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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 juillet 2023 44 min

Émeutes : qui va payer ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans ce sens public 90 minutes pour donner du sens à l'actualité et aux crises que nous traversons et voici le sommaire de ce 4 juillet Emmanuel Macron a reçu aujourd'hui près de 250 mères de communes frappée par les violences urbaines le présent République pense que le pic des émeutes est derrière nous même s'il se dit très prudent l'heure est au bilan un milliard d'euros de dégâts pour les entreprises des centaines de bâtiments publics saccagés et déjà cette question que faire de plus pour les quartiers défavorisés après 40 ans de politique de la ville on en débat dans une minute et puis pour notre second thème volontairement décalé de l'actualité du jour on part vers le Brésil pour voir s'il est espoirs nés du retour de Lula au pouvoir ont été déçus sur la guerre en Ukraine par exemple il ne s'aligne pas sur la condamnation occidentale de la Russie les États-Unis doivent cesser d'encourager la guerre et commencer à parler de paix l'Union européenne doit commencer à parler de paix afin de convaincre Poutine et ski que la paix est dans l'intérêt du monde entier politique étrangère traité de libre-échange avec l'Europe déforestation de l'Amazonie recule de la pauvreté Lula était très attendu après 4 ans de bolsonaro a-t-il tenu ses promesses réponses dans trois quarts d'heure mais d'abord le soutien de l'État aux villes attaquée par les émeutiers Emmanuel Macron a annoncé une loi d'urgence pour accélérer les reconstructions Cécile Sixou ils immortalisent le moment ils étaient près de 250 des mers venus de toute la France ont vécu des violons et des dégradations dans leur commune et attendent des réponses de l'État mais aussi une reconnaissance de leur rôle par le président qu'il reconnaisse l'importance qu'on les met comme pilier de la République quand on touche on aime autant qu'on touche au fondement même de la République à huis clos pendant près de trois heures les édits ont eu l'oreille d'Emmanuel Macron à la sortie certains ont le sentiment d'avoir été entendu je trouve que le Président de la République a été à l'écoute a été a été sincère pas échappé que ça a été une méthode du président jusque là d'organiser des débats etc bon moi je sais ça passe c'est la démarche d'écoute d'autres sont plus sceptiques et dénoncent une réunion pour rien j’étais quand même du président de la République de donner une vision un cap nous dire comment est-ce qu'on a les s'en sortir et et avancer là aujourd'hui on a strictement rien du donc je suis extrêmement déçu quand on fait ce genre de réunion de encore une fois de psychothérapie en urgence pour communiquer avant tout évidemment une fois que le feu a pris on donne le sentiment aux émeutiers que c'est uniquement brûlant qu'on attire l'attention sur les quartiers populaires et c'est un vrai danger il faut être capable de parler politique de la ville et banlieue toute l'année tout le temps est d'agir efficacement beaucoup de merde on déploré l'abandon du plan Borlo en 2018 il devait faire revenir la République dans l'écartier on parlait du on parle du rapport Morlaix même si je pensais il est assez ancien c'est vrai que depuis il n'y a pas eu le même type d'exercices de proposition venant du terrain je pense qu'il faut s'inspirer de ce type de méthode solution viendra pas d'en haut plus exactement d'ici elles viendront du terrain sans faire d'annonces concrètes le président a tout de même évoqué des pistes de travail notamment une loi d'urgence pour reconstruire les dégradations dans les communes touchées ou encore une nouvelle étape de décentralisation il a donné rendez-vous au maire pour un point d'étape à la fin de l'été on peut considérer que cette loi d'urgence pour accélérer à la reconstruction est une annonce concrète en y reviendra évidemment dans ce débat c'est l'un l'une des informations importantes de cette journée je vous présente mes invités martial Foucault bonsoir bienvenue vous êtes directeur du Sevi pof le centre de recherche de Sciences Po Gaëlle Slimane président co-fondateur de Loxam bonsoir bonsoir et bienvenue j'accueille Richard Verly bonsoir bonsoir bienvenue à vous correspondant en France Europe pour le média Suisse Blic Emily bonsoir Émilie spécialiste en communication politique et éditorialiste pour sens publique martial Foucault on espère c'est ce que disait le président de la République avoir passé le pic des émeutes c'est peut-être un peu tôt pour pour faire le bilan mais quelle leçon vous tirez vous quelles leçons principales si on avait une seule quelle leçon vous tirer de de cette semaine de violence urbaines c'est difficile d'en tirer qu'une leçon parce qu'on voit bien que les plus celui des mers qui ont été en première ligne durant durant ces 6 jours et probablement que ce sujet n'est pas nouveau on a vu des signaux depuis un certain nombre de mois déjà de maire qui n'ont pas dans l'agression physique mais dans une montée des incivilités des violences symboliques qu'il recevaient il y a le sujet des maires il y a le sujet de la politique des quartiers et vous l'avez évoqué 40 ans politique de la ville qui n'a pas donné au regard de l'investissement financier considérable les résultats escomptés ce qui veut dire par là que c'est peut-être pas une mauvaise politique de la vie qui a été menée jusque là c'est tout simplement le suivi de cette politique de la ville parce qu'on a le sentiment quand même depuis 40 ans quand on regarde l'ensemble des programmes qui ont été déployés il y a des réussites mais finalement ce sont des réussites qui ont qui ont été construits sur un mauvais diagnostic de ce qu'est la politique de la ville puis un troisième sujet je crois qui est important et le fait que le Président de la République reçoivent aujourd'hui les mers c'est au fond peut-être essayer de corriger une erreur qui depuis 2017 a conduit Emmanuel Macron à ne pas véritablement s'appuyer sur le rôle des mers dans la vie pas simplement démocratie mais dans la vie de ce qui fait société au plan local et on voit bien parce que l'erreur originelle parce que ensuite il y a eu les gilets jaunes il y a eu enfin il s'est retourné vers les élus locaux mais vous dites que c'est cette terreur originale elle lui colle toujours au vous avez raison il a il n'a pas totalement éconduit les mers mais ils sont simplement rassemblés ils sont simplement écoutés lorsqu'une crise surgit et il y a pas d'anticipation avec les miens je ne dis pas que les mers on les réponses à tous les problèmes parce que ce que l'on ne voit depuis plusieurs jours ce sont des sujets qui dépassent largement le champ de compétences des maires et d'ailleurs moi je ferai une distinction quand même entre les les violences les dégradations dans des petites communes dans les communes de moins de 10000 habitants et dans des agglomérations ou des métropoles on voit bien que dans les agglomérations les métropoles c'est un sujet de politique de la ville dans les plus petites communes c'est un autre sujet et que Emmanuel Macron jusqu'à présent avait écarté d'évaluer à chaud les conséquences de de ces images ultra-violence dans l'opinion mais si on remonte en 2005 2005 ça avait été trois semaines des meute et là bon bah on a évidemment tout le recul nécessaire pour l'analyser comment les Français avaient réagi par une demande d'ordre de sécurité plus de police qu'est-ce que qu'est-ce que c'est réagir un petit peu comme on le voit aujourd'hui malheureusement on a l'impression que c'est une ritournelle que ça revient constamment ils avaient agi d'une première manière parce que vous vous souvenez qu'en 2005 il y avait eu les propos de Nicolas Sarkozy disant est-ce que vous voulez que je vous débarrasse de cette bande de racailles et ça avait mis le feu aux poudres et dans les sondages de l'époque quand on interroge les Français sur la posture de Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur à ce moment là ils étaient majoritairement hostiles ce qu'il avait dit à ce qu'il avait fait et ça lui avait coûté des points à court terme et le paradoxe qui fonctionne j'ai regardé pour un livre que j'écris il y a quelques années dans plusieurs autres pays en Russie au début de Poutine aux États-Unis au moment des attentats du 11 septembre pour Georges de bolliouche en Israël au moment d'Ariel Sharon à chaque fois que vous incarnez une posture d'autorité même quand les résultats viennent démentir votre posture d'autorité et que les gens dans un premier temps se disent bah ça n'a pas marché le simple fait d'avoir la posture d'autorité même en ayant de mauvais résultats vous bénéficie structurellement et donc pour répondre à votre question Nicolas Sarkozy dans un premier temps ministre de l'intérieur avec perdu des points il avait même été obligé vous en souvenez de laisser prendre le relais si j'ose dire au Premier ministre à Dominique Villepin et Ajac qui a un moment lui avait dit bon on va pouvoir arrêter les conneries si j'ose dire maintenant on va gérer parce que c'est plus possible résultat plus 17 en l'espace de deux ou trois mois pour Nicolas Sarkozy parce que progressivement les gens avaient gardé en tête cette posture d'autorité ce n'est pas le seul à l'époque c'était la droite qui était au pouvoir et de ce point de vue là elle avait bénéficié à la fois Jacques Chirac et Dominique de Villepin avait gagné quelques points dans les sondages et cette fois-ci le Figaro vient de publier coup sur coup de sondages un sondage que nous avons publié ce matin donc avec eux et avec Fiducial qui dont on reparlera peut-être sur le rapport des élus et de la violence on le détaillera et donc qui qui montre justement que les Français ont cette cette posture de stylité cette extrême violence et un sondage fait par nos confrères de l'Ifop ce week-end qui montre cette dualité c'est à dire à la fois de la colère de la tristesse par rapport à l'incident à l'accident originel c'est-à-dire le la mort de la mort la mort de Naël et des gens qui ont été choqués etc bon et dans un second temps tout aussi fort une posture d'incompréhension et de colère par rapport à une violence que les jupes Français jugent acceptables et dont il ne comprennent pas qu'on ne parviennent pas à se défaire et cette situation juste dans le sondage de nos confrères de l'Ifop on voit qu'il teste différentes personnalités politiques et celles qui bénéficient le plus c'est-à-dire qui est jugé la plus positivement quant à sa posture par rapport aux événements c'est Marine Le Pen on y reviendra évidemment sur le les fait politique à moyen et long terme Richard Berly a plus court terme comment vous analysez vous vous demandez un focus sur l'action du gouvernement et peut-être la réponse du d'un duo qu'on a beaucoup entendu le duo Gérald Darmanin Eric Dupond-Moretti écoutez si je regarde Emmanuel Macron ce qu'il a annoncé la manière dont il s'est comporté il était je crois hier soir ou avant-hier soir dans un commissariat à Paris un commissariat de la BAC si je ne me trompe pas je dirais que Emmanuel Macron c'est quand même darmanisé il est il est dans la posture avant tout du défenseur de l'ordre public et toutes les paroles d'Emmanuel Macron sont allés dans ce sens-là dans la dans le sens de la sécurité ramener d'abord la sécurité en gros et on discutera après et justement le temps de la discussion s'est ouvert avec les mers donc je crois qu'il y a clairement peut-être que la posture dont vous parliez va profiter d'ailleurs à Gérald Darmanin qui incarne cet aspect sécuritaire au sein du gouvernement Eric Dupont-Moretti c'est plus compliqué parce que Eric Dupond-Moretti on sent qu'il a une injonction sécuritaire qui pèse sur lui et d'ailleurs il l'a transmis au magistrat en disant d'être sévère notamment pour les comparutions immédiates mais je peux vous dire pour être allé dimanche toute l'après-midi au palais de justice de Nanterre que le passé simple à mettre d'abord c'est pas si simple sur le terrain parce que dès lors que vous judiciarisez les choses plus complexe et il suffit pas de dire il faut faire il y a des nécessités juridiques à respecter et d'autre partant du côté des avocats et les anciens collègues dérives Dupont-Moretti que du côté des juges le fait de voir Dupont-Moretti qui a été longtemps l'avocat qui appelait des fonds pour le doute pour donner aux accusés le bénéfice du doute c'était ça son commerce et il l'a fait avec beaucoup de talent aujourd'hui il dit le contraire et là il a un problème de casting Éric Dupond-Moretti se réinventer en grand je dirais en grand tenant de la répression c'est quelque chose qui à mon sens en tout cas dans la corporation judiciaire ne passe pas l'information principale de ce 4 juillet on l'a dit en titre c'est donc cette loi d'urgence annoncée par Emmanuel Macron pour accélérer la reconstruction dans les dans les villes saccagées ou dont certains bâtiments ont été saccagés on écoute Yann gallumer divers à gauche de Bourges détaillé les annonces du chef de l'État il a fait des annonces sur une loi d'urgence pour reconstruire donc ça c'est intéressant notamment nos bâtiments communaux qui ont été extrêmement touchés il a annoncé aussi des crédits spécifiques par rapport aux dégâts que nous avions eu il a annoncé un travail avec les assurances donc on va voir dans les jours qui viennent comment ça se traduit puis il a annoncé des grands chantiers est-ce qu'on a senti qu'il voulait aller très vite puisqu'il nous adore c'est déjà à donner rendez-vous pour la fin de l'été on l'a entendu dans le sujet d'ouverture un seul Foucault dans cette réunion il y a il y a beaucoup d'élus qu'on pris à partie en tout cas rappeler Emmanuel Macron qu'il avait enterré le plan le plan Borlo qui était un plan ambitieux de politique de de la ville ce fait particulier ce rappel à lui aujourd'hui c'est l'une des promesses non tenues du candidat Macron 2017 oui non c'est vrai que le la proposition les propositions de Jean-Louis Borloo qui a été ministre de la Ville et qui avait fait un travail important pas simplement dans le le contenu des propositions mais la méthode notamment avec les élus on y revient notamment en dialoguant beaucoup avec les élus mais aussi j'irai plus largement l'ensemble des corps intermédiaires y compris les organisations syndicales parce que sur les questions de la politique de la ville il y a aussi un sujet de maillage du territoire et de l'attractivité économique de ces territoires moi je dirais que le plan Borlo 2018 n'est peut-être pas totalement enterré au regard de ce qui vient de se passer c'est à dire que ça ne pourra plus être le plan Borlo mais il va falloir rapidement sans s'en inspirer il y a un deuxième élément sa cousine vraie question pardon c'est que on est dans une réaction à chaud alors que le plan Borlo avait justement été pour une fois elle était fait dans une période plutôt calme mais avec voilà cette volonté de dialoguer de prendre oui alors il y a quand même des il y a quand même eu des évolutions dans la politique de la ville depuis la création de cette pardonnez-moi pour l'acronie mais la NCT l'Agence nationale de la cohésion des territoires qui a été fortement mobilisé pour gérer l'après grand débat national le mouvement gilets jaunes qui a commencé à produire des effets notamment sur je dirais la réelle occasion des services publics qui souffrait sur un certain territoire de d'une profonde disparition voir déshérence donc il y a eu des évolutions mais quand on parle de politique de la ville c'est avant tout pour les agglomérations et les métropoles parce que ça ne concerne pas les petites communes de moins de 10000 habitants et en entendant notamment le maire de Bourges je crois qu'il y a deux sujets une loi d'urgence sur du réparatif au fond l'état sait faire il s'est dépensé en urgence je pense que les mers vont quand même être très prudents parce que depuis 2017 l'accueil qui est réservé lorsqu'il s'y présente Emmanuel Macron au Congrès des Maires l'accueil n'est pas très chaleureux et notamment sur la question des estimant que Emmanuel Macron a décidé de resserrer la vis en termes de transfert vers les collectivités mais ce qui me semble important et je ne sais pas si Emmanuel Macron va aller dans ce sens quand on dit il y aura un mouvement de décentralisation c'est la demande depuis des années et des années des mers et notamment de l'association qu'il représente la ce sont des maires de France et on voit bien qu'il Emmanuel Macron dit au fond quelque chose de très contradictoire oui pour de la décentralisation on va vous donner des compétences nouvelles mais non pour les transferts financiers ou autrement dit une liberté une autonomie financière cette capacité à lever l'impôt et moi je rappelle que à partir dans des territoires et dans des juridictions quand on laisse des autorités locales lever l'impôt on construit la citoyenneté parce que la question de l'impôt avec le service public ça fait société or là il me semble qu'Emmanuel Macron n'a pas laissé peut-être qu'il est trop tôt entendre qu'il allait donner beaucoup d'autonomie financière j'étais en train d'essayer pour tout dire de joindre la régie mais ça ne marche pas donc c'est pas très vous tout le monde me regarde comme mais qu'est-ce qu'il fait le présentateur pour qu'il s'énerve je voudrais qu'on écoute le son parce que c'est typique c'est exactement ce dont vous nous parlez on avait prévu d'entendre une réaction de Fabien Roussel le secrétaire national du Parti communiste français qui était ce matin l'invité des quatre vérités sur France 2 et justement il parle exactement de ça de ce décalage entre ce qu'on va promettre au maire là aujourd'hui mais ce qu'on leur a aussi retiré depuis quelques années écoute on le il faut écouter les mers qu'il soit de droite ou de gauche qui habitent dans ces grandes villes ce qu'ils ont eu au titre de la politique de la ville etc ça compense à peine à peine ce qu'ils ont perdu ces dernières années en dotation ça nous répond pas aux besoins qu'ils ont en matière d'école d'équipements sportifs culturels il faut des moyens il faut plus de moyens il faut de l'argent mais je suis alerté par des maires y compris des mères de de communes de petites tailles en Bretagne dans le sud puisque je les ai eu au téléphone qui me disent que parce que ils vont perdre 50 habitants sur un karting ne vont plus bénéficier des politiques de la ville ils ne vont plus être occupés le quartier politique de la ville ils vont sortir de ces dispositifs c'est pas normal la difficulté est d'ailleurs que nous disait c'est que ça fait quand même des années des décennies que des milliards d'euros sont arrivés dans des dans des cités des favorisés avec une question vous disiez peut-être que ça a été trop saupoudré ou trop épisodique qui a pas eu une vision de long terme et un suivi suffisant mais aujourd'hui quand dans l'opinion ça m'intéresse de savoir comment ces milliards sont perçus est-ce que ils ont été perdus oubliés détourné voilà comment on peut en être là aujourd'hui alors que des dizaines de milliards d'euros ont été dépensés depuis 40 ans un pognon de dingue dirait quelqu'un qu'on connaît l'opinion ne le comprend pas il y a une fracture dans l'opinion dans la société entre les gens qui habitent dans des zones périurbaines calmes dans des villes calmes et les gens qui habitent soit dans des quartiers avec des cités soit à proximité de celle-ci avec le sentiment vous avez vu fleurir sur les réseaux sociaux tout un tas de messages parfois parfois assez désagréable nauséabonds suggérant que les casseurs étaient toujours les mêmes et qu'en gros on payait les allocations des gens qui venaient briser les réaliser les objets publics donc l'opinion publique et le perçoit très mal elle se durcit sur ses sur ces sujets on a un clivage dans la société qui se renforce une fracture Jacques Chirac parlait il y a en 95 ça nous ça nous rajeunit pas il y a presque 30 ans d'une fracture sociale elle n'a fait que ce renforcer et la société se cliver davantage avec une montée mais on n'est pas le seul pays pour le coup martial Foucault doit le mesurer mieux que moi mais on mesure dans de plus en plus de pays maintenant cette fracturation des sociétés avec avec ce sentiment qu'on a deux pays qui qui se comprennent plus et puis Richard Werly a l'un des maires qui était reçu à l'Élysée aujourd'hui qu'il disait dans notre sujet d'ouverture ce sentiment d'une prime au casseurs on enfin voilà c'est vous avez remarqué c'est peut-être une réalité des prochaines semaines et un thème dont on va beaucoup entendre parler vous avez remarqué que c'était le maire de Trappes on a beaucoup parlé de trappes à une époque moi je crois que c'est une réelle difficulté parce que si cette situation devait accoucher d'une loi d'urgence peut-être bien venue par rapport aux nécessité mais si à cette occasion on devait lever tous les verrous qui est préalablement avait empêché un certain nombre de choses ça posera quand même de sérieuses questions parce que on le sait en France et nous les correspondants étrangers on le voit souvent casser ça finit toujours par payer c'est une réalité parce que c'est un moyen de se faire entendre c'est un moyen peut-être de se faire respecter en tout cas c'est un moyen d'obliger la classe politique d'obliger le système à agir et si c'est le cas si les milliards pleuvent maintenant ça ne veut pas dire qu'il y a pas eu d'argent avant si la loi d'urgence est adoptée il faudra quand même réfléchir moins une chose qui me frappe c'est quand même vous disiez on parlait de loi Borlo il y a quand même des fautes politiques pardon mais le ne pas enfin avoir écarté en plus de la manière dont ça a été fait si je me souviens bien le rapport Borlo c'est quand même on peut parler de fautes politiques de la part d'Emmanuel Macron à l'époque la deuxième chose c'est ce que disent les mères le fait que les qui sont au fond coincé moi ça me fera beaucoup à chaque fois que je leur parle y compris ces dernières années y compris sur de tout autre sujet comme le sujet de l'islamisme par exemple qu'est-ce que disait les mers on est coincé parce que on est coincé entre d'une part notre population on se doit d'avoir une paix sociale dans nos communes donc de faire des compromis et d'autre part par l'État qui nous met des injonctions en permanence et qui nous refusent les budgets pour agir et donc les maires ils sont entre ces deux obligations et ils le vivent très mal et c'est ce qu'on voit à nouveau aujourd'hui Émilie moi j'ai l'impression que c'est aussi symptomatique des réactions d'Emmanuel Macron face aux crises on a quand même des réactions qui sont courtes alors on comprend cette idée de sécurité qui est demandée par la majorité de la population on peut pas passer outre on comprend l'idée de la reconstruction et là on entend il faut aller vite les grands chantiers seront annoncés après l'été on est quand même à la sixième année de pouvoir d'Emmanuel Macron on a un président qui en tant que candidat d'ailleurs je crois qu'il a fait faire acte de candidature à Bobigny en piochant sur cet voilà sur cette électorat qu'il pensait plutôt favorable des jeunes entrepreneurs Hubert et compagnie des gens qui pourraient éventuellement mettre sous sa coupe il a vite compris je pense que ça saluait un peu et que c'était peut-être pas nécessaire d'investir beaucoup je pense que le plan Barolo à la poubelle alors la raison invoquée c'était de mal blanc ne vont pas régler la question des quartiers prioritaires Emmanuel Macron je pense que peut-être que c'était pas la solution le plan borlou est peut-être qu'il y avait des bonnes choses et des choses de moins intéressantes mais ça a été très symbolique et toutes ces actions qui auraient été plus de long terme ne sont jamais enfin sont rarement utilisés par Emmanuel Macron et là on a quand même une réponse sécurité reconstruction et puis après l'été alors que le diagnostic comme vous l'avez dit par les maires et quand même fait depuis longtemps ça viendra que après et juste une remarque les banlieues n'étaient pas présentes aux gilet jaune n'était pas présent de retraite donc on s'en occupe pas tant que ça bouge pas et là tout d'un coup il y a émeute il en la demeure et on active les solutions alors on va s'appuyer sur votre dernier baromètre au doxa sur le j'ai pris deux éléments qui moi me semble vraiment très intéressant après donc l'attaque contre le domicile et la famille de Vincent Jean Brun le maire de L'Haÿ-les-Roses vous avez interrogé les Français sur ce thème d'abord sur la crainte d'une crise de l'engagement républicain ça je trouve ça intéressant la question si vous souhaitiez vous présenter à une élection pourriez-vous y renoncer par crainte pour votre sécurité ou celle de votre famille oui et je précise Thomas que c'est encore plus intéressant parce que le sondage l'enquête a été réalisé avant la TAG du domicile de Vincent Jean Brun c'est-à-dire que alors même mais on avait malheureusement il y avait eu Saint-Brevin il y avait eu il y avait eu tout un tas d'éléments qui légitimaient la pertinence de ce sujet avec nos partenaires de Fiducial on réalise ce baromètre régulièrement donc c'est quelque chose qu'on suit dans le temps et effectivement vous avez en parallèle avec la crise d'évocation des maires vous avez 80% des des Français qui nous disent que ça pourrait les dissuader de ce de se lancer dans une carrière d'élus le fait d'être de sentir les élus de plus en plus menacés on en a 86% qui nous disent les maires sont de plus en plus menacés sont beaucoup plus menacées qu'auparavant et ensuite on en a 66% pardon les deux tiers qui nous disent ben moi si j'envisageais une carrière d'élus c'est ce qu'on voit ici 66 et bien ça pourrait me dissuader de me présenter je rappelle qu'une crise d'évocation qui est sans précédent et une enquête de l'association des maires de France qui montrait aussi une une intention de ce non représenté qui était absolument record et alors il y a une autre un autre élément que je trouve intéressant sur le les demandes de sanctions plus lourdes contre ceux qui visent les élus et là la question c'est à propos de la mesure renforçant les sanctions pénales pour les auteurs de violence faite aux élus on les alignant sur celles faites au personnel en uniformes favorable ou non 80% donc on a il y a un consensus absolu pour considérer alors les Français sont un peu difficiles sur leur rapport aux élus ils n'ont pas tous la même la même cote et pas tous la même ne bénéficient pas tous de la même volonté de les protéger parce que quand on les interroge sur les ministres les parlementaires etc ils ont l'impression que ça va alors que des parlementaires des des permanences saccagées ça existe aussi mais en tout cas il y a ce sentiment qu'il faut instamment protéger nos élus Marcel Foucault en quelques mots c'est encore beaucoup de thèmes à aborder on le disait déjà il y a quelques semaines après Saint-Brevin la démission du maire etc la probabilité de d'avoir une sorte de pénurie de candidats aux municipales est-ce que vous y croyez ou pas je pense que ce sujet revient un peu comme la vie municipale c'est-à-dire que concrètement ça veut dire quoi sur 35 000 communes nous avons depuis 2001 une soixantaine de communes qui vont rencontrer des difficultés pour avoir des listes complètes à déposer en préfecture d'accord je rappelle que on est le seul pays au monde capable tant d'une élection municipale de rassembler près de 1 million de citoyens rassemblés sur l'ensemble des listes électorales sur un corps électoral de 47 millions de personnes c'est unique certes Scellier au fait qu'on a 35 ans véritablement une crise de vocation on aurait effectivement énormément de communes dans l'incapacité de pouvoir présenter des listes donc je ne veux pas sous-estimer les effets que produisent le contexte actuel et les violences qui sont en progression en revanche on arrive à une période charnière dans le mandat municipal on sait mandat et nous sommes à mi-mandat en 2023 c'est là où on atteint toujours le pic des démissions donc dans les prochaines semaines on va continuer de parler d'un grand nombre de démissions et puis vous verrez au fur et à mesure qu'on se rapproche de l'échéance l'intention de ne pas se représenter ou de démissionner va s'estomper au fur et à mesure qu'on se rapproche de l'élection municipale de vos articles vous dites que le les maires sont d'une sorte de de au centre d'une sorte de spirale de méprisiez tout à l'heure il y a un deuxième impact possible peut-être que les candidats comme vous le dites on en trouvera de toute manière et que le nombre de volontaires pour des fonctions électives va ré augmenter mais leur volonté d'agir leur volonté de faire face à la population leur volonté au fond de se faire des adversaires de se faire des ennemis au sein de leur population leur volonté de mécontenté parce que quand on est élu il faut le faire c'est peut-être ça qui va être touché au fond un élu un élu qui fait son travail c'est un élu qui prend des responsabilités qui prend des choix qui les assument et là je pense qu'à un certain de mer peuvent être tentés vu le contexte de gérer les affaires courantes oui non parce qu'on a eu un bel exemple pendant l'automne crise énergétique on avait interrogé l'ensemble des 35000 mers et j'avais été frappé de voir que sur toutes les mesures visant à atteindre la sobriété et des économies d'énergie les mères indiquées nous allons réduire l'éclairage nous allons fermer un certain nombre d'installations et on leur posait la question est-ce que vous allez consulter l'ensemble des citoyens à 90% les maires non on ne consulte pas sur ces sujets on assume nos délivions d'accord donc ce que je veux dire par là quand vous fermez des établissements culturels sportifs quand vous réduisez l'éclairage la nuit vous pouvez provoquer quand même la compréhension donc ça c'est une première partie et puis rapidement il y a aussi gérer le contraire c'est à dire que beaucoup de maires et je vous rejoins sont souvent dans la recherche d'un compromis quand bien même cela vient en porte-à-faux d'initiative ou de projets qu'ils avaient égrainés pendant la campagne se disent là je vais créer des tensions et je refuse les tensions dans ma municipalité parce que au fond je n'ai pas les moyens personnels ou les moyens de l'État pour pouvoir affronter de telle tension on va passer de la politique locale à la politique nationale avec les propositions faites par différents partis politiques et aussi les conséquences de ces nuits à Pasquier on va commencer par le rassemblement national au milieu de des événements des réactions Le Pen elle joue la carte de la sobriété avec ce qu'elle avait fait dans la campagne moins j'en dis mieux je me porte c'est un peu comme ça qu'on pourrait résumer la stratégie qu'elle choisit Marine Le Pen ne cherchez pas des tweets n'ont pas finir de la députée du Pas-de-Calais au lendemain du tragique évènement elle se contente d'une réponse assez courte aux médias et d'un tweet sobre pour souligner l'attitude irresponsable qu'elle juge irresponsable du gouvernement et pour critiquer aussi l'appel au désordre de la France insoumise est-ce qu'on peut dire que l'histoire se répète là oui parce que de l'autre côté il y a Éric Zemmour qui s'excite un petit peu sur les thèmes de l'immigration il fait tout de suite le lien donc comme pour la présidentielle 2022 Eric Zemmour lui sert de paratonnerre sur ses thèmes là qui sont finalement toujours les fondamentaux du rassemblement national mais qu'elle n'a pas besoin de ressortir lui il le fait à sa place il y a Éric sotti aussi qui prend le relais dans ce rôle là puisque chef de républicain il a demandé comme Éric Zemmour l'état d'urgence tout de suite illico presto et il a étendu aussi son propos sanction qu'il fallait donner aux émeutiers aux allocations qu'il fallait retirer aux familles de ces émeutiers des axes qui d'ailleurs inspirent un petit peu le gouvernement et Marine Le Pen elle fait le choix de s'exprimer plus tard plutôt à froid elle s'exprime à froid c'était le vendredi de la semaine et dernière dans une elle fait une vidéo qui est postée sur les réseaux sociaux où elle est plus sobre que jamais plus présidentiable que jamais le cadre et léché on a le drapeau français on a le bureau de la future présidente le ton est posé elle prône le retour à l'ordre républicain on l'écoute comme responsable de la première force d'opposition j'entends m'en tenir à la ligne de conduite qui est la nôtre de ne rien faire qui puisse empêcher ou entraver l'action des autorités légitimes qui ont en charge l'ordre public j'apporte tout mon soutien à l'ensemble des forces de sécurité déployées pour faire cesser ses émeutes alors ne rien faire ne rien dire comme le souligne loin d'elle l'idée donc de faire des amalgames directes avec l'immigration ni même d'appeler donc le gouvernement à passer illico à l'état d'urgence elle choisit une posture beaucoup plus pondérée elle appelle à l'ordre elle remercier aussi les forces de police qui tiennent bon elle demande à Emmanuel Macron de recevoir les parties d'opposition représentées à l'Assemblée nationale c'est une attitude qui est assez cohérente avec ce qui se passe sur les bancs de l'Assemblée avec les 88 députés rassemblements national cravate au coup calme apparent parce qu'il y a eu quand même quelques débordements souviens de Grégoire de Fournas qui le retourne en Afrique et puis des tweets un petit peu à relents identitaires on voit que c'est de la communication mais si Marine Le Pen arrive à jouer ainsi avec une hauteur de vue et l'appel à l'ordre républicain c'est aussi parce que ces petits soldats et Jordan Bardella en premier lieu développe une approche qui est complémentaire et qui est bien plus agressive on l'écoute tout de suite dans une de ces dernières sorties je pense qu'un nouveau plan banlieue dans ces conditions seraient un cadeau fait aux émeutiers absolument inouï et un signal de laxisme désastreux à l'encontre de gens qui ont défi l'autorité de l'État et qui se considère impuni par la justice de notre pays donc on voit bien le duo du modéré pour Marine Le Pen du beaucoup plus agressif pour Jordan Bardella et s'il en croit les sondages ça marche quand même puisque les sondages places Marine Le Pen en favorite de la présidentielle 2027 donc c'est de la politique fiction mais c'est quand même à signaler mais payant jusqu'à quand moi je me suis posé la question est-ce que la prochaine future candidate à l'élection suprême en tout cas potentielle probable est-ce qu'elle pourra rester comme ça planquer éternellement derrière cette posture se mit silencieuse à ne rien dire ne rien faire essayez de récolter les fruits de ce silence à chaque fois finalement qu'elle est sortie du bois on a vu l'effet immédiat fragilité beaucoup de faiblesses sur un certain nombre de thématiques en termes de solutions retours des mauvais réflexes et finalement et peut-être d'ailleurs que le nom Le Pen y est encore pour beaucoup un louper à peu de votre prêt c'est vrai mais un loupé quand même pour se faire élire présidente Slimane vous l'avez dit rapidement tout à l'heure mais si on rentre un peu dans le détail elle engrange Marine Le Pen alors c'est je dois citer un sondage qui n'est pas un sondage odoxa mais le sondage Ifop publié par par notre partenaire du Figaro ce week-end montrer poser une question sur les différentes personnalités politiques et leur posture pendant les émeutes déjà quand même un premier élément une majorité de français pour chaque personnalité politique d'y être mécontente ou insatisfaite de la posture de cette personnalité donc tout le monde s'en sort mal celle qui s'en sort le moins mal parmi toutes les personnalités testées c'est Le Pen de mémoire elle doit être à 39% de personnes qui se disent satisfaites de sa posture à titre de comparaison de mémoire Macron et d'armanin sont à 33 34 donc ça fait quand même 5 à 6 points de plus que le Président de la République est le ministre de l'intérieur par ailleurs je rejoins ce que vous avez dit les uns et les autres on a l'impression de revivre avec des scénarios un petit peu différents mais les le même film puisque on a vécu ça avec les gilets jaunes on a vécu ça avec la réforme des retraites à chaque fois on est dans une situation où on a un président de la République qui donne le sentiment d'être trop lointain dans sa tour d'ivoire qui ne voit pas arriver le problème qui qui discute peu avec les les partenaires sociaux ou avec les corps intermédiaires ça implose et puis on voit Marine Le Pen en tirer les bénéfices dans les enquêtes d'opinion ça s'est passé aussi pour la réforme des retraite qui est toute récente et où on avait deux postures distinctes celles de des insoumis et de Jean-Luc Mélenchon on l'avait testé dans notre baromètre politique on avait parlé ici qui était sur une posture très vindic très en phase avec l'opinion publique qui était très hostile à cette réforme des retraites et résultat quand on sonde les Français ils nous disent bah j'ai préféré la posture de Marine Le Pen à celle de Jean-Luc Mélenchon durant cette réforme des retraites et très vraisemblablement ça va être encore le cas cette fois-ci alors on va continuer de justement d'évaluer en rentrant un peu plus dans le détail des propositions faites par notamment l'assemblement national et elle est fiche propose à Audrey beta de nous rejoindre sur ce plateau bon soit Audrey bienvenue à vous est-ce que vous diriez que les partis politiques sont s'engagent là dans une sorte de surenchère législative un petit peu comme à chaque événement marquant la réponse politique ne se fait pas attendre depuis une semaine les propositions se multiplient dans tous les camps sur tous les thèmes le rassemblement national vous l'avez évoqué vient de déposé un texte à l'Assemblée pour supprimer l'excuse de minorité expliquant je cite les mineurs capables de discernement doivent être pénalement responsables des crimes délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables alors la réponse du garde des sceaux Eric Dupond-Moretti ne s'est pas fait attendre c'était cet après-midi lors des questions d'actualité au gouvernement l'excuse de minorité si vous y revenez je vous indique tout de suite que le Conseil constitutionnel vous censurera monsieur le député c'est tout à fait clair parce que le Conseil constitutionnel souhaite qu'on fasse une différence entre les mineurs et les majeurs et je pense que certains peuvent ici retrouver mais le RN n'est pas le seul groupe politique à céder à une sorte de pression législative la France insoumise et les républicains ont aussi fait des propositions alors chacun dans leur couloir par contre nous avons proposé d'abroger la disposition d'hypermétuer dans la loi Cazeneuve de 2017 nous avons proposé de faire en sorte que systématiquement comme le demande le Syndicat de la magistrature soit dépaysé les affaires de violence policière plus que jamais cette question de la responsabilité des parents qui existent dans le Code civil et dans le code pénal doit être mise à oeuvre la loi qui sanctionne ce défaut d'autorité l'absentéisme scolaire par notamment la suppression des allocations familiales doit être votée et le Sénat n'est pas en reste alors au Sénat ce sont les violences contre les mers qui ont beaucoup choqué et les sénateurs de rappeler qu'ils ont des idées pour protéger les élus vous en avez parlé un exemple une proposition de loi François Noel buffet le président LR de la commission des lois est inscrite au bureau du Sénat depuis le 26 mai dernier il appelle l'exécutif à son emparer alors cette mesure consiste notamment à aligner les sanction s contre quelqu'un qui s'en prendrait à un maire avec celle encourus si on s'en prend à un policier ou un magistrat soit 50 prisons et 75000 euros d'amende autre texte qui était dans les cartons et qui vient d'être déposé aujourd'hui une proposition de loi socialiste cette fois-ci pour créer un statut d'élus pour mieux les protéger puisque la moitié des mers consacre en réalité plus de 35 heures à leur mandat écoutez proposons la création d'un statut particulier d'agent civique territorial qui ferait que tout mère dans des communes d'une certaine strat serait obligatoirement placé sous ce statut qui leur permettrait d'être rémunéré d'avoir des droits à la retraite d'avoir les droits sociaux et de se consacrer pleinement à l'exercice de leur mandat d'autre part nous souhaitons systématiser la protection fonctionnelle de façon automatique pour tous les élus dès lors qu'ils sont mis en cause dans le cadre de leurs fonctions et enfin nous souhaitons puisque beaucoup d'attaques maintenant se font via les réseaux sociaux allongé la prescription de trois mois à un an pour avoir le temps de mener les enquêtes nécessaires voilà pour les réponses immédiates mais il y en a aussi qui appelle à une réflexion sur le temps long c'est le cas de Patrick canner le patron des sénateurs socialistes au Sénat lui demande un débat parlementaire sur les événements qui ont eu lieu après la mort de Naël il n'a pas encore eu de réponse pour l'instant de la première merci beaucoup Audrey vettaz martial Foucault peut-être une analyse un peu en parallèle ou en miroir des deux des deux blocs d'opposition que ce soit on va dire la droite ou les droites et la nupesse est-ce que les deux blocs sont d'après vous dérivent vers les extrêmes est-ce que c'est à ça qu'on assiste depuis plusieurs mois est-ce que c'est renforcé par la séquence que l'on est en train de quand on écoute les propositions des chefs de parties ou des responsables de parties que ce soit la France insoumise les républicains rassemblement national finalement on a quelque chose de très classique on est sur un registre à droite renforcement de l'ordre j'allais même inflation répressive sur à la fois les peines et je ne parle pas de l'excuse de minorité qui revient comme je dirais à chaque événement ou des mineurs se retrouvent finalement au cœur de l'actualité puis à gauche c'est tout l'inverse on n'est pas du tout sur un registre de l'ordre et presque de la répression mais on est finalement sur une accusation d'une police qui serait responsable des événements et la France insoumise a eu une position très particulière c'est dernier jour à ce propos en revanche en janvier pas que la loi en question elle s'appelle Cazeneuve donc absolument une majorité de gauche avec une majorité de gauche un moment où le nombre de frondeurs au sein de cette gauche était déjà importé et puis quand à la question aussi intéressante la position des sénateurs qu'on entend ici en disant il faut remettre la question du statut de l'élu faisons attention parce que je pense que c'est ces recettes dans le temps très très court parce qu'on doit proposer on est dans la réactivité le statut l'élu s'il s'agit de professionnaliser la fonction de maire alors on va créer une situation qui aujourd'hui préserver en quelque chose en quelque sorte cette démocratie municipale parce que c'était des mères bénévoles je rappelle c'est 34 000 maires dans des communes de moins de habitants qui sont des quasiment des bénévoles et pour beaucoup d'entre eux ils ont une activité professionnelle à côté et si on professionnelle de la vie professionnalisme parlons la vie politique même municipale alors on va introduire instaurer une nouvelle relation entre les élus et leur représentants aujourd'hui si les mers sont les représentants préférés des français en qui ils ont confiance et précisément parce que ce ne sont pas des professionnels de la politique donc attention aux recettes miracle dans un temps j'avais une petite tristesse en voyant ce paysage politique un sincèrement parce que j'ai l'impression qu'il y a d'un côté donc Emmanuel Macron au cours termiste et on a quand même des caricatures un petit peu à côté de la plaque que ça soit à gauche enfin extrême gauche ou à droite on sent qu'ils sont à côté de la plaque quand même revoir la loi 2017 pourquoi pas mais c'est pas enfin c'est pas l'urgence là les sanctions sur les parents alors la rengaine toujours de la responsabilité des parents je trouve que c'est très caricatural et c'est très pauvre en fait en proposition qui serait un peu construite qui serait un petit peu plus loin à la limite bon pourquoi pas un débat de fond suite aux émeutes ça ça peut être la seule proposition qui est intéressante et en face en effet encore une fois on a l'URN qui dit rien qui fait rien et qui récupère tout ça parce que la droite comme la gauche il me semble n'est pas à la hauteur de la situation à l'heure actuelle il pêche par manque je sais pas de travail de d'idées de figure je sais pas ce qu'il y a mais il y a un problème et c'est quand même un sujet des banlieues dont on parle depuis très longtemps on connaît quand même même si le diagnostic comme vous l'avez dit il y a peut-être pas été le bon mais on sait que c'est du logement service public la police aussi il y a quand même plusieurs aspects qui sont reconnus et là on nous sort des recettes soi-disant miracle qui sont un peu caricatural Richard vernis si c'était bon si c'était simple on a je pense que la solution aurait été sans doute été trouvé depuis plusieurs décennies mais moi je voudrais terminer parce que vous avez signé plusieurs articles publics il y en qui est assez frappant sur la réaction des mers des élus quand ils voient les ce qu'on peut appeler les biens communs c'est-à-dire ce qui a été construit justement pour les populations de de ces quartiers des favorisés détruit par certains enfants certains enfants de ces quartiers des favorisés comment ça c'est le syndrome qui se résume dans la phrase que l'on m'a dit on construit on nous casse la gueule donc voilà on se dépense pour construire et en échange on cherche à nous casser la gueule donc je crois qu'il y a chez beaucoup de mer d'abord une incompréhension il y a beaucoup de mères qui découvrent il faut quand même le dire aussi des situations qu'ils ne pensaient pas être aussi graves ils sont eux-mêmes surpris par les événements et ils découvrent aussi le je dirais l'impuissance de l'action publique puisque infini ce que vous produisez en termes d'investissement et bien ne parvient pas à pacifier et de ce point de vue là moi je trouve que quand même je reviens juste à Marine Le Pen elle marque un but elle marque un point sur le fait qu'elle fait une intervention rassurante elle elle elle elle dit simplement je fais confiance je fais confiance aux forces de l'ordre et à l'état pour assurer le bon le retour à une situation normale et se faire confiance alors que beaucoup d'autres sont anxiogènes ça ça peut jouer vraiment un rôle et ça peut lui apporter un certain crédit je ne dis pas que alors il y a pas de solution c'est vrai il y a pas de proposition mais le faire confiance c'est quand même venant d'elle et bien là il faut reconnaître qu'elle a une parole qui est différente des autres on termine là-dessus merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce débat et à bientôt sur sur public c'est