[DIRECT] Questions au gouvernement du mardi 24 mars 2026 à l'Assemblée nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
En quoi Lionel Jospin a marqué l'histoire politique ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La gauche plurielle incarnée par Jospin peut-elle inspirer les alliances actuelles ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La laïcité est-elle passée du côté de la gauche selon vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quel bilan tirez-vous des élections municipales pour votre camp ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Les alliances avec les socialistes ont-elles été efficaces ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle analyse faites-vous des alliances de droite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Antoine LéomanChiffre
« Il y a 400 conseils municipaux dans lesquels il va y avoir désormais des élus insoumis. »
- 10:30Mathias TavelFait
« 9 ans que vous vous trompez et que vous trompez les Français. »
- 12:00Jean-Philippe TanguierChiffre
« Près de 60 % du prix du carburant est constitué de taxes. »
- 13:30Jean-Philippe TanguierFait
« Vous avez aggravé le 1er janvier les certificats d'économie d'énergie qui pèsent désormais 17 centimes par litre contre 4 en 2022. »
- 26:00Géraldine GrangerChiffre
« 1 € investi dans Azalé, c'est 30 € d'économie. »
- 33:00Éric PogetFait
« Des familles qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois. »
- 10:00Isabelle SantiagoFait
« Aucune évaluation, pas de cartographie, pas de suivi des parcours des enfants. »
- 16:00Christophe NigelFait
« Il faut des mesures concrètes et surtout des mesures rapides. »
- 22:00Annie JeunevinChiffre
« Plus de 500 contrôles ont été effectués et 5 % d'entre elles ont été sanctionnées. »
- 32:00Jean-Noël BarreauFait
« Le Liban n'avait aucune intention de se laisser entraîner dans cette guerre déclenchée par Israël et les États-Unis. »
- 34:00Sébastien LecornuFait
« Nous n'avons pas de problème de pénurie. »
- Fait
« les outils sont prêts au cas où tout la fiscalité pourrait faire un appel d'augmentation des marges »
- Fait
« le premier ministre a dit les outils sont prêts au cas où tout la fiscalité pourrait faire un appel d'augmentation des marges »
- Fait
« on a oublié de refermer les robinets et c'est aussi pour ça qu'on s'est retrouvé dans cette situation de production crise successive »
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et bienvenue sur LCP. Ravi de vous retrouver pour une séance des questions au gouvernement. À suivre en direct et en intégralité comme chaque mardi à partir de 15h.
On va revenir sur le bilan des élections municipales et on se demandera aussi ce qui va se passer maintenant ici à l'Assemblée nationale. Tout au long de cette émission, on aura le plaisir de retrouver Marion Becker et Thbao EOC depuis la salle des quatre colonnes. On retrouvera un peu plus tard Stéphanie et Despierres dans l'hémicycle et puis quelques minutes avant 15h, on suivra en direct l'arrivée du premier ministre et des membres du gouvernement.
Thbaoc 3 semaines de campagne des élections municipales et une rentrée des classes aujourd'hui à l'assemblée. Thbo. Ouais 3 semaines de campagne municipale et 3 semaines de fermeture pour l'Assemblée nationale.
Ambiance de reprise donc aujourd'hui pour les députés qui font le bilan de ces élections et puis qui se préparent pour un agenda législatif chargé, vous l'avez dit car tout ça a fait perdre un petit peu de temps et maintenant et bien le calendrier s'annonce serré et puis des députés qui s'inquiètent aussi bien sûr de la crise au proch au Moyen-Orient et de ces retombées économiques. ce qui étaient les sujets de conversation ce matin ici en salle des quatre colonnes. Merci Thbo.
Ce sera évidemment les thèmes de la séance des questions au gouvernement. Les députés vont revenir sur la situation internationale sur ses conséquences sur les hausses des prix de l'énergie et sachez que cette séance commencera par un hommage à l'ancien premier ministre Lionel Jospin. On va justement débattre de ces sujets avec Marie Lebec.
Bonjour. Vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines. Antoine Léoman.
Bonjour. Député la France insoumise de l'esson. Vous allez commencer cette séance des questions gouvernement par un hommage à l'ancien premier ministre Lionel Jospin.
Je voulais vous donner la parole à l'un comme à l'autre. Alors vous êtes pas de sa génération, vous êtes plutôt des années 90 l'un comme l'autre. Mais en quoi il a marqué l'histoire de la politique ?
Antoine Léoman déjà c'était un premier ministre et un des premiers ministres qui est resté le plus longtemps au pouvoir puisqueil était dans une période de cohabitation avec Jacques Chirac. C'est l'homme pour nous des 35 heur d'une alliance rouge, rose, verte un peu sur le mode de ce qu'on a essayé de faire avec la NUPES puis le nouveau Front populaire même si pour notre part c'était la gauche de rupture vraiment qui était qui était en tête de cette alliance. Et puis c'était aussi le ministre au moment où Jean-Luc Mélenchon lui-même était ministre de l'enseignement professionnel et Jean-Luc l'a dit, il a toujours eu le soutien plein et entier de Lionel Joseppin pour mener à bien son action comme ministre.
Donc c'est un homme dont on salue la mémoire. Marie Lebac, Lionel Jospin pour beaucoup aussi de téléspectateurs, c'est l'homme qui avait annoncé son retrait de la vie politique le 21 avril, ce séisme avec Jean-Marie Le Pen au second tour. Oui, je pense que ça fait partie de mes mes premiers souvenirs de la vie politique.
Moi, j'ai une soirée une une image très claire en fait de ce qui cette soirée électorale avec autour de la table ma famille qui découvre les résultats de de l'élection présidentielle et aussi effectivement cette annonce de retrait qui est je pense une décision qui au fond dans la vie d'un homme politique n'est jamais facile à prendre et donc ça montrait aussi je pense pour lui à la fois le choc de l'arrivée du Rassemblement national au 2e tour et une forme de courage au fond de reconnaître que il était pour parti responsable de ne pas avoir réussi à se à se qualifier lui-même. Je crois que c'est important au fond cette hommage, c'est aussi une page un peu de notre vie politique qui se qui se tourne et on a à peu près le même âge avec Antoine Léomand. Donc c'est c'est aussi je pense des souvenirs pour nous de politique d'enfance.
On est tous les deux assez politisés et donc je pense qu'on a c'est voilà c'est une part de notre mémoire collective qui s'en va et à chaque fois qu'il y a un décès d'un homme politique on essaie aussi de voilà de l'analyser sur la situation actuelle. Vous Antoine Léoman vous rappeliez, c'est la gauche plurielle. Façon de dire qu'il faut peut-être une union de la gauche.
Quand d'autres disent "C'est une certaine gauche qui disparaît. La gauche laïque, universaliste." Bah je crois que la gauche est toujours laïque et universaliste.
Mais c'est vrai que la enfin j'espère par ailleurs qu'il y a aussi des gens de droite qui restent laïqu et universalistes. Je commence à avoir quelques doutes parce que je vois que par exemple quand au pu envelet il y a un un cimetière musulman qui est saccagé. Il y a pas de mot de la droite qui est censée être républicaine sur le sujet, rien du tout, pas un mot de soutien.
Par contre, il y a des propos qui sont faits pour empêcher les personnes qui portent le voile malheureusement de siéger dans les conseils municipaux dans lesquels elles sont élues. Donc, je trouve que c'est il y a un de poids de mesure quoi. C'est-à-dire on attaque les personnes musulmanes, par contre quand elles sont attaquées, il y a plus personne pour les défendre du côté droite.
Donc moi, j'ai l'impression que la laïcité, elle est clairement passée de notre côté, que l'universalisme aussi il est passé de notre côté et que il y a une certaine droite qui tend de plus en plus vers l'extrême droite et qui malheureusement met en cause des valeurs de la République. Marie Lebec sur voilà cette gauche qu'incarnait Lionel Jospin et on voit bien, on se souvient que lui avait été très critiqué quand il avait dit que Jacques Chirac était fatigué, usé, c'était aussi une autre vie politique peut-être moins violente que maintenant, plus respectueuse du débat. Oui, je pense que de toute évidence, mais on le voit bien à l'occasion de ces du résultat de ces élections municipales, peut-être aussi de la façon dont certains maires ont été un peu chassés de leur mairie quand ils avaient perdu les les élections.
Il y a une plus grande conflictualisation de de la vie politique. Je sais pas si c'est en bien ou en mal. Ce qui est sûr, c'est que en tout cas ça incarnait autre chose que celle qui est celle que nous connaissons aujourd'hui ici à l'Assemblée mais aussi au fond que l'on retrouve à l'occasion Municipal.
était aussi peut-être. Allez, on va revenir justement sur le bilan de ces élections municipales. Il y avait énormément de députés candidats dans les mairies.
Qu'en est-il Thboc ? 38 députés maire à l'issue de ces municipales he sur la centaine qui était candidat voilà qui annonce un mouvement de départ Elsa et d'arrivée ici à l'Assemblée car on le rappelle on ne peut pas cumuler la fonction de député avec un mandat exécutif local. Il va donc falloir choisir partir ou rester.
Alors, d'après le décompte de LCP, au moins 25 députés ont choisi de renoncer à leur mandat à l'Assemblée. C'est le cas par exemple du nouveau maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire, des députés ensemble pour la République Thomas Casnav et Antoine Armand qui deviendront respectivement maire de Bordeaux et d'Ansc de l'insoumis David Guirot Haroué du député les démocrates Olivier Falorni à la Rochelle ou de l'élu encore droite des républicaines Véronique Louvagi élu à l'aigle enfin par exemple Alexandra Masson pour le RNA Menton au contraire six députés ont déjà indiqué qu'ils préféraient conserver leur mandat au palais Bourbon. C'est notamment le cas du député les républicains et rapporteur général du budget Philippe Juvain.
La plupart des partants seront remplacés par leur superant mais peut-être pas tous. Alors, il y aura peut-être des élections législatives partielles dans un peu plus d'un mois. Dernier changement important, deux groupes parlementaires vont devoir se choisir un nouveau président.
C'est le cas du groupe Horizon dont le chef de fil Paul Christophe a été lui maire dans le nord et d'Éric Sioti qui va prendre la tête de la mairie de Nice. Il présidait le groupe UDR l'Union des droites pour la République. Merci beaucoup Thbo Inoc.
On suivra évidemment les élections de ces nouveaux présidents ici à l'Assemblée nationale. Le bilan dans chacune de vos formations politiques. Alors quatre députés élumire dans votre camp.
Antoine Léomand quel bilan vous vous tirez ? On sait que chaque formation politique souvent chaque formation gagné dit qu'elle a gagné. Alors je vous laisse le dire et puis ensuite on pose quelques question.
On a gagné évidemment. Non, je très sérieusement. Bon pour nous c'est une immense fierté de voir qu'il y a autant de de de membres de la France insoumise qui vont entrer dans les conseils municipaux.
On a fait à peu près le calcul. Il y a 400 conseils municipaux dans lesquels il va y avoir désormais des élus insoumis. C'est une entrée massive dans les conseils municipaux partout en France.
Évidemment, vous l'avez dit, il y a quatre députés qui sont élus, mais on a aussi d'autres maires qui ont gagné les élections. Et puis j'ai la joie aussi puisque je l'avais rencontré à Coursel les lances dans la circonscription de Marine Le Pen où j'avais été faire campagne et bien de savoir qu'il va y avoir l'entrée à l'Assemblée nationale de Cheazad Bentorky, la suppléante de David Guirot et vous allez voir que on perd un Giro et c'est un peu triste pour nous à l'Assemblée nationale mais on va gagner une chez Razad Bentorky qui est vraiment une exceptionnelle oratrice. Certaines villes Antoine Léoman, vous ne les avez pas volé à la droite ou au centre mais à la gauche aussi.
C'est pas vraiment des villes de conquête sur les non sur les six grandes villes que nous avons sur les huit grandes villes pardon que nous avons gagné. On en prend deux sur la droite Roubet et le tampon sur l'île de la Réunion. C'est vrai, il y en a six dans lesquels c'était des mairies sortantes ou socialistes ou communistes.
Mais en même temps, il faut voir que peut-être qu'il y a une usure ou un bilan qui était mauvais et qui explique aujourd'hui l'entrée des insoumis dans ces postes municipaux. Marie Lebec, de votre côté, certains députés également vont quitter votre groupe ensemble pour la République pour aller diriger des mairies. Euh oui oui, absolument.
On a à la fois bien sûr Stéphane Mazar, Antoine Armand et Thomas Casnav. Rodz Bordeaux. euh voilà qui euh ont conquis ces villes avec parfois des batailles qui étaient difficiles, qui étaient pas gagné d'avance et je trouve que c'est la bonne démonstration que nous renforçons notre ancrage local mais au-delà des députés aussi un certain nombre de nos candidats qui étaient soutenus et qui ont conquis des mairies qu'on qualifierait de taille moyenne, c'est-à-dire moins de 100000 habitants mais plus de 10000 habitants et je trouve que ce sont des belles victoires et c'est la preuve que au fond cet ancrage local progressivement il se renforce progressivement nous arrivons à convertir petit Marie Lebec puisquon voit bien qu'au début Gabriel Atal avait quasiment l'intention d'enjamber ses municipales et puis voyant quelques victoires possibles, voilà, c'est un peu réveillé.
C'est deux choses, c'est d'une une belle progression, deux on est quand même la seule force politique du bloc central à avoir conquis des nouvelles villes avec Ansy, de plus de 100000 habitants avec ANSY et Bordeaux. Et je crois que si vous regardez dans les 10 plus grandes villes, on est on est on est désormais les les seuls entre les lignes, contrairement donc à Horizon et au modèem. En tout cas, contrairement aux autres forces politiques du bloc central et euh au demeurant, je enfin, je constate que euh ce qui est important, c'est la dynamique.
On partait d'assez bas, on a renforcé nos positions et je crois c'est aussi l'essence de notre mouvement de continuer de donner et de susciter l'envie de la politique de la part de gens qui sont pas forcément des professionnels de la politique. Alors Antoine Léoman côté gauche à la France insoumise, on a énormément commenté les alliances que vous avez fait avec les partis socialistes. Notant que dans certaines ville quand c'était porté par un candidat insoumis comme à Toulouse avec François Picmal ou avec Damien Modet à Limoge et ben finalement ça avait perdu.
Certains y ont vu un vote repoussoir de des insoumis plus précisément de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que j'imagine que vous partagez pas cette analyse mais quand on fait certains calculs, c'est vrai qu'on se dit dans un électorat de gauche peut-être que l'étiquette la France insoumise a pu faire peur. Non, je crois pas.
Euh faut bien voir que il y a des endroits dans lesquels euh ça permet euh de l'emporter, des endroits dans lesquels ça permet pas de l'emporter. En fait, c'est ça qui est assez intéressant. Si vous prenez euh les les villes dans lesquelles vous aviez des sortants de gauche et où il y a eu des fusions, bon en général, si les sortants de gauche ne sont au 2e tour, enfin qui a besoin d'avoir un 2è tour, c'est qu'ils étaient assez affaiblis, que leur bilan n'a pas convaincu au premier tour plus de 50 % de la population.
Bon, on a vu que les socialistes s'étaient alliés avec nous dans les endroits dans lesquels ils étaient en réalité très en difficulté. Euh c'est le cas par exemple à Limoge, c'est le cas à Toulouse, il se retrouve derrière nous alors alors que pendant longtemps euh ça a été des des municipalités socialiste et qu'il y a un effondrement du Parti socialiste, une montée en puissance de la France insoumise et malheureusement bah on narrive pas à nous tout seul avec notre dynamique à être suffisamment fort pour rattraper la la dégringolade du PS. Donc je trouve que ils sont quand même un peu gonflés les socialistes parce que eux ils disent clairement c'est un boulet Jean-Luc Mélenchon.
C'est ça qui nous fait perdre Olivier fort le dit quasiment. Si on regarde de manière assez objective les choses en souvenant qu'il y a eu un premier tour à Limoge et à Toulouse, c'était eux qui étaient derrière nous et c'est pour ça qu'ils sont alliés avec nous. Faudrait quand même pas l'oublier.
Donc la dynamique, elle était clairement du côté de la France insoumise avec une montée en puissance. C'est normal, c'était notre objectif d'essayer de mobiliser celles et ceux qui n'y croyaient plus. Il y a un effondrement du PS, on n'arrive pas même quand on fusionne parfois et bien malheureusement à réussir à faire ce petit coup de boutoir.
Mais je voudrais dire une chose aussi, c'est que dans plein d'endroits, on gagne. Je pense à Lyon par exemple où ça se joue à quelque voix. Si euh le maire sortant de Lyon ne fusionne pas avec la liste d'années Belloisa Sherifi, clairement il gagne pas la ville.
Donc on voit bien aussi que les alliances avec la France insoumises dans un certain nombre d'endroits permettent de l'emporter et éviter que les villes basculent à droite. Marie Lebec, quelle analyse vous vous faites au sein de votre parti ensemble euh Renaissance et du groupe Ensemble pour la République sur ces alliances parce qu'on a beaucoup entendu Gabriel Atal dire en fait il y a des alliances à gauche qui sont contre nature, des alliances à droite qui sont contre nature également et finalement nous on est les seuls à bon pas forcément faire alliance et donc voilà. Non non mais je rejoins totalement les propos de Gabriel Latal et je dirais pour une fois Antoine Leon, ce n'est pas effectivement ni à la LFI ni au Remblement national de faire leur examen de confiance. euh ils ont une offre politique qui est radicale que nous combattons et dans laquelle nous sommes opposés et nous sommes très clairs sur une séparation stricte de notre partie avec le leur.
Le sujet c'est euh le centre gauche, le centre droit ou on va dire la gauche traditionnelle, la droite traditionnelle qui ont effectivement fait le choix euh d'aller vers plus de radicalité euh plutôt parfois que de s'aler avec nous, de renoncer à de là où il n'y avait pas de risque de parfois renoncer à leur candidature, pas de risque par exemple à Assemblement national pour aller avec la France insoumise et on a la même chose du côté droit. Donc je pense que c'est surtout à eux de faire leur examen de conscience, de savoir où est-ce qu'ils se positionnent aujourd'hui dans l'échéquier politique. Parce que aujourd'hui, en vue d'échéance future, on entend beaucoup qui parlent d'un rassemblement large du bloc central et cetera.
Ce rassemblement, il ne peut pas se faire sur n'importe quelle valeur. Nous sommes clairs dans nos valeurs. La France soumise de le Rassemblement national aussi.
Nous les combattons. Nous avons toujours été très clair sur le sujet mais je pense chacun est dans son camp et ceux qui doivent faire leur exam croyez pas à la stratégie pas nationale mais au niveau local. Après tout, parfois, il y a des alliances.
François Brillançon, le candidat socialiste à Toulouse dit "On a des programmes quasiment communs avec la France insoumise au second tour, il est normal de s'allier." Euh, si la question est pour moi, je dirais Oui, je vous donne la parole tout de suite Antoine Léoman mais parce que parfois confusion [rires] Non, c'est parce que justement vous parliez du PS et sur la clarification. En fait la ligne c'était au niveau national on dit rien mais au niveau local chacun s'organise en fonction des programm on assiste à l'émergence dans ces moments un peu de gêne politique du nouveau terme de de d'alliance technique ou je ne sais quoi ou de front technique ou appelez ça comme vous voulez la réalité c'est que il y a eu partout des accords même là où il n'y avait pas de danger rassemblement national pour s'allier et pour aller chercher à battre des des élus du bloc central Antoine Léomand je vous donne la parole aussi mais c'est intéressant d'avoir les points de vue Justement, je voudrais vous remercier Marie Lebec parce que vous posez le débat d'une manière qui est une manière respectueuse et où effectivement vous dites bah les gens sont placés face à des choix.
Moi je dois dire que dans cette élection municipale compte tenu de ce qu'avait fait par exemple le Parti socialiste avant en refusant de voter la censure du gouvernement, on avait l'impression que le Parti socialiste était en train d'aller vers une forme d'alliance avec la Macronie. On a vu que il y avait une direction nationale du Parti socialiste qui était clairement dans cet état d'esprit. En tout cas, ça avance dans cette direction là, mais que localement et bien ça n'est pas tout à fait le même état d'esprit, que les gens ils font une différence entre une ville qui est gouvernée par la gauche et une ville qui est gouvernée par la droite.
On a vu d'ailleurs dans les reports de voie au second tour que les électeurs du Rassemblement national très clairement choisissaient de faire un vote utile à droite, c'est-à-dire de voter pour les candidats des Républicains et que donc il y a une forme de reconstitution en quelque sorte d'un espace gauche-doite qui se passe localement sur le terrain qui s'est passé aux élections législatives aussi mais il y a une direction du PS qui semble hors de toute réalité de terrain et qui fait je sauf qu'Antoine Léoman quand on entend les le degré de violence qui peut exister verbal entre les insoumis et le Parti socialiste. Je rappelle que le Parti socialiste quand même fait un communiqué condamnant parlant de propos antisémite de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que les électeurs se disent on se s'envoie des mots comme ça à la figure et puis après pour gagner une mairie on salie ?
Je voudrais qu'on soit parfaitement correct. C'est le Parti socialiste qui nous insulte. Moi, j'ai jamais traité des gens du Parti socialiste, d'antisémites, d'islamophobes ou de je ne sais quoi.
Euh, parfois, je considère qu'il y a certaines personnes qui considè que certains propos de Jeanluc Mél quand il voilà iron sur certains noms juifs, je vais je vais vous dire quelque chose. Moi, si jamais euh j'avais insulté un parti politique ou une personne en disant qu'elle était antisémite, jamais je ne me serais allié avec ce ce parti politique ou cette personne. Jamais de la vie.
Donc moi, quand on lance cette accusation d'antisémitisme, il faut être capable d'en tirer les conséquences. Ça montre bien et vous en fait vous vous le dites d'ailleurs de manière assez claire, je pense. Ça montre bien toute l'inanité de l'accusation qui a été portée contre nous parce que s'ils sont vraiment de gauche et s'ils sont vraiment pour lutter contre l'antisémitisme et qu'ils considèrent que nous le sommes, alors il s'allit pas avec nous.
Mais on peut pas lancer cette accusation comme ça et ensuite revenir dessus en faisant comme si de rien n'était. Et je le dis au socialistes, ils commettent une grave erreur en essayant de nous jeter d'un côté qui serait finalement celui de l'extrême droite parce que l'antisémitisme, l'islamophobie, le racisme, il est du côté de l'extrême droite. Il faut pas jouer à ce jeu-là avec des gens comme la France insoumise qui au contraire combattent l'antisémitisme, les formes de racisme.
On a parlé des alliances de gauche. Qu'en est-il des alliances de droite ? Puisqu'on a vu que le parti les Républicains ne s'étaient pas alliés avec le Rassemblement national.
Il y a pas eu des droites dans les partis à part dans certaines villes très précises, mais que Bruno Rotaillot, lui est favorable à une union des droites dans les urnes et a eu du mal parfois appelé à voter pour des candidats contre l'extrême droite. Oui, on l'a vu notamment à Nice pour ne citer que cet exemple. Mais encore une fois, de toute évidence, nous sommes clairs sur nos valeurs, nous sommes clairs sur le projet que nous défendons et que nous portons.
Nous sommes clairs sur le projet que nous voulons pour le pays dans les futures échéances. Nous sommes clairs sur nos alliances, ce qui n'est pas le cas des républicains. Donc encore une fois et j'ai entendu ce matin ou hier matin, je ne sais plus Laurent Voquet appeler à une coalition Sarah Knafo enfin pardon mais encore une fois Sarah Knafo et Édouard Philippe fait partie de ce bloc central. partage euh aucun aucun point commun sur les valeurs, sur la vision de la société, sur la vision du monde.
On va poursuivre sur l'agenda à l'Assemblée et puis on va raccrocher évidemment à 2027 puisqu'on voit bien que c'est dans toutes les têtes depuis les municipales pour certains même avant. On va retrouver Stéphanie des Pierres depuis l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Justement, ça faisait 3 semaines qu'on avait pas eu des questions au gouvernement.
Stéphanie, quel sera le thème principal aujourd'hui ? Et bien le sujet numéro 11, c'est l'augmentation des prix de l'énergie. Il y a 11 groupes à l'Assemblée nationale et bien il y aura au moins h questions sur le sujet car les prix de l'essence s'envolent.
Les députés aussi s'inquiètent de l'impact sur les ménages mais aussi sur les agriculteurs. La France insoumise, elle va réclamer une nouvelle fois le blocage des prix alors que le gouvernement a annoncé des mesures mais pas d'aide directe pour l'instant à la pompe. Mais avant ces questions gouvernement, il y aura un hommage à Lionel Jospin, l'ancien premier ministre socialiste décédé lundi.
La présidente prendra la parole ainsi que le président du groupe socialiste et puis les députés observeront une minute de silence. Merci beaucoup Stéphanie Despierre. tout de ces séances des questions au gouvernement à suivre en direct en intégralité à partir de 15h.
Marion Bécker, rentrée des classes ici à l'Assemblée nationale. Alors, quel sera le programme dans les prochaines semaines ? Effectivement, Elsa le programme est chargé pour cette reprise parlementaire avec dès demain le débat programmé par Sébastien Lecornu au titre de l'article 50-1 de la Constitution.
Un débat très cadré sur la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran et la réponse de Teran. Il permettra au gouvernement d'exposer le positionnement de la France. Puis chacun des 11 groupes politiques exprimera présentera son point de vue sur la situation et la stratégie à mener et le gouvernement leur répondra enfin.
À noté également Elsa la suite de l'examen du projet de loi sur la fraude fiscale et sociale à partir du 30 mars. Et puis autre dossier attendu, celui de la Nouvelle-Calédonie avec l'examen du projet de loi constitutionnel et là ce sera du 1er au 3 avril. Merci beaucoup Marion Bécker.
Un débat à l'Assemblée sur la situation internationale. C'est très souvent réclamé par les oppositions notamment. Il est bienvenu Antoine Léoman.
Oui, bien sûr. Bah, c'était nous qui l'avions demandé. Donc, je vais pas dire le contraire.
Évidemment, euh ce débat, il est indispensable parce que la nation est assemblée doit pouvoir débattre de cette situation internationale où je le rappelle, il y a donc une agression euh des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. Désormais aussi euh une attaque qui frappe le peuple libanais. Je veux d'ailleurs en profiter pour dire, on est dans le salon de la paix ici à l'Assemblée nationale, dire mon soutien au peuple libanais qui est sous les bombes.
Déjà plus de 1000 morts, 118 enfants qui ont été tués, euh près de 3000 blessés et 800000 personnes déplacées au Liban. Le Liban, c'est un peuple frère, c'est un peuple ami. Et je trouve que la voix de la France dans cette situation là, elle n'est pas assez forte.
Et puis enfin, ça a été évoqué aussi. Mais il y a une question très directe pour les Françaises et les Françaises, c'est l'augmentation des prix du pétrole, du gaz, potentiellement de l'électricité. Donc il faut mettre en place rapidement un blocage des prix comme nous le proposons.
Il y a plusieurs pays européens question de questions gouvernement sur le programme ici à l'Assemblée. Effectivement, on voit que on est aussi percuté par l'actualité internationale. Alors on parle de débat c'est plus globalement une explication du premier ministre et ensuite des prises de parole les unes après les autres.
Mais c'est nécessaire pour illustrer, pour donner toutes les informations nécessaires à la représentation nationale. Marie le bec. Oui, je crois que et le président de la République l'a très bien dit, ce conflit à en tout cas ces attaques ont été démarrées sans forcément l'approbation ou la mise dans enfin le transmission d'information à d'autres chefs d'état et notamment les pays autres pays membres de l'OTAN.
Je pense que c'est euh utile parce que nous avons aussi à la fois beaucoup de partenariat, je pense avec les Émirats, avec le Liban, beaucoup de nos concitoyens aussi qui sont résidents dans ces euh dans ces pays-là et je pense que c'est des informations utiles à transmettre sur l'état de la situation. Et ensuite euh bien sûr euh pour notre part très clair sur la nécessaire chute du régime des Molas, il y a de toute évidence, je pense pour le premier ministre d'apporter des perspectives quant à cette sortie de crise et où est-ce qu'elle peut être conduite puisque je crois que quand même le président de la République a à la fois réaffirmé sa volonté de protéger le Liban mais également quand même de pouvoir se positionner sur ces questions stratégiques que sont le D3 d'Ormous et l'avenir de l'Iran. On a des textes ici à l'Assemblée.
Vous allez reprendre le texte sur la fraude. Il y a un texte sur la Nouvelle-Calédonie. On va pas rentrer dans le détail de tous les textes, mais sur l'ambiance générale.
Après, les municipales, est-ce que les députés vont venir siéger à l'Assemblée euh sur des textes ou est-ce que tout le monde a le né dans la présidentielle ? Ça y est, c'est fini. Antoine Léumand.
Non, évidemment. Puis en plus c'est des textes ce sont pas des petits textes hein parce que sur la la Nouvelle-Calédonie Kanaki, il s'agit une nouvelle fois de faire un report des élections des élections. Franchement, ça commence à bien faire quoi.
Je veux dire, nous on a cessé de dire déjà la dernière fois que le texte est passé et si la question n'est pas réglée, la prochaine fois vous allez faire quoi ? On recommence, on va faire un report. Ça suffit maintenant.
Les élections sont censées avoir lieu en juin. Elles doivent avoir lieu en juin. Nous allons faire notre possible pour battre ce texte parce que c'est c'est ce sont des textes qui qui touche à des choses très profondes de notre pays.
La France en Nouvelle-Calédonie Kanaki reconnaît une situation coloniale. On peut pas faire comme si de rien n'était. Donc pour répondre à votre question, pardon parce que je suis rentré un peu dans le fond mais pour répondre à votre question, oui, on va aller sur le le fond des textes, on va être présent.
Bien sûr, il y a l'élection présidentielle, mais par ailleurs tout le monde comprend aussi que l'élection présidentielle est un moyen de trancher ses sujets. Je vous laisse répondre sur la Nouvelle Calédonie. Marie Lebec parce que je crois que vous aviez fait partie justement d'un vous aviez vous êtes parti un déplacement justement en Nouvelle-Calédonie.
On parlait d'un congrès justement mais a priori il y aura pas d'accord entre les deux chambres. Il y aura pas de révision constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie. Alors bon on sait pas encore.
Les débats vont démarrer cet après-midi avec l'audition de la ministre en charge des outres Mèes. Ils vont ensuite se poursuivre à l'assemblée. C'est un PJLC donc on connaît les écueils et notamment la méthode de la Franceoumise en la matière.
On sait que c'est ouvert à toute voie d'amendement voilà révise la constitution. On peut tout réviser dans la Constitution. Exactement.
Mais en tout cas, on se on se battra au côté de notre député Nicolas Medsdorf et je crois que il y a quand même une très forte attente quel que soit d'ailleurs le le débouché. Bien sûr, nous sommes pour que la Nouvelle-Calédonie reste attachée à la France. Il y a eu deux accords, les accords de Bougival et les accords Élsée Odino qui devraient permettre de faire avancer la situation.
Mais surtout ce que j'ai ressenti quand nous avons été là-bas et nous avons vraiment rencontré l'ensemble des forces politiques. C'est une demande très forte que euh la solution elle puisse être débloqué et avancé et que euh ces accords de Bougival et Élysée Wouin puissent rentrer en application. Alors un point de vue un peu plus politique maintenant justement sur 2027 en quoi Antoine Léomande d'après vous ce qui s'est passé au municipal ça réécrit le rapport de force à gauche notamment puisqu'on va parler de votre camp politique.
Pour les socialistes, on voit bien que ça tank chez eux. Est-ce qu'il faut une rupture franche avec Jean-Luc Mélenchon ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon, c'est forcément le meilleur candidat dans votre camp pour rassembler ?
Bon, moi je pense que Jean-Luc Mélenchon est un excellent candidat. Il en a fait la démonstration quand même à trois reprises. Je veux dire, il progresse à chaque fois.
Alors, je comprends pourquoi il se fait taper dessus. C'est sans doute parce que c'est un très bon candidat. Mais vous entendez pas des gens quand même qui mentend des gens en même temps, je veux dire, attendez, non, dans mon camp, non.
Par contre, des gens qui chez les insoumis ou des gens qui ont voté facilement insoumis qui vous disent non, là maintenant Jean-Luc Mélenchon, c'est plus possible. des gens qui qui votent pour la France insoumise, qui regardent euh la télévision et qui regardent les insultes euh de qui sont proféré contre Jean-Luc Mélenchon à peu près. Enfin, il suffit d'allumer une autre chaîne que LCP et vous allez voir, on pourrait faire le test là en ce moment en direct.
Parfois, en Léoman, ils écoutent juste ce que dit Jean-Luc Mélenchon et parfois ça peut les choquer de bonne foi. Je vous le dis en rigolant quand même, mais l'autre fois, il y a des camarades pour regarder France info toute la journée, il n'y avait que des titres contre Jean-Luc Mélenchon. Alors si vous voulez, moi je veux bien on est en train de se battre à la fois contre un système politique vermoulu et en même temps contre un système médiatique qui nous insulte toute la journée.
Donc on fait ce qu'on peut à l'intérieur de ce systè je pense je pense que j'en dans l'électorat. Moi c'est ça qui m'intéresse. Oui ben j'ai je constate qu'on a fait des très bons scores dans un certain nombre de villes.
Je constate et c'est très important c'est trop peu rappeler qu'il y a encore beaucoup d'abstention. Je rappelle que l'élection présidentielle c'est une élection avec 75 % 80 % de participation. est en train de tirer des conclusions sur une élection sur laquelle il y a allez 50 % de participation en moins.
Pardon mais c'est pas c'est pas raisonnable de faire comme ça. Jean-Luc Mélenchon a fait la démonstration dans les précédentes élections. Déjà il est très fort dans une campagne.
On peut quand même on peut lui faire beaucoup de reproches mais celui-ci je pense que ça serait déraisonnable. Nous avons un programme, nous sommes prêts à gouverner. Nous avons une équipe qui est une équipe qui s'élargit y compris de la présence de nouveaux maires et vous voyez aujourd'hui nous sommes prêts à exercer les responsabilités nationales.
Nous sommes prêt à prendre le pouvoir par les urnes également et je le dis, il faudra mettre en place rapidement une 6e République justement pour redonner confiance dans ces institutions. Marie Lebec, dans votre camp, le bloc central, Gabriel Atal parle d'un comité de liaison entre les trois parties Renaissance, Horizon et le modèle. On a bien compris que pour vous, il y a pas de candidat commun avec les républicains.
Écoutez, on en est pas là encore une fois à date. Moi, je reviens sur ce qui a été proposé par Gabriel Atal et qui est je pense la bonne démarche et euh à la fois euh bâtir un programme, euh voir ce que nous avons comme point de convergence et encore une fois avec le modèle et Horizon, je n'en doute pas que nous serons qu'il y en aura beaucoup à trouver parce que nous nous battons sur les bancs de l'Assemblée ensemble depuis parfois 10 ans, depuis parfois presque 4 ans et demi maintenant. Donc ça va avancer, ça va se décanter, mais euh je pense que en tout cas la méthode consistant uniquement à parler d'accord politique, de logique d'appareil et cetera n'est pas la bonne.
Donc on a ce comité qui permet effectivement à notre force politique de dialoguer, de se mettre d'accord, peut-être aussi de se mettre d'accord sur l'arc avec lequel nous souhaitons avancer mais aussi et je pense que c'est fondamental l'ensemble du travail réalisé sous l'égabel pour faire émerger vous des idées d'ici à 202. Vous allez me dire que vous voulez parler d'idées de programme. Moi je vous parle de personne.
Comment on départage Gabriel Atal et Édouard Philippe ? C'est un peu la question hein. Encore une fois mais de notre côté on candidat sûr qu'il soit forcément dans quoi que il y a eu des appels justement c'était quand même le président quand il y avait Macron qui était ministre de l'économie.
Donc et il y a eu des appels à ouvrir cet arc justement jusqu'à une partie de la gauche. Marie Lebec. Non mais encore une fois on en est pas du tout là.
Enfin, il y a il y a du travail en interne, mais je dire il y a je dis quand je dis on n pas là, je vais pas vous mentir, pas dire qu'on en parle pas en interne, mais ça reste vraiment tout le monde en parle beaucoup. Non, mais ça reste vraiment des sujets qui sont qui sont internes sur lequels nous faisons des propositions. Nous voulons aussi avancer avec nos partenaires et c'est absolument fondamental.
D'où cette idée de comité de liaison ? Je veux dire, on est il n'y a pas d'annonce à faire qui viendrait vous expliquer des partages parce que pour l'instant à la fois sur l'arc mais aussi sur les modalités, nous ne sommes pas encore d'accord et donc c'est important qu'il a ce dialogue. Je pense que les municipales étaient une échéance très importante à enjamber pour chaque parti politique.
Nous voilà arrivé au terme de cette bataille électorale. Nous allons préparer la suivante et donc nous sommes encore dans les phases de discussion. En quelques secondes Antoine Léoman, il y aura forcément plusieurs candidats de gauche sur la ligne de départ parce que vous savez bien que si Jean-Luc Mélenchon se présente, il y aura quelqu'un pour incarner une gauche plus raisonnable, on va dire.
Bon, écoutez, moi je pense que la gauche raisonnable, c'est celle qui a un programme qui l'a travaillé depuis des années, qui est prête à exercer les responsabilités. J'ai l'impression que la gauche raisonnable au regard de cette définition là, c'est plutôt nous que ceux qui ont l'air d'être voilà. Alors là, beaucoup plus beaucoup plus d'accord avec vous.
Effectivement, je ne sais pas ce qu'ils veulent faire. Je n'arrive pas à comprendre. Il y en a qui disent qu'ils veulent faire une primaire.
Monsieur Ged est déjà candidat à l'élection présidentielle. Euh je crois que monsieur Hollande est en train de préparer ses billes aussi. Je ne sais pas si monsieur Hollande veut pas faire candidat commun avec les Macronistes.
Je ne comprends rien. Donc je c'est un peu difficile pour moi si vous voulez de dire ce que vont faire les autres. Moi je sais ce qu'on va faire.
On va faire comme d'habitude, on va proposer un programme qui va être le même programme que la dernière fois avec des des des éléments en plus compte tenu de la nouvelle période. Je ne sais pas encore qui sera notre candidate ou notre candidate. Personnellement, je souhaite que ce soit Jean-Luc Mélenchon parce que je considère que c'est un excellent candidat et je le dis aussi mais nous sommes dans une situation internationale où il faut des gens ont responsabilité qui soient capable d'avoir une vision de ce qu'est la France à l'internationale.
Je pense que c'est le cas de Jean-Luc Mélenchon et je souhaite moi personnellement qu'il soit candidat. Je on verra on verra ce qu'on fait finalement mais en tout cas on portera notre programme dans encore un peu de temps mais ça va arriver très très vite. Merci Antoine Léomand merci beaucoup Marie Lebec rester avec nous pour le focus dans cette émission.
On va revenir sur un texte de loi sur l'enfance. Périne Goulet est présidente de la délégation au droits des enfants. Elle y tenait à ce texte de loi et a priori et ben c'est bon le gouvernement s'y est engagé.
On va la retrouver justement au micro de Thbo Énoc. Bonjour Péroulé. Bonjour députés les démocrates de la Nièvre.
Vous étiez en janvier rapporteur d'un texte sur la protection de l'enfance. Et bien ça y est, le gouvernement s'empare du sujet. La ministre de la santé Stéphanie Risteis annonce un projet de loi sur la protection de l'enfance.
J'imagine que vous vous j'en réjouissiez. Vous vous l'appeliez de vos vœux. Oui, on l'appelait de nos vœux puisqu'il avait été promis par madame Vautrin et madame Rist.
Et on avait vu que dans le calendrier proposé par le gouvernement et bien il n'y avait pas d'inscription de ce projet de loi sur la protection de l'enfance. Et il est important quand on a eu des chiffres de violence faites aux enfants de notre pays, qu'on ait un texte qui durcisse, qui accompagne et qui fasse bouger les lignes pour queon puisse mieux accompagner les enfants. Donc oui, je suis satisfaite maintenant.
J'attends de voir ce qu'il y a dedans. Qu'est-ce qui avait bougé les lignes d'après vous ? Est-ce que c'est la pression qu'on exercé certains politiques comme vous, les associations aussi ce qu'on a vu surgir pendant la campagne des municipales par exemple à Paris sur le scandale du périscolaire qui sera traité dans le projet de loi ?
Alors, je pense que c'est un tout, mais c'est vrai qu'avec 40 parlementaires, députés, sénateurs, nous avions euh écrit une tribune il y a 3 semaines pour rappeler notre attachement à cette protection enfance et à ce texte. Il y avait également effectivement les associations qui étaient montées au créneau et on peut que constater dans ces dernières semaines, les violences faites aux enfants perdures dans notre pays sont importante que ce soit à Paris ou ailleurs. Il est plus qu'important qu'on regarde en face ce sujet qui est une réalité pour notre pays.
Nous maltraitons les enfants de notre pays. Il faut agir et ce gouvernement est attendu pour agir pour ses enfants. On parle donc d'une protection de l'enfance au sens large, mais par exemple en ce qui concerne ces questions du périscolaire, on parle de contrôles qui seront plus larges, des antécédents judiciaires, de meilleur partage d'information pour diminuer les risques qu'un enfant se retrouve avec un un prédateur avec des transferts parfois d'un secteur à un autre.
Ça ce sont des mesures concrètes importantes à inscrire dans cette loi. C'est important puisque nous avions voté pour qu'il ait le certificat d'honorabilité qui soit mis en place pour les assistants familiaux, pour les éducateurs. On le sait que dans l'éducation nationale, les enseignants ont aussi une vérification du casier au moment de leur prise de fonction plus régulièrement.
Mais il y avait pas mal de secteurs encore où il y avait des trous dans la raquette où certains professionnels pouvaient être en contact avec des enfants comme on a pu le voir sur le périscolaire. Et il est important aussi, comme on l'a euh voté, j'allais dire, il y a il y a plus de 4 ans maintenant dans le dans le projo de l'enfance, qu'on ait des fichiers, j'allais dire, nationaux euh qui permettent aussi de recenser euh et bien ceux qui sont violents vis-à-vis des enfants pour qu'on puisse pas d'un département à l'autre, d'une région à une autre pouvoir prendre des postes parce que ça nous a été refusé à certains endroits. Il est important qu'il y ait de la communication et puis qu'il y a de la communication entre acteurs pour que les enfants aussi reprennent confiance en adulte et quand ils sont victimes de qu' qu'il n'aiit pas peur d'aller se confier à un adulte pour expliquer ce dont ils sont victimes.
Oui, c'est important qu'on bouche, j'allais dire tous les trous sur la télé d'onorabilité, mais plus généralement que tout adulte en contact avec un enfant que soit dans le sport, au théâtre, dans la musique, dans le périscolaire, bref partout il y a des enfants, les adultes qui sont autour, on doit vérifier les antécédents sur le volet de l'aide sociale à à l'enfance. Pour l'instant, tout ce qu'on sait de ce texte, c'est qu'il il prendrait une accélération de l'adoption simple et puis des recours plus importants à l'environnement familial. le plutôt qu'au foyer.
Vous aviez euh défendu une proposition de loi en janvier dernier avec beaucoup d'autres mesures euh notamment renforcement des contrôles administratifs, des interdictions des des des établissements privés lucratifs. Est-ce que vous espérez voir ces mesures reprises dans ce texte ? Bien sûr, j'espère voir ces mesures reprises dans le texte.
Mais là où vous avez raison, il faut aussi qu'on aille plus loin en protection de l'enfance qu'on ait ce virage de désinstitutionnalisation. Aujourd'hui, il y a des parents, des grands-parents, des oncles des tentes qui sont en capacité d'accueillir les enfants, mais il faut qu'on les accompagne, que ce soit peut-être des accompagnements financiers, mais aussi des accompagnements dans la vie de tous les jours parce qu'un enfant quand il a été victime de violence et bien il a des troubles et donc il a besoin d'un accompagnement que ce soit en soin euh notamment et donc ça c'est important. Donc j'espère bien entendu que tout ça va être repris ce qu'on avait mis dans ce texte et ce que vous disiez aussi sur l'adoption simple, c'est important.
Il y a 4 ans au moment du du précédent projet de loi sur la protection, j'avais demandé à ce qu'on évalue les compétences et les capacités parentales parce qu'aujourd'hui, il n'est plus possible d'enlever un enfant à la maternité et de lui dire bah jusqu'à 18 ans, tu resteras en protection de l'enfance, tu feras 20 ou 25 foyers ou 20 ou 25 familles d'accueil, tu seras complètement fracassé alors que de toute façon ta famille te reprendra pas. Donc il est important qu'on trouve d'autres parcours pour ses enfants. C'est dommage qu'on a attendu 4 ans mais si ça peut arriver sera toujours ça de gagner.
Merci beaucoup et on suivra donc la suite de ce projet de loi normalement au conseil des ministres au mois de mai et puis on espère une adoption d'ici la fin du quincana. Merci beaucoup Pine Gulet et bonjour à vous si vous nous rejoignez sur LCP. Nous sommes ensemble pour suivre la séance des questions gouvernement.
C'est dans un peu plus de 20 minutes dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. On retrouvera tout au long de cette émission Marion Becker et Thboc depuis la salle des quatre colonnes. Stéphanie Despierre est-elle dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Et puis quelques minutes avant 15h, on suivra en direct l'arrivée du premier ministre et des membres de son gouvernement. Stéphanie, je le disais, vous êtes déjà dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Quels seront les thèmes abordés par les députés ?
Stéphanie ? Le sujet numéro 1, c'est l'augmentation des prix de l'énergie. Je vous rappelle qu'il y a 11 groupes à l'Assemblée nationale.
Et bien, il y aura au moins h questions sur cette thématique. Tous les députés s'interrogent sur les conséquences pour les le quotidien des Français. Le groupe Ensemble pour la public s'inquiète plus précisément de l'impact sur les agriculteurs et sur les pêcheurs.
Je vous rappelle que le gouvernement a annoncé un certain nombre de mesures secteur par secteur, mais pas d'aide directe à la pompe pour le moment. Et les insoumis eux continueront de réclamer un blocage des prix. L'exécutif pour l'instant dit toujours non.
D'autres sujets évidemment au menu de ces questions gouvernement la guerre au Moyen-Orient alors que elle va bientôt entrer dans sa 4e semaine. Quatre questions dont deux qui portent plus précisément sur la situation au Liban et puis enfin on parlera de la protection de l'enfance. Vous l'entendiez tout à l'heure au micro de Thboc.
Un projet de loi sera présenté à l'AMIMIL. Il y a donc deux députés spécialistes du sujet. Pine Goulet qui était à notre micro pour le modèle et Isabelle Santiago pour les socialistes qui interrogons le gouvernement.
Et Stéphanie, la séance des questions gouvernement va débuter par un hommage. Oui, un hommage à Lionel Jospin, l'ancien premier ministre décédé lundi, la présidente de l'Assemblée Yel Bron Pivet et le patron des députés socialistes, Boris Valallot, prenant donc la parole pour saluer cette figure socialiste qui était à Matignon de 1997 à 2002 et qui a laissé plusieurs mesures importantes pour le pays, les 35 heures, le Pax ou encore la CMU. Et puis les députés observeront une minute de silence en sa mémoire.
Merci beaucoup Stéphanie Despierre. On va revenir sur les thèmes de la séance des questions gouvernement avec Jordan Guon. Bonjour député Rassemblement national de l'aube.
Sylvain Barios. Bonjour. Député Horizon et indépendant.
Vous êtes apparenté au groupe et vous êtes député du Valde Marne. Il va être question de la situation internationale conseil de défense tout à l'heure à l'Élysée. Débat dans l'hémicycle demain.
Sylvain Berrios qu'est-ce que vous attendez comme information comme explication lors de ce rendez-vous ? Lors de rendez-vous sur la situation internationale ? Le sujet est de savoir quelle est la position de la France et comment la France se situe par rapport aux États-Unis et à Israël dans un dans un conflit, on le voit bien avec l'Iran, qui où les objectifs ne sont pas très clairs de la part des Américains, ils sont très clairs de la part des Israéliens et où les Européens ont du mal à trouver une position commune sur pour être un allié ou pas, pour intervenir ou pas.
Et donc ce dont on a besoin, je pense que les Français ont besoin, c'est d'avoir une position claire euh de la France dans ce conflit qui est un conflit euh qui pèse sur l'ensemble des Français. Un conflit euh qu'on n'a pas initié, répète le gouvernement français euh auquel on éétait pas voilà informé des Vités et de Donald Trump et d'Israël. On est un peu à la course du coup de ce qui se passe des décisions côté américain et israélien.
Moi je pense que dans ce conflit tout d'abord on doit avoir une position raisonnable. On est la France, on est censé être une grande force de frappe diplomatique à l'international. Malheureusement, on a l'impression d'être un petit peu invisible dans ce conflit.
On a un allié historique Israël qui ne nous donne pas ses positions, qui ne prévient pas de ses attaques qui peut procéder pour se protéger. Donc, on a besoin quand même que la France retrouve une position à l'international, un cap. C'est pas très clair avec Emmanuel Macron.
Maintenant, on appelle à la prudence et bien sûr à la diplomatie car on doit plus que jamais défendre les intérêts français notamment par rapport aux répercussions dont on va parler dans le monde économique. Exactement. On va retrouver le député écologiste pouria Mirch puisqu'il va justement évoquer cette question internationale lors de la séance des questions au gouvernement.
Il est au micro de Marion Becker. Effectivement Elsa. Alors pour Mircha, vous allez réinterpeller le gouvernement sur cette situation, sur cette guerre, sur ses impacts.
Qu'allez-vous dire justement au gouvernement, au premier ministre qui sera présent à la tribune ? Je vais l'interpeller sur la responsabilité de la France. Ça être immense.
On peut pas rester impuissant, spectateur, commentateur de crime de guerre. C'est ce qui se passe aussi d'abord en Palestine. C'est ce qui se passe au Liban, c'est ce qui se passe en Iran dans une situation catastrophique qui risque de faire basculer le monde dans dans un effondrement généralisé.
Et je rappelle aussi que au passage au Moyen-Orient, on n' pas toujours loin de là, loin de là été à la hauteur. Ceux qui nous ont protégé contre Daesh, je parle du peuple kurde, ont été lâchés en race compagne et livrés au pouvoir de facto livrés à eux-mêmes face au pouvoir Kurd et syrien. Et donc le rôle de la France, ce n'est pas de laisser Trump et Netaniau, je rappelle que Netaniaou est quand même recherché par la Cour pénédale internationale, laisser leur loi dicter l'ordre ou plutôt le désordre du monde.
à moins l'Ukraine, à moins la Palestine, à moins le pétrole au Venezuela, ce n'est pas possible de laisser faire cette marche à l'abîme. Donc je crois qu'il faut interpeller le gouvernement sur les initiatives qu'il compte prendre. Il doit en prendre sinon on va tous être engloutis par ce nouvel agenda nationaliste, prédateur et qui risque pour de longues années de nous faire mal.
La France doit intervenir. Est-ce aussi le rôle de l'Europe ? Est-ce que l'Europe doit prendre sa part aussi dans cette situation internationale ?
Porter sa voie. Oui, je crois que l'Espagne a déjà donné le ton à juste titre. L'Espagne n'a pas simplement défendu sa propre diplomatie et ses propres intérêts.
Il y a eu là une voie européenne singulière qui, je crois, devrait être suivie par l'Europe, [grognement] c'est-à-dire défendre une forme de souveraineté, une forme aussi pas une forme d'ailleurs, une indépendance de l'Europe face aux agendas prédateurs des nationalistes qui en train sont en train de dicter leur loi. Oui, je pense que le rôle de la France, c'est d'intervenir d'abord pour exiger et obtenir un cesser le feu. C'est possible.
C'est aussi d'ouvrir le chantier d'un autre agenda international, un agenda positif, du partage des ressources, du partage des reches, du partage des technologies aussi dont le monde entier a besoin. De l'accès au savoir, aux médecines. Voilà ce qu'il faut mettre sur la table d'un agenda.
Pas la guerre, pas les conflits et pas la morbidité du monde dessinée par monsieur Trump. On l'entend bien pour Yamir Cha. On écoutera votre question et la réponse du gouvernement dans les hémicycles dans quelques instants.
Merci beaucoup Marion Becker. Avant de parler des conséquences nationale justement sur cette question et sur notre dialogue avec Israël, avec Netianaou. Est-ce qu'il faut hausser le ton quand on voit ce que fait Israël au Liban ?
Enfin, hausser le aujourd'hui le esbola comment au Liban attaque Israël. Faut pas non plus faire comme si le esbola était une armée régulière. C'est une armée de terroristes qui attaque Israël.
Donc aussi le temps face Israël, il faut quand même mesurer que Israël est en danger et qu'on peut pas non plus faire comme si Israël n'était pas en danger, n'avait pas le droit de se défendre. Et le droit d'attaquer aussi, c'est des populations civiles bien souvent qui sont victimes au Liban. C'est très compliqué parce que au Liban, vous avez 50 % de la population qui chit et donc qui est plutôt revendicatrice du côté du Esbola.
Donc de toute manière, on a une situation civile militaire ou civile terroriste qui se mêle et on peut pas considérer aujourd'hui qu'Israël n'a pas le droit de se défendre. Jordan Guon sur Trump justement, Donald Trump qui dit une fois je vais tout détruire le lendemain qui arrête. Comment on peut justement vous parliez de la diplomatie mais comment la diplomatie peut fonctionner avec quelqu'un d'aussi imprévisible ?
Moi, je pense qu'on peut pas contrôler l'action diplomatique de Trump, ni ses actes directs sur cette guerre, ni ces frappes qui sont euh pas euh envisageable. Par contre, euh quand on est la France, on doit se doit de défendre l'intérêt des Français. L'intérêt des Français, c'est de contrôler et préserver les flux maritimes pour éviter justement d'avoir ces répercussions économiques sur le toit d'Ormouse.
Donc, on se doit à la France d'acter toutes nos armes diplomatiques. Allez, on va rejoindre le président du groupe Liot, Christophe Nejlin qui va interroger le gouvernement justement sur les conséquences en France de cette guerre. Il est au micro de Thbox, celle des quatre colonnes.
Bonjour Christophe Néelen. Bonjour. Vous allez interroger le gouvernement sur les conséquences économiques de la guerre au proché Moyen-Orient, notamment les prix des carburants.
Qu'allez-vous demander ? Ben en fait demander plusieurs choses. Déjà rappeler que on a un vrai problème avec les carburants aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers.
Je pense notamment aux personnes qui vont travailler hein et dans les territoires ruraux qui ont besoin de leur voiture tous les jours et demander à ce qu'il y ait des mesures fortes qui soient pris et rapide pas comme ça a été annoncé sur des remises sur les trésoreries et autres mais vraiment une baisse rapide du prix des carburants de la part de de l'État. En activant quel levier ? Alors, il y a plusieurs leviers qui peuvent être appliqués, hein.
Déjà, c'est sur une partie, on sait très bien que une majorité du prix des carburants, c'est des taxes. Donc, l'État peut accepter, hein, de de perdre une partie, d'avoir ce manque à gagner euh sur les taxes. Après, il y a aussi euh la possibilité d'aller chercher euh vers euh les raffineurs, les pétroliers, hein, et sur sur les marges qui sont faites.
Donc en fait les solutions, elles sont multiples et j'ai envie de dire peu importe le chemin par lequel on y arrive, l'important est qu'on arrive à une baisse rapide des carburants. C'est primordial pour les entreprises et c'est primordial pour les particuliers. Merci beaucoup Christophe Legène.
On vous laisse rejoindre l'hémicycle, on écoutera votre question et la réponse du gouvernement. Et ce sera donc le premier ministre qui répondra comme Christophe Néen est un président de groupe, est-ce que vous êtes favorable aussi à ce que l'État baisse les prix des carburants ? On sait qu'il peut le faire comme il y a une certaine parties qui sont des taxes.
D'autres pays l'ont fait. Sylvain Berriot, c'est ce qu'il faut que la France fasse de même. La question de la baisse des taxes, d'abord, il y a des mesures catégorielles qui vont être prises et c'est une bonne chose.
Ensuite, la question des taxes. Dans les années 2000, il y en a on avait inventé, c'était Lionel Jospin d'ailleurs qui l'avait fait. il avait inventé la TIPP flottante.
L'hypothèse d'une TIPP flottante qui garantissent les recettes initiales dans le budget à l'État euh mais qui permettent de ne pas taxer au-delà de ce budget garanti pourra être je pense une voie. Mais il ne faut pas quand même il faut mesurer que le quoi qu'il en coûte dans une situation nationale explosive n'est pas possible. L'argent ne coule pas comme ça à flot et la la France n'a plus d'argent.
Le pays n'a plus d'argent. Donc faut être très attentif à conserver les marges budgétaires nécessaires pour pouvoir préserver à fois le pouvoir d'achat mais également l'essentiel du budget de l'État. Jordane Guiton, Sylvain Bos dit on n pas les moyens en fait.
Non mais en l'état l'État est un profiteur de crise l'État s sur la TVA, elle a dit mot pour mot ce matin. Moi je pense que ce qu'il faut bien comprendre c'est que la TVA c'est un impôt proportionnel sur le prix du carburant. Donc plus le prix du carburant est haut.
J'ai fait mon plein hier dans ma circonscription, on était à plus de 2 € lit de gazoil. Et bien, il y a 20 % de TVA qui rentre. On pourrait baisser provisoirement la TVA sur le prix de des énergies dont le carburant pour redonner du pouvoir d'achat et faire baisser de quelques dizaines de centimes d'euros le litre de carburant.
Vous savez quand on prend une telle mesure Jordan Guon, on sait quand on la prend, on sait jamais quand on l'arrête et le quoi qu'il en coûte parfois on peut très bien avoir une TVA qui s'adapte en temps de crise. On peut aussi ajuster la TICPE, c'est aussi quelque chose qui est envisageable. Évidemment, on n'est pas dans un régime communiste, donc on va pas bloquer les prix comme le demande l'extrême gauche.
Par contre, on se doit d'envisager tous les leviers fiscaux. Aujourd'hui, c'est la France du travail qui est pénalisé, c'est la France qui bosse, c'est la France d' retraité, c'est la France de la ruréalité et ça c'est inadmissible de la part du gouvernement d'être passif. Alors, je vais vous laisser prendre la parole mais on va écouter ce qu'on pensent les insoumis.
Quelle solution propose-t-il Mathias Tavel et Salle des quatre colonnes. On verra s'il Voilà réussit à vous convaincre ou non. On va le retrouver au micro de Marion Béer.
Et oui, Elsa, je suis avec Mathias Tavel. Vous avez posé une question au gouvernement effectivement sur ce prix de l'essence. Qu'attendez-vous du gouvernement ?
Quelle mesure souhaitez-vous qu'il mette en place pour que justement ce prix ne continue pas de s'envoler ? Bah tout simplement ce qu'on va demander, ce qu'on porte à la France insoumise, c'est le blocage des prix du carburant, de l'essence et puis au-delà du gaz, de l'électricité aussi qui sont concernés par ces hausses. Pourquoi ? parce que c'est la seule manière d'avoir une efficacité là tout de suite demain matin sans se lancer dans des usines à gaz si on peut se permettre ce jeu de mots et surtout de répondre à une urgence sociale.
Les gens ne peuvent pas payer 2 € ou plus de 2 € le litre de carburant et aussi une urgence économique parce qu'on a beaucoup de petites entreprises, d'artisans, de professions libérales qui ont besoin de leur voiture comme un outil de travail et cette hausse des carburants, elle menace ces entreprises dans leur pérennité et donc l'emploi aussi. Donc bloquer les prix à la baisse évidemment pour le carburant, le gaz et l'électricité. Merci à vous Mathias Tavel.
On écoutera la réponse du gouvernement dans quelques instants dans l'hémicycle. Il y a de nombreuses questions, vous l'avez dit Elsa, sur cette question du prix de l'essence. Tout à fait Marion.
C'est vraiment le thème majeur aujourd'hui à 10 minutes de la séance des questions au gouvernement. On a l'indication par la sonnerie ici dans cette salle des pas perdus. Baisse de TVA dit le rassemblement national.
Blocage des prix dit Sylvain dit pardon Mathias Tavel la France insoumise Sylvain Berriose les Français ils le constatent tous les jours quand ils vont faire le plein de leur voiture et c'est un sujet qui peut devenir explosif pour l'exécution des prix crise internationale crée une situation tendue sur le gaz sur le pétrole sur les engrais aux agriculteurs et donc des mesures catégorielles sont nécessaires. Ensuite la question de BL pas des mesures pour les Ensuite Ensuite vous avez une situation où les taxes sur le sur le sur le sur le carburant c'est une recette pour l'État. Il faut être capable de garantir la recette pour l'État sans prendre plus que ce qui était prévu.
Et je pense qu'on peut imaginer une taxe bloquée, une forme de type bloqué qui permettent donc de bloquer le prix non pas de le blocage des prix mais bloquer les taxes de telle sorte que l'État ne bénéficie pas d'un effet de ben sur la hausse et prix du carburant. que justement on entend le Rassemblement national qui commence à dire que l'État serait un profiteur de crise, c'est pour éviter justement ce genre de discours. On ne peut pas avoir le quoi qu'il en coûte n'est pas possible.
En revanche, l'État a un budget. Dans son budget, il est prévu une recette sur la part des carburants. Au-delà, on peut imaginer avoir une forme de taxe flottante un peu à l'image de ce qui était la TIPP flottante à l'époque.
Et pourquoi vous n'êtes pas favorable au à la solution des insoumis d'un blocage des prix ? Finalement, c'est à peu près la le même résultat. Non non, ça ça n'a pas du tout le même résultat d'un point de vue économique et macron.
On peut pas obliger les entreprises à bloquer des prix et que ferait une firme comme Total aujourd'hui qui quand même une fierté internationale pour la France, on ne peut pas bloquer les prix comme ça. On n'est pas dans un régime communiste. Par contre, il y a aussi une deuxième solution qui qui peut être envisagée qu'on avait dont en avait parlé avec Marine Le Pen, c'est le déblocage des des stocks stratégiques de l'État avec un contrôle des marges he dans la foulée sur les ceux qui vendent le carburant.
Je pense est une solution pour adoucir encore une fois le pouvoir d'achat des Françaises et des Français. 400 millions de baril de réseau stratégique qui ont été libérés dont dont 12 pour pour le pour la France. Et j'ajoute peut-être la difficulté dans un conflit dont on ne sait pas combien de temps il peut durer.
On imagine que le gouvernement garde aussi un peu des cartou pour aussi des moyens qui ont été développés de la pudite avec un pipeline qui permet désormais d'avoir un comment un transport via la mer rouge. Donc il y a d'autres solutions. Mais est-ce que tout le monde joue le jeu ?
Parce que certains disent effectivement il y a des marges sur lesquelles on peut renier. Les distributeurs peut-être également peuvent aussi et ben faire un petit effort. Les raffineurs, les distributeurs, tous ceux qui bénéficie des effets de ben on doit faire on doit être attentif et on doit on doit veiller collectivement à faire en sorte que le prix des carburants ne pénalise pas les Français.
Mais on ne peut pas faire en sorte que ou faire croire que on est capable de d'absorber toutes les crises et que l'État est capable d'avoir un quoi que l'on coûte permanent. Jordane Guon pour l'instant le gouvernement mesure sectoriel sur les routiers sur les pêcheurs notamment dans un premier temps. Vous Rassemblement national vous allez continuer à mettre la pression pour qu'il y ait vraiment des mesures pour les Français.
Mon collègue Jeanfil Tangich va poser cette première question sur cette baisse de TVA. On a un état français que complètement passif à à situation internationale. On a la 4e semaine de crise au Moyen-Orient.
Je pense que malheureusement ça va continuer la situation. On peut pas se permettre d'avoir des prix de carburant qui dépassent les 2 € 2,20 2,30 € demain pour ceux qui vont bosser tous les matins. Donc à un moment donné, il faut que le gouvernement se bouge, trouve des solutions pour les Françaises et les Français.
Et c'est pas le quoi qu'il en coûte, chers collègues, c'est l'inverse du quoi qu'il en coûte puisqueactuellement le gouvernement a énormément de de répercussion et de retour sur la TVA puisque c'est un impôt qui est très injuste et très proportionnel. Donc à un moment donné, il faut que la TVA baisse, il faut qu'on en revienne aux solutions proposées par Marine Le Pen. Est-ce que le budget que vous avez voté euh non sans mal euh justement là est percuté par cette crise ?
Puisque le président de la commission des finances dit il faut une loi rectificative. Là on va pas tenir non plus parce que Jordan euh Jordan Guon pardon Jordan Tangiy pardon parce que vous parlez de Jean-Philippe Tangiy vous dites le gouvernement s'enrichit. Bon, la France est plutôt endettée que l'inverse.
Le gouvernement se réchit. Mais du coup, regardez le Premier ministre justement Sébastien Lecornu, il le sait, il sera interrogé sur cette question des carburants. Il est avec Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste qu'on aura dans quelques instants à notre mycro pour réagir à la mort de Lionel Jespin.
Les deux hommes se connaissent bien. Ils doivent justement échanger peut-être sur la situation nationale et internationale. Sylvain Berriose, il va y avoir beaucoup de pression.
Vous dites, on n pas forcément les moyens. Oui, mais on se souvient au moment des gilets jaunes, la colère, elle était aussi sur ces prix des carburants. Finalement euh le peuple a réussi à tordre le bras un peu mal faire, je vous dis qu'il ne faut pas faire croire que l'État est capable de tout compenser.
L'État a un budget. Dans ce budget est prévu une recette liée au carburant. Au-delà de cette recette, on va trouver le moyen de bloquer les taxes qui conduisent à une augmentation du carburant.
Vous êtes favorable à regarder quand même sur ces taxes sur la part qui va au-delà de la recette initialement prévue. L'État ne peut pas bénéficier d'un effet de ben comme les distributeurs, comme les raffineurs. Chacun doit faire un effort.
Jordan Guiton, on ne sait pas encore ce que le premier ministre va répondre mais on se souvient que le ministre de l'économie Bruno Lemire, avait souvent dit pour dépenser de l'argent pour qu'il y ait un manque à gagner, tout le monde est d'accord pour trouver des solutions et puis le jour où il faut faire des économies, il y a plus personne. Là finalement, on demande à ce que l'État voilà et un manque à gagner. Quand on voit la situation des finances publiques, c'est pas forcément évident.
D'abord, avoir des leçons de recettes budgétaires de Bruno Lemer qui a endetté des générations de françaises et de Français, c'est pas forcément le le la bonne personne pour nous donner des leçons. Et ensuite, je pense que l'État doit regarder quand on a une évolution des recettes fiscales, alors il faut rendre leur argent aux Français. C'est ce que nous on dit avec Marine Le Pen.
Mais moi je note que même le collègue Horizon, petit à petit, on en vient aux solutions qui sont proposées par Marine Le Pen depuis la présentielle de 2022. Donc c'est plutôt une victoire idéologique. Maintenant moi j'attends une victoire pour le pouvoir d'achat des Françaises et des Français mais petit à petit on parle des taxes.
Ça peut être la TICPE qu'on peut baisser de manière provisoire. En tout cas il faut trouver des solutions pour cette France du travail pour les agriculteurs, pour les artisans. Puisque ceux qui prennent la voiture souvent sont obligés de le faire hein.
Sylvain Bar. Oui oui oui bien sûr. Mais c'est également les taxis, c'est les pêcheurs, c'est les routiers.
Vous avez un nombre de personnes qui sont impactées et les mesures catégorielles sont par conséquent utiles. Merci Sylvain Berrius. Merci beaucoup Jordan Guon.
On le disait, la séance des questions gouvernement va débuter par un hommage à Lionel Jespin. Je vous propose de retrouver le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort au micro de Stéphanie Despierres. Bonjour Olivier Fort, qu'est-ce que vous retiendrez principalement de Lionel Josepin ?
Bon, d'abord dire que ça a été un choc pour nous tous. On savait qu'il était malade, on savait que ses jours étaient comptés, mais ça a été un choc parce qu'il a tellement représenté dans nos vies militantes et il était en fait un repère fixe pour nous tous. Il a été un inspirateur, un formateur aussi pour la génération à laquelle j'appartiens.
Et b moi ce que je retiens de l'homme, c'est qu'il a été celui qui a réussi à rassembler la gauche plurielle, à l'amener au pouvoir, à la faire gouverner. Et il a été aussi malheureusement assez dépend l'homme du 21 avril 2002 parce que la gauche s'est divisée profondément divisée. Il y avait sep candidats de gauche au premier tour ce qui a conduit pour la première fois à ce que l'extrême droite arrive au pouvoir.
Ce que je retiens de lui, c'est qu'il a été l'homme d'un courage exceptionnel, l'homme des 35 heures, l'homme des emplois jeunes, l'homme qui a mis en place la couverture maladie universelle, celui qui a fait le pax, celui qui a fait le fond de réserve des retraites et qui a donc éclairé de sa vision l'ensemble de la gauche des écologistes et puis celui qui a été aussi d'une droiture. C'était un homme d'état, voilà comme on le dit de manière un peu mécanique mais chez lui ça avait un sens parce qu'il avait véritablement le sens de l'État et cette capacité à fédérer autour d'un projet. Au lendemain de ces municipel, on voit les tiraillements au sein du Parti socialiste entre la France insoumise et le Parti socialiste.
Quel regard à votre avis l'aurait porté sur le contexte ? Non, écoutez, moi je ne fais pas parler Lionel Jospin, il aurait détesté ça. Il était très jaloux de sa propre parole et euh je serait totalement inconvenant que de lui prêter des intentions que nous ne connaissons pas.
Donc euh maintenant, désormais, il faut respecter sa mémoire et euh d'abord se souvenir de ce qu'il a apporté à la gauche et à la France. La gauche pluriale, ça reste un modèle pour vous ? Oui, ça reste un modèle.
Je lui avais écrit à une époque quand il était encore avec son devoir de réserve au conseil constitutionnel en lui disant "La dernière fois que la gauche a été heureuse ensemble, c'était avec toi." Et je le maintiens, je pense que c'est la dernière fois où la gauche a été heureuse parce que qu'est-ce qu'il vous avait répondu ? Est-ce que vous avez donné un conseil ?
Ah, je ne veux pas je je je n'aime pas je veux pas instrumentaliser un homme comme lui. Il avait sa propre identité. Il avait je dis simplement que pour moi, il représentait ça.
Il était celui qui avait permis à la gauche de gouverner et qui avait su en fait vivre des sensibilités très différentes entre elles. Il y avait là des communistes, des radicaux, des écologistes, socialistes et euh euh j'allais dire de Jean-Luc Mélenchon à Dominique Stroscan, tout le monde a participé à son gouvernement et il avait réussi cet exploit de de rassembler ses forces, de les unir et de leur donner un objectif commun et de changer la vie des gens. Parce qu'au fond, nous ne faisons pas de la politique simplement pour gagner ou pour perdre.
Nous faisons de la politique pour pouvoir changer la vie des gens. et c'est la vocation de la gauche et je crois que il a profondément changé nos vies. Je reprends l'exemple des 35 heures, l'exemple du pax dans des domaine très différent et bien ça a changé la vie de millions de femmes et d'hommes qui ont pu grâce à lui avoir une vie différente.
Merci beaucoup d'avoir répondu à nos questions et on vous laisse rejoindre les musiques pour cet hommage justement à l'ancien premier ministre Lionel Joseport. Merci. Merci beaucoup Stéphanie Despierre.
Réaction en direct du premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Fort à la mort de l'ancien premier ministre Lionel Jospin. C'est bien par l'hommage à Lionel Jospin que débutera cette séance des questions gouvernement. Ça faisait 3 semaines que vous ne les aviez pas entendu.
Les tambours de la garde républicaine. 3 semaines où les députés étit notamment en campagne pour les élections municipales. Qu'ils soient candidats ou qu'ils soutiennent des candidats dans leur circonscription et ailleurs.
C'est la reprise pour la séance des questions au gouvernement et vous retrouvez comme chaque mardi le passage de la présidente de l'Assemblée nationale dans la salle des pas perdus au son des tambours de la garde républicaine. Yel Brun Piet qui va évidemment ouvrir cette séance des questions gouvernement par un hommage à l'ancien premier ministre Lionel Jospin. Le président du groupe socialiste, Boris Valallot, prendra également la parole.
Et puis ensuite, ce sera la situation internationale qui va intéresser les députés et surtout ses conséquences en France. Vous avez peut-être fait le plein ces derniers temps. La hausse des prix du carburant préoccupe les citoyens et les députés.
On suit cette séance des questions gouvernement. Ensemble en direct en intégralité sur LCP. Merci monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, Chers collègues, Lionel Jospin nous a quitté.
Ancien premier secrétaire du Parti socialiste, élu départemental, régional, national européen, ministre d'État, premier ministre de la 3e cohabitation. Il était une figure de la 5e République. Ici même sur ces bancs où il siégea comme député de Paris puis de la Haute Garonne, il était éminemment respecté.
Par-delà l'éclivage pour sa rectitude, pour son éthique et la rigueur de son engagement au service de la France et des Français. J'ai toujours respecté le parlement, ce lieu du débat et de la décision politique, a écrit Lionel Jospin dans ses mémoire. Il savait que c'est ici, dans cet hémicycle que bat le cœur de la démocratie et de la volonté générale.
Nos banc gardent en mémoire ces interventions qui étaient à son image, précise, dépouillée d'artifice, redoutable de justesse et de justice. Nous nous souvenons aujourd'hui du ministre de l'éducation nationale qui avec sa loi d'orientation de 1989 plaça l'égalité des chances et les droits des élèves au cœur de la promesse républicaine. Nous nous souvenons également bien sûr du premier ministre de la gauche pluriel à Matignon.
Il porta un projet d'audace tranquille afin de transformer le quotidien de nos concitoyens à travers notamment la couverture maladie universelle. la location personnalisée d'autonomie, les 35 heures ou encore le pax. Conscient que les mandats public ne devait plus être une sorte de monopole masculin, il s'engagea également dans la parité en politique qui fut inscrite dans la Constitution en 1999.
Grâce à lui, notre assemblée ressemble aujourd'hui davantage à la France. Après sa défaite au présidentiel en 2002, il continua de s'engager au service de nos institutions et notamment au Conseil constitutionnel où il défendit notre état de droit contre les vents mauvais. Car Lionel Jospin, c'était aussi une éthique de conviction jointe à une intégrité à toute épreuve.
Trop souvent caricaturé comme un assette sévère et cérébral, il répondit à ses critiques dans une formule oxyorique et ironique, se définissant comme un rigide qui évolue, un austère qui se marre et un protestant athé sous l'armure de l'homme d'État percé en effet un homme convivial, chaleureux, aux passions, éclectique. Yonel Jospin était aussi un basketteur accompli qui même devenu premier secrétaire du Parti socialiste, arpentait les parquets le weekend chérissant l'élégance du geste collectif. Si Népfi l'avertit, il joua même son propre rôle dans une comédie en 2010, rappelant avec autodérision qu'il était retiré de la vie politique.
Ouvert à toutes les formes d'expression culturell, il admirait la réussite de son fils Hugo, compositeur de musique de film, de sa fille Eva, plasticienne et celle de Daniel, le fils de Sylvianne qui l'avait fait sien, normalen et agrégé de philosophie. En 2023, il fut aussi très fier que son épouse académicienne, Sylviane Agazinski obtint le prix des députés pour un essai où elle plaidait pour un humanisme universaliste et féministe face aux nouveaux obscurantismes. Mesdames et messieurs, à la question de savoir s'il conseillait à un jeune de s'engager, Lionel Jospin répondit un jour "Oui, je lui dirais vas-y, ça vaut le coup.
Bien sûr, la vie n'est pas que politique, mais l'intérêt pour la vie de la cité et pour le sort du monde reste à mes yeux une dimension essentielle de la vie d'un homme. Toute sa vie, Lionel Jospin l'a consacré à cette dimension essentielle, servir autrui et son pays. au nom de la représentation nationale.
Je voudrais adresser à sa famille, à ses proches ainsi qu'au groupes socialistes nos condoléances attristées. Et mes chers collègues, en la mémoire de Lionel Jospin, je vous demande d'observer une minute de silence. Je vous remercie et je voudrais donner la parole au président du groupe socialiste, monsieur le président Valallot.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs, Lionel Jospin aura toute sa vie été un homme d'engagement, d'action dans la fidité exigeante à ses convictions de socialistes et de républicains. Pour porter ces combats, Léon Jospin a su être l'artisan d'union et de majorité pluriel de la victoire de 1981 à la gauche plurielle de 1997. En basketteur qu'il était, il aura su constituer, animer des collectifs permettant la pleine expression des talents qu'il savaient reconnaître dans leur diversité.
Et plus encore, Lionel Jospin a eu à cœur de faire émerger des majorités sociales en donnant une place et un rôle particulier aux partenaires sociaux, en pratiquant le débat et l'argumentation exigeante. Nul besoin d'outrance, ne pas chercher à accentuer l'éclivage de notre société, mais convaincre toujours. Cette persévérance et cette éthique démocratique sont maires des grandes réformes avec lesquelles les françaises et les françaises vivent aujourd'hui.
Affirmer la dignité de tous avec la CMU. Porter haut l'égalité avec le paxe. Regardez en face notre histoire avec la loi de Christian Tobira sur la reconnaissance de l'esclavage.
Refusant une société de marché, Leonel Jospin a dans son époque promu des réformes visant à réformer l'économie de marché en s'attachant en particulier au travail. réforme des 35 heures et du temps de travail bien sûr impliquant encore une fois les partenaires sociaux. Expérimentation réussie aussi des emplois jeunes à la croisée de l'économie de marché et de l'économie sociale et solidaire. emploi jeune qui prolongeait une préoccupation constante, exigeante de Lionel Jospin pour la jeunesse.
Lui qui était enseignant, lui qui a été ministre de l'éducation nationale, homme de gauche, homme d'État, grand socialiste. C'est notamment dans ses fonctions de ministre de l'éducation nationale que Lionel Gespin a montré son attachement à l'équilibre de nos grands principes républicains comme la laïcité en faisant face avec rigueur et humaniste à l'émergence des polémiques sur le port du voile dans les établissements scolaires. La lïité de l'école, disait-il, doit être une école de tolérance où l'on n'affiche pas de façon spectaculaire ostentatoire les signes de son appartenance religieuse et d'ajouter que l'école est faite pour accueillir les enfants et pas pour les exclure.
Une vie d'engagement, une vie d'accomplissement, une vie inévitablement faite aussi d'épreuves. Le 21 avril 2002 reste un traumatisme pour nombre de Françaises et de Français. La dignité, la fermeté de la réaction de Lionel Jose en prenant sur lui la responsabilité de cette défaite qui le dépassait bien évidemment fait certainement beaucoup pour la conscience morale qu'il est devenue pour une grande majorité une immense majorité de françaises et de Français.
Lionel Jospin laisse à la France des lois, des progrès sociaux, un peu plus d'égalité et de justice. Lionel Jospin nous laisse un modèle d'intégrité politique à chacune et à chacun d'entre nous de les cultiver. Dans la tristesse de ce jour, mes pensées vont à celles et ceux qui l'ont aimé.
Mes pensées vont à ses proches et à sa famille. Je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup.
L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première va être posée par monsieur Jean-Philippe Tanguier pour le Rassemblement national. [applaudissements] Merci madame la présidente.
Monsieur le Premier ministre, le prix moyen du gazol frolle les 2,20 € et pourrait battre de sinistres records tout comme l'essence, le fioule et peut-être le gaz. En 3 semaines, ce gazol a augmenté de 50 centimes par litre alors que votre propre gouvernement n'avait anticipé que quelques centimes de hausse. Cette crise, rappelle et l qu'un gouvernement macroniste est un douloureux mélange d'imprévoyance, d'incompéten et surtout d'indifférence devant le sort des Français.
Après ces 3 semaines d'inaction en dehors de contrôle bidon, vous annoncez des éèmes reports de cotisation, des prêts, des mesurettes qui déplacent le problème au lieu de soulager les ménages et les professionnels, en particulier les pêcheurs, agriculteurs, transporteurs, taxis. et tant d'autres. Nos compatriotes pein déjà, monsieur le premier ministre, à vivre dignement de leur travail ou de leur retraite.
Ils doivent désormais choisir entre remplir leur cadis ou le réservoir de leur véhicules pour travailler. Or, votre gouvernement est responsable de ce dilemme indigne puisque près de 60 % du prix du carburant est constitué de taxes. Taxe qu'Emmanuel Macron avait alourdi à son arrivée au pouvoir pire avec les LR et la gauche.
Vous avez aggravé le 1er janvier les certificats d'économie d'énergie qui pèsent désormais 17 centimes par litre contre 4 en 2022. Seul le RN et l'UDR s'y étaient opposés. Vous demandez au raffineurs d'augmenter leur production alors que vous avez refusé d'augmenter ses capacité après l'invasion de l'Ukraine comme le demandait le RN.
Vous n'avez d'ailleurs pas davantage mis en place des mesures de contrôle contre les surprofits et les abus d'hivers de ces mêmes raffineurs. Alors, pourquoi avez-vous mis une partie de nos précieuses réserves de carburant sur les marchés mondiaux au lieu de les utiliser pour notre seul marché français au bénéfice des consommateurs et nos entreprises comme l'exigé Marine Le Pen et Jordane Bardella ? Alors, monsieur le premier ministre, quand allez-vous enfin baisser les prix de l'énergie en baissant les taxes et en utilisant nos stocks pour le seul intérêt des Français ? [applaudissements] Je vous remercie.
La parole est à monsieur RC, ministre de l'économie et des finances. Merci madame la présidente. Mesdames, messieurs les députés, il y a décidément des choses qui ne changent pas.
Quand vous prenez la parole, c'est un mélange euh d'imperfection, d'inexactitude, de mensonge et de division. vous racontez une fois de plus n'importe quoi. 1, l'État s'en mettrait plein les poches depuis 1975, en 75, en 79, en 90, en 2003, en 2007, en 2022 et ce sera le cas en 2026.
Évidemment, un choc pétrolier n'est pas une bonne nouvelle pour les comptes de l'État, je le regrette mais oui, ça se traduit systématiquement par une dégradation parce que vous le savez évidemment, les dépenses sociales augmentent et les impôts n'augmentent pas. de vous évoquez des stocks qui partiraient à l'étranger. Je peux vous dire que je valide, nous validons avec la ministre de l'énergie toutes les demande d'utilisation des stocks stratégiques et qu'aucun d'entre eux, aucun baril, aucun litre ne part en dehors de France.
J'allais dire c'est normal et je ne sais pas où vous êtes allé chercher ça. Et vous évoquez les C2 EOS. Je pense que la ministre de l'énergie aura l'occasion d'y revenir.
C'est évidemment une stratégie qui en aucun cas n'enrichit l'État. Elle permet d'électrifier la France. Elle permet de mettre en place de l'écologie sociale.
Vous n'êtes ni écologique ni social. Donc évidemment que vous êtes contre. 100000 véhicules électriques grâce à ces à ces à ces certificats, 300000 combats chaleur des dizaines de milliers de logements avec des artisans du bâtiment bien de chez nous qui sont aidés grâce à ces certificats.
Arrêtez de dire n'importe quoi. Nous faisons face à un choc majeur extérieur auquel nous devons faire face ensemble et en évitant de se diviser. Merci monsieur le ministre.
Monsieur Tangui, monsieur l'Excure, vous pouvez éructer mais vous devez surtout baisser les taxes. C'est ce que veulent les Françaises et les Français baisser les taxes. Et pour les stocks, c'est vous qui avez déclaré il y a la vidéo que vous avez fait ça pour en faveur de l'Asie.
C'est vos déclarations qui sont incompétentes. Vous accusez le RN de votre turpitude. Baissez.
Merci monsieur le député, monsieur le ministre, [applaudissements] monsieur le député Tanguy, nous n'avons rien à cacher. Rien rien. Et si vous souhaitez avoir des précisions sur les déclarations que je prends, si vous avisions sur le fait que la France aujourd'hui est au cœur d'une stratégie internationale pour gérer cette crise, n'hésitez pas.
En attendant, nous n'avons rien à cacher et j'en profite pour annoncer que le ministre des comptes publics, David Amiel, va mettre en place dans les prochains jours un observatoire de la crise et de leur impact sur les finances publiques et que dès le 21 avril prochain, monsieur Merci monsieur le ministre, c'est terminé pour vous monsieur le ministre. Merci beaucoup. La parole est à madame Amélia LCAFI pour le groupe ensemble pour la République.
Madame la présidente, monsieur le ministre, bientôt un mois que l'offensive contre l'Iran a fait voler en éclat l'équilibre régional déclenchant une crise dont les répercussions dépassent très largement l'épicentre du conflit. Comme tous les civils pris à partie, nos compatriotes présents au Moyen-Orient en subissent de très lourdes répercussions. Je veux leur dire ici notre soutien comme je tiens à saluer la la coordination mise en place pour leur sécurité pour leur accompagnement de l'appui absolument décisif du centre de crise et de soutien du qued d'Orsé et du sang froid remarquable de nos postes diplomatiques et consulaires mais aussi de nos Français de l'étranger et de leurs élus que je veux absolument saluer ici monsieur le ministre dans cette spirale délétaire la situation au Liban devient extrêmement préoccupante.
Ce pays si cher à notre cœur se retrouve encore une fois pris à partie, pris en étoffrontements alors qu' la population ne l'a absolument pas voulu et ils en payent tous le prix fort. Vous vous y êtes rendu la semaine dernière et vous avez pu constater, comme j'ai pu le faire moi-même avant vous, l'atmosphère qui devient irrespirable chaque jour, le quotidien qui est rythmé par ce climat de guerre que les Libanais et nos compatriotes subissent, que ce soit au Liban ou partout également dans sa capitale et notamment la catastrophe du million de réfugiés. Nous connaissons la résilience des Libanais et des Français du Liban, mais elle semble cette fois-ci très largement éprouvée, j'ai envie de dire khas.
Et l'aide de la France est réclamée à corps et à criis. Nous agissons avec nos partenaires. Vous allez nous en dire un mot.
Ma question est assez simple, monsieur le ministre. Est-ce que ces efforts sont Je sais qu'ils sont nécessaires, indispensables et très attendus, mais est-ce que nous sommes à la hauteur du besoin ? Merci beaucoup madame la députée.
La parole est à monsieur Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Madame la députée Amélia Lacrafi, je veux me joindre au remerciement que vous avez adressé.
D'abord aux équipes de centre de crise et de soutien du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, au aux agents de nos postes diplomatique et consulaire dans la région qui ont fait face avec une nouvelle fois beaucoup de courage et de dévouement, mais aussi à vous-même, aux parlementaires des Français de l'étranger, aux élus des Français de l'étranger, aux chefs d'Illot qui dans la quinzaine de pays entraînés malgré eux dans cette guerre qu'il n'avait pas choisie se sont levés pour apporter des réponses à nos compatriotes que ce soit pour leur rapatriement. pour toute autre question dans cette situation si difficile. C'est la priorité qui a été la nôtre depuis 4 semaines depuis le début de cette escalade dangereuse et incontrôlée dans la région.
Dans le cadre de cet escalade, nos pensées vont aussi aux populations civiles qui vivent dans la terreur, dans l'inquiétude des bombardements, que ce soit en Israël, que ce soit en Iran ou que ce soit au Liban où une nouvelle fois c'est plus d'un million de personnes qui se retrouvent déplacé et j'ai pu le constater moi-même dans la banlier sud de Beou il y a quelques jours, des familles qui retrouvent 2 ans après exactement les mêmes abris qu'elles avaient dû gagner pendant l'escalade militaire. de la fin du mois de septembre 2024 au Liban. Dans ce contexte, il est évident que le Esbola qui a entraîné le Liban dans cette guerre une nouvelle fois doit cesser ses frappes.
Israël doit s'abstenir de toute incursion terrestre au Liban, s'abstenir de toute frappe visant les infrastructures civiles, s'abstenir de frapper Beou. Israël, nous le reconnaissons, a le droit de se défendre mais en respectant le droit international et le droit international humanitaire. Et entre le gouvernement libanais et le gouvernement israélien doit s'engager une négociation, la première depuis bien longtemps, qui nous permettra, nous l'espérons, de trouver une solution politique à cette crise.
Merci monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Hervé Solignac pour le groupe socialiste. [applaudissements] Merci madame la présidente.
Monsieur le premier ministre, la flambée des prix du carburant, des artisans, des commerçants, des agriculteurs, des pêcheurs, des professionnels de la route, bref des secteurs qui n'avaient pas besoin de cette crise. Elle touche de plein fouet les territoires dépendants de la voiture, ses campagnes, ses zones de montagne où se déplacer est bientôt devenu un luxe. Elle atteint des familles entières et j'en connais qui ne mettent plus dans le cadit ce qu'elles sont obl dans les prix au litres ont atteint des niveaux délirants.
Il faut donc agir vite et agir fort. Nombre de pays européens l'ont fait et la France, elle elle s'interroge. Elle fait des tweets, monsieur le Premier ministre, comme celui que vous avez produit hier et qui nous révèle assez clairement que vous n'êtes pas pressé d'agir.
Monsieur le Premier ministre, les Français ne vous tiennent pas pour responsable des événements qui secouent le monde et ne vous reproche pas cet envolé des prix. En revanche, il vous reproche de ne pas vous y opposer. Rien ne serait pire que de laisser s'installer l'idée qu'un gouvernement tire profit de la crise sur le dos de son peuple et c'est l'idée qui est en train de s'installer dans le pays.
Alors cesser de tergiverser dans des discussions avec les raffineurs ou dans des concili avec les distributeurs. Le temps presse. Rendez au moins la partie de TVA qui varie en fonction des cours et que vous encaissez pendant cette crise.
Toute l'Europe prend des mesures en ce sens. Le gouvernement espagnol a décidé en une nuit de baisser la TVA de 21 à 10 %. La Suède et l'Italie ont réduit immédiatement leur fiscalité.
Le Portugal a pris des mesures d'urgence. L'Allemagne va adopter une taxe sur les surprofits. La Grèce subventionne les achats de carburant pour les familles en difficulté.
Et nous, monsieur le Premier ministre et la France, rien depuis 25 jours que la guerre a commencé. Alors, monsieur le Premier ministre, au nom de mon groupe et pour les Français, je vous demande d'agir sans plus attendre. Merci monsieur le député.
La parole est à madame Maude Brégon, ministre en charge de l'énergie. Merci madame la présidente. Monsieur le député, l'idée que l'État s'enrichirait sur le dos de la crise n'est pas une idée qui s'installe dans le pays.
C'est une idée que les politiques et qu'une partie des politiques sont en train d'installer dans le pays. Jamais l'État ne s'est enrichi sur le dos d'une crise. Jamais le l'État ne s'est enrichi lors de choc pétrolier.
Vous savez bien que ça a un impact sur la croissance, que ça a un impact sur les volumes vendus, que ça a un impact sur les consommations et qui finit c'est toujours très mauvais, très mauvais pour les finances publiques. Vous prenez l'exemple de l'Italie qui a en effet fait une remise à la pompe. Mais comment l'Italie finance cette mesure ?
Comment l'Italie finance cette remise à la pompe ? L'Italie fait des annulations de crédit sur la sécurité, sur la santé et sur les services publics, sur les transports. Est-ce que c'est ce que l'on souhaite pour la France ?
Je crois que non. Et donc la bonne réponse, c'est ce que nous faisons d'abord à l'échelle internationale. C'est l'initiative du président de la République pour libérer dès que ce sera possible la circulation dans le trit d'ormouse.
Et ensuite, c'est l'accompagnement des secteurs qui font face à des difficultés de trésorerie, mais certainement pas des propositions démagogiques qui à la fin seront payées par le contribuable. Merci madame la ministre. La parole est à présent à monsieur Pourrière Mir pour le groupe écologiste et social. [applaudissements] Merci madame la présidente.
Monsieur le ministre Jean-Noel Barreau, est-ce utile d'interpeller encore sur la situation internationale et particulièrement au Moyen-Orient quand on sait l'impuissance verbeuse et parfois complice des diplomaties européennes face aux tragédies du monde ? Je commence par le lâchage de nos alliés Kurdes dont les armées révolutionnaires ont su faire front contre Daesh et qui sont désormais la cible conjointe des pouvoirs syriens et turc. Je continue par l'Iran dont le peuple massacré par le régime des MOLA n'a jamais vraiment reçu le soutien dont il avait besoin.
La réponse des bombardements illégaux israélo-américains et sans issu des destructions et le risque d'un effondrement généralisé. le même qui a produit en Syrie, en Irak et en Libye la dissémination du terrorisme. Vous avez dit refuser la stratégie états-unienne dans des trois d'Ormous d'ont.
Mais quoi d'autre ? Je continue par la Palestine. 70000 Gazaouis au Bamau ont été massacrés.
Le peuple en Sir Jordanie, lui continue de subir l'humiliation de la colonisation, des tueries et des tortures et rien ne se passe vraiment pour empêcher l'entreprise d'anéantissement [applaudissements] de monsieur Netaniaou. Vous avez aussi apporté votre soutien au plan de Trump pour Gaza sans aucune référence aux États-Unis. Je prolonge par le Liban, un peuple amis d'une autre où le gouvernement israélien annonce vouloir déplacer sa frontière jusqu'à l'Italie, c'est-à-dire procéder à une annexion pure et simple.
Pourtant, hier, le président de la République a rappelé l'attachement de la France au droit international sans double standard. Mais alors vous qui avezvré justement pour la coalition des volontaires en Ukraine, quelle réponse pour le Liban ? Dans cette géopolitique du chaos, les nouveaux tyrans nationalistes prédateurs dictent leur loi d'accaparement, des richesses, des terres, des ressources.
À moi l'Ukraine, à moi la Palestine, à moi le pétrole du Vénzuela, à moi le Rolland aussi, pourquoi pas ? Sachez que nous sommes désormais très nombreux à vouloir créer une alliance internationale citoyenne, une digue contre les extrêmes droites mortifères. Mais face au Conseil de la paix de Trump, il est temps que la France sonne le toxin du droit international, du développement partagé, de la coopération et de la sécurité collective.
Faites-le où nous serons tous engloutis. Merci monsieur [applaudissements] le député. La parole est à Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. [applaudissements] Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, j'ai un peu de mal à à comprendre là où vous voulez en venir.
Il me semble il me semble que dans cette affaire et depuis le début de cette crise, la France a fait honneur à ce qu'elle doit être, c'est-à-dire une puissance d'équilibre qui ne se laisse pas entraîner dans des guerres qu'elle n'a pas choisi, mais qui apporte la sécurité à ses ressortissants et à ses partenaires. C'est ça la France, c'est ça l'Europe. On refuse les guerres des autres mais on protège les nôtres et on protège nos amis.
Pour le reste de vos commentaires, j'ai l'impression que nous vivons pas tout à fait dans le même monde. S'agissant des curdes syriens, je vous engage à dialoguer avec eux pour leur demander la manière dont ils perçoivent la contribution de la France dans l'accord qu'ils ont fini par trouver avec le gouvernement syrien qui respecte leur identité et qui respecte la place qui doit être la leure dans la nouvelle Syrie. Vous parlez du peuple iranien qui a subi la répression sanglante d'un régime sanguinaire.
N'avons-nous pas décidé d'inscrire le corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes ? Vous me parlez de Gaza et de la 6. Quel autre pays du monde a fait autant que la France pour la cause du peuple palestinien l'année dernière ?
Et quant au plan Et quant au plan présenté par les États-Unis d'Amérique, il a été endossé par le Conseil de sécurité des Nations- Unies, est-ce que ça ne compte plus pour les écologistes et pour la gauche ? Alors bien sûr que les empires se lèvent. Bien sûr que les prédateurs sont aux agués, mais la France et l'Europe dans cette crise ont joué le rôle qui doivent être le leur, c'est-à-dire des puissances d'équilibre qui n'alimentent pas les conflits mais qui préservent leurs intérêts et qui protègent leurs alliés.
Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Mathias Tavel pour le groupe la France insoumise. [applaudissements] Monsieur le premier ministre, il est probable que le prix de l'essence augmente de quelques centimes.
Ces mots, ce sont ceux de votre ministre, monsieur l'escure. Il y a 3 semaines. Vos ministres devraient parler plus souvent à leurs chauffeurs.
Il sauraiit que le gasoile a augmenté jusqu'à 50 centimes par litre. Plus de 2 € le litre, plus de 100 € un plein. C'est intenable.
Intenable quand on doit prendre sa voiture pour aller travailler, étudier, se soigner, quand on est artisan qu'on doit aller voir ses clients ou ses patients. Monsieur le Premier ministre, la guerre de Trump et Netaniaah contre l'Iran fait exploser tous les prix de l'énergie. Le pétrole, le gaz et demain l'électricité qui est liée par la folie de votre marché.
L'Agence internationale de l'énergie parle de la pire crise énergétique de l'histoire. Et vous, qu'avez-vous fait depuis 3 semaines ? Rien.
Rien pour sanctionner les fauteurs de guerre. Rien pour le retour à la paix dans la région. Rien pour le pouvoir d'achat des Français.
Assis, le gouvernement a reconnu qu'il s'est trompé. La belle affaire comme les gouvernements précédents qui se sont trompés en laissant délocaliser nos raffineries. 9 ans que vous vous trompez et que vous trompez les Français. 9 ans que vous auriez dû mettre le paquet sur la transition énergétique et les énergies renouvelables pour sortir de la dépendance aux énergies fossile importé.
Là est la solution à moyen terme, mais à court terme, il faut agir ici et maintenant car les Français payent vos erreurs. La solution d'urgence existe. Bloquez les prix et les marges pour empêcher le retour des super profits sur l'énergie et les produits alimentaires.
Mais vous préférez protéger les profits des multinationales que protéger le pouvoir d'achat des Français. Ah, vous n'êtes pas le seul. Monsieur Bardella aussi est contre le blocage des prix.
Une fois encore, Bardella parle comme Macron. Alors, monsieur le Premier ministre, la question est claire. Quand allez-vous bloquer les prix de l'énergie ?
Merci monsieur le député. La parole est à présent à madame Maude Brégon, ministre en charge de l'énergie. [acclamation] Merci madame la présidente.
Monsieur le député Tavel, je pardon, je vous cherche. Nous vous en déplais, nous ne sommes pas dans une économie administrée. Voilà, ce sera ma première réponse sur la question du blocage des prix.
Vous savez que les distributeurs que la France que la que la France importe la totalité de son pétrole brut et une grande partie de ses produits raffinés. Et donc si vous fixez un prix, mettons que vous bloquez le prix, vous fixez un prix à un niveau inférieur au prix sur lequel on se source sur les marchés internationaux, vous courez tout droit à la pénurie. Et donc au-delà des différences d'approche que nous pouvons avoir, c'est de toute façon un système qui ne tient pas et qui va mettre en risque l'approvisionnement des Français que vous prétendez défendre dans votre question.
Donc ça ne fonctionne pas. La bonne réponse, je le redis, c'est un ce que la France a initié depuis 3 semaines grâce au président de la République sur l'international au Moyen-Orient pour tenter de contenir le conflit et éviter autant que possible l'embrasement de manière à pouvoir dès que ce sera possible et comme nous le faisons déjà en mer rouge, contribuer à la sécurité d'acheminement des navires notamment dans le Détroit d'Ormouse. C'est ce que nous faisons auprès des secteurs.
Je pense à la pêche, je pense à l'agriculture, je pense au transport que nous accompagnons avec des mesures de trésorerie. Et c'est ce que nous faisons sur le long terme puisque vous parlez vous-même dans votre question de la nécessaire décarbonation. On est d'accord mais pour décarboner, il faut produire de l'électricité.
Pour produire de l'électricité, on a besoin du nucléaire. Nucléaire que vous tentez de fermer depuis maintenant des années. Merci beaucoup madame la ministre.
La parole est à présent à madame Périne Goulet pour le groupe démocrate. [applaudissements] Merci madame la présidente. La France maltraite ses enfants.
Ce n'est pas une figure de style. C'est ce que disent les chiffres, les juges, les forces de l'ordre, les professionnels du secteur. En 2025, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 114500 mineurs victimes de lance physique, 76200 mineurs victimes de violence sexuelle.
Et ces chiffres ne sont que la partie visible de l'iceberg. Tant les violences faites aux enfants sont tous ses estimés. Et j'aurais pu vous parler également du nombre d'enfants victimes de prostitution, de harcèlement, de violence dans le sport, dans la culture ou dans le périscolaire.
Parlons-en du périscolaire, lieu que nous pensions à tort plus protégé. Pas moins de 15 enquêtes ont été ouvertes en 2025 pour agression sexuelle dans les écoles maternelles parisiennes. On parle de violence sur des enfants de moins de 5 ans.
Je pourrais également vous parler de l'aide sociale à l'enfance qui dysfonctionne, qui craque, qui accueille toujours plus d'enfants dans un système saturé et où les chances d'avoir le bac ou de s'insérer dans notre société sont faibles, poussant souvent ces jeunes vers l'érance ou la délinquence. Alors mesdames et messieurs, les ministres, la protection de l'enfance concerne chacun de vos ministères. tantôt en tant qu'enfant victime, tantôt en tant qu'enfant auteur, mais bien souvent victime auparavant, ces enfants, nos enfants ne peuvent pas rester des variables d'ajustement de nos politiques publiques.
Après la mobilisation de 40 parlementaires dans une tribune transpartienne il y a 3 semaines, vous avez annoncé ce matin que le gouvernement avait entendu et que vous alliez déposer un projet de loi qui concernerait tous les enfants. Madame la ministre, pouvez-vous nous indiquer les dispositions qui seront présentes dans votre texte son calendrier, mais également ces dernières propositions de loi vote à l'unanimité dans cet hémicycle, à savoir l'avocat pour l'enfant porté par ma collègue Eda Adisadé et l'ordonnance de protection provisoire que je porte seront bien repris dans ce texte. Je vous remercie.
Merci beaucoup madame la députée. La parole est à Stéphanier, ministre de la santé. [applaudissements] Merci madame la la présidente, madame la députée Goulet, merci pour votre question.
Je sais l'attachement du parlement sur ce sujet de protection des enfants. Effectivement, avec le garde des saut Gérald Darmanin, nous allons porter un texte qui va permettre de mieux protéger tous les enfants. Vous l'avez dit de il s'agit d'enfants, notamment les enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance. 400000 enfants avec une espérance de vie diminuée de 20 ans, avec 10 % seulement qui vont au baccalauréat, avec 50 % des services de pédopsychiatrie qui sont concernés par ces enfants, occupés par ces enfants.
Donc oui, nous allons déposer un texte prochainement avec le garde des saut qui va permettre de vérifier tous les antécédents judiciaire, ce qu'on appelle l'honorabilité qui va permettre aussi surtout le mieux une meilleure partage d'information de ces antécédents judiciaires entre les différents secteurs, mais qu'il va aussi permettre de donner des perspectives à ces enfants confiés à l'enfance, des perspectives de vie avec des moyens pour que l'adoption soit plus rapide avec une augmentation de l'accueil du nombre d'accueillants familiaux, une augmentation du nombre de tiers de confiance pour améliorer la prise en charge de ces enfants dans des cellules d'accueil familial. Vous le savez que ces mesures sont évidemment consensuelles puisque chacun d'entre nous voulons mieux protéger les enfants. Ce texte est travaillé aussi avec les départements dont la compétence une partie des compétences relève de la compétence des départements.
Ce texte consensuel sera bien sûr débattu au Parlement et enrichi, je l'imagine, dans le débat notamment sur les sujets que vous avez abordé. Concernant l'ordonnance de protection provisoire, je sais que vous y êtes très attaché et nous porterons dans ce PGL une mesure qui va dans le sens d'une décision plus rapide. Je vous remercie madame la députée.
Merci madame la ministre. Madame la députée. Merci madame la ministre.
Bien sûr, nous serons à votre à vos côtés parce que nos enfants, le futur de notre pays n'ont plus à être maltraités. Nous devons tous agir ensemble pour que le futur notre pays soit apaisé. Je vous remercie.
Merci beaucoup. La parole est à présent à madame Géraldine Granger pour le Rassemblement national. Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse à madame la ministre de la santé. Je souhaite vous alerter sur une crise grave qui touche aujourd'hui le dispositif Azalé et au-delà l'accès aux soins de millions de français. Àé, ce sont 11500 soignants, près de 3 millions de patients et un modèle éprouvé depuis plus de 20 ans fondé sur la coopération entre médecins généralistes et infirmières pour assurer prévention, suivi des maladies chroniques et accompagnement des patients sur l'ensemble du territoire.
Mais aujourd'hui, ce dispositif est à l'arrêt. Depuis le 1er février 2026, plus de 2000 infirmiers et infirmières ne sont plus rémunérés. la raison, une décision unilatérale de l'ACNAM qui a suspendu ses financements pourtant essentiels puisqu'il représente plus de 95 % des ressources de l'association en invoquant des soupçons de conflit d'intérêt que l'association conteste formellement.
Conséquence directe, une cessation de paiement prononcée le 5 mars des professionnels plongés dans l'incertitude en grande détresse et des milliers de patients fragiles privés d'un accompagnement essentiel. Madame la ministre, derrière cette crise financière, il y a une réalité humaine. Claudine, Alexandre, Anne-Marie, Estelle et tant d'autres de ma circonscription et de la France entière, infirmiers, infirmières engagé qui accompagnent au quotidien des patients atteints de diabète, d'obésité, d'addiction ou de trouble cognitif.
Il mène un véritable travail de prévention et de suivi qui permet ainsi de réaliser d'importantes économies pour notre système de santé. 1 € investi dans Azalé, c'est 30 € d'économie. Pourtant, les acteurs du terrain dénoncent des blocages administratifs et une reprise en main progressive de la gourvernance du dispositif qui aurait contribué à l'affaiblir.
Aujourd'hui, près de 20000 citoyens ont signé une pétition de soutien et une mobilisation nationale est prévue le 26 mars pour évoer le démantellement de ce dispositif. Ma question est donc claire. Quelles mesures immédiatees le gouvernement compte-il prendre pour rétablir les financements, garantir le paiement des soignants et éviter l'effondrement d'un dispositif essentiel à l'accès aux soins ?
Merci madame la députée. La parole est à madame Stéphane Iist, ministre de la santé. Merci madame la présidente, madame la députée Grangier.
Merci de votre question. Merci pour ces infirmières 2000 et 9000 qui travaillent avec 9000 médecins et qui permettent chaque jour de façon efficace de suivre les patients ayant des maladies chroniques comme le diabète par exemple. Ce dispositif Azalé a été évalué médicalement, il est efficace.
Mais si l'utilité du dispositif n'est nullement remis en cause, un rapport indépendant de l'inspection générale des affaires sociales publié en juillet dernier a mis en évidence des dysfonctionnements graves dans la gestion de l'association Azalé. Absence de pilotage financier, conflit d'intérêt, confusion dans la gouvernance. Ces éléments ne sont pas compatibles avec l'exigence de transparence et de bonne utilisation de fonds publics.
Malgré une prolongation exceptionnelle de la convention de financement de 2025 afin de permettre à l'association de se mettre en conformité, celle-ci n'a pas engagé les réformes nécessaires. Dans ces conditions, la Caisse nationale d'assurance maladie a constaté que les conditions n'étaient plus réunies pour poursuivre le financement. Dans ce contexte, une procédure de redressement judiciaire a été engagée avec une une audience fixée jeudi le 27 mars.
Je veux être très clair, ce calendrier relève exclusivement de l'autorité judiciaire. La priorité du gouvernement est aujourd'hui très claire. Assurer la continuité du dispositif et sécuriser la situation des professionnels de santé, en particulier les infirmiers.
Le paiement des salaires des infirmiers salariés par l'association àé devrait pouvoir intervenir très rapidement après l'audience. Si des difficultés de paiement devaient survenir, des solutions d'accompagnement sont d'ors et déjà étudiées pour ces professionnels en difficulté. Je vous remercie.
Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à monsieur Julien Brugerol pour le groupe GDR. Merci madame la présidente.
Monsieur le ministre de l'économie, l'Agence internationale de l'énergie tire la sonnette d'alarme. L'escalade guerrière au Moyen-Orient fait peser une lourde menace sur les équilibres énergétiques mondiaux. Cette crise attise toutes les pratiques spéculatives et de marge abusives que ce soit sur les marchés internationaux de la part des grandes compagnies pétrolières et gazières ou sur le terrain de la distribution.
Pour les ménages, cet envolé des prix des carburants est une nouvelle atteinte à un pouvoir d'achat déjà en Berne. Pour les entreprises, notamment les plus petites, c'est une menace supplémentaire sur leur activité et parfois même leur survie. Pour nos communes, c'est un coup de rabot supplémentaire au moment même d'entamer un nouveau mandat.
Face à cette situation, vous faites le choix d'attendre, invoquant tantôt les contraintes budgétaires, tantôt l'incertitude sur l'évolution du conflit. À l'exception de possibles reports de délai de paiement pour les pêcheurs, les agriculteurs et les transporteurs, vous n'avancez aucune action concrète pour réguler les prix. D'autres pays européens ont portant en prix les devant.
Monsieur le ministre, attendre que la crise produise pleinement ses effets, c'est prendre le risque de payer encore plus cher demain le coût de l'inaction. Pour les députés communistes et du groupe GDR, cette situation appelle au contraire à prendre des mesures d'urgence pour protéger les Français et notre économie. Êtes-vous prêt à encadrer strictement les marges des pétroliers et des distributeurs ?
Êtes-vous prêt à mettre en place une taxation flottante sur les carburants en compensant cette mesure par un prélèvement sur les milliards de profits engrangés par les géants du pétrole et du gaz ? Êtes-vous prêt à rétablir les tarifs réglementés de vente du gaz que vous avez supprimé en juillet 2023 pour prévenir tout nouveau choc gazier ? Êtes-vous prêt enfin, monsieur le ministre, à massifier le soutien à l'acquisition de véhicules électriques et le déploiement des pompes à chaleur dans les logements ?
Merci monsieur le député. La parole est à madame Maude Brégeon, ministre en charge de l'énergie. Merci madame la présidente.
Euh monsieur le député pour répondre point par point à vos questions sur la question des marges. Depuis le premier jour de la crise avec le ministre l'Escure, on suit régulièrement avec les distributeurs l'évolution des marges pour s'assurer qu'il n'y a pas d'augmentation indue. Donc c'est évidemment quelque chose face à laquelle nous avons la plus grande attention.
Sur la question de la taxe flottante, vous savez que ça avait déjà été mis en place entre 2000 et 2002, la TIPP flottante et le gouvernement de l'époque est revenu dessus précisément parce que ça n'avait pas l'efficacité souhaitée. Et donc en fait, on a déjà essayé cette solution qui s'est avérée inefficace sur la question du TRV et du TRV gaz. Euh en l'occurrence, ça a été remplacé par un prix repère fixé mensuellement par la Creux sur des bases de calcul qui sont similaire à ce qui existait pour le TR Vegas.
Végas qui par ailleurs variait déjà mensuellement en fonction de l'évolution des prix du marché et donc un retour au TR VGAS ne protègerait pas d'avantage le consommateur. Et en vous parler ensuite de la question et de la nécessité de décarboner et d'accompagner les ménages à opérer cette transition, c'est ce que nous faisons. C'est ce que nous faisons avec le leasing social qui a permis d'accompagner environ 100000 ménages euh avec un leasing social de voiture électrique. ce que nous faisons avec les l'installation de pompe à chaleur, environ 200000 pompes à chaleur qui sont installées encore une fois avec l'aide de l'État chaque année et c'est ce que nous faisons avec l'acquisition de véhicules d'aide à l'acquisition de véhicules électriques.
Tout ça étant notamment fixé et accompagné par les C2 que certains voudraient annuler ici. Merci beaucoup madame la ministre, monsieur le député. Merci madame ministre.
Mais tout ce que nous proposons, toutes les mesures que nous avançons, elles ont déjà été mises en place et vous pouvez les prendre. immédiatement pour faire baisser la facture des Français. Mais on voit bien que vous voulez pas agir en ce sens.
La parole est à présent à monsieur Éric Poget pour le groupe droite républicaine. [applaudissements] Merci. Merci madame la présidente.
Monsieur le Premier ministre, votre gouvernement l'a reconnu. Vous vous êtes trompé. Vous n'avez pas anticipé.
Vous avez sous-estimé la portée de la crise énergétique que nous traversons et ce constat doit laisser place à des solutions. Les Français sont directement frappé par la guerre énergétique liée au conflit iranien et malheureusement la situation au Moyen-Orient ne risque pas de s'améliorer à court terme. Le prix des carburants flambe, le gaz s'envole.
Derrière ces sont des réalités très concrètes. Des familles qui n'arrivent plus à boucler leur fin de mois. Des salariés qui voient leur pouvoir d'achat s'effriter.
Des artisans, des agriculteurs, des transporteurs routiers, des commerçants, des entreprises qui redoutent un nouvel étranglement. Avec mon groupe de la droite républicaine, nous les défendons car une nouvelle fois, c'est bien la France qui travaille, qui paye et qui va payer l'addition. Monsieur le Premier ministre, vous le savez bien, à chaque crise internationale, la même injustice se répète.
Les prix montent, les factures explosent, la consommation recule et c'est toute notre économie qui vaille. Face à cette nouvelle déflagration, l'État ne peut rester immobile. Il ne peut regarder les Français s'apauvrir pendant que la crise énergétique grève leur quotidien.
L'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Grèce ont déjà anticipé. Il faut nous aussi agir, il faut amortir, il faut protéger. Ma question sera double, monsieur le Premier ministre.
Quelles mesures concrètes, immédiate et temporaire le gouvernement tend-il prendre pour protéger le pouvoir d'achat des Français et défendre notre économie ? Êtes-vous prêt à envisager à titre exceptionnel une baisse des taxes sur les carburants pour que l'État n'ajoute pas son poids fiscal à celui de la crise ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. La parole est à madame Maude Brégon, ministre en charge de l'énergie. Merci madame la présidente.
Monsieur le député, la vraie réponse la vraie réponse qui est qui sera réellement efficace pour accompagner et pour protéger les Français, c'est ce qui se passe au Moyen-Orient et les baisses de taxes ne compenseront pas le fait que 20 % du pétrole à l'échelle mondiale ne transite plus ne peut plus transiter par le D3 d'Ormouse. Et c'est ce à quoi travaille le président de la République qui a pris dès les premiers jours du conflit au MoonienOrient une initiative avec nos partenaires européens, avec nos partenaires au Moyen-Orient, je pense également à l'Inde pour accélérer autant que possible le retour du transit des navires dans le TR. J'entends votre appel à une protection qui est légitime parce que beaucoup de Français et nous le savons, on se confronté à de réelles difficultés.
Mais je crois qu'on doit aussi dire la vérité sur les finances publiques et on ne peut pas aujourd'hui par des baisses de taxes, par des chèqus, par des aides qui coûteraient des milliards d'euros aux finances publiques dégrader de manière significative le déficit parce que ce qu'on injecterait dans des aides ponctuelles que vous appelez de vos vœux aujourd'hui serait infiné, payé par les contribuables. Il y a pas d'argent magique en matière de crise. Nous avons toujours été là pour protéger les Français, mais nous savons aussi ce que ça coûte.
Voilà, c'est que ce que ça coûte sur le déficit, ce que ça coûte aux finances publiques. Et donc voilà, je crois qu'on doit avoir un discours de de vérité là encore au français. On se doit travailler à l'échelle internationale.
On accompagne autant que possible les secteurs et nous avions l'occasion d'en parler ici. Mais il y a une réalité et réalité c'est de le déficite public. Merci beaucoup madame la ministre.
Monsieur le député. Merci madame la ministre pour votre réponse. J'entends ce que vous dites mais il faut aussi regarder ce que font nos partenaires européens.
L'Italie, l'Espagne, la Grèce ont baissé leurs taxes sur les carburants et nous sommes un des pays qui taxent le plus. On sait tous qu'il y a plus de 60 % de taxe sur le lit d'essens en France. Merci monsieur le député, madame la ministre. [applaudissements] Ouais, je vraiment j'entends la demande d'aide, mais où est-ce qu'on prend l'argent ?
Les milliards qu'on mettra en quelques semaines pour faire baisser artificiellement le prix à la pompe. Où est-ce qu'on les trouve ? L'Italie va les chercher dans les transports et la sécurité.
Est-ce que c'est ça la proposition ? Merci madame la ministre. La parole est à présent à monsieur Éric Michou pour le groupe UDR. [applaudissements] Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'économie. 2,40 € leitre de carburant en moyenne. Tout à l'heure, le député Tangy était à 2,20 €.
Ça a augmenté depuis malheureusement dont 1,44 € de taxe. À ce niveau-là, ce n'est pas une taxe, c'est un braquage. Le carburant s'installe comme un impôt sans débat, sans vote, sans démocratie.
Maintenant, manger ou conduire, il faut choisir. C'est la réalité du quotidien pour les Français et notamment pour les infirmières à domicile, pour les taxis, pour les artisans, pour les transporteurs routiers, pour les travailleurs en général, pour les territoires ruraux, c'est la double peine. Sans voiture, vous ne pouvez pas vivre.
Après, les aides des feux, c'est une nouvelle assignation à résidence. Écoutez la colère qui gronde. Ne soyez pas indifférent à la souffrance du peuple de France.
Écoutez les entrepreneurs, écoutez la France qui travaille. Ils sont déjà saignés par vos impôts. Ils subissent de plein fouet votre hausse des carburants.
Réservoir à sec, frigo à sec, salaire à sec, économie à sec. La France est à sec par votre aveuglement. L'augmentation du prix des carburants met un coup d'arrêt brutal à notre économie.
Les Français renoncent à se déplacer et c'est l'économie qui ne tour qui tourne au ralenti. Pourtant, la baisse des taxes sur les carburants, vous redonneriez du pouvoir d'achat aux français et c'est de l'argent qui n'est pas perdu. Au contraire, cet argent qui retourne dans l'économie, retourne vers la consommation et c'est de la TVA qui est créée.
Allez-vous enfin baisser les taxes sur les carburants comme l'Italie, l'Espagne et la Suède, passez à 55. Merci. Très bien.
Merci monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Roland Lesc, ministre de l'économie et des finances. Monsieur le député Michou, madame la présidente, mesdames messieurs les députés, démagogie et misérabilisme et oui, c'est les deux mamelles de vos recettes éculé qu'on a déjà essayé, je l'ai dit, on a traversé une dizaine de chocs prételliers depuis 50 ans.
Jamais jamais l'État ne s'est enrichi. Ça a coûté à l'État malheureusement parce que sinon ça serait une recette magique qu'on aurait évidemment pourquoi pas envisager mettre en œuvre. La réalité vous le savez c'est que un la volume de consommation baisse 2 les impôts dans leur ensemble baissent 3 les dépenses sociales augmentent face à tous les chocs pétroliers et malheureusement ce sera le cas.
Encore cette fois-ci nous y faisons face. Et puis par ailleurs, les recettes que vous proposez qui coûtent des milliards, elles bénéficieront à tout le monde, y compris celles et ceux qui n'en ont pas besoin. Donc c'est vrai, nous assumons ici le choix d'avoir fait des mesures ciblées, de nous concentrer sur les secteurs qui aujourd'hui sont en première ligne, les marins pêcheurs, les agriculteurs, les compagnies de transport routiers parce que eux directement cette heus du gazoile, ils la retrouvent dans leur coût.
Et donc c'est l'objet des mesures qu'a annoncé le premier ministre. C'est l'objet des mesures que nous mettons en place pour accompagner la trésorerie de ces entreprises. Et puis nous l'avons dit, la meilleure manière évidemment le de lutter contre un choc qui, je le rappelle est un choc exogène, est un choc extérieur, c'est d'aller chez Pul dire le traité à la racine, de s'assurer grâce à des politiques de désescalade que la France fait partie de celles et ceux qui cherchent et trouvent des solutions pour réouvrir le détroit d'Ormouse. 20 % de pétrole en moins, il n'interviendra pas.
Il ne reviendra pas si on baisse les impôts. Merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur le député.
Oui, merci pour votre réponse mais me satisfait pas de toute façon quand on a acheté des barils à 60 dollars ou 70 dollars et que la veille la suite même de la crise, il est vendu 20 ou 30 € 30 centimes supplémentaires alors que le baril est passé à 100 dollars bien plus tard, il faut bien comprendre pourquoi on est passé sur un tarif bas du baril. député. Merci beaucoup monsieur le ministre.
Non mais très très rapidement, on avait commencé avec monsieur Tangui qui cherchait des coupables et vous aussi vous en cherchez partout. La réalité malheureusement c'est qu'on fait face à un choc face auquel nous allons devoir nous serrer les coudes. Vous allez passer les semaines qui viennent, je vous connais, à nous diviser, à chercher de l'argent où il n'y en a pas.
La réalité, monsieur Michou, c'est que face à un choc fort, nous devons réagir ensemble et pas nous diviser. Merci monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Isabelle Santiago pour le groupe socialiste.
Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le premier ministre. Il est un temps que la République ne peut pas manquer, celui de l'enfance. car les premières années de vie conditionnent durablement la santé, le développement et l'espérance de vie.
Mais aujourd'hui en France, ce temps nous échappe. Si je me félicite de l'annonce faite ce matin par la voix de votre ministre, madame Ritz, d'intégrer dans le calendrier gouvernemental le projet loi de refondation de la protection de l'enfance issu des travaux de la commission d'enquête, cette décision prise, la veille de Mauagi est un signe. Ce qui est en jeu dépasse largement ce PJL de refondation de la protection de l'enfance et ça ne pouvait pas être une PPL.
Il s'agit de notre capacité à protéger les enfants. À quelques jours du premier anniversaire du rapport de la commission d'enquête dont j'ai eu l'honneur d'être rapporteur, une question demeure : "Q'avons-nous fait réellement pour changer le destin de ces enfants ?" La réponse, elle est assez terrible.
Ce rapport pourtant a révélé une crise systémique profonde. Historiquement, l'État a délégué à d'autres la politique de l'enfance sans jamais lapporter comme une vision majeure de la République. Sans vision globale, sans pilotage national, sans données fiables, des lois ont été votées depuis 20 ans et jamais appliqué aussi peu.
Aucune évaluation, pas de cartographie, pas de suivi des parcours des enfants. En cela, les données internationales de l'OCDE ne nous trompent pas. La France décroche dans tous les items de l'enfance.
Tous. Pourtant, la science et les connaissances aujourd'hui sont sans appel. Les ACE, les traumatismes précoces altèrent durablement la santé, le développement et l'espérance de vie des enfants.
Ce n'est pas un sujet social, ce n'est pas un sujet médico-social, c'est un enjeu de santé publique. Depuis la commission d'enquête, aujourd'hui, on annonce un texte mais une politique sans norme, sans taux. Est-ce que l'on peut dire dans cette PJL qu'il y aura le taux, les normes et que l'engagement de l'État est au côté des enfants ?
Merci beaucoup madame la députée, madame la ministre de la santé Stéphanie Rist. Merci madame la présidente. Madame la députée Santiago.
D'abord vous remercier euh pour la commission d'enquête qui a été euh parlementaire et qui a permis d'alimenter le texte que nous porterons avec le garde des SAAU. Vous avez raison de dire que nous avons des données, des données qui sont des données scientifiques. C'est pourquoi nous avons lancé avec récemment, vous étiez parmi nous le comité scientifique présidé par madame Greco qui va nous aider dans la poursuite de ces politiques publiques.
Oui, il s'agit d'une politique décentralisée et c'est pourquoi avec les départements, nous faisons nous avons décidé avec François Sauvadet de démarrer un Tour de France pour aller regarder les bonnes et moins bonnes mesures qui sont sur les territoires et alimenter ce projet de loi qui, je suis sûr, sera enriffi, comme je l'ai dit tout à l'heure, par le débat parlementaire. Donc nous, je crois que nous avons euh les mêmes euh euh les mêmes envies euh madame la députée, c'est-à-dire agir pour la protection de tous les enfants, d'une part en renforçant les contrôles judiciaires. Nous avons besoin de mesures législatives, de mesures qui vont permettre d'accélérer le parcours de ces enfants pour qu'ils soient adoptés euh plus vite pour ceux qui sont confiés à l'enfance et ainsi mieux les protéger.
Je dois dire qu'en parallèle de ça, le gouvernement a agi, que ce soit à l'éducation, à la santé, vous saviez qu'on avait euh euh des actions à mener pour que tous ces enfants puissent être mieux soignés. C'est pourquoi depuis le 1er janvier, le parcours généralisé de prise en charge de la santé des enfants a lieu pour tous les enfants à chaque année et tout au long de l'année en fonction de leurs besoins. Prise en charge évidemment par l'assurance maladie.
Je crois que c'est une avancée pour permettre que ces enfants puissent avoir plus tard. la même espérance de vie que l'ensemble des enfants de ce pays. Merci beaucoup madame la ministre.
La parole est à présent à monsieur le président Christophe Nigel pour le groupe Merci beaucoup madame la présidente. Monsieur le premier ministre après l'Ukraine le conflit du proche et du Moyen-Orient finit de siphonner le budget des ménages et la trésorerie des entreprises. Ces hausses de carburant qui en découlent sont une épée de Damoclè pour celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour faire leurs courses, voire aussi tout simplement pour ceux qui n'ont pas d'autres moyens. de se chauffer.
Ces hausses, elles contribuent à aggraver la situation de personnes déjà en difficulté. Les professionnels et les entreprises ne sont pas exentés, que ce soit les taxis, les agriculteurs dans le contexte que l'on connaît, les infirmières libérales déjà mal remboursées, les aides à domicile peu payé, les entreprises de transport qui sont déjà durement impactées, les artisans, bref, tout le monde est concerné, personne n'est exé premier ministre, dans une situation comme celle-ci, vous vous devez de soutenir nos concitoyens particulier, professionnel, entreprise victimes des conséquences nationales de ces conflits extérieur. Malgré le contexte budgétaire compliqué que l'on connaît, il faut des mesures concrètes et surtout des mesures rapides.
Des mesures qui permettent de soutenir l'économie et de soutenir les ménages. Monsieur le Premier ministre, comptez-vous faire baisser le prix des carburants pour toutes les personnes dont l'activité dont la vie en dépend ? Merci beaucoup monsieur le président Nelen.
La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Néeline. Euh après 3 semaines d'interruption de travaux parlementaires, nous nous retrouvons évidemment pour cette séance de question gouvernement qui je le crois fait bien la jonction entre l'actualité internationale et ce que nous devons gérer sur le territoire national.
C'est la guerre, monsieur le président. Et cette guerre, en plus effectivement de ce qui se passe en Ukraine a des répercussions multiples. On aura l'occasion d'y revenir demain lors du débat que beaucoup de groupes ici politiques ont demandé au titre de l'article 50-1 de la Constitution qui vont nous permettre de commencer à tirer des conclusions sur ce que nous devons faire pour notre diplomatie, pour notre défense, mais aussi pour notre modèle énergétique.
Je vais y revenir dans un instant, d'ailleurs quelques temps après la prise de cette programmation pluriannuelle pour l'énergie. Avant tout de même parler de ces conséquences énergétiques et si la présidente de l'Assemblée me le permet, président de la République rendra hommage au premier ministre Jospin. Je dis "J'aimerais rendre hommage à notre major militaire mort pour la France en Irak.
Nous ne l'avons pas fait au début de cette séance tomber dans les conditions que vous connaissez [applaudissements][acclamation] qui rappelle l'engagement des forces armées au Levant prépositionné en Irak, en Jordanie. [applaudissements] aux Émirats Arabes Unis et avec une exposition qui rappelle aussi que nous sommes engagés sur d'autres missions notamment dans la lutte contre le terrorisme, dans l'accompagnement des pays de la région pour leur souveraineté et dans les partenariats de défense dont certains, vous le savez, sont très anciens et comme l'a dit le ministre de l'Europe et des affaires étrangères rappelle aussi, pardonnez-moi, excusez-moi de vous interrompre monsieur le premier ministre pour qu'il n'y ait aucune confusion. Nous avions décidé en conférence des présidents que nous organisions un hommage demain en ouverture des questions au gouvernement ainsi qu'une minute de silence.
Que personne dans ce pays ne pense que la représentation nationale n'honore pas ses morts. Vous avez raison de le préciser. Je pense que personne ne peut le penser madame la présidente mais ça non personne ne le pense.
Ne faisons pas de procès qui n'existe pas. En tout cas rappelons aussi sauf peut-être sur le groupe de la France insoumise une fois de plus. Ceci étant dit, cette guerre pour l'instant, monsieur le président Néelen, cette guerre est une guerre qui directement cible les enjeux de circulation maritime.
Et donc, évidemment sur Hormous, plusieurs mois après un énorme défi de sécurité sur la mer rouge. Ce que nous jouons et ce [grognement] qui se joue en ce moment même, monsieur le président Néelen, c'est que cette guerre qui cible la circulation maritime ne se transforme pas en une guerre de destruction des infrastructures de production d'énergie. Ça sera le premier élément de ma réponse car on le voit bien à la liberté de circulation maritime peut très vite se trouver des solutions et diplomatiques et de sécurisation.
C'est l'initiative que le président de la République a pu prendre. Si nous devions basculer dans une guerre plus durable visant ou dans les effets finaux militaires recherchés des différents belligérants mènerait à la destruction d'outils de production ou de transport ou de raffinage de la production de pétrole ou de gaz. Nous entrerions inévitablement dans une crise systémique qui serait autrement plus grave que nous connaissons depuis 3 semaines.
C'est le premier point. Le deuxième point, nous ne sommes pas, contrairement à ce qu'on a pu entendre, même s'il y a quelques réflexes qui reviennent de 2022-2023, nous ne sommes pas dans la même situation. En 2022-2023, nous avions un énorme enjeu lié à la dépendance vis-à-vis de la Russie.
Vous le savez, nos approvisionnements ne viennent pas de ces pays du golfe. Donc, on a un sujet de spéculation, on a un sujet de volatilité des prix et d'ailleurs, on va y revenir dans les outils que nous devons emprunter. Ce ne sont pas les mêmes outils qu'en 2022-2023, non seulement parce qu'en 2022, ils ont coûté très cher aux finances publiques, mais aussi parce que ce n'est pas complètement la même crise auquel nous devons faire face. 2è point. 3è point, ça a été dit par la ministre Brégon, notre parc nucléaire est dans un une situation de rendement bien supérieur en 2022.
Au-delà du fait que nous sommes à la sortie de l'hiver, on a évidemment un amortisseur important qui est notre électricité et ça renvoie aux motions de censure d'il y a 3 semaines, un mois contre le gouvernement sur la programmation plus annuelle pour l'énergie dans lequel nous sommes fait précisément attaquer par certains groupes politiques parce que nous produisions trop d'électricité. On voit bien et c'est là où les comparaisons ne sont pas raisons avec l'Italie et l'Espagne que c'est un des éléments évidemment qui nous protège énormément. Et puis enfin, pardon, mais ça a été dit par aucun des orateurs pratiquement depuis le début de cette séance de question gouvernement.
Nous n'avons pas de problème de pénurie. Donc là aussi, nous n'allons pas affolé les marchés sur des problématiques qui ne sont pas les bonnes. Quel est notre problème ?
La spéculation et donc la volatilité et donc l'impact évidemment sur le pouvoir d'achat des Françaises et des Français qui travaillent ou qui ne travaillent pas d'ailleurs, mais aussi de notre économie. Ça nous amène à mon avis, si on le prend le plus sérieusement possible à devoir détailler plusieurs séries de mesures et d'outils qui sont à notre disposition. La première, jouer avec les stocks stratégiques.
Ça a été annoncé par le ministre de l'économie des finances il y a de cela maintenant 15 jours avec un effet direct sur les cours. On continue de suivre ça avec nos différents partenaires, sachant que comme vous le savez, lorsqu'on joue sur les stocks, il faut être aussi capable évidemment de les reconstituer. La deuxième des choses, c'est d'augmenter notre capacité de raffinage.
Une fois de plus, on voit bien, il faut sortir de cette dépendance de ces hydrocarbures et cette énergie fossible, notamment pour le gasoil parce que l'essentiel des outils de raffinage se font à l'étranger quasiment d'ailleurs intégralement. Et donc, il est clair qu'il nous faut augmenter nos capacités pour le moment. C'est la décision que le gouvernement a pris hier pour les outils qui sont à gravechon et qui vont nous permettre d'augmenter de 10 % les capacités de raffinage. 3 parce que tout ça a été un peu dit pendant cette séance de question gouvernement.
Il y a un enjeu de suivi des marges notamment des distributeurs. À la question et ça a été dit par le groupe communiste, est-ce que des outils de coercition sont possibles ? La réponse c'est que nous les avons monsieur le député préparé mais que nous avons privilégié au moment où nous nous parlons un dialogue de place avec l'ensemble des distributeurs et que c'est d'ailleurs ce dialogue, je regarde les ministres l'Escure et Papins qui ont permis d'avoir évidemment des effets mais nous sommes vigilants parce que ça a été dit par quelques-uns.
Quand ça augmente quand les le cours du baril de pétrole augmente la répercussion se fait de manière quasiment instantanée à la pompe. On peut l'expliquer. Quand le cours du baril diminue, en général la répercussion est plus lente.
Et c'est pour ça que je suis en désaccord avec ceux qui ont qualifié les contrôles mené par les agents de la DGCCRF de contrôle bidon parce que pardon, ces contrôles ont justement produit des effets. On peut le documenter et par ailleurs, respectons le travail des agents de la DGCCRF. Par ailleurs, ce sont des agents de l'État et ils font leur mission et ils remplissent remarquablement bien leur travail.
Maintenant, on a évidemment devant nous un enjeu d'endurance et donc d'être en capacité de cibler les filières qui sont le plus exposées. Les premières mesures ont été annoncées pour les pêcheurs, pour les agriculteurs et pour le ministre Tabarot pour les transporteurs. Est-ce que ces mesures sont pour sol de tout compte ?
La réponse est non. Il est évident que la crise va être évolutive et qu'il va nous falloir être beaucoup plus souple et très adaptable peut-être à la différence d'ailleurs de 2022 2023 où on avait la grande clarté de ce qui allait se produire. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, vous le voyez bien, en fonction des déclarations du président américain.
Il y a un effet sur les cours qui sont absolument prodigieux. Ensuite, nous avons d'autres filières sur lequel j'ai demandé à ce qu'on puisse travailler. La chimie peut-être davantage sur un cycle de moyen terme.
Évidemment, beaucoup d'approvisionnement pour notre industrie sur lequel nous avons des intrans qui sont critiques avec des dépendances et les ministres LECUR et Martin vont devoir effectivement apporter des réponses à cet enjeu et différentes filières sont mobilisées. Désormais, il faut qu'on arrive à définir les besoins exacts puisque nous avons l'intime conviction qu'aucun chèque général, aucune mesure globale et d'ors vous l'avez vous-même évacué en quelque sorte en creux dans votre question, monsieur le président Néelen, ne seront utiles tout simplement parce que on a déjà l'expérience des décisions qui ont été prises dans le passé. C'est très coûteux pour les finances publiques et derrière un chèque très vite se cache en général un impôt ou une répercussion très grave. pour les déficits publics.
On peut pas avoir passé tout notre tonne budgétaire en se renvoyant la balle en disant "Mais pourquoi on a ce déficit ?" Et dès le printemps reprendre les mêmes solutions du passé. Donc là, il va falloir évidemment avoir un enjeu de précision très fort.
Je note que les décisions qui ont été prises par vous-même et par le gouvernement sur la prime d'activité vont quand même permettre d'accompagner beaucoup de foyers qui sont concernés. Ensuite restera la question des grands rouleurs pour celles et ceux qui travaillent sur lequel les ministres ont reçu mandat euh de préparer en tout cas un certain nombre euh de propositions. Enfin, on peut pas laisser s'installer et vous ne l'avez pas fait monsieur le président Néelen et je vous en remercie, peut pas laisser s'installer l'idée que l'État serait un profiteur de crise.
Bon, déjà l'État c'est nous tous est un peu patriote. L'État c'est pas une multinationale. L'État c'est pas les autres. de ça serait vraiment la première fois que sur un choc énergétique euh les nouvelles seraient bonnes pour les finances publiques.
Si nous en sommes là aujourd'hui en matière de déficit public, c'est parce qu'il y a eu les chocs énergétiques précédents. Donc laisser à penser et à mentir que l'État pourrait s'enrichir sur le dos des Français en ce moment, ça relève de la plus grande des aberrations. et ne pas voir que les grands profiteurs de cette crise sont précisément les pays producteurs de pétrole, de gaz qui ne sont pas touchés par la crise et en premier lieu potentiellement la Russie, l'Algérie, les États-Unis ou d'autres pays plus proches de nous comme la Norvège relèvent de ne pas voir l'évidence qui est devant nous.
Donc là aussi, tournons vite la page de ces énergies fossiles. On peut le faire et c'est pour ça que j'ai demandé au ministre l'Escure Rébrégon d'accélérer le plan d'électrification notamment pour les PME. C'est le cœur de votre question, je crois, pour beaucoup d'activités économiques de proximité.
Il est pas normal qu'en 2026, on ait encore autant de dépendance. Je pense à des professions comme les boulangers par exemple, les infirmières libérales, les taxis, trop de métiers dans lequels des solutions sont possibles et permises. Il faut vraiment que pour le coup, si on met de l'argent public, on le mette pour traiter le mal à la racine.
Ou merci monsieur le premier ministre. Monsieur Nelen, merci euh merci monsieur le Premier ministre pour pour la réponse et et cette explication globale. J'entends le volet spéculatif que je partage qui amène forcément le besoin de réponse sur le contrôle sur cette partie cette partie spéculative et le fait de ne pas avoir forcément de mesures généralisées qui coûteraient cher aux finances publiques.
Et si ce sont des mesures ciblées, il ne faut oublier personne, je pense aux personnes qui travaillent, mais aussi aux acteurs de la santé, du social, des artisans. Bref, ça va être un travail de fourmis mais indispensable pour nos entreprises et pour les particuliers. Merci monsieur le président Néelen.
La parole est à monsieur Bertrand Bix pour le groupe Horizon. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'économie, monsieur Roland l'escur.
Monsieur le ministre, je souhaite appeler votre attention sur la situation extrêmement préoccupante des salariés du groupe Zigler France, actuellement placé en redressement judiciaire. Dans ma circonscription dans le Calvados à Saint-Martin des entrées près de Bailleux, le site Ziggler emploie près d'une centaine de salariés. Ces femmes et ces hommes ainsi que leur famille vivent aujourd'hui dans une angoisse profonde aggravée par un manque de visibilité et de communication de la part de la direction internationale.
Ce site, pourtant inauguré il y a quelques mois est performant et stratégique pour le territoire et se trouve dans une situation que rien ne semblait annoncer. Les salariés ont aujourd'hui le sentiment d'être laissé sans réponse, voire abandonné. J'associe à cette question l'ensemble de mes collègues députés dont les circonscriptions accueillent des sites du groupe Zigler et qui partagent les mêmes inquiétudes face à l'avenir des salariés et de l'activité sur leur territoire.
J'associe spécialement Michel Criot, député du Morbillant et Vincent Thébau, député du Barin. Face à cette situation, j'ai alerter vos services et ceux du ministre des transports afin qu'un dialogue soit engagé avec la direction du groupe. Mais aujourd'hui, monsieur le ministre, il y a urgence.
Pouvez-vous, monsieur le ministre, nous indiquer quelle démarche le gouvernement a engagé pour obtenir des garanties sur l'avenir de la branche France de Zingler ? Un refinancement est-il envisagé ou à défaut ? Quelles mesures seront prises pour accompagner une reprise en particulier des différents sites comme celui de Saint-Martin des entrées afin de préserver les emplois et les savoir-faires locaux et ceux des autres sites ?
Les salariés attendent des réponses claires et des perspectives concrètes. Merci monsieur le ministre. Merci monsieur le député.
La parole est à monsieur Roland Lcure, ministre de l'économie et des finances. Merci madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, monsieur le député Bertrand Brix, vous avez dit le groupe Zigler, c'est un groupe belge de 3200 salariés environ dont la moitié sont en France. Donc c'est un impact énorme.
Les difficultés de ce groupe ont un impact énorme notamment à côté de chez vous à Saint-Martin des entrées mais plus largement, vous l'avez dit dans un certain nombre de circonscriptions de députés présents ici. Le groupe et sa date malheureusement, j'allais dire d'avant la crise que nous vivons dans le golf est en procédure de redressement judiciaire. Vous l'avez dit, nous suivons la situation de très près avec Sébastien Martin à mes côtés, mais aussi Philippe Tabarot et Jean-Pierre Farandou évidemment au titre de ces fonctions de ministre du travail avec trois euh priorités.
La première de trouver un repreneur, de préférence un repreneur ou des repreneurs. Pour ces sites, vous l'avez dit, ce sont des sites industriels, des sites logistiques dont certains dans celui dont vous avez fait dont vous avez parlé sont extrêmement modernes et nous devons les accompagner. Évidemment, une fois qu'on aura trouvé des repreneurs et si ces repreneurs sont sérieux, solides, on sera prêt à les accompagner.
Et si malheureusement c'est pas le cas, évidemment, on aura au cœur le l'avenir de chacun des salariés concernés. Vous le savez, nous nous les suivons de près. Donc dans l'ordre, ces redressements judiciaires, il nous reste quelques semaines pour trouver des repreneurs.
Espérons qu'on les trouvera qui seront solides, qu'on pourra les accompagner dans la reprise des activités. Sinon, évidemment, l'avenir des salariés sera au cœur de nos préoccupations. Ils seront suivis de très près notamment par mon collègue du travail.
Merci. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Claire Leunne pour la France insoumise. [applaudissements] Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse au ministre des affaires étrangères. Le 28 février, les États-Unis et Israël lancai une guerre au Moyen-Orient. Une guerre impériale, une guerre illégale qui viole et le droit international.
Le peuple iranien se retrouve pris entre les frappes américaines et la terreur du régime des molas. Le peuple libanais se retrouve sous les bombes et sous les sur les routes. 1 million de déplacés Beou et le sud liban ravagé.
Nous le disions, laisser faire le génocide en Palestine, c'est permettre un monde sans foi ni autre loi que celle du plus fort. Et c'est dans l'ombre portée de ce massacre toujours en cours que les massacres présents se font et que les massacres futurs se préfigurent. Et voilà toute la mécanique qui se met en place pour légitimer l'agression du Liban.
Les attaques d'Israël seraient donc une riposte légitime à celle du Espola. Pourquoi dans ce cas y a-t-il eu 10000 violations du Cess feu sans que vous ne disiez rien ? Pourquoi dans ce cas y a-t-il des soldés soldats de l'armée libanaise tués par des frappes israéliennes, des bombardements et d'habitations et de civil quotidiennes ?
Pourquoi dans ce cas le ministre Smotrich parle-t-il du Liban comme d'un nouveau Gaza ? Monsieur le ministre, vous nous déshonorez. Pour vous, la stabilité passerait donc par le plan de paix du président Trump.
Un plan colonial qui nie la souveraineté du peuple palestinien. Un plan qui s'arrêne à un conseil de la paix dont l'objectif explicite est de mettre l'ONU au rebut. Pour vous, l'annonce d'une offensive terrestre sur le Liban mérite non une condamnation, non même pas une opposition, mais je cite une réserve, une réserve sur l'invasion terrestre d'un pays souverain, sur l'agression ouverte d'un peuple ami et d'un pays allié.
Vous êtes le visage d'une France qui s'est oubliée car toute notre histoire s'érige fièrement contre ce type de l'acheter. La France libre était au service d'un monde libre. Vous servez celui de Trump et de Netaniaah.
Alors avant d'engager le Charles de Gaul dans une guerre qui n'est pas la nôtre, avant de nommer le porte-avion suivant, quand comptez-vous porter la voix de la France au lieu de faire écho à celle des tyran ? [applaudissements] Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères.
Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs députés, madame la députée Claire Le jeune, il y a beaucoup de choses dans votre question avec lesquelles je suis d'accord. Il y a, il me semble un raccourci que vous faites et qui me semble problématique, très problématique, c'est que le Liban n'avait aucune intention de se laisser entraîner dans cette guerre déclenchée par Israël et les États-Unis sans but précisément défini à l'écart du droit international.
Attaque auxquelles l'Iran a répliqué de manière totalement indiscriminée en ciblant d'autres pays qui n'avaient rien demandé. Et voilà que leboll une nouvelle fois comme il l'avait fait le 8 octobre vient rejoindre les attaques de l'Iran contre Israël et provoque euh une entrée en guerre en quelque sorte ou en tout cas entraîne avec lui le Liban dans cette guerre qui n'en avait pas voulu. Et si vous êtes attentif à la voix des Libanais et des Libanais, vous aurez entendu, comme je l'ai entendu, un grand cri de colère de la part des Libanais, y compris des au sein de la communauté chite qui en veulent au esbola qui depuis quatre ou cinq décennies maintenant a en quelque sorte placé leur pays en état de grande vulnérabilité.
Alors, que nous disent les textes des Nations Unies que très souvent vous vous évoquez ? Ils nous disent que pour le Liban, il y a deux principes à respecter et deux objectifs à atteindre. Le premier, vous l'avez rappelé, c'est l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban.
Il ne peut y avoir de force extérieures au Liban à moins qu'elle ne soit invitée par les autorités libanaises. Mais l'autre principe c'est que toutes les ministre a commencé par lebola rendre leurs armes et lebolet doit cesser ses frappes et il doit rendre ses armes à l'État libanais qui doit être seul à disposer du monopole des armes, être en capacité de protéger toutes les communautés au Liban et à vivre en paix et en sécurité avec ses voisins. Merci beaucoup monsieur le ministre.
La parole est à présent à monsieur Emmanuel Duplé pour le groupe écologiste et social. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à la ministre chargée de l'énergie.
Madame la ministre gouverné ses prévoir et depuis des années, nous vous répétons qu'il faut accélérer massivement le déploiement des énergies renouvelables pour produire chez nous une énergie moins chère et plus stable. Depuis des années, nous vous répétons qu'il faut décarboner notre économie et nos modes de déplacement afin de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Depuis des années, nous vous répétons qu'il faut rénover des millions de logements pour réduire durablement la facture des ménages depuis des années.
Nous vous répétons qu'il faut structurer une véritable politique de sobriété. Mais malgré les alertes répétées, vous n'avez pas anticipé, vous n'avez pas su protéger. Au contraire, vous avez préféré multiplier les budgets d'austérité qui tournent le dos à la birfication écologique, à notre souveraineté et à l'avenir.
Aujourd'hui, la réalité de nos dépendances vous rattrape. La guerre illégale au Moyen-Orient fait flamber les prix de l'énergie et comme toujours, ce sont les Français qui payaient les factures. C'est ce que cette crise révèle.
C'est votre échec qui met aujourd'hui notre pouvoir d'achat, la compétitivité de nos entreprises et notre souveraineté à la mercie des crises internationale. Il est maintenant de votre responsabilité d'assumer les conséquences de votre immobilisme. Il faut en urgence mettre en place des aides ciblées pour celles et ceux qui sont les plus exposés à la hausse des coûts des carburants.
Je pense aux habitants des territoires ruraux, aux petites entreprises, aux travailleurs dépendants de la route comme les aides à domicile, les infirmières, les artisans et les agriculteurs. Il faut également accompagner rapidement les ménages à faible revenu, déjà dans une crise sociale forte, vers des solutions pour faire face à cette crise de l'énergie et enfin permettre dans la durée de réduire leur dépendance aux énergies fossiles. Pour financer cela, il y a des pistes, les profiteurs de guerre et les surprits.
Alors, saisissez-vous des levier de solidarité. Les entreprises pétrolières et gazières pourraient enregistrer plus de 63 milliards de bénéfices cette année. Il est l'heure à des mesures d'urgence et à des politiques La Bréon, ministre en charge de l'énergie.
Merci madame la présidente. Monsieur le député, la vraie réponse et la première réponse qu'on peut apporter, c'est l'action qui est menée par la France à l'échelle internationale. Seule véritable réponse structurelle qui permettra d'enrayer les difficultés auxquelles font face aujourd'hui nos concitoyens et que l'on entend évidemment. 2e niveau de réponse, c'est ce que nous avons fait depuis le début de la crise en suivant l'évolution des marges avec Roland Lcure et Serge Papin en convoquant de manière régulière les distributeurs pour nous assurer euh qu'aucun profit indu euh ne ressort de cette situation. 3è axe de réponse, c'est ce que nous faisons avec les secteurs économiques et mes collègues Annie Jeunev, Catherine Chabot, Philippe Tabaron ont eu l'occasion d'annoncer des plans d'accompagnement des secteurs parce que nous sommes extrêmement vigilants à ce que les secteurs économiques, les entreprises et donc derrière les emplois ne pâtissent pas dans la durée d'une crise dont nous ignorons son étendue encore une fois dans le temps et dans l'espace dans les semaines à venir.
Sur la question de la décarbonation, je suis complètement d'accord avec vous sur le fait qu'il faut probablement accompagner encore davantage l'électrification des usages et la transition énergétique dans les foyers français mais ça nécessite de produire de l'électricité décarboné et donc ça va dans le sens de la publication de la 3ème programmation puréannuelle de l'énergie qu'a publié le premier ministre il y a un mois de cela et suite à laquelle nous avons eu de motions de censure dans cet hémicycle et donc oui a accéléré la consommation d'électricité des carbon et pour ça, il faut produire à côté, il faut des énergies renouvelables et je pense que là-dessus, nous sommes d'accord et il faut aussi l'énergie nucléaire. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à madame Nadine Lechon pour le Rassemblement national. [applaudissements] Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse à la ministre des armées. Voilà. Madame la ministre, depuis plusieurs mois, le gouvernement affiche une ambition que nous partageons.
Renforcer notre souveraineté militaire et augmenter significativement nos capacités de production d'armement. Mais derrière les annonces, une question s'impose : avons-nous réellement les moyens de nos ambitions ? Le cas de l'usine Reno Circo de mon collègue en Dordogne est particulièrement révélateur.
Cet acteur historique de la production de poudre indispensable à notre industrie de défense avait été laissé à l'abandon pendant des années. La guerre en Ukraine a relancé l'activité du site. Mais depuis plusieurs semaines, un conflit social majeur perturbe perturbe la production au point de menacer notre chaîne d'approvisionnement munition et alors même qu'une partie de la fabrication d'OBU a d'ors et déjà été délocalisée en Pologne.
Madame la ministre, derrière les promesses du gouvernement, il y a des industriels qui manquent de visibilité, des chaînes de production fragiles et des sites stratégiques exposés à des blocages. Nous ne réarmerons pas notre pays avec des slogans. Nous ne prodirons pas des munitions avec des effets d'annonce et nous ne pourrons pas restaurer notre souveraineté en pilotant à vue.
Alors, ma question est simple. Quelle est la stratégie concrète du gouvernement pour planifier et sécuriser les commandes publiques en matière d'armement, assurer la continuité de la production et garantir que notre savoir-faire en matière d'industrie militaire demeure en France ? Madame la ministre, quand passerez-vous d'une logique d'annonce à une véritable politique industrielle de défense ?
Bravo. Merci [acclamation][applaudissements] beaucoup madame la députée. La parole est à madame Alice Rufau, ministre en charge de la défense et des anciens combattants.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Madame la députée, donc vous m'interrogez si j'ai bien compris sur l'adéquation entre notre stratégie et nos moyens. Donc premièrement, je voulais vous dire qu'il y a quelque chose qui s'appelle la loi de programmation militaire qui permet justement de donner de la visibilité et des commandes en situ annuel qui sont votées tous les ans.
Je je vais qui sont qui passent par la loi de finance. Premier élément. Deuxième élément, vous m'interrogez sur un coffet est un floron pour la protection notamment de poudre et d'explosifs.
Mais c'est pas arrivé juste par des effets d'annonce, c'est arrivé parce que l'État s'est engagé en détendant le détenant le capital à 100 %, vous le savez. Et puis en relançant justement la production sur cet approvisionnement critique, vous avez absolument raison. Et ça s'est notamment matérialisé en mars 2025 par l'ouverture d'un d'un site qui avait d'ailleurs été inauguré par le Premier ministre lorsqu'il était ministre des armées.
Vous m'interrogez sur la la situation de l'entreprise. Elle est bonne, elle exporte, il y a de plus en plus d'emplois. Donc c'est exactement ce qu'on doit faire et c'est exactement ce qu'on fait. sur la situation sociale, je réponds vite parce que vous m'avez posé beaucoup de questions.
Sur la situation sociale, c'est un dialogue annuel obligatoire qui se passe dans le cadre du dialogue social dans lequel nous n'intervenons pas, sur lequel une proposition a été mise sur la table et l'État a fait ce qu'il avait à faire en permettant justement que les résultats soient réinvestis dans l'investissement, dans l'appareil productif et dans l'intéressement des salariés. Ce que je peux vous dire sur cette situation, c'est qu'à ce stade, il n'y a pas d'impact sur notre approvisionnement sur le plan militaire et sur la production militaire. et que cette greffe perlée qui dure depuis à peu près quelques semaines en fait n'a n'a un un impact léger mesurable sur euh la production civile.
Maintenant, sur le plus long terme, et c'est ce que nous devons faire en fait tous ensemble, c'est donner de la visibilité à nos entreprises. C'est l'objet de la loi de programmation militaire et des débats que vous avez dans cet hémicycle. c'est le traduire dans les chaînes de production, c'est-à-dire faire en sorte que les donneurs d'ordre traduisent ces commandes auprès de leur chaîne de production et c'est accompagner la montée, la remontée en puissance qui avait été laissée de côté pendant des années comme nous le faisons pour un co dans le temps.
Merci madame la ministre, madame la députée. Non. Alors en fait oui ou pour être respecté il faut être craint.
Merci. La parole est à présent madame Nicole Lepé pour le groupe ensemble pour la République. Merci madame la présidente, madame la ministre de l'agriculture.
La crise au Moyen-Orient n'est pas une crise lointaine. Elle frappe durement déjà les agriculteurs et les pêcheurs dont certains sont présents dans la salle et je les salue d'ailleurs et ont des conséquences très concrètes sur le terrain. Ce ne sont pas seulement quelques coûts isolés qui augmentent, c'est l'ensemble des charges de production qui s'envole.
Le prix de l'énergie progresse fortement mais aussi celui du matériel agricole et de nombreux intrans dans certaines exploitations. Ces hausses représentent déjà plusieurs milliers d'euros supplémentaires. Et pour les pêcheurs, la situation est aussi toute alarmante.
Le coût du le coût du carburant qui représente aujourd'hui jusqu'à 40 % de leur charge a connu des hausses brutales au point que certains navires ne peuvent plus sortir en mer. Dans le même temps, ils font face à des débouchés incertains et à une forte volatibilité des prix, ce qui fragilise leur trésorerie. Concrètement, il doivent faire face à des coûts qui explosent sans garantie que leurs revenus ne peuvent suivre d'ailleurs.
Cela signifie des exploitations agricoles et des entreprises de pêche qui reportent leur investissement sans dette davantage et pour certains s'interrogent sur leur capacité à tenir. Aujourd'hui, nos agriculteurs et nos pêcheurs qui nourrissent les Français et les Françaises payent le prix des crises du monde. Madame la ministre, quelle mesure immédiate le gouvernement entend-il prendre pour commencer pour compenser pardon ces hausses de charge, soutenir leur trésorerie et éviter que certaines nouvelles crises internationales ne fragilisent encore davantage notre capacité à produire et à nourrir les Français et donc notre souveraineté alimentaire.
Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame Annie Jeunevin, ministre en charge de l'agriculture.
Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Nicole Le Pet, je vous remercie pour votre question. Il est clair que le blocage du D3 d'Ormous, les attaques contre les infrastructures énergétiques, la montée des tensions en cette région affecte cruellement notre économie et singulièrement l'économie agricole et agroalimentaire. et l'État est au côté des agriculteurs pour les aider à passer cette crise.
D'abord, je voudrais dire et le premier ministre l'a rappelé, l'État a diligenté des contrôles auprès des distributeurs pour veiller à ce qu'il n'y ait pas de hausse de marge excessive et de comportement spéculatifs. Plus de 500 contrôles ont été effectués et 5 % d'entre elles ont été sanctionnées. Je voudrais d'abord rassurer les agriculteurs, il n'y a pas de pénurie en matière de GNR et c'est important.
Nous n'avons pas de crise d'approvisionnement en la matière. Je voudrais d'ailleurs rappeler que le secteur agricole est celui qui bénéficie de droits d'assise les plus faibles et dans un contexte budgétaire extrêmement contraint dans le budget 2026 c'est près d'un milliard3 qui ont été affectés à la diminution du coût du GNR pour nos agriculteurs. À côté de cette mesure de solidarité nationale, nous avons pris des mesures conjoncturelles.
Vous évoquez le soulagement des trésoreries. C'est exactement le sens des mesures que nous avons proposé aux agriculteurs. Pour ceux d'entre eux qui ont une trésorerie particulièrement fragile, des préconjoncturels seront consentis. des reports de cotisation MSA et de certaines cotisations fiscales sont possibles.
Je rappelle que le dispositif de prestructurel que j'ai euh annoncé il y a quelques mois est toujours en vigueur pour certaines filières les plus exposées. Et puis pour ce qui concerne les engrais, il faut absolument que nous travaillons à une meilleure souveraineté en matière d'engrais. L'Europe n'est souveraine qu'à 40 % sur les engrais.
Donc l'augmentation du gaz, c'est aussi l'augmentation des engrais qui est une source de préoccupation. Mais en tout cas, je voulais vous dire madame la députée que nous restons très mobilisé. Merci madame la ministre.
Madame la députée non donc la séance est suspendue. Merci à tous. Voilà pour cette séance des questions gouvernement qu'on a suivi en direct et en intégralité sur LCP.
On va revenir sur les temps forts de la séance avec nos deux invités. Olga GVnet. Bonjour.
Bonjour député ensemble pour la République de l'ap bonjour. Député socialiste et apparenté de la Manche. On va revenir sur les thèmes d'actualité mais vous l'avez vécu.
Cette séance des questions au gouvernement a débuté par un hommage à l'ancien premier ministre Lionel Jospin. Regardz. Je voudrais adresser à cette famille à ses proches ainsi qu'au groupes socialistes nos condoléances attristé.
Mes chers collègues. Voilà donc pour cet hommage un mot l'une et l'autre. Justement à Napic, on commence par vous socialiste évidemment.
Qu'est-ce que vous garderez justement de l'héritage de Lionel Jospin ? D'abord, c'était un grand premier ministre qui a su rassembler largement au-dessus avec un projet qui à l'écoute de des mesures qui ont été prises et bien qui avait une forme de radicalité mais qui c'était une radicalité dans la responsabilité et dans la tranquillité. euh la parité, un enjeu majeur, les 35 he voilà beaucoup de le pax, il y a eu euh beaucoup d'avancées, des mesures qu'on ne pensait pas pouvoir euh facilement euh poser dans la société et qui euh ont été non seulement acceptés mais qui sont devenus euh quelque chose d'absolument normal aujourd'hui et vraiment un grand premier ministre qui est aussi un grand militant toujours à nos côtés encore ces dernières semaines.
Olga GVnet, un mot aussi pour saluer la mémoire de Lionel Jospin. C'est tout à fait le même hommage, hein. Lionel Jospin était un grand homme d'État.
On l' reconnu pour avoir mené un certain nombre de sujets de fronts. On lui reconnaît également sa sincérité et sa sincérité en politique, c'est important euh pour la confiance qui doit être créée avec l'ensemble de nos concitoyens. et je pense qu'il a beaucoup de leçons à donner encore à à nous qui sommes entrés en politique bien plus tardivement et qui pour beaucoup d'entre nous également avons eu une vie avant, c'était son cas euh une vie professionnelle et je crois qu'il faut garder ses engagements locaux, ses vies professionnelles pour pouvoir mener à à bien nos missions.
C'était donc le début de cette séance des questions au gouvernement qui s'est poursuivi. Thbo Enoc, vous étiez dans l'hémicycle de l'Assemblée justement avec de très nombreuses questions sur les répercussions du conflit au Moyen-Orient dans le quotidien des Français. Thbo, oui, huit sur la hausse des prix du carburant, h réponses du gouvernement dont une du premier ministre et un constat à ce stade, l'exécutif refuse une baisse des prix des carburants via des mesures fiscales.
On ne peut pas dégrader les déficits, a expliqué la porte-parole du gouvernement Maud Bréon. Où est-ce qu'on va trouver l'argent a-t-elle lancé aux députés ? Pourtant, les propositions sont venues de tous les bancs.
Blocage des prix réclamé par LFI, baisse des taxes réclamé à corps et à criis euh par le RN, mais aussi selon des modalités différentes par le PS, la droite républicaine et le groupe Liot notamment. Résultat, un gouvernement sur la défensive contraint de dire que la solution à la crise passe d'abord par une issue au conflit en Iran. Un gouvernement qui tente aussi de faire de la pédagogie.
Il est faux de dire que l'État va s'enrichir, expliqué Roland Lcure, le ministre de l'économie, dénonçant la démagogie de certains sur le sujet. Un ministre aussi obligé de répondre à des accusations de vente par la France d'une partie de ses stocks à l'étranger. Fake news, aucun baril ne quitte le territoire.
Affirmé Roland l'escur et d'annoncer comme seule mesure nouvelle aujourd'hui la mise en place d'un observatoire de la crise et de son impact sur les finances publiques. À cette annonce, écladrir général sur les bancs du rassemblement national. Mesurette, c'est déjà fait.
Parlez-vous en tenton depuis les bancs du groupe de Marine Le Pen. En réalité, le gouvernement a jusqu'ici renforcé les contrôles dans les station services. Le gouvernement qui a aussi confirmé des aides pour certains secteurs.
Le premier ministre a laissé entendre que de nouvelles mesures pourraient être prises mais uniquement ciblé. Pas de chèque général, a répété le gouvernement. Merci beaucoup Thiba Enoc.
Effectivement, il a fallu attendre un peu dans la séance pour avoir l' vie déclaration du premier ministre. Vous l'avez dit, pas de chèque généralisé. Écoutons Sébastien Lecornu.
Désormais, il faut qu'on arrive à définir les besoins exacts puisque nous avons l'intime conviction qu'aucun chèque général, aucune mesure globale et d'ailleurs vous l'avez vous-même évacué en quelque sorte en creux dans votre question, monsieur le président Néelen, ne seront utiles tout simplement parce que on a déjà l'expérience des décisions qui ont été prises dans le passé. C'est très coûteux pour les finances publiques et derrière un chèque très vite se cache en général un impôt ou une répercussion très grave pour les déficits publics. On peut pas avoir passé tout notre tonne budgétaire en se renvoyant la balle en disant "Mais pourquoi on a ce déficit ?" et dès le printemps reprendre les mêmes solutions du passé.
Donc là, il va falloir évidemment avoir un enjeu de précision très fort. Je note que les décisions qui ont été prises par vous-même et par le gouvernement sur la prime d'activité vont quand même permettre d'accompagner beaucoup de foyers qui sont concernés. Ensuite restera la question des grands rouleurs pour celles et ceux qui travaillent sur lequels les ministres ont reçu mandat euh de préparer en tout cas un certain nombre euh de propositions.
Olga Gvernetis, c'était une demande d'un grand Nou de groupe politique. Blocage des prix, baisse de la TVA. Le premier ministre a fermé la porte.
Oui, en tant qu'ancien ministre de l'énergie, évidemment, je déconseille fortement au gouvernement de céder à ces sirènes du Rassemblement national qui demande de baisser la fiscalité ou même de LFI qui demande de bloquer les prix parce que d'abord l'énergie euh c'est sur une économie de marché et donc elle fluctue évidemment. Et puis euh nous en appelons aussi de nos vœux depuis de nombreux mois avec Agnas Panché de reposer toute la fiscalité sur l'énergie et le les prix de l'énergie. Sauf qu'on ne le prend pas sur un coup de tête au moment d'une crise.
C'est le meilleur moyen de se tromper dans les décisions. Je crois que les décisions du Premier ministre de faire des aide ciblé euh notamment à ceux qui en ont le plus besoin et ceux euh dont l'énergie est nécessaire dans la professionn pour évidemment est très très important de pouvoir cibler cela mais on ne sait pas exactement combien ils vont pouvoir avoir de recettes puisque le volume de carburant peut baisser. Les les Français sont aussi dans la sobriété et c'est ce qu'il faut appliquer sur les carburants.
An Pig, qu'est-ce que vous vous réclamez au sein du groupe socialiste ? Le premier ministre et Olgais Givernetel le dit : "Pases mesures pour baisser les prix, des choses très ciblées." Effectivement, il a fallu quand même attendre tardivement dans cette séance de questions au gouvernement pour avoir une réponse qui ne soit pas le rien n'est possible puisque à plusieurs reprises Modebon nous a expliqué qu'en fait il n'était pas possible de faire quoi que ce soit.
Il faut se rendre à l'évidence. Nous avons des vraies difficultés sur des secteurs qui ne sont absolument pas pris en charge aujourd'hui et notamment les secteurs d'utilité sociale majeur que sont les aides à domicile, les auxiliaires de vie, les infirmières à domicile et cetera qui sont des métiers où déjà on gagne peu, très très peu, où l'impact des charges sont très importantes. Donc il faut des mesures évidemment ciblées.
Et où est-ce qu'on trouve l'argent ? Et bien malgré tout dans cette de ce rapport de ces recettes de TVA qui auront un peu augmenté mais pour cibler je crois que c'est important de le faire mais en tout cas on ne peut pas répondre par rien n'est possible et par ailleurs. Il y a quand même des décisions au niveau européen qui ont sur lesquelles on n pas beaucoup lutté mais quand on on décide que finalement on repousse le moteur électrique pour conserver encore un peu plus longtemps le moteur thermique, je crois que on a quand même là la nécessité de dire que pour des raisons climatiques comme pour des raisons tout simplement économiques et de souveraineté nous avons besoin de construire des transports en commun et d'électrifier nos usages.
On entend l'électrification des usages. On entend effectivement des mesures ciblées, mais les gens, les Français qui ont besoin de prendre leur voiture, combien de temps vont-ils pouvoir supporter justement cette hausse du prix de l'essence ? On voit des le litre d'essence ou le litre de gazol à plus de 2 €.
À ces gens-là, qu'est-ce que vous répondez ? Si vous n'êtes pas un professionnel, tant pis, serrez-vous la ceinture. Non, mais je crois que le gouvernement d'abord a peut-être pêché en espérant que le conflit dure moins longtemps que prévu.
Moi, je crois qu'il faut penser d'abord qu'il peut durer et ensuite que même s'il ne dure pas au-delà de quelques semaines, et bien il faut électrifier absolument parce que il y en aura d'autres des crises. Alors, nous ne sommes pas dans la même situation qu'en 2022 où nous sommes nous étions très dépendants de la Russie. C'est moins le cas aujourd'hui.
Nous n'avons pas de de pénurie mais effectivement on va demander d'avoir des mesures cumulées de la sobriété de la part des Français quand ils le peuvent. Mais pas de la sobriété subie Olga Chivern. Ça ça voudrait dire qu'on a pas suffisamment d'argent.
Mais ils vont faire attention, ils vont faire attention quand il utiliser la voiture vraiment quand c'est nécessaire. Et au niveau des distributeurs pardon, il faut aussi faire très très attention sur les marges et qu'il n'y ait pas d'effets néfastes. Et ça le premier ministre a dit les outils sont prêts au cas où tout la fiscalité pourrait faire un appel d'augmentation des marges.
Donc c'est ce que nous ne voulons pas. Nous préférons avoir le Rassemblement national parle même de profiteur de crise. Vous vous ne dites pas ça à Napic.
C'est pas ce que nous disons, c'est que nous savons que mécaniquement effectivement la TVA qui est là effectivement à ta va augmenter ses recettes et que à ce titre nous avons quand même des moyens à redistribuer et puis il y a enfin quand même on a pensé à certains secteurs et puis d'autres bon finalement on attend encore et on va analyser on va regarder tout ça quand même prend énormément de temps alors que c'est c'est ce sont eux qui ont des besoins tout de suite. Et puis par exemple il a beaucoup de secteurs où des gens ont besoin de prendre la voiture pour se déplacer. Ça fait des années que nous ne travaillons pas suffisamment sur l'aménagement du territoire dans la phase de réindustrialisation et de rapprochement des emplois et de des salariés et que aujourd'hui oui, il y a une difficulté qui vient se combiner et que nous sortons de débat où effectivement on nous a beaucoup dit qu'il y avait finalement que il fallait cons qu'on voulait conserver ces modes de vie, qu'on investissait pas de manière durable sur la manière de transformer nos mobilités.
Et bien nous sommes au bout. Encore une fois, ce sont les mêmes qui vont payer, ce sont les mêmes qui vont subir. Il y aura toujours ceux qui peuvent et puis ceux qui attendent des mesures et c'est des mesurettes à chaque fois et on ne sait pas très bien quelle est la vision de long terme alors qu'on recule dans le notamment.
On a quand même beaucoup reculé sur les mesures permett le rassemblement national dit l'État c'est un profiteur de crise puisque comme une partie du prix de l'essence ce sont des taxes finalement avec ce prix de l'essence qui augmente l'État s'enrichit. Euh le premier ministre, le ministre de l'économie a tenu à dire "Non, c'est pas vrai. Déjà l'État paye plus aussi de son côté." Non, les non, c'est évidemment pas vrai.
L'État ne d'abord ce ne peut pas se réjouir de cet envoulé des prix. Ça crée des complications. On est obligé euh d'aller dans les stocks stratégiques alors que ces stocks stratégiques sont nécessaires aussi pour nous euh être préventif en cas de d'augmentation du conflit.
Donc non, ce n'est pas ce n'est pas une bonne nouvelle du tout pour l'État. Et puis si on parle de d'être ciblé, c'est aussi pour aller euh prélever sur ces recettes. On ne pense pas que ce soit autant que ce qu'on croyait quand je vous le dis.
Si euh le volume de carburant vendu euh est moindre parce que les Français font aussi attention à leur porte-monnaie et vont moins euh ce sont face à leur obligation les Français. Donc de toute façon vont avoir oui mais il y a pas voilà il y a pas de l'argent caché que l'État pourri en tout cas n' pas recul également sur les les habitudes de consommation des des Français qui vont évoluer pour pouvoir évaluer effectivement ce qui pourrait avoir dégagé comme marge et comme recette. Mais encore une fois, les finances publiques de la France doivent être scrutées de manière très précise.
Et surtout Olga Giverel rappelait, c'est un conflit dont on ne connaît pas l'issue, on ne sait pas combien de temps ça pourrait durer. Est-ce que il y a aussi le sentiment que si le gouvernement lâche peut-être trop vite, trop tôt, euh vous savez quand on baisse les prix, c'est très difficile de les remonter derrière. Est-ce queil y a aussi la nécessité d'attendre ?
On peut on peut être dans un conflit qui peut durer plusieurs mois. Mais j'entends bien que on a besoin de visibilité, qu'on a besoin de savoir exactement quelles sont les recettes potentielles, mais la réalité c'est qu'il y en a pour qui ils ne pourront simplement pas se déplacer. Et les aides à domicile, les auxiliaires de vie, si elles ne peuvent pas se déplacer, c'est une dégradation aussi de la qualité de vie de personnes âgées et ça va coûter extrêmement cher aussi.
Donc moi, j'entends bien que il y a une nécessité d'avoir une meilleure vision des choses, mais justement parce que ça peut se prolonger et que c'est fonction un peu des déclarations de monsieur Trump, nous avons la nécessité d'avoir des premières mesures extrêmement rapides pour soutenir avec une inflation qui pourrait augmenter Olga Givernet et donc cette France qui travaille que tout le monde voilà veut défendre pourrait toucher de plein fois. Il pourrait y avoir effectivement d'autres rebonds à cause de la crise, mais pour les aides ciblées, c'est pas simplement une aide financière, ça peut être également un report de charge. Il y a plusieurs possibilités également pour soulager et faire et sortiré des reports ou des prêt.
Est-ce qu'il y a eu aussi de la part du gouvernement de dire des facilités de trésorerie pour les secteurs qui sont mais ça peut il y a des endroits où où malheureusement quand je parle pardon hein mais des aides à domicile les reports de trésorerie et cetera, je veux dire ça les impactera quoi qu'il arrive et en fait ce cumul de report on l'a vu à la sortie de la crise Covid peut provoquer là aussi tout d'un coup un effondrement économique de ces secteurs qui sont très fragilisés avec des trésoreries qui sont déjà très fragiles. Vernel Covid, c'est un peu l'exemple que vous ne voulez pas reproduire avec un peu un quoi qu'il en coûte dont on a eu bien du mal à sortir à la fin. Ah et oui, parce qu'on a oublié de refermer les robinets et c'est aussi pour ça qu'on s'est retrouvé dans cette situation de production crise successive, on peut plus se permettre de dire on attendra la fin de la crise pour pouvoir se remettre.
Non, il y aura forcément des conflits à l'extérieur et puis des événements nationaux qui pourront nous mettre à qu on a passé l'automne à refuser des recettes fiscales. Le débat du budget, il vous attend en septembre prochain. Merci beaucoup Olga Gnet, merci beaucoup Anatic.
Restez sur LCP évidemment, c'est une audition qui a commencé il y a quelques minutes mais elle est évidemment très scrutée par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. L'audition de Vincent Boloré, je vous propose de la suivre en direct sur LCP, pas en direct en léger différé. Elle a commencé il y a quelques instants.
Regardez bien. Je vous laisse vous installer. Merci monsieur le rapporteur.
Mes chers collègues, après la suspension des travaux de
Amélia Lakrafi