une majorité que si une majorité veut bien se dégager à l'assemblée. Ça ne dépend pas de lui.
Alors les écologistes vous répondront qu'il y a 40000 morts chaque année lié à la à la aux particules fines à la position atmosphérique et que les les phénomènes de réchauffement climatique sont de plus en plus visibles et coûteux pour la aussi pour la le budget de l'État. Justement Richard, vous qui suivez le parti écologiste, est-ce qu' il cherche peut-être une nouvelle doxa, une nouvelle rhtorique autour des sujet écolo pour et bien élargir à nouveau une base qui est qui s'est manifestement réduite avec ce discours très punitif. Si j'étais euh désobligeant, je dirais que la secrétaire nationale des écologistes était hier sur la place de la République pour lutter contre le fascisme, entre guillemets.
Donc euh loin de ces il donne Non, mais je je suis je suis méchant, mais ce que je veux dire, c'est qu'il donne parfois le sentiment de mettre l'accent davantage sur des sujets qui concernent l'ensemble de la gauche que de mettre des l'accent sur des sujets qui les concernent eux en propre comme parti écologiste. Évidemment, ils vont organiser, il y a une conférence de presse demain matin pour cette semaine là sur les ZFE et la simplification où ils vont défendre l'idée de la ZFE. Bien qu' il soit pour un centre de modification pour permettre pour éviter ce que Alexandre Jardin appelle une ségrégation sociale dans un terme qui est quand même très très fort et qui évidemment nous invite à nous nous interroger.
Mais effectivement mais quand on oppose ça aux écologistes, ça les met très en rogne. C'estàd ils supportent pas l'idée que on on demande à des écologistes de faire que de l'écologie. Ils disent que voilà et c'est vrai qu'ils font quand même un travail.
Après, je pense que euh il y a quand même aussi par rapport à 2019 et puis il y a quelques années, je pense qu'il y a aussi une espèce de le les sujets sont devenus mainstream. Pardon pour c'est un autre mot qui n'est pas du tout bon français mais c'estàd que tout le monde on constate pas en France non plus d'énormes mouvements climatosceptiques. Je pense que tout le monde a compris les enjeux de mort à cause de la pollution de l'air.
Voilà tout le monde s'en indigne. Voilà. Mais par contre ça ne veut pas dire, je pense que sur les ADFE par exemple et sur tout un tas d'autres sujets comme le ZAN et cetera, je pense qu'on se trompe si on pose le débat en défenseur de l'écologie contre climatosceptique parce que je pense que voilà le sujet n'est plus tellement là, c'est quelles sont les modalités précises d'une société plus écologique ?
Et évidemment quand on se pose la question ces termes-là, on peut s'interroger sur la ZFE et puis sur le la ségrégation sociale qu'elle peut encourager. Mais je voudrais pas être voilà, je pense qu'ut c'est se tromper que de poser le débat en ces termes et c'est parfois la tentation du parti. Il y a un sujet sur lequel il y a eu un retournement assez spectaculaire aussi, c'est celui du nucléaire dont on n pas encore parlé.
Et il y a un texte he qui s'appelle la programmation pluriannuelle de l'énergie qui est censé donner et bien une forme de projection des objectifs énergétiques de la de la France sur les les années à venir et qui est en débat en ce moment. Le gouvernement a choisi de de d'agir par décret sur ce texte-là aux Grand Dames des Républicains et du REN. Est-ce que c'est une erreur de de leur part Dom Dominier selon vous ?
Ça dépend ce qui va être décidé. C'est la méthode du décret, elle peut être particulièrement bienvenue et notamment dans le domaine des enjeux énergétique et du nucléaire parce que ça fait un moment que le nucléaire qui est un une part de notre génie national, de notre puissance, de notre souveraineté, c'est c'est bien malheureusement a été délaissé par des gouvernants franchement irresponsables et coupables devant l'histoirein. Et donc tout cela aujourd'hui est en train de réapparaître comme un grand patrimoine à restaurer et à développer.
Il était temps. On a failli tout perdre. Je On a pas le temps mais ces choses-là si on ne les développe pas, elles disparaissent.
On a plus personne pour transmettre les connaissances. Déjà on en a perdu et elles sont ailleurs mais pas chez nous. Donc c'est extrêmement grave.
Donc c'est plutôt pas mal de de de de lancer un grand programme dans ce domaine. On attend quand même toujours les décisions et puis les modalités de financement et puis le top départ. On a rien encore commencé.
On a vraiment c'est on fait du sur place. Ce sont des chantiers qui prennent des années et des années. C'est une chose qui certainement va coûter beaucoup d'argent mais que nous laisserons.
Alors moi je je parle ici parce que vous êtes tous très jeunes que moi je voudrais laisser quand même à vos génération à celle de de mes enfants. Enfin voyez ce que je veux dire c'est c'est quand même laisser quelque chose qui a coûté cher mais qui leur apportera plus tard de la ressource du capital de l'utilité. C'est une façon euh de de de d'accomplir au fond ce que ce que nous devons faire.
Donc donc une euh une bonne décision, même si elle est présentée comme coûteuse, c'est quand même beaucoup plus rassurant de faire ça que de mettre chaque année 85 milliards pour financer euh le déséquilibre du système des retraites. Voilà. Donc voilà, il y a là une une orientation importante et je me permets d'ajouter en faisant un tout petit retour en arrière, mais c'est parce que c'est le sujet de l'écologie et de l'énergie qui me fait penser.
Lorsque les écologistes se réunissent pour défendre l'état de droit comme ils l'ont fait dimanche, c'est ce qu'ils ont fait hein, défendre l'état de droit. Il faudrait quand même qu'on arrive à leur expliquer que bloquer des chantiers, arracher des plans d'GM, euh perturber des des débats qui sont destinés à éclairer les citoyens, euh se coller les mains par terre ou dans les musées ou je ne sais quoi, ça n'a rien à voir avec l'état de droit, que l'état de droit c'est se présenter à des élections et que si on perd et bien on attend on attend le tour prochain pour recommencer. C'est quand même un parti qui a une culture de l'irrespect de la règle, y compris d'ailleurs sur le plan strictement juridique.
Le sort de Julien Bayou est une illustration de ce que Marine Tondelier et les écologistes ont comme conception de l'état de droit et de la justice. C'est dit. Alors, on va passer au coup de cœur et coup de griffe pour cette fin d'émission.
Je vous demande donc comme chaque semaine une actualité qui vous a marqué positivement ou négativement ces ces derniers jours. On va commencer avec vous euh Célestine, votre coup de cœur de la semaine ? Alors mon coup de cœur c'est une information qui a été révélée par le Figaro dans nos indiscrets euh sur François Hollande qui va qui va assister à la projection des TCH euh à l'Élysée euh et qui va ensuite commenter euh le visionnage avec Jean-Paul Rouve qui est l'acteur le fameux Jeff Touch.
Et je trouve ça, bon, certains diraient que c'est c'est peut-être ridicule et que c'est pas à la hauteur de la fonction d'un d'un ancien président de la République. Moi, je trouve ça assez malin euh en tout cas de bah il y a pas de sous-culture et je trouve ça plutôt bah c'est c'est bon signe et de se dire en plus dans une institution comme France Paris, bah ça ça fait du bien en fait de regarder les Tuches 3 à l'Élysée. Euh donc voilà, j'y assisterai peut-être.
C'est demain soir je crois si vous voilà donc si voilà j'ai réservé mon mardi soiré rue Saint- Guillaume. Euh d'ailleurs vous êtes professeur à P. Je sais pas si vous avez prévu d'y aller demain soir.
Euh votre coup de griffe et mon coup de griffe c'est la drôle de leçon de Jérôme Kausac qui qui hier en je crois que c'était hier mais en tout cas ce weekend sur samedi. Voilà. Merci euh sur LCI qui a dit en grosso modo l'exemplarité devrait être une obligation pour tous les Français et euh et bon c'est c'est un beau cadeau R.
Voilà, il s'est pas fait louper parce que bon bah contexte, il a été condamné pour fraude fiscale et blanchement d'argent et surtout c'était lui qui avait quand même dit les yeux dans les yeux qu'il n'avait pas de compte à l'étranger. Donc je trouve ça assez presque comique et c'est un beau cadeau. Il a des ambitions politiques.
Jérôme Kzac, vous vous l'aviez suivi sur le terrain pour son retour. Exactement. Exactement.
Bah il a purgé sa peine d'inéligibilité. Euh donc voilà, plus c'est gros, plus ça passe. Voilà.
C'était marrant. Euh Dominique Rier, votre coup de cœur de l'aspect. Je je n'ai pas je n'ai pas eu de grande enfin j'ai une grande idée très simple mais c'est simplement ça n ça n'est pas corporatiste mais simplement un hommage au au chefs d'établissement d'enseignement supérieur et et aux universitaires qui sont confrontés à des mouvements euh inacceptables chez certains étudiants, des minorités mais des minorités tyranniques qui empêchent les cours, qui bloquent qui bloquent les sites d'études, qui empêchent les étudiants de suivre leur cours qui empêche les étudiants de réussir les parcours pour lesquels leur famille investissent beaucoup d'argent et parfois pas pour tous les enfants les enfants mais pour quelques-uns seulement parce que ce n'est pas possible et je trouve que c'est vraiment maintenant inadmissible.
Nous avons besoin d'une loi en ce domaine. Voilà une loi qui serait utile pour donner plus de pouvoir au chef d'établissement. Il y a notamment un professeur à Lyon I qui a été ciblé dans des conditions qui qui frisaient vraiment l'agression.
C'est absolument in et ça se répand. Ça s'installe dans la durée. Non pas que ce soit massif mais mais ça dure.
Je crois que Richard Flurin, vous vouliez aussi parler de ça dans un de vos c'était mon coup de griffe. Les étudiants en cagoulé qui ont pris à partie la semaine dernière Fabrice Balanche, je crois que c'est son prénom et son nom le professeur de Lyon I au cri de raciste, de sioniste et c'est vrai que quand on regarde le profil le compte Instagram pardon de cette association qui s'appelle Lyon autonome je crois euh on est estomaqué. Enfin c'est vraiment dans la droite ligne de cette agression.
C'est vraiment 30 étudiants en cagoulé qui qui s'emprennent à un professeur qui d'ailleurs a été assez digne dans sa réponse. C'estàd que il a décidé de quitter calmement la la salle et aujourd'hui la direction de l'université lui a demandé de tenir son cours dans une autre antenne d'université pour des raisons de sécurisation et il a décidé de de rester dans dans sa salle habituelle. Donc voilà, c'est un gros coup de griffe.
Alors, on revient à vous Dominique, on passe à votre coup de griffe. Je voudrais quand même euh dire que je suis très préoccupé par je je je je sais que le Figaro s'y intéresse beaucoup, moi-même beaucoup. J'ai publié la 3è note sur la question de la fin de vie et je suis très préoccupé par le tour que prend ce débat euh par l'évolution dans les pays où l'euthanasie et le suicidatif assisté sont autorisés par l'évolution des choses.
Euh nous avons fait cette étude qui est montrée, je vous remercie Yve Marie Doublé et Pascal Favre. Pascal Favre est est médecin en soins palliatifs. Marie Doublé est un juriste qui nous montre que si nous ne faisons pas attention, nous allons vers dérives qui nous feront littéralement voir la fin de ce pays.
Moi, je le crois vraiment en terme de valeur. Si nous appliquons à la France les règles qui aujourd'hui organisent la fin de vie au Québec, nous aurons 46000 euthanas par an. Et le Québec fait partie de ces pays qui évaluent en millions de dollars les économie réalisé grâce à la fin de vie.
H euh et on a maintenant, je j'ajoute ça, je peux pas être trop long là-dessus, des évolutions absolument effrayantes. Euh des sondages qui au Canada nous disent puisque là aussi il y a ces ces lois qui existent que pour à peu près 29 % des personnes interrogées, il faut prévoir des mesures de fin de vie. euthanasie pour des personnes sans abri.
H euh et que dernière remarque que je fais sur développement en cours, au Pays-Bas, on ouvre maintenant la fin de vie à des couples qui veulent mourir ensemble. J'aurais beaucoup à dire sur cette idée-là. Ça s'ouvre également à des frères et sœurs qui veulent mourir ensemble même quand ils n'ont aucune pathologie.
Hm. Et il est prévu encore une fois et vraiment c'est la fin au Pays-Bas d'autoriser à partir de 74 ans Ouais. à demander euh de ne plus vivre même si nous n'avons aucune raison médicale de vouloir mourir ou d'être à l'approche de la mor.
Donc nous sommes dans une dérive absolument catastrophique. Je sais que le journal en parle beaucoup. Non non, je voulais juste noter qu'il y a un documentaire qui a été réalisé par Laurence de Charte qui a été diffusé la semaine dernière sur Figaro TV et qui sera d'ailleurs diffusé demain soir sur donc sur la question de la fin de vie à l'Assemblée nationale où je vous invite à à le visionner.
Il est toujours en ligne sur le site du Figaro. Richard Flurin, on revient à vous sur votre coup de griffe. Mon coup mon coup de cœur coup mon coup de cœur va euh à Manuel Vals, ministre des outresem.
D'accord. qui revient de très très loin parce que c'était il est sorti grand brûl de de la du quinquena de François Hollande lorsqu'il était premier ministre. personnalité on de de des Français dans les les enquêtes d'opinion et aujourd'hui il revient aux responsabilités à la faveur du gouvernement Bairou et du premier ministre aux outres maires où son action est quasi unanimement à ce que j'en saisé aussi bien par des députés communistes que des députés donc des outresemes de Nouvelle-Calédonie et cetera et je trouve qu'il donne une certaine conception là ces dernières ces derniers mois ces dernières semaines de l'action publique qui est sans tambour ni trompette avec des résultats et je trouve que c'est parfois bénéfique et juste simplement sur le coup de griff et et l'affaire de de Lyon 2.
Je vou je voulais très rapidement ajouter que le le trumpisme aux États-Unis est né aussi sur le lit de ce de ce ces actions qu'on appelle walkist dans les universités et donc pour la pour la gauche être sensible aussi à ce genre de de d'exaction ou enfin de de problématique peut être salutaire. Il nous reste plus énormément de temps Louis, on va aller assez vite sur vos deux choix. Le coup de cœur coup de cœur pour Camel Daoud qui a donné un entretien Salgaveau avec l'électeur du Figaro et l'entretien est disponible dans le journal et et sur le Figaro.fr où il parle de de l'Algérie, de son enfance, de ses histoires franco-algériennes très entremêlées, très compliquées et de lui son son statut par rapport à cette identité qu'on veut lui affubler et qu'il refuse absolument.
Il a cette belle phrase, il dit "Moi, je passe pour l'écrivain algérien. En réalité, je suis écrivain algérien et français et ce sont trois professions différentes." C'est ce qu'il dit.
Et donc tout l'entretien est à l'avenance. C'est c'est c'est beau, c'est nuancé, c'est complexe. Et mon coup de griff, il est pour rien à voir, il est pour une proposition de loi qui doit passer à l'Assemblée nationale cette semaine en vue des élections municipales qui obligent à à la parité, à des listes hommes-femmes mais dans les communes de moins de 1000 habitants puisque c'est déjà le cas dans les autres communes.
Alors, il y a le fond qui est que ça complexifie encore la recherche de candidats dans des communes qui parfois en manquent. C'estàd on cherche le maire, personne ne veut se dévouer pour l'être. Mais surtout, c'est moins moins le fond, c'est euh c'est plus le moment, c'estàdire qu'on est en train d'examiner ce texte de loi, le texte de loi qui doit former le mode de scrutin Paris-Lon et Marseille.
Bref, au moment où il y a euh énormément d'urgences internationales et nationale, et bien on est en train d'examiner des textes sur euh la petite tambouille électorale. C'est peut-être pas le sens des priorités avoir en ce moment. Merci.
Merci Louis Zelta. Merci à tous d'avoir participé à cette émission et on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle édition du club politique. Bonne semaine à tous. [Musique]
Marine Le Pen