"Ça va être encore pire..." : Thomas Porcher dénonce le binôme Macron-Barnier
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 11 %Attaque 69 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:06OuverteRéponse directe
Thomas, qu'est-ce que révèle ce choix-là d'Emmanuel Macron ?
- 4:40OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça annonce en termes de programme ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Est-ce que ça a du sens de dire Barnier écologiste de droite ?
- 7:40OuverteRéponse directe
Est-ce que le RN va continuer à tirer les choix politiques vers son idéologie ?
- 9:41OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que deviennent les électeurs du NFP ?
- 13:03OuverteRéponse directe
Est-ce que la gauche aurait dû dire OK Cazeneuve ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueFait
« Je serais très étonné que demain, M. Barnier décide d'augmenter le SMIC. »
- 0:06Invité politiqueFait
« Il était minoritaire, il n'a pas réussi à gagner la primaire en 2021. »
- 1:44PrésentateurFait
« le programme de l'homme politique engagé depuis 1973 prévoyait en 2021 un moratoire sur l'immigration pour stopper les régularisations, limiter rigoureusement le regroupement familial et réduire l'accueil d'étudiants étrangers. »
- 3:32Invité politiqueChiffre
« il fallait continuer à faire des économies sur la dépense publique, ne pas toucher à la politique de l'offre, qui a baissé pour 40 milliards d'impôts uniquement sur les entreprises »
- 4:09Invité politiqueFait
« il a toujours dit, il faut réduire les déficits, il faut réduire la dette, en coupant dans les dépenses publiques. »
- 7:00Invité politiqueChiffre
« la dépense publique a déjà diminué. Je veux dire, en volume, elle perd déjà 2%. »
- 20:34PrésentateurChiffre
« le déficit public risquerait de grimper à 5,6% du PIB en 2024 loin des 5,1% initialement prévus dans la trajectoire budgétaire »
- 20:42PrésentateurChiffre
« il pourrait même atteindre 6,2% en 2025 à budget constant »
- 20:59PrésentateurChiffre
« les prévisions de recettes avaient pourtant déjà été abaissées de 30 milliards d'euros au printemps »
- 21:13PrésentateurChiffre
« une hausse qui pourrait générer un dérapage du déficit public de l'ordre de 16 milliards d'euros »
- 22:02Invité politiqueChiffre
« l'année dernière, on avait 5-5, donc l'augmentation est sur l'épaisseur du trait »
- 23:05Invité politiqueChiffre
« on retrouve de la marge de manœuvre s'ils veulent vraiment baisser le déficit, la moitié du déficit c'est la baisse des impôts »
- 25:01Invité politiqueChiffre
« les dépenses publiques là elles baissent cette année, elles perdent 2% »
- 26:38Invité politiqueChiffre
« on a 0,9% de croissance, on est au-dessus de la moyenne de la zone euro »
- 26:36Invité politiqueChiffre
« on a 0,9% de croissance »
- 26:40Invité politiqueChiffre
« les Etats-Unis sont à 2,5% de croissance »
- 26:44Invité politiqueChiffre
« le déficit de la zone euro c'est 3,5% »
- 26:48Invité politiqueChiffre
« le déficit de la Chine ? 3,8% »
- 29:45PrésentateurChiffre
« il compte en moyenne 14,5 jours d'absence dans l'année par agent public, contre 11,7 pour un salarié dans le privé »
- 29:51PrésentateurChiffre
« le coût est estimé à 15 milliards d'euros en 2022 »
- 31:18Invité politiqueFait
« même quelqu'un qui a bac plus 5 et qui est cadre il commence à un salaire qui est beaucoup plus faible qu'avant quand on prend en compte l'ensemble du pouvoir d'achat »
- 31:59Invité politiqueChiffre
« on ne trouvera pas les 70 milliards de baisse d'impôt de Macron là-dedans »
Temps de parole
- Invité politique65 %
- Présentateur28 %
- Invité3 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je serais très étonné que demain, M. Barnier décide d'augmenter le SMIC. Il n'a personne, même dans son parti. Il était minoritaire, il n'a pas réussi à gagner la primaire en 2021. Il n'a personne. Donc il ne peut pas s'opposer à Macron, sauf si ça lie avec le FN. Moi, je pense que rien ne va changer.
Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porcher. Et on ne change pas la formule avec tous les discours qu'on entend autour de nous. Il est bon de comprendre, analyser et décrypter. Vous êtes plus de 50 000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. Continuez de signer et de partager sur tnt.lemédiatv.fr. Merci, continuez à nous soutenir. On a besoin de vous, donc abonnez-vous, faites-nous des dons, devenez sociétaires. On ne vit que de votre soutien. Bonjour Thomas. Salut Lisa.
Alors avec toi aujourd'hui au programme, Macron désigne un Premier ministre du parti largement perdant aux élections. Et on revient sur Bruno Le Maire qui fustige le déficit, bilan de sa politique. Bref, il y en a des choses à dire aujourd'hui, c'est parti. Ça y est, on sait à quelle sauce les Français vont être mangés. Emmanuel Macron, après moult tergiversations et spéculations, a désigné son Premier ministre. Je vous le donne en mille. Ce n'est pas le NFP arrivé en tête aux élections, pas un macroniste non plus, ni le RN, les trois groupes ayant le plus députés élus. C'est tout simplement Michel Barnier, membre des Républicains.
Oui, le parti qui a largement perdu les présidentielles et les législatives, qui était candidat à la primaire LR il y a trois ans. Pour éviter qu'on me dise de mauvaise foi en vous parlant de ces votes il y a 40 ans contre la dépénalisation de l'homosexualité ou le remboursement de l'IVG, le programme de l'homme politique engagé depuis 1973 prévoyait en 2021 un moratoire sur l'immigration pour stopper les régularisations, limiter rigoureusement le regroupement familial et réduire l'accueil d'étudiants étrangers.
Côté économie, les Républicains n'avaient pas suivi Macron dans le discours et avaient présenté leur propre pacte législatif dont on vous avait parlé ici entre autorité et redressement des comptes publics. Bref, du Macron-Le Pen compatible, d'ailleurs le RN n'a pas annoncé de censure pour l'instant et attend de voir, bah tiens. Le matin d'après, dans les matinales, les forces du NFP accusent Emmanuel Macron de cohabiter avec l'extrême droite.
À qui s'adresse-t-il en réalité ? À la gauche ? Non, à l'extrême droite, dont il a très bien compris que sa survie dépendait d'elle. Et donc les clins d'œil ne sont pas tout à fait à l'endroit où vous indiquez. Les clins d'œil, ils sont pour Marine Le Pen, qui est celle qui au fond a décidé de qui serait Premier ministre, puisqu'elle a dit que celui-là, elle ne censurerait pas forcément. De fait, le Président de la République se place en cohabitation avec le RN. On l'a vu, le RN est heureux de la nomination de Michel Barnier.
Il n'est pas heureux, on l'avait loué tout à l'heure, il attend de voir, il jugera sur les actes.
Il attend de voir, il n'a pas indiqué qu'il censurerait le gouvernement de M. Barnier, simplement parce que M. Barnier a fait des avancées très claires pendant la primaire de la droite.
Nous, on parle ici d'économie, Thomas, et vous le savez chez vous, mais vous savez aussi que c'est le nerf de la guerre et que tout est intrinsèquement lié. Thomas, qu'est-ce que révèle ce choix-là d'Emmanuel Macron ?
Alors, Emmanuel Macron ne voulait pas changer sa politique économique. Malgré tout ce qui se passe, malgré les inégalités qui augmentent, la défiance d'une grande partie de la population, qui sent que l'économie ne fonctionne pas pour elle, il ne voulait pas toucher à l'économie telle qu'il l'imagine. C'est-à-dire qu'il fallait continuer à faire des économies sur la dépense publique, ne pas toucher à la politique de l'offre, qui a baissé pour 40 milliards d'impôts uniquement sur les entreprises, ne pas toucher à la question de la fiscalité des très riches, ne pas toucher au salaire minimum. Voilà. Ça, c'était... Et aux retraites. Ça, c'était ces lignes rouges.
Mais pour lui, c'est plus des lignes rouges que les propos sur l'immigration.
Alors, attends, j'y viens. Donc là, il était sûr qu'avec M. Barnier, il n'y allait pas avoir de changement là-dessus, puisque M. Barnier a quand même une expérience politique, 50 ans d'expérience politique, c'est-à-dire qu'il a commencé la politique, Macron n'était même pas né. Et on sait ce qu'il pense, à peu près. On a de quoi comprendre une espèce de ligne directrice. Et sur les déficits, il a toujours dit, il faut réduire les déficits, il faut réduire la dette, en coupant dans les dépenses publiques. Sauf qu'à la différence de ce que pouvait être un libéral comme Macron au début, je dis bien au début, il y a toute une partie sur l'autorité, qui est très importante chez M.
Barnier, et sur la lutte contre l'immigration. Souvenons-nous qu'il n'y a pas si longtemps, en 2021, il demandait un moratoire sur l'immigration. Et il appelait ça des politiques de rupture. Donc des ruptures sur l'autorité, des ruptures sur l'immigration. Et là, clairement, on voit bien qu'il y a un trait d'union entre la Macronie et Le Pen.
Qu'est-ce que ça annonce ? Tu l'as un peu dit, mais en termes de programme, si les Français veulent un peu comprendre ce qui va se passer pour eux.
Il ne va absolument. Moi, je pense que rien ne va changer. C'est la forme qui va changer. D'ailleurs, on l'a vu dans l'échange avec M. Attal. Alors, oui, il va y avoir une forme. Je ne vais pas être méprisant avec les gens d'en bas, etc. Peut-être sur la forme, ça va changer. Mais sur le fond, je serais très étonné que demain, M. Barnier décide d'augmenter le SMIC. Alors, il va peut-être faire un micmac avec les cotisations comme ils le font tout le temps. Ça a déjà été fait, pour le coup. Donc il n'y a plus grand-chose à enlever. Mais je ne le vois pas augmenter le SMIC. Je ne le vois pas non plus taxer les super profits.
Alors peut-être qu'il va essayer de trouver un truc temporaire pour dire qu'il a fait un peu différent. Mais il n'a aucun intérêt à faire ça. En fait, il ne peut pas s'opposer à Macron. Il n'a personne derrière lui. Il n'a personne, même dans son parti. Il était minoritaire. Il n'a pas réussi à gagner la primaire en 2021. Il n'a personne. Donc il ne peut pas s'opposer à Macron, sauf si ça lit avec le FN. Donc la seule possibilité de s'opposer à Macron, c'est d'être avec le RN. Donc il n'a pas intérêt à faire une politique qui change d'un point de vue social.
Il a plutôt à faire la politique de Macron et de Le Pen en termes d'économie qui est la même et de faire ce qu'il avait déjà avant même d'être nommé Premier ministre, ces politiques de rupture sur l'autorité et l'immigration. Donc pour les plus démunis, pour les plus pauvres, rien ne va changer. Et ce qui est très grave, c'est que là, en nommant ce Premier ministre, le président s'assoit très clairement sur un tiers de l'électorat, plus d'un tiers, enfin majorité relative, mais on va dire un tiers des forces pour être gentil avec Macron. Il s'assoit complètement là-dessus.
Une autre petite musique qu'on entendait sur les plateaux au lendemain de sa nomination, c'est qu'il serait plutôt un écologiste de droite parce que c'est lui qui a mis en place le principe de précaution ou alors que dans son discours, il a parlé de dettes écologiques. Est-ce que ça a du sens de dire ça déjà, d'être écologiste de droite ? Est-ce que tu y crois ? Est-ce qu'il y aura une mesure écologique ?
Il est vrai qu'il parlait d'écologie à un moment où personne n'en parlait, c'est vrai. Mais après, vous savez, il y a plusieurs types d'écologie. Il y a la croissance verte, le capitalisme vert, l'écologie qui fait confiance au marché. Et puis, vous avez une écologie après qui a besoin d'investissement public. La plupart des rapports qui sont sortis, notamment le rapport de Pisani-Ferry, disait qu'il fallait de l'investissement public pour faire réaliser la transition écologique. Or, aujourd'hui, on voit très bien que le but, c'est de couper dans la dépense publique en allant chercher...
Alors, je ne parle même pas de l'investissement, en allant chercher vraiment sur les retraites, sur l'assurance maladie et l'assurance chômage. Et là, la dépense publique a déjà diminué. Je veux dire, en volume, elle perd déjà 2%. Et lui est face à un déficit qui a augmenté, donc il va devoir accélérer cette politique. Donc, je pense qu'on peut aimer l'écologie, on peut parler d'écologie. Mais sans budget, il n'y a pas d'écologie. Voilà, c'est tout. Et vu que là, le budget n'est pas là et que les coupes ont toujours été les plus fortes sur l'écologie, il ne pourra pas faire quelque chose de révolutionnaire.
Est-ce que le RN va continuer de tirer les choix politiques vers son idéologie à lui ? Parce qu'on disait qu'on l'a déjà dit, l'extrême droite n'est pas dangereuse pour les grandes entreprises, pour les grandes fortunes. Donc, est-ce que le RN va continuer comme ça à pouvoir tirer le centre du jeu vers lui ? Et tu disais que ça ne va rien changer pour les Français. Est-ce qu'au contraire, ça peut justement se durcir pour eux ?
Alors, la situation va se durcir, ça, c'est sûr. Parce que même si on n'avait eu que Macron, ça se durcissait. Et puis, Macron empruntait beaucoup de choses à l'extrême droite. Avec Darmanin, on s'en souvient du débat avec Marine Le Pen, où il l'a jugé même parfois molle, la loi immigration, etc. Donc, on va aller sur... Ça va continuer, ça va se poursuivre, mais s'amplifier. Le RN a une influence majeure sur la politique française aujourd'hui. Il y a eu un scrutin qui a été fait, il y a eu des résultats qui ont été faits avec des barrages républicains, quand même. Mais Macron n'en tient pas compte. Donc là, le RN, en réalité, ces dernières années, n'a pas grand-chose à faire.
Il a juste à encaisser. Voilà, c'est tout. Et là, Macron, en mettant ce Premier ministre, il leur sert encore plus la soupe. Parce que ça va être du macronisme en économie avec une partie de l'idéologie parfaitement assumée du RN sur les questions migratoires et sur les questions d'autorité. Alors, il y a toujours ce truc. Un accès garanti au service public, il a dit ça hier. Ça veut dire quoi ? On peut être dans un service public s'il est dégradé. Le problème n'est pas résolu. Donc, je ne vois pas ce que ça veut dire. Donc, il fallait qu'il parle un peu des services publics. Mais pour le reste, on est assez raccord avec Le Pen.
D'ailleurs, ce qui me fait trop rire, c'est que le RN disait « Oui, oui, la réforme des retraites, nous, on est contre, on est contre. » Là, il n'en a pas parlé et le RN est quand même content. Donc, c'est des questions secondaires pour eux. La première question, c'est l'immigration et c'est l'autorité. C'est ça qui anime le RN.
Oui, en plus, le RN dit qu'il ne va pas forcément censurer. Donc, ça montre aussi une certaine proximité en termes d'idées ou de projets. On se demande quand même qu'est-ce que deviennent les électeurs du NFP qui étaient quand même majoritaires dans ces élections pour ceux qui ont voté. Tondelier a même réagi en disant que les Français avaient été pris pour des abrutis. Et c'est vrai que d'extérieur, quand on n'est pas dans les petits papiers, ça paraît un peu fou de voir qu'il y a des élections et que c'est le quatrième parti qui a fait 7% qui arrivent à être Premier ministre et donc à voir le gouvernement et à mener ce qui va se conduire dans le pays.
Oui. Après, on va dire
que ça ne sert à rien de voter.
En fait, le paysage politique, quand on le regarde depuis l'élection de 2022, il y a eu une vraie différence parce qu'il y a eu vraiment trois blocs qui se sont distingués. Un bloc de gauche qui a été emmené par Jean-Luc Mélenchon, il faut le dire, qui était au coude à coude avec le RN et Macron. Donc, il y a eu vraiment une France qui était divisée en trois blocs avec, sur le point de vue économique puisque c'est lui qui nous concerne, des changements très importants du côté du bloc de gauche qui voulait en finir avec la politique d'offre de Macron et la politique de casse du système social. Mais les partis politiques n'ont pas compris ça, bizarrement.
Tout le monde l'a compris et ils ont préféré pour des questions d'appareil et de place, donc des questions purement stratégiques internes, de rapports de force entre ce bloc, y aller séparer aux européennes. Alors, ils se sont réunis aujourd'hui, mais je veux dire, moi, je ne peux m'empêcher de penser ce qu'il aurait, quelle configuration aurait été, on aurait eu, pardon, si la NUPES s'était poursuivie. Peut-être que la NUPES aurait fait un score important, la gauche aurait fait un score important et on n'en serait pas là.
Là, pour beaucoup de monde, ce NFP était quelque chose, un emboîtement, même s'ils ont été plutôt bons, ils ont présenté un Premier ministre, ils ont joué le jeu jusqu'au bout et tout le monde s'est bien comporté. Mais ils sont arrivés après coup. Donc, oui, c'est vrai qu'il y a, en France, dans les électeurs, un tiers, et là, il y a eu cette majorité relative, mais grosso modo, un tiers de gens qui veulent un changement. Et c'est vrai que là, force est de constater, eh bien, qu'ils sont complètement oubliés. Voilà, on les a rayés d'un trait.
Et que la politique, elle commence, pour Emmanuel Macron, à gauche, chez le PS compatible, case neuve, chez le PS qui a déjà été absorbé à Thal, et ça va jusqu'à Marine Le Pen. Ceux qui veulent un changement de politique économique, ceux-là, on fait comme s'ils n'existaient pas.
Et sans parler des Français qui ne votent pas parce qu'ils sont soit dégoûtés, soit par choix politique aussi parce qu'ils ne comprennent rien, ou alors ceux qui disent de toute façon, ça ne change rien que je vote, et là, pour le coup, c'est un peu difficile de leur donner tort. Il y a une autre chanson qu'on entendait aussi, c'est que tout ça serait finalement la faute de la gauche, on va regarder.
Il y a plusieurs élus, même du PS qui ont dit sur cette antenne et ailleurs, qu'ils regrettaient le comportement d'une partie de la gauche qui a empêché Bernard Cazeneuve d'arriver au pouvoir.
Si vous étiez mis d'accord, si le front républicain avait perduré parce que c'était ça le message envoyé par les Français dans les urnes, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui, non ? Voilà pourquoi les menaces de censure automatique
de la gauche à l'égard de tout gouvernement qui ne serait pas celui du NFP avec Lucie Castet, de toute combinaison qui inclurait des centristes de l'ex-majorité, ces menaces ont bloqué la situation en laissant au Rassemblement national une sorte de pouvoir de vie ou de mort sur les premiers ministres potentiels et leur coalition.
Alors du coup, est-ce que la gauche aurait dû dire OK Cazeneuve, OK on y va ?
Non, alors quand on dit la gauche, on dit surtout le PS parce qu'en fait le rêve de beaucoup d'éditorialistes, c'est que le PS quitte le NFP et se dissocie de la LFI. C'est ça le rêve de tout le monde. Or ils ont plutôt, après l'élection européenne, ils ont plutôt bien travaillé. Ils ont trouvé une potentielle Premier ministre dans Mme Castet. Il n'y a pas eu de sortie de route. La France insoumise a décidé de se retirer même d'un potentiel gouvernement si ça gênait les opposants politiques. Donc il n'y avait pas grand-chose à dire. Alors pourquoi on doit imposer à ce groupe de gauche qui a choisi un Premier ministre un autre ministre parce que Macron le veut ? Non mais c'est vrai.
Pourquoi ? Il n'y a aucune raison. Je veux dire, le PS, s'il a tenu sa promesse et c'est ce qu'il a fait pour une fois, c'est bien parce que c'est assez rare, il n'allait pas dire ben non, on ne veut plus de Lucie Castet. Non, ils ont soutenu Lucie Castet, c'est Lucie Castet. Bernard Cazeneuve, à un moment, il me semble-t-il, il avait quitté le PS, je ne suis pas sûr, mais bon, il s'en était en tous les cas éloigné. Il a déjà été Premier ministre. Est-ce qu'il a fait un grand changement de cap, de politique quand il a été Premier ministre ? Non, il a continué la politique de l'offre de François Hollande qui s'est poursuivie avec Emmanuel Macron.
Et l'autoritarisme aussi, d'ailleurs.
Voilà, donc je comprends, moi, que ce profil puisse plaire à un centre-gauche très proche de Macron, mais je comprends qu'il déplaise à une autre partie de la gauche parce qu'il a déjà eu sa chance. Je veux dire, je ne pense pas que M. Cazeneuve aurait augmenté le SMIC. Alors peut-être qu'il aurait pu établir un autre rapport de force, mais le PS seul, il ne vaut pas grand-chose non plus. Je ne suis même pas sûr que le PS de Raphaël Glucksmann soit proche du PS de Cazeneuve. Je n'en suis pas totalement sûr. Donc, bon, c'était un choix. Moi, je comprends qu'il l'ait refusé. Ils avaient fait leur choix entre eux. Ils proposaient un candidat.
Si on allait chercher un candidat dans le groupe, OK, mais là, on allait chercher des gens qui étaient en dehors de la politique depuis un certain temps, j'ai l'impression. Donc, pour moi, c'était un choix, encore une fois, pour afficher quelque chose, mais pour ne pas changer la politique économique menée par Emmanuel Macron.
Il y a Agnès Panné-Runacher, ministre démissionnaire, qui est plutôt l'aile gauche, en tout cas moins à droite, de la Macronie, qui a réussi à nous dire trois choses sur BFM. D'abord, qu'elle est de gauche, alors qu'elle fait partie d'un des gouvernements les plus libéraux qu'on n'a jamais connus en France, que le RN n'est ni de droite ni de gauche et que l'Assemblée nationale penche au centre-gauche. On va écouter un extrait.
Vous faites partie des rares personnes qui ne sont pas de gauche et qui ont dit... Non,
je suis de gauche, pardon, je suis désolée, le NFP n'a pas le monopole de la gauche. Très bien. Le bari-centre de l'Assemblée nationale est au centre-gauche. Le bari-centre. Pourquoi ? Parce que vous avez 47 députés des Républicains, vous avez un arc central qui pèse, j'additionne les voix du bloc central autour d'Emmanuel Macron, mais j'additionne aussi la vingtaine de députés de Lyot qui doit peser à peu près 180, et vous avez 192 députés du Nouveau Front Populaire.
Et vous avez le RN qui est sur une ligne un peu particulière, est-elle de droite, est-elle de gauche, je ne sais pas, mais qui à la fois promeut des projets très à droite sur les sujets d'autorité, mais qui est aussi dans la réforme l'abrogation des retraites et qui réclame une augmentation des salaires. Donc on ne peut pas réellement dire c'est à gauche, c'est à droite. Ils sont à l'extrême droite, ça c'est très clair en termes de valeur, mais après c'est
un peu de tout, de tout un peu. Juste pour remettre un peu l'église au centre du village, est-ce qu'en termes de programme ça a du sens de parler de cette grande coalition de centre-gauche et je cite car quand on analyse en fait il n'y a rien de gauche j'ai l'impression que les mots et les concepts politiques n'ont plus aucun sens dans le débat public.
Tout à fait. Alors c'est assez marrant parce que quand même le fait de dire qu'on est de gauche garde une certaine vibe. Je ne sais pas pourquoi parce que quand même la gauche a beaucoup trahi. La gauche de gouvernement elle a énormément trahi. François Mitterrand a trahi à sa façon et Hollande a énormément trahi. Je ne sais pas pourquoi c'est encore tendance de dire qu'on est de gauche mais visiblement beaucoup de gens même des humoristes aiment bien se définir de gauche mais de la gauche sociale-démocrate.
Il faut être très clair être de gauche ce n'est pas vraiment une qualité physique ou une attitude ce n'est pas parce que je donne une pièce à quelqu'un qui me demande à un mendier en dehors que je suis de gauche ou ce n'est pas parce que j'aide le copain de mon fils que je suis de gauche ça ne sert à rien à voir il y a des gens de droite qui le font aussi. Être de gauche en politique c'est tout simplement mener des politiques de gauche alors une politique de droite c'est quoi ?
Une politique de droite c'est une politique qui retire des droits aux salariés en flexibilisant le marché du travail c'est une politique qui augmente la sphère du marché privé en diminuant la place de l'état c'est une par exemple en privatisant une politique de droite c'est aussi une politique qui fait confiance au marché financier et qui propose pour l'environnement des ajustements liés au marché c'est grosso modo ça donc c'est quand même une politique qui fait énormément confiance au marché c'est ce qu'a fait Emmanuel Macron il a baissé la fiscalité sur les très riches ce qui a favorisé la finance il a diminué les postes de fonctionnaires il a fait des économies sur la dépense publique et il a mis en avant plutôt les solutions de marché que le reste donc voilà on dirait qu'on dit
des gros mots quand on dit ça alors qu'on analyse juste
il n'y a pas en Macronie quelqu'un de gauche point barre c'est tout il n'y a pas je veux dire même ceux qui sont des nouveaux convertis très à gauche là et qui sont les plus à gauche maintenant que jamais ils ont quand même voté la loi travail ils ont voté l'ISF ils ont voté le CICE en transformation de baisse de charge ils ont voté la flat tax rien que ça on n'avait jamais vu ça même chez Sarkozy donc rien que ça à jamais ce sont des gens de droite qui me disent maintenant oui je suis de gauche c'est des gens de droite point barre et les réformes de gauche c'est quoi ?
c'est justement des réformes qui visent à donner beaucoup plus de droits aux travailleurs des réformes qui visent à avoir une politique sociale des jours de congé en plus un âge de départ à la retraite plus tôt une baisse du temps de travail ça c'est des politiques de gauche c'est la politique aussi qui va lutter contre la mondialisation contre la finance contre l'évasion fiscale en aucun cas Macron n'a réellement fait ça il a plutôt réarmé tous les secteurs de la droite donc je veux dire être de gauche je suis de gauche comme ça parce qu'il faut le dire parce que c'est sympa c'est aussi ce que tu défends si t'es de gauche et que tu défends la réforme des retraites t'es plus de gauche si t'es de gauche que tu défends la case la flexibilisation du marché du travail donc la case du droit du travail comme l'a fait El Khomri et Hollande et comme l'a continué à le faire Macron tu n'es plus de gauche c'est clair et si tu es gauche et que tu commences à dire qu'il faut couper la dépense publique donc dans l'assurance chômage dans l'assurance maladie tu n'es pas de gauche et une partie de la gauche du PS et Macron et une partie des écologistes ont participé à cette mascarade donc voilà il faut qu'ils se regardent dans la glace et qu'ils disent qu'ils sont de droite
Cette semaine Bruno Le Maire a alerté sur le dérapage des finances publiques et le fameux déficit dont on parle tout le temps c'est pas la première fois qu'il dit ça et nous c'est pas la première fois qu'on va vous expliquer cette fumisterie mais il faut y aller Lundi dernier le ministre démissionnaire de l'économie a envoyé un courrier au président des commissions des finances le déficit public risquerait de grimper à 5,6% du PIB en 2024 loin des 5,1% initialement prévus dans la trajectoire budgétaire il pourrait même atteindre 6,2% en 2025 à budget constant alors que le programme de stabilité d'avril 2024 fixait l'objectif à 4,1% Alors qu'est-ce qui s'est passé ?
Les recettes de TVA d'impôts sur le revenu et d'impôts sur les sociétés pourraient être moins élevées que prévu est-il écrit dans la lettre au parlementaire les prévisions de recettes avaient pourtant déjà été abaissées de 30 milliards d'euros au printemps Avec Thomas Cazenave le ministre démissionnaire des comptes publics il s'inquiète de l'augmentation extrêmement rapide des dépenses des collectivités territoriales une hausse qui pourrait générer un dérapage du déficit public de l'ordre de 16 milliards d'euros je cite toujours Les informations sur les comptes publics en plus ont tardé à arriver aux commissions des finances qui ont eu du mal à les avoir C'est dommage de nous en priver disait Jean-François Husson rapporteur général LR de la commission à ses collègues macronistes On nous a vendu une situation budgétaire qui n'a jamais été conforme à la réalité s'insurge le républicain Fin février déjà le gouvernement a annulé 10 milliards de crédits on s'en souvient là il préconise 16 milliards d'économies et le budget 2025 donc ça s'annonce austéritaire avec des baisses de dépenses de plusieurs milliards surtout que Macron est dans la continuité avec un gouvernement à droite on vient d'en parler Thomas est-ce qu'il faut s'alerter comme le fait Bruno Le Maire alors que c'est pourtant le résultat de sa politique à lui c'est lui qui est aux manettes depuis 7 ans
En fait moi ce qui me fait peur c'est pas le déficit en lui-même 5-6 l'année dernière on avait 5-5 donc l'augmentation est sur l'épaisseur du trait certes ils avaient prévu de le baisser mais ça augmente c'est l'épaisseur du trait c'était à 5-5 l'année dernière rien ne s'est passé on n'a pas été bouffé par les marchés financiers il n'y a pas je veux dire le film d'horreur qu'on nous raconte depuis 10 ans pour justifier le fait qu'il ne faille pas investir 1 euro dans l'éducation dans les hôpitaux ne s'est jamais réalisé pour plusieurs raisons qu'on a souvent expliqué ici mais il ne s'est pas réalisé donc le déficit en lui-même n'est pas un gros problème les américains ont un déficit supérieur les japonais ont un déficit quasiment au même niveau et le Royaume-Uni quasiment au même niveau donc des gros pays riches et voilà ils ne sont pas en train de se faire peur donc moi c'est l'argument du déficit cet épouvantail ce qu'ils vont en faire c'est ça qui me fait peur parce qu'on sait ce qu'ils vont en faire s'ils voulaient vraiment réduire le déficit ils peuvent le faire au niveau national ils reviennent sur je ne sais pas moi trois réformes simples l'ISF l'IS l'impôt sur la société voilà l'impôt sur la société et prenons je ne sais pas moi la flat tax et là on a plus de 20 milliards et c'est bon on retrouve de la marge de manœuvre s'ils veulent vraiment baisser le déficit la moitié du déficit c'est la baisse des impôts donc ils peuvent revenir dessus les 70 milliards mais ils n'ont pas envie de faire ça en fait ce qu'ils ont envie c'est encore plus de taper sur la dépense publique avec cette idée que voilà on vit au-dessus de nos moyens on a trop dépensé je veux dire on a l'impression en les écoutant parfois qu'une institute est payée 7000 euros par mois et une infirmière 5000 euros par mois c'est pas ce qui se passe c'est pas ce qui se passe ce déficit on le doit en grosse partie à la baisse des impôts c'est un problème de recettes d'ailleurs les recettes entre cette année et l'année dernière n'ont jamais autant baissé je veux dire depuis la deuxième guerre mondiale ça n'a jamais autant baissé donc c'est un problème de recettes pas un problème de dépenses publiques
surtout quand on est un état on ne gère pas un budget comme on gère nous dans le quotidien notre portefeuille c'est à dire je vais moins dépenser etc il y a toute la partie investissement qui peut rapporter beaucoup à l'état
d'ailleurs il faut dire la vérité c'est à dire qu'il y a toujours ce mot que les gens répètent comme ça parce qu'il y a beaucoup de légendes que les gens se mettent à répéter par exemple oui les Etats-Unis ils vont en déficit pour investir nous on va en déficit pour payer pour des frais de fonctionnement payer les fonctionnaires alors un c'est faux je veux dire en dehors des crises nous avons toujours et eu dans notre déficit un investissement et d'ailleurs quand on retire l'investissement du déficit en dehors des périodes de crise c'est à dire 2008-2020 Covid nous sommes en excédent ce qui veut dire que notre déficit finance l'investissement ça c'est la première chose ensuite sur les fameux frais de fonctionnement ça il faudra aussi en discuter une institutrice c'est un frais de fonctionnement c'est une dépense de fonctionnement mais c'est aussi un investissement une infirmière c'est pareil donc vous voyez il faut arrêter de regarder les chiffres comme ça nous avons des besoins la population vieillit la population augmente tous les services publics les plus importants vous disent qu'ils ont des besoins donc il va falloir investir c'est pas de l'argent qu'on jette dans un trou noir et là c'est l'inverse qu'on fait les dépenses publiques là elles baissent cette année elles perdent 2% et Macron en réalité quand on les prend en volume sans tenir compte de l'inflation il les a baissées direct en 2018 la croissance a été négative des dépenses publiques puis il les a re-augmentées légèrement parce qu'il y a eu des gilets jaunes ensuite il y a eu le Covid il les a re-augmentées et là depuis il les rebaise constamment donc on va faire des économies et le service public va être de plus en plus mal jusqu'à la prochaine crise on va dire ah bah tiens l'hôpital va mal il faut remettre de l'argent ah bah tiens l'école va mal il faut remettre de l'argent ah tiens il n'y a plus de crèche il faut remettre de l'argent ah tiens il y a un problème géopolitique il faut remettre de l'argent dans l'armée donc il faut à un moment mener une politique qui soit un peu intelligente le déficit normalement doit servir le déficit doit servir la politique macroéconomique ça doit pas être un épouvantail pour casser le service public or depuis un certain nombre d'années y compris chez Hollande on agite les déficits c'était la dette pour casser le service public et faire des économies
et tu disais la population vieillit on a des besoins etc mais la population aussi s'appauvrit du fait de ces politiques et se déclasse
tout à fait c'est exactement ça on était assez reliés dans le PIB par habitant qui est une forme d'évaluation du revenu alors c'est un chiffre global il ne tient pas compte des inégalités mais sur le PIB par habitant on était très proche des Etats-Unis le premier décalage qu'il y a eu c'est après 2008 nous sommes devenus plus pauvres qu'eux parce qu'eux ont relancé leur économie ils ont été à 10% de déficit etc quand nous on a 5% on a commencé à pleurer et il y a eu un premier décalage ils ont été plus riches que nous et là le décalage un décalage supplémentaire est en train de s'opérer leur courbe elle en termes de niveau de vie continue à augmenter la nôtre décroche pourquoi ?
parce qu'on a une politique macroéconomique qui contracte l'activité on a 0,9% de croissance on est au-dessus de la moyenne de la zone euro les Etats-Unis sont à 2,5% de croissance le déficit de la zone euro c'est 3,5% de la zone euro en entier c'est quoi le déficit de la Chine ?
3,8% la Chine le pays communiste qui a une monnaie quand même moins puissante que l'euro a rajouté 100 milliards dans son déficit parce qu'ils ont dit on doit financer notre activité et nous dans la zone euro on est en train de dire ah ben non on doit réduire on doit réduire non c'est une bêtise et d'ailleurs tout le monde sait et tout le monde le dit que la politique austéritaire menée dans la zone euro et également les 10 milliards d'économiques qu'a fait Bruno Le Maire ont eu un impact négatif sur la croissance économique qui a diminué
l'Union Européenne pourrait aussi se mêler tout ça puisqu'en juillet dernier Bruxelles avait lancé une procédure pour déficit excessif envers la France et 6 autres Etats sans mesure correctrice l'hexagone s'expose à des sanctions financières est-ce qu'il faut avoir peur de l'Union Européenne ?
non mais c'est pas la première fois que ça nous arrive ça déjà ça nous est arrivé plusieurs fois la procédure pour déficit excessif non la vraie question de fond c'est non il n'y a pas à avoir peur de ça il y a deux questions si le déficit est un problème il faut le réduire alors s'il faut le réduire au niveau national on peut revenir sur un certain nombre de mesures fiscales et le réduire pourquoi pas si on doit le réduire en comprenant la dépense publique ça va être inefficace et ça va faire souffrir une grosse partie des français maintenant la vraie question et moi je suis sûr c'est qu'au niveau européen on devrait plutôt faire de la politique de relance c'est-à-dire creuser nos déficits pour soutenir l'activité donc là il faudrait que la France mais ça il faudrait qu'elle ait envie à y convaincre des pays européens voisins qu'il ne faut pas refaire les mêmes erreurs qu'en 2011-2012 ce qu'elle est en train de refaire et ça ça nécessite d'avoir une politique européenne qui ne soit pas alignée sur certains intérêts des pays du nord mais le problème c'est que Macron est une grosse partie de la gauche des européennes pour eux l'Europe c'est génial il n'y a pas de problème à l'intérieur de l'Europe c'est plutôt l'Europe contre le reste du monde il y a des méchants à l'intérieur tout va bien les paradis fiscaux bon oui le marché oui bon les critères de Maastricht qui fait qu'on financière les autres dettes oui mais bon non mais l'Europe on a envie d'Europe qu'est-ce que vous voulez que je vous dise donc non non il va falloir il n'y a pas avoir peur de l'Europe parce qu'on a la deuxième puissance de la zone euro mais il y a un moment des vraies questions à se poser sur cette Europe parce qu'on ne peut pas toujours constater qu'on est les grands naïfs de la mondialisation que les autres jouent avec leurs déficits que les autres soutiennent leurs activités soutiennent leurs industries et ne rien faire ensuite là il y a un vrai décalage entre les constats les mots et ce qui se passe concrètement et techniquement à Bruxelles
les alertes sur le déficit ça permet aussi de un peu tout justifier et d'aller s'attaquer aux arrêts maladie c'est bien connu ce sont les salariés à 1600 euros par mois qui appauvrissent la France BFM titre difficile de l'état l'indemnisation des arrêts de travail des fonctionnements passés au crible alors en fait c'est une mission par Gabriel Attal lui-même en février dernier c'est l'inspection générale des finances et l'inspection générale des affaires sociales qui ont délivré un rapport concernant les arrêts de travail des fonctionnaires l'objectif je cite l'identification d'économie et de gains de productivité chiffrés et réalisables il compte en moyenne 14,5 jours d'absence dans l'année par agent public contre 11,7 pour un salarié dans le privé et le coût est estimé à 15 milliards d'euros en 2022 alors la mission mise sur le durcissement des contrôles une meilleure prévention et un plan spécifique à destination des employeurs publics pour lutter contre l'absentéisme et mieux le réguler et ce n'est pas tout les institutions les inspections ont aussi planché sur davantage de jours de carence ou une baisse du taux de remplacement BFM écrit cela créerait une incitation financière pour lutter contre l'absentéisme Thomas j'ai pas d'autres mots est-ce que mon âge en plein délire
en fait moi ça ne m'étonne pas quand on regarde les arrêts maladie en général les arrêts maladie de très longue durée ce sont des maladies graves et les gens n'ont pas le choix alors là on va aller chercher on va aller chercher peut-être quelqu'un qui aurait pris une journée de trop etc et on va quasiment rien gagner au final vous verrez c'est comme la chasse aux chômeurs fraudeurs au final on va se rendre compte qu'en fait ça ne concerne qu'une petite partie qu'il n'y a pas grand chose à gagner et on aura développé mais alors vraiment on aura dépensé énormément d'argent pour ne gagner pas beaucoup de choses parce que l'objet c'est pas de gagner de l'argent l'objet il est politique c'est à dire qu'on tape les fonctionnaires on oppose on oppose les salariés du privé au salaire du fonctionnaire les salariés du privé vont voter pour Macron les fonctionnaires voilà il y a une volonté de diviser les salariés et puis pour ne pas parler d'autre chose de la hausse des salaires du fait qu'aujourd'hui même quelqu'un qui a bac plus 5 et qui est cadre il commence à un salaire qui est beaucoup plus faible qu'avant quand on prend en compte l'ensemble du pouvoir d'achat y compris de l'immobilier donc on ne traite pas toutes ces questions là c'est à dire que là la part des salaires dans la valeur ajoutée qui a baissé fortement dans les années 80 et qui est restée stable on ne va pas en parler de ça alors que là c'est le nerf de la guerre et donc on va opposer les salariés entre eux voilà c'est de la diversion mais vous verrez qu'à la fin on va gagner quelques clopinettes de quelques personnes qui abusent comme les chômeurs tricheurs qu'on va mettre en avant bien sûr en disant oulala c'est très grave ça va scandaliser tout le monde mais c'est pas avec ça qu'on va réduire le déficit pas du tout je veux dire on ne trouvera pas les 70 milliards de baisse d'impôt de Macron là-dedans ça on en est sûr à 100% mais ça fait parler ça fait du buzz et puis ça plaît aux français qui regardent beaucoup la télé parce qu'il y a de l'autorité voilà
c'est vrai qu'il y aurait moins d'arrêt maladie si on avait des meilleures conditions de travail en France et on n'est pas beaucoup connus pour ça en tout cas merci beaucoup Thomas et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porché j'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique et inédite historique de direct par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média c'est 25 travailleurs et travailleuses qui produisent de l'information au quotidien vous le savez notre candidature solide et soutenue pour une chaîne télé des médias indés sur la TNT n'a pas été retenue par l'ARCOM le groupe Bolloré lui conserve 6 fréquences sur 15 dont CNews nous exigeons une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT signer et partager notre grande pétition sur tnt.lemédiatv.fr continuez à vous abonner à faire des dons vous le savez on ne vit que grâce à votre soutien la semaine prochaine on sera en direct de la fête de l'humanité alors venez nous voir si vous êtes sur place spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine on va vous abonner à la fête de l'humanité