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Podcast / conversationLCI (sur YouTube)· 4 octobre 2021 25 minComplaisantMixteÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan lance sa campagne

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:55OuverteÉludée

    Comment pour Nicolas Dupont-Aignan exister, faire la différence ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    L'inflation est à 2,1% en France, est-ce inquiétant ?

  • 4:49OuverteRéponse directe

    Georgia Meloni pourrait rafler Rome, qu'en est-il ?

  • 7:57OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe depuis quelques heures avec l'Arc de Triomphe emballé ?

  • 13:08OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron relance le nucléaire, est-ce une bonne idée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11InvitéChiffre
    « En septembre, effectivement, ce prix des produits a augmenté de 2,1%. »
  • 3:37InvitéChiffre
    « Les prix de l'énergie ont augmenté de plus de 17% dans la zone euro. »
  • 6:20InvitéChiffre
    « Il est aujourd'hui à 20% d'intention de vote. »
  • 13:42InvitéChiffre
    « On l'estime à 20% d'ici 2035. »
  • 15:02InvitéChiffre
    « avec un prix de revient estimé pour l'instant à 72 dollars par mégawatt-heure. »
  • 15:20InvitéChiffre
    « Ça coûterait environ 1 milliard d'euros, d'après les premières estimations d'EDF. »
  • 18:16InvitéFait
    « Les échos parlaient du problème du retraitement. »
  • 18:24InvitéChiffre
    « La piscine de la Hague, par exemple, 10 000 tonnes de retraitement de déchets nucléaires. »
  • 18:34InvitéFait
    « Il y a déjà 10 000 tonnes de déchets nucléaires qui marinent dans leur jus. »
  • 18:42InvitéChiffre
    « Il faut reconstruire une piscine pour 1,5 milliard d'euros. »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Invité 219 %
  • Invité 317 %
  • Invité 49 %
  • Présentateur5 %

5,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Oui, ça n'allait pas pour Nicolas Dupont-Aignan, en quelque sorte hier, il aurait espéré faire la une de tous les journaux qu'on en parle, mais non, il réunissait ses troupes, vous voyez, au cirque d'hiver. Concernant Éric Zemmour, il n'a pas cité son nom lors de son discours à la tribune. En revanche, toutes les oppositions, elles, y sont passées.

0:19
Invité

Alors Madame Hidalgo nous propose son extraordinaire bilan parisien. Bon courage. Les écologistes veulent sauver la planète, mais sont les idiots utiles, parfaits, de la mondialisation sauvage. Quant à Xavier Bertrand, il m'inquiète. Il est frappé d'amnésie complète. Il a supprimé des milliers de lits d'hôpitaux, mais il ne s'en souvient pas.

0:44
Présentateur

Voilà, donc pour Xavier Bertrand, pour Anne Hidalgo, la droite, la gauche, mais non, il ne ciblera pas ni Marine Le Pen, ni Éric Zemmour. Un frontiste me disait qu'il y a un peu un embouteillage sur cette partie de l'échiquier politique. Et effectivement, comment pour Nicolas Dupont-Aignan exister, faire la différence ? Eh bien, il compte par exemple sur la sortie de la publication de ce livre. Ce sera jeudi. Où va le pognon ? Avec ce titre, 160 pages. C'est clair. C'est aux éditions de l'Archipel. C'est ce programme. Exactement. Et dans cet ouvrage, il a détaillé un certain nombre de rapports, d'analyses, de la Cour des comptes, secteur par secteur, pour montrer là où l'argent est gaspillé.

C'est un plan de bataille pour rebâtir la France. Petite technique, il a mis plein de QR codes pour qu'on retrouve justement les dossiers. Modernes. Exactement. Et les études qu'il a lui analysées. Il espère sortir des 2-3% dans les intentions de vote. Il y a encore de la marche.

1:35
Invité

On dirait un peu un titre à la Philippe de Villiers. On sent qu'il essaie de marcher un peu sur ces traces-là. Ça a réussi bien, Philippe de Villiers. On verra si ça marche aussi pour lui. Il aurait pu rajouter « Où va le pognon ? » de dingue. Oui, c'est ça. Absolument. Alors où va le pognon ? Tiens, justement, continuons à parler gros sous avec vous, Stéphanie Villers, parce que le pognon, il a de moins en moins de valeur. L'inflation est là. Il y a une petite musique qui est en train de monter. La barre des 2% a été passée. Est-ce qu'il faut la redouter ou pas ? Alors déjà, il faut voir comment elle se calcule, cette inflation. Alors c'est simple.

L'INSEE nous constitue un panier de biens théoriques de la ménagère. Et regarde à l'intérieur comment évolue le prix des produits. Et on voit qu'en septembre, effectivement, ce prix des produits a augmenté de 2,1%. On n'avait pas connu ça depuis... Ça a mis une barre psychologique qui est franchie quand même avec les 2%. Parce que ça faisait depuis 2018 qu'on n'avait pas connu ça. Normalement, notre inflation était restée stagne à 1%. Alors est-ce que c'est inquiétant ou pas ? Alors la BCE, la Banque Centrale Européenne, qui est là pour contrôler notre inflation, nous dit non. Non, non, ça c'est de l'inflation totalement maîtrisée.

Mais par contre, le problème, c'est que la BCE, elle ne regarde pas uniquement la France. Elle regarde l'ensemble des pays européens. Et là, l'inflation, elle est à 3,4%. Alors le problème, c'est que quand elle est à 3,4%, normalement, théoriquement, la Banque Centrale est obligée de réagir. Elle est obligée d'augmenter les taux d'intérêt. Et c'est là où ça se complique. Parce que quand les taux d'intérêt augmentent, ça pèse sur la charge de la dette des États. Et on sait que pendant cette crise sanitaire, tous les États de la zone euro se sont mis à massivement s'endetter pour financer cette crise. Oui, on disait que l'endettement n'était pas un problème. Voilà.

Mais s'en est un à travers les taux d'intérêt. Donc c'est ça, le danger. C'est si l'inflation galope trop, les taux d'intérêt augmentent. Et là, le danger est là. Voilà. Donc là, effectivement, ça peut être dangereux pour la reprise, parce qu'on s'est endetté avec de l'argent à bon compte pendant des années. Mais est-ce qu'on peut prédire d'ores et déjà comment va évoluer cette inflation ? C'est toute la question. Alors si on regarde de près le détail de l'inflation, on voit que c'est les prix de l'énergie, et ça, on le sait très bien, qui ont bondi. Les prix de l'énergie ont augmenté de plus de 17% dans la zone euro. Et c'est ça qui pèse sur l'indice général des prix.

Effectivement, très clair sur le petit tableau. C'est spectaculaire, même. C'est ça qui explique la hausse de l'inflation. Alors pourquoi ces prix de l'énergie augmentent ? C'est lié à l'activité. C'est-à-dire que toute la reprise mondiale a eu lieu dans tous les pays au même moment. Il y a une pression sur l'offre, parce que pour produire, on a besoin de matières premières. Et donc ça, ça fait augmenter les prix de l'énergie. Alors les États et les banques centrales se veulent ultra rassurantes. Elles nous disent « Ne vous inquiétez pas, cette inflation est transitoire. Les prix vont revenir à un niveau d'équilibre. On n'a pas à s'inquiéter. Et c'est un pari risqué.

Et on espère tous qu'ils ont raison. Pourquoi ? Parce que si l'inflation reprend, alors il y a un risque qu'on appelle de stagflation, c'est-à-dire qu'on arrive dans une phase ultra dangereuse où il n'y a pas de croissance et il y a un niveau d'inflation élevé. À la japonaise. Absolument. Comme le lait sur le feu, évidemment. Et ça l'est déjà par le gouvernement. Merci Stéphanie. On part en Italie maintenant avec vous, Magali. Pour les élections municipales, il y a une nouvelle dans le paysage politique qui devrait tirer son épingle du jour. C'est Georgia Meloni, formation d'extrême droite, qui pourrait même rafler Rome. Et souvent, on la compare à qui ? À Marion Maréchal.

Oui, il faut dire qu'il y a quelques points communs. C'est l'égérie de la droite ultra conservatrice, de la droite souverainiste. Un parcours éclair, un engagement politique radical très jeune. À 15 ans, elle s'engage au sein des jeunes du mouvement social italien, les héritiers du fascisme. Et puis elle est ensuite élue plus jeune députée. Elle est même la plus jeune ministre du gouvernement de Silvio Berlusconi. Et puis elle va finalement prendre ses distances avec cette alliance des droites. Elle crée son propre parti, Fratelli d'Italia, frères d'Italie, à droite toutes. Pour planter le décor, extrait de l'un de ses discours, version remixée.

C'est un clip qui a fait un carton sur les réseaux sociaux et qui a largement contribué à la faire connaître.

5:38
Locuteur non identifié

Georgia !

5:52
Invité

C'est fait par ses équipes à elle ou c'est une parodie faite par d'autres ? C'est un remixé par d'autres mais qui a vraiment fait un carton. Qui l'a servi en fait. Qui l'a servi. Des slogans en fait très simples. Une ligne dont elle n'a jamais varié. Georgia Meloni, elle défend la famille traditionnelle et sa religion contre l'islamisation avec évidemment un discours très ferme sur l'immigration. Alors vous nous avez parlé du parti qu'elle avait créé. On voit que ça bouscule l'ensemble du jeu politique italien. Il en est où d'ailleurs ce parti ? Ça donne quoi ? Il a commencé à 4%. Il est aujourd'hui à 20% d'intention de vote.

Au niveau national, au coude à coude avec la Ligue qui est évidemment l'autre partie de la droite radicale de Matteo Salvini, ancienne amie, devenu un rival. En fait elle a fait un pari. La compétition à droite de la droite, ça rappelle un peu quelque chose sur la France. Et elle a fait un pari, Georgia Meloni, c'est de refuser de céder aux sirènes de la coalition. Lorsqu'en février dernier, le Premier ministre Mario Draghi, l'ancien banquier, tend la main pour faire un gouvernement d'Union nationale, Matteo Salvini y va, pas elle. Et depuis c'est elle la vraie figure de l'opposition. Parce qu'elle est restée pure. Voilà, ils sont partis, ne cessent de grimper.

Elle a fait une campagne tous azimuts pour défendre ses candidats aux municipales qui se tiennent donc depuis hier jusqu'à aujourd'hui en Italie. A Rome, c'est même l'un de ses candidats, Enrico Michetti, un ancien animateur radio qui était totalement inconnu du monde politique qui pourrait l'emporter sur le centre-gauche, sur la populiste sortante du mouvement 5 étoiles. Ce serait un véritable coup de tonnerre. Et Georgia Melloni ne s'en cache pas, elle a évidemment des ambitions nationales. Ce qu'elle veut, c'est gouverner l'Italie. Un modèle, Victor Orban, qu'elle voit très fréquemment, comme une certaine Marie-Marie-Maréchal. Elle était peut-être d'ailleurs au week-end à Budapest.

Lors de la réunion à laquelle on testait Marie-Marie-Maréchal et Éric Zemmour aussi. Et à le sommet de la natalité. Évidemment, il y a plein de parallèles là-dessus. Après Rome et après Budapest, on va revenir à Paris parce qu'il y a un événement aujourd'hui, plutôt une fin d'événement, Sylvia. C'est Christo et le fameux Arc de Triomphe emballé. Aujourd'hui, on déballe un petit peu tout. Il y a eu pas mal de monde pendant 15 jours. Qu'est-ce qui se passe depuis quelques heures maintenant ? Ça, c'est en train de déballer. Tout ça va effectivement disparaître. Alors, emballé ou pas, Julien, ça a été un peu la blague. On a le plus fait ces dernières semaines.

Et effectivement, je ne vais pas vous la faire. Alors, c'est vrai que dès le début, l'ordre possupe... Moi, je ne suis pas un grand fan, personnellement. Moi, j'adore. Vous êtes un peu représentatif, effectivement, de ce qui s'est passé. Ça dépend de l'heure, en fait.

8:31
Présentateur

Oui, moi, j'y suis allé hier soir à 22h30, exprès, avant. Ah, c'est ça. C'était joli. Coucher, c'était après le coucher. Oui, à la nuit, c'était joli.

8:37
Invité

Moi, je dormais, monsieur.

8:38
Locuteur

On préparait cette émission.

8:39
Invité

En tout cas, effectivement, beaucoup de débats. Tout d'abord, sur l'esthétique. Est-ce que c'est beau ? Est-ce que c'est pas beau ? C'est le propre de l'art, de faire débat. Et ça ne peut pas toujours faire l'unanimité. On écoute ses réactions.

8:50
Locuteur non identifié

Pour Paris, je trouve que c'est génial. L'Arc de Triomphe, c'est quand même Paris. Et là, tout le monde va pouvoir assister, voir, avoir des commentaires, critiquer, aimer, pas aimer. On a un emballage assez extraordinaire. C'est un événement magique. C'est quand même beaucoup moins beau, quoi. C'est la première fois qu'on le voit. Et c'est quand même moins agréable de le voir comme ça que comme il est de base, quoi.

9:18
Invité

Voilà, il y en a un peu pour tous les goûts, effectivement. Donc, effectivement, l'esthétique et puis le gaspillage d'argent. Certains disaient, oh, voilà, ça a coûté 14 millions d'euros. Est-ce que ça valait vraiment la peine ? Ça a été autofinancé par... Ce n'est pas de l'argent public. Non, non, autofinancé entièrement par la vente des œuvres de Christo. Mais surtout, le risque aussi d'abîmer le bâtiment, voire de le corrompre avec cette œuvre. Beaucoup de gens disaient que ça allait défigurer notre patrimoine, explique le directeur de la rédaction des Beaux-Arts Magazine. Bref, les critiques ont plu durant l'installation et les premiers jours.

Mais aujourd'hui, c'est l'heure de faire le bilan. Et qu'est-ce qu'on en dit ? Eh bien que c'est avant tout un succès populaire. 800 000 personnes ont tout de même visité cet arc de triomphe. Je peux vous dire, j'ai fait comme Julien. Moi, j'y suis allée hier parce que j'étais à la bourre. Il y avait un monde fou. Il y avait tout. Il y a un monde fou. Donc, succès populaire. D'autant plus que la nuit blanche, il a plu. Donc, les gens se sont rattrapés effectivement dimanche. Une petite comparaison avec Tout-en-Camon, qui a été l'exposition la plus visitée. 1,4 million de visiteurs. Donc, c'est quand même pas mal. 1,4 million payants contre 800 000 gratuits. Voilà.

Mais non, mais pour vous dire, c'est quand même pas mal. 800 000 sur 15 jours. Alors Tout-en-Camon, ça a duré beaucoup plus longtemps. Niki, je trouve, résume très bien l'affaire sur Twitter. On va regarder son tweet. L'œuvre de Christos sur l'arc de triomphe était détestée. Il a fini à dorer sans qu'on comprenne vraiment la raison. Un peu comme Édouard Philippe, en fait. Je ne sais pas. Un tweet au hasard. Particularité de l'œuvre, le fait qu'elle se part... Pour paraisons totalement gratuites, alors vraiment. Non, mais il a aimé parce qu'en fait, il a liké Édouard Philippe. Donc, vous voyez, il a aimé. Ah, bah oui, il a aimé. Il a aimé, donc il a aimé.

Alors, effectivement, particularité de l'œuvre. Vous êtes allé hier, vous avez vu, les couleurs, effectivement, sont un peu différentes. C'est ça aussi, la fonction de cette œuvre. Ça change avec la luminosité. Explication, d'ailleurs, du neveu Christo, du neveu de Christo, si vous n'aviez pas compris.

11:00
Locuteur non identifié

C'est vraiment fait pour que tout le monde en profite gratuitement. que tout le monde puisse s'approcher pour toucher ce tissu qui va prendre vie sous l'effet du vent.

11:09
Invité

Voilà, il prend vie sous l'effet du vent. Et puis, ça change en fonction aussi de la luminosité. Une œuvre extrêmement instagrammable. C'est vrai qu'on n'a jamais vu autant l'arc de triomphe sur les réseaux sociaux. À des millions de fois. Et puis, des nuits touristes, vous l'avez dit, pour la journée sans voiture, pour la nuit blanche. Et effectivement, ce week-end, à tel point, effectivement, qu'on a retrouvé aussi des morceaux de la toile de Christo sur le bon coin. C'est vrai que c'était distribué gratuitement si vous vous approchiez de l'arc de triomphe. Et ça vaut jusqu'à 50 euros sur le bon coin. Vous en avez pris, Julie ? Non, c'est pas bien.

Moi, j'en ai eu deux, mais je ne les ai pas vendus sur vous. Ah bon ? Pour lui jurer. Alors, l'arc du triomphe empaqueté, Sylvia, c'était surtout un rêve pour l'artiste Christo et sa femme, Jeanne-Claude. Et sa femme, Jeanne-Claude, tout à fait, Christo, qui est décédé en mai 2020. C'est donc un hommage qui lui a été rendu 36 ans après le pont neuf. Au départ, elle devait être installée, cet arc de triomphe, en septembre 2020 pour les journées du patrimoine. Alors, pour ceux qui criaient à l'écocide, il n'en est rien. La toile va être entièrement recyclée. C'est 25 000 mètres carrés de tissu polypropylène. 3 000 mètres de cordes rouges, elle va aussi être recyclée.

Les opérations de démontage, elles vont durer un petit peu, quand même, un mois. Mais rassurez-vous, l'arc de triomphe sera rendu aux Parisiens, aux Français d'ailleurs, pour les commémorations du 11 novembre. Peut-être même encore plus beau, d'ailleurs, car selon la devise de Christo, il faut savoir cacher pour mieux redécouvrir. Je veux dire aussi, il y a des jeunes qui ont découvert la tombe du soldat inconnue à cette occasion. Oui, effectivement. Donc, c'est pas mal. Ça aura servi au moins à ça. On remballe l'arc de triomphe et on déballe maintenant le face-à-face, Jean-Luc Mélenchon et Françoise Degoy. Bonjour à tous les deux, bourrés d'énergie, comme toujours, Françoise Degoy.

C'était magnifique. Eh bien, oui, oui, l'arc de triomphe, ça vous plaît. Ça ne vous a pas plu. Moyen, franchement. J'ai tout ça beau, je suis dit. Je ne serais ni moche ni laid. J'ai du mal à avoir un avis. En revanche, sur le nucléaire, là, les avis sont beaucoup plus tranchés, beaucoup plus définitifs. Le nucléaire, qu'Emmanuel Macron tente de relancer ou souhaite relancer. En tout cas, c'est ce qu'on a confirmé, même si c'est du bout des lèvres du côté de Barbara Pompili. Écoutez. Ce jour où on travaille, c'est la recherche et développement sur tous les types d'énergie et notamment sur des réacteurs SMR sur le nucléaire. Pourquoi ?

Parce que nous avons besoin de pouvoir avoir de la recherche sur toutes les alternatives possibles pour être prêts quand on va devoir faire des choix de politique énergétique. Comme je vous l'ai dit, on a une forte croissance de la demande d'électricité qui va arriver dans notre pays. On l'estime à 20% d'ici 2035. Pour cela, évidemment, on ne va pas construire une centrale nucléaire en moins de 10 ans. Ça n'existe pas. Donc, c'est pour ça qu'on a besoin de développer beaucoup les renouvelables. Et c'est pourquoi nous sommes ici et qu'on va travailler sur tous les autres renouvelables. Alors, vous avez compris, ce sont des sites dits SMR. De quoi s'agit-il ? Expliquez-nous, Nivine Poutros.

Alors, ces mini-centrales, c'est ce qu'on appelle dans le jargon des SMR, des Small Modular Reactors. Ça fonctionne en fait exactement comme une centrale nucléaire classique avec un réacteur à eau pressurisée. La vraie différence, évidemment, c'est leur taille. Ils sont bien plus petits. Ils sont également plus modulables. Ces mini-centrales, elles peuvent notamment être construites en série pour des coûts, évidemment, plus faibles, avec des délais de construction qui seraient également raccourcis. De la même manière, ces mini-centrales, elles seraient plus facilement transportables, que ce soit par voie terrestre ou maritime. Alors, pour l'instant, en France, il n'existe pas de SMR.

Mais EDF travaille sur un projet baptisé NewWat, avec des mini-centrales d'une puissance de 170 kWh. C'est dix fois moins puissant et dix fois plus petit qu'une centrale nucléaire classique, avec un prix de revient estimé pour l'instant à 72 dollars par mégawatt-heure. Alors, c'est plus cher que l'électricité produite par une centrale nucléaire classique. Mais évidemment, les coûts annexes sont beaucoup moins importants, notamment le coût de développement. Ça coûterait environ 1 milliard d'euros, d'après les premières estimations d'EDF. Mais il faudra être patient, puisque toujours, selon EDF, leur mise sur le marché est prévue pour 2035 au plus tôt, voire 2040. Merci Nivine.

Jean-Luc Manon, c'est une bonne idée ou pas ? A priori, oui. A priori, oui. Il y a l'idée de rester dans la logique de réduire, mais en étant à un mix autour de 50%. Pour le faire, il faut des compléments. A priori, ça paraît assez intelligent de procéder à ça, puisque les évolutions scientifiques et technologiques permettent de le faire. Alors évidemment, pour trouver ça intelligent, il faut accepter l'idée du mix. Ceux qui nous disent que c'est une catastrophe le nucléaire, il faut arrêter tout de suite, ils ne trouveront évidemment pas leur compte.

Mais comme souvent les mêmes nous disent qu'ils trouvent que les éoliennes, ce n'est pas joli, que mettre de la marée motrice, ça ennuie les poissons, c'est assez compliqué de trouver comment on fait pour arriver à changer de mode énergétique. Donc, de mon point de vue, je pense que l'évolution énergétique, ça ne peut être qu'une évolution progressive. Je trouve raisonnable de limiter la part du nucléaire, je trouve déraisonnable de dire qu'on le supprime. – Forçois de voir. – Oui, alors moi, je rigole, parce que j'aime beaucoup, vous en cessez l'humour de Jean-Luc, qu'on est soit une chose, soit une autre.

Vous voyez, moi, ce que je vois dans ces chiffres, parce que ce sont des annonces, je vous rappelle quand même qu'on a encore un EPR en construction qui n'est toujours pas fini, qui est flamandville. – Je rappelle que nous rentrons, en fait, là, dans la grande bataille présidentielle. Le nucléaire va être un sujet. Alors là, on tombe tous de l'arbre, parce qu'on s'était dit, non, ça ne peut pas être le nucléaire, c'est une histoire, mais une histoire toujours parallèle. Pas du tout. On sent qu'Emmanuel Macron rentre de plein pied. D'un seul coup, il n'y a pas plus nucléariste que lui. Le candidat de 2007 ne l'était pas. Emmanuel Macron l'est. Il l'est même au niveau de l'Europe.

Vous savez qu'il est surnommé le chevalier noir du nucléaire par les autres nations européennes, parce qu'il veut imposer la stratégie française du nucléaire, le savoir-faire. Moi, je dis juste que je ne suis pas une anti-nucléaire forcenée. Je dis juste que nous avons décidé d'aller vers un mix énergétique. Cette annonce-là, je pense qu'elle fait écho à Valérie Pécresse qui annonce sur son cheval blanc, nous allons faire 6 EPR. – C'est ce que propose aussi Agnès Pannier-Runachet, qui est membre du gouvernement. – Écoutez, je suis d'accord avec vous. Si on commençait déjà par en faire un, si on commençait déjà, si vous voulez, par bien terminer Flamanville, on a combien d'années de retard ?

Il faut finir Flamanville. Si on commençait à se poser la question du retraitement, je lisais un papier dans un journal qui est tout sauf, un journal gauchiste et encore moins écologiste. Les échos, on ne peut pas faire mieux. Les échos parlaient du problème du retraitement. La piscine de la Hague, par exemple, 10 000 tonnes de retraitement de déchets nucléaires. Vous savez qu'il y a une partie des déchets que vous êtes obligés de laisser immerger à vie, que vous ne, comment dirais-je, que vous ne retraiterez jamais pour 10 millions, 20 millions, 30 millions d'années. La piscine de la Hague est saturée. Il y a déjà 10 000 tonnes de déchets nucléaires qui marinent dans leur jus.

Il faut reconstruire une piscine pour 1,5 milliard d'euros. Vous comprenez bien, tous les tenants, tous les gens, tous les chantres du nucléaire énergie propre se gardent bien de nous expliquer qu'est-ce qu'on fait des déchets. Nous sommes en saturation. Les poubelles débordent. Super papier dans un journal anglo-saxon. La poubelle nucléaire mondiale déborde. Donc Emmanuel Macron, il peut faire des mini, des moyens, des grands, des EPR, des petits, des small, etc. Le problème n'est pas là. Le problème, c'est de l'annonce politique, électorale, profondément, comment dirais-je, profondément présidentielle.

Il répond à Valérie Pécresse, il se place sur les terres de la droite, mais pas, comme toujours avec Emmanuel Macron, on fait en petit parce que... Mais c'est la vérité. On appelle sur chaque proposition qui est faite de faire un meeting. C'est un meeting, pardon. C'est un meeting, vous faites un meeting. Non, ce n'est pas un meeting, c'est la réalité. Ça est bien, d'ailleurs. À chaque fois qu'une décision est prise dans les six mois qui viennent... Il n'y a pas de décision, là. La proposition est faite dans les six mois et dans les six derniers mois, on peut dire que c'est lié à l'élection présidentielle et ça l'est sans doute, d'ailleurs. La question, là, est de dire des mini, des grands.

Non, il y a une proposition qui est une proposition d'accompagnement. Parce que les centrales telles qu'elles sont, d'abord parce qu'il y a des moments où il faut les arrêter pour les aménager, pour faire la maintenance, etc. Donc l'idée qu'il n'y ait pas des moments de chute complète et que la production puisse se poursuivre, moi, je le dis, je ne suis pas ingénieur nucléaire, donc me paraît, du point de vue de ce que disent les scientifiques, plutôt une bonne idée.

Et contrairement à ce que vient de dire Françoise, je ne crois pas que la question fondamentale qui soit en débat, si on veut traiter la question, ce soit de savoir si le président le fait avec une arrière-pensée électorale et qu'il fait le 28, alors que s'il l'avait fait le 22, ça aurait été une décision qu'on aurait pu commenter autrement. Est-ce que c'est juste ou pas ? Est-ce que c'est utile ou pas ? Parce que sinon, on va avoir un débat présidentiel qui n'aura pas de sens. À chaque fois que quelqu'un donnera une idée, on y dira, c'est pour gagner l'élection, cette blague. Ils ne vont pas faire des propositions pour perdre.

À chaque fois que Xavier Bertrand va faire une proposition, on va la regarder et on va dire, ah ben oui, mais enfin pourquoi ils ne l'ont pas fait il y a 20 ans ? Ah ben lui, il le fait pour gagner, cette blague. Évidemment, il le fait, non, mais arrêtez de dire avec cette petite auteure-là, Montané, c'est sympathique. Je vous pose une question. Est-ce qu'on ne peut pas traiter de la question sérieuse du nucléaire ? Et vous venez dans une mesure de le souligner par la question des déchets et du traitement des déchets. Et du mix. Mais personne ne remet en cause le mix jusqu'à maintenant. Vous ne pouvez pas.

Jean-Luc, vous ne pouvez pas avoir votre ministre de l'Industrie qui parle de six nouveaux EPR, facture pour EDF, la première facture, 46 milliards d'euros, ok ? Et le président qui en même temps dit, on fait des mini et des plus petits, etc., des plus petits modules, et continuez sur l'idée qu'on va faire un mix. Enfin, ça veut dire que si vous continuez sur l'EPR... Il faudrait d'abord faire un mix entre deux. Mais non, mais pardonnez-moi de vous dire de quoi a besoin le mix nucléaire. Il n'a pas besoin de 46 milliards d'investissements sur des EPR qui ne fonctionnent toujours pas parce qu'on a un problème de défaillance technologique, parce qu'on a perdu notre savoir-faire.

On a le droit de le dire, on peut le dire. Moi, je ne suis pas en train d'expliquer que la France est faible. La France a perdu son savoir-faire, et vous le savez très bien, en tout cas une partie. On ne peut pas... Mettons de l'argent sur les énergies renouvelables. La légende sur les éoliennes qui ne fonctionnent pas quand il n'y a pas de vent, c'est faux. Les éoliennes fonctionnent entre 75 et 80% du temps. L'énergie, elle est stockée, et elle est remise. La nouvelle génération des éoliennes, les éoliennes, tous les lieux communs qu'on peut entendre sur tous les plateaux, la pétisent sur les éoliennes. Je termine. Sur les éoliennes, les éoliennes font du bruit.

Non, 35 décibels, c'est une conversation à voix basse à 500 mètres. Il n'y a pas de stockage. Il faut bien qu'il y ait du vent pour que les éoliennes tournent. Non seulement elles tournent, mais elles tournent. Et quand elles ne tournent pas... Mais écoutez, arrêtez de... On ne peut pas raconter des bêtises toute la journée comme ça. Je lisais le papier... Heureusement que vous êtes là. Non, bien sûr. Je lisais le papier de Stéphane Bern, la tribune, où il disait 25% du temps. C'est faux. Les éoliennes en France tournent entre 75 et 90%. Quand elles ne tournent pas, l'énergie qu'elles ont produite est stockée. On peut parler, on peut dire un mot. Voilà. Il faut... Pardon, je suis un peu...

Sur ces questions d'énergie, il ne faut pas brasser du vent, sans vilain jour. Moi, je ne brasse pas de vent. Je vous dis la chose. Non, il faut regarder. Il n'y a pas de solution énergétique formidable qui fera consensus. Il n'y a pas. Les éoliennes, il y a un certain nombre de problèmes. Françoise vous dit que c'est une merveille. Vous, vous allez nous dire qu'il y a des problèmes de stockage et de vent. Et vous aurez raison. C'est un moyen technologique intéressant. Et oui, il y a des problèmes d'efficacité. Et oui, il y a des problèmes de pollution. Parce qu'une fois qu'on dit ça, si je mets devant la maison de campagne de Françoise une éolienne, elle n'est pas contente.

Mais je n'ai pas de maison de campagne. Ah ben voilà, c'est pour ça que vous êtes pour les éoliennes. Parce que vous n'avez pas... Mais je viens de la campagne. Parce que vous n'avez pas de maison à la campagne. Mais je viens de la campagne arrêtez ces trucs. Parce que, en fait, c'est parce que vous êtes une urbaine qui déteste la campagne que ça ne vous ennuie pas qu'on détruise des trucs. Non, non, mais moi, je suis... Mais moi, je suis... Non, mais je plaisante en disant ça. Voilà, présenter... Je suis pour... Je suis... Je suis pour qu'il y ait... Mais je suis pour un mix qu'il y ait des éoliennes. Voilà.

Je suis peut-être pour qu'on regarde davantage avec les populations là où on les met, les éoliennes. C'est-à-dire qu'on ait des discussions qu'on n'impose pas. On arrête avec cette verticalité. Je suis d'accord. Et donc, sur le reste. Et sur la question des déchets, je lis aussi beaucoup de choses sur cette question-là. Il faut regarder. Parce que l'idée qu'on ne peut rien faire quand on ne s'est pas traité par la suite est une folie scientifique. C'est une folie scientifique. Sinon, si on avait fait ça, on ne ferait pas de satellite. On ne sait pas les recycler. On n'aurait pas fait de voiture. À l'époque, on ne savait pas les recycler. Donc, attention à l'idée.

Toujours ceinture et bretelle avant de lancer les héroïes. Allez, on avance. Vous savez très bien que le MOX ne se recycle pas. Vous savez très bien qu'on a un problème de déchets. Ne soyez pas de mauvais soins. Je suis bien de le dire. Donc, je suis tout à fait d'accord. Et moi, à votre différence, j'ai confiance dans le progrès. Je pense qu'on... Arrêtez avec cette idée. J'ai confiance dans le progrès. Eh bien, moi, je ne fais pas confiance dans le progrès. D'accord. Je n'ai pas confiance dans le progrès. C'est vrai. Est-ce qu'à droite... Pas tout ne me fait pas confiance. C'est vrai. Vous êtes sceptique. Le médiateur, par exemple...

Est-ce qu'à droite et chez les Républicains, ils ont confiance dans l'avenir ? En tout cas, pas forcément, pas dans l'avenir à court thème. En tout cas, parce que c'est un peu l'impasse et la droite est en train de s'aborder,

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