Pierre Barros : « Le marché de l’acier est inondé, il faut nationaliser ArcelorMittal »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la nationalisation d'arceloral. On va en parler avec vous. Pierre Barose.
Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité sénateur communiste du Valdoise. Et on va donc revenir sur ce texte voulu par les communistes qui a donc été rejeté par le Sénat.
On va en parler longuement mais d'abord on regarde les une de la presse régionale. Trois titres qu'on va regarder ensemble. La une de l'Union.
Les agriculteurs ne reconnaissent pas leur salon. Des prix qui récompensent le travail du quotidien. des visiteurs qui s'attardent sur les étales mais une fréquentation générale décevante les agriculteurs et producteurs vivent une édition frustrante.
La deuxième une celle du républicain laurin municipal le poids du pouvoir d'achat préoccupation en toile de fond de toutes les élections. La thématique du pouvoir d'achat pèse peut-être davantage lors des municipales éternel serpents de mer la gratuité des transports urbains et puis cor ce matin des maires au long cours. Certes, dans certains villages, les maires se consacrent à leur mission d'élu local depuis plusieurs décennies et n'entendent pas remiser leur écharpe alors où tant d'autres jettent les ponts usés par une fonction parfois écrasante.
De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? Alors, peut-être pas les municipales parce que c'est après moi je suis candidat sur municipal salon ou ou la ou la la question du pouvoir d'achat ou le salon de l'agriculture. Vous êtes allé au salon de l'agriculture en fait jamais.
Vous y allez pas ? Non non, j'y vais pas. J'ai pas jamais jamais jamais.
Ouais. Non non parce que en fait j'ai un vrai souci avec les les animaux qui sont euh euh qui sont en enclos, qui sont petit la foule et tout ça. Enfin j'ai j'ai un problème avec ça.
J'ai horreur des eaux. Je pense que j'ai j'ai doit être une une empathie particulière avec avec les animaux. Je préfère les les voir sur enfin moi quand j'étais mom, on allait beaucoup en vacances, on était à côté des fermes en Bretagne, en Normandie et autres.
Je pense que ce rapport là avec la nature, il est bien plus euh intéressant et puis juste enfin voilà que de d'avoir des salons spécifiques. Enfin, je trouve que c'est ça un peu étrang et même pas dans le hall des produits de terreur parce que c'est c'est une victoire une une vitrine pardon pour nos territoires, pour nos départements aussi qui qui mettent en avant leurs produits. Alors moi c'est la c'est cette démarche qui est où on concentre tout sur des grands espaces.
Bon, je suis pas agoraphobe du tout, mais enfin encore une fois, moi je pense que quand on a on a la chance d'avoir un pays comme ça qui est extrêmement foisonnant de des diversités, de produit, d'espace, de gens, d'histoire, c'est plus sympa d'aller les voir sur place et c'est quelque chose franchement que je trouve qui est qui est plus juste que d'aller dans un salon. Et encore une fois, enfin c'est ça devient euh c'est un peu comme comme des parcs d'attraction et je j'ai j'ai un problème avec ça. Je suis vraiment désolé mais c'est moi je préfère avoir les gens là où ils sont et comme ils sont et avec toute la diversité, la complexité que ça ça génère.
Mais vous comprenez le parce que le salon c'est aussi un lieu très politique hein. Vous comprenez le le le défi des politiques au salon ? Bah ça devient un endroit où qui fait salon.
C'est ça le truc hein, c'est que euh ça devient un endroit où il faut se montrer, ça devient un passageur all tout le monde y va, bah ça devient un passage obligé. Bah c'est comme un plateau télé, c'est comme un endroit comme ça, ça devient un Agora, c'est un endroit où on se monte, on se fait filmer, où on peut éventuellement euh passer des messages et éventuellement créer des scandales aussi. Et c'est euh voilà, ça devient un espace politique euh parce que ben pour le coup, il y a une politique aussi agricole parce que il y a aussi des choix économiques liés à la production euh de de de produits de consommation courante.
Et puis en effet sur la question de l'alimentation, bah c'est quand même les agriculteurs qui nous alimentent. Donc c'est c'est un endroit où ça se passe et c'est évident que les politiques de tout bord, ils doivent faire au moins un saut et mais moi je me permets de pas y aller pour pour plein de raisons que j'ai pu évoquer. Et c'est votre choix, on l'a bien compris.
Alors il y avait effectivement beaucoup de politiques cette semaine. Hier, il y avait Sébastien Lecnu, il y avait Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il y a une femme qui lui a lancé Marine Le Pen volent les Français.
Elle a répondu elle a f les tu. Qu'en pensez-vous ? Non mais justement voilà, c'est on va au salon agriculture et du coup ça devient une tribune et ça devient quelque chose qui rebondit forcément sur l'actualité.
Tout le monde attend ça. Euh moi ce qui s'est passé malheureusement à Lyon est à la fois un drame pour ce cette personne qui a qui a perdu la vie pour sa famille. Après du coup ça devient un espace qui qui est approprié par l'ensemble des des politiques et voilà.
Mais est-ce que Jean-Luc Mélenchon, il est pas lui-même en train d'installer ce duel avec Marine Le Pen en vue de 2027 ? Est-ce qu'il est pas en train d'en faire son adversaire Moi que moi ce qui m'embête là-dedans, c'est qu'en fait on est plus dans le débat. C'est qu'en fait on est dans dans des radicalités qui s'affrontent à la fois dans les mots et malheureusement dans la rue.
Et je pense que d'un côté comme de l'autre ça finit par faire des morts et c'est là-dessus sur lequel il faut absolument qu'on réfléchisse. Je pense que la parole publique, la parole politique à un moment donné dans le cas d'une d'une République, dans le cas d'une démocratie, on a le droit de s'affronter avec à partir d'idée et c'est important et en France, on adore le débat. Euh par contre, on n'est pas ennemi, je dirais que euh de s'envoyer des atem à la figure constamment, enfin on pousse vraiment à chaque fois le le bouchon beaucoup trop loin et donc avec une une incapacité à à reconstruire des capacités à vivre ensemble aussi derrière quoi.
C'est moi je trouve que moi j'ai une pratique professionnelle, j'ai une pratique d'élus local. à chaque fois on fait quand même en sorte qu'à la fin on on peut pas forcément se quitter bons amis tout le temps, mais quand même qu'on arrive à à pas aller trop loin pour pouvoir continuer à travailler ensemble, c'est qu'à un moment donné la vie continue et et c'est ça qui faut arriver à préserver. Après, c'est vra qu'il y a des idées qui s'affrontent, qui sont radicalement différentes.
Je pense qu'il y a des des positions qui sont républicains, il y en a qui le sont pas et ça c'est un vrai sujet. Qui est pas ? Est-ce est-ce que le Rassemblement national est républicain ?
Est-ce que la France insoumise dans l'arc républicain ? Le le Rassemblée national n'est pour ma part n'est pas un parti républicain. Et la France insoumise la France insoumise défend des valeurs républicaines.
Donc pour vous la France insoumise est dans l'arc République. Vous comprenez la droite qui demande un cordon sanitaire autour de la France insoumise Mais là c'est on est vraiment dans un sujet qui renvoie sur une élection qui va se passer dans un an où tout est la présentialisation enfin et tout s'oriente enfin toutes les campagnes, tous les scrutins intermédiaires sont du coup des outils, des espaces pour parler des présidentiels. Euh là on il y a aussi la question qui se pose pour les municipales notamment à gauche.
Une partie de la gauche, le PS qui dit il y aura pas d'alliance avec la France insoumise, une partie des écologistes qui demandent des clarifications. Est-ce que les communistes peuvent encore faire alliance avec la France insoumise ? rien, faut poser la question de Fabien Roussell.
Moi, je suis je suis pas dans les je suis pas dans les appareils. Ce qui est ce qui est euh moi ce que je vois c'est que il y a il peut y avoir des orientations au niveau national euh et puis il peut y avoir des choses qui passent au niveau local. Euh les les élections municipales sont les élections municipales et en fait les élections municipales c'est des gens qui se rassemblent ou pas euh autour d'idées, autour de de concepts et il peut y avoir des choses qui sont tout à fait intéressantes parce que portées par des hommes et des femmes localement qui sont capables de vivre ensemble contre une histoire commune qui peuvent éventuellement avoir des idées différentes, ce qui fait vivre du débat et ça c'est ça qui est intéressant et euh et après ça des orientations nationales où euh les choses sont malheureusement un peu plus radicales.
Donc moi, j'essaie toujours de faire la part des choses. Je pense qu'il faut mettre en relation le locale et le global, mais faut pas non plus s'enfermer dans des discours qui ne permettent pas à un moment donné de se retrouver. On va parler de l'actualité du Sénat et cette semaine, le Sénat content a rejeté la proposition de la communiste visant à nationaliser les actifs stratégiques d'arrelor Mital en France.
Voilà, le vote a été netredi en séance. 227 voix contre, 112 voix pour le Sénat à majorité de droite et du centre qui n'a donc pas adopter la proposition de loi. Vous le voyez sur ces images, texte qui était examiné dans ce qu'on appelle la niche communiste, c'est-à-dire l'ordre du jour réservé à chaque groupe politique et donc en l'occurrence au groupe communiste.
Un texte déjà adopté à l'Assemblée nationale dans la niche cette fois-ci du groupe insoumis. Mais cela s'est donc joué de très peu en novembre dernier. Pas du tout. mercredi.
C'est ce qui s'est donc passé en séance. Et que contenait précisément ce texte ? Pour les promoteurs du projet, l'objectif est de protéger l'industrie sidérurgique française et les quelques 14300 salariés du groupe dans un contexte de restructuration de tension sociale.
En effet, Arcormital a enregistré un bénéfice net de plus de 3 milliards de dollars en 2025, un chiffre multiplié par 2,5 en 1 an. Malgré cela, l'entreprise est engagée dans un processus de délocalisation des fonctions support entraînant 600 suppressions de postes en France avec des craintes même d'une nouvelle phase de délocalisation d'emploi. Pour les opposants au texte, cette fois-ci, cette nationalisation serait coûteuse et inefficace.
Écoutez, Arnaud Basin, c'était le rapporteur LR du texte. C'était en séance mercredi. Chacun le sait ici.
Nationaliser une entreprise n'a jamais suffi à la rendre rentable et encore moins prospère. Le changement d'actionnariat n'est pas une solution magique et elle ne résoudrait en aucun cas des aucun des trois problèmes mentionnés. Les coûts de production resteraient élevé avec un actionnaire public.
La demande d'acier en Europe resterait déclinante avec un actionnaire public. Enfin, un actionnaire public resterait impuissant en tant qu'actionnaire face à la surproduction mondiale sur le marché de l'acier. On l'a compris la droite qui était donc opposée à cette nationalisation.
Mais malgré le vote de mercredi, ce n'est pas la fin de ce débat. Les communistes de l'Assemblée nationale ont déjà prévu d'examiner une nouvelle fois ce texte le 11 juin prochain dans leur prochaine niche. Qu'est-ce que vous répondez Pierre Baros à votre collègue du Valdoise ?
Des arguments sur le fond. Et pourquoi avoir reproposé cette nationalisation ? Pourquoi est-ce qu'elle a un combat majeur pour les communistes ?
Alors, c'est surtout pas un débat valdoisien parce que avec Arna Basin, on a quand même une histoire euh commune dans le Valdoise et c'est le hasard des choses. Bon, ben je trouve que c'est euh c'est un harcelor, c'est quand même un presque un totem. Euh c'est un c'est un acteur majeur de de l'industrie euh euh de l'acier en France.
Bah ça c'est un c'est un vrai symbole et en même temps c'est pas que un symbole parce que c'est quand même des milliers d'emplois. C'est c'est une force de frappe industrielle euh colossale. Si au sortir de la Seconde Guerre mondiale, on a créé le euh la commé européenne du charbon et de l'acier, c'est qu'à un moment donné, on est en très attentif pour des questions stratégiques à la fois sur la question de la force motrice.
Là c'était le charbon à l'époque, maintenant c'est l'électricité. euh qu'on essaie de le plus décarboner possible et puis et puis l'acier parce que s'il y a plus d'acier, il y a plus d'industrie et quand il y a quelque chose qui est assez contradictoire dans les annonces du président de la République où l'idée c'est de relancer l'industrie et si en même temps on en on maltraite ces outils industriels pour capter cette cette matière première pour alimenter après ça des secteurs qui sont industriels très importants comme l'automobile comme la défense comme le bâtiment Euh on sera plus incapacité le au moment où il y aura besoin d'acier de manière massive pour lancer la machine de de produire localement. Donc c'est un énorme sujet.
Mais alors quitte des arguments d'Arnaud Basin un actionnaire public ça ne change rien au problèmes de fond que traverse l'industrie, en particulier la sidérurgie. Il note la demande d'assion d'Europe qui est déclinante également les problèmes de coût de production qui restent élevés. Qu'est-ce que vous lui répondez sur le fond ?
Non mais Arnaud a Arnaud Basin a raison sur les constats. J'ai moi j'ai aucun souci. En effet, il y a une baisse euh du de la demande du fait de l'effondrement de la construction de le la du secteur automobile et autres.
Euh il a raison quand il dit que le marché est complètement inondé par un acier de pas tout à fait bonne qualité d'ailleurs euh qui vient de Chine et d'ailleurs. Donc c'est là-dessus sur les constats. La la situation on la connaît, elle a été rappelée par nos basins et je pense qu' il y a aucun problème avec ça.
Après, il y a un vrai débat gauche-doite sur ces aspects-là. Euh la droite est toujours euh très réactive par rapport à une nationalisation. La gauche euh a toujours euh proposé ce genre de solution euh dans le cadre d'un d'une difficulté euh industrielle.
Donc c'est là on est vraiment sur un débat gauche- droite et à la fois il y a des arguments qui sont des arguments concrets et là-dessus sur lesquels on peut s'accorder en terme de constat. Par contre, il y a des avis, il y a un positionnement politique et là ça mérite débat et c'était intéressant que dans le casre de la niche, le groupe propose c cette ce sujet euh qui en effet ça a été un sujet qu'on a déjà abordé quelques mois avant ici dans le cadre de notre de notre niche. Euh c'est il a déjà fait cette proposition.
Ouais. Ouais. Mais moi je pense qu'on la refera encore hein parce qu'il y a il y a plein de sujets sur lesquels il a fallu passer plusieurs fois dans dans l'hémicycle pour qu'un moment donné ça avance et que même éventuellement ça s'inscrive dans la constitution.
C'est et c'est un sujet c'est un sujet qui est discuté au plus haut sommet de l'État. Emmanuel Macron lui-même s'est exprimé. On était en mai 2025.
Je ne vais pas nationaliser leur Mital parce que ce serait dépenser des milliards d'euros sans résoudre les problèmes structurels. Et il cite aussi lui le gouvernement l'exemple d'une des plus grandes assyries d'Europe, c'est Il va en Italie. Elle était en grave crise il y a 10 ans.
Elle a été nationalisée malgré les milliards injectés. Elle reste déficitaire non compétitive dépendante des aides publiques. Est-ce que c'est pas la preuve par les faits que la nationalisation ça ne résout pas les problèmes ?
C'est la preuve par les fait que malgré les milliards d'euros de toute façon que l'on met dans la boutique que les choses n'avancent pas. C'est vrai que de ça comme le reste, bon je vais pas revenir encore une fois, même si il faudra qu'on revienne à chaque fois là-dessus, c'est que il y a 211 milliards des publics euh sans contrepartie, sans conditions, sans analyse qui arrivent dans dans l'industrie, dans dans le dans le milieu économique, sur des entreprises euh sur lequel euh bah on a à un moment donné on n pas capacité à évaluer ce que ça génère vraiment. Donc de toute façon, l'industrie est déjà extrêmement subventionnée à la fois en France mais dans le monde.
Euh nous ce qu'on dit c'est que au fond ce qui pourrait être pas mal c'est que vu qu'on met beaucoup d'argent là-dedans, bah qu'on rentre dans le capital jusqu'à éventuellement nationaliser. Mais je me rappelle du rapport de de d'enquête de Total Energie Roger Caroci et Njado. La une des préconisations du rapport, c'était qu'à un moment donné, pour à s'assurer que la trajectoire de décarbonation de l'entreprise totale puisse réellement se faire, on rentre dans le capital et on rentre dans à l'endroit où on décide des des politiques portées par ces boîtes.
Donc ça paraît quand même plutôt assez concret, assez juste et pas complètement dogmatique de dire bah alors on met du pognon sur la table, peut-être que ça ça serait intéressant qu'on puisse rentrer à un endroit où on décide de quoi avec quoi est fait ce euh ce enfin avec cet argent quoi. Quentin, c'est c'était quoi la position du gouvernement lors de ce débat ? Alors, le ministre Auant était Sébastien Martin, ministre de l'industrie.
Il a parlé à la tribune d'un texte de posture d'un leur je cite, et il a pointé les investissements réalisés par le groupe. Écoutez-le au ministre. Écoutez-le maintenant au micro d'Alex Poussard.
Cred on n'est pas opposé par principe à la question des nationalisations, mais là je vous rappelle qu'il y a quelques semaines, nous étions avec le président de la République Adinerk. Arcormital investit 1,3 milliards d'euros pour électrifier un four. Nous avons inauguré une ligne avec un investissement de 500 millions d'euros.
Donc Arcelor MITOR se positionne bien en France. C'est dommage que les extrêmes LFI et le RN se soient associés pour adopter une loi enfin une proposition de loi qui est une proposition de loi d'affichage. Le ministre qui évoque le vote du texte à l'Assemblée nationale qui avait réuni les groupes LFI et RN, un des groupes qui n'existent pas au Sénat.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est un texte venu des extrêmes. Non mais là enfin enfin on n'est pas dans le débat de fond pour de vrai.
Là encore on utilise d'ailleurs un mouvement social qui date de plusieurs années. Enfin faut quand même se se rappeler que les les salariés du du groupe notamment sur d'inquer qui sont en grève depuis depuis plusieurs années maintenant malheureusement pour défendre leur outil de travail et leur travail et leur avenir et leur avenir aussi sur le territoire. Enfin toutes les collectivités qui vivent aussi de ces industries là. le jour elles sont plus là, ça va être une catastrophe.
Donc là enfin je trouve que c'est pas on est on est encore une fois un peu dans la posture, on est dans un débat qui va pas au fond des choses et je trouve que c'est pas tout à fait à la hauteur du sujet et surtout pas à la hauteur de à la fois de l'enjeu stratégique au niveau national et la question de l'emploi et des territoires. Et Quentin, vous l'avez rappelé Emmanuel Macron, il était à Derk le 10 février dernier pour l'annonce du PDG d'harceleur mital Europe de la construction sur son site de Derkc de son plus gros four électrique en Europe. Ce après des mois d'hésitation sur cet investissement majeur.
On va l'écouter justement le PDG d'harceleur Mital. Ce four électrique marque une étape majeure pour la décarbonation de notre production d'acier en France. Il représente un investissement structurant de 1,3 milliards d'euros pour Arsenal en Métel.
Sa construction va se déployer sur plusieurs années et nous prévoyons un démarrage en 2029. À son rythme plein, la capacité de production de ce four sera de l'ordre de 2 millions de tonnes d'acier décarboné par an. Avec cet investissement stratégique, Arson Mital confirme également son attachement et son engagement en France et en Europe.
Voilà, il y a cette question des investissements. Pierre Baros, qu'est-ce que vous répondez à cet argument ? Que ces entreprises privées mettent plusieurs centaines de millions millions d'euros 1,3 milliards là dans ce cas-là d'investissement privés.
Bah heureusement qu'ils le font quoi. Euh mais et puis enfin c'est c'est pas que 1,3 milliards d'investissement privés. déjà un mital en France, c'est 300 millions tous les ans qu'on qu'on met dans le dans cette entreprise, enfin l'État dans des public sur les 1,3 milliards, il a 650 millions.
C'est quand même c'est de l'argent de l'État, ça passe par l'ADEM, c'est des CE. Donc on va nous expliquer que c'est pas de l'argent de l'État mais en fait ça en est. euh agence de développement pour c'est c'est les quotes à carbone.
Donc c'est ce qui ce qui est intéressant, c'est que le diable est dans le dans la précision des chiffres. Euh que ce soit le ministre ou le directeur du MIT qui nous explique, ils font un effort colossal. Alors c'est vrai que c'est quand même beaucoup d'argent et ça je conçois ramener à leur patrimoine industriel et puis à leur bénéfices, c'est quand même c'est pas banal mais quand même faut à pondérer faut pondérer un peu les choses sur des des empires industriels tels que celui-là.
Et puis enfin moi je regarderai aussi quels sont les investissements qui font encore une fois en Inde et qu'est-ce qu'ils font comme investissement aux États-Unis et au Brésil parce que ce qui en train de malheureusement de se passer c'est des annonces d'investissement déjà faud faudra bien surveiller s'ils vont jusqu'au bout et c'est pas gagn notamment sur les questions électriques parce qu'il faut ramener de la puissance faut il y a quand même un sacré cap pour alimenter un un four électrique mais en effet ça va dans le bon sens décarbonation mais ces investissements là c'est encore une fois énormément de d'argent public donc voilà pour regarder Si réellement les choses vont se faire au bon endroit, mais je trouve que ce serait intéressant que l'État puisse participer à la gouvernance de cette société. Et peut-être il y a un sujet, alors c'est un sujet national ici, mais ce serait un sujet à débattre, à travailler au niveau européen de façon à travailler sur les les taxes et les barrières douanières. Enfin voilà la régulation aussi de de tous cet afflux d'acier qui vient qui vient de partout et qui malheureusement est en train de dopper le marché comme on voit tout à l'heure sur le salon de l'agriculture sur le lait sur sur un ensemble de produits qui à un moment donné crée une distorsion telle sur notre marché national que ça met en péril les productions locales qui sont très importantes à à préserver.
On va terminer Pierre Baros avec l'actualité dans votre département du Valdoise. On va aller à Sergie. Bonjour Raphaël de Lavau.
Merci beaucoup d'être avec nous. euh journaliste à la Gazette du Valdoise, Raphaël, avec vous, on va parler euh du sujet numéro 1 dans les enquêtes d'opinion à l'occasion des municipales, c'est la question de la sécurité. Oui, effectivement.
Bah, bonjour monsieur Baros. Bonjour. Euh pour avoir beaucoup couvert récemment le sujet des municipales, il y a évidemment un sujet qui revient tout le temps, c'est la sécurité.
Euh on a récemment les chiffres de la délinquence 2025 dans le Val d'Ois qui ont été publiés. Donc on a les vols et les cambriolages qui continuent de baisser continuellement comme depuis des années, mais on a surtout les tentatives de meurtre qui ont augmenté de près de 19 % et tentative et les homicides, c'est euh c'est pareil, c'est 18 % pour les homicides, excusez-moi, et 36 % pour les tentatives d'homicide. Euh comment en tant qu'élu local justement vous pouvez expliquer ces chiffres et comment pareil en tant qu'élu local, on peut lutter contre cette nouvelle forme de délinquence qui est de plus en plus violente ?
Ça va aussi bien. Euh bon, de toute façon, c'est un sujet qui est qui est un sujet constant en fait. On a beau mettre en place tout un tas de dispositifs, on a beau y mettre des moyens conséquents et de plus en plus conséquents.
D'ailleurs, euh on est à chaque fois un peu en deade malheureusement de de ces sujets. Moi je je trouve qu'il y a enfin il y a quand on va notamment à l'installation du de l'année au tribunal de judiciaire de Pontoise en fait on a le compte-rendu annuel et après ça c'est relancé en fait le le tribunal sur l'année qui vient. Il y a quand même des sujets qui se d'ailleurs sont à la fois sur le secteur rura et le secteur urbain parce qu'en fait le Valdois c'est étonnant, c'est une petite France, il y a à la fois des territoires très très ruraux et très et d'autres très urbains.
On a notamment la question des violences intrafamiliales qui sont un sujet énorme extrêmement compliqué à gérer qui demande des moyens colossaux et qui eux sont difficile à apporter parce qu'en fait c'est à la fois c'est des questions judiciaires mais c'est aussi des questions d'organisation au niveau de enfin des tribunals sur la question ça les enfants, les biens enfin voilà c'est c'est un sujet qui est extrêmement foisonnant et là pour le coup c'est quand même malheureusement un un sujet qui est de plus en plus fort et dans dans l'ensemble de nos départements je France et dans le Bis notamment. Donc c'est c'est un vrai travail, c'est un vrai angle. Et là-dessus, les collectivités avec leurs propres moyens, les force de l'ordre, gendarmerie, police, on a on a on a fait des choses en tout cas sur le département notamment avec Carne Basin quand il était président du département.
On a on a on a beaucoup bossé là-dessus. Raphaël, vous vous avez une une autre question pour Pierre Baros ? Et oui, effectivement, vous en tant qu'élu communiste, est-ce que vous trouvez pas qu'il y a un certain malaise, surtout en ce moment avec les affaires nationales qui raisonnent un petit peu à parler de ce sujet de sécurité euh pour vous en tant que qu' gauche justement ?
En fait, la sécurité c'est pas un sujet de droite ou de gauche. C'est un sujet, il faut le faut le prendre avec les outils dont on dispose. Moi, j'ai toujours œuvré pour que il y a un vrai travail de coordination, de valorisation des métiers, que ce soit la police municipale, que ce soit la gendarmerie, que ce soit la la police nationale, pour faire en sorte que tout le monde travaille ensemble avec la justice euh et fasse son boulot, le fasse correctement, le fasse avec des effectifs qui soient cohérents, le fass avec des outils qui soient cohérents.
C'est qu'à un moment donné, c'est un vrai métier, c'est un vrai travail, c'est une vraie coordination. Et quand on se parle et qu'on coordonne les efforts et les et je dirais les tâches des uns et des autres, on avance beaucoup mieux et euh à la fois ça peut être pris d'une manière assez politique. On peut dire voilà la gauche si la droite ça.
Non, en fait c'est un vrai travail de terrain, c'est une vraie technicité, ça m un engagement de tous les instants et je peux vous assurer que tous les collègues de droite comme de gauche évidemment sont engagés là-dessus. Ça fait partie des 60 % de points qui sont utilisés en questionnés dans le cadre notamment des municipales, mais il y a pas que le temps des élections où on se préoccupe de ce sujet-là. C'est vraiment un travail du quotidien et moi je enfin moi j'ai un parcours d'Ucal et c'est vrai que quand on est sur le terrain avec les pompiers, avec les gendarmes à des moments de la vie dans dans les dans les communes c'est vraiment compliqué.
Il y a pas le climage gauche droite dans ces moments-là. Moi je le sens pas parce que parce qu'on on l'a jamais construit comme ça. Bien sûr tout le monde est très attentif à ces sujets-là.
Un dernier mot Pierre Baros plus politique sur ces municipales. Il y a un sondage qui donne le candidat communiste gagnant face à Édouard Philippe Aavre. Ce serait la plus grande victoire des communistes.
Mais il y aura plein d'autres victoires communistes partout évidemment. Mais ça c'est symbolique. Bah ce serait c'est oui c'est intéressant.
Après, on est encore, on est à 3 semaines quand même des élections. Donc faut pas non plus. Ah, vous êtes prudent vous ?
Toujours ? Non, mais je suis toujours très prudent. Mais ce qui ce qui ce qui est important c'est qu'en effet, il y a des signaux qui sont qui sont intéressants et faut on voit bien que les choses sont en train de basculer après ça si Édouard Philippe n'est pas reconduit c'est quand même ça peut être une très grande victoire pour pour la gauche.
Ça peut être une très grande c'est surtout une très grande défaite et là ça commence déjà à être une très grande défaite malheureusement pour pour personnellement pour Édouard Philippe. Après c'est voilà c'est le fruit d'un d'un bil d'un travail et qu'à un moment donné il y a des gens qui qui considèrent que il faut qu' qu'il soit à la tête de la ville tout simplement. Merci Raphaël de Lavau, merci beaucoup d'avoir été avec nous la une de la gazette du Valdois.
C'est le bowling qui est de retour à Sergie. Merci beaucoup Raphaël. Merci Pierre Baros d'avoir été notre invité pendant cette première demure.
Pierre Barros