Nicolas Dupont-Aignan dans Dimanche en politique (23 mai 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, ces reconnaissances sont les bienvenues ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, ce serait une avancée que les enfants soient vaccinés ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Vous êtes député. Mardi prochain, les députés devront voter pour ou contre la création d'un pass sanitaire. Qu'est-ce que vous ferez ?
- 4:46OuverteRéponse directe
Concredi, vous étiez tous les deux dans la manifestation des syndicats de policiers devant l'Assemblée nationale, des syndicats qui demandent des peines plus lourdes contre ceux qui s'attaquent aux forces de l'ordre. Les juges ont été clairement visés. Leur ministre a dû rappeler quelques principes.
- 5:54RelanceRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, Éric Dupont-Moretti, aujourd'hui une ministre de la Justice, rajoute même que la police sans la justice, c'est le totalitarisme. Finalement, que le ministre de la Justice défende les juges, il ne peut pas faire autre chose, il est dans son rôle.
- 6:37RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous demandez ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03Invité politiqueFait
« La reconnaissance, oui. Mais la meilleure reconnaissance, c'est de ne pas, par exemple, continuer à fermer des lits de réanimation. »
- 1:20Invité politiqueChiffre
« Le regroupement des hôpitaux du nord de Paris, c'est moins 20% de lits. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Je ne suis pas un anti-vaccin du tout. »
- 2:38Invité politiqueFait
« Le vaccin, c'est un acte médical qui avait un bénéfice-risque. »
- 2:41Invité politiqueFait
« Pour les personnes âgées ou en comorbidité, il apparaissait aujourd'hui que le bénéfice était largement supérieur au risque. »
- 3:00Invité politiqueFait
« Pour les enfants ou les très jeunes où il n'y a aucun risque de mortalité de la Covid, le risque du vaccin est plus important que le bénéfice et qu'il y a un principe de précaution. »
- 4:03Invité politiqueFait
« Contre ? Je me bats de toutes mes forces parce que je veux expliquer aux Français que ce pass sanitaire, soit il sera inefficace, soit ce sera une usine à gaz complètement liberticide et qui mettra en place une discrimination sans précédent. »
- 4:23Invité politiqueFait
« Il faudrait qu'on ne dise pas simplement que vous avez été vacciné parce que vous ne savez pas combien de temps dure la protection, quel variant, comment ça fonctionne. »
- 6:26Invité politiqueFait
« Une police qui fait son travail, comme elle le fait aujourd'hui et bien en France, s'il n'y a pas derrière des sanctions et des peines pour les délinquants, eh bien elle est inutile au sens. »
- 7:11Invité politiqueFait
« En 1810, le code pénal, il y avait des peines minimum et des peines maximum. Cela n'a été aboli qu'en 1994. »
- 8:31Invité politiqueChiffre
« Ce gouvernement qui a quand même libéré, sur le prétexte du Covid, près de 10 000 prisonniers. »
- 9:55Invité politiqueChiffre
« En 2007, il y avait 7 millions d'abstentions à la présidentielle. 7 millions. En 2017, 12 millions. 5 millions de Français se sont abstenus en plus. »
- 10:08Invité politiqueChiffre
« Les votes blancs et nuls. En 2007, il y en avait 1,6 million. En 2017, devinez combien ? 4 millions. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- Présentateur19 %
- ?9 %
- Invité4 %
- Invité 23 %
≈ 54,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour,
bienvenue dans Dimanche en politique 22, voilà 2022. Avant cela, les élections régionales du mois de juin vont être le dernier baromètre avant la présidentielle. Aujourd'hui, je reçois à ma droite Nicolas Dupont-Aignan, bonjour.
Bonjour.
Président de Boulin-France et candidat à la présidentielle. Et puis à ma gauche, Yann Brossat, bonjour. Bonjour. Porte-parole du PCF, le Parti communiste, dont le candidat à la présidentielle sera Fabien Roussel. Pour vous, Nicolas Dupont-Aignan, c'est la troisième candidature à l'Élysée. Pour Fabien Roussel, le Parti communiste,
ce
sera le grand retour dans la campagne de la présidentielle, puisque pendant deux présidentielles, il n
'y
avait pas eu de candidat communiste. On va revenir sur tout ça. Les Français, en tout cas, respirent un peu plus depuis quelques jours. Le week-end prolongé avec l'allègement des mesures sanitaires, la vaccination qui s'accélère. Et puis Emmanuel Macron a annoncé la création d'un statut de mort pour le service de la République, notamment pour les personnels de santé qui sont morts au moment du Covid, pour que leurs enfants soient pupilles de la nation. Et puis Guillaume Rosier, qui a créé VitemaDose pour qu
'on
trouve des doses disponibles, lui, va être
fait
chevalier dans l'ordre du mérite. Est-ce que pour vous, ces reconnaissances sont les bienvenues
?
La reconnaissance, oui. Mais la meilleure reconnaissance, c'est de ne pas, par exemple, continuer à fermer des lits de réanimation. J'étais, il
y
a quelques jours, avec un chef de service de l'Ariboisière. Il a 18 lits de réanimation. Dans la rénovation de
l
'hôpital, il passera à 16. Le regroupement des hôpitaux du nord de Paris, c'est moins 20% de lits.
On
a eu un drame sanitaire parce que nos lits de réanimation n'étaient pas en nombre suffisant. Et le beaucoup plus grave encore, pour la rentrée de septembre, il me disait qu'il a à peu près entre 20 et 30% de ses soignants, infirmières ou aides-soignantes, qui lui disent, alors ça sera, j'espère pas le cas, qu'elles veulent partir ou qu
'ils
veulent partir. Donc, la reconnaissance, oui, mais la première reconnaissance,
c
'est de sauver l'hôpital public. Ça veut dire de redimensionner les lits de réanimation au niveau des défis de demain. Ça, c'est prévoir l'avenir.
Alors, il y a aussi ce qui se passe en ce moment. Près de 23 millions de Français qui ont reçu au moins une dose de vaccin. Et puis, on apprend aujourd'hui que le patron de Moderna, Stéphane Bancel, devenu milliardaire, annonce qu'il va demander la mise sur le marché de son vaccin pour les 12-17 ans. Est-ce que pour vous, ce serait une avancée que les enfants soient vaccinés ? J'ai été caricaturé,
comme
jamais,
sur
mes positions vaccinales parce que je ne suis pas un anti-vaccin du tout. Mais j'ai toujours dit, oui, je vous en remercie, mais chez d'autres confrères, on me fait passer pour l'abominable homme des neiges anti-vaccin. Non,
c
'est faux. En revanche, ce que j'ai toujours dit,
c
'est que le vaccin, c'est un acte médical
qui
avait un bénéfice-risque.
Que
pour les personnes âgées ou en comorbidité, il apparaissait aujourd'hui que le bénéfice était largement supérieur au risque.
En
revanche, je maintiens et je persiste et je signe que pour les enfants ou les très jeunes où il n'y a aucun risque de mortalité de la Covid, le risque du vaccin est plus important que le bénéfice et qu'il y
a
un principe de précaution. Et
comme l'a dit, mais
bien évidemment, et comme l'a dit monsieur à l'instant, quand on n'a que 14% de français vaccinés, est-ce que la priorité, ce n
'est
pas plutôt de vacciner les personnes en comorbidité, c'est-à-dire qui ont un vrai risque à partir de la Covid, plutôt que de faire croire aux Français ? C'est ça qui est grave, que le vaccin est la seule solution. Il y a la vaccination, mais j'insiste parce qu
'on
m'a tellement caricaturé. Il y
a
la vaccination qui est une étape, mais il y a aussi les soins précoces, il y a aussi les lits d'hospitalisation,
il y a aussi les précautions. Mais c'est les soins précoces, mais ça doit aller aux
enfants aussi, pas forcément.
Non, mais les soins précoces, c'est que par exemple pour un enfant ou un jeune qui n'a aucun risque de mourir de la Covid, l'ivermectine par exemple, qui est refusée dans notre pays alors même qu'elle marche ailleurs, eh bien serait quelque chose de beaucoup plus doux, de beaucoup plus utile que cette vaccination à outrance, qui d'ailleurs n'est toujours pas faite pour ceux qui en ont besoin.
Donc on est en plein délire. On
est en plein délire.
Vous êtes député. Mardi prochain, les députés devront voter pour ou contre la création d'un pass sanitaire. Qu'est
-ce
que vous ferez ?
Contre ? Je me bats de toutes mes forces parce que je veux expliquer aux Français
que
ce pass sanitaire, soit il sera inefficace,
soit
ce sera une usine à gaz complètement liberticide et qui mettra en place une discrimination sans précédent. Vous craignez qu
'il
y
ait
d'autres informations dedans ?
Non, ce n'est pas
ça. C'est que pour qu'il soit efficace, il faut bien comprendre. Il faudrait qu'on ne dise pas simplement que vous avez été vacciné parce que vous ne savez pas combien de temps dure la protection, quel variant, comment ça fonctionne. Donc cela veut dire qu'on est en train de tracer, de numériser tout individu français
et
de suspendre sa liberté de circulation à des informations. Donc vous voterez contre ? Je voterai totalement contre et je veux insister sur la gravité de ce système. Entendu.
Vraiment. Concredi, vous étiez tous les deux dans la manifestation des syndicats de policiers devant l'Assemblée nationale, des syndicats qui demandent des peines plus lourdes contre ceux qui s'attaquent aux forces de l'ordre. Les juges ont été clairement visés. Leur ministre a dû rappeler quelques principes.
Le
problème de la police,
c
'est la justice
! En
tant que citoyen,
j
'aurais pu me retrouver dans cette manifestation pour apporter mon soutien au service de police. Ce qui me semble, en revanche, dangereux
pour
notre démocratie, c'est que l'on oppose en permanence et à des fins électoralistes,
et
donc avec un certain cynisme,
la
justice
et
la police.
Je
vais reprendre cette expression qui était la mienne hier.
En revanche,
les policiers, les magistrats de ce pays sont dans la même barque républicaine. Ce n'est pas un hommage, c'est autre chose, c'est la mise en cause de la justice. Une manifestation
au
caractère ostensiblement
factieux. On
va revenir sur certains propos. Nicolas Dupont-Aignan, Éric Dupont-Moretti, aujourd'hui une ministre de la Justice, rajoute même que la police sans la justice, c'est le totalitarisme. Finalement, que le ministre de la Justice défende les juges, il ne
peut
pas faire autre chose, il est dans son rôle. Mais
ce
que je ne comprends pas du tout dans l'attitude du quart de Dessau, vraiment c'est incompréhensible. On est tous d'accord que la chaîne pénale,
il
y a des maillons, et il faut qu
'il
y ait une bonne police et une bonne justice. Mais ce qu'il ne veut pas voir depuis qu'il est en fonction, c'est qu'une police qui fait son travail, comme elle le fait aujourd'hui et bien en France, s'il n'y a pas derrière des sanctions et des peines pour les délinquants, eh bien elle est inutile
au sens.
Qu'est
-ce que vous
demandez
?
Qu'on applique des peines. Je vous ai apporté un article de journal, parce qu'on parle beaucoup des violences conjugales. C'est un article, donc on ne
va
pas dire que c'est moi qui invente.
Un
homme qui a jeté sa femme de son balcon, c'est-à-dire qu
'il
a voulu la tuer, il s'en tire avec un an,
un
an seulement, et il n
'y a
pas de mandat de dépôt,
et il va aller chez son
frère en
résidence.
Mais enfin,
je
veux dire, quand on veut tuer sa femme et qu
'on
la jette par la fenêtre, un an, une décision
comme ça, il y en a... Il faut des peines planchers pour toi, par exemple ?
Bien évidemment, et je vais vous raconter quelque chose. En 1810, très vite, on nous dit que les peines planchers, c'est impossible. En 1810, le code pénal,
il
y avait des peines minimum et des peines maximum. Cela n'a été aboli qu'en 1994. Il est normal que la République, la justice, ait rendu au nom du peuple français. Il est normal qu'il
y ait
des peines minimum et des peines maximum. C'est le principe même d'encadrement du pouvoir des juges. Or, on a laissé les juges, on a supprimé les peines minimum. Le laxisme judiciaire est impressionnant. Ce n
'est
pas que la faute des juges, attention, c'est la faute de loi laxiste. Vous vous en tirez en agressant des policiers avec un an avec sursis. C'est un scandale et nous sommes le seul pays au monde où les policiers, vous pouvez les agresser, les insulter, les violenter. Vous n'avez pas de peine exemplaire. Ce n
'est
pas qu'une opinion, c'est une réalité. C'est une opinion bien sûr. Mais vous pouvez arrêter des délinquants. Mais si systématiquement ils sont libérés, ils viennent narguer les policiers après leur libération, les peines avec sursis, si dans nos cités, justement, le trafic de drogue se généralise, si dans nos cités il y a tant de difficultés, pas que dans les cités, c'est tout simplement parce que les lois qui ont été votées, parce qu'on n'a pas construit suffisamment de places de prison, les lois qu'on a votées libèrent les prisonniers.
D'ailleurs, c
'est ce gouvernement qui
a quand même libéré,
sur le prétexte du Covid, près de 10 000 prisonniers. Et on
a vu l
'explosion de la délinquance après. Donc il y
a
un moment, si vous n'enfermez pas les gens dangereux, eh bien les policiers ne peuvent plus faire leur travail.
C'est tout ce qu'ils disent. Une manifestation,
on
peut en cacher. Promis, promis, promis, promis. Mais d'abord, un détour par les régionales. Juste un point. Non mais vous y viendrez. Les convictions, c'est que des histoires de... Vous
allez y revenir.
Pour les régionales, vous n'aurez pas de liste partout en France. En Ile-de-France, par exemple, il
n
'y aura pas. En revanche, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans les Hauts-de-France, des régions que vise le Rassemblement national, vous serez présents
au
risque de faire barrage au Front national, qui sera au Rassemblement national. Est-ce que c'est votre but que le RN n'arrive pas à gagner ces régions
? Est-ce qu'un jour, on va dire aux Français la réalité, c'est qu'il y a deux tours de scrutin. Il y
a
un premier tour où on exprime ce qu'on préfère, un vote d'adhésion. Et en ce moment, dans la vie politique française, on est en train de zapper le premier tour et d'enfermer les Français dans un choix uniquement de second tour. Macron, Le Pen.
Non mais on parle de régionales. Mais si c'est lié au régional. Est-ce qu'on a le droit, au niveau de la
région PACA ? Voilà, par exemple. Par exemple, où nous avons une très belle liste. Monsieur Muselier a rejoint En Marche. Le patron de l'LR. Les LR n'existent plus en PACA. Heureusement que nous sommes là, pour tous les gens de la droite républicaine, des gaullistes, des patriotes humanistes, qui vont avoir un choix. Je vous rappelle une chose,
au
moins laissez-moi le dire. En 2007, il y avait 7 millions d'abstentions
à
la présidentielle. 7 millions. En 2017, 12 millions. 5 millions de Français se sont abstenus en plus. Les votes blancs et nuls. En 2007, il y
en
avait 1,6
million.
En 2017, devinez combien ? 4 millions.
Ça veut dire quoi ?
Oui, mais c'est lié. Si vous faites le deuxième tour, avec que deux candidats, il n'y
a
plus que deux partis en France.
Alors, je vais poser la question à Yann Brossard,
parce que vous avez pris d'avance pour
le temps.
Vous supprimez tous les partis, et il n'y aura que Macron et Le Pen. J'ose dire qu'il faut le choix, et en PACA,
il
y a le choix, grâce à une liste de vol à France. Et
au second
tour, si vous ne pouvez pas vous maintenir, vous faites
quoi ?
Mais j'attends le second tour,
puisque d'abord, il y a un
premier
tour. D'accord.
Ça peut changer, on ne sera rien obligé d'avoir toujours les mêmes.
Là où le RN pourrait l'emporter.
Vous dites ne pas présenter de liste partout en France, au régional, faute de moyens financiers, mais une campagne présidentielle, c'est beaucoup plus lourd. Est-ce que vous risquez de ne pas aller jusqu'au bout, pour des raisons financières
? Non. Nous avons simplement dit que nos listes régionales étaient auto-financées par les candidats. Nous en avons dans les Hauts-de-France, en Pays-de-Loire, en Bretagne, en PACA. Mais là, on vous parle
de deux, pour
le
coup.
Mais je vais y venir. Vous inversez
tout.
Une union en Bourgogne, avec les LR. Et en revanche, comme ces listes sont auto-financées, nous ne pouvons pas en faire davantage. Et nous avons justement gardé pourquoi nous auto-finançons nos listes régionales. C
'est parce que nous sommes
bien gérés. Donc
vous direz juste trop beaucoup à la présidentielle ? Bien
évidemment. Et nous sommes économes.
Je veux dire,
il n
'y a
pas de problème financier. Non,
au
contraire. C'est parce que nous sommes bien gérés. Et je vais vous dire une chose sur la présidentielle.
Je
trouve très surprenant des partis qui ont des endettements colossaux qui disent qu
'on
va bien gérer la France. Moi, je pense qu'on doit
montrer notre... Vous parlez du RN ?
Pas que du RN.
Le Parti
Socialiste a 4 millions de déficits en 2019. D'autres partis ont des déficits. Moi, je trouve quand même surprenant. Je mets un point d'honneur à ce que Debout la France soit bien gérée, en équilibre. Parce que c'est la preuve que si on est au pouvoir, on gérera bien l'argent des Français.
Nous, on
va
gérer le temps et les questions.
Voilà.
Mais les réponses, j'ai encore le droit de...
À droite, certains vous verraient bien revenir au bercail. Annie Gennevard, de l'équipe dirigeante de LR, n'exculpe pas à terme un accord national entre LR et vous. Est-ce que vous dites banco ? Et à quelles conditions ?
Moi, je défends des convictions. J'ai quitté l'UMP sur l'affaire européenne. J'avais voté non au référendum de 2005. Je crois qu'on ne résoudra les problèmes de sécurité, d'immigration, d'emploi, de services publics que si on revoit les accords européens.
Donc pas de question d
'accord entre les républicains et Debout la France. Et
je défends cette idée d'une France indépendante gaulliste. Les républicains, au jour d'aujourd'hui, sont favorables à ces accords européens. C'est un point de non-accord. Pour autant, nous avons fait une liste commune en Bourgogne. Pourquoi ? Parce que nous avions un gaulliste, M. Plattray, qui
refusait la dérive
macroniste. Donc ma ligne est claire. Debout la France existe. Et je suis candidat.
Parce que j'apporte
un projet politique pour redresser le pays. Et c'est un peu... On peut parler du fond
des choses.
Vous dites que vous serez présent au second tour de la présidentielle.
Mais
vous vous
imaginez face à qui ? Ça n'est pas des Français. Ça n'est
pas de moi. Vous
imaginez face à qui ?
Je dis simplement
qu
'en 2017, on a eu un duel. Macron-Le Pen.
Qui
a eu 4 millions de votes blancs et nuls. 12 millions d'abstentions. Je dis que les Français ont peut-être le choix
d
'avoir autre chose. Et je pense que l'honneur de la politique, c'est de dire aux Français voilà comment on va redresser le pays. Il y a M. le Parti communiste qui veut redresser le pays d'une façon. Debout la France veut redresser le
pays d'une autre façon.
Chacun a le droit d'exprimer un
projet politique pour
sortir du duel Le Pen-Macron.
Vous seriez prêt en 2022 à un nouvel accord avec Marine Le Pen si elle est au second
tour face à Emmanuel Macron ? L'accord est ouverte. Est-ce que l'accord est ouverte ? Évidemment qu'elle
dit ça.
Est-ce que l'accord est ouverte de ce côté ?
Mais j'ai proposé à Marine Le Pen, comme à M. Retailleau, comme à M. Aubert, comme à M. Philippot, comme à d'autres, une primaire. Pourquoi ? Parce que j'ai dit, on a vu le résultat du second tour. Et je constate qu'Emmanuel Macron
est
ravi d'avoir Mme Le Pen comme adversaire. Est
-ce que la porte est ouverte
de votre côté ?
Primaire,
elle a refusé la primaire.
C
'est-à-dire primaire, c'était quoi ? C'était l'idée que les Français, au mois de décembre, auraient voté pour le meilleur candidat.
Donc
la porte est fermée ?
Il n'y
a
pas de porte fermée ouverte. Je défends au premier tour de l'élection présidentielle...
Elle est en tout ouvert alors
? Non, je défends un projet politique. Et je dis aux Français que mon projet politique que je vais porter, avec mon expérience, les mesures que je propose, est de nature à redresser le pays et
à battre Macron.
Ce sont les Français qui
vont
choisir au premier tour est-ce qu'ils veulent de Marine Le Pen ou de Dupont-Aignan
? Ne vous dites pas
si la porte est ouverte entre vous et Marine Le Pen. Mais je ne sais pas qui sera au second tour. Demandez à Marine Le Pen si elle me soutiendrait, si je suis au second tour. Ok.
Les deux Youtubers, McFly et Carlito, vous avez de la concurrence, les voilà qui arrivent. Ils ont mis en ligne, j'en souris moi-même, ils ont mis en ligne il
y a
un peu plus de deux heures leur vidéo de visite de l'Elysée avec Emmanuel Macron, le président de la République, leur avait promis que s'ils avaient plus de 10 millions de vues, ils pourraient être...
J
'essaie de... Non mais
j'essaie de
un
peu congestionner...
On
va
regarder ce que ça donne un peu vite fait.
Regarde, rien ne va dans ce délu. Regarde, on arrive, monsieur le président.
Vous ne faites pas ça, vous ? Vous voyez
le ton ? Alors, rapidement, qu'est-ce que vous en pensez, vous, Nicolas Dupont-Aignan ? Est
-ce
que ça donne le ton de la campagne de 2022 ? Est-ce que c
'est
une façon de sensibiliser les jeunes à la politique aussi
?
Moi, je n'aime pas qu
'on
prenne les jeunes pour des imbéciles. Et ce qu'attendent les jeunes, c'est comment on va, par exemple, relocaliser un million d'emplois ?
Comment
on va être en sécurité ? Mais
oui, mais justement, j'y viens.
C
'est que si l'objectif, c'est d'amuser,
c
'est le destin de la France qui est en jeu. Et moi, je n
'ai
jamais considéré les jeunes comme des demeurés, pas du tout. Ça vous choque ? Ce n
'est
pas que ça me choque,
c
'est que ça n'a aucun intérêt. C'est une tentative désespérée d'un président de la République qui a échoué
pour
faire diversion. Moi, je préférerais que le président de la République nous dise comment on va
offrir
de vrais emplois à nos concitoyens, comment on va rétablir la sécurité,
comment on va maîtriser l'immigration. C'est beaucoup plus
intéressant que de faire les clowns. J'ai une autre idée de la politique. Alors,
c
'est peut-être... J
'ai une autre idée de la vie politique.
Nicolas Dupont-Aignan