#BDR135 : La révolte est dans le pré !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
50 100 150 200 250 300 305 € c'est pas Tapay Sylvain c'est la prime Brom pivé à l'Assemblée les députés viennent d'augmenter leur propre budget de 35 € on a calculé ça fait 5 % sur un an et ça fait plus de 10 % sur un an et demi en soit qui de l'argent en plus pour faire fonctionner la démocratie les cabinets par parlementaire avoir les moyens bon pourquoi pas mais le problème c'est que en même temps on dit non à l'indexation des salaires sur l'inflation tu vois hier je passe devant chez Goodier ils ont eu 1 % d'augmentation 1,2 % d'augmentation des gars qui sont en 48 ça Marne 5 % d'inflation ça veut dire que ils ont Mo- 4 % de pouvoir d'achat et l'assemblée a dit non à l'indexation des salaires sur inflation donc ce qui est choquant c'est même pas qu'on s'augmente comme ça mais c'est qu'on augmente pas le reste des Français de la même manière et même qu'est-ce qu'on augmente pour eux on augmente les mutuels et on augmente l'électricité plus 10 % là ça y va l'autre paradoxe tu vois c'est que moins on a de pouvoir moins on a d'utilité on discute même plus des budgets à l'Assemblée c'est pas seulement qu'on les vote pas à cause des 493 mais que c'est que ça intervient tellement tôt qu'on en discute même plus et ben moins on a de pouvoir moins on a d'utilité plus comme une espèce de contrepartie plus on nous file des billets je l'ai dit ces 305 € là iront à Solidarité paysan une association qui aide les agriculteurs en difficulté puisque on a un tiers des agriculteurs qui vit avec moins de ça tous les mois on se demande si là-haut ils font tout pour rendre les gens fous mettent les gens en colère pour se dire mais pour qui ils se prennent là-haut mais faut rappeler quand même parce que c'était moins visible mais quand même le budget de l'Élysée c'était plus 7,5 % lui il s'est mis 2 % au-dessus de l'inflation tout en disant lui aussi non à l'indexation des salaires ça ça peut pe stagner on va demander au déontologue si on peut verser ça il va nous répondre non mais c'est pas grave on a déjà fait un virement pour solidarité paysan à partir de mon indemnité personnelle pourquoi solidarité paysan c'est une association qui aide les agriculteurs parce que tu sais que aujourd'hui on a un agriculteur sur 3 qui vit avec moins de ça moins de 300 € par mois moins que notre petite augmentation moins que la Prine Bron pivé alors les agriculteurs justement le souci c'est que quand je je me lance là-dedans ça peut durer 1 heure et3 j'ai les papiers partout là je sais pas comment on va s'en sortir de ce truccl pourquoi parce que cétait mon gros dossier pendant le premier mandat j'ai pas arrêté de porter ça mais de manière souterraine en sous-main ça se voyait pas mais tu sais c'est comme s'il y avait des dossiers sur lequels il y avait des rendements inversés tu bosses beaucoup et tu as pas trop l'occasion d'en parler maintenant j'ai l'occasion d'en parler alors je vais en profiter comment ça a démarré pourquoi je me suis retrouvé avec avec le dossier agriculture sur les bras lors du premier mandat j'étais tout frais député et il y a une réunion à Bercy pour lancement des états généraux de l'alimentation le secrétaire du groupe m'appelle et me dit tu veux pas y aller bon pourquoi pas au début de mandat tu as pas grand chose à faire et puis tu es bon élève donc je suis allé j'ai assisté à toutes les réunions je suis devenu un spécialiste des prix agricoles et j'avais déjà traité ça comme journaliste parce que avec mon obsession protectionniste comme je voyais partir les usines de mon coin dans une relative indifférence j'ai vu que sur la question agricole peut-être que là dire c'est pas normal que on aille produire à l'autre bout de la planète peut-être que ça va marcher ce que j'ai appelé l'exception agriculturelle tu vois bon en fait je suis pour une exception générale des traités des libre échange bon mais l'agriculture d'abord je vous fais une citation si vous devinez qui a dit ça vous êtes balaise vous êtes balaise ça date de il y a plus de 10 ans ça date de 2010 mais si vous devinez vous êtes balaise je veux insister sur le fait que l'agriculture comme l'industrie est délocalisable si nous n'y prenons pas garde nous verrons les exploitations fermées ces exploitations là ne rouvriront pas ce n'est pas donné que dans 10 ou 20 ans nous continuerons à produire des tomates des pommes de terre des fruits en France tout cela c'est un choix politique la même personne ce n'est pas normal d'avoir des pommes du Chili qui se déversent par milliers de tonnes en France et dans le reste de l'Europe alors que nous produissons ces pommes près de chez nous je signale que cette nuit il y a un accord qui vient d'être signé avec le Chili par Bruxelles et ont été pour les libéraux dont Renaissance le PPE c'est-à-dire la droite l'extrême droite elle a été absente et les le le centre gauche été pour qui a été contre the left c'està-dire la gauche la France insoumise et les vers contre ça alors Bonon je je reviens à ma citation là est-ce qu'il ne serait pas plus intelligent de mettre sur pied les circuit court je donne juste un chiffre aujourd'hui chaque produit agricole dans le monde parcour en moyenne 2500 km est-ce que c'est vraiment raisonnable non c'est pas Carco c'est Bruno Le Maire Bruno Le Maire qui à l'époque était ministre de l'Agriculture il était à un congrès à Valence je crois que c'était la Fédération des fruits et légumes et il y avait un agriculteur dans le coin qui s'appelle régie Somna qui était à la tribune à côté de Bruno le ma je le dis parce que je suis allé le rencontrer dans sa ferme après il avait des abricootiers des pêcher aujourd'hui un fruit et légumes sur deux dans notre pays est importé on est en déficit énorme là-dessus bon et lui il avait déjà dû couper des arbres à cause de la concurrence espagnole et il me disait bah voilà un jour il était à la FNS il y est toujours je suppose et il était monté avec une délégation à Bruxelles il avait rencontré les responsables du lait à la commission qui lui avait expliqué comment ils allaient supprimer les quotas les prix planchés tout et il s'était pris la tête entre les mains régie somdin il avait dit j'ai rencontrer les petits soldats de Milton Friedman l'école néolibérale américaine Friedman ayek et tout ça qui qui par le biais de Rean et Sacher d'abord ensuite de Jacques Delor et toute la Commission européenne avait impimportter cette ces théories économiques et qui est metta en pratique là sur le lait en faisant que tout soit marché qu'est-ce que ça a produit sur le lait cette dérégulation ça a produit une hausse de production donc une chute de cours donc plein d'agriculteurs qui se sont retrouvver sur la paille et qui ont arrêté de produire du lait je je peux continuer du Bruno Lemer si tu veux j'en ai encore on est allé beaucoup trop loin dans la libéralisation de ce marché-là c'est toujours Bruno Le Maire en Europe nous sommes les champions d'un libre échange sans règles sans contrôle qui à mon sens est allé beaucoup trop loin et mérite d'être revisité on est 15 ans plus tard et non ils signent les traités de libre échange avec le Chili là ils en ont signé avec la Nouvelle-Zélande ils vont signer si on les laisse faire on a écrit une lettre au président de la République avec des collègues parlementaires contre l'accord sur le mercosour mais si on les laisse faire ils vont le faire c'est les mêmes qui à intervalle régulier comme Macron pendant la crise covid te disent déléguer à d'autres notre alimentation est une folie tu vois ils ont cette découverte cette épiphanie que c'est une folie et puis après ils oublient ben non nous il faut qu'on leur rappelle maintenant il faut qu'on en finisse avec ce libre échange là la crise agricole c'est une crise du libre échange et c'est une crise du marché et y compris du marché intérieur du tout marché parce que je t'ai raconté le lait mais le truc le plus dingue c'est quand il voit que ça marche pas il recommence parce que ce sont des idéologues parce que ce sont des dogmatiques parce que ce sont des hayatolas du tout marché et donc ils ont recommencé sur la betterave ils ont supprimé les quotas sur la betterave qu'est-ce que ça a fait tout le monde s'est mis à produire de la betterave ça a fait une chute des cours les agriculteurs ont arrêté d'en produire et maintenant ça fait une multiplication par 4re des cours bref le yoyo des prix pourquoi je me bagarre sur les prix pourquoi je me bagarre pour que les agriculteurs ils ont ils aient un bon prix parce que pour moi c'est la condition si on veut la transformation l'agriculture si on veut que çavolu faire oui plus de bien-être animal et moi je veux dire quand j'avais 16 ans et jusque très tard j'ai donné donné donné pour comment ça s'appel la protection mondiale des animaux de ferme tu vois donc il faut une transformation de l'élevage qui soit à la hauteur de notre humanité il faut la sortie des phyos je suis le seul député de Picardie à avoir voté contre le retour des néonicotinoïdes au pays de la betterave pourquoi et je m'en suis expliqué avec les agriculteurs parce que pendant tout ça j'ai eu des échanges avec les AG culteur plein de fois pourquoi parce que Bruxelles a fait plus de mal à la betterave que le pueron ce qui a plus détruit la betterave c'est la suppression des quôas par Bruxelles c'est une mesure économique et non pas un souci environnemental et donc il s'agit de se bagarrer sur les prix parce que un travailleur quel qu'il soit et un paysan un agriculteur comme les autres s'il est la tête sous l'eau il peut pas réfléchir à comment il va investir comment il va se transformer comment il va accueillir des conseils des recommandations il peut pas se guider vers l'avenir pour ça il faut offrir de la stabilité il faut offrir une protection il faut offrir une assurance que c'est là dans la durée et que voilà le cap qu'on choisit le mot cap essentiel Bruno du Faillet le patron la fédération nationale bin qui est entre en commission tu vois un gros gar barbu là qui s'assiait à la table je me dit bon d'accord je sais pas trop si ça va être de mon bord un peu sceptique et le gars il dit quoi il dit vous députz vous politique vous devez fixer un cap à l'agriculture si vous voulez qu'on ait des méga fermes pour concurrencer la Nouvelle-Zélande dites nous on le fera si vous voulez qu'on a du bien-être animal si vous voulez qu'on monte en gamme dites-le on le fera mais vous pouvez pas avoir les deux et là c'est le double discours c'est vous devez monter en gamme mais soyez compétitif avec les fermusines du Brésil qui sont 15000 fois plus grosses que les fermes françaises où là bah il y a 51 molécules qui sont interdites ici mais permis là-bas et être concurrentiel avec les agroolding d'Ukraine plus de 10000 hectares pour 200 fermes là-bas gigantesque avec là-bas aussi des produits autorisés interdits ici si on veut être concurrentiel avec ça il faut faire du dumping du dumping dumping du dumping sur les salaires moins de charg et cetera et cetera du dumping sur l'environnement du dumping sur la fiscalité bon c'est voilà faut faire le dumping et s'adapter soit on on veut sortir de ça on veut mieux produire produire ici à un bon prix pour ça il faut de la régulation il faut de la protection et de la régulation parce qu'il faut la régulation du marché intérieur tu vois j'ai cette image là tout le monde la connaît une gravure de la Révolution française où on voit un paysan qui a sur son dos un curé euh un peu gras et un aristocrate avec son épée bah faudrait la réactualiser tiens je lance un appel à des dessinateurs il faudrait avoir un paysan là avec sur son la grande distribution et l'industrie agroalimentaire tu vois c'est le symbole Lactalis les paysans là qui sont payés 40 centimes du litre de lait par Lactalis c'est ce qu'on demandait il y a 6 ans au moment des étagérau l'alimentation mais entretemps bah tu as eu la hausse du prix de l'énergie tu as eu la hausse des engrais enfin tout ça a pris entre 30 et 50 % mais le prix lui il devrait continuer à stagner pendant que Monsieur Emmanuel beignier PDG de Lactalis se fait plus 70 % sur son patrimoine plus 10 milliards d'euros j'ai calculé ça ferait 20000 € par agriculteur français sur ce tempsl tu imagin là s'il y avait une prime Lactalis 20000 € par ferme je pense que ça détendrait l'atmosphère dans le pays et le pire c'est que au moment des États généraux l'alimentation ils étaient presque d'accord tous oui Michel éedard Leclair il était d'accord pour dire il faut des prix planchés si c'est ça la condition pour la survie du monde agricole oui on est d' d'accord il faut des prix planchés tu avais le patron de hyperu serge Papin qui disait oui il faut des prix planchés et donc pourquoi ils l'ont pas fait ça tu vois par dogmatisme c'est qu' en fait que les macronis se sont trouvés pris dans une espèce de faille spatioemporel tu vois c'est que sous les yeux ils avaient l'échec du marché le marché ne marche pas le marché écrase les petits le marché nuit à leur prix mais comme le marché sacré qui pouvait est touché ils se sont retrouvés pris dans un espèce de d'entre deux et ça a donné quoi ça a donné ce texte à la place de dire prix plancher 45 centimes du litre de lait par exemple ils ont dit les accords cadres dans la détermination du prix devront prendre en compte un ou plusieurs indicateurs relatifs au coûpt pertinent de production en agriculture ou à l'évolution de ses coûts et un ou plusieurs indicateurs relatifs au prix des produits agricoles et alimentaires charge ensuite à un médiateur de modifier au supprimer des accords CADES qu'ilestime abusifs ou déséquilibré si sa mission de médiation n'aboutit pas dans un délai d'un mois sera leors un juge pour arbitrage et cetera et cetera et cetera une usine à gaz pourquoi parce qu'il fallait pas toucher au marché le marché est sacré et tu retrouve en fait le même type de raisonnement très compliqué sur l'électricité sur les médicaments sur plein de choses parce que on est dans un temps où le marché ne marche plus où la grande question qui doit se poser à nous politique c'est qu'est-ce qu'on sort du marché où est-ce qu'on garde du marché mais un marché régulé un marché entravé un marché encadré qu'est-ce qu'on laisse ple au marché et comme il refuse d'affronter cette question là bah ça donne ce Gloubi bouga et en fait cette crise à répétition parce que là Atal il va annoncer des choses sur le diesésel peut-être sur les normes et cetera mais ça va pas régler la question centrale qui est celle des prix des prix des prix qui vont continuer à être miné pourquoi ils veulent pas des prix planchés ils disent c'est l'Union soviétique la Corée du Nord le Venezuela tu vois ils ont une série d'arguments convaincants comme ça c'est le retour des colcos ils le disent dans l'émicycle je leur dis non c'est l'Europe parce que tu sais l'Europe pendant longtemps bah elle avait ses outils de régulation et c'était pas une économie administrée mais c'était une économie régulée bon on a dérégulé l'autre truc qui me dit c'est attention il y a un risque que si on fixe des prix planchers ça deviennent des prix plafonds je leur dis mais je voudrais pas voir la gueule de votre maison si vous confondez les planchers et les plafonds bon bref c'est des arguments qui n'ont ni queue ni tête et c'est là qu'on voit aujourd'hui la grande faiblesse idéologique aujourd'hui c'est le vide du côté des libéraux donc ça tient par dogmatisme ça tient par inertie mais c'est habité d'un vide il y a plus d'arguments à l'intérieur c'est vide de raisonnement donc on gagne du terrain que à l'automne la proposition de loi de la France insoumise qui comportait entre autres ces prix planchés que ça a été rejeté seulement à six voix près j'étais le seul à raconter ça dans l'hémicycle avec mé prix plancher avant évidemment maintenant c'est répandu ilut faut en finir avec le libre échange tous azimut je rappelle la citation de Gary Becker c'est un de mes classiques mais allons-y pour les classiques aussi Gary Becker économiste ultralibéral qui a reçu le prix Nobel d'économie ou plus exactement le prix de la Banque de Suède d'économie et qui écrit là dans Business Week en 1994 1994 c'est une année importante parce que 1994 c'est justement l'année où vont être signés les accords de Marrakech qui mettent l'agriculture dans la mondialisation 1994 ça vient juste après le traité de mastrich qui unifie l'Europe en régime de libre échange mais c'est aussi le moment où se fait l'accord de libre échange nord-américain Canada Mexique États-Unis où là aussi on instaure le libre échange généralisé sur leur continent donc c'est un grand moment d'avancer du libre échange et donc nous ça nous est vendu comme de la paix de la prospérité et cetera des paillettes dans les yeux tu vois mais eux qu'est-ce qu'ils disent qu'est-ce qu'ils savent le droit du travail la protection de l'environnement sont devenus excessifs dans la plupart des pays développés le libre échange va réprimer certains de ces excès en obligeant chacun à rester concurrentiel face aux importations des pays en voie de développement il disent voilà si on insta le libre échange ça va nous permettre d'instaurer du dumping du dumping et il l les deux sur le droit du travail sur la protection de l'environnement dumping social dumping environnemental les deux sont liés dans le esprit et évidemment là aujourd'hui il va y avoir une réponse de court terme qui va être une réponse de dumping qui est le mot d'ordre il faut s'adapter et non pas une réponse qui fixe un cap et qui nous inscrit dans la durée parce que il y a eu des moments avec un cap pour l'agriculture française dans l'après-guerre alors on manque de tout à la Libération et en fait il y a une on est en déficit agricole même avant guerre et là à la Libération on décide de redresser le pays de redresser aussi son agriculture et on fixe un cap il nous faut retrouver une souveraineté alimentaire et de fait par la chimie par la mécanique par le remembrement en 1972 le pays retrouve sa souveraineté alimentaire alors aujourd'hui on peut à postériori critiquer le mouvement mais je dis le contrat a été rempli la question c'est quel est le contrat à partir de 1972 quel est le contrat même aujourd'hui ça a été pendant un temps la mission exportatrice de l'agriculture française et quitte à déstruire des agricultures locales maintenant qu'est-ce que c'est quel est le contrat de l'agriculture française moi je j'ai un contrat simple c'est nourrir le pays bien nourrir le pays et avec des surplus s'il y en a pour exporter mais pas la mission exportatrice de l'agriculture française pas la mission d'être compétitif avec les agrooldings Ukrainiennes ou les fermes usines du Brésil donc il faut donner un cap évidemment avoir les outils qui vont avec ce cap les outils de protection les outils de régulation des échanges avec les agriculteurs j'en ai plein pas pour autant que je crois qu'ils vont voter à gauche mais ils me disent mais si si si faut pas dire ça monsieur Rufin on vous écoute monsieur Ruffin bon bon on défend pas les gens en fonction de leur bulletin de vote toute façon c'est pas le sujet je veux dire là qui a une agriculture en France et pour moi une agriculture familiale c'est de l'ordre de l'intérêt général et non pas juste de l'intérêt des particuliers d'ailleurs je leur dis pour moi l'agriculture est une chose trop sérieuse pour être laissé aux seuls agriculteurs c'est pas dire qu'ils ont pas leur mot à dire évidemment mais les consommateurs mais les citoyens mais le politique il a son mot à dire aussi évidemment dans l'agriculture puisque ça concerne nos terres et nos assiettes c'est pour ça qu'il faut une exception agriculturelle que on fasse sortir l'agriculture comme on l'a fait pour la culture pourquoi il y a un sanima Français pourquoi il y a Justine trier qui va au à la cérémonie des Oscar c'est pas seulement pour son talent particulier c'est parce que on a mis en place une protection on a mis en place une régulation qui permet au cinéma français d'exister sinon on aurait presque plus film il nous faut de la même manière une exception agriculturelle pour que on soit fier de continuer à avoir des bons produits chez nous et donc dans mes échanges avec les agriculteurs très nombreux très nourris je dis bon même si vous vez pas à gauche quand même qui est-ce qui a fait les grandes loi agricole c'est la gauche 1936 Front populaire c'est la loi sur les coopératives qui structure encore aujourd'hui le monde agricole et dans l'après-guerre un député socialiste breton j'aime bien le nom tangy prigan qui met en place quoi une loi sur le fermage une loi sur le méteillage qui permet aux agriculteurs d'avoir des terres dans la durée et les avoir plutôt bon marché en location et c'est ça qui va faire que on maintient une agriculture familiale donc ce sont des grandes lois de gauche des grandes lois de régulation et je suis convaincu de la crise aujourd'hui il y a une réponse de droite à court terme d'accord qui est par le dumping en gros mais la réponse dans la durée est une réponse de go est une réponse de protection une réponse de régulation je récapitule bon réguler le libre échange c'est non seulement ne plus signer là des accords avec le Chili la Nouvelle-Zélande ou demain le mercosour stop stop stop stop mais c'est sortir d'autres traités sortir l'agriculture de ça bon voilà pour le libre échange et réguler le marché intérieur B c'est quota de production coefficient multiplicateur je sais pas ce que c'est un coefficient multiplicateur ça veut dire bah si on achète le litre de lait 45 centimes à l'agriculteur ça pas le droit d'être multiplié par plus de deux pour quand ça arrive au supermarché par exemple tu vois tu as tu as un coefficient entre les deux et ça existait hein et c'est les prix planchés les prix planchés qui empêcheront Monsieur Emmanuel beignet de Lactalis d'aller acheter le litre de lait 40 centimes alors que le coup de revient il est peut-être à 42 43 ou 45 centimes du litre et que c'est pas vivable en dessous termine par une page culture hier soir je suis allé voir la ferme des Bertrand de mon collègue camarade coréalisateur Gilles perré qui suit une ferme à 50 m de chez lui donc tu vois c'est vraiment du circuit très très très très courant bon et qui la Suiss sur trois génération de 1972 à aujourd'hui parce qu'il a retrouvé des images d'archives il y a plein de choses touchantes bon tu as des gens qui sont devenus agriculteurs malgré eux quelque part parce que c'était le poid de la famille sinon la ferme allait mourir et donc ils se sont sentis hérit d'un héritage lourd àorté et qui enferme leur destin et finalement dont ils font leur destin mais au-delà tu vois que il y a une certaine prospérité qu'ils arrivent à investir qu'il y a quand même plutôt de la joie dans cette ferme pourquoi parce que c'est dans le roblochon explique Gill c'est-à-dire que ils sont sur un territoire où il y a plein de normes parce que on leur demande de mettre les vaches dehors 150 jours par an parce que ils ont pas le droit à de l'ancilage parce queil faut une Nour nourriture particulière donc c'est des contraintes des contraintes des contraintes mais derrière c'est 80 centimes du litre de lait deux fois plus que lactalist derrière c'est bien payé donc si jamais il y a du prix il y a l'acceptation des normes et finalement c'est parce que c'est une AOP tu sais que c'est P de protéger c'est protégé il y a un protectionnisme savoyard là tu vois qui fait que bah ça peut pas être envahi par des sous-produits par du sous-prix ça peut pas être écrasé donc évidemment le film La Ferme des Bertrand qui avant tout un film sensible qui est un film humain il pose néanmoins une question politique qui vient dire finalement les règles les contraintes les normes elles peuvent être positives mais si jamais c'est à égalité si jamais c'est partagé et donc on va faire la page de pub jusqu'au bout le film de Gill per il sort dans 169 salles en France ce mercredi 31 janvier voilà on reste là j'ai fait moins d'un heure de finalement sur l'agriculture y
François Ruffin