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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 avril 2023 34 min

Retraites : Jour J pour le Conseil constitutionnel

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour la suite de cette émission spéciale décision du Conseil constitutionnel Benjamin Morel bonjour Benjamin merci beaucoup d'être là et Frédéric David bonjour Frédéric hop Quentin évidemment nous a rejoint comme tout le monde bonjour Quentin club spécial je vous le disais des saisons du Conseil constitutionnel attendu donc en fin de journée quels sont les scénaris possibles y a-t-il des motifs d'inconstitutionnalité on verra ça beaucoup avec vous Benjamin et quelles conséquences pour la suite de mobilité de la mobilisation Frédéric vous nous le direz vous avez réalisé un sondage et qu'attendent les Français de cette décision on va bien sûr en parler tout au long de ce club pour commencer Benjamin je vais pas être sympa je vais vous demander de vous mouiller un peu je suis d'habitude je suis sympa mais là je vous demande de vous mouiller un peu quel est selon vous la décision la plus probable je regrette de mettre alors il y a des vrais motifs d'inconsnalité si le Conseil veut il peut clairement c'est à dire que la procédure est pour le moins baroque tel qu'elle a été utilisée ça pose un vrai problème de lisibilité de sincérité du débat parlementaire après au vu du contexte politique au vu de la marge d'interprétation du Conseil j'aurais tendance malgré tout à parier beaucoup plus sur une censure partielle une censure de notamment des cavaliers sociaux peut-être quelques réserves d'interprétation en mode Scud pour bien expliquer que la procédure a été pour le moins baroque pour ne pas dire à ses problématiques mais en revanche la censure totale serait évidemment une bombe à fragmentation lancée au dessus de l'Élysée mais encore une fois il y a des motifs clairement si vous regardez évidemment l'usage pas forcément très sain du 47e j'avais fait une tribune dans Le Monde au début de cette affaire pour expliquer qu'on rentrait quand même là dans quelque chose qui à terme pourrait être dangereux en termes de comment est-ce qu'on fait passer les réformes sociales si vous regardez toutes les dispositions de rationalisation qui ont été en mode mitraillette lors de cette réforme un certain nombre de points d'applications notamment du Règlement du Sénat il s'est passé des choses ici le fait que on est invalidé des milliers de sous amendements après avoir rédigé à peu près dans les mêmes termes à un article 7 et bien normalement ça porte quelque peu atteintes aux droits d'amendement alors on peut dire oui mais obstruction obstruction il y a eu une vingtaine de milliers de d'amendements à l'Assemblée je rappelle que sur la loi EDF en 2006 il y en a eu 138000 et au Sénat on ne peut pas non plus qualifier ça d'obstruction même si évidemment il y a une volonté de faire durer les débats comme sur tous les grands textes donc les motifs sont là si le Conseil veut il peut je crains qu'ils ne veuille point on va en parler ça est-ce que Frédéric vous qui qui percevez l'opinion mieux que personne est-ce que les Français croient vraiment à une censure totale de ce texte alors déjà ce qui est complètement inédite je vais répondre plutôt sur la partie opinion je suis ni juriste ni consiste donc ni concessionnaliste c'est l'intérêt des Français pour cette phase du conseil festival ça restait un objet inconnu un objet politique d'identifier si je puis dire pour les Français j'ai regardé ce qui s'était passé au moment du CPE très peu de propos de français très faible intérêt puisque la CPE avait je fais le parallèle puisque c'est la dernière grande réforme qui a été retirée enfin non appliquez par un gouvernement un gouvernement a cédé face à la rue c'était Jacques Chirac et Dominique de Villepin 2006 très peu d'intérêt pour les Français là un intérêt extrêmement fort et puis pour les opposants à cette réforme qui reste extrêmement nombreux les choses ont sont complètement figées le soutien au moment cela c'était l'enquête il faut Fiducial pour SUD RADIO d'hier reste extrêmement fort et symboliquement au même niveau 62% de soutien ou de sympathie à ce qu'on me par rapport à ce qu'on mesurait en 95 lors des mouvements anti réforme Juppé là je suis frappé de voir l'intérêt d'une part mais est-ce que cette décision est je ne ferais aucun me fait pronostic va trancher le No gordien c'est à dire de cette réforme à laquelle les Français s'opposent mais dont ils ont intériorisé qu'elle serait finalement appliquées j'ai envie de dire non on a posé une question pour le JDD que je trouvais extrêmement voilà spectaculaire parce que si le Conseil consiste valide est-ce que ça va être un carburant pour le moment social pour l'opposition à la réforme comme un peu un effet 49-3 bis alors ça n'a rien à voir ou bien est-ce que on va on va poser les pancartes et dire on passe à autre chose et ce qui est très intéressant vous le voyez c'est à quel point l'opinion est fracturée l'opinion est divisée c'est en sac le negorien n'est absolument pas tranché et qu'on est toujours malgré cette étape du Conseil constitutionnel dans une véritable incertitude du côté des testicules politiques du côté du microcosme politique comédique et du côté de l'opinion publique on pour finir évidemment sur les conséquences sur la suite du mouvement mais Benjamin Frédéric le disait les Français découvrent peut-être le Conseil constitutionnel ou en tout cas il n'a jamais été autant mis en lumière le Conseil consuel est-ce que ça peut peser sur la décision alors quand vous prenez un petit peu les archives du Conseil moi j'avais fait un travail sur l'histoire du conseil notamment l'ouverture des archives vous voyez que malgré tout l'opinion c'est pas quelque chose que le Conseil ignore tout à fait par exemple si vous prenez les archives sur la loi Veil c'est toujours intéressant c'est un exemple que j'utilise beaucoup parce que profondément ils sont plutôt très conservateurs la loi Veil ils ont pas forcément très envie de la valider mais ils savent très bien que ils iraient à rebours de l'histoire de l'opinion etc et donc finalement il trouve une façon juridiquement de valider le texte et donc malgré tout ça peut peser mais attention il y a pas que ça évidemment qui compte il y a un autre côté évidemment les arguments juridiques qui priment et ça je crois qu'il faut quand même le dire le conseil ne juge pas en pure opportunité pas en pure politique les arguments sur le fond il faut il faut bien préciser exactement il disparaitre à la fois sur le fond et sur la procédure telle qu'elle est utilisée et là et ben vous pouvez et c'est là où on est fait il y a peut-être une question politique même au sens noble à se poser il y a une marge d'interprétation qui est très forte parce que tout à l'heure je vous ai dit oui il y a des vrais billets d'inconscientalité clairement mais en même temps toutes les dispositions rationalisation qui ont été utilisées pour le règlement du Sénat et ben l'ont été dans leur forme constitutionnelle mais c'est le cumul c'est l'usage de disposition qu'on ne voyait pas réellement pour une réforme des retraites notamment ce fameux 47-1 qui pose problème et donc là il y a une marge d'interprétation mais cette démarche d'interprétation la question qui est posée c'est qu'elles vont être les conséquences politiques de la décision et ces conséquences politiques de la décision en termes de stabilité du pays de gouvernabilité etc et ben c'est un élément politique qui peut peser et également et bien qui peut potentiellement entre deux interprétations qui sont possibles sur le papier orienté la façon dont certains membres vont pouvoir se positionner moi j'avais une question pour vous Benjamin puisque vous dites il y a cet accumulation effectivement l'article 44 de 44 3 de la Constitution 47,1 article 38 du Règlement du salaire on avait vu tout ça pendant l'examen des 10 jours de la réforme de groupe qui faisait voilà qui prenait la parole qui disait en application d'un cycle 44 Linéa 2 du règle de la Constitution je demande est-ce qu'il n'y ait plus qu'un orateur pour un orateur contre etc et donc on avait appris effectivement tous ces articles mais est-ce que la Constitution dispose ou interdit le cumul parce que en soi il y a pas de règle sur le fait qu'on les utilise ensemble ces articles non si vous voulez si on regarde la jurisprudence du Conseil constitutionnel sur le temps long il y a deux éléments d'abord le Conseil constitutionnel tient à ce qui est une lisibilité une sincérité du débat pour ça vous devez pas sur utiliser des dispositifs de rationalisation au risque de priver le Parlement de débat pris en un il y a pas de problème est-ce que le cumul représente un problème il y a pas de réponse claire dans la jurisprudence le deuxième élément c'est que le Conseil est très tolérant vis-à-vis de l'usage voire du MES usage des dispositions de rationalisation s'il considère qu'il y a obstruction obstruction elle-même qui nuit la clarté à la lisibilité à la sincérité des débats est-ce qu'il y a réellement eu obstruction obstruction au point que justement on utilise pas la Grosse Bertha mais 30 grosses Bertha pour écraser le débat parlementaire et là c'est pas tout à fait évident vous voyez ouais et donc ce faisant là il y a une marge d'interprétation d'accord moi je peux pas vous dire en toute honnêteté si c'est conditionnel ou pas constitutionnel les deux interprétations sont possibles il y en a probablement une qui me plairait peut-être plus que l'autre mais les deux interprétations sont aussi je vous dirais pas la clé et donc ce faisant bonne emballant le Conseil constitutionnel là-dessus aura à trancher et on revient sur la question d'opportunités les arguments d'opportunité ne pourront pas tout à fait être absent du débat oui ce qui est très intéressant le Conseil va trancher en droit les français si je puis dire on tranchait de manière politique ils ont fait une évaluation alors tous les différents règlements articles ont été je dirais peu perçus par les Français ils ont vu la masse des amendements ils ont vu ils ont vu surtout ce qui a été appelé la bordélisation en tout cas le désordre à l'Assemblée nationale et le contraste s'agissant d'un débat plutôt serein malgré tout au Sénat mais les Français ont tranché politiquement sur une loi dont sur une réforme dont je répète les trois grandes critiques une fidélité qui n'a jamais été comprise contrairement de à 2010 2010 c'était simple c'était il faut sauver le soldat retraite donc les Français ont accepté cet effort raisonnable de passer de 60 à 70 ans cet effort jugé par eux à l'époque raisonnable par une petite majorité une réforme injuste une réforme injuste et une réforme par rapport à laquelle on a eu le sentiment que le gouvernement n'avait parfois pas dit la vérité avec caché les choses notamment ces fameux 1200 euros donc c'est pour ça que c'est très intéressant une part d'instrumentalisation de ce que va dire et de ce qui est attendu par le Conseil constitutionnel et le fait que il va juger très de manière très décalé par rapport à l'évaluation mais c'est tout à fait normal de cette réforme par les Français il y a un autre sujet que va trancher le Conseil constitutionnel aujourd'hui c'est la question du Rip se référendum d'initiative partagée Quentin c'est le deuxième enjeu de cette journée voilà c'est porté par la gauche sénatoriale et les députés de la nuque cette demande de référendum vise je cite à affirmer que l'âge légal de départ à la retraite ne peut être fixé au-delà de 62 ans depuis plusieurs jours des inquiétudes se multiplient à gauche les parlementaires qui craignaient en fait que leur première demande de référendum elle était mal rédigée qu'elle soit fragile la formulation ne pourrait pas convenir au juge conditionnel on a donc appris hier c'est-à-dire une information publique Sénat la gauche qui a déposé une deuxième demande de référendum d'initiative partagée c'est effectivement Patrick canard qui l'a expliqué à publique Sénat nous avons préféré sécuriser les choses après analyse nous avons rédigé je cite un texte qui a davantage qui est davantage confort conforté en termes juridique avec des arguments financiers afin de porter une vraie proposition de réforme est-il précisé public c'est marrant et Quentin même avec ce deuxième RIB et bien le chemin avant l'organisation d'un vote et quand même se met dans du champ bien sûr la proposition de loi référendaire doit être signé par au moins un cinquième des parlementaires soit 185 élus ça pour le coup ce critère il est rempli je crois qu'ils étaient même plus nombreux à signer la deuxième demande de RIP que la première et ils sont plus de 230 je crois à signer le deuxième RIP donc ça c'est bon mais après le dépôt vient la validation par le Conseil constitutionnel c'est ce qu'on attend donc ce soir le texte doit porter sur l'organisation des pouvoirs publics sur des réformes relatives à la politique économique sociale et ou environnementale de la nation et au service public qui concourent on verra si la formulation convient sur les termes employés par les parlementaires et enfin vous le voyez il faut réunir les signatures d'au moins 10% du corps électoral en France ça donne 4, à 7 millions de Français qui devront viennent plateforme en ligne ouverte par le Conseil constitutionnel et bien signé sur une période de 9 mois alors seulement Oriane la proposition de loi pourra faire l'objet d'un référendum mis en place après la révision constitutionnelle de 2008 se mécanisme législatif malgré plusieurs tentatives n'a encore jamais abouti on le rappelle il a une chance d'abouture cette fois moi il faut dire que en 2008 ça a été pensé créer construit pour ne jamais aboutir mais un dispositif qui est un dispositif de démocratie directe dans la Constitution mais voyez bien en Italie c'est 500 000 signatures là et ça doit porter sur une loi qui vient d'être votée alors que nous en France on a considéré que justement ça devait surtout pas porter sur une loi qui venait d'être votée alors le Conseil a été sympathique dans sa décision sur ADP il a ménagé les choses pour que malgré tout ce soit à peu près possible d'où le fait que ça doit être reçu avant la promulgation de la loi et ce sera pareil c'est ça et une fois qu'il y a 4 millions 800 000 signatures ou 900 000 et bien c'est pas forcément référendum si c'est examiné par le Parlement il n'y a pas de référendum donc là il va y avoir un dilemme alors est-ce que ça a une chance d'aboutir le premier RIP désolé de le dire ainsi et je vais me faire peut-être des ennemis il est quand même écrit avec les pieds et donc comme il est écrit avec les pieds la validation quand même le conseille le voudrait et probablement à ses problématiques le deuxième RIP n'est pas mirifique mais malgré tout il y a on va dire une réforme dedans on a rajouté la CSG etc donc il est assez probable que la gauche sentant que ces problématiques a pris ces informations pour mettre en place un rythme qui malgré tout est valable par le Conseil constitutionnel qui s'il valide la réforme aura quand même peut-être à cœur de valider de laisser une porte de sortie ce qui permettrait bien également de trouver une autre voie d'action selon vous c'est-à-dire que le premier rythme devrait être invalidé ce soir il faudrait attendre que le second qui a été annoncé hier soit voilà tranchée plus tard alors je suis pas voilà je suis pauvre il y a un mois mais ils peuvent décider plutôt on peut s'attendre à une décision probablement dans 10 jours mais en soi il va en effet y avoir une période de latence quoi qu'il en soit 4 millions signatures c'est beaucoup mais si vous regardez sur ADP vous regardez les réseaux Europe écologie des Verts et LFI ça correspond exactement aux zones de signature là si jamais vous avez toute la nuit place CGT la CFDT FO plus peut-être même certains partis de droite le RN va peut-être tenter de jouer le jeu et bien vous pouvez les avoir quand même les 4 millions 800 signatures c'est loin d'être impossible et ça mettrait le gouvernement dans une vraie difficulté parce que la retraite à 62 ans par référendum soit vous laissez passer le référendum avec les yeux de Bruxelles et des marchés sur vous qui risquent d'être assez sévères soit vous décidez d'invalier la chose par le Parlement en faisant que le texte est rejeté devant les chambres ou au moins examiner sans être adopté auquel cas et bien ça veut dire que la crise démocratique et la crise sociale vous lancez une allumette dans un baril de poudre Frédéric les Français l'attendent l'espère se réfèrent dans le sens où il souhaite absolument enfin sortir de ce corner dont j'ai parlé enfin tout à l'heure de l'enquête il faut fiduciale pour SUD RADIO on teste toute une série de changements au sens large politique pour clore cette séquence 73 % souhaitent la mise en place d'un référendum d'initiative partagé mais également 69 % en remaniement force 61 une dissolution c'est le reflet de ce sentiment de blocage et l'idée qu'il faut sortir de là je pense que pion publique n'a pas en tête le le processus c'est de cheminement long d'un éventuel RIP maintenant c'est vrai que ce serait même si ce serait compliqué pour le gouvernement avec une épée de Damoclès qui courrait sur 9 mois l'ambition de je dirais commencer pour dans un sens ce quinquennat d'enjamber de mettre à distance de chlore cette séquence calamiteuse en termes d'image en termes d'approbation en termes de popularité sur cette séquence des des retraites sera absolument impossible à clore donc c'est vrai que dans ce dans ce cadre là c'est du carburant pour le moment social de dire on peut continuer à faire des manifestations perlées pour mobiliser non pas contre la réforme mais contre pour plutôt la signature et les 4008 c'est beaucoup de monde mais quand on voit la part des Français qui sont résolument opposés à la réforme parfois sa tangente les 40 les 45% dans une logique d'extrapolation ça fait 15 20 millions de personnes les 4 millions 9 sont beaucoup plus atteignables que au moment d'ADP on était on avait je crois à peine dépassé le million si je me trompe pas donc ce serait vraiment l'idée que ce quinquennat serait parasiter pour ne pas dire phagocyté par ce processus de référendum d'initiative partagée et la posture d'Emmanuel Macron qui malgré tout a réformer le pays à travers une réforme emblématique serait clairement mis à mal donc ce serait vraiment extrêmement compliqué et puis 9 mois ça veut dire une campagne pour les élections européennes premier scrutin intermédiaire du quinquennat dans un dans un halo de risques si je peux dire pour les pouvoirs publics pour le gouvernement d'un référendum oui vous dites neuf mois Frédéric ces fans disent même 15 puisqu'elle est neuf mois pour récolter les les signatures et ensuite il y a les six mois pour inscrire le texte dans une des deux chambres du Parlement donc ça lui il parlait même des pets de Damoclès effectivement sur le quinquennat pendant 15 mois où il y aurait effectivement cette incertitude autour de la suite du processus autour de la réforme des retraites d'autant qu'en cas de non censure totale ça n'empêchera pas la réforme d'être mise en oeuvre Benjamin non ça empêche pas alors il y a cette idée qui courent que on a suspendu pour ADP et que donc ça met fin à la réforme en tout cas que ça la suspens c'est pas vrai sur ADP le gouvernement choisi de suspendre la privatisation mais en aucun cas ni est obligé donc qui plus est ça poserait quand même une question à la fois en termes d'égalité de sécurité juridique parce qu'on aurait une réforme mis en place qui pourrait être invalidé quelques mois plus tard donc là en effet il va y avoir un vrai vrai sujet pour le gouvernement pour les administrations il va falloir prendre rapidement les décrets d'application tout ça dans une situation d'incertitude forte ouais parce que pour mettre fin une autre idée qui court on entend beaucoup hein et de la part des oppositions demander le retrait de la réforme si ce soir le conseil constitutionnel ne censure pas totalement Emmanuel Macron n'a pas d'autre choix que de la promulgaire alors il a deux autres choix il doit promulguer théoriquement il peut pas s'abstenir de promulguer sinon ça s'appelle un droit de veto c'était le cas sous la monarchie dans la conscience 1791 on disait que le roi pouvait ne pas sanctionner une loi mais personne n'a réellement envie de revenir à la monarchie vous voyez même l'opposition ne devrait pas demander ça fondamentalement mais il y a deux autres options vous pouvez demander la seconde délibération à la chambre c'est Liné à deux de la Constitution on va la prendre celui-là aussi bientôt et cet article là vous permet de renvoyer la chose devant les Chambres évidemment politiquement est-ce que c'est pas suicidaire après avoir utilisé un 49 aliné à 3 de demander cette fois-ci à la chambre de voter peut-être mais c'est une possibilité l'autre option parce qu'évidemment derrière il y a l'idée du CPE c'est de dire certes je promis que la loi elle existe c'est le droit mais je demande aux administrations de ne pas prendre les décrets d'application une loi en tant que tel elle s'applique rarement directement pour réellement produire des effets dans le réel elle a besoin de décret d'applications qui viennent donner les ordres aux administrations pour la mettre en place si vous ne prenez pas les décrets d'application à ce moment-là il n'y a pas d'application mais pas y avoir de retrait au sens ring du terme ça c'est pas tu peux pas y avoir de retrait au sens strict du terme ce qui est beau par définition on avait demandé de ne pas prendre les décrets d'application et on en vient à Frédéric à la question composée au début quelles conséquence selon vous de la décision ce soir du conseil personnel sur la suite de la mobilisation oui il y a une alternative soit bon on va on va imaginer que le Conseil valide la plupart des dispositifs de cette loi ça peut être soit un coup d'arrêt fatale à un moment social en perte de vitesse quantitative il y avait quand même pas gros monde dans les rues dans Paris même la CGT était en deçà de son de la journée précédente puisque voilà la loi est votée elle va être faite promulguée elle n'est pas censurée que cette décennale que cette décélération s'accompagne d'un voilà d'une petite mort de ce mouvement soit et c'est pour ça que je parlais de 49-3 bis qui est un propre par rapport à ce que ça représente mais ce serait un nouveau carburant pour montrer cette opposition à la réforme des retraites on entend dire que ce n'est pas que le Conseil constitutionnel ça a été dit par des opposants que ce n'est il va pas voter sur il va pas voter sur le fond mais sur la forme sur la constitutionnalité de la loi et donc en rien ce Conseil constitutionnel n'empêche de continuer des mobilisations alors on verra la CFDT par rapport à la nouvelle CGT avec Sophie Binet en tout cas j'en parlais tout à l'heure dans l'opinion publique on a quelque chose que je trouve de très frappante c'est-à-dire une sorte de fracturation avec avec de France qui se font face d'un côté une France plutôt conservatrice des personnes âgées des cas de supérieures sympathisants Renaissance LR voir une partie du RN qui dit bon les manifestations devront cesser et d'autre part à 52% c'est du 55 50 une France plutôt active salarié cette France du travail qui s'opposait à la réforme des retraites proche de la gauche qui considère que le conseil social n'aura pas tranché les choses et donc la mobilisation devra continuer donc ce qui je pense que est compte tenu de cette fracturation quand on est du fait qu'on est 37% qui considèrent que les mobilisations ne doivent pas du tout s'arrêter donc c'est vraiment un jugement beaucoup plus radical on peine à imaginer que ce soir le rideau se baisse soit complètement tiré il est 20 pour l'exécutif ça sera peut-être une première étape dans cette page tournée mais en tout cas ça sera je pense ça ne sera en aucun cas un rideau baissé sur cette période qui a commencé ouais on peut au mois de décembre et surtout à partir du 15 janvier lors de la présentation par Isabelle borne de cette réforme oui au delà enfin je veux dire le les dégâts politiques sont de toute façon difficilement remédiable pour deux raisons d'abord parce que le lien avec les syndicats est détérioré de manière peut-être pas définitive mais au moins très longue donc négocier sur le travail les services publics y compris avec Laurent Berger va être très compliqué dans les mois suivants quel que soit le sort de cette réforme et ensuite il y a plus de majorité parlementaire on en a peu parlé mais il y a deux jours il s'est quand même passé quelque chose d'important le rip a été créé pour ne jamais être utilisé un autre truc qui a été créé pour ne jamais réellement arriver au but c'était les contrôles des nominations du président de la République à l'article 13 exactement et le président de l'ADEME chose qu'on aurait pas réellement cru on pensait que c'était simplement formel et bien sa nomination a été refusée par les parlementaires ça c'est totalement inédit ça interroge réellement ça veut dire que aujourd'hui on est arrivé à un point de défiance au sein du Parlement que et bien gouverner pour le Premier ministre et le président de la République quel que soit le nom de là où du prochain Premier ministre va être extrêmement extrêmement difficile et que on n'est même pas la première année du quinquennat à la question de ce quinquennat nos échanges la comparaison avec le CPE donne une impression de fin de règne à travers une popularité en berne à travers une personnalisation des critiques des Français c'est vraiment l'idée que c'est lui contre nous c'est comme ça que les Français en parlent alors que nous ne sommes même pas au premier anniversaire du second tour du 24 avril et de la nouvelle entrée en fonction des manuels Macron donc nécessité pour l'exécutif de tourner au plus vite cette page d'un référend des retraites et par rapport à des échanges on voit que cette page n'est pas encore complètement tournée et loin de là et on suivra bien sûr ça tout au long de la journée sur Public Sénat on va voir l'actualité dans nos régions grâce à nos partenaires de la presse régionale on va à Bourges retrouver Gladys Lafitte bonjour Gladys merci beaucoup d'être avec nous Ré dactrice en chef adjointe au Berry Républicain on va parler d'un tout autre sujet on va s'aérer un petit peu avec vous Gladys c'est les vacances de printemps et c'est l'occasion pour vous de mettre l'accent sur le boom du tourisme dans le Cher exactement nous aussi on est évidemment dans l'attente de la décision du Conseil constitutionnel mais dans l'attente voilà on a envie un peu de s'aérer de se détendre et donc on vous propose de venir dans le Cher qui est un département qui est évidemment en vogue en ce moment parce que on bénéficie de la ruralité d'un patrimoine exceptionnel on est à moins 2 heures de Paris et c'est vrai que du coup on a une fréquentation qui augmente on a plus 40% de visiteurs l'année dernière par rapport à l'année d'avant c'est aussi plus que la Vanco vide les visiteurs reviennent les étrangers les visiteurs de la clientèle d'affaires et donc pour ça on vous propose notamment de voir nos plus belles balades à vélo c'est vrai qu'on a un réseau de berges qui s'est énormément développé ces derniers temps on a donc créé en partenariat avec le Conseil départemental et le comité départemental du cyclotourisme un guide c'est une première un guide spécial qui vous permet effectivement d'avoir des itinéraires sur le moins cher à vélo donc on a 42 cartes 35 itinéraires c'est assez inédit ça a été écrit et coordonnée par Arnaud Pasquier qui a fait un travail exceptionnel puisqu'il y a 148 pages des photos aussi magnifique pour vous donner envie vous verrez ces vers il y a de l'eau il y a du patrimoine il y a des clochers il y a des colombages il y a vraiment tout ce qu'on peut imaginer dans le Cher des photos magnifiques de Pierrick de Lobel notamment de la rédaction ça coûte 6,90 c'est vendu dans les kiosques et donc on vous en parle dans le Berry Républicain aujourd'hui aussi puisque le département profite de cet essor du cyclotourisme on sait que la France c'est la deuxième c'est le deuxième pays mondial pour le cyclotourisme on a 22 millions quand même de visiteurs qui font du vélo pendant leurs vacances en France donc c'est énorme voilà comme le dit très bien Arnaud dans notre article on profite un petit peu d'un alignement des planètes il y a l'urgence climatique qui est la prise de conscience écologique il y a le progrès technique et surtout il y a une volonté politique forte de développer ce qu'on appelle ce slow tourisme donc voilà on vous propose de visiter nos trois provinces la Touraine le Berry le Bourbonnais avec une partie de la Loire à Vélo puisqu'on a quand même 70 km dans notre département un petit mot Gladys puisque c'est l'événement à Bourges à partir de mardi le début du Printemps de Bourges oui c'est l'événement annuel on attend énormément de visiteurs cette année ça commence mardi dès le début de la semaine on vous a proposé des articles évidemment d'artistes qui vont se produire notamment hier dans le journal d'hier on avait m Mathieu Chedid qui ouvrira le Printemps de Bourges ce mardi demain dimanche pardon vous retrouverez Jeanne Added et puis sur notre site le Berry républicain.com vous pourrez retrouver également Juliette Armanet voilà tous ces artistes qui vont se produire Lomepal également donc on vous attend nombreux et ça va être aussi un moment très fort dans notre ville et on viendra vous voir Gladys surtout qu'on parle parce que Quentin est content il a très envie de venir vous voir vous avez fait un super travail de voilà pour nous vendre ce numéro spécial sur le vélo dans le Cher ça donne extrêmement envie de l'avoir voilà et voilà il va venir on regarde la une les plus belles balades à vélo dans le Cher c'est à la Une de votre journal merci beaucoup Gladys je crois que vous avez donné envie à beaucoup d'aller dans le Cher merci une petite chanson peut-être Frédéric merci Frédéric Benjamin Quentin je sais que vous avez la réponse est-ce que vous connaissez le breaking des Jeux olympiques de Paris 2024 ça vient de chir nous emmène découvrir cette discipline qui devient sport olympique pour la première fois c'est plus connu sous le nom de breakdance une branche du hip-hop ça il est danseurs qui devrait défendre les couleurs de la France on regarde ok Google [Musique] dans le temple du sport de haut niveau le breaking branche du hip-hop caractérisée par ses figures au sol devient une discipline olympique inscrite au programme des Jeux 2024 à Paris la crème des bboys et big girls français s'entraînent à l'INSEP le centre de préparation des meilleurs athlètes de France sous la direction d'Oma remichi alias bboy chacal champion du monde 2019 on rentre dans un modèle hyper pro avec toutes les hygiène de vie derrière tout un travail de performance donc c'est très intéressant moi je trouve que c'est quelque chose de positif il y a le côté financier derrière alors là on est aidé on est aidé par l'État pour justement se concentrer et être juste focus à préparer le championnat et une compétition être entretenu par rapport à tout ce qui arrive avec par rapport à nos blessures par rapport à nos juste nos situations financières et personnelles donc il y a quand même une prise en charge qui nous aide un peu être vraiment focus pour la compétition danseur suite un programme de préparation très exigeant pour espérer décrocher une place au toute première épreuve olympique de breakdance l'an prochain parmi les espoirs de médaille sarahbi 33 ans c'est une opportunité de malade je pense c'est ouf et puis les Jeux Olympiques ça reste quand même ça reste quand même un événement incroyable et là il est à Paris il est chez nous donc monter sur un podium ramené une médaille pour notre pays qui n'aimerait pas le faire quoi c'est je pense que c'est c'est devenu un rêve pour nous parce que c'est vrai qu'à la base on en rêvait pas parce que c'était pas accessible c'était pas possible et maintenant que c'est possible et c'est que ça accessible bah du coup c'est c'est ouf en fait on a envie en fait on a envie de représenter la France et de donner le meilleur de nous-mêmes 32 danseurs dont 16 femmes et ses hommes seront sélectionnés aux Jeux Olympiques 2024 pour s'affronter dans ce qu'on appelle des battles du 1 contre 1 ou les beagles et boys improvisent chacun leur tour sur le son d'un DJ qu'il ne connaissent pas à l'avance départagés par des juges leur performances seront diffusées dans le monde entier on va toucher plus de monde du coup parce que là la visibilité elle va être énorme elle va être mondiale et puis ça va être ça va être des gens lambda qui vont nous regarder danser qui qui vont aussi découvrir le brique donc je pense que ça va ça va un gros impact avec cinq danseurs classés dans le top 16 au dernier mondiaux la France qui dansera à domicile a de sérieuses chances de décrocher l'une des premières médailles olympiques de l'histoire du breaking [Rires] [Musique] constitutionnel en feront enfin je veux dire il y a peut-être répond à construire le breaking on peut les inviter à se mettre au maximum en attendant content regarde ce qu'il y a la Une on reparle du Conseil constitutionnel dans la presse régionale [Musique] et Quentin ça y est on redevient sérieux de nombreux titres ce matin reviennent sur le compte à rebours qui a commencé avant la décision du Conseil constitut oui le temps que Oriane les une sont très solennelles ce matin dans la presse quotidienne régionale regardez La Dépêche c'est le grand jour le Conseil constitutionnel va rendre sa décision très attendue sur la réforme voyez un beau coup de une dernière nouvelle d'Alsace qui titres sur l'heure du verdict le Midi Libre à Montpellier qui reprend le mot d'ailleurs Verdi clairse républicain à Nancy qui parle d'un vendredi crucial la Nouvelle République à Tours titre sur une décision sous pression ils étaient 4000 personnes d'ailleurs à Tours toujours la même idée avec le Républicain Lorrain vous le voyez à Metz avec une décision attendue de pied ferme et enfin on termine avec le Télégramme en Bretagne et ses mots réforme ou censure puisque c'est tout l'enjeu certains journaux reviennent particulièrement sur la 12e journée de mobilisation qui se tenait oui et voyez avec en plus parfois et bien les informations qui se croisent le bien public à Dijon qui lance un pronostic et bien que ce n'était pas la dernière en plus cette mobilisation hier et dès aujourd'hui d'ailleurs le journal explique que l'Inter cervicale a appelé à des rassemblements citoyens sud-ouest qui parle de grogne en attendant les sages vous le voyez et enfin Paris Normandie raconte la détermination des manifestants d'ailleurs on peut s'arrêter un instant sur le titre normand dans les pages intérieures le journal qui parle d'une colère qui reste vive et l'éditorialiste journal Stéphane ciré qui écrit le dialogue de sourd risque de se poursuivre un bon moment encore la Provence à Marseille revient sur le drame qui s'est joué le week-end dernier voilà je vous conseille la lecture de l'article pour et bien voir que avance très vite on voit que c'est bien explosion au gaz a priori qui a causé le drame qui a tué huit personnes la semaine dernière on termine l'eau dans le Cher qu'on a vu avec Gladys mais on va terminer effectivement avec une passion de beaucoup de Français c'est la brocante ou encore les vide-greniers et bien la saison a démarré dit la montagne et ce jusqu'en septembre vous voyez le titre de la montagne bon plan anti-inflation utile pour vider ses placards ils sont aussi une source de revenus pour les associations organisatrices et en plus c'est écolo ben voilà une passion française chez moi fin de cette émission spéciale consacrée à la décision du Conseil constitue mais vous suivrez évidemment cette actu toute la journée sur Public Sénat à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas Hugues pour une autre édition spéciale et on devrait connaître la décision à ce moment-là il analysera tout ça avec ses invités on se retrouve lundi notre invité politique ce sera Olivier fort le premier secrétaire du PSA lundi [Musique]

Retraites : Jour J pour le Conseil constitutionnel — Louise Morel · Pourquijevote