Déclaration du Président Emmanuel Macron à l'issue de la signature de l'accord de Charm el-Cheikh
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Questions et réponses
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- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on doit en conclure que le président Trump n'avait pas vraiment envie d'avoir une photo avec lui ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Les Américains ont-ils évolué sur le mandat aux Nations-Unies ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Le premier ministre israélien ne soit pas venu, est-ce une occasion manquée ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quel est l'objectif réaliste sur Gaza en termes de camions humanitaires ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Qui va financer l'aide humanitaire et la force internationale ?
- 20:00FerméeÉludée
Confirmez-vous l'exfiltration du président malgache avec un avion militaire français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Emmanuel MacronFait
« tous les otages, les 20 otages vivants ont été libérés »
- 0:30Emmanuel MacronFait
« des opérations humanitaires qui ont pu commencer à reprendre avec des volumes même plus importants que ceux qui ont été prévus »
- 2:30Emmanuel MacronPromesse
« il y aura dans les toutes prochaines semaines vraisemblablement ici une conférence humanitaire qui sera organisée »
- 4:30Emmanuel MacronFait
« il y a unanimité pour vouloir une résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies entre nous »
- 7:00Emmanuel MacronPromesse
« les forces de police et les forces de sécurité intérieure de l'autorité palestinienne seront déployées »
- 9:00Emmanuel MacronChiffre
« nous avons eu des efforts par le sous le contrôle du mil d'environ 100 millions d'euros par an du début du conflit »
- 19:00Emmanuel MacronChiffre
« il faudra dans cette phase plus d'un millier plusieurs milliers sans doute de camions jour »
- 23:00Emmanuel MacronFait
« la France a toujours cru que l'impunité ne pouvait pas exister si on voulait que la justice se fasse »
- 27:00Emmanuel MacronFait
« c'est ce que nos compatriotes attendent pour eux-mêmes. C'est ce dont la France a besoin »
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cette journée, la joie, le bonheur partagé. D'abord de voir le cesser le feu respecter, ensuite de voir les otages libéré et donc quand je me suis exprimé devant vous ce matin, il y en avait que sep qui étaient sortis. Maintenant tous les otages, les 20 otages vivants ont été libérés et d'avoir aussi des opérations humanitaires qui ont pu commencer à reprendre avec des volumes même plus importants que ceux qui ont été prévus.
C'est ce que nous ont dit les représentants d'Ochat avec lesquels nous avons pu échanger qui ont été aujourd'hui transférés. Donc c'est vraiment un acquis. J'ai pu aujourd'hui avoir plusieurs réunions bilatérales avec les dirigeants de la région.
Évidemment le président Marmou Abass, président d'Irac, le roi de Jordanie, le l'émire du Qatar, évidemment le président Sissi. et nous avons tenu une réunion de coordination euro-arabe assez longue avant que se tienne la conférence en fin de journée qui a permis la signature et les discours du président Sissier et du président Trump. C'est aujourd'hui donc une une vraie avancée, une étape décisive.
Maintenant, nous nous sommes aussi mis en ordre de marche pour préparer la suite et donc dès demain pour suivre les opérations humanitaires telles qu'elles ont commencé mais les accélérer avec une coordination arabe qui sera faite et nous allons engager avec les États-Unis d'Amérique et et Israël pour nous assurer qu'il y a un suivi international de ces opérations parce que le grand danger, c'est que ell puisse être régulièrement bloquée et que l'aide humanitaire puisse accéder dans le les meilleurs délais en tout cas continue de se faire en temps réel avec les bons volumes et nous avons réparti les rôles et les aides aussi pour les prochaines semaines. Il y aura dans les toutes prochaines semaines vraisemblablement ici une conférence humanitaire qui sera organisée et qui sera coordonnée de manière euro-arabe avec chacun qui prendra la tête d'un des segments. La deuxième étape, c'est la stabilisation et la reconstruction où là aussi, nous allons mobiliser des financements pour très vite repartir dans la stabilisation, la reconstruction de Gaza.
Comme je vous le disais ce matin, le deuxième élément de la coordination que nous avons acté, c'est la sécurité. Il y a unanimité pour vouloir une résolution du Conseil de sécurité des Nations- Unies entre nous et c'est j'en ai parlé aussi tout à l'heure avec le président Trump et le secrétaire d'état Rubi pour aller en ce sens. C'est donc le travail va être mené entre nous tous pour avoir une résolution qui permette d'ancrer les choses et de donner un cadre qui permettra aussi à plusieurs forces internationales de se déployer en soutien.
Maintenant, il y a tout un travail technique qui va se faire pour définir les règles d'engagement, le statut de cette force, son rôle. En parallèle, évidemment, les forces de police et les forces de sécurité intérieure de l'autorité palestinienne seront déployées. Il y a un très gros travail qui est coordonné largement par l'Égypte et la Jordanie qui existe depuis des années en la matière auquel nous contribuons nous européens par des programmes de financement et de de formation et qu'on donc qu'on va monter en charge dès les prochains jours pour pouvoir là aussi financer organiser ses forces de sécurité intérieure.
Dès demain commencera aussi le travail technique sur la démobilisation et le désarmement du Hamas dans ce cadre. Enfin, nous commençons le travail sur la gouvernance parce qu'il y a beaucoup d'ambiguïés qui demeurent sur ce sujet. On le sait bien, dans le plan américain, il y a un conseil de la paix puis deux comités, un comité international et un comité palestinien.
Il y a à côté de ça tout un travail que nous avons suivi, accompagné qui s'est fait depuis plusieurs trimestres. coordonné par l'Égypte, la Jordanie, mais avec tous les golfiques et notre suivi qui a permis d'établir en fait ce qui est déjà un comité palestinien avec un processus de validation israélienne. Nous poussons pour que ce soit ce comité qui puisse s'installer le plus vite possible qui permet de donner sa place à l'autorité palestinienne, d'assurer la coordination avec la 6 Jordanie et qui est validée par Israël.
À cet égard, nous avons beaucoup fait. Je veux remercier le président Sissi et le président Trump pour que le président Marmouabas soit invité. Il a pu être présent à la cérémonie et avoir toute sa place.
On a pu valider qu'il soit associé à ses prochaines étapes étroitement. Ce qui est un point clé parce que nous savons qu'on peut avoir entre nous des désaccords, ce qui est le cas sur les deux états, entre par exemple les États-Unis et la France. Mais la capacité que nous avons à emmener l'autorité palestinienne aujourd'hui, c'est la condition pour que les intérêts et la sécurité de la 6 Jordanie soit préservé dans cette phase, revienne au cœur du plan et que la perspective politique des deux États soient préservé.
Voilà, je veux pas être plus long, pardon, d'être un peu peut-être technique, mais ça a été l'acquis de ces de cette journée et donc qui va nous conduire, comme on l'a fait il y a quelques jours auprès du ministre à poursuivre le travail pour que maintenant ça devienne une réalité qui s'installe et on voit il y a encore beaucoup d'étapes devant nous. Donc c'est une journée historique. C'est une journée historique pour les otages de leur famille, pour le peuple israélien.
C'est une journée historique parce que c'est celle d'un nouveau cessé le feu, du retour de l'aide humanitaire et donc pour le peuple palestinien. Mais on doit encore écrire l'histoire avec beaucoup d'étapes à finir. Donc il faut beaucoup d'humilité.
Monsieur président, on vous a vu prendre Marmouabas par le bras pour l'accompagner auprès du président Trump. Est-ce qu'on doit en conclure que le président Trump non n'avait pas vraiment envie d'avoir une photo avec lui ? Écoutez, il a fait de très bon cœur et je pense qu'il y avait il y a comme toujours des des sujets de protocole parfois de confusion qui se créent dans ces moments-là.
En tout cas, il a été extrêmement amical et attentif à son égard. Et moi, je ne veux voir qu'une chose. Le président Sici l'a invité, le président Trump l'a salué, l'a associé, il a salué dans son propos final et il a pu le saluer, c'est le plus important.
Et si la France a modestement pris son bras pour faire quelques maîtres, c'est un rôle qui nous va. Donc là, vous pensez que les Américains ont évolué un petit peu sur le mandat aux Nations-Unies Blair et cetera ou est-ce que il reste encore très Écoutez, je pense que chaque jour, il faut améliorer les choses et avancer vers une internationalisation de cela. Le rôle des Américains est clé, je l'ai dit moi-même il y a plusieurs semaines, il y a qu'un pays au monde et qu'un dirigeant qui peut arrêter, qui pouvait arrêter à Gaza, le Premier ministre israélien et son armée, c'est les États-Unis d'Amérique.
Il a décidé de le faire. C'est très important et c'est cette étape. Maintenant, les prochaines étapes doivent continuer de s'écrire avec les États-Unis d'Amérique, Israël, mais avec tous les pays de la région et les Européens et avec évidemment les Palestiniens.
Le premier ministre israélien ne soit pas venu, il a failli venir. Est-ce que là il y a une petite occasion ? Je je pense que le président Trump aime faire des opérations.
J'ai un peu le même tempérament donc je comprends très bien. Lui a sans doute proposer a voulu un moment l'engager. Je pense qu'il y a aussi beaucoup de pays qui n'étaient pas prêts à ce qui ait un format qui change.
Je pense que il y avait beaucoup de dirigeants que ça mettait en porte à faux et donc je pense que c'était mieux de faire comme ça et que les choses ont été très bien organisées. C'était très bien que le président Trump puisse aller à l'acné 7, avoir ses mots très forts, voir le premier ministre Netaniaahu et le président Herzog. Et je veux ici leur dire mon amitié, dire au peuple israélien l'amitié de la France et notre soulagement à leur côté.
Puis qu'ils viennent ici à Chermelcher accueilli par le président Sissi et qui voit les leaders de la région, les Européens, d'autres leaders impliqués du Canada à l'Indonésie et et qui puissent avoir ce moment avec le président Abbas. C'était bien fait. Allez vous dire à vos ministres demain pour ce premier conseil des ministres qui sera déjà menacé.
Comme disait ma grand-mère, à chaque jour suffit sa peine donc je vais remonter dans mon avion et préparer demain. Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres questions sur la question humanitaire ?
Quel est l'objectif réaliste sur Gaza ? Onour'hui environ 600 camions. Alors on m'a dit aucha nous a dit qu'il y en avait sans doute un peu plus 700 à 800.
Dans le plan américain il on parle de 500 à 600. Ce qu'on sait c'est qu'avant le début de la guerre il en fallait à peu près 1000. pour que tenir.
Donc ça vous laisse clairement mesurer qu'il en faut beaucoup plus aujourd'hui. Je pense que personne ne sait véritablement la nature et la magnitude de de ce qu'on a de ce qu'on aura à gérer sur le plan humanitaire parce qu'il y a de l'alimentation, de l'eau, des médicaments à à envoyer. Il y a aussi beaucoup de blessés à sortir, de famille à prendre en charge dans les hôpitaux avec une grande solidarité de la région et de nous tous pour accompagner.
Donc il faut être très prés mais il est vraisemblable qu'il faudra dans cette phase plus d'un millier plusieurs milliers sans doute de camions jour si on veut être au rendez-vous et des dispositifs hospitaliers mis à disposition. Justement pour pour pour finir monsieur le président qui est-ce que vous avez pu avancer sur qui va financer tout ça ? Qui va financer l'aide humanitaire ? besoin de la force internationale.
La communauté internationale sera au rendez-vous. C'est l'objectif de la conférence qui se tiendra ici. Et donc les pays de la région qui ont déjà fait beaucoup vont continuer de faire de financer le golf.
Exactement. L'Égypte aura un rôle clé avec d'autres pays de la région pour accueillir dans leurs hôpitaux et les Européens aussi participeront. Nous avons eu des efforts par le sous le contrôle du mil d'environ 100 millions d'euros par an du début du conflit. fera un peu plus même cette année et je ne compte pas là-dedans ce qu'on a fait avec nos déploiements sanitaires et nos ONG en plus et nos militaires avec le Dixmun qui s'est déployé dès le début du conflit.
Donc c'est une mobilisation internationale. Vous confirmez l'exfiltration du président Malgache avec un avion militaire français ? Pouvez-vous nous en dire plus ce soir ?
Non, je ne je confirme rien aujourd'hui. Je je veux ici dire la grande préoccupation qui est la nôtre. dire l'amitié de la France à l'égard du peuple malgache et au fond j'ai deux messages.
Je pense qu'il est très important que l'ordre constitutionnel, la continuité institutionnelle soit préservé à Madagascar parce qu'il en va de la stabilité du pays et des intérêts de la population aussi pour que la communauté internationale puisse continuer d'aider parce que si l'ordre international et constitutionnel était rompu, on sait ce qui s'est passé. Madagascar l'a déjà vécu. Ce serait évidemment les premières victimes seraient la population.
Et à côté de ça, je veux dire ici comme partout que on regarde la jeunesse de ces de ces pays avec beaucoup d'admiration, d'affection. On a une jeunesse qui s'est exprimée, qui est politisée, qui veut vivre mieux et ça c'est une très bonne chose. Faut simplement pas qu'elle soit récupérée par des factions militaires ou des ingérences étrangères.
Et donc là, je veux ici redire au nom de la France, notre affection à l'égard de Madagascar. notre attention et notre affection à l'égard de cette jeunesse et notre grande vigilance au côté de l'Union africaine de la Sadec pour que la continuité institutionnelle et l'e constitutionnelle soit respecté. Monsieur président président, l'ors de la justice viendra-telle pour ce qui s'est passé à Gaza ?
Pardon ? La justice viendra-t-elle ? Je souhaite, la France a toujours cru que l'impunité ne pouvait pas exister si on voulait que la justice se fasse.
Et donc, il le faudra. C'est aussi pour ça que j'ai toujours dit que il fallait que la justice internationale, ses enquêteurs que le travail des journalistes pu reprendre comme celui des humanitaires. Et dans les enjeux des prochains jours et des prochaines semaines, il y a évidemment la priorité humanitaire que j'évoqué, mais il y a aussi le fait que les journalistes du monde entier puissent revenir faire leur travail à Gaza dans le bon ordre, en étant protégé, sans risquer leur vie et puisse simplement partager la vérité de la situation.
Et donc oui, étape par étape, mais c'est ce que la France souhaite et nous avons d'ailleurs toujours lutté contre toute forme d'impunité partout. Monsieur le président, juste on a l'impression que le Hamas refait surface un petit peu à Gaza, occupe un peu le vide. Est-ce que vous êtes inquiet ?
Je suis toujours inquiet parce qu'on sait comment ça se passe avec les groupes terroristes. Il faut avoir là-dessus beaucoup d'humilité et beaucoup d'exigence. C'est aussi pour ça que je pense qu'il est très important d'avoir un suivi international extrêmement rigoureux.
Il y aura, nous le savons, dans les semaines, les mois qui viennent, des attaques terroristes, déstabilisation, des moments qui seront très durs parce que on ne on ne démantelle pas un groupe terroriste avec des milliers de combattants, des tunnels, des armements de cette nature du jour au lendemain. Et donc là-dessus, il faut qu' a cette force de stabilisation internationale qu'on se mobilise pour former et équiper l'autorité adoc avec les forces de sécurité palestinienne. Mais il faut aussi qu'il y a un grand accompagnement.
Nous avons nous-mêmes déployé des planificateurs pour aider et on mettra tous notre expertise. Les Britanniques par exemple dans notre réunion de cet après-midi expliquer que ils ont une grande expertise sur le début de la le décommanding pardon de le faire en en mauvais anglais parce qu'ils l'ont fait après le goût Fariday agreement sur l'aéré et et tout ça est extrêmement complexe. Ça va prendre du temps mais il faut qu'on soit tous mobilisés, on le sa. international d'après vous devrait être déployé quand à Gazin ?
Je ne peux pas vous le dire ici sans sans parler en l'air. Je pense qu'il faut d'abord qu'on travaille ensemble sur quelles sont ces règles d'engagement, qui est prêt à s'y engager, comment on l'articule avec les forces de sécurité et la police et que on ait un accord sur un texte. C'est ce qu'on travaille avec les avec les Britanniques depuis plusieurs jours et semaines.
On l'a partagé jeudi avec les autres européens et les Golfiques et la Turquie. et nous allons maintenant réengager avec les Américains. J'ai eu la discussion tout à l'heure avec le président Trump et le secrétaire d'État Rubio.
Voilà. Devoir prendre l'avion dans le fait que la France a un budget au 31 décembre prochain. Oui, parce que c'est ce que nos compatriotes attendent pour eux-mêmes.
C'est ce dont la France a besoin. C'est ce dont nos armées ont besoin. C'est ce dont le quotidien de nos français ont besoin.
Et donc, j'ai confiance dans l'esprit de responsabilité de chacun pour y arriver. Merci à toutes et tous. Bon courage un
Emmanuel Macron