Le nouveau missile nucléaire que Macron a voulu montrer à Moscou
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« Un missile qui sort de l'eau et qui est propulsé dans les airs, le tout sous le regard du président Emmanuel Macron. »
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« Ce type d'essai est banal, ce qui est nouveau, c'est la présence d'Emmanuel Macron. »
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« Le M51.3 c'est un missile qui est entré en service opérationnel en 2025. »
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« Il a été tiré du Finistère jusqu'au large des Bermudes. »
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« La présence d'Emmanuel Macron à ce tir d'essai s'inscrit dans la droite lignée du discours qu'il a prononcé en mars dernier pour faire évoluer la doctrine nucléaire française. »
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« Nous devons renforcer notre dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces et nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen. »
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« La décision ultime d'utiliser ou non l'arme nucléaire, elle reste entièrement dans les mains du président français. »
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« Cette séquence d'Emmanuel Macron, elle montre qu'on est dans une escalade une escalade militaire qui a été déclenchée par la Russie en Ukraine il y a 4 ans. »
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Un missile qui sort de l'eau et qui est propulsé dans les airs, le tout sous le regard du président Emmanuel Macron. C'est une avancée nominale et elle était importante pour nous tous. Ce mardi, la France a réalisé avec succès le premier lancement du M51.3, son tout dernier missile balistique nucléaire. Ce tir d'exercice, réalisé depuis un sous-marin et évidemment sans charge nucléaire, a eu lieu au large du Finistère et était prévu de longue date. Mais la surprise, en revanche, c'était la présence du président. Oui, là on est en On continue à monter. Ouais.
Il a assisté, sans aucun média, au tir depuis une frégate de la Marine nationale, avant de poster sur les réseaux sociaux des vidéos de l'exercice filmées par son équipe et par le ministère des Armées. Aujourd'hui, nous sommes plus forts. Et je pense que le message a été reçu fort et clair partout où il devait l'être. En fait, ce type d'essai est banal, ce qui est nouveau, c'est la présence d'Emmanuel Macron. C'est assez inhabituel pour un président d'assister à ce type d'opération. Dans la mémoire nucléaire française, il y a cette image de De Gaulle assistant en 66 à un tir. En général, les présidents se contentent de faire des des visites aux bases nucléaires.
On rejoue un petit peu les années De Gaulle. Ce récit de la puissance française, de la puissance militaire française, [musique] est extraordinairement important en ce moment parce qu'il y a des menaces extérieures, comme on le sait. Une séquence qui intervient dans un contexte de plus en plus tendu, après une série d'attaques hybrides imputées à la Russie. C'est un moment très important pour notre crédibilité stratégique. Je pense que à la fois ce tout ce qui s'est passé en ce moment et ce qui s'est passé aujourd'hui sera scruté par nos alliés comme nos compétiteurs et l'est déjà. C'est là qu'on voit qu'il y a une intention, un message qui a été reçu au Kremlin cinq sur cinq.
Le Kremlin, lui, n'a d'ailleurs pas tardé à réagir à ce test. Dès mercredi, son porte-parole a dénoncé la militarisation de l'Union européenne alors que la Russie elle-même est entrée dans une phase d'économie de guerre depuis son invasion de l'Ukraine il y a 4 ans. Revenons-en à ce tir. Selon Ariane Group qui a développé le missile, ce test vise à prouver l'efficacité du M51.3. Ce missile tiré depuis les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins constitue l'un des deux piliers de la force de dissuasion nucléaire de la France. L'autre pilier, c'est la composante aéroportée composée de Rafale et de ravitailleurs stratégiques.
Le M51.3 c'est un missile qui est entré en service opérationnel en 2025. Et là, il a été testé pour la première fois depuis un sous-marin nucléaire. Le tir a été effectué sur une distance d'à peu près plus de de 4700 km pour vous donner un peu un ordre d'idée. Il a été tiré du Finistère jusqu'au large des Bermudes. Normalement, il est censé euh pouvoir tirer jusqu'à euh 10000 km voire plus. Le missile a été tiré depuis [musique] le sous-marin Le Vigilant, tout juste sorti d'une longue période de maintenance et de réparation afin de valider sa capacité à lancer le M51.3.
Bon, merci euh à l'ensemble des équipes qui ont contribué Surtout, la présence d'Emmanuel Macron à ce tir d'essai s'inscrit dans la droite lignée du discours qu'il a prononcé en mars dernier pour faire évoluer la doctrine nucléaire française. Pour être libre donc, il faut être craint. Et pour être craint, il faut être puissant. Au cours de son mandat, chaque président doit exposer une fois les éléments phares de la doctrine nucléaire de la France qui est, on le rappelle, le seul pays européen doté de l'arme atomique avec le Royaume-Uni. Emmanuel Macron avait alors annoncé l'entrée de la France dans une nouvelle étape de dissuasion nucléaire avancée en accord avec des pays européens.
Nous devons renforcer notre dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces et nous devons penser notre stratégie de dissuasion dans la profondeur du continent européen. Concrètement, ça veut dire que les pays européens qui le souhaitent, ils sont 10 pour l'instant, pourront être associés à des exercices militaires de la dissuasion française. Cela pourra impliquer également du signalement y compris au-delà de nos frontières strictes ou la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires.
Emmanuel Macron, il a quelque chose de d'assez remarquable, c'est qu'il a construit un parapluie nucléaire français et il a pris une sorte de leadership moral avec cette guerre en Ukraine. Mais la décision ultime d'utiliser ou non l'arme nucléaire, elle reste entièrement dans les mains du président français. Je n'hésiterai jamais à prendre les décisions qui seraient indispensables à la protection de nos intérêts vitaux. La Russie qui détient elle aussi l'arme nucléaire n'a pas apprécié ces déclarations d'Emmanuel Macron estimant qu'elles étaient une menace. C'est un formidable succès et c'est le vôtre.
Je tenais vraiment à vous féliciter tous pour pour cette tir réussi qui vient asseoir notre crédibilité technique, la crédibilité de notre [musique] force de dissuasion océanique. En réalité, cette séquence d'Emmanuel Macron, elle montre qu'on est dans une escalade une escalade militaire qui a été déclenchée par la Russie en Ukraine il y a 4 ans et qui se prolonge aujourd'hui par des attaques hybrides qui peuvent devenir demain de vraies attaques. La fin du quinquennat d'Emmanuel Macron, ça lui donne une liberté à peu près totale sur ce qu'il peut faire.
Donc il a choisi d'aller sur le terrain de l'international, de montrer les muscles, au fond de faire tout ce qu'il pouvait avant son départ sur le domaine international. Le président russe Vladimir Poutine a lui répété la semaine dernière que son pays n'a pas l'intention d'attaquer qui que ce soit. Il a averti que la Russie se défendrait en cas d'attaque des pays de l'OTAN sur son sol avec tous les types d'armes à sa disposition.
Emmanuel Macron