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interviewyoutube.com· 25 mai 2026 17 min

"La France a dette immense à l’égard de Napoléon" - L'interview Politique de Jordan Bardella

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:06
Présentateur

Bonjour à tous, bonjour Jordan Bardot, merci d'être avec nous, vice-président du Rassemblement national, tête de liste en Ile-de-France, ce sera en direct tout à l'heure à 16h sur LCI, Emmanuel Macron prononcera un discours pour commémorer l'anniversaire de la mort de Napoléon, c'était il y a 200 ans, jour pour jour. Je sais que vous, ERN, vous auriez aimé qu'il en fasse plus, mais face aux contestations, à la controverse, il ne se dérobe pas, dit l'Élysée, vous saluez ce choix ?

0:37
Jordan Bardella

Je pense qu'un certain nombre de nos dirigeants et de personnes aujourd'hui dans la classe politique ont un peu la grandeur honteuse et qu'on essaie peut-être à tort de calquer des réalités sociales d'hier dans la société d'aujourd'hui. Moi je considère que la dette, que la France a une dette immense à l'égard de Napoléon, parce qu'il a été un des plus grands dirigeants français, a tourné notre pays vers la grandeur, et que l'héritage napoléonien il est partout aujourd'hui. L'État moderne s'appuie sur l'héritage napoléonien, le Code civil, le Conseil d'État, les préfectures, les lycées, le baccalauréat, la Légion d'honneur.

Donc on voit bien qu'il y a une volonté aujourd'hui d'un certain nombre de personnes dans la classe politique, de certaines mouvances, notamment à gauche et à l'extrême gauche, de déconstruire notre histoire. Et nous, face à ces déconstructeurs, nous disons que la France est un tout, que la France est un ensemble.

1:31
Présentateur

– Emmanuel Macron n'est pas un déconstructeur. – Oh si, Emmanuel Macron l'assume. – C'est le premier chef d'État à commémorer Napoléon depuis Pompidou. Les autres n'ont pas...

1:41
Jordan Bardella

– Avec une cérémonie qui est discrète, et que l'héritage napoléonien voudrait que probablement on en fasse davantage pour célébrer notre histoire. Emmanuel Macron a dit il y a quelques jours, il a dit, il faut déconstruire l'histoire de France. Eh bien, nous, nous ne considérons pas qu'il faille déconstruire l'histoire de France, mais qu'il faille au contraire l'enseigner, la transmettre, l'honorer, parce que nous en sommes aussi les continuateurs. Et vous connaissez la célèbre phrase de Napoléon de Clovis au comité de salut public, « J'assume tout ».

Et c'est vrai que la tendance aujourd'hui de nos dirigeants politiques est dans la repentance, plutôt que dans une forme de transmission d'héritage qui nous a été léguée par l'histoire de France, qui est grande et belle.

2:24
Présentateur

J'assume tout. Doit-il rappeler Emmanuel Macron dans son discours tout à l'heure que le rétablissement de l'esclavage en 1802 est une faute dans le parcours de l'empereur ?

2:33
Jordan Bardella

Oui, il peut le rappeler. Parce que l'histoire de France, encore une fois, elle est complexe. Mais les réalités d'hier ne sont pas les réalités d'aujourd'hui.

2:42
Présentateur

Et sur ce point-là, vous êtes d'accord ?

2:43
Jordan Bardella

Et oui, je suis d'accord. Mais il y a évidemment qu'il y a des points sombres, obscurs. La traque, l'assassinat probable du duc d'Anguin l'est également. L'esclavage l'est également. Mais vous voyez, on ne peut pas résumer la carrière d'un homme, ce qu'il a fait en 14 années. Rendez-vous compte tout ce qu'il a fait en 14 années d'exercice du pouvoir à la tête de l'État, à la tête de l'Empire. Et il est, il restera l'un des plus illustres des Français.

3:11
Présentateur

Regain de confiance, tiens. Dans le dernier baromètre publié par Paris Match, Emmanuel Macron remonte à 41% d'opinion positive. En termes de dynamique, c'est donc positif. Vous faites partie des Français qui approuvent le calendrier progressif de déconfinement, puisque c'est sans doute cela qui justifie cette remontée.

3:32
Jordan Bardella

Écoutez, quand vous êtes en prison et que le gardien de prison vient vous ouvrir la cellule, vous ne pouvez être que ravi. Et probablement, il remonte un peu dans votre estime. Il faut quand même se souvenir que la France a pris depuis plusieurs mois des mesures de restriction qui ont été drastiques, qui ont été parmi les plus drastiques en Europe. Beaucoup de mesures ne se justifiaient pas. On a par exemple fermé les petits commerces, les commerces de proximité, avec ce terme un peu humiliant de commerce essentiel, commerce non essentiel, qui était assez humiliant à leur égard.

Alors même qu'un certain nombre d'études scientifiques, notamment en rapport à l'Institut Pasteur, qui avait été remis en fin d'année 2020 au gouvernement, indiquait qu'il n'y avait pas plus de risques à transmettre ou à recevoir le virus dans les petits commerces. Et puis on a encore aujourd'hui l'un des couvre-feux.

4:10
Présentateur

C'est ça qui fait baisser sans doute aussi le taux d'incident.

4:12
Jordan Bardella

Je ne le crois pas. Je ne le crois pas parce qu'encore une fois, c'est une mesure qui a été prise de manière arbitraire. Et les rapports scientifiques n'établissent pas de corrélation entre la diffusion de l'épidémie et les commerces de proximité. Alors c'est vrai que les épidémiologistes disent un peu tout et leur contraire. C'est vrai qu'on a un peu du mal à s'y retrouver.

La vérité, c'est qu'on vaccine aujourd'hui au rythme de l'escargot, que le désastre vaccinal dans lequel nous sommes plongés depuis le mois de janvier, alors même qu'un certain nombre de nos voisins européens ont pu trouver des solutions, ne sont pas restés les otages impuissants de la bureaucratie européenne parce qu'on sait que l'Union Européenne a raté cette étape essentielle qui était les commandes d'abord de masques, puis de vaccins.

4:49
Présentateur

On peut rester sur la France. L'Allemagne, l'Allemagne vaccine plus vite que nous.

4:54
Jordan Bardella

Un million de personnes par jour.

4:55
Présentateur

Vous savez pourquoi, entre autres ? Non. Parce qu'il y a une adhésion plus grande à l'AstraZeneca.

5:02
Jordan Bardella

Mais surtout...

5:03
Présentateur

C'est documenté. Je voudrais, sur ce sujet de l'AstraZeneca... Et pour une autre raison, également. Pour une autre sujet, ils ont plus de vaccins parce qu'ils sont plus nombreux et puis parce que aussi l'AstraZeneca suscite moins de méfiance. Mais sur ce sujet, vous aviez dit, moi, l'AstraZeneca, ce n'est pas pour moi. D'abord, est-ce que vous maintenez ? Est-ce que vous n'avez pas entretenu cette méfiance qui, aujourd'hui, compromet le rythme de vaccination ?

5:23
Jordan Bardella

Alors, je suis très humble sur l'aura de mes déclarations publiques. Je pense que c'est le gouvernement qui a entretenu la confusion sur AstraZeneca. Souvenez-vous, pendant plusieurs jours, on nous a dit, AstraZeneca, aucun problème. Je vais vous répondre, aucun problème avec AstraZeneca. Le lendemain, on nous a expliqué que finalement, on suspendait pour reprendre la campagne quelques heures après. Donc, évidemment que le gouvernement, par ses mensonges, ses injonctions contradictoires, a alimenté la défiance à l'égard d'AstraZeneca.

AstraZeneca, on nous a dit dans un premier temps, on ne peut pas vacciner les personnes âgées avec, pour au final nous dire, il faut le réserver aux plus de 55 ans. Donc, évidemment, tout cela ne participe pas d'une lisibilité, d'un climat confiant. Est-ce que vous maintenez votre défiance ? Je le maintiens. Et à titre personnel, si j'avais la possibilité de me faire vacciner, je préférerais me faire vacciner par un vaccin d'ARN messager comme Pfizer ou Moderna, qui a fait ses preuves dans d'autres pays de manière beaucoup plus efficace. Je pense par exemple à Israël, qui a peut-être plus de recul que nous aujourd'hui.

6:18
Présentateur

Mais les médecins jettent des doses d'AstraZeneca à cause de cette défiance. Il y a du temps perdu, il y a des vies perdues. Vous ne jouez pas, vous, je ne dis pas que vous êtes le seul responsable. Vous avez raison d'être âme sur ce sujet. Mais vous, en tant que responsable politique, forcément, en disant publiquement que vous ne prendriez pas l'AstraZeneca, est-ce que vous reconnaissez que vous alimentez la défiance et donc que vous jouez contre l'intérêt général ?

6:41
Jordan Bardella

Madame Martichoux, je n'alimente rien du tout. Ça fait un an et demi que le gouvernement prend des décisions complètement contradictoires, qu'il se contredit lui-même, qu'il nous dit, A, le lundi, pour nous dire B, le mardi, qu'il nous explique en début de l'épidémie que le virus n'a pas de passeport et que contrôler nos frontières n'aurait aucun sens sanitaire pour nous expliquer exactement le contraire. Quelques mois plus tard, comme nous l'avions dit, c'est eux qui nous ont expliqué au début de l'épidémie que porter un masque était quasiment plus dangereux que de s'exposer au coronavirus. C'est eux qui ont alimenté la défiance sur les vaccins dès le mois d'octobre.

Dès le mois d'octobre, quand nous avions...

7:15
Présentateur

Vous-même, vous aviez dit, on ne veut pas de l'ARN messager, et puis finalement, vous vous dites, c'est mieux que l'AstraZeneca. Vous aussi, il faut suivre.

7:21
Jordan Bardella

Pardon d'être un peu plus complexe que ça. Ce n'est pas PSGOM. Il ne suffit pas de choisir entre un camp ou l'autre. La politique, c'est un peu plus complexe. Et c'est vrai que, lorsqu'au mois d'octobre, nous n'avions que les communiqués des laboratoires, pardon de ne pas me fier aux communiqués des laboratoires et d'attendre les résultats de la Haute Autorité de Santé, par exemple. Il ne reste pas moins qu'un certain nombre, juste pour finir et vous répondre sur la question que vous m'avez posée tout à l'heure, d'autres pays trouvent des solutions. Nous, on regarde le train passé.

L'Allemagne, on parlait de l'Allemagne, a aussi indiqué qu'elle souhaitait travailler, par exemple, avec le vaccin russe, qu'elle a commandé 30 millions de doses du vaccin Spoutnik, que l'Italie a indiqué...

7:54
Présentateur

Si il a la Prématur, si vous permettez l'Union Européenne. Exactement.

7:57
Jordan Bardella

Que l'Italie... Oui, mais elle trouve des solutions. L'Italie a indiqué qu'elle allait discuter directement avec Moderna, qu'elle allait mettre en place sur son territoire des usines pour fabriquer le vaccin Spoutnik. Et qu'on permet dans un certain nombre d'autres pays la vaccination à un plus large public.

8:13
Présentateur

Alors, il y a des pays, effectivement, qui font des commandes directes en attendant d'avoir le goût de Bruxelles. Qu'est-ce que vous pensez des maires, eux, comme Christian Estrosi à Nice, par exemple, qui ne tiennent pas compte forcément des consignes sur l'âge et qui, dès aujourd'hui, vaccinent les plus de 18 ans ?

8:30
Jordan Bardella

La vérité, c'est que les maires sont totalement livrés à eux-mêmes.

8:33
Présentateur

Mais ils sont pragmatiques, tant mieux.

8:35
Jordan Bardella

Ils essaient de trouver... Souvent, les maires, d'ailleurs, trouvent des solutions, essaient de pallier les carences de l'État. Je vous donne un exemple très concret. On avait... Le gouvernement nous avait promis, à la mi-avril, la vaccination des enseignants. Cet objectif n'a pas été tenu, ça n'a pas été fait. Julien Sanchez, qui est maire Rassemblement National de Bocquer, a lui donné une priorité d'accès aux enseignants dans la vaccination. Nous essayons de trouver des solutions au niveau local. Mais il n'en reste pas moins que nous sommes aujourd'hui l'otage de la bureaucratie européenne, que le gouvernement est passé à côté de cette campagne de vaccination. Nous avions...

Marine Le Pen, dès le mois de décembre, avait dit qu'il faut mettre en place des vaccins au drôme. Ça n'a pas été fait, le gouvernement.

9:10
Présentateur

Est-ce que le 15 juin, vous serez un des premiers à aller vous faire vacciner ? La vaccination ouvre plus de 18 ans, vous dites...

9:15
Jordan Bardella

Je ne sais pas si je serai le premier. Mais en tout cas, je vous dis juste que si j'ai la possibilité demain de me faire vacciner, je préfère me faire vacciner avec des vaccins dont je vois l'efficacité dans un certain nombre d'autres pays. Le 15 juin, mais c'est bien, il faut l'ouvrir au plus large public. Mais voyez, par exemple, les plus de 80 ans aujourd'hui, qui sont les publics les plus à risque, eh bien, seul un peu plus d'un sur deux a eu les deux doses de vaccins. Donc, on voit bien que ça prend beaucoup de retard et que, évidemment, pendant que les autres pays européens trouvent un certain nombre de solutions, nous, on regarde le train passer. Regardez le Royaume-Uni.

Quand ils sont sortis de l'Union Européenne, on nous a annoncé la fin des temps.

9:50
Présentateur

Avec combien d'AstraZeneca dont vous vous méfiez ? Plus de 60%. Je vous remercie là.

9:55
Jordan Bardella

Mais ce n'est pas la question. C'est que la Grande-Bretagne s'est débrouillée avec un vaccin qui est fabriqué sur son territoire. La France a fabriqué, a mis au point un vaccin par une de ses startups qui s'appelle Valneva. La France n'a pas souhaité le soutenir. Du coup, c'est la Grande-Bretagne qui a mis les moyens dedans et qui va probablement pouvoir bénéficier de ce vaccin en priorité par l'Ile-de-France.

10:12
Présentateur

Vous êtes à 19% dans un récent sondage en Ile-de-France. Si vous vous qualifiez au second tour, vous êtes le numéro 2 dans l'ordre d'apparition dans le sondage. Loin derrière Valérie Pécresse, largement favorite. Si vous vous qualifiez, vous vous ferez alliance avec qui pour espérer gagner ?

10:29
Jordan Bardella

Je ne ferai pas d'alliance avec Mme Pécresse ou avec Mme Pulvar, qui sont aujourd'hui les mieux placés pour se retrouver au second tour. Je ferai alliance avec tous ceux qui souhaitent aujourd'hui voir revenir la sécurité en Ile-de-France. Qu'ils viennent de la droite, qu'ils viennent de la gauche, mais nous souhaitons-nous mettre en place une région qui protège ?

10:49
Présentateur

Une compétence régalienne de la sécurité, ce n'est pas une compétence régionale.

10:52
Jordan Bardella

La région a un certain nombre de leviers pour agir. On nous a dit pareil avec la santé. Regardez, on nous a dit la santé, ce n'est pas une compétence de la région, ce n'est pas une compétence de l'Union européenne. Or, pendant la crise, l'Union européenne et la région dans des situations de crise ont mis en place un certain nombre de choses. Donc, nous mettrons en place un certain nombre de mesures.

11:06
Présentateur

Sur les compétences de la région, Valérie Pécresse a beau jeu de dire, et de répéter qu'en 2016, le Rassemblement national s'est abstenu sur les initiatives qu'elle a prises.

11:15
Jordan Bardella

Mais ce n'est pas vrai. D'abord, ce n'est pas vrai.

11:17
Présentateur

Vous vous êtes abstenu en 2016.

11:18
Jordan Bardella

Ce n'est pas vrai. Nous avons voté un certain nombre de dispositifs tout au long de la mandature.

11:21
Présentateur

Oui, mais le texte, vous vous êtes abstenu sur le texte. Mais sur quel texte ? Bouclier sécurité.

11:27
Jordan Bardella

C'est quoi le bouclier de sécurité ?

11:28
Présentateur

C'est par exemple la possibilité, dans un certain nombre de commissariats, vous savez lesquels ? D'avoir installé des sassons, par exemple.

11:36
Jordan Bardella

Oui. À Sarcelles, par exemple, au commissaire de Sarcelles. Eh bien, nous les avons votés. Nous les avons votés en commission. Nous avons voté les affectations budgétaires. Donc, vous voyez, je ne suis pas de reprendre. Oui, mais elle dit parce que le bilan de la majorité en matière de sécurité, il n'est pas fameux. Et je vais vous dire pourquoi. Il n'y a pas un habitant de la région parisienne qui nous regarde et qui nous écoute ce matin, qui considère qu'on vivait mieux en sécurité en Ile-de-France, qu'on vivait il y a six ans.

12:00
Présentateur

Peut-être qu'on vivrait moins bien en Ile-de-France, si Valérie Pécresse n'avait pas pris.

12:05
Jordan Bardella

Avec Dessy, on refait le monde. En tout cas, si les habitants de la région parisienne, si les franciliens me font confiance, font confiance à la grande liste de rassemblements que nous sommes en train de mettre en place en Ile-de-France, avec également des professionnels de la sécurité, nous mettrons en place un certain nombre de mesures pour protéger les franciliens. A chaque fois qu'une mairie mettra un euro dans la sécurité, la région mettra également un euro pour accompagner les collectivités. Nous déploierons des agents de sécurité armés dans toutes les gares d'Ile-de-France.

12:31
Présentateur

Alors ça y est, vous avez révisé, parce que la dernière fois, quand vous avez posé la question, c'était un confrère du Parisien, vous ne connaissiez pas le nombre de gares en Ile-de-France.

12:37
Jordan Bardella

J'avais donné le nombre de stations de métro. Oui, voilà. Sauf que le chiffre de votre confrère était également faux. Donc nous mettrons en place ce type de mesures. 800 incluant un peu moins de 800, 750, incluant les stations de métro et l'intégralité des gares à la fois RER et transiliens. Mais nous déploierons des agents de sécurité armés dans les gares d'Ile-de-France et nous lutterons avec la plus grande fermeté contre la multiplication des ghettos et des zones de non-droit qui minent aujourd'hui la région parisienne.

13:04
Présentateur

Ce sera votre première mesure ?

13:06
Jordan Bardella

A ma première mesure sera de déployer, dans les 8 semaines qui suivront notre élection et mon élection à la présidence de la région, ces deux agents de sécurité armés dans chacune des gares de la région.

13:15
Présentateur

Cela dit, ça n'est pas vous faire offense que de dire que vous espérez faire le meilleur score possible, mais que gagner la région, ce sera difficile.

13:22
Jordan Bardella

Ah, ce sont les électeurs qui le diront.

13:24
Présentateur

Exactement. Mais à la question des alliances, vous me disiez, qui voudra me soutenir, me soutenir ? Mais nous avons beaucoup de gens... C'est comme Renaud Muselier en PACA, il dit ça, président sortant, il n'est pas d'accord d'appareil, et finalement, qui veut me soutenir, me soutient.

13:36
Jordan Bardella

Oui, mais il y a, si vous voulez, il y a beaucoup de... Vous êtes d'accord avec ça ? Non, parce que, d'abord, sur la liste que je conduis en Ile-de-France, il n'y a pas que des gens du Rassemblement National. Il y a des gens qui viennent de la droite populaire, il y a des gens qui viennent de Debout la France, il y a des gens qui viennent aussi, y compris de la société civile, nous sommes en train de construire des gens qui ont aussi une sensibilité de gauche.

Bien sûr, bien sûr, on dépasse le cadre du Rassemblement National, parce que notre volonté, c'est de construire une union nationale à quelques mois de la présidentielle, et de rassembler aujourd'hui tous ceux qui veulent construire une alternance à Emmanuel Macron. Je vous dis, Renaud Muselier en PACA, c'est ce qu'il dit.

14:11
Présentateur

Je dépasse ni droite ni gauche, qui même me suivent.

14:13
Jordan Bardella

Oui, mais M. Muselier, il veut garder son siège à tout prix. Aujourd'hui, dans notre pays à droite, vous avez les LR d'en haut, qui vont à la soupe avec Emmanuel Macron, et les LR d'en bas.

14:21
Présentateur

Les sortants et RL, il n'y en a pas en région, vous n'avez pas encore réussi à faire des alliances qui vous permettent ?

14:25
Jordan Bardella

Si, il y a des conseillers régionaux sortants en région PACA. Oui, ils veulent garder leur siège, non ? Comme Renaud Muselier. Franchement, ça n'a rien à voir. On ne peut pas comparer des conseillers régionaux sortants, qui ont fait 5 ans dans l'opposition, et M. Muselier, qui a été au pouvoir et qui est obligé de faire alliance, lui qui était au Républicain, avec les macronistes, pour pouvoir être réélu, car il sait que sinon, le Rassemblement National est en position de force pour gagner la région. Or, ce que nous souhaitons faire aujourd'hui, c'est remporter la région PACA.

Et je crois que Thierry Mariani, qui est un ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui a vu l'évolution du Parti des Républicains pendant un certain nombre de temps, il en a été élu, député, maire, ministre, il a vu les Républicains aujourd'hui se saborder, se tourner vers Emmanuel Macron et renier leurs convictions. Or, aujourd'hui, nous partageons beaucoup de points communs avec l'électorat des Républicains.

Et Marine Le Pen, en 2022, elle sera aussi la candidate de toute cette droite populaire, sociale, qui aspire aujourd'hui à remettre de l'ordre dans le pays, à remettre de l'ordre dans les finances publiques, et qui partage avec nous la volonté de ne pas faire réélire Macron, parce qu'un nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron serait le quinquennat, un nouveau quinquennat de désordre, de chaos, de violence, mais aussi de casse sociale et de saignée fiscale.

15:28
Présentateur

On aura l'occasion d'en reparler. À l'instant, Charles Darmanin confirme ce qu'il avait annoncé hier, c'est-à-dire qu'il sera candidat au départemental à Tourcoing. Voilà, c'est un ministre qui tient à son ancrage local. C'est plutôt une bonne nouvelle.

15:43
Jordan Bardella

Oui, M. Darmanin, avant d'être ministre de l'Intérieur, est un élu local. On ne va pas reprocher à M. Darmanin de garder un ancrage, de garder une réalité sur le terrain. Ce qui me gêne, c'est quand des ministres de l'Intérieur ne font pas ce pourquoi ils ont été nommés. Donc moi, je juge M. Darmanin à son bilan et certainement pas à son ancrage. Et quant à son bilan, nous avons beaucoup de choses à y redire.

Et la multiplication dans notre pays des émeutes un peu partout, y compris dans sa ville d'ailleurs, à Tourcoing, démontre que les mesures qui ont été prises par le gouvernement sont totalement inefficaces et que la seule solution aujourd'hui pour rétablir l'ordre et rétablir la sécurité dans le pays est d'élire Marine Le Pen à la tête du pays dans quelques mois.

16:23
Présentateur

Le grand club de la région, c'est le PSG. Vous n'êtes pas très fan du PSG. Donc ça ne vous chagrine pas qu'il soit resté au tapis ?

16:32
Jordan Bardella

Non, non, pas du tout. Mais les politiques essaient de faire semblant de s'intéresser au foot et de faire comme s'ils y connaissaient quelque chose, alors qu'ils n'y connaissent rien. Moi, je ne rentre pas là-dedans. J'ai beaucoup regardé le foot quand j'étais plus jeune, mais j'ai lâché le foot depuis longtemps.

16:43
Présentateur

Et puis c'est le Qatar ? Vous n'êtes pas un grand copain du Qatar ?

16:45
Jordan Bardella

Je préférerais effectivement que les clubs français soient sous pavillons français. Je regarde les grandes compétitions nationales et je suis évidemment derrière souvent l'équipe de France. Parce que quand c'est l'équipe de France qui gagne, c'est la France qui gagne. Donc je suis très content.

17:00
Présentateur

Merci, Jordan Bardella, d'avoir été... Vous avez quand même le score en tête, non ?

17:04
Jordan Bardella

Pas du tout.

17:05
Présentateur

Même pas. Merci, Jordan Bardella. Il ne fait même pas semblant. Je ne fais même pas semblant. Ce n'est pas comme les gars en Ile-de-France. Merci beaucoup, Jordan Bardella, d'avoir été notre invité ce matin.

17:13
Jordan Bardella

Ce n'est pas sympa.

17:14
Présentateur

C'est vrai.

17:15
Jordan Bardella

Ce n'est pas sympa.

17:16
Présentateur

Je ne suis pas là pour être sympa.

17:17
Jordan Bardella

Vous ne connaissiez pas non plus la mesure que nous avions pour le coup votée.

17:22
Présentateur

Je ne suis pas encore candidate. Merci beaucoup à vous.

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