ANTI-OBÉSITÉ : À QUI PROFITE VRAIMENT LE REMBOURSEMENT PAR L'ÉTAT ?
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Depuis lundi le 15 juin 2026, les médicaments antiobésité, Vegovi et Munjaro sont remboursés à hauteur de 65 % pour les personnes souffrant d'une obésité massive avec une IMC d'au- 35. La France, par la voix de sa ministre de la santé, se targue d'être le premier pays de l'Union européenne à rembourser ce type de médicament. Un remboursement attendu par les patients pour un traitement qui coûte plusieurs centaines d'euros et affiche pour l'heure des résultats encourageants.
Seulement voilà, ces médicaments ne soignent pas l'obésité. [musique] Elle-même, il l'a réduit seulement créant ainsi un lien de dépendance des patients et de l'État qui les rembourse au laboratoire [musique] pharmaceutique et pose le dilemme suivant : bénéfices cliniques de ces médicaments sont-ils [musique] à la hauteur d'une éventuelle dérive de la dépense publique en matière de santé ? Alors, faut-il croire au remède miracle ?
Comment penser une politique de santé publique [musique] de l'obésité ? À qui profite le remboursement des médicaments antiobésité ? C'est la conversation que nous vous proposons ce soir et avec nous pour en parler deux invités.
Étienne Noues, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes sociologue, chercheur au CNRS, cirecteur de l'axe politique de santé du LIEP et enseignant à Science P.
À votre vis-à-vis trouve Jean-Michel AERde. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes professeur de nutrition à la faculté de santé de Sorbon Université, médecin dans le service de nutrition de la Pitié, salle pétrière à Paris. Merci à vous deux d'avoir accepté notre invitation dans question du soir. Nous sommes ensemble et en direct jusqu'à 19h avec le Wigovi.
Oui, j'ai perdu une quinzaine de kilos, ce qui était quand même pas négligeable et je l'ai ressenti aussi d'un point de vue de ma mobilité, d'un point de vue de l'apné au [musique] sommeil puisque je faisais de l'apnée assez importante et donc avec ce médicament, l'apnée avait quasiment disparu. Voilà. Enfin bon, j'ai j'avais quand même pas mal d'améliorations observées euh d'un point de vue de la santé quoi.
Ben déjà c'est une réduction de l'appétit, une satiété qui vient plus vite et un apaisement avec la nourriture. En 2 ans, j'ai dû perdre à peu près 23 kg. Plus on augmente de doses, plus le prix augmente.
Et là, sur 10 mg où je suis actuellement, je suis à 359 € par mois. C'est pas accessible à tout le monde en fait ce traitement. Quand j'ai arrêté, le poids est remonté très vite.
Je dirais au bout d'un mois. Non seulement ça remontait très vite, mais en plus les bénéfices que j'avais pu ressentir avec la perte de poids du Wigovi sont très vite disparus. L'essoufflement, c'est aussi compliqué.
L'asthme est revenu, c'est angoissant et c'est je sais pas quel mot on pourrait utiliser mais c'est vrai que on avait démarré quelque chose, un traitement et puis au bout d'un certain temps, on vous dit bah non finalement le traitement s'arrête et débrouillez-vous quoi. Voilà pour des témoignages de patientes ayant pris des médicaments [musique] antiobésité, c'était "En 2 ans, j'ai perdu 23 kg" sur BFM TV, reportage du 28 mai 2026. Jean-Michel Oper, pourquoi ces deux médicaments là et pas d'autres ?
Pourquoi le Vegovi et le Mjarjaro pourrait reprendre le nom de ces médicaments et pas d'autres ? parce que ce sont les médicaments qui ont le stade de développement le plus avancé qui ont été testés sur de très nombreuses populations et dont les résultats donc dont on vient d'entendre le témoignage sur la perte de poids sont très significatifs. Donc effectivement, comme ça a été dit, les personnes qui prennent ces médicaments peuvent expérimenter des pertes de poids de 10 à 20 % de leur poids, ce qui est tout à fait inédit pour ce genre de de produits parce qu'on est presque dans des pertes de poids qui ressemblent à celles qu'on pouvait qu'on peut obtenir par la chirurgie, donc quand on réduit l'estomac pour perdre du poids.
Et donc effectivement, ces médicaments ont une efficacité réelle sur le poids substantiel. Ils agissent sur la faim et la satiété. et ils ont des effets secondaires dont on reparlera certainement mais qui sont pour la majorité d'entre eux plutôt tolérables sans signal vraiment de danger majeur de ces produits.
Vous considérez aujourd'hui qu'il y a le recul scientifique suffisant vis-à-vis de ces médicaments pour en autoriser non seulement la commercialisation mais également le remboursement par l'État ? Bah ces médicaments ont enfin l'exposition à ces médicaments est absolument massive. Elle concerne des millions de personnes puisque ces médicaments ont d'abord été utilisés dans l'indication diabète avant d'être utilisés dans l'indication obésité.
Et donc ces médicaments sont connus depuis au moins 2019 en France hein pour leur commercialisation dans le diabète. Donc il y a quand même un recul assez important pour ce type de produit. Comment quelles conditions le patient doit-il remplir Étienne Nouz pour avoir accès à ces médicaments ?
Est-ce que de quelle manière est-ce que on a décidé qui allait pouvoir donner ses ordonnances à quel patient ? Oui. Alors, il faut il faut distinguer deux choses.
Il faut distinguer l'accès au médicament qui se fait sur prescription et l'accès au remboursement. L'accès au remboursement est plus restreint que l'accès aux médicaments sans remboursement. Euh pour l'accès au au remboursement, euh il y a les les pouvoirs publics et les autorités sanitaires ont mis beaucoup de conditions.
Euh la première, c'est euh d'avoir un indice de masse corporelle supérieur à 40. Qu'est-ce que ça veut dire un indice euh corp ? Alors l'indice de masse corporelle, c'est un indicateur qui d'ailleurs est assez frustre mais qui euh ramène le poids de la personne à sa taille au carré.
Et donc c'est une approximation de la corpulence. Alors, c'est une approximation, je le dis, parce que on sait que ben ça fait pas la différence par exemple entre le gras et le muscle. Donc souvent les les athlètes de haut niveau ont des IMC de personnes obèses parce que leur poids est très important par rapport à leur taille.
Bon, c'est un c'est une digression mais donc un IMC supérieur à 40, c'est ce qu'on appelle de l'ob de l'obésité massive. Euh et sinon ça peut être à partir de 35, donc ce qu'on appelle obésité sévère, s'il y a une autre pathologie qui est associée, ce ce dont on a entendu parler dans dans l'extrait que que vous avez diffusé, qui peut être l'apnée du sommeil, le diabète, des risques cardio-vasculaires et cetera. Donc ça c'est pour accéder au remboursement mais dans l'autorisation de miss sur le marché du médicament, on peut y accéder dès un IMC de 27 donc qui est en fait le surpoids dès lors qu'il y a une pathologie qui est associée là aussi type diabète et cetera.
Et donc ça euh c'est pour ce qui est de l'accès au remboursement ou l'accès au médicaments. Ensuite, il y a la question de la prescription. Comme en fait il y a des risques importants de détournement de ces produits pour des enjeux esthétiques ou des enjeux alors j'aime pas ce terme mais qu'on va qualifier de confort.
Je je je récuse ce terme mais disons pour des enjeux autres que des enjeux purement médicaux on va dire. Il y a, on l'a vu hein déjà aux États-Unis, une mode. Alors, c'est un autre médicament qui est purement un antidiabétique pour le coup qui s'appelle le l'osenpic qui est avait été euh euh élaboré par le même laboratoire que Oui. qui a le même principe actif en fait que même principe actif qui était défendu par Elon Musk, Cofra Winfrey, Roby Williams, Serena William, des stars américaines comme ça.
Et il y a plusieurs articles qui racontent que la Californie, Los Angeles s'est transformé en un monde de le culte de la minceur est revenu avec ces médicaments sur le sur le marché. Oui, il y a une énorme influence des influenceurs, c'est le cas de le dire sur les réseaux sociaux qui proment ces produits-là. Euh et donc il y a il y a ces risques-là en fait d'un d'un mésage.
Et c'est pour ça que euh la la question de la prescription a été mise en œuvre. Sachant que pour les pour le remboursement, ce sera pas les médecins généralistes qui pourront initier le traitement, mais en fait des centres spécialisés dans la prise en charge de l'obésité ou des médecins comme le professeur Aert qui sont spécialistes en endocrinologie et en nutrition. Justement Jean-Michel Aert, comment est-ce que vous décidez de prescrire ces médicaments ou non à vos patients ?
Quels sont les facteurs, les critères que vous utilisez ? Alors, juste si je peux revenir sur les critères de remboursement. Donc, effectivement, ces critères ont été décidés par les autorités sanitaires pour que le remboursement concerne les personnes qui en auront a priori le plus besoin.
Donc, c'est quand même le raisonnement qui a été tenu compte tenu du coût des produits, c'est naturel. on peut imaginer qu'il est pas possible de rembourser toutes les prescriptions. Et donc ces critères qui ont été retenus, en fait, ce sont les mêmes critères que ceux qui sont utilisés pour donner accès à la chirurgie bariatrique qui elle est remboursée.
Donc il y a aussi un principe d'équité que il y avait une différence entre le fait que la chirurgie était remboursée pour ces mêmes indication donc qui ont été évoqué MC supérieur à 40 et MC supérieur à 35 avec des pathologies et donc les médicaments eux ne l'étaient pas. Donc là, il y a une sorte d'équité qui a été rétablie en essayant de favoriser l'accès à ceux qui en ont le plus besoin. Donc alors pour répondre à votre question sur les conditions de la prescription en pratique médicale, donc il faut quand même comprendre que la prise en charge de l'obésité c'est une prise en charge globale.
Donc on commence pas par donner un médicament. Donc, il s'agit de prendre l'individu dans sa globalité, dans son histoire de poids, dans son histoire de santé et dans son histoire de vie. Et euh en ayant fait cette analyse euh les premières mesures qui sont euh proposées, c'est des mesures sur le mode de vie, donc qui concerne l'alimentation et l'activité physique, un support psychologique.
Et effectivement, si ces mesures ne permettent pas d'avoir une perte de poids au moins de 5 %, c'est ce qu'il y a aussi dans les indications, à ce moment-là, on peut envisager d'autres méthodes comme les médicaments. Et c'est vraiment important de redire que la prescription de ce médicament n'a de sens que dans le cas d'une prise en charge globale. Je vous propose d'écouter à ce propos Karine Clément en professeur en nutrition.
On est inéga. On est inéga face à un environnement favorisant l'obésité. Cette inégalité, elle est liée à nos multiples gènes mais également la façon dont on va répondre au stress de l'environnement, aux événements de vie.
Et il y a une inégalité à la fois biologique mais on pourrait dire sociale qui est en relation avec le développement de l'obésité. L'obésité n'est pas une maladie de la volonté. On a tendance à résumer à l'obésité, c'est une maladie parce que je mange trop et je dépense pas assez.
C'est bien plus compliqué que ça. L'obésité n'est pas une maladie du trop manger. Étienne Nouise, est-ce que on a des chiffres de l'obésité en France ? quelle part de la population va être amené à prendre ces produits ?
Alors, les chiffres qu'on a sur la prévalence de de l'obésité et du surpoids, je veux pas dire de bêtises, donc je parle sous votre contrôle, professeur AERTE, mais je crois que dans la population adulte, en 2020, on était autour de 17 % de la population adulte. Euh mais je je voudrais vraiment revenir sur ce qu'a dit le professeur que je trouve fondamental qui est toutes les personnes en surpoids ou obèses ne sont pas destiné à prendre ces médicaments. Euh il y a d'autres solutions.
Euh est-ce qu'on évalue aujourd'hui le nombre de personnes qui seraient amenées à les prendre ? Euh bah le le la ministre de la santé a a a chiffre d'un million je crois de de personnes qui serait susceptible euh d'accéder au remboursement mais en réalité euh le chiffre est plus élevé euh non je crois c'est ou 160000 je sais plus non c'est un million voilà c'est ça euh mais euh mais en fait on n pas vraiment d'idée parce que il suffit pas justement d'avoir un IMC supérieur à 35 il faut aussi s'inscrire dans des circuits de prise en charge et c'est vrai que en réduisant l'initiation de ce trait de ces traitements euh au centre de prise en charge de l'obésité et au enfin aux spécialistes en charge de l'obésité, en fait, on crée un peu un goulot d'étranglement parce que ce sont des des centres et des et des spécialistes qui où parfois il y a une longue liste d'attente et donc si si on avait ouvert au médecin généraliste, sans doute que le mouvement aurait été beaucoup plus rapide et beaucoup plus vaste. Mais c'était aussi une des craintes, je pense, qu'avaient les pouvoirs publics de trop ouvrir en fait l'accès au remboursement.
Ça aurait entraîné des dépenses très importante pour la sécurité sociale et peut-être aussi des risques de prescription un peu trop vaste euh et pas assez contrôlé. Vous avez euh ce vécu là dans votre service Jean-Michel Aer de goulot d'étranglement, d'une plus forte demande d'accès à ces médicaments, de ce que vous n'êtes capable de accueillir, comprendre et accompagner les patients sur une éventuelle euh prescription. Alors effectivement dans un centre spécialisé de prise en charge de l'obésité, on est en première ligne.
Comme ça a été dit, la primoprescription est réservée à ces centres, mais le renouvellement peut être fait par n'importe quel médecin. Donc alors là, c'est difficile de vous répondre puisque c'est lundi hein que le le remboursement a été autorisé. Mais je peux vous dire que dans notre service effectivement depuis lundi, on reçoit beaucoup plus que des dizaines d'appels et effectivement on essaie de répondre le mieux qu'on peut à la demande.
D'abord aussi de beaucoup de nos patients euh qui ne pouvaient pas avoir accès au médicaments, des patients qu'on suit déjà. Et donc encore une fois, l'idée c'est de donner accès à ceux qui en ont le plus besoin. Et par rapport à la prévalence de l'obésité, comme on le disait tout à l'heure, elle est 17 % en moyenne dans la population adulte en France.
Ça veut dire combien de personnes ça ? Pardonnez-moi ? Ça veut dire à peu près 8 à 9 millions de de personnes en France.
Euh mais euh un des éléments vraiment importants, c'est qu'il y a un gradient social, c'est-à-dire que la prévalence est beaucoup plus élevée dans les catégories socio-économiquement défavorisé. Et ce gradient social au cours des 20 25 dernières années, il s'est accru, c'est-à-dire qu'il y a plus de gradient, il y a plus de différence entre les catégories favorisées et défavorisées socio-économiquement aujourd'hui queil y a 25 ans en terme de fréquence de l'obésité. Donc ça ça c'est un élément vraiment très important à prendre et comme nous notre service donc on est dans le service public et donc beaucoup de nos patients sont effectivement dans des situations socio-économiques parfois difficiles et donc ces sep catégories de patients avec des obésités sévères avec des pathologies associées parfois graves qui a le plus besoin du médicament et donc je crois que c'est un peu l'esprit qui a été suivi quand même de de d'essayer de donner accès à ceux qui en avaient le plus besoin.
Étienne Nouz, vous souhaitez réagir ? Oui, parce que enfin, c'est pas c'est tout à fait dans le sens, c'est-à-dire que euh ce gradient social euh dont il vient d'être question, il se redoupe du coup des inégalités socio-économiques qui sont maintenant euh beaucoup de enfin très documentées sur l'accès aux soins euh et euh un traitement à 400 ou 500 € euh beaucoup de personnes ne pouvaient pas se l'offrir en fait quand il était pas remboursé. Donc donc il y a un vrai enjeu effectivement de de comment dirais-je de d'égalisation des conditions qui est à la fois de mettre enfin d'agir sur l'obésité mais aussi de donner les moyens aux personnes qui ont le plus de risque d'être obèses mais qui ont aussi le plus de risque de ne pas être en capacité de lutter contre cette obésité de d'accéder à à à ces produitsl mais aussi à ces prises en charge plus globales et pas simplement juste au médicaments.
Alors, il y a euh toute une histoire de ces euh médicaments euh amincissants déjà avec les médicaments arc-en-ciels dans les euh années 40 aux États-Unis qui ont produit beaucoup de morts. Il y avait évidemment euh l'exemple du euh médiator en France, ce médicament antidiabète qui a été donné, qui a fait des milliers de de morts. Est-ce que cela revient dans les esprits et de quelle manière peut-on s'assurer que nous ne sommes pas en train de courir le même type de risque avec ces nouveaux médicaments ?
Jean-Michel Oper. Alors effectivement l'ensemble des produits qui ont été commercialisés antérieurement pour l'indication obésité, ce qui n'était pas le cas du Médiator, mais on a un spécialiste de l'histoire du Médiator ici. Donc Médiator était plutôt commercialisé dans l'indication diabète, syndrome métabolique.
Donc mais les autres médicaments effectivement qui ont été commercialisés dans l'indication obésité qui parfois ont eu une diffusion très importante, se sont effectivement tous révélés avoir des effets secondaires graves, [grognement] donc qui ont conduit à leur retrait du marché après de nombreuses années. Après de nombreuses années, mais l'histoire du médiator est est un peu particulière. Alors, elle est un petit peu hors du champ des médicaments obésité parce qu'en fait c'est un médicament qui a été vraiment détourné de son usage pour le pour le pour et de la même manière l'osempique, on parle d'effets oimpique aux États-Unis.
Alors, les gens, c'est beaucoup sur les réseaux sociaux, montrent des visages émaciés, peut-être des corpulences qui tombent même peut-être des dépressions liées à cette prise de médicaments. Étien Nougaz, mais ce qui ce qu'il faut d'abord rappeler, euh ce qui n'est pas toujours une évidence, c'est que un médicament c'est toujours des bénéfices et des risques. Il y a pas un médicament qui pourrait soigner sans comporter des effets indésirables, des risques pour la santé.
Et c'est pour ça qu'on parle toujours de balance bénéfice risque, c'est-à-dire de ramener les bénéfices pour la santé avec les risques pour la santé. Et c'est pour ça aussi qu'on va distinguer différentes catégories de patients parce qu'il y a des patients pour lesquels les bénéfices sont tellement massifs, tellement importants qu'en fait on est prêt sanitairement ou socialement à accepter les risques qui vont avec et d'autres patients pour lesquels en fait bah les bénéfices apparaissent pas suffisamment importants pour qu'on puisse se permettre de prendre des risques pour la santé. Donc l'une des différences quand même majeures avec le médiator, c'est que le médiator a été développé, je veux pas dire de bêtises, mais je pense que ça devait être dans les années 60 ou dans les années 70 à une époque où les essais cliniques étaient beaucoup moins développés, beaucoup moins outillé et où ben on avait aussi moins cette culture de la balance bénéfice risque et où les agences de sécurité bah tout simplement l'agence du médicament n'existait pas.
Donc il y avait il y avait des contrôles qui étaient moindres et ça se voyait d'ailleurs dans le dossier puisque le médiator a été longtemps euh vendu comme quelque chose qui a géré sur le métabolisme alors qu'en fait c'était un anorexygène qui jouait sur la le l'envie de manger ou la la sensation de satiété. Donc ça c'est un premier aspect. Et l'autre aspect, c'est que précisément les risques majeurs du du médiator, c'était les risques cardio-vasculaires.
Et là, pour ces traitements là, on a euh testé justement les effets sur les risques cardio-vasculaires en ayant en tête aussi ce passé-là. Et il s'est avéré qu'à priori ces ces produits là auraient plutôt des effets protecteurs en fait vis-à-vis des risques cardio-vasculaires. Ensuite, je voudrais terminer là-dessus, c'est ce qu'on appelle la pharmacovigilance.
Un produit, il peut être testé euh sur des milliers de patients. En vie réelle, dans le temps, dans la durée, on va voir apparaître des nouveaux euh effets indésirables qu'on avait pas pu anticiper. Soit parce que les populations qui le prenaient étaient trop restreintes, soit parce que souvent ces médicaments sont testés sur des populations jeunes avec parfois qu'une seule pathologie et que quand c'est des gens du commun qui les prennent, bah ils ont plusieurs pathologies, plusieurs traitements qui peuvent interagir.
Il y a toujours un effet de découverte et c'est pour ça que ces recommandations et ces autorisations, elles sont réactualisées de manière régulière en fonction des nouvelles informations qu'on reçoit sur les risques potentiels ou sur les bénéfices de ces produits. Donc on peut pas promettre que euh le tableau sera toujours aussi positif. Et il y a certaines catégories de population, typiquement les femmes enceintes où on sait parce qu'il y a beaucoup de médicaments qui ont posé des problèmes pour les femmes enceintes que enfin l'agence du médicament recommande de ne pas le prendre ce type de produit quand on est enceinte.
Jean-Michel Oopère, est-ce qu'on peut parler justement de comment fonctionne ce médicament là en entrée sur le taille du médiator et peut-être des effets cardio-vasculair ? Il y a une molécule à la base, euh corrigez-moi si je me trompe, qui est le GLP1. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s'agit et comment est-ce que cela fonctionne pour justement permettre de cette perte de poids importante qui a été observée ?
Alors effectivement le GLP1 donc ça veut dire Glucagon light peptide One. Donc en fait c'est une hormone qui est sécrétée par des cellules de l'intestin et donc euh qui va avoir une action euh sur de nombreux autres organes. C'est ça une hormone sécrétée et qui va avoir une action sur d'autres organes.
Alors d'abord, elle a un rôle sur la régulation de la glycémie et c'est bien pour ça que ces médicaments ont été utilisés pour le traitement du diabète. Euh et puis euh ces médicaments vont avoir un rôle euh très important sur la régulation de la prise alimentaire. Euh donc ils vont euh interagir avec leur récepteur au niveau du système nerveux central et donc ils vont euh limiter la faim, ils vont augmenter la satiété quand on mange.
Donc on va avoir moins faim, on va avoir moins envie de manger et quand on est en train de manger, on va être plus vite rassasié. Donc ça c'est un des mécanismes absolument majeurs de de ces médicaments. Et puis ils vont avoir aussi un effet au niveau de l'estomac lui-même, ralentir ce qu'on appelle la vidange de l'estomac.
Donc l'estomac se vide. l'estomac se vide dans l'intestin et donc ça va être ralenti et ça ça participe aussi certainement au sentiment de satiété et donc ça a été documenté dans des études et c'est aussi l'expérience courante qui est rapportée par les personnes qui prennent ces médicaments. Donc mais est-ce que c'est un traitement qu'il faut prendre sur le long terme, sur le court terme ?
Est-ce qu'il y a on peut au bout d'un moment arrêter et réguler sa sciété de cette manière-là ? Alors, ça c'est une question euh absolument majeure euh pour laquelle en fait pour l'instant on n' pas de bonnes réponses. Euh donc il y a une ligne de raisonnement qui dit euh l'obésité étant une maladie chronique, euh ce traitement doit être pris à long terme.
Par exemple, si vous êtes hypertendu, vous allez prendre des médicaments qui sont très fréquents, puissants, qui vont normaliser la pression artérielle. vous allez pas arrêter le médicament quand votre pression artérielle est normalisée parce que si vous arrêtez, elle va remonter. Et donc là, c'est la même chose en fait euh pour une grande majorité de personnes quand il le traitement est arrêté, le poids est repris quasiment intégralement dans au cours d'une année et demi.
Donc ça rend les patients dépendants à ce traitement. Voilà. Mais ça nous ramène au fait que la prise en charge doit quand même être globale et que la ce médicament c'est une aide parmi les différentes options de traitement.
Et donc pour ce qui concerne notre approche en tout cas, on considère que ce médicament doit aider à essayer de travailler aussi sur son comportement alimentaire, son activité physique et son mode. Et on entendait justement la voix de Karine Clément qui disait "L'obésité n'est pas une question de volonté, ce n'est pas seulement un rapport à manger. Si ce médicament n'agit que sur la satiété, quels sont les autres moyens d'abord de comprendre les sources les de l'obésité et de les d'y répondre, d'essayer de les résoudre ?
Jean-Michel Oper toujours et puis Étienne Nouz. Donc là, on donc si on cherche à comprendre le développement de la prise de poids et de l'obésité, on est dans un domaine qui est en amont de notre discussion qui portait sur le traitement des personnes qui sont déjà en situation d'obésité. Et donc là, on ouvre un champ très vaste des très nombreux facteurs comme ça a été dit par Karine Clément qui euh influe sur la prise de poids qui sont d'abord des facteurs sociétaux, des facteurs environnementaux, euh des facteurs digitaux aussi.
Et donc l'ensemble de l'environnement dans lequel on est plongé aujourd'hui, en particulier l'environnement alimentaire est un environnement qui nous pousse [raclement de gorge] à probablement dépasser nos besoins et favorise la prise de poids, ce qu'on appelle l'environnement obésogène. Et donc là, on est dans plutôt dans des mesures de santé publique. Alors que tout à l'heure, on on discutait plutôt d'une prise en charge individuelle de patients en situation d'obésité.
Et là évidemment, on on arrive à des mesures qui sont beaucoup plus globales, qui sont d'amont, qui sont des mesures plutôt structurelles ou sociurel et qui sont indispensables à développer qui par exemple en France sont développés dans différents programmes comme le programme national nutrition santé. Il y a aussi des directives de l'OMS sur la prévention de l'obésité. Donc ça c'est mais c'est très important d'avoir cette discussion parce que on voit que le médicament a tendance à nous amener à une très forte médicalisation du problème de l'obésité.
Mais le problème de l'obésité c'est au-delà d'une injection, c'est pas seulement un problème médical. Étienne Nou, justement le l'OMS prévoit quand d'ici 2030 de la population française pourrait être concerné par l'obésité. Le coût du remboursement de ce médicament est aujourd'hui estimé d'après les calculs d'une agence d'Astèrest pour le journal de Monde à 12 milliards d'euros par an.
Est-ce que c'est le bon endroit en terme de santé publique d'agir sur le remboursement d'un traitement médicamenteux plutôt que d'agir à la source des politiques sociales environnementales comme le disait Jean-Michel A pour lutter contre l'obésité ? Mais disons que l'un théoriquement n'exclut pas l'autre. Il faut prendre en charge les personnes qui sont atteintes d'obésité et remettre quelqu'un à l'activité physique, réguler son alimentation.
Parce qu'il faut rappeler que le problème de l'obésité, c'est pas l'obésité en soi, ce sont les comorbidités, les maladies qui accompagnent en général ces situations de surpoids massive. C'est essentiellement ça. Mais il y a aussi malgré tout des difficultés qui peuvent être liées euh à une obésité massive euh ne serait-ce que voilà le poids sur les articulations euh qui peuvent limiter le les l'essoufflement dont il était question aussi euh euh dans dans l'extrait que vous avez publié tout à l'heure.
Et puis il y a tous les enjeux autour de la stigmatisation et euh de ce qu'on appelle la grossophobie euh qui sont qui peuvent avoir des effets sur la santé mentale et sur voilà sur la qualité de vie de ces personnes. Euh voilà, mais euh pour revenir au point, donc il y a la question de prendre en charge les personnes obèses et de les ramener vers l'activité physique. tout ce que vous avez sans doute dû entendre parler du sport sur ordonnance, de l'activité physique adaptée, des maisons sport santé qui essayent de prendre des personnes qui en raison de leur pathologie ont n'ont pas les moyens de reprendre une activité physique ou sportive normale, mais ont besoin d'une phase de transition pour remettre leur corps en forme.
Euh et euh il y a la question aussi de la nutrition des enfin de des régimes alimentaires et cetera. Et puis il a la question de la prévention de de l'obésité. Et là euh comme l'a dit le professeur AERT, c'est un sujet qui est traité en France depuis le début des années 2000 avec les différents plans nationaux nutrition santé, mais qui en fait se heurte là aussi à des conflits politiques économiques entre l'industrie agroalimentaire, les professionnels de santé publique, mais aussi le ministère de la santé, le ministère de l'agriculture ou c'est-à-dire concrètement, pardonnez-moi, concrètement C'est-à-dire que à un moment donné euh pour prévenir [raclement de gorge] le l'obésité, vous pouvez agir sur les facteurs structurels dont parlait le professeur qui ont à voir avec l'offre alimentaire.
Donc en gros limiter la quantité de sucre, de gras, de sel dans l'alimentation et notamment l'alimentation transformée où vous pouvez agir sur le développement de l'activité physique où vous pouvez agir, ce qui était l'objectif du PNNS, du plan national nutrition santé, d'agir sur les deux. Mais quand vous dites ben en fait l'un des facteurs de l'obésité, c'est des problèmes d'alimentation, euh vous avez euh les acteurs de l'industrie agroalimentaire qui vont vous dire "Bah là, vous êtes en train de stigmatiser nos produits, euh vous êtes en train de critiquer un secteur qui est en fait un secteur majeur d'emploi et d'exportation et de contribution au PIB en France. Et donc ben vous êtes des empêcheurs de tourner en rond.
Et ça c'est ce à quoi s'est heurté le ministère de la santé depuis le début des années 2000 et toutes les mesures qui ont été portées au Parlement, pas toutes mais la majeure partie des mesures qui ont été portées au Parlement ont fini par être retoqué parce que il y avait une opposition du ministère de l'agriculture et de l'industrie agroque. Ce que vous dites c'est que ces plans le plan national nutrition santé, les PNS que dont vous disiez qui sont apparus au début des années 2000 n'ont pas porté leurs fruits, n'ont pas servi ils ont porté une partie de leurs fruits mais ils se sont heurés à de très importantes résistances et par rapport aux ambitions initiales en fait on a dû réduire fortement la voilure. Si vous prenez le cas du du Nutriscore euh c'est donc un tout le monde connaît ça, c'est les fameuses lettres qu'on peut retrouver.
Euh ça a été une bataille qui d'ailleurs n'est pas achevée puisque euh les industriels ne sont pas obligés de mettre euh le Nutriscore sur leurs produits. Euh et donc euh donc euh c'est c'est des batailles et chaque bataille en fait euh s'accompagne par ailleurs de campagne marketing pour promouvoir tel ou tel produit. Alors, quelle solution Jean-Michel est-ce qu'il faudrait interdire certains aliments, la commercialisation de certains aliments pour lutter plus efficacement contre l'obésité ?
Alors, interdire des aliments, ça paraît compliqué, mais effectivement l'intérêt de l'étiquetage alimentaire et de de moyens comme le Nutriscore, c'est d'essayer d'orienter les choix des consommateurs vers globalement une alimentation qui soit plus favorable à la santé. Donc après, il y a d'autres mesures euh comme la limitation des public des publicités en direction des jeunes publics. Voilà, en particulier à la télévision pour les aliments dit trop gras, trop sucré, trop rich.
Est-ce que ça fonctionne ça ? Bah écoutez, ça été rejeté par le parlement. Euh non, mais est-ce que c'est pour des exemples de de campagne publicitaires, des études qui qui alors ça a été il faut savoir que la France innove pour le remboursement des médicaments euh contre l'obésité mais que le Royaume-Uni a lui innové l'année dernière effectivement en faisant passer une loi pour la limitation des publicités alimentaires à direction des jeunes publics.
Il y a un exemple très intéressant qui vient d'être publié récemment d'étiquetage alimentaire pour orienter les choix des consommateurs au Chili et donc après plusieurs années de ce programme qui était un programme d'étiquetage alimentaire alors un peu différent que le Chili est un des pays qui a le plus haut tau d'obésité du monde. Je crois que c'est presque 75 % de la population [raclement de gorge] adulte. fait partie des des pays où l'obésité est une préoccupation très importante comme le Mexique, comme d'autres pays de de d'Amérique du Sud.
Donc, il y a une publication très récente qui a montré que cette action de politique publique autour de l'étiquetage alimentaire a permis de faire baisser la prévalence de l'obésité infantile. Alors, c'est quelques pourc mais quelques pourculation, ça peut avoir un impact de santé publique vraiment important. Est-ce est-ce que on se rend compte aujourd'hui, Etien Noues, de l'enjeu euh social euh euh économique euh sanitaire que pose l'obésité ?
Est-ce qu'elle est suffisamment prise en compte à la hauteur des des enjeux qu'elle soulève ? Je pense qu'on s'en rend compte et que et que et que c'est prise en compte, mais c'est prise en compte au milieu de beaucoup d'autres enjeux qui prim qui prim sur cette politique là. Et c'est là aussi où d'une certaine façon les les traitements, le remboursement des traitements arrange tout le monde ou disons, ne dérange personne.
C'est-à-dire que par rapport à une politique qui viserait précisément à agir sur ce qu'on appelle les déterminants, donc les facteurs structurels qui joue sur le développement de l'obésité, ça apparaît beaucoup plus simple politiquement de dire en fait on va rembourser le traitement des personnes qui sont devenues enfin qui sont qui sont obèses. Et enfin, c'est ce qu'a dit le professeur au père et je suis vraiment totalement d'accord avec lui. C'est-à-dire que en fait enfin si on fait que ça, ça ne résoudra pas le problème, ça améliorera la qualité de vie pour les personnes qui sont obèses, mais ça ne fera pas diminuer la prévalence et surtout tous les problèmes qui sont associés à l'obésité. parce qu'encore une fois l'obésité est corrélée au diabète, aux maladies cardio-vasculaires, mais on peut avoir aussi du diabète sans être obèse.
Et le diabète prend aussi sa source dans euh l'environnement enfin je parle sous votre contrôle he je veux pas dire de bêtises, mais prend sa source aussi dans cet environnement là. Et donc on peut être tout à fait mince et avoir une alimentation de mauvaise qualité et un état de santé du corps qui n'est qui n'est pas qui n'est pas bon. Un dernier [grognement] élément que je voudrais soulever ce soir, c'est le prix de ces médicaments.
On a beaucoup parlé justement de l'inégalité sociale d'accès à ces traitements, du fait que le remboursement par l'état de ces médicaments à travers justement des centres hospitaliers publics comme le vôtre Jean-Micheloper permettait de rééquilibrer en tout cas d'injecter un peu de justice sociale dans l'accès à ces traitements anti-obésité. Le prix interroge vous propose d'écouter le pharmacologue Andreju Hill, expert de l'évaluation du coût des médicaments. On l'écoute.
Voilà ce qu'il faut pour un mois de traitement. Un minuscule tas de produits actifs 10 mg et ça ne coûte presque rien. 12 centimes pour ça un diè d'euros.
On peut fabriquer le semaglutide pour 3 dollars par mois. environ 3 €. Ça c'est le coût de production.
Si nous voulons que des millions de personnes puissent en bénéficier, nous devons obtenir un prix très bas pour que ce soit soutenable pour les finances publiques. Donc je pense qu'un prix aux alentours de 10 à 15 dollars par mois peut être obtenu en Europe. Les gens ignorent que les médicaments sont très peu chers à fabriquer.
Voilà euh un extrait de complément d'enquête France 2 du 22 mai 2026 de cette de ce pharmacologue à propos euh de nouveau Nord Disk euh producteur laboratoire producteur de Vegovi. Est-ce que ces médicaments euh le prix de ces médicaments est tronqué ? Jean-Michel A.
Alors moi, je suis pas un spécialiste du prix des médicaments, mais euh pour être complet, il faut quand même dire que le le la décision qui a été prise de rembourser les médicaments est les autorités sanitaires ont négocié avec les laboratoires pour diminuer le prix de ces médicaments de près de la moitié. Donc ça c'est quand même vraiment à souligner. Donc les 300 de 300 à 150 € environ.
Exactement. Donc ça c'est quand même à souligner. Après, effectivement, probablement euh le prix de revient du médicament ne correspond pas au prix auquel il est vendu.
Mais on peut aussi souligner que par exemple aux États-Unis euh c'était trois fois plus que les 350 €. Donc il y a des grandes disparités hein entre les pays pour le prix des médicaments, mais quand même il faut souligner que dans l'optique du remboursement la la diminution du prix a été négociée par les autorités sanitaires, ce qui paraît quand même très intéressant. Tien nougaz.
Mais ce qu'il faut comprendre pour pour répondre à votre question, c'est que le le prix du médicament, il dépend d'un rapport de force qui est que vous avez un laboratoire qui détient un médicament que aujourd'hui deux laboratoires, enfin en l'occurrence deux laboratoires mais ça suffit pas à créer une concurrence en fait sur les prix mais deux laboratoires qui détiennent un médicament que tous les patients rêvent enfin auquel tous les patients rêvent d'accéder pour lesquels les associations de patients mettent à juste titre aussi la pression sur euh sur les pouvoirs publics pour dire bah ce médicament il est dans d'autres pays, pourquoi on n'y a pas accès ? Il y a les enjeux d'égalité dont on a parlé et donc en face un un gouvernement qui négocie pour 60 65 millions de d'assurés et qui dit bah si vous voulez avoir mon marché, il va falloir diminuer vos prix. Et donc ce rapport de force, il fait que la question du coût de production dans l'architecture actuelle, elle est un petit peu à côté la plaque.
Elle devrait être au cœur du problème, mais elle l'est pas parce qu'on est dans un rapport de force, dans une économie capitaliste. Alors, ce qui va changer un peu la donne, c'est que l'ozon pic va être génériqué je crois dès l'année prochaine. antidiabétique qui n'est pas pour l'instant par de médicaments remboursés par le caglutine mais qui est le même principe actif que l'egovi va être génériqué dès l'année prochaine ou dans 2 ans en Inde et en Chine et donc on va voir apparaître les premiers génériques et ça ça va aussi conduire à une baisse des prix de ces traitements et peut-être une augmentation de la consommation et de l'usage dérivé de ces produits.
On l'a bien compris. Merci beaucoup messieurs d'avoir accepté notre invitation. Étienne Nouz que nous venons d'entendre.
Je rappelle que vous êtes sociologue, chercheur au CNRS, cirecteur de l'axe politique de santé du Liep et Jean-Michel Oper. Je rappelle que vous êtes professeur de nutrition à la faculté de santé de Sorbonne université, médecin dans le service de nutrition de la pitié, salle piétrière de la PHP. Merci également à Antoine Eral pour la préparation. mondiane devancé à la programmation Juliette Mic Mathias MJ