« Nous serons là pour rappeler les positions de la gauche » dans le Budget
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
on va parler du budget le Sénat qui ça y est entame en séance l'examen de ce budget 2025 avec un rôle plus important que jamais dans l'écriture du texte dans quel état d'esprit vous abordez cet examen ben d'abord avec un regret c'est de ne pas avoir comme toujours euh un texte vu d'abord par l'Assemblée nationale parce que l'Assemblée nationale c'est quand même la représentation démocratique la plus récente euh et la plus claire et donc euh je crois que c'est la première fois hein depuis la guerre que euh l'Assemblée nationale ne vote pas un budget et n'a même pas le temps de regarder le volet dépenses et donc ça ça ne peut se produire qu'une fois il faut réellement que nous revenions à un fonctionnement normal des institutions pour autant bien sûr le Sénat va faire le travail va évidemment analyser ce budget et va débattre de ses orientations bien entendu avec on le sait en arrièrepl un accord plus ou moins plus ou moins complet entre le gouvernement et la majorité sénatoriale nous seront là pour rappeler évidemment ce que sont les positions de la gauche ce que sont nos positions dans ce sujet mais ça veut dire que pour vous il est déjà ficé ce budget ou est-ce que vous réussirez vous la gauche à imprimer votre marque on va voir en tout cas dans le débat indiscutablement est-ce que tout est bouclé vous savez quand on avance dans un débat on se rend compte que souvent il y a des choses à clarifier et qu'en fait des mesures qui apparaissent éventuellement claires à un moment donné lorsqu'on les développe avec les ministres bon finissent par s'obscurcir un petit peu et modifier la perception le budget il a été rejeté à l'Assemblée parce que une grande partie des députés estimai que la gauche il avait mis trop de taxe trop d'impôts vous pensez pas ça aussi il y avait pas trop de taxes et trop d'impôts dans le budget jugé NFP compatible non pour une raison qui est simple il faut bien comprendre que par rapport à un budget ordinaire on est dans une situation totalement différente budget ordinaire vous vous avez une majorité à l'Assemblée nationale qui vote son budget qui fait des choix et qui le vote dans le cas précis finalement personne n'avait de majorité possibilité d'avoir des majorités et donc toutes les propositions sont venues sur la table sans savoir au départ pour qui que ce soit quelles seraient les positions qui seraient retenues les amendements qui seraient retenus et donc ça donne effectivement l'idée qui a eu beaucoup de propositions en terme de taxation mais enfin par exemple si NFP avait été au voir jamais il n'aurait proposé toutes ces taxations en même temps donc ça aurait été fait étalé dans le temps là c'est simplement l'effet de vote dans un sens ou dans l'autre de différents groupes à l'Assemblée nationale c'est très particulier vous allez reprendre les mesures qui avait été mise par la gauche dans le texte de l'Assemblée ou vous dites il y en a certaines ça va pas et on en reprendra qu'une partie il y aura certainement une analyse faite par les sénateurs de mon groupe reprenant bien sûr l'essentiel des thématiques que nous avons dévelop elopp ensemble avec les députés notamment socialistes à l'Assemblée nationale bien sûr nous les reprendrons ici nous redévelopperons un certain nombre d'idées mais nous savons aussi que de toute façon elles ne seront pas pour l'essentiel reprise il y a un autre point vous parlez de l'accord entre le gouvernement et la majorité sénateorien Michel Barnier reçoit ce matin Marine Le Pen qui menace le gouvernement de censure si elle n'est pas écouté notamment sur la question du pouvoir d'achat il a raison de la recevoir Michel Barnier bah il est dans sa logique à lui en tout cas qui est de constater qu'il y a devant lui différents groupes il a dit qu'il serait respectueux de l'ensemble des groupes politiques il l'avait perçu jusqu'à maintenant pardon il l'avait perçu jusqu'à maintenant ah écoutez je ne sais pas exactement il paraît qu'il y a eu même des coups de téléphone quelquefois donc si vous voulez je je rentre pas dans cette discussion est-ce que un groupe qui est en tant que tel le groupe principal de l'Assemblée doit être doit faire l'objet de discussion avec le Premier ministre écoutez ça me choque pas sur le sur l'essentiel pour l'essentiel allez on va parler des mesures contenues dans ce texte et notamment des divergences entre le Sénat et gouvernement on fait le point avec Alex [Musique] Poussard bonjour Alex bonjouran bonjour Claude renal bonjour et Alex quels sont les points de désaccord entre le Sénat et le Gouvernement sur ce budget et bien le premier point de friction il concerne la taxe sur l'électricité le gouvernement souhaite avoir la possibilité d'augmenter la taxe qu'on appelle l'assise sur l'électricité jusqu'à 50 € du mgawh tout en garantissant que le prix de l'électricité baisse au final de 9 % l'an prochain pour le consommateur français alors avec cette mesure le gouvernement espère récupérer 3,4 milliards d'euros dans les caisses de l'État mais le Sénat s'oppose à cette hausse de taxes sur les sur l'électricité car les sénateurs ne veulent pas toucher au pouvoir d'achat des Français et parce que l'électricité est une énergie en France qui est en grande partie décarboné les sénateurs proposent donc de limiter le montant de l'assis sur l'électricité à son niveau d'avant la crise du prix de l'énergie c'est-à-dire environ 32 € du MWh et en contrepartie le Sénat souhaite une hausse de la taxe sur le gaz qui rapporterait 950 millions d'euros Claude rinal sur la taxe sur l'électricité on voit que les prix de marché de gros de l'électricité baisse est-ce que ce n'est pas logique d'augmenter les recettes fiscales Toutant garant son au français que l'an prochain les prix vont baisser mais bien sûr que non euh bien sûr que non et là nous partageons la position de la majorité sénatoriale sur ce point euh qu'est-ce qui se passe en réalité ça revient à augmenter le niveau de taxation une fois pour toute rien ne dit que dans l'avenir le prix de l'électricité ne remonte pas s'il remonte à ce moment-là les Français seront encore plus taxés d'autre part ça revient à prélever tout simplement vous l'avez dit 3,3 3,6 milliards il y a plusieurs chiffres qui circule de plus sur les Français mais sur l'ensemble des Français et je rappelle simplement que par ailleurs le les gouvernements précédents ont supprimé la taxe d'habitation pour tout le monde mais notamment pour les 20 % les plus aisés et bien c'est assez simple vous faites bénéficier les 20 % les plus aisés d'un bénéfice colossal 9 milliards d'euros c'est-à-dire l'équivalent des 80 % précédent dont je parlais 9 milliards d'euros de gain pour les plus aisés et par contre 3 milliards d'euros de taxes supplémentaires pour tout le monde et bien c'est un espèce de Robin des Bois à l'envers puis c'est une erreur politique de fiscaliser encore plus une énergie qui en grande partie décarboné oui alors on on peut ensuite discuter c'est ce que fait le Sénat entre plutôt taxer plus euh le gaz qui est carboné que les deux solutions ne vont pas c'est-à-dire que ça revienne dans tous les cas à faire peser sur l'ensemble de la population et donc sur les gens les plus en difficulté surtout parce que c'est comme ça qu'il faut toujours réfléchir c'est que c'est un pourcentage beaucoup plus important pour les gens qui ont peu que pour les gens qui ont des revenus tout à fait convenables et donc ce n'est pas bon de faire ce type de gymnastique et de faire peser ça donc même augmenter les taxes sur le gaz ça ne va pas ben je c'est ce que je viens de vous répondre en tout cas c'est pas une réponse la meilleure réponse serait que finalement les Français comprennent que d'une façon ou d'une autre ils vont vont payer quelques milliards euh là sur la non indexation des retraites et cetera donc Ilir des milliards qui vont leur être mis à leur débit il vaudrait mieux que les 20 % qui ont été exonérés de taxes d'habitation pour un montant de 9 milliards accepte d'en reverser une partie et je ferai une proposition dans ce sens même si cela évidemment est toujours difficile à comprendre mais la question n'est pas finalement de payer nous pérons la question c'est qui et c'est la question que l'on doit se poser durant ce PLF la droite sénatoriale qui veut aller plus loin que le gouvernement dans les coupes budgétaires oui la majorité de droite et du centre du Sénat prévoit au total 4 milliards d'euros d'économie supplémentaire par rapport à la copie du gouvernement en proposant des petits coûps de rabot sur certaines dépenses 200 millions d'euros en moins pour l'aide médicale d'État qui on le rappelle finance les soins des étrangers en situation irrégulière 150 millions d'euros en moins sur les aides à l'apprentissage 400 millions d'économie sur le crédit impôt recherche ou 200 millions en moins pour le CNC le Centre national du cinéma Claude renal est-ce qu'il y a et bien certaines économies des petits coups de rabau à faire sur certaines dépenses publiques qui ne sont qui ne sont pas vraiment efficaces on peut on peut en discuter pour certaines certainement pas pour l'ame vous le savez vous connaissez notre position sur le sujet on pense que à terme ça sera bien pire s'il y a moins de d'argent mis dans laame mais bon c'est un sujet parmi d'autres laame c'est un un symbole politique pour la droite ah je crois oui les moyens de je crois je crois que ça ça répond à un discours qui a toujours tenu le ministre retaillot par exemple depuis longtemps au Sénat donc rien de nouveau sous le soleil mais on ne partagera pas évidemment cette cette position de la même façon il faud regarder si ces économies sont bien réelles s'il s'agit de coup de rabot comme vous dites ou plus spécifiquement de suppression de surplus qui restent en fin d'année qui sont toujours la petite marge qui reste sur l'émission j'ai bien peur que ce soit pas des vraies coupes mais que ce soit juste des diminutions finalement de budget qui sont lié à l'exécution tout simplement al il y a un sujet sur lequel le Sénat pourra peut-être se mettre d'accord on va le voir c'est réduire l'effort financiers demandé au collectivité oui là c'est un vrai point de friction avec l'exécutif on le rappelle le gouvernement demande un effort budgétaire de 5 milliards d'euros aux collectivités local un effort qui est excessif estim les sénateurs qui sont les représentants au Parlement de ces élus locaux les sénateurs proposent de réduire de 5 à 2 milliards à l'effort budgétaire qui est demandé aux collectivités pour ne pas pénaliser selon eux l'investissement public dans les territoires qui est réalisé en grande partie par les collectivités territoriales Claude renal est-ce que ce n'est pas normal de demander aussi un effort financier aux collectivités quand on voit la situation budgétaire de la France mais on peut tout dire à part que les collectivités n'en sont pas directement responsables ça c'est une certitude et je crois qu'elle est reconnue maintenant par tous bon donc après que la population ayant été mise à contribution d'une part les collectivités et une un apport dans dans cette solution sans doute mais quand même il s'agit pas de passer de 5 à 2 milliards c'est pas ça l'histoire c'est passé de 10 à 2 milliards la réalité de la ponction enfin de l'ensemble des mesures qui sont prises par ce PLF à l'encontre des collectivités locales ça se rapproche plutôt des 10 milliards que des 5 et donc la proposition qui est faite aujourd'hui est une proposition insuffisante et elle est insuffisante parce qu'il faut que nos auditeurs comprennent bien c'est pas la question de garder dans les collectivités des moyens pour faire des choses extraordinaires c'est juste pour pouvoir faire face à leur responsabilité et pour pouvoir investir car la question qui est majeure pour les collectivités mais aussi pour les entreprises sur les territoires c'est qu'il y ait de la commande publique si vous avez une réduction de la commande publ et on en a déjà eu dans le passé lorsque sous François Hollande il y a eu une diminution de la DGF vous en souvenez sur 3 ans et bien il y a eu une conséquence en terme d'investissement public et donc qui finalement est en difficulté bien les populations qui ont moins de service public évidemment mais aussi les entreprises qui ont moins de commande publique mais est-ce que là-dessus il y aura un front commun du Sénat droite gauche confondu contre le gouvernement pour préserver les collectivités enfin je l'espère en tout cas j'en suis sûr mais il faut aller bien bien plus loin et analyser bien plus profondément que cette histoire de 5 milliards 2 milliards ça c'est de la communication il faut aller beaucoup plus loin il faut regarder dans le détail et il faut trouver des solutions qui fonctionnent mieux est-ce que Michel Barnier vous a rassuré sur ce point il a fait ces dernières semaines plusieurs discours devant les associations d'élus locaux il est plutôt apprécié de la part des élus locaux est-ce que vous pensez arriver un accord avec le gouvernement pour diminuer la facture pour les collectivités d'abord je sais pas s'il est apprécié des élus locaux c'est je vous laisse C appréciation moi je sa pas reç il reçoit un bon accueil plutôt ah il a les maires reçoivent toujours correctement me semble-t-il le président de la République quand il viennent les voir et les premier ministres quand ils viennent les voir donc si vous voulez on a un accueil républicain ça il y a pas de doute là-dessus par contre est-ce que finalement il nous a rassuré bah non pour une raison simple c'est qu'il n'a rien détaillé en réalité il a donné des principes qui sont intéressants qui qui sont audibles mais la question c'est la traduction il y a que ça qui compte et il a surtout dit je vais laisser la main au Sénat ce budget est pas parfait c'est je laisse le Sénat travailler bon est-ce que du coup ça vous rassure quand même est-ce que vous dites sur la question des collectivités c'est la copie sénatoriale qui sera retenue par le gouvernement est-ce qu'il aurait pu dire autre chose que le Sénat va travailler et puis on verra avec S vous pensez vous pensez qu'il prendra pas la copie sénatoriale sur la question des collectivités il va la Challenger enfin c'est c'est aussi son rôle en tant que chef de gouvernement il souhaite avoir des montants si jamais d'ailleurs et c'est un un autre aspect de la question si il y a une diminution très significative de l'effort des collectivité espérons-le si c'est le cas il faudra bien trouver l'argent ailleurs donc ce qui compte aussi c'est de voir comment les choses se rétablissent ailleurs et et qui finalement paye à la place voyez c'est tout simple ou alors est-ce qu'il y a l'idée finalement de lâcher sur les 5 % de déficit pour l'année 2025 pour vous il faudrait lâcher ou il faut tenir cet objectif de 5 % moi je suis pour pour que après l'année l'annus au ribilis que l'on vient de vivre en terme de finances publiques il y ait un sursaut et qui a une volonté qui soit marquée de redressement des finances publiques là-dessus je n'ai aucun doute et s'il y a des gens qui en sont toujours très attentifs à ces questions d'équilibre des finances publiqu c'est la gauche parce que la gauche sait que elle ne peut rien proposer de nouveau si elle a pas des comptes tenus et d'ailleurs dans l'histoire récente ben c'est S François Hollande que l'on a ramené la dette à 3 % c'est sous Lionel Jospin qu'on a eu la la le niveau le plus bas en terme de déficit public et le niveau élevé en terme de croissance et si je voulais remonter encore plus haut c'est sous Michel Roca qu'on retrouverait des croissances très très fortes donc si vous voulez la gauche sur ce planl elle est imprenable elle est toujours pour avoir des contenus pour pouvoir faire plus de main pour les Français est-ce qu'un accord après une fois que le le texte sera voté au Sénat est-ce qu'un accord vous paraît est possible en commission mixte paritaire entre députés et sénateurs ben c'est la question en réalité sur le papier ça paraît faisable dès l'instant où il y aurait un accord solide entre le gouvernement et la majorité sénatoriale on peut l'imaginer pour autant on voit bien que les difficultés ne viennent quasiment pas de là les difficultés viennent du bloc central à l'Assemblée nationale et donc nous avons des surenchères permanentes à l'Assemblée nationale et de gabrielal il pour empêcher la conclusion d'un accord ben en tout cas il s'exprime d'une manière très curieuse bon il a il avait démarré en disant les lignes rouges parmi les lignes rouges il y avait celle de pas augmenter les impôts quand on a mis le pays par lui uniquement mais ces gouvernementsl euh euh ont mis le pays dans la difficulté où nous sommes aujourd'hui pas parler d'augmentation d'impôts ou les refusés c'est une caricature et donc le le travail du gouvernement ne va pas être c'est pour ça que je tout à l'heure je relevais ce point uniquement un travail entre le Sénat et le gouvernement mais le Sénat le gouvernement et les groupes à l'Assemblée nationale qui devront y retrouver leur compte dans Le Parisien hier ma bréjon la porte-parole du gouvernement elle alerte sur le risque d'une censure elle dit sans budget on prend le risque d'un scénario à la greque est-ce que les socialistes sont prêts à prendre ce risque non mais d'abord il faut arrêter de faire de la come ou quoi en c'est c'est c'est épuison hein la comm scénario à la grecque de quoi on parle en Grèce à l'époque il percevait pas l'impôt voilà donc bon donc si vouleis ne faisons pas des comparaisons ridicule est-ce que ça pose est-ce qu'il y aurait une crise politique le sujet est là et est-ce que cette crise politique serait bonne pour le pays voilà mais la seule façon cette façon de poser les questions entraî les réponses oui bien sûr que la crise politique c'est toujours quelque chose qu'il faut essayer d'éviter si on le peut voilà si on le peut elle appelle les socialistes à sortir de leur soumission à Jean-Luc Mélenchon dites-vous bon c'est pas ça vous fatigue ça c'est c'est pas une cours d'école quoi il y en a assez de ces formules la noir il a il y a bien longtemps que le Parti socialiste dit ce qu'il a à dire voilà c'est c'est quand même incroyable mais c'est une volonté ça manifeste pas si vous voulez de sa part l'idée de rechercher des accords voyez quand on commence à caricaturer le débat on va pas loin merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera des pensions de retraite qui ont été débattues dans le budget de la Sécurité sociale la semaine dernière ce sera à suivre on termine par l'actualité dans votre région Occitanie on va voir ça avec nos partenaires de la presse régionale bonjour Vincent Coste merci beaucoup d'être avec nous journaliste au Midi Libre Vincent va parler de la crise agricole petit point sur les mobilisations la contestation des agriculteurs elle semble un petit peu marqué le pas oui mais c'est vrai que cette cette contestation à avait connu un gros premier temps au début de l'année 2024 et elle était née le le le sénateur s sans souvient forcément hein en Occitanie et dans son département de de la Haute Garonne de la Haute Garonne en particulier cette colère qu'on a cru apaiser reprend avec l'accord sur le contesté sur le sur sur le Mercosur justement c'est ce que je voulais demander au sénateurs où en est-on aujourd'hui où en eston des des germes de cette colère qui qui reprenait dans son département notamment particulièrement sensible sur cette sur cette question en ocitanie en général sachant que ce que ces colères on l'avait vu en janvier c'était étendu à tout le pays voire à à l'Europe entière de de l'Espagne à la Pologne en janvier dernier oui alors à titre personnel évidemment et je crois tous les hommes et femmes politiques de ce pays ne souhaitent pas que cette colère se développe trop mais pour cela il faudrait trouver des solutions voilà donc et notamment une solution concernant le l'accord Mercosur sur lequel tout le monde est en doute aujourd'hui sur ce que va faire l'Europe et sur la façon dont cet accord sera ou non conclu il serait effectivement catastrophique il faut le dire pour un certain nombre d'agriculteurs dans beaucoup de domaines en réalité que cet accord soit signé l'accord du coussure comme tous les accords internationaux regroupent des accords concernant l'industrie concernant les services concernant l'agriculture et on a toujours l'impression malgré tout et je crois que les agriculteurs le ressentent de manière très juste on a toujours l'impression que la variable d'ajustement c'est l'agriculture et dans ce cas précis du Mercosur évidemment on a la question de la concurrence sur les sur les beauvins sur les volailles sur un certain nombre de sujets qui sont très significatifs et qui sont d'ailleurs très significatifs dans ma région notamment lorsqu'il s'agit par exemple des des beauvins et donc euh continuer à avoir des accords avec des pays qui ne suivent pas les mêmes les mêmes règles que nous qui ne suivent pas les mêmes règles sanitaires que nous euh dire chez nous on peut pas mais par contre on importe des produits qui sans finalement grand contrôle il y a du contrôle mais il est tout à fait insuffisant euh des des produits qui seraiit interdit à la à la consommation en France normalement écoutez on comprend évidemment qu'il y a un sujet qui a une matière et donc je suis très inquiet de ce qui peut se passer suite à un accord du Mercosur si celui-ci devait être signé par l'Europe Vincent on parle d'un autre sujet important en ocitanie notamment du côté de Toulouse c'est la 69 Toulouse castre c'est aujourd'hui que le tribunal administratif de Toulouse examine ce dossier controversé oui puisque le rapporteur public la semaine dernière c'était un peu inattendu à à demandé l'annulation de de l'autorisation environnementale de ce projet d'autoroute à neu toulouse-castre ça pourrait éventuellement entraîner l'arrêt l'arrêt d'un chantier qui a qui a démarré quel est votre quel est votre sentiment euh sénateur renal à la fois sur sur ce projet euh sur ce projet d'autoroute sur cette décision très attendu et sur le risque d'arrêt finalement d'un d'un d'un chantier déjà déjà bien engagé par dans dans dans certaines dimensions et ce qui pourrait peut-être ouvrir aussi la la porte à d'autres à d'autres décisions de ce type ailleurs dans ailleurs dans le pays oui euh j'avais déjà répondu cette question il y a il y a quelques semaines euh pour dire que si aujourd'hui un tel projet devait se présenter il aurait aucune chance de d'aboutir mais là on est sur un projet que moi j'ai connu je dirais pas enfant ça serait exagéré mais adolescent voyez euh donc j'ai l'impression que c'est un projet dont j'entends toujours parler euh dont l'origine on le sait est l'idée du développement économique de la région castraise qui est assez mal desservie en tout cas mal desservie pour une ville de de plus de 50000 habitants ou de 50000 habitants euh et donc euh ce projet à cette époque-là avait du sens et à cette époque-là j'y étais favorable donc j'ai je n'ai pas pour habitude de changer d'idée parce que la période a changé donc je suis favorable à ce projet tel qu'il a été conçu à l'époque et je dis simplement que je n'y seraai pas si aujourd'hui on devait créer ce type de projet j'y seraai défavorable ensuite sur le le jugement en question que nous attendons d'une part je vais pas me prononcer parce que je suis moi-même j'étais professionnellement un magistrat de tribunal administratif donc je vous comprendraz bien que je me permettrai pas de donner une position sur ce sujet mais ce que je vois c'est que euh on est en train de de donner un avis par rapport à des textes euh qui ont évolué et qui ouvre des des des possibilités de donner l' vie comme l'a donné le rapporteur public je dis simplement que c'est très inquiétant de manière générale hein je rentre pas dans ce dossier particulièrement mais de manière générale on a quelquefois des auss d'infrastructure qui duent plus de 20 ans et qui au bout de 20 ans sont annulés tout ça ça coûte des fortunes en étude en travaux en remboursement de ceux qui se sont engagés parce que si jamais les travaux étaient arrêtés qui serait appelé à rembourser ben l'État c'est-à-dire nous tous voilà on est dans des situations inexricables et et et donc je ne souhaite pas en tout cas qu'on s'y remette trop souvent merci beaucoup Vincent Coste violence faite aux femmes lutter par tous les moyens c'est la une du Midi Libre ce matin merci beaucoup Claude renal d'avoir été avec nous on accueille tout de suite Laurent Saint-Martin le ministre du Budget on va l'accueillir juste un petit mot peut-être un petit peu plus personnel puisque vous êtes l'oncle du Ministre Laurent Saint-Martin c'est compliqué ça va être compliqué l'examen de ce budget est de ferrailler avec son neveu pendant ces 15 jours ah pas du tout je vais ferrailler avec comme ministre pasvec mon neveu allez on l'accueille tout de suite Laurence Saint-Martin il nous rejoint merci beaucoup Claudal merci d'avoir été avec nous [Musique]
Claude Raynal