Sécurité dans les établissements scolaires : "Ce sont des mesurettes", déplore la députée RN Edwige Diaz
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France Inter. Ravie de vous retrouver dans Questions politiques, l'émission politique du dimanche sur France Inter, diffusée sur France Info, la télé, et en partenariat avec le journal Le Monde. Cette fois, ce sont des chiffres confirmés. 3 000 milliards de dettes, un déficit record, 50 milliards d'économies à trouver, dure semaine pour le gouvernement, et pour son Premier ministre qui a décidé, mercredi, d'aller à la télé pour tenter de s'en expliquer. Et puis Gabriel Attal a fait de la politique, renvoyant dos à dos les extrêmes notamment, à droite comme de gauche, des champions, assurent-ils, de la dépense publique. Alors justement, quelles sont leurs solutions économiques ?
Est-ce qu'elles vont changer face à ce nouveau contexte financier ? C'est ce qu'on va demander à la vice-présidente du Rassemblement national, la députée de Gironde, Edwige Diaz. Elle est notre invitée ce dimanche dans Questions politiques, en direct, toujours, et jusqu'à 13h. Questions politiques, Karine Bécard sur France Inter. Bonjour Edwige Diaz. Bonjour et merci pour votre invitation. C'est nous qui vous remercions. Pour vous interviewer, nous sommes trois, avec Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions et Françoise Fressos du journal Les Mondes. Bonjour à toutes les deux. Bonjour. Allez, on commence avec vos images de la semaine. Edwige Diaz, je me tourne vers vous pour commencer.
Qu'est-ce qui a marqué l'actualité selon vous ? Qu'est-ce que vous avez repéré, sélectionné ? Plusieurs choses ont marqué l'actualité cette semaine, mais je voulais focaliser notre attention sur un vote qui a eu lieu à l'Assemblée nationale cette semaine, un vote relatif à l'engagement bénévole des membres de la sécurité civile. Et donc, je voulais rendre hommage à ces 250 000 bénévoles qui sont particulièrement présents, notamment à l'occasion des incendies, qui aident à la sécurisation des événements, qui seront mobilisés pour les Jeux Olympiques. Alors, c'est ce qu'on voit sur votre trimal, effectivement. On les voit habillés d'une couleur un peu fluo-oranger. Oui, c'est ça, voilà.
Et puis, on voit le résultat du vote. Oui, c'est ça. Ils sont présents, notamment, au moment des inondations. Et je me permets d'avoir une pensée pour les habitants de ma région, la Nouvelle-Aquitaine, qui sont concernés par des crues. Alors, pourquoi j'ai voulu mettre en avant cette proposition de loi ? Parce que, finalement, elle est emblématique de deux choses, à la fois le sectarisme des macronismes, et ensuite, le gouvernement qui décide, une fois de plus, de sacrifier ceux qui s'engagent pour la France. Je dis qu'elle est emblématique du sectarisme qui caractérise les macronistes, parce qu'initialement, il s'agissait d'une loi transpartisane.
Déposée par eux, déposée par les macronistes. Et, en fait, des députés du RN avaient co-signé cette proposition de loi, et, finalement, les macronistes ont décidé de supprimer leur co-signature. Donc, ça démontre, premièrement, une fébrilité. Et ensuite, cette loi, qui avait suscité beaucoup d'espoir, finalement, n'a laissé que beaucoup de déceptions, puisque cette loi visait, notamment, à accorder quelques avantages fiscaux, notamment aux entreprises qui libèrent du temps pour ceux qui s'engagent au sein de la sécurité civile.
Cette loi devait permettre, aussi, d'accorder des avantages fiscaux sur le carburant, comme c'est le cas, par exemple, pour les véhicules des sapeurs-pompiers, pour les déneigeuses, pour les taxis, aussi. Et, finalement... Alors, attendez, pardonnez-moi, je crois que l'avantage sur le carburant a été maintenu. En revanche, effectivement, le financement, pérenne, qui était demandé, n'a pas été accordé. C'est exactement ce qui s'est passé. Et, finalement, on devait aussi... Pourquoi vous l'avez voté, alors ? Parce que je vois 134 votants et 134 pours.
Parce que c'est un message, c'est un message qu'au Rassemblement National, nous avons voulu adresser à tous ces bénévoles qui s'engagent pour notre pays. Mais, nous disons à ces bénévoles qu'il faudra, en effet, proposer une grande loi pour le bénévolat, parce que, là, en fait, finalement, le gouvernement a, une fois de plus, sacrifié les bénévoles. Et je crois que c'est plus de 50 millions d'euros qui ont été rabotés sur ce budget, pourtant essentiel pour l'équilibre et pour la cohésion nationale. Alors, le gouvernement dit qu'il y aura un grand beau veau de la sécurité civile qui aura lieu très rapidement le 8 avril. Vous avez eu quelques garanties ? Vous allez y participer ?
En profiter pour demander des choses ? Bien sûr que nous on participe à chaque fois que nous sommes invités, parce que nous sommes très respectueux des instances républicaines. Pour autant, je me demande pourquoi ils attendent alors qu'ils auraient pu agir tout de suite. Mais bon, face à l'effondrement de leur crédibilité budgétaire, ils font des économies de bout de chandelle, notamment sur le dos des bénévoles. Bon, vous attaquez très fort. Et vous, Françoise, quelle est votre image de la semaine ?
Eh bien, je vais revenir sur l'histoire des déficits qui, quand même, a occupé pas mal la semaine. Donc, la photo, c'est Gabriel Attal. Le Premier ministre, en compagnie de sa ministre des Affaires Sociales, Catherine Vautrin, devant une pancarte de France Travail. Mais, en fait, il est surtout question du Premier ministre qui, mercredi, a annoncé sa volonté d'engager une troisième réforme de l'assurance chômage. Une réforme visant, probablement, on n'a pas encore totalement les détails, à réduire un peu la durée d'indemnisation du chômage. Alors, ça montre trois choses.
D'une part, il y a un vrai souci sur les déficits qui ont explosé et qui doivent être maîtrisés, faute de quoi la dette va vraiment absorber une grande partie des dépenses publiques. Deuxièmement, il y a un vrai choc par rapport aux partenaires sociaux parce qu'ils négociaient leur propre convention d'assurance chômage en partant du principe que le régime était plutôt excédentaire et qu'il valait, au contraire, peut-être améliorer les conditions pour certains chôteurs.
Mais là où ça se complique, c'est que Gabriel Attal est soutenu par une partie de l'opinion publique qui estime qu'au fond, l'assistanat, ça suffit, entre guillemets, que le chômage, ça finance trop de dépenses sociales, de prestations sociales et qu'il faut tout revoir. Et je pense que c'est cette tension qu'il faut analyser, c'est-à-dire qu'on a sans doute probablement à remettre à plat le modèle social, notamment parce qu'il est financé essentiellement par le travail. Le travail n'est pas suffisant pour financer tout ça, mais au lieu de le faire relativement calmement, après avoir évalué les précédentes réformes, on agit dans la brutalité, dans la précipitation.
Et tout ça, je trouve, contribue à accentuer ce qu'on ressent tous, c'est-à-dire une crise politique dans la mesure où les responsables politiques n'arrivent pas à s'entendre sur un diagnostic commun et sur des mesures qui pourraient améliorer les choses.
Allez, dernière image, la vôtre, Nathalie Saint-Crecq, si vous tenez le coup, parce que j'ai l'impression que vous êtes un peu enrhumée.
Oui, mais je vais tenir le coup, ne vous inquiétez pas. C'est à propos du proviseur de l'établissement scolaire, Maurice Ravel, donc on sait tous depuis une semaine ce qui s'est passé, il a essayé de dévoiler, enfin il a demandé à une jeune fille qui était en BTS et qui était majeure d'enlever son voile, elle raconte qu'il l'aurait brutalisé, il nie. De toute façon, le résultat, c'est qu'il a démissionné pour raison de sécurité. Il se trouve qu'aussi la communication se fait sur le fait qu'il devait prendre sa retraite en septembre et que ça ne change pas grand-chose.
Alors évidemment, tout le monde est horrifié, évidemment tout le monde se dit on a perdu le combat, évidemment tout le monde fait des grandes déclarations en disant les profs, les proviseurs, il faut que tout le monde se remobilise. On peut s'interroger sur leur possibilité de le faire. D'abord, ils ne sont pas des héros et on ne voit pas pourquoi ils le feraient eux spécialement quand les autres ont décidé qu'avoir la paix étaient l'alpha et l'oméga de la société. Deuxièmement, on peut imaginer, d'ailleurs Jean-Pierre Aubin l'envisage dans un rapport qu'il a fait, qu'il y ait certains profs qui ne soient pas spécialement convaincus.
Pourquoi voudrait-on que tous les profs considèrent que la loi interdisant le voile à l'école est quelque chose d'absolument merveilleux et que la laïcité à la française est un modèle ? Donc, c'est simplement pour dire, alors je sais que probablement tout à l'heure, vous nous direz que c'est à cause de l'immigration. Moi, je voulais insister sur le fait qu'il n'y a pas que l'immigration parce qu'il y a des gens qui sont nés en France qui sont français et que ce n'est pas un problème, c'est peut-être un problème culturel. Mais simplement, il faudrait peut-être quand on parle de réarmement que ce réarmement vienne de partout et que ce ne soit pas les profs.
C'est fini les hussards noirs de la République. Alors si c'est fini, il faut que tout le monde s'y mette.
De mon côté, quant à la sécurité physique, je déploierai une force mobile, scolaire, qui sera nationale et qui pourra être projetée dans les établissements qui connaîtraient des difficultés. Cette force scolaire qui permettra aux établissements qui sont en difficulté de prendre en charge pendant un temps assez long la difficulté est destinée à rassurer les enseignants et les équipes éducatives. C'est tout à fait essentiel pour moi.
Voilà, c'était Nicole Belloubet, la ministre de l'Éducation nationale qui était vendredi en déplacement en Gironde, chez vous. Vous y étiez d'ailleurs. dans ce lycée professionnel à Bordeaux et elle a donc annoncé la création pour septembre prochain d'une force de sécurité mobile scolaire qui sera composée, j'en profite pour le préciser, d'une vingtaine d'agents, des proviseurs, des psychologues, des inspecteurs qui pourront être dépêchés, elle vient l'expliquer, en cas de crise aiguë dans un établissement très rapidement dans les 48 heures. Première question, très simple, Edwige Diaz, votre réaction à cette force mobile de sécurité à l'école, est-ce que c'est une bonne solution ?
Déjà, je me permets d'adresser un message de solidarité aux professeurs qui exercent un travail remarquable dans des conditions très difficiles, quatre menaces avec armes par jour, ils sont témoins de 3000 atteintes à la laïcité sur le mois de janvier et ils exercent leur mission dans un contexte avec un environnement à tonalité djihadiste puisque personne n'a oublié les assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard. J'étais en effet présente à l'occasion du déplacement de la ministre de l'éducation nationale à Bordeaux où elle a annoncé cette force mobile scolaire.
Très sincèrement, je pense que madame la ministre de l'éducation nationale manque sa cible parce qu'en fait, elle nous a annoncé des mesurettes, donc celle-ci que vous venez de détailler, donc quand même, il faut qu'on se rende compte, je viens d'annoncer des chiffres absolument tétanisants et elle nous dit que 20 personnes pour l'ensemble du territoire et seulement dès la rentrée 2024, donc c'est-à-dire pas tout de suite alors qu'il y a urgence, donc ces personnes pourraient être à te déprécher sous 48 heures. Donc c'est largement insuffisant, je souhaite que ça fonctionne mais malheureusement je n'y crois pas beaucoup.
Elle a aussi parlé de sensibilisation des professeurs, donc moi j'ai un certain nombre de professeurs dans mon entourage, ils m'ont dit mais sensibiliser à quoi ? Comment on peut être sensibilisé à cette montée de l'islamisme radical au sein de nos établissements ? Elle a aussi évoqué la formation des élèves, moi je pense que Madame Belloubet a peur de nommer le mal et donc tant qu'elle nommera pas le mal, tant que l'éducation nationale et l'État ne s'armeront pas pour lutter contre l'entrisme islamiste dans les établissements scolaires, tout le reste sera peu convaincant. Concrètement, vous Edwige Jias, vous êtes ministre de l'éducation nationale, vous faites quoi ?
C'est quoi la première mesure que vous prenez ? Là maintenant dans le contexte dans lequel on est ? Je pense qu'il faut mettre en oeuvre immédiatement la proposition de loi déposée par Marine Le Pen visant à lutter contre toutes les formes d'islamisme dans notre pays. Ensuite, il faut revaloriser la sanction. Ça, ça prend du temps, ça va pas être... Pas tellement, déjà si vous la votez rapidement au Parlement, nous c'est une loi qui est clé en main, donc en fait il suffit juste que M. Darmanin la mette à l'ordre du jour et ça facilitera quand même la situation.
Je rappelle qu'une loi, ça met 18 mois, être adopté, il faut que ça passe à la séquette, il faut que ça passe au Sénat, mais déjà ils l'ont même pas mise à l'ordre du jour. Donc c'est sûr qu'on est très loin de tout ça.
Vous dites que pour lutter contre l'islamisme, il faut lutter contre l'islamisme. On est d'accord que dans l'école il y a un problème d'entrisme, on fait quoi ? La question de Carine elle mérite d'être précise. Par ailleurs, je rajoute que la force qui vient d'être créée à l'échelon national devient personne, se surajoute avec déjà une force qui existe dans les établissements et qui est plus nombreuse. Donc c'est pas simplement un gadget qui vient d'être sorti. Mais lutter contre l'islamisme, concrètement, c'est quoi ?
La question à madame la ministre de l'éducation nationale, je lui ai dit pourquoi vous nous parlez des ENT ? Pourquoi vous nous parlez de la formation, de la sensibilisation des professeurs, de la formation des élèves ? Pourquoi vous ne nommez pas le mal ? Vous savez ce qu'elle m'a répondu ? Elle m'a dit nous sommes une force, nous sommes un bouclier. Bah écoutez, avec son bouclier en carton, je pense que les islamistes doivent bien rire. Donc moi je lui ai dit qu'il faut mener la guerre aux islamistes, fermer les mosquées radicales, réaffirmer le principe de la laïcité, mettre en oeuvre des sanctions planchées dans les conseils d'administration.
Et si les parents sont démissionnaires ou dépassés par la situation, il faut suspendre les allocations familiales. Les menaces, il y en a eu plusieurs en France ces dernières semaines. Elles ont été prises très au sérieux. Il y a eu d'un côté un certain nombre de canulars, des élèves qui nous expliquent aujourd'hui qu'ils n'avaient surtout pas envie d'aller travailler, d'aller au collège ou au lycée et donc qui ont envoyé des messages sur les fameuses ENT. Et puis il y a eu des mises en examen il y a eu des incarcérations même c'était le cas hier soir d'un tout jeune homme de 17 ans qui a été mis en examen et incarcéré. Donc la justice fait son travail. Donc vous voulez quoi en plus là ?
Là en ce moment dans la situation dans laquelle on est encore une fois aujourd'hui ? Mais vous me dites qu'il y a eu une incarcération hier. Moi je vous dis qu'il y a eu 3000 atteintes à la laïcité rien que sur le mois de janvier. Donc je dis juste que le gouvernement n'a pas le courage politique d'affronter le problème et je le dis la ministre de l'éducation nationale a été incapable de nommer le mal à savoir l'islamisme. Donc en fait tant qu'on continuera à travailler avec des personnes comme ça forcément ça ne fera pas avancer les choses.
Gabriel Attal le dit qu'elle n'est peut-être pas employé le mot islamisme mais qu'est-ce que ça change ? C'est dit par Darmanin c'est dit par Attal c'est dit ? Et là il n'y a pas eu des faits pas de fag pour le coup parce que autant on peut nous dire que sur Samuel Paty ça a traîné là il n'y a pas tout a été fait tout de suite alors vous allez me dire que c'est trop tard mais en tout cas je dis en effet
que si on avait écouté le rassemblement national depuis des années on n'aurait pas attendu la rentrée 2023 pour interdire la baillade dans les établissements scolaires d'ailleurs nous nous avions demandé à monsieur Attal s'il était d'accord pour interdire le voile au moment des sorties scolaires ah ben là il n'y a plus personne donc en fait avec eux c'est du en même temps finalement il donne des petits gages mais finalement il laisse passer tout le reste et c'est pour cette raison que les enseignants aujourd'hui travaillent la boule au ventre et c'est pour cette raison que des enseignants sont obligés finalement d'alimenter cette crise d'évocation ou alors de se mettre en retrait pour leur sécurité et je trouve ça scandaleux est-ce que vous ne connaissez pas quand même
qu'au cours de ces dernières années il y a eu quand même une prise de conscience un durcissement et des moyens mis pour défendre la laïcité écoutez je trouve
que c'est insuffisant parce que si les moyens que vous évoquez avaient été efficaces on n'en serait pas là aujourd'hui alors le souci quand même principal qui se pose c'est l'application de la laïcité et ça vous n'en parlez pas ce qui me surprend un peu c'est-à-dire qu'on peut mettre tout ce qu'on veut des forces de l'ordre etc aujourd'hui il est difficile d'appliquer la loi de 2004 vous proposez quoi pour réussir à appliquer cette loi contre les signes ostentatoires écoutez je vais vous donner un exemple il y a quelques jours un proviseur a demandé à des femmes de se dévoiler donc le proviseur d'un collège dans Lyon et bien finalement quelle a été la réponse de l'administration il a été sommé de s'excuser donc voilà typiquement vous répondez pas à ma question moi je considère en fait qu'il ne faut pas lâcher les professeurs voilà il faut les soutenir et malheureusement ils ne sont pas suffisamment soutenus par leur hiérarchie et donc quelles sont vos mesures pour réussir à s'appliquer cette loi de 2004 et bien je l'ai dit mettre en oeuvre des sanctions planchées à l'occasion des conseils de discipline sanctionner les parents qui encouragent leurs enfants à enfreindre cette violation de la laïcité ne pas hésiter à développer la vidéoprotection pour identifier tout de suite ceux qui commettent ces délits en fait faire revenir l'ordre à l'école ça permettra certainement aux élèves d'apprendre dans de meilleures conditions et ça évitera peut-être aussi qu'on ait un niveau scolaire qui soit totalement effondré alors on va avancer mais j'aurais vous poser une dernière question dans le lycée Maurice Ravel à Paris dont parlait tout à l'heure Nathalie Saint-Cric une majorité d'élèves a soutenu la jeune femme qui portait ce voile ils ont fait grève pour marquer leur soutien là dans ces cas là vous sanctionnez tout le monde ou faites comment ?
je ne comprends pas non mais en fait on explique aux élèves que dans les établissements scolaires et bien la laïcité doit être sanctuarisée on ne vient pas avec son voile à l'école on ne vient pas faire du prosélytisme islamiste à l'école on vient à l'école pour apprendre pour se former et pour nos avenirs
on leur dit mais si vous avez quelqu'un qui butait ou qui radicalisait si vous avez
un inspecteur de l'éducation nationale qui vient discréditer le proviseur qui veut faire respecter la laïcité forcément là il y a un problème donc oui je le dis nous nous serons au soutien des professeurs et c'est peut-être pour cette raison que de plus en plus de professeurs envisagent de voter pour Marine Le Pen à l'occasion de la prochaine élection présidentielle l'état qui se portera systématiquement parti civil quand il y aura un dépôt de peinte c'est une bonne chose ça ou pas ?
oui mais ça aurait dû être fait depuis bien longtemps en fait et d'ailleurs c'était dans le programme de Marine Le Pen oui mais il y a des petites choses qui vont dans le bon sens je dis juste que nous ça fait des années que nous le disons et si nous avions été écoutés depuis bien longtemps on n'en serait pas là aujourd'hui avec des professeurs qui je le dis sont absolument tétanisés et qui doivent en plus gérer un certain nombre de problèmes moi je suis élue dans une circonscription très rurale en Gironde et ces professeurs sont confrontés tout comme les élèves et les parents d'élèves à un manque de remplacement des professeurs parce qu'il y a une crise d'évocation et donc finalement tout le monde est perdant dans cette affaire donc oui je le dis il faut urgentement changer de ministre de l'éducation nationale en fait il faut remplacer n'importe quel ministre de l'éducation nationale macroniste par un ministre de l'éducation nationale rassemblement national la vice-présidente du rassemblement national la députée Edwige Diaz est dans questions politiques ce dimanche jusqu'à 13h j'aurais qu'on écoute maintenant le premier ministre Gabriel Attal il était à Rambouillet vendredi en compagnie de sa ministre du travail Catherine Vautrin il revient sur sa réforme de l'assurance chômage qu'il avait présenté deux jours plus tôt
j'ai bien vu depuis hier soir c'est pas une surprise qu'il y a un axe Mélenchon-Le Pen contre la réforme que j'ai annoncé mais c'est pas une surprise parce que ça a toujours été ce logiciel là c'est pas une surprise on ne découvre pas que monsieur Mélenchon et madame Le Pen sur les questions de travail et de social c'est un seul et même parti extrême droite extrême gauche même combat contre le travail une forme de parti du tout allocation nous c'est pas ça notre logiciel et c'est pas ça notre logique
Edwige Diaz qu'est-ce que vous répondez à Gabriel Attal est-ce que le Rassemblement National est le parti du tout allocation ça vous fait sourire oui parce que je pense que monsieur Attal est très fébrile et il a toutes les raisons de l'être alors que les macronistes nous avaient été présentés comme étant les Mozart de la finance et bien finalement sept ans après leur bilan est piteux 900 milliards d'euros de dettes en plus un déficit budgétaire qui s'élève à 5,5% du PIB bien au-dessus de ce qui avait été annoncé vous passez à côté quand même pardonnez-moi je vous coupe les défaillances d'entreprises et un taux record de prélèvement donc oui monsieur Gabriel Attal est très embêté c'est pas ça qu'il dit en fait Gabriel Attal c'est ce qu'il dit il fait surtout un axe il parle d'un axe Rassemblement National la France Insoumise ça vous fait pas réagir en fait il nous fait une pirouette le Premier Ministre il essaye de détourner l'attention de créer une polémique pour essayer de faire oublier son bilan moi je veux rappeler son bilan voilà je viens de le faire
le bilan est rappelé maintenant il y a quand même comme dit Marine Le Pen un mur de la dette tout le monde est un peu engagé sur comment réduire la dépense publique alors revenons sur cette histoire de chômage parce que c'est intéressant est-ce qu'il faut se dire voilà l'objectif c'est vraiment le plein emploi le remettre au travail et faire en sorte que le travail paye davantage ou l'objectif c'est au fond on reste un peu dans le système actuel où on essaye de financer des allocations et puis on se débrouille pour le reste comment vous vous positionnez par rapport à ce débat ?
je dis que le Rassemblement National est très engagé dans la réduction de la dette et vous dites oui il faut se réorienter vers le plein emploi sauf que les macronistes ne le font pas je vais vous donner un seul exemple ils refusent d'activer les mécanismes qui permettraient aux entreprises de payer moins cher leur électricité vous voyez moi sur ma circonscription je connais un certain nombre de commerçants qui sont obligés de fermer leur boucherie leur boulangerie par exemple et là en fait ils sont absolument inefficaces dans la matière
il faut toujours plus aider les entreprises les ménages non en fait je ne dis pas forcément qu'il faut plus s'aider et la difficulté c'est qu'au fond il n'y a plus d'argent public
pour le faire je ne dis pas qu'il faut faire de l'assistanat je dis juste que le gouvernement ne crée pas les conditions d'un environnement favorable pour les entreprises alors il y a eu la politique de l'offre
je ne vais pas faire le défenseuse mais enfin il y a eu la politique de l'offre il y a eu la politique du quoi qu'il en coûte non mais juste il y a un chiffre imparable il y a 200 milliards
chaque année qui sont distribués aux entreprises
et là ce qu'on essaye de voir c'est vous face à la réalité c'est à dire qu'il faut réduire la dépense publique
qu'est-ce que vous proposez et bien je vais répéter ce que Jean-Philippe Tanguy a répété à plusieurs reprises à Bruno Le Maire à chaque fois qu'il a consulté les oppositions sans pour autant les écouter nous des pistes d'économie nous en avons formulé un certain nombre notamment sur le coût de l'immigration qui est réelle la lutte contre la fraude qui n'est pas réalisée aujourd'hui et puis je vous dis créer un environnement favorable pour les entreprises parce qu'en fait il faut qu'il y ait une relance économique or avec 400 entreprises qui sont en faillite par mois je suis désolée le gouvernement n'est pas aux côtés des entreprises le coût de l'immigration vous le chiffrez à combien ?
parce que là il y a 50 milliards d'économies à trouver oui je pense que déjà avec l'immigration on a environ 15 milliards d'euros si vous prenez en compte l'aide médicale d'Etat soyons précis 15 milliards d'euros sur l'immigration vous le récupérez comment ? du coup c'est ce que je oui c'est ça ensuite tout ce qui découle de l'immigration par exemple un logement social sur trois est occupé par une personne immigrée les étrangers sont surreprésentés dans la catégorie des chômeurs et en même temps
c'est eux qui vous apportent des cotisations sociales en occupant les emplois qu'on n'a pas voulu nous-mêmes occuper pas spécialement parce qu'en fait
ils sont généralement plus sous-qualifiés que les travailleurs français donc ils cotisent moins et je suis désolée d'être en totale opposition avec vous il y a 5 millions de demandes un peu plus de 5 millions de demandeurs d'emploi dans notre pays il y a environ 300 000 offres d'emploi qui sont disponibles donc vous voyez que ça fait 40 ans qu'on nous répète que les étrangers font le travail que les français ne veulent pas moi je m'inscris totalement en faux les français ne sont pas des feignants et bien sûr qu'il y a des étrangers qui travaillent mais dans ce cas là il n'y a aucun problème avec eux je dis juste qu'il ne faut pas faire croire aux français qu'ils sont des feignants et qu'heureusement il y a des étrangers
qui vont tenir l'économie puisque le raisonnement de Gabriel Attal et du gouvernement c'est qu'il y a des emplois non pourvus donc on va serrer un tout petit peu plus la vis de manière à ce qu'il y ait des gens qui finalement n'ont pas envie de les faire le font donc si c'est pas les immigrés ça veut dire que c'est les français et dans le temps puisque vous revenez souvent à ce que vous pensiez dans le temps il y avait honte sur la cistana il y avait une petite musique au Rassemblement Front National de l'époque qui était de dire il y a des types avec un Mercedes qui touche des revenus minimum et qui ne travaillent pas donc moi j'ai connu cette période là je confirme
que le Rassemblement National est attaché à la solidarité mais qu'il est profondément opposé à la cistana et d'ailleurs nous sommes les seuls notamment dans les conseils départementaux au sein desquels nous siégeons à demander aux exécutifs d'accentuer les contrôles sur notamment la fraude au RSA et vous voyez je vous parlais de la question des économies que nous pouvons réaliser sur le RSA par exemple précisément sur le RSA nous nous disons et bien pour qu'un étranger obtienne le RSA il faut qu'il ait travaillé 5 ans équivalent temps plein parce que là aujourd'hui vous avez des étrangers qui touchent le RSA alors qu'ils n'ont pas suffisamment cotisé donc en fait le tout le tout équivaudrait à 15 milliards d'euros et je pense que c'est pas une paille et donc le gouvernement devrait être inspiré à nous écouter un petit peu plus on parlait aussi des pistes d'économie je vais vous donner un autre exemple la question des associations accordées aux associations des subventions accordées aux associations immigrationnistes sur le budget de l'année dernière ce chiffre s'élevait à 750 millions d'euros et cette année à l'occasion du PLF passé par 49.3 par ailleurs le montant des subventions accordées aux associations immigrationnistes s'élevait à 981 millions d'euros voilà des pistes c'est vous qui faites les chiffres non non c'est dans le PLF tout à fait c'est dans le PLF c'est sûr qu'il est passé par 49.3 donc les français ont moins eu l'occasion de se pencher dessus mais c'est bien une réalité
alors faut-il aller au-delà parce qu'on a l'impression quand même qu'au sein même du rassemblement national certains s'inquiètent en se disant on propose beaucoup de dépenses pas beaucoup d'économies est-ce qu'il faut d'abord comme le dit Marine Le Pen visiblement dans votre groupe il faut peut-être veiller à moins proposer est-ce qu'il y a certains éléments du projet sur lequel il faut revenir par exemple l'idée de revenir en arrière sur la réforme des retraites l'idée par exemple de baisser la TVA de supprimer l'impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans nationaliser les autoroutes est-ce que vous pensez qu'on est quand même à un moment où pour accroître la crédibilité du rassemblement national il faut revoir le projet
bon je crois déjà qu'en matière de crédibilité on n'a aucune leçon à recevoir notamment de la part de ceux qui ont endetté le pays donc moi je dis que le programme de Marine Le Pen est tout à fait applicable notamment une baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur le gaz le fuel l'électricité et une suppression de la TVA sur un panier de produits de 100 premières nécessités je confirme qu'il faut en effet donner des chiffres la TVA si on la baisse comme ça on perd 100 milliards non mais le bouclier tarifaire il a coûté combien d'accord mais le bouclier tarifaire il a coûté combien sauf qu'en fait le bouclier tarifaire imposé par le gouvernement finalement c'est la double peine pour les français parce que non seulement il a coûté de l'argent et en plus c'est tous les français qui vont devoir le financer par l'augmentation des impôts et par la perte des tentations
et en plus c'est un impôt le moins redistributif possible c'est-à-dire que vous soyez riche ou pauvre votre panier alimentaire je suis désolée
mais aujourd'hui il y a beaucoup trop de ménages des gens honnêtes qui travaillent qui n'ont plus les moyens de boucler leur fin de mois et donc je le dis oui ça doit passer par une baisse de la TVA sur des produits de première nécessité les retraites on revient dessus ou pas ? non on ne revient pas dessus notre programme était tout à fait clair nous nous souhaitons oui alors à 60 ans dès lors que l'on a cotisé 40 ans et que l'on a commencé à travailler avant 20 ans c'est-à-dire à partir de 17 ans sinon on garde les 62 ans et vous savez attendez moi je le dis attendez on garde les 64 ans ou les 62 ans ?
non non ça dépend à quel âge vous avez commencé à travailler et il vous faut vos 42 annuités mais si vous commencez à travailler à 20 ans vous pouvez partir en retraite à 62 ans mais vous savez en fait avant d'essayer de remettre la renationalisation le programme de Marine Le Pen je dis actons mettons en oeuvre les économies que nous proposons donc je vais les reprendre donc sur l'immigration je viens de vous faire un détail suffisamment exhaustif sur la lutte contre la fraude il faut créer rapidement un grand ministère de lutte contre la fraude il faut aussi remettre
c'est compliqué de faire rentrer là
mais je veux dire quels effets quelles volontés politiques il n'y a pas de ministère de lutte contre la fraude donc forcément il n'y a pas de résultat oui mais ça ben non parce que là justement on aurait des services qui seraient dédiés à ça il faut remettre en question notre contribution très importante à l'Union Européenne et on peut aussi revoir le millefeuille territorial avec l'empilement des agences finalement les français n'y suivent plus rien et ils n'ont pas d'économie en face si on revient sur la contribution à l'Union Européenne on abandonne les agriculteurs parce que pour une large part ça finance la PAC et les agriculteurs français en sont les premiers bénéficiaires non mais pas vous pas ça enfin je veux dire ah bon pas nous pas ça alors c'est quoi vous suivez l'actualité enfin je veux dire il n'est pas question d'arrêter la contribution de la France à l'Union Européenne il est juste question de la réduire parce qu'aujourd'hui la France donne beaucoup trop à l'Union Européenne et l'Union Européenne nous rend une partie de notre argent en nous imposant la manière dont on doit le dépenser donc on sort de l'Union Européenne en gros non c'est pas ce que j'ai dit non plus mais je vais juste terminer sur les agriculteurs vous savez la PAC l'argent de la politique agricole commune que touchent les agriculteurs c'est avant tout l'argent des français et il suffit pas de dire l'Union Européenne protège les agriculteurs parce qu'elle donne la PAC non parce que de toute façon cet argent pourrait tout de même être donné aux agriculteurs par contre l'Union Européenne affaiblit considérablement les agriculteurs quand elle mit en oeuvre son écologie punitive quand elle signe avec la terre entière des traités de libre-échange quand il y a une surtransposition des normes mais nous non plus nous ne souhaitons pas sortir de la PAC je dis juste que
l'Union Européenne
sacrifie l'agriculture notamment en raison de son idéologie absolument mondialisée mais nous face au libre-échange nous souhaitons privilégier le juste échange et oui nous le disons nous souhaitons continuer de soutenir les agriculteurs parce qu'aujourd'hui ils ne sont pas soutenus s'ils étaient soutenus ils n'auraient pas été dans la rue et Emmanuel Macron n'aurait pas eu un tel accueil des agriculteurs
tout est financé tout va bien
c'est ça juste les impôts oui et je crois vraiment que personne ne peut nous donner de leçons en matière d'économie parce que je veux dire ceux qui nous ont mis nous n'avons aucune responsabilité dans la situation économique actuelle donc je dis aux français faites-nous confiance élisez-nous en 2027 nous mettrons en oeuvre nos propositions et oui nous nous engageons à rembourser la dette et à redonner de l'espoir notamment aux entreprises françaises et d'ailleurs je dis au passage je crois que c'est 28% des chefs d'entreprise qui envisagent de voter pour Jordan Bardella au moment des élections européennes ce qui veut peut-être dire que notre programme économique est crédible juste pour trouver des marges de manœuvre est-ce qu'il faut augmenter les impôts vous n'êtes pas intervenu sur la question des impôts il faut y toucher les augmenter éventuellement taxer les super profits les super davidandes la France la France est le pays le plus taxé des pays de l'OCDE donc on ne peut pas aujourd'hui dire que nous allons taxer rajouter des impôts par contre oui nous aurions apprécié que le gouvernement écoute notre proposition notamment en matière de taxation des super profits ou alors en matière de taxation des profiteurs de guerre ou des profiteurs de crise ça ils ne l'ont pas suffisamment fait alors il y a visiblement une proposition de loi
de la majorité qui va être rédigée pour augmenter attendez pour augmenter la contribution des énergéticiens les rentes est-ce que vous la votez ?
j'attends de lire le texte mais si vous voulez si c'est un copier-coller de la proposition du Rassemblement National oui bien sûr nous ne sommes pas sectaires nous votons tout ce qui va dans le bon sens je dis juste que là aussi on aurait pu trouver plus rapidement des pistes d'économie plutôt que de faire la chasse aux chômeurs à défaut d'être en mesure de s'attaquer au chômage parce que là en fait ceux qui vont être sacrifiés par l'austérité budgétaire que les macronistes vont nous imposer donc ce sont les chômeurs ce sont les seniors les retraités puisqu'il est question de désindexer les retraites sur l'inflation et ça va être aussi les malades qui vont voir leur franchise médicale augmenter qui vont peut-être revoir une indexation du remboursement des consultations médicales sur le revenu et puis on le voit déjà qu'il y a une baisse de prise en charge des transports médicaux donc une fois de plus les macronistes envisagent de s'attaquer aux plus faibles et je trouve que c'est absolument caractéristique du mépris des macronistes et de leur brutalité de cette brutalité qui nous impose depuis 7 ans
on va faire les choses dans l'ordre parce que l'idée c'est de taxer les super quelque chose est-ce que les super riches par exemple en France est-ce que vous considérez qu'il serait logique même si ça ne rapporte pas autant qu'on le voudrait mais cela dit supprimer la ME c'est 1,5 milliard c'est pas énorme est-ce que vous êtes favorable à une contribution pour des gens qui les revenus sont particulièrement élevés
oui oui et nous nous voulions
notamment vous rétablissez une sorte d'ISF quelque chose comme ça
oui c'est ça en fait nous nous n'étions pas favorables à la suppression de l'ISF déjà et nous souhaitons nous taxer donc créer un impôt sur la fortune financière et non pas sur la fortune immobilière comme c'est le cas aujourd'hui vous rajoutez le volet financier finalement vous créez un impôt c'est ce que vous disiez tout à l'heure non mais moi c'est juste pour suivre non mais ça ne nous gêne absolument pas de taxer la spéculation les profiteurs et les super profits d'accord
donc ça on fait vous avez parlé un peu dans tous les sens de toutes les économies sur le transport des malades est-ce que ça peut être pas envisageable de mettre plusieurs malades dans le même transport pour essayer éventuellement de faire des économies
écoutez je crois que les malades n'y sont pas favorables je crois qu'ils n'y sont pas favorables si on veut continuer
à faire aussi bien est-ce qu'on doit pas de temps en temps discuter sur certaines choses d'accord
mais si on veut faire en fait des économies sur la question de la santé on peut peut-être s'attaquer à l'aide médicale d'Etat voilà qui coûte un peu plus d'un milliard d'euros et qui ne cesse d'augmenter oui mais je vais quand même vous donner des chiffres parce qu'ils sont importants ils sont révélateurs c'est qu'un milliard et ça fait trois fois que vous nous proposez l'AME regardez en 2015 en 2015 il y avait 316 000 bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat en 2023 c'est 466 000 ça veut dire que c'est une dépense qui ne cesse d'augmenter donc oui je le dis il faut non pas s'attaquer aux conditions de prise en charge des malades français qui ont travaillé pour assurer leur sécurité sociale il faut aller chercher des économies aux côtés de ceux qui n'ont jamais cotisé et qui sont très bien remboursés vous voyez l'AME tout est pris en charge par l'AME sauf oui alors pardon vous avez raison sauf les cures thermales et sauf la PMA bon la députée de Gironde Edwige Diaz vice-présidente du Rassemblement National est en direct dans Questions Politiques jusqu'à 13h on a découvert l'existence d'un réseau d'influence pro-russe c'est en tout cas ce qu'ont révélé cette semaine les services de renseignement tchèques et polonais apparemment et entre autres des élus du Parlement européen auraient été payés pour donner de fausses interviews des interviews de propagande favorable au régime poutinien que vous inspirent ces révélations pour commencer Edwige Diaz je dis qu'il faut creuser la question je m'étonne quand même peut-être de ces révélations qui surgissent à deux mois des élections européennes où la Macronie se met en quatre pour essayer de faire croire aux français qui ne sont pas du par ailleurs que les équipes de Jordan Bardella seraient pro-russes voilà ils essayent de remettre en question le soutien que nous avons accordé à l'Ukraine je voudrais juste rappeler qu'il y a un parti en France qui a demandé une commission d'enquête parlementaire sur les ingérences russes et ce parti s'appelle le Rassemblement National et d'ailleurs les conclusions de cette commission d'enquête parlementaire sont sans équivoque il n'y a pas il n'y a aucun parti qui fait l'objet d'ingérences russes par contre vous dites beaucoup de choses et je veux quand même que les choses soient claires pour ceux qui nous écoutent et qui nous regardent c'est absolument pas les macronistes qui révèlent tout ça je rappelle juste que ce sont les renseignements tchèques et polonais parce que là vous sous-entendez que ce sont les macronistes qui ont sorti ça à deux mois des élections je le redis ce sont les services de renseignements tchèques et polonais on ne mélange pas tout est-ce qu'éventuellement vous demandez une enquête pour en savoir plus ?
mais bien sûr alors tout à fait nous demandons une enquête sur ce sujet là et nous avons aussi demandé une enquête sur une ingérence qui a vraiment eu lieu pour le coup du côté du parti socialiste vous savez le Qatargate et donc le Rassemblement National avait demandé une commission précisément pour faire la lumière sur ces valises d'argent liquide qui ont transité dans les couloirs du Parlement européen et qui auraient peut-être bénéficié aux élus du parti socialiste est-ce qu'il y aurait des députés européens qui seraient du Rassemblement National et qui pourraient avoir trompé dans ces ingérences russes ?
il n'y a aucun député européen qui est du Rassemblement National qui est sous la coupe vous avez demandé qui est sous la coupe à chacun de vos eurodéputés oui si vous voulez mais j'aurais vraiment aimé qu'on demande la même chose aux socialistes sur le Qatargate par exemple et Thierry Mariani vous vous effraiez pas sur le sujet non pas du tout vous êtes certain quand on entend
Thierry Mariani il y a quelques temps pour la présidentielle quand on avait demandé à Marine Le Pen qu'elle pouvait être son équipe gouvernementale elle avait cité Jean-Paul Garot monsieur Juvin ou Thierry Mariani est-ce que Thierry Mariani pourrait être un ministre des affaires étrangères plausible dans le cadre de votre accès au pouvoir
vu ses prises de position c'est le premier ministre qui donnera son gouvernement donc ça sera Jordan Bardella vu ses prises de position et quand on l'a entendu
au débat sur Public Sénat est-ce que ça
on verra ça en temps voulu franchement je pense que c'est pas l'actualité et je pense d'ailleurs que les français en ont soupé avec ces histoires de remaniement avec tous ces ministres qui changent tous les 6 mois donc chaque chose en son temps Jordan Bardella dit que ça serait
un référendum anti-Macron les européennes donc je puis on est fondé
à vous poser la question il a bien raison d'ailleurs de dire que les élections européennes du 9 juin seront un référendum pour ou contre Macron est-ce qu'on veut davantage de fédéralisme est-ce qu'on veut davantage de souveraineté est-ce qu'on veut davantage d'immigration est-ce qu'on en veut moins est-ce qu'on veut davantage d'écologie punitive est-ce qu'on en veut moins est-ce qu'on veut une concurrence internationale déloyale organisée avec l'Union Européenne comme c'est le cas notamment pour les buralistes qui vont subir une fois de plus la concurrence internationale déloyale frontalière donc oui en effet c'est un référendum pour ou contre notamment l'Europe de Macron et l'Europe d'Ursula Van der Leyen une question importante sur l'OTAN
qui vous est posée par Françoise Fressouze oui alors dans une interview récente à Politico Jordan Bardella opère une sorte de virage sur l'aile à propos de l'OTAN il n'est plus question selon lui quitter le commandement intégré de l'OTAN si la guerre en Ukraine est toujours en cours est-ce que vous êtes d'accord vous avec cet ajustement
en fait c'est pas un ajustement parce que c'est ce que Marine avait déclaré déjà au moment de l'élection présidentielle donc elle avait dit exactement l'inverse non elle n'avait pas dit l'inverse en fait elle a dit qu'en temps de guerre il n'était pas question de quitter le commandement intégré de l'OTAN sauf qu'en février 2022 on est déjà en guerre et qu'elle le dit alors qu'on est en pleine campagne présidentielle c'est faux parce que si ma mémoire est bonne la guerre en Ukraine a éclaté je crois le 24 février 2022 et notre programme présidentiel a été distribué le 11 février 2022 voilà mais la campagne la campagne s'est poursuivie jusqu'en avril et puis ensuite il y a eu les législatives elle a continué à le dire un peu plus tard elle a dit que maintenant qu'il y avait la guerre en effet il n'était plus question de sortir du commandement intégré de l'OTAN
pourquoi cette évolution est-ce que c'est parce que vous réalisez qu'au fond tout seul on est un peu voilà il fait froid qu'on a quand même besoin du bouclier américain que pour assurer la paix il faut quand même rester dans quelque chose d'intégré c'est quoi votre philosophie par rapport à tout ça
le problème c'est qu'aujourd'hui à cause de l'invasion russe en Ukraine la guerre est aux portes de l'Europe donc en effet il n'est pas question de s'affaiblir et donc c'est la raison pour laquelle nous ne souhaitons pas sortir du commandement intégré de l'OTAN et c'est pas pour autant que nous sommes pour une armée fédéraliste nous nous souhaitons garder une armée française nous ne souhaitons pas transférer cette compétence à l'Union Européenne je parlais de plus de fédéralisme tout à l'heure souhaité par Emmanuel Macron nous nous y sommes opposés Vous êtes contre l'Europe de la défense ?
Ah oui absolument absolument je suis contre l'Europe de la défense comme je suis contre l'Europe de la santé par exemple parce que je pense qu'il s'agit là d'un enjeu de souveraineté majeure et notre armée est déjà en difficulté vous savez la loi de programmation militaire va avoir du mal à s'appliquer parce que finalement elle est déjà sous-budgétisée on entend un certain nombre de généraux alertés notamment sur le manque de nos munitions il y a aussi la crise des vocations en matière d'armée donc oui je confirme être opposé à une armée européenne parce que précisément elle contribuera à nous affaiblir davantage Allez une question sur la proposition de loi votée cette semaine par l'Assemblée sur l'Algérie
Alors il y a une proposition de loi qui a été proposée donc par définition qui n'était pas une repentance qui n'était pas de demande d'excuses qui était simplement la reconnaissance et la condamnation d'une forme de massacre qui a été commise sous l'autorité du préfet de police Maurice Papon le 17 octobre 61 qui s'était traduit par un certain nombre de dizaines d'Algériens qui ont été jetés à l'eau vous allez me dire que c'est une manifestation qui était interdite vous allez me dire que le FLN avait poussé un certain nombre d'Algériens à sortir dans la rue quitte à leur faire risquer leur vie mais pourquoi ne pas avoir une attitude rationnelle face à l'histoire tout en demandant à l'Algérie de faire pareil
parce que déjà l'Algérie ne fera pas pareil vous savez nous sommes pour la réconciliation et je juge très maladroit cette idée donc venue de la gauche d'essayer de rouvrir des plaies qui sont parvrir ça a été plutôt prudent justement parce qu'il y a une instrumentalisation par la gauche de ces faits qui sont dramatiques ils en ont profité pour jeter l'opprobre sur les forces de l'ordre pour alimenter la repentance et c'est la repentance qui crée la haine d'un certain nombre d'Algériens à l'égard des Français donc nous avons refusé cette instrumentalisation et nous n'étions pas nombreux en hémicycle à ce moment-là moi j'y étais et je vous dis qu'un certain nombre de Harkis que j'ai rencontré pas plus tard qu'hier et de Pieds Noirs m'ont dit que nous avions bien fait de ne pas nous faire avoir par cette proposition Mais on a reconnu l'attitude lamentable
de la France avec les Harkis ça a été reconnu donc est-ce que c'est pas en reconnaissant un certain nombre de choses qu'on a pu faire qu'on peut éventuellement progresser tout en demandant la réciprocité du côté algérien il s'agit pas de dire on a été des horreurs C'est un peu
la flagellation et la repentance
C'est vrai que les LR il y a une personne qui était présente ils sont allés opportunément faire des courses pendant le vote de cette proposition Vous avez raison
mais les LR ne sont pas très souvent là en général
Donc pourquoi pas vous êtes jeune on peut rentrer dans une génération qui affronte les événements historiques en France
Très sincèrement je pense que c'est pas le moment de rouvrir des plaies de rouvrir des passages douloureux de notre histoire laissons ce débat-là aux historiens sur le bel livre vers l'avenir oui mais là je pense qu'il faut tourner la page se tourner vers l'avenir précisément parce que c'est pas avec ce genre de texte qui je le dis sert de repentance aux macronistes est instrumentalisé par la gauche qu'on va créer les conditions d'une communauté nationale apaisée et soudée Allez nous aussi on va tourner une page merci Edwige Diaz vous restez avec nous pour accueillir notre second invité pour le livre de la semaine France Inter questions politiques Karine Bécard on vous a fait un peu patienter mais bonjour Nicolas bonjour merci de nous avoir rejoints sur le plateau de questions politiques vous êtes économiste de formation vous avez lancé il y a 5 ans les rencontres de l'avenir vous êtes par ailleurs chroniqueur pour plusieurs médias et essayiste vous êtes l'auteur de plus d'une quinzaine d'ouvrages je crois dont le petit dernier qui nous a donné envie de vous inviter la civilisation de la peur c'est le titre de votre dernier livre pourquoi et comment avoir encore confiance dans l'avenir c'est sorti aux éditions Ixo alors c'est un livre qui se veut très optimiste dans lequel vous nous expliquez que tout va plutôt bien en réalité en France et qu'il ne faut pas céder au discours de la peur c'est à dire au discours en gros des intellectuels qui sont d'indécrotables pessimistes aux propos tenus sur les réseaux sociaux aux propos tenus dans les médias volontairement défaitistes écrivez-vous parce que le marché de la peur est un marché extrêmement vendeur première question Nicolas Bouzou est-ce que tout va si bien en France quand l'Etat accuse un déficit public en 2023 de 5,5% de son PIB et que sa dette dépasse les 3000 euros je ne pensais pas le tableau c'est la réalité
il y a beaucoup de choses qui vont mal et très mal en France beaucoup de choses qui vont très mal en Europe et même beaucoup de choses qui vont très mal dans le monde je peux vraiment vous parler avec grand plaisir du réchauffement climatique de la menace poutinienne de l'islamisme tous ces problèmes sont des problèmes colossaux auxquels nous faisons face mais ce que je dis dans ce livre ça n'est certainement pas que ces problèmes n'existent pas et pardonnez-moi de vous dire qu'on peut me faire beaucoup de reproches mais alors sur la question que vous évoquez du déficit public et de la dette publique vous ne me prendrez pas en défaut de ne pas en avoir parlé depuis que je suis dans le débat public c'est-à-dire depuis une vingtaine d'années ce que je dis simplement c'est que d'une part le monde ne se résume pas à ce qui va mal il y a beaucoup de choses qui vont mal mais il se trouve j'en suis désolé c'est pas de ma faute mais qu'il y a aussi des choses qui s'améliorent et on n'en parle pas assez et la deuxième chose que je voudrais vous dire c'est que je pense que nous sous-estimons notre capacité collective à répondre à ce qui va mal je vais vous en donner la question du réchauffement climatique par exemple c'est un très grave problème mais je pense qu'en réalité c'est un sujet que nous avons pris à bras le corps c'est un sujet sur lequel la France est plutôt bonne plutôt en avance mais même les pays riches je vous donne un chiffre là encore c'est factuel c'est pas de ma faute les émissions carbone des pays développés sont revenues à leur niveau des années 1970 elles baissent vous allez me dire qu'elles ne baissent pas assez rapidement vous avez raison elles ne baissent pas assez rapidement
on ne suit même pas du tout la trajectoire de la COP21
ça dépend il y a des pays qui la suivent un pays comme le Royaume-Uni par exemple c'est pas notre cas et sur la trajectoire de la neutralité carbone en 2050 et nous on voit que les choses s'accélèrent puisque l'année dernière vous le savez nos émissions carbone ont baissé d'un peu plus de 4% donc je suis entièrement d'accord avec le fait que c'est un grave problème mais je ne peux pas laisser dire qu'on ne fasse rien ou qu'on aille dans la mauvaise direction en fait on va dans la bonne direction mais pas assez vite
de peur je redonne le titre d'ailleurs de votre livre La civilisation de la peur voilà vous expliquez vous l'économiste c'est très intéressant qu'il y a une offre de peur dans les médias notamment parce qu'il y a une demande de peur autrement dit vous nous dites que vous considérez que les français ont envie d'avoir peur
on a tous un peu envie d'avoir peur il suffit de regarder le succès des films à suspense ou même des séries sur certaines plateformes je ne veux pas citer de nom mais qui toutes les semaines nous sortent une série sur les séries al'killer donc c'est bien que ça correspond si vous voulez je fais l'analogie avec le sucre dans l'alimentation de la même façon qu'un peu de sucre c'est bien mais trop de sucre c'est néfaste pour la santé un peu de peur pourquoi pas mais trop de peur c'est néfaste pour la santé mentale et de la même façon
non mais là vous nous expliquez quand même que c'est très vendeur et que c'est la raison mais de la même façon que les industriels
de l'agroalimentaire mettent trop de sucre je considère en effet que les médias mettent trop de peur parce qu'en fait c'est ça qui va accrocher le téléspectateur c'est ça qui va le garder et regardez le traitement médiatique je peux prendre un exemple concret les jeux olympiques moi je veux dire j'ai l'impression quand j'écoute la radio et la télé et pire encore quand je regarde les réseaux sociaux qu'il ne peut pas arriver de plus grand malheur pour un pays grosso modo que d'accueillir les jeux olympiques c'est une forme de
comment dire de pessimisme français puisqu'on est je ne sais pas quoi il y en est déprimé plus que les afghans très bien mais il est évident que les médias ne sont pas là pour parler sans arrêt des trincares et valeurs on peut raléver le matin ravi en disant
tout va bien je ne vous fais aucun procès et je vous remercie de votre courage de m'inviter à venir ici pour nuancer un tout petit peu les médias que j'adore j'y participe beaucoup simplement ce que je dis c'est que bien évidemment que les trincares arrivent à l'heure ça n'a aucun intérêt et qu'il faut mettre la lumière sur les problèmes de notre société mais là encore je vais vous donner un exemple concret et ce n'est pas à vous quand le cancer du roi Charles III a été annoncé une grande partie du traitement médiatique ça a été assez rapidement de basculer dans l'idée de la succession c'est à dire de la mort aujourd'hui vous avez plus de la moitié des cancers qui guérissent c'est à dire qu'on n'en entendra plus parler et pour ceux qui ne guérissent pas de plus en plus on réussit à les rendre chroniques c'est à dire qu'on peut vivre avec et donc me semble-t-il on n'était pas obligé d'aller tout de suite à la catastrophe et on peut dire à la limite comment on peut gouverner un pays enfin être le monarque d'un pays avec des traitements
mais quand même quand vous parlez de cette peur ça fait le jeu politique des extrêmes et en partie culier pardonnez-moi de l'extrême droite ça aussi c'est ce que vous écrivez dans votre livre
et de l'extrême gauche d'ailleurs c'est à dire des extrêmes puisque
mais là je parlais de l'extrême droite parce qu'on a une invitée qui vient de l'extrême droite
et je voudrais que vous discutiez ensemble oui mais je considère si vous voulez que le populisme est très performant pour essayer de capter cette peur de la canaliser et d'y apporter des réponses qui sont des réponses qui sont souvent souvent simples on peut en effet avoir des débats par exemple sur le libre-échange c'est un sujet sur lequel vous intervenez beaucoup il se trouve que l'agriculture française là où elle réussit formidablement bien c'est dans les pays lointains et notamment au Canada depuis qu'on a fait un traité de libre-échange avec le Canada le CETA et bien le CETA et bien les exportations françaises au Canada ont accéléré les exportations d'élevage ont accéléré et donc ça on ne le dit pas alors là je ne parle pas des médias mais plutôt en effet du champ politique d'ailleurs j'étais au regret de voir que même la droite traditionnelle qui fait plutôt partie de ma sensibilité politique d'économiste libérale voilà exactement oui d'accord mais enfin justement quand on veut faire de la grande politique non non quand on fait j'entends bien que c'est pas je pense que la politique c'est pas simplement de la tactique on a le droit aussi il faut aussi dire des choses qui sont vraies donc voyez on instrumentalise un peu les problèmes et la peur pour dire des choses qui sont fausses
alors je voudrais entendre la réponse d'Edwige Diaz est-ce qu'effectivement vous jouez de la peur est-ce que ça fait partie de votre programme politique non nous ne jouons pas la peur par contre oui il est incontestable qu'il y a une peur une crainte tout à fait légitime dans notre pays on en a parlé quand on voit la situation économique de notre pays la submersion migratoire l'explosion de l'insécurité la crise des vocations des enseignants par exemple oui il y a une vraie peur légitime dans notre pays mais moi je ne suis pas fataliste vous voyez je suis un peu comme vous je suis optimiste et je pense que voilà la situation que nous subissons actuellement elle n'est pas le résultat d'une fatalité elle est le fruit de mauvais choix politiques et nous avec le rassemblement national nous entendons renverser ces choix politiques et donc oui nous nous envisageons nous estimons incarner ce parti politique de l'espoir de la puissance face à la décroissance notamment j'espère que les sondages qui donne Jordan Bardella en tête au moment des élections européennes se concrétiseront et s'il y a encore des français qui doutent qui ne savent pas encore pour qui voter je les invite à se rendre samedi au midi de Jordan à l'écluse ou le samedi 13 avril à Royan au chambre de la victime Françoise et puis j'ai une question sur l'assurance chômage
est-ce que ce marché de la peur il n'est pas dû quand même au fait qu'on était au fond habitué à une sorte de modèle d'état providence où chacun avait sa voie bien tracée et que là on est quand même dans un système beaucoup plus compliqué et est-ce que ce n'est pas au fond ça qui alimente le marché de la peur c'est on ne peut plus vous décrire comme avant
le modèle qui va marcher non mais là je vous suis complètement mais j'ajouterais d'autres facteurs par exemple les innovations technologiques et l'intelligence artificielle c'est aussi quelque chose de nouveau c'est aussi quelque chose qui inquiète beaucoup d'ailleurs à mon avis de façon excessive parce que là encore je lis des choses parfois sur alors soit la fin du travail au mieux la fin du travail au pire l'extinction de l'espèce humaine qui à mon avis ce n'est pas ça qui nous menace à très court terme très honnêtement mais donc je pense de façon générale que tous ces changements donc les difficultés de l'état-providence l'innovation technologique le fait aussi que nous sommes dans un monde qui est devenu un monde du point de vue géopolitique beaucoup plus tendu et beaucoup plus conflictuel que ces 20 ou 30 dernières années bien sûr ça alimente considérablement la peur et une partie de ça est justifiée donc je ne veux vraiment pas avoir l'air de celui du béni-oui-oui parce que je ne suis pas du tout en train de dire qu'il n'y a pas de problème mais simplement je dis il y a un moment où il faut regarder les choses rationnellement et Poutine il devait être à Kiev en deux jours il est toujours à la frontière en deux ans après la situation
n'est pas très bonne quand même pour l'Ukraine
oui mais on pourrait prendre une frise chronologique derrière moi je vous promets on met le doigt n'importe où au hasard je vous trouve autant de problèmes qu'aujourd'hui
alors j'ai envie de profiter d'avoir un économiste sur le plateau pour vous poser cette question sur l'assurance chômage parce qu'on n'a pas encore eu le temps de vous la poser cette question là c'est une bonne ou mauvaise idée qu'a eu Gabriel Attal de proposer une nouvelle réforme de l'assurance chômage vous l'économiste libéral dont je parlais à l'instant bien ou pas ? je suis confus parce que je vais faire
une réponse qui n'est pas très radiophonique je dirais c'est un peu entre les deux c'est-à-dire que le fait qu'en France on indemnise plutôt longtemps et que si on indemnise moins à partir du moment où d'après l'INSEE vous avez à peu près la moitié des entreprises qui recherchent encore des gens c'est quelque chose qui n'est pas complètement idiot après je trouve que c'est la quatrième réforme de l'assurance chômage depuis le début du quinquennat
j'avais même compté cinq moi mais ok
peut-être pardonnez-moi c'est plus un sujet pour les partenaires sociaux moi l'État qui intervient en permanence là-dedans j'aime pas trop et je trouve que c'est un petit peu dur
non mais ça rapporte des sous ou pas ?
à mon avis c'est pas le sujet alors je pense que l'aborder sous cet angle-là c'est pas le bon le bon angle c'est de se dire est-ce que ça permet de créer des emplois ou pas moi j'aurais tendance à dire plutôt oui beaucoup d'économistes que vous recevez sur France Inter même la plupart vous diront non voilà c'est pour ça
donc c'est pas le bon moment
je suis très honnête avec vous c'est ça c'est un peu dur de le faire à un moment on l'aurait fait il y a un an j'aurais signé vraiment des deux mains là je dis c'est un peu dur et puis ça va pas rapporter beaucoup d'argent
ça va pas beaucoup très très très vite non si maintenant mais très très vite non non
je veux simplement vous dire le problème n'est pas qu'ils sont moins armés que dans le temps c'est à dire qu'en gros pour pas avoir peur il faut être gonflé il faut dire qu'on n'est pas des fétistes c'est à dire qu'on va de l'avoir c'est ça le problème bon on est d'accord
bon on est mille fois merci beaucoup
à tous les deux merci à vous le titre de votre dernier livre donc la civilisation de la peur aux éditions XO merci Edwige Diaz merci aussi à toute l'équipe de questions politiques en particulier à Fabienne Lemoyle la rédactrice en chef et à Amaury Bauché qui assure la programmation merci de nous avoir suivis en ce dimanche de Pâques je vous souhaite une excellente fin de week-end et je vous dis à la semaine prochaine
Edwige Diaz