Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRTL — Le Grand Jury (sur Podcast)· 14 décembre 2025 53 min

Le Grand Jury de Sébastien Martin

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:12
Présentateur

Présenté par Olivier Bost

0:13
Sébastien Martin

Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Bonjour Sébastien Martin. Bonjour. Vous êtes ministre de l'économie depuis deux mois et déjà... De l'industrie. De l'industrie, pardonnez-moi. Depuis deux mois et déjà confronté à des faillites. La dernière, vous êtes au ministère de l'économie, la dernière branche cette semaine, 700 emplois de perdus. Les faillites, vous connaissez, vous avez dû faire face à la disparition de Kodak dans votre département de Saône-et-Loire. Nous sommes aujourd'hui quand même le pays le plus désindustrialisé du G20 2025. S'annonce comme une année noire pour les usines françaises. Bienvenue dans ce grand jury, Sébastien Martin.

Nous sommes en direct sur RTL et sur Public Sénat, canal 8 de la TNT. Et à mes côtés pour vous interroger, Périne Tarnot de Public Sénat et Loris Boachaud du Fidaro. Dans ce grand jury, Sébastien Martin, nous aurons une séquence politique. Au début de l'année, vous aviez battu un élu RN pour devenir député lors d'une élection partielle. Aujourd'hui, la digue entre LR et le RN semble fragile. Nous en parlerons et vous répondrez aussi à nos questions express.

1:21
Présentateur

Le grand jury, l'actualité de la semaine.

1:26
Sébastien Martin

Alors tout d'abord, on va parler des agriculteurs. Les agriculteurs sont pris de court par le développement de la dermatose nodulaire, une maladie qui touche les bovins. Des éleveurs s'opposent à l'abattage de leur cheptel. Faut-il craindre tout d'abord une forte mobilisation dans les semaines à venir et un risque de blocage en plus pour notre économie ?

1:44
Intervenant

Écoutez, d'abord, moi je voudrais souligner le courage de ma collègue Annie Gennevar, ministre de l'Agriculture, qui effectivement est face à une situation qui est extrêmement difficile et où les réponses qui sont apportées sont extrêmement difficiles. Et bien évidemment, le gouvernement comprend les réactions parfois de colère qu'il peut y avoir dans le monde agricole et particulièrement lorsqu'un éleveur voit son troupeau qui est abattu. Je suis élu d'un département, la Saône-et-Loire, qui est un département agricole. Et bien évidemment, lorsqu'on voit des troupeaux abattus, c'est à chaque fois un crève-cœur.

2:18
Sébastien Martin

Mais est-ce que le gouvernement a tardé à réagir quand on voit que maintenant les agriculteurs s'opposent à l'abattage de cheptel ?

2:24
Intervenant

Le gouvernement n'a pas tardé à réagir puisque finalement, je vous rappelle que nous avons eu, dès cet été, des cas de DNC. Et que ce soit dans l'un ou dans les deux Savoies, nous avons réussi à éradiquer la DNC par une technique qui est très dure, effectivement, qui est la technique de l'abattage pour vraiment circonscrire au maximum les risques de contagieux parce que c'est une maladie extrêmement contagieuse, simplement par une piqûre de mouche ou de moustique. Et en plus, qui est difficile à voir parce que vous avez des animaux qui peuvent être porteurs de la maladie, mais qui n'ont pas de symptômes. Mais est-ce que cette technique dure doit être encore mieux expliquée ?

Il faut sans doute encore mieux expliquer. Ne pas opposer les abattages et la vaccination parce que la stratégie, c'est des abattages pour vraiment limiter. Et d'ailleurs, je rappelle qu'on a un peu moins de 16 millions de bovins et il y en a moins de 4 000 qui ont été abattus. C'est toujours trop, c'est toujours un drame, c'est toujours terrible. Mais ça a permis, dans les deux Savoies, de sortir de cette situation. Et je crois qu'il faut raison garder et se dire que oui, c'est difficile. Oui, il faut que l'État soit présent aux côtés des éleveurs. Mais en même temps, c'est la stratégie qui marche. Est-ce que vous comprenez la mobilisation des agriculteurs, mobilisation annoncée ?

Est-ce que vous redoutez même cette mobilisation et des blocages à venir ? Je comprends. Nous comprenons la mobilisation des agriculteurs. En ce moment, certains d'ailleurs traversent des moments difficiles. Il y a les inquiétudes sur le Mercosur également qui arrivent avec. Et donc, il y a ce moment de mobilisation et peut-être de fatigue de certains qui ont l'impression de ne pas toujours être compris dans leur environnement général. Et donc, il faut être à l'écoute. Nous sommes à l'écoute. Annie Gennevar est à l'écoute. C'est quelqu'un d'extrêmement courageux et d'extrêmement solide aussi sur tous ces sujets.

Et je sais qu'elle fait aujourd'hui tout ce qui est nécessaire pour être à l'écoute du monde agricole. Est-ce que dans le même temps, vous mettez aussi en garde les syndicats agricoles ? Parce que si ces mesures d'abattage des élevages touchés ne sont pas prises, est-ce que certains produits agricoles français, je pense au lait, au fromage, à la viande, pourraient être interdits à l'exportation ? Je veux dire qu'aujourd'hui, c'est la meilleure des méthodes pour éviter des risques de crise beaucoup plus graves. Quand j'entends qu'on pourrait vacciner tout le cheptel, je rappelle, 16 millions de bovins à vacciner, on l'a fait dans les départements de Savoie, ça a mis deux mois.

Est-ce que, en plus, une maladie qui met 21 jours pour incuber, donc ça veut dire deux mois de vaccination plus 21 jours d'incubation, est-ce que c'est la bonne méthode ? Par ailleurs, ça ferait peser un risque aussi économique puisque ça placerait la France. Si on vaccinait tout le cheptel, ça placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole.

5:15
Sébastien Martin

Vous évoquiez le Mercosur, est-ce que la France parviendra à s'opposer à cette signature ?

5:22
Intervenant

Écoutez, vous avez encore lu ce matin dans la presse la position qu'a rappelé au nom du gouvernement le ministre chargé du commerce extérieur, c'est qu'aujourd'hui, le compte n'y est pas. Donc aujourd'hui, le compte n'y est pas. La France a posé un certain nombre de... Concrètement, ça veut dire que nous ne pouvons pas valider un texte pour lequel nous considérons que le compte n'y est pas.

5:42
Sébastien Martin

Est-ce qu'on a encore la main au niveau européen ? Est-ce qu'on a suffisamment de partenaires pour s'opposer à cette signature ?

5:50
Intervenant

Au niveau du nombre de partenaires, bien évidemment, il y a un Conseil européen en fin de semaine et c'est là que se joueront les choses. Mais en tout cas, à l'heure à laquelle nous parlons et au regard des conditions que nous avons posées, il n'est pas question pour la France à l'heure à laquelle nous parlons de pouvoir valider ce texte.

6:04
Sébastien Martin

Sébastien Martin, vous êtes donc ministre de l'Industrie. Cette semaine, le dernier gros fabricant d'électroménagers français a été placé en liquidation judiciaire. 700 emplois seront détruits chez Brandt. Vous aviez dit que vous alliez revoir les élus pour trouver des solutions pour les deux sites dans la région Centre-Val-de-Loire. Quelles sont vos solutions ?

6:23
Intervenant

Écoutez, déjà, je veux rappeler que dans l'épisode qui vient de s'achever, il a fallu agir vraiment dans l'urgence et en moins de 10 jours, remonter un projet. Mais pourquoi vous avez agi dans l'urgence ? Pourquoi on a agi dans l'urgence ? Oui, ça mérite. Parce que le dossier a été découvert trop tard ? C'est bien parce que, effectivement, je vais avoir le temps d'expliquer un petit peu les choses. Il se trouve qu'une semaine avant la date limite de dépôt des offres, nous avions encore plusieurs propositions.

Certaines n'étaient pas intéressantes parce que certains voulaient juste racheter la marque, racheter des marques et finalement, vous rachetez les marques mais vous ne rachetez pas l'outil industriel qui va avec. Donc, ça, ce n'est vraiment pas intéressant. Après, il y avait des projets industriels. Et à une semaine du projet, les uns après les autres, ces projets tombent. Et on ne se retrouve plus qu'avec un seul porteur de projet qui est le fonds Revive, qui a déjà fait des reprises d'entreprises mais qui avait besoin de consolidation dans ce projet. Et ça, on est le jeudi soir.

Et à partir du vendredi matin, alors que, je le redis, il fallait déposer les offres pour le mercredi, nous nous mettons en mouvement pour essayer de monter ce projet de scope. Donc, rien de tout ça n'était prévisible ? Non, c'était pas... L'abandon des projets de reprise, etc. Non. Une semaine avant, il y avait plusieurs projets de reprise. Une semaine avant, il y avait plusieurs projets de reprise. Il y avait plusieurs industriels qui avaient fait montre d'intérêt pour le projet. Mais est-ce qu'il n'y a pas eu quand même un manque de vigilance de la part du ministère de l'économie, de la part de Bercy sur ce dossier ?

Est-ce que vous n'auriez pas pu regarder un peu plus dans le détail ces offres de reprise et savoir si elles tenaient la route ? Ben, attendez. Moi, je veux bien que l'État s'occupe de tout, soit présent partout. Il y avait des offres de reprise, il y avait des signes d'intérêt d'un certain nombre d'industriels qui, au dernier moment, finalement, changent d'avis. Moi, je veux bien être aussi la plume des industriels. Mais après, vous allez me dire que l'État est présent trop souvent et s'occupe de ce dont il ne doit pas s'occuper. L'État, il est là pour vérifier qu'un cadre légal est appliqué, que les règles sont respectées. Et ensuite, il peut apporter son soutien.

Et c'est ce qu'on n'a pas manqué de faire, puisque je vous indique que le vendredi, le projet de Scope démarre. Le lundi matin, je suis à Orléans. On est prêt à mettre 5 millions d'euros autour du projet. La région et son président, François Bonneau, la même. Le président de la métropole, Serge Grouard, la même chose. On réunit les banquiers, ils réunissent les banquiers. Je réunis aussi la Banque de France, les partenaires publics le lundi matin à Orléans. On fait tout ce qu'il faut pour pouvoir déposer un premier dossier le mercredi. Et donc, les banques n'ont pas été au rendez-vous ? Où se trouve le problème précis ?

Le problème, c'est que lorsque vous agissez comme ça, dans un cadre très contraint, dans un temps très limité, et je pense que vous connaissez comme moi les processus décisionnels des banques, eh bien, en moins d'une semaine, arriver à réunir les comités d'engagement et prendre des engagements fermes et définitifs, ça a été très difficile. Et heureusement d'ailleurs que le mercredi, on a pu déposer le dossier de Scope et qu'on nous a dit, vous avez jusqu'à lundi pour améliorer l'offre. Scope, c'est coopératif et participatif. Avec des salariés.

9:33
Sébastien Martin

Quel enseignement vous en tirez ? C'est que les banques devraient être plus réactives ?

9:38
Intervenant

Je pense que parfois, face à l'urgence, j'aime bien utiliser cette expression, il faut savoir un peu faire transpirer les règlements. Des fois, même transpirer soi-même pour aller se mobiliser et trouver des solutions. C'est-à-dire faire bousculer des normes, des réglementations ? Bousculer un petit peu. Si le comité d'engagement, il doit se réunir sous cinq jours, peut-être que quand il y a une urgence comme celle-là, il faut le réunir beaucoup plus rapidement, constater qu'il y a un projet, qu'on peut l'accompagner, qu'on peut le soutenir.

Si on avait eu plus de temps, je pense que si on avait eu plus de temps, sans doute qu'on aurait pu emmener autour du projet peut-être plus de partenaires privés. Parce que là, à la fin des fins, sur 30 millions d'euros qui ont été avancés pour porter le projet, il y avait 19 millions de fonds publics et 11 millions de fonds privés. Ce matin, M. le ministre, vous faites quand même le témoignage d'une forme d'impuissance à la fois de l'État et de vos partenaires. Quelle est la solution aujourd'hui pour les deux sites de la région au centre Val-de-Loire ? L'impuissance, c'est ne pas agir. Ça, c'est l'impuissance. C'est considérer qu'on ne peut rien faire et qu'on ne fait rien.

Et des fois, quand on agit, quand on fait des choses, ça marche. Et des fois, ça ne marche pas. Et je n'ai pas l'impression qu'on ne se soit pas mobilisés dans cette affaire. Je n'ai pas l'impression qu'on ne soit pas allés frapper à toutes les portes et également à celles de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Péquez, puisqu'il y avait des sites qui étaient en Ile-de-France. Malheureusement, il y a une justice... C'est l'amertume, la colère des 700 salariés sur le carreau. Tout à fait. Et je la comprends parfaitement.

Il y a une justice qui est indépendante et qui a analysé le dossier et qui a considéré que le projet n'était sans doute pas suffisamment solide pour aller jusqu'au bout. Ne comptez pas sur moi pour venir faire sur votre plateau le procès de la justice. Je pense que... Il y a beaucoup qui s'amusent avec l'État de droit. Moi, je ne m'amuse pas avec l'État de droit. Je pense que s'il n'y a plus d'État de droit, d'ailleurs, on sait à quoi ça mène. Donc, il y a une décision qui a été prise. Maintenant, la question, c'est l'avenir. Et moi, je ne veux pas faire des fausses promesses aux salariés en disant, allez, dans 48 heures, on rebâtit un projet.

On n'a pas eu assez de temps, il ne faut pas refaire la même chose.

11:52
Sébastien Martin

Il faut faire autrement. Justement, vous parlez de les revoir avant la fin de l'année pour trouver des solutions. Encore une fois, quelles sont vos solutions ?

11:58
Intervenant

Lundi après-midi, j'aurai un échange avec le président de la région, le président de la métropole. Demain. Parce que moi, je voulais aussi qu'on prenne juste quelques jours pour analyser la décision du tribunal, voir quelles sont les possibilités d'action ensuite et voir surtout comment est-ce qu'on peut rebâtir un projet, sans doute avec un peu plus, un peu plus, je crois, de partenaires industriels et de partenaires privés. Avoir eu beaucoup de moyens publics, c'était sans doute une force, mais ça peut aussi être une certaine forme de faiblesse dans un dossier.

Donc, il faut absolument que si on doit rebâtir quelque chose, il y a un bel outil industriel, il y a des gens qui ont un savoir-faire. Mais je ne veux pas dire sur votre antenne, ici, en 48 heures, on remonte un projet et vendre du rêve aux gens. Il faut dire qu'il faut prendre le temps de rebâtir un projet industriel solide avec plus de partenaires industriels, de voir quelles sont les opportunités sur ce site, s'il y a d'autres industriels que ça peut intéresser et se mettre autour de la table dans cette aide.

13:00
Sébastien Martin

Est-ce qu'il s'agit dans votre esprit, Sébastien Martin, de continuer de faire de l'électroménager en France ? Ou ça pourrait être

13:06
Intervenant

toute autre chose ? Mais ce n'est pas l'État qui va être l'industriel demain. L'État industriel, on a vu parfois ce que ça pouvait donner.

13:15
Sébastien Martin

Votre sentiment par rapport à... Parce que vous avez une connaissance des marchés. Vous savez s'il y a un avenir ou pas pour ce genre d'usine. Il y a bien en Europe

13:22
Intervenant

des industriels qui font de l'électroménager. plutôt sur le haut de gamme, en effet. Et d'ailleurs, le projet qui était porté par Revive et dans la Scope était d'ailleurs plutôt... Et c'est ça qui est décevant finalement dans cette décision. C'est que je pense que le projet sur le fond est un bon projet. Repositionner une marque française et à travers elle le Made in France sur des produits à un peu plus de valeur ajoutée et de qualité supérieure encore. C'est ce que sait faire Brandt ou par exemple une autre marque du groupe Brandt c'était Brandt et vous avez deux diétriches aussi qui ont des images de qualité et de haut de gamme.

Je pense qu'il y a sur cette base-là quelque chose qui peut être reconstruit mais c'est un outil industriel. Il faut qu'on voit aussi si ça peut attirer d'autres industriels.

14:11
Sébastien Martin

Votre collègue au gouvernement Serge Papin en charge des PME et du commerce semblait indiquer vendredi que c'était encore possible l'option d'une Scope. Pour vous cette possibilité n'est pas abandonnée ?

14:23
Intervenant

Cette possibilité d'une Scope elle dépend du choix des salariés. On ne fait pas de Scope sans les salariés. Moi j'ai lu ce matin dans la presse que des organisations syndicales voulaient prendre le temps de regarder les choses. Certains même disent pas d'acharnement d'une certaine manière et respecter aussi un peu le moment que nous vivons. Franchement le moment qui est vécu par les salariés en ce moment il est difficile. C'est pour ça que moi je crois à la sincérité d'une démarche qui prend le temps de reconstruire quelque chose sérieusement. Est-ce que la production industrielle d'électroménagers en France et peut-être plus globalement en Europe a encore un avenir ?

Je vous ai dit tout à l'heure qu'il y avait des marques du très haut de gamme. Pas que du très haut de gamme. J'ai vu en Italie une marque qui est moyen haut de gamme aussi qui fait de l'électroménager dans le nord de l'Italie. Ce n'est pas une industrie perdue en Europe et en France. Ce n'est pas forcément perdu et je crois qu'il faut bien réfléchir au positionnement parce qu'effectivement quand vous vous mettez en frontal avec la Chine c'est beaucoup plus difficile.

Alors le maire d'Orléans où se trouve justement un des sites de production Serge Gouard vous a interpellé cette semaine j'en ai marre de ceux qui nous parlent de réindustrialiser la France arrêter de jouer arrêter de déconner je le cite on ferme Brant on va fermer la France vous entendez cette colère est-ce que ce n'est pas aussi une critique de ceux qui comme vous continuent de parler de réindustrialisation alors qu'on observe plutôt une désindustrialisation ?

c'est dommage que vous n'ayez pas mis le début de l'interpellation de Serge Gouard parce que le début de sa phrase il dit il n'y en a qu'un qui s'est bougé dans cette affaire c'est Sébastien Martin ministre de l'industrie mais il dit tout de même est-ce que vous entendez cette alerte-là arrêtez de déconner arrêtez de jouer il dit les choses avec ses mots Serge Gouard avec passion et envie parce que c'est son caractère et je le connais bien voilà bien évidemment et vous savez la question de la réindustrialisation ce n'est pas quelque chose qui peut se faire si on n'a pas une ligne au long cours ça fait plus de 30 ans qu'on a désindustrialisé ce pays je rappelle juste qu'entre 2018 et 2024 nous avons recréé dans ce pays pratiquement 200 000 emplois industriels vous nous confirmez et qu'avant 2015 entre 2000 et 2015 nous avons destruit 1 million d'emplois industriels oui la période est difficile il y a un cabinet spécialisé qui recense aujourd'hui 178 sites industriels qui risquent une fermeture en France est-ce que vous confirmez ce chiffre ?

non je ne confirme pas ce chiffre parce que ce sont des chiffres qui prennent aussi en considération des sites qui pourraient être menacés donc moi je veux bien que la moindre menace égale amalgame de fermeture de sites mais je ne suis pas là pour constater que des sites menacés vont fermer obligatoirement il vaut mieux s'en occuper avant quand même bien évidemment il me semble que je vais sur le terrain que je ne me cache pas que contrairement d'ailleurs parfois à ce qu'on n'aurait voulu que je ne fasse pas je suis allé rencontrer les tesser sur le piqué de grève je suis allé à Brant lundi dernier il y a 15 jours oui la période est quand même particulièrement compliquée oui la période est compliquée vous confirmez qu'en tout cas il y aura davantage de fermetures que d'ouvertures en 2025 et potentiellement aussi en 2026 pour l'instant moi ce que je constate c'est la chose suivante c'est que nous avons un suivi des ouvertures et fermetures de sites qui est un baromètre de la réindustrialisation qui est porté par le ministère de l'industrie parce que justement on considérait que seul le baromètre de Trendéo était il y avait des biais et ce baromètre depuis deux ans il suit la situation alors oui depuis deux ans nous ouvrons moins de sites industriels mais je veux juste rappeler qu'au premier trimestre 2025 nous étions encore sur un solde positif parce que nous prenons en compte les fermetures bien évidemment les ouvertures et aussi les agrandissements de sites industriels et bien sûr la tendance elle n'est pas bonne je ne vais pas vous dire l'inverse d'ailleurs Sophie Binet la numéro 1 de la CGT elle demande l'ouverture d'une cellule de crise pour prévenir justement ces fermetures d'usines et d'entreprises est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée ?

on a des outils aujourd'hui on a au sein des services de Bercy deux services d'ailleurs qui suivent c'est le le comité interministériel aux restructurations industrielles la direction interministérielle aux restructurations on a des équipes pour suivre tous ces dossiers là pour les regarder pour les accompagner pour voir s'il y a des repreneurs s'il n'y a pas de repreneurs voilà on a les outils mais la mobilisation moi ce que je retiens dans ce que dit madame Binet c'est que la question de la réindustrialisation c'est aussi une question de mobilisation au long cours vous savez il y a un peu parfois je trouve sur ces thématiques là de la réindustrialisation moi j'en fais un appel un peu de combat et de résistance il y a les résistants du 18 juin à 40 et puis il y a ceux du 6 juin à 44 et alors dans cette résistance là est-ce que l'union européenne est de votre côté est-ce que la France est-elle suffisamment soutenue la commission européenne a renoncé à présenter mercredi son plan pour soutenir le made in Europe que Paris défendait est-ce que c'est un camouflet pour notre pays non non parce que ce qui a été reporté c'est un package plus global c'était pas que le made in Europe il y a aussi les questions liées à l'automobile il n'y avait pas que ça donc c'est pas du tout un camouflet pour la France on ne peut pas se satisfaire de ce report on ne peut pas se satisfaire de ce report sans doute mais ne le listez pas juste sur la question du made in Europe je veux juste revenir à ça la France a défendu la mise en place de protection sur notre acier c'est-à-dire ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde sur l'acier je m'explique deux secondes c'est quoi des clauses de sauvegarde c'est désormais l'acier qui rentrera en Europe une fois que tout sera ce sera parfaitement adopté je vais y revenir et bien dès lors qu'on constate qu'on est sur un prix qui est anti-concurrentiel parce qu'il est subventionné massivement ou bien qu'on vend en dessous du prix et du coût réel notamment en Asie et bien il y a un mécanisme d'ajustement qui fait qu'on met des droits de douane à l'entrée sur le marché européen pour que ce prix soit un prix réel tel qu'on le constate c'est la France qui l'a demandé c'est la France qui l'a obtenu Stéphane Séjourné les a présentés en octobre à Dunkerque ça a été adopté cette semaine au conseil européen et Roland Lescure était présent et maintenant ça part au parlement européen pour application au plus tard je le souhaite avant le printemps 2020 ça sauvera ArcelorMittal et ça en tout cas ça participera considérablement à faire en sorte que notre filière acier en France et en Europe soit protégée face à ce qui est de la concurrence déloyale il faut bien non mais attendez parce qu'on parle de la désindustriation mais moi je voudrais juste rappeler les choses qui se passent dans le monde entier d'abord l'Allemagne depuis 2022 a vu son motel fracassé par la fin du gaz russe pas cher l'Allemagne a perdu ces dernières années 250 000 emplois industriels 250 000 emplois industriels pendant que nous nous continuons à en créer non mais attendez c'est important ensuite arrive ça c'est 2022 ensuite arrive l'élection du président américain en 2024 la mise en oeuvre de ses droits de douane et la Chine qui a un marché intérieur moins dynamique et qu'est-ce qui se passe vous avez la Chine qui a bâti un outil industriel gros comme ça son marché intérieur moins dynamique et ensuite les Etats-Unis qui se ferment comme ça et donc vous avez tous les surplus de l'outil industriel asiatique qui est gros comme ça qui se déversent sur l'Europe et l'acier c'en est le bon exemple la chimie c'en est le bon exemple également et ce sont donc un plan de 500 milliards d'euros l'Allemagne a mis sur la table un plan de 500 milliards d'euros pour relancer son économie oui parce qu'elle s'est tellement mis en matière énergétique dans la main d'autres qu'elle a en plus aujourd'hui en matière énergétique un déficit énorme de compétitivité que nous nous n'avons pas grâce au nucléaire

22:20
Sébastien Martin

attendez juste nous on n'a pas de problème nous sur le prix de l'énergie pour nos industries

22:24
Intervenant

ah bah je peux vous dire que et j'ai fait regarder les choses de très près parce que quand je vois par exemple les mensonges qui sont déversés sur les réseaux sociaux notamment par le Rassemblement National sur ces questions là aujourd'hui nous avons en France un prix de l'électricité pour nos industriels mais qui est sans commune mesure par rapport à ce que payent les Allemands et qui demain même avec la mise en place des mesures de monsieur le chancelier allemand ils vont rattraper pour les très très très très gros consommateurs d'électricité ils vont arriver à un prix qui va être proche d'une autre et pour les autres ils seront bien au-dessus d'une autre donc il faut arrêter avec ça

23:07
Sébastien Martin

mais c'est pas avec les Etats-Unis qu'il faut comparer en l'occurrence en la matière parce que c'est eux qui ont une énergie vraiment pas chère

23:12
Intervenant

par rapport aux Etats-Unis sur l'électricité on reste extrêmement compétitif après il y a la question du gaz là c'est sûr que le gaz nous n'en produisons pas en France on en importe et c'est bien aussi pour ça que le gouvernement va vers une électrification des usages beaucoup plus importante parce que un on maîtrise la technologie deux on n'est pas dépendant de puissances étrangères sur les énergies fossiles excusez-moi mais moi quand je vois le rassemblement national être content que nous soyons entre les mains des Émirats Arabes Unis ou de l'Arabie Saoudite ça me fait quand même un peu rigoler donc oui à l'électrification parce que c'est aussi notre nomine stratégique et c'est aussi nos filières industrielles dans ce contexte on peine à comprendre pourquoi l'Europe ne parle pas d'une seule et même voix on se souvient parce qu'on est 27 tout à fait mais il y a un an le rapport de Mario Draghi incitait l'Europe à injecter 800 milliards d'investissements sous peine de déclassement compétitif majeur pour l'Europe un an après pourquoi rien ou si peu n'a été fait pour suivre les préconisations de Mario Draghi alors doit être présenté justement aussi la semaine prochaine quand je disais qu'il y avait plus que la question du Made in Europe doit être présenté aussi à la fois des questions sur l'automobile mais aussi dans les semaines qui viennent avec ça un document qui s'appelle l'acte d'accélération industrielle qui sera présenté par la commission et qui doit avoir tout un volet de mesures extrêmement importants il y a aussi par exemple 1,8 milliard qui vont être mis sur ce qu'on appelle un mécanisme de batterie booster pour soutenir nos gigafactories dans les Hauts-de-France Est-ce qu'il faut aussi un peu moins de réglementation de contraintes en Europe parce qu'on voit qu'il y a un petit pays aux confins de l'Europe la Suisse qui attire en ce moment tous les géants de l'intelligence artificielle et notamment notre pépite française Mistral qui va y ouvrir des bureaux à Lausanne à Zurich Mistral il fuit quoi ?

Il fuit la réglementation européenne française toutes nos normes ? Il faut de la simplification vous avez raison de le rappeler parce que le monde d'aujourd'hui n'est vraiment pas le même que celui d'il y a quelques années il y a six textes qui sont prêts et qui vont être présentés il y en a un qui a déjà été lancé ce qu'on appelle des omnibus de simplification qui sont présentés par la commission européenne que la France soutient il y en a un premier qui est dans les tuyaux il y en a un deuxième qui est lancé et qui doit permettre effectivement d'alléger une forme de fardeau administratif Est-ce que vous faites des choses pour retenir Mistral en France ?

Par exemple on maintient le crédit impôt recherche oui ça participe à maintenir pardon des entreprises innovantes en France on va sans doute parler du débat budgétaire mais ça a été d'ailleurs un des enjeux du gouvernement que de maintenir des outils qui permettent de garder la compétitive

25:57
Sébastien Martin

Qu'est-ce que vous répondez à Patrick Martin le numéro 1 du MEDEF lorsqu'il dit ce matin de mémoire dans la tribune dimanche que les patrons sont maltraités sur le plan fiscal par le gouvernement en ce moment ?

26:08
Intervenant

Je dis d'abord je connais bien Patrick Martin parce qu'on est de deux départements limitrophes l'un et la Saône-et-Loire et c'est quelqu'un de mesuré donc pour qu'il soit parfois un peu en colère c'est qu'effectivement il doit entendre aussi ce qu'il entend sur le terrain de ses chefs d'entreprise et que le gouvernement entend et particulièrement les ministères économiques que ce soit Roland Lescure et moi-même ici et également le Premier ministre parce que j'étais avec le Premier ministre il y a une semaine lorsqu'il a réuni

26:39
Sébastien Martin

le BDF Vous allez nous dire que c'est la faute des députés là non ?

26:41
Intervenant

Je ne vais pas vous dire que c'est la faute des députés je dis juste qu'il faut objectiver un petit peu la situation et qu'effectivement du côté du gouvernement nous mettons tout en oeuvre pour maintenir un certain nombre de dispositifs et que je regarde aussi quels sont les députés qui votent des mesures qui sont anti-économiques excusez-moi mais je ne vois pas beaucoup de députés qui participent au gouvernement en le soutenant directement ou en est participant avoir voté les 34 milliards d'euros du LFI et du RN Avant le problème d'instabilité politique à l'Assemblée nationale et de majorité relative il y avait quand même un engagement très fort d'Emmanuel Macron depuis 10 ans depuis son premier quenna à réindustrialiser la France est-ce que c'est quand même pas là l'échec le plus marquant ?

Non madame non cet engagement de poursuivre la réindustrialisation de la France il ne s'arrête pas au premier vent difficile si ça doit s'arrêter au premier vent difficile d'abord un je n'aurais pas accepté cette mission parce que je ne sais plus quel genre c'est les échos qui a dit il accepte le job le plus difficile de la République c'est vrai et pourquoi ?

parce que je suis élu vous l'avez dit d'un territoire Chalons-sur-Saône on a une usine Kodak avec 2500 salariés qui a fermé quasiment du jour au lendemain aujourd'hui j'ai 9 usines qui sortent de terre on a tenu bon sur la durée et on a un taux de chômage à 6,5 et j'ai un emploi salarié sur 4 qui travaille dans l'industrie donc si dès qu'il y a des vents contraires et bien on n'est pas capable de tenir le cap alors bien évidemment on ne réindustrialisera pas ce pays

28:07
Sébastien Martin

et la question c'est qu'en fait le premier quinquennat d'Emmanuel Macron avait commencé par la fermeture de Whirlpool à Amiens délocalisé en Pologne comment va se terminer le second quinquennat d'Emmanuel Macron sur cette question industrielle ?

28:19
Intervenant

et bien avec l'ouverture de Vercors où j'étais jeudi avec l'ouverture d'une usine agroalimentaire Vicky Food dans mon département avec d'autres ouvertures Sanofi qui prévoit d'agrandir ses sites en Normandie voilà il y a aussi un certain nombre d'acteurs industriels qui continuent d'investir dans notre territoire il y a eu Chousse France pour les français avec 30 milliards d'euros qui ont été annoncés donc oui il y a des difficultés elles sont très liées au dumping chinois sur l'acier la chimie aux difficultés que rencontre l'automobile mais il faut aussi voir ce qui se passe à côté

28:53
Sébastien Martin

Juste avant la pause quelques questions et des réponses très courtes tout d'abord l'administration de Donald Trump qui estime qu'il y a un risque d'effacement civilisationnel pour l'Europe je vais y arriver partagez-vous cet avis je pense qu'il ferait mieux d'effacer ce genre de ligne

29:13
Intervenant

de ses propos pour lutter contre le narcotrafic faut-il décréter un état d'urgence comme le propose Edouard Philippe dans certaines zones du territoire à Dijon dans votre région la Bourgogne un collège a été incendié le préfet a évoqué la piste d'un acte de représailles à l'action de l'état contre les trafics pour ou contre un éventuel état d'urgence en la matière je pense que Laurent Nunez le ministre de l'intérieur s'est mobilisé de manière très forte sur tous ces sujets et que c'est un combat là aussi au long cours et pour ou contre l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans je pense qu'il va falloir beaucoup plus réguler les réseaux sociaux au moins de 15 ans parce que ça fait des ravages ça fait des ravages aller jusqu'à l'interdiction on verra ce que décidera le Parlement

29:52
Sébastien Martin

Sébastien Martin ministre de l'Industrie et notre invité on va marquer une toute petite pause dans ce grand jury et on se retrouve dans un instant votre radio

29:59
Présentateur

suite du grand jury présenté par Olivier Bost

30:12
Sébastien Martin

Sébastien Martin le ministre de l'Industrie et notre invité Perrine Tarnot de Public Sénat à mes côtés avec Loris Boachot du Fidiaro pour vous interroger

30:22
Présentateur

le grand jury l'actualité de la semaine

30:26
Sébastien Martin

et dans l'actualité de la semaine prochaine mardi la commission européenne décidera si elle renonce à interdire la vente des moteurs thermiques pour les voitures à partir de 2035 tout d'abord est-ce que vous espérez

30:38
Intervenant

vous un report ?

la position de la France sur ce sujet il est de dire qu'on voit bien comment évolue le marché que sans doute que l'objectif de 100% de véhicules électriques en 2035 sera difficile à atteindre aujourd'hui c'est 1 sur 10 aujourd'hui ah non aujourd'hui les derniers chiffres en France c'était 25% donc c'est plutôt 1 sur 4 véhicules électriques vendus sur le marché sur le marché français dans les ventes je ne constate pas sur le parc existant l'objectif de 2035 est irréaliste non non c'est pas qu'il est irréaliste c'est sans doute qu'il est un peu ambitieux regarde comment a évolué le marché ces dernières années avec une baisse des ventes parce que les habitudes ont changé parce que le prix des véhicules aussi a augmenté je pense qu'on y reviendra et que du coup arriver à cet objectif de 100% en 2035 il peut être ajusté mais il doit être ajusté il peut être ajusté si nous jouons la carte de la préférence européenne c'est à dire si nous faisons en sorte que dans nos véhicules ça soit du made in Europe donc vous dites qu'aujourd'hui c'est un objectif qui finalement fragilise notre tissu industriel européen non non je ne dis pas ça le marché automobile il a commencé sa décrue en 2019 en 2019 on vendait en France et pas qu'en France d'ailleurs le marché s'est dégradé on vendait en France un peu plus de 2 millions de véhicules 2 millions 2 2 millions 3 de véhicules aujourd'hui on en vend 1 million 6 donc il y a une chute des ventes qui a été liée à plusieurs phénomènes souvenez-vous au lendemain du Covid on a eu la crise des semi-conducteurs on a aussi un certain nombre d'éléments qui ont fait augmenter le prix des véhicules parce que vous avez des équipements qui étaient avant optionnels notamment en matière de sécurité qui désormais sont des équipements obligatoires et qui vont renchérir le prix du véhicule de 1000 euros 2000 euros en plus sur un véhicule Est-ce que oui ou non le sort de l'industrie automobile européenne se joue maintenant ?

C'est ce que dit Jordan Bardella dans une tribune au Figaro Non mais les compétences économiques de Jordan Bardella vous me permettrez de les laisser là où elles sont le sort de l'industrie automobile il se joue pas maintenant parce que d'abord il y aura des annonces de la commission européenne il y aura ensuite des décisions du conseil européen et il y aura aussi des discussions au sein du parlement européen donc ça se joue pas après demain ce que nous disons nous très fortement c'est qu'aujourd'hui dans un véhicule européen un véhicule classique européen je parle d'un véhicule thermique classique comme ça on met de côté la question d'électrique il y a 75% des pièces qui sont dans un véhicule européen qui sont européennes donc la question est de savoir si à travers ces assouplissements nous sommes d'accord pour nous dire tous que demain il y aura une grande partie de véhicules électriques et que la France investit notamment dans la filière des batteries qui représentent à peu près 30% de la valeur d'un véhicule et que donc nous voulons que dans les véhicules de demain il y ait toujours 75% de contenu européen c'est à dire que des marques européennes soient vraiment européennes est-ce qu'on n'est pas extrêmement dépendant des chinois notamment pour les 25% restants les chinois qui peuvent du coup parfois bloquer les productions européennes il y a trop de dépendance on a eu il y a quelques jours l'affaire Nexperia aux Pays-Bas et on s'est rendu compte quand même 5 ans après la crise du Covid et où on a eu cette question des semi-conducteurs qu'on était toujours que les constructeurs étaient toujours dépendants d'un producteur

34:09
Sébastien Martin

il faut raconter un tout petit peu c'est une entreprise néerlandaise néerlandaise qui avait des capitaux chinois qui a voulu récupérer ces capitaux chinois parce qu'elle soupçonne cette entreprise notamment de faire un transfert de technologie vers la Chine et les chinois en mesure de rétorsion ont bloqué complètement l'exportation ce qui fait que les constructeurs européens allaient se retrouver sans électronique oui donc ça veut dire

34:30
Intervenant

qu'il faut maintenant quand même et j'en ai fait part à mon homologue néerlandais parce qu'on est en train de regarder sur d'autres sourcings mais si on fait d'autres sourcings à nouveau en Asie du Sud-Est j'ai peur qu'on ne règle pas vraiment le problème donc il y a des textes européens il y a des fonds européens qui permettent aussi de travailler sur ces questions il faut être moins dépendant et donc si on veut être moins dépendant il faut acter le principe de la préférence européenne c'est à dire pouvoir subventionner quand c'est du made in Europe pouvoir avoir accès au programme européen quand c'est du made in Europe pouvoir avoir accès au marché public européen quand c'est du made in Europe pourquoi je dis ça ?

parce que c'est ce que font les chinois et c'est ce que font les américains et c'est ce que l'Europe est seule à se refuser à faire aujourd'hui parce que certains pensent encore que le monde n'a pas changé

35:16
Sébastien Martin

ce cas néerlandais qu'on évoquait à l'instant il pose une autre question c'est est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui d'engager un bras de fer avec la Chine ? excusez-moi mais si les Pays-Bas

35:26
Intervenant

ont été capables d'engager un bras de fer ils l'ont perdu ah non ils l'ont pas perdu ils ont cédé non non non parce que 15 jours plus tard les chaînes de réapprovisionnement sont réouvertes ah c'est d'accord oui mais ils ont abandonné leur idée d'origine les Pays-Bas tout seuls ont été capables quand même et ont eu le courage de faire un bras de fer avec la Chine alors il me semble qu'à 27 et vu ce que représente notre marché de 450 millions de consommateurs si nous n'assumons pas et d'ailleurs c'est un peu ce qu'a dit le président de la République en revenant de son déplacement en Chine si nous n'assumons pas désormais une relation un peu plus d'égal à égal et avec une relation un peu plus parfois de rapport de force avec la Chine et bien nous n'y avons pas alors ça veut pas dire qu'il faut faire du protectionnisme ça veut dire qu'il faut savoir se protéger sur certaines filières stratégiques dans cette riposte à la Chine l'Europe va imposer 3 euros droit de douane de 3 euros sur les petits colis en provenance de ce pays à partir de juillet prochain mais est-ce qu'il n'est pas trop tard ?

bah écoutez si on ne le faisait pas vous me diriez vous ne faites rien et quand on le fait vous me dites c'est trop tard donc on le fait tout le monde a été convaincu de le faire ça fait suite d'ailleurs au geste à la décision de la France puisqu'on a voté nous aussi dans le PLF une taxe de 2 euros dans le budget une taxe de 2 euros sur les petits colis c'est 3 euros de droit de douane qui seront eux européens et qui s'appliquent sur l'exportateur donc il n'est pas obligé de le mettre sur le consommateur et c'est 2 euros nous par colis qui peuvent être aussi pris oui ça fait 5 euros 2 euros qui ne sont pas encore adoptés parce que le budget de l'état n'est pas encore adopté moi j'essaie d'avoir de la cohérence qu'est-ce que j'entends partout où je passe on en a marre de voir nos centres-villes avec des vitrines fermées donc si on en a marre d'avoir nos centres-villes avec des vitrines fermées on doit mettre en place des règles un peu d'équité on n'interdit pas à ces produits d'être fabriqués mais on met en place quand même des règles pour qu'ils ne dévastent pas nos centres-villes vous refusez de parler de protectionnisme ?

oui c'est pas du protectionnisme c'est de la protectionnisme les barrières douanières c'est...

le protectionnisme le protectionnisme c'est quand vous mettez des barrières douanières à tout le monde sur tout la protection c'est quand vous dites qu'il y a un certain nombre de secteurs sur lesquels vous êtes victime d'une concurrence déloyale et pour laquelle cela fait planer sur votre économie des menaces très fortes et donc là vous rééquilibrez les conditions d'un commerce est plus juste est-ce que vous dites comme les représentants du prêt-à-porter français devant les sénateurs cette semaine qu'on vend de la merde pour reprendre ces termes à 27 millions de français ils parlent de Chine les chinois est-ce que vous êtes d'accord ? est-ce que vous reprendriez les mêmes termes ?

on vend de la merde à 27 millions de français moi je suis membre du gouvernement et je n'aime pas utiliser des termes un peu un peu trop comment dirais-je léger mais par contre on vend des produits et il faut que les français le sachent en dehors de nos normes de sécurité notamment l'autre jour il y avait un article très bien qui rappelait ce que c'était que la vie d'un salarié qui travaillait pour Chine c'est 25 euros par jour pour 12 heures de travail 14 heures

38:33
Sébastien Martin

c'était dans le Figaro d'hier effectivement et c'est 14 heures 7 jours sur 7 voilà 14 heures de travail 7 jours sur 7

38:39
Intervenant

avec des règles environnementales qui ne sont pas respectées donc on ne peut pas d'un côté être toujours inquiet pour notre nature être inquiet pour nos centres-villes vouloir avoir des magasins et des centres-villes vivants et dynamiques et puis continuer à acheter en masse du Chine 4 milliards de colis qui sont rentrés en Europe c'est 170 colis je crois par seconde beaucoup ne respectent pas nos normes comment peut-on expliquer aux Français qu'un si grand nombre de colis ne respectent pas les règles en vigueur on a mis en place des contrôles vous l'avez vu d'ailleurs Amélie de Montchalin et Serge Papin étaient allés à Roi est-ce que vous avez les moyens suffisants ils sont aléatoires d'ailleurs on renforce dans le cadre du projet de budget les moyens de la DGCCRF pour pouvoir plus contrôler ces colis et moi je pense que les bonnes mesures c'est celles qui viennent d'être prises pour que ces gens-là qui produisent selon des règles que nous n'acceptons pas et à des prix qui ne sont pas acceptables et bien soient taxés à l'entrée de l'Europe pour rétablir des règles de concurrence plus loyales

39:45
Sébastien Martin

Une dernière question sur ce dossier Chine est-ce que vous avez été choqué par ce qu'a fait l'ancien ministre Christophe Castaner il a travaillé pour Chine et l'ancienne ministre du commerce Véronique Louvagie évoque auprès de compléments d'enquête des SMS insistants pour rencontrer les dirigeants de Chine à travail de lobbyiste que Christophe Castaner dément mais qu'en pensez-vous ?

40:07
Intervenant

Vous savez dans ce pays il y a un organisme qui a été créé qui s'appelle la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et donc moi en tant que ministre d'ailleurs je suis en train de passer au screening de manière très large et j'ai déjà eu en tant qu'élu local à y passer et donc c'est elle qui dit les activités qui peuvent être faites ou non par tel ou tel responsable public dès lors qu'il sort de ses responsabilités publiques donc si la HATVP a estimé que Christophe Castaner pouvait remplir ce rôle et bien c'est qu'elle l'a jugé sans doute en droit après il peut se poser une question peut-être plus d'ordre moral et politique qui permet de dire que oui d'un point de vue moral oui ça peut poser question les français

40:50
Sébastien Martin

cumulent aujourd'hui 6000 milliards d'euros d'épargne et cette épargne va notamment dans des assurances vie qui en fait finance plutôt l'économie américaine pourquoi nous sommes incapables de flécher en quelque sorte cette épargne vers nos entreprises et notamment vers nos industries

41:05
Intervenant

c'est vrai qu'en Europe et c'est pas qu'en France d'ailleurs on n'a pas vraiment un modèle de financement ouvert à des fonds et d'abord parce que parfois on en a des mauvaises expériences on pourra parler de Grébul qui a cassé cette entreprise Novasko il y a quelques jours et par ailleurs aussi une culture où le chef d'entreprise il aime pas bien ouvrir son capital il aime bien rester patron chez soi et en Allemagne d'ailleurs c'est un peu le même modèle aussi et donc pour pouvoir orienter l'épargne créer des fonds qui ensuite sont des fonds qui permettent d'aller soutenir l'industrie ou l'économie il faut aussi qu'il y ait une ouverture de la part du chef d'entreprise à ce que ça se passe BPI France le fait un organisme qui a été créé par le gouvernement mais c'est vrai que cette culture là il faudrait qu'on arrive un peu à la faire évoluer parce que je pense que certes c'est de la prudence certes c'est une volonté de garder en main son propre outil mais parfois on se prive de financement

42:09
Sébastien Martin

alors justement vous évoquez la BPI son patron Nicolas Dufour a dit le tsunami chinois détruira toutes les PME industrielles de la Pologne à la Bretagne c'est faux ?

42:22
Intervenant

qu'est-ce que je dis depuis quelques minutes sur votre plateau et qu'est-ce que je dis en tant que ministre depuis deux mois que je suis là et avant je le disais aussi en tant qu'élu local on a aujourd'hui certes des questions de compétitivité de prix de l'énergie de flexibilité de simplification et je pense que dans nos difficultés ça représente ça mais le tsunami chinois il est comme ça et donc il faut se protéger avec des règles de concurrence plus loyales et il faut la préférence européenne qui est le seul moyen je le redis qui est le meilleur et le seul moyen de soutenir véritablement notre industrie et est-ce que notre faiblesse également ce n'est pas le manque d'innovation que fait la France que fait le gouvernement pour booster les crédits du ministère de la recherche vous savez on a un outil qui a été conçu pour ça qui s'appelle France 2030 doté de 54 mais on a un outil qui est là pour financer l'innovation qui s'appelle France 2030 qui a des crédits pour la recherche de quoi ?

de 4 milliards aujourd'hui ? 54 milliards le budget total de France 2030 c'est 54 milliards dont une trentaine une bonne trentaine ont déjà été engagées autour de projets par exemple l'ouverture de Vercors cette semaine c'est le résultat de France 2030 Alpine et les innovations que fait Alpine en France c'est aussi le résultat de France 2030 des usines qui vont sortir pour recycler les matériaux critiques les terres rares comme on les appelle d'une manière un peu commune c'est aussi du France 2030 le soutien à l'aéronautique c'est aussi du France 2030 voilà ce programme il a des défauts sans doute mais il a permis de faire sortir de l'innovation en France

44:07
Sébastien Martin

mais parfois ça pose question de ces subventions publiques par exemple dans le cas du fabricant de semi-conducteurs ST Microelectronics qui va recevoir près de 3 milliards d'euros de subventions pour son usine en Isère et dans le même temps ce groupe annonce plusieurs milliers de suppressions d'emplois à venir

44:23
Intervenant

mais parce qu'il y a eu un marché sur le semi-conducteur ces dernières années on a parlé de l'automobile quand il y a moins d'automobiles il y a moins de semi-conducteurs aussi mais j'ai rencontré les dirigeants de la semaine derrière d'ailleurs de ST Microelectronics il va y avoir des investissements sur l'usine à Tours aussi parce qu'on parle beaucoup de l'Isère et de Kroll mais il y a aussi une usine à Tours et leurs perspectives sont à nouveau en tout cas on le souhaite tous positives et donc on ne peut pas non plus brûler aujourd'hui ce qu'on a adoré hier je me rappelle que ST Microelectronics ça a toujours été une fierté de la France et moi j'ai envie que nos beaux fleurons industriels on en reste fier mais est-ce que ces aides sont conditionnées à des créations les aides sont toujours conditionnées à la réalisation de projets toujours arrêtons parfois ce que j'ai pu voir ici ou là sur le thème les aides ne sont pas conditionnées non les aides de si on prend les aides de l'ADEME par exemple qui vont accompagner la décarbonation elles sont conditionnées à la réalisation de ces investissements les aides France 2030 dans l'innovation ou la construction de nouvelles lignes elles sont conditionnées à l'innovation et à la construction de nouvelles lignes mais conditionnées toujours à l'emploi c'est parfois plus difficile parce que la conjoncture économique vous ne la maîtrisez pas

45:33
Présentateur

Le Grand Jury ça se passe au Parlement

45:37
Sébastien Martin

Sébastien Martin vous êtes ministre de l'Industrie et on a pas mal parlé de budget est-ce que vous pensez encore qu'un compromis sur le projet de loi de finances est possible ? Bien sûr

45:47
Intervenant

bien sûr moi je fais confiance aux sénateurs je fais confiance aux députés hier j'étais au Sénat j'ai entendu les propos aussi de quelqu'un je pense qui compte au Sénat qui est Gérard Larcher qui il y a quelques jours rappelait que son souhait c'était quand même d'essayer d'y arriver S'il y a d'y arriver mais une seule voix pour s'est exprimée lors du premier passage à l'Assemblée 2 oui le premier vote du budget de l'Etat à l'Assemblée Nationale d'accord qu'est-ce qui pourrait faire que ce scénario ne se reproduise pas lors de son deuxième passage pour que vos auditeurs et téléspectateurs qu'on me rend bien là on va passer par une étape qui va s'appeler la commission mixte paritaire pour un accord entre 7 députés et 7 sénateurs ça va être une étape très importante mais comment vous trouvez des points d'accord entre une gauche qui réclame plus d'équité fiscale et une droite mais je vais vous dire parce qu'il le faut et parce que les français le demandent je suis ministre mais je ne suis pas hors sol hier soir j'étais à Châlons-sur-Saône dans ma ville le week-end d'avant eux aussi et donc je fais du terrain et j'écoute les gens et quand je discute avec les députés ils font pareil et qu'est-ce que nous disent les gens ils nous disent on en a marre il faut adopter un budget vos débats nous n'y comprenons plus rien il faut mettre de la raison et de la modération dans tout ça parce que de toute façon il n'y aurait rien de pire que de ne pas avoir de budget et les français vous avez vu le sondage qui est sorti à l'article 49.3 pour faire baser c'est pas le sujet d'aujourd'hui nous on veut y arriver vous ne l'excusez pas totalement non mais excusez-moi ça va arriver très vite d'ici la fin de la semaine prochaine on ne peut pas faire avec le parlement d'aujourd'hui avec les règles d'hier le parlement d'aujourd'hui il a été élu il est légitime il doit prendre ses responsabilités et c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu et l'engagement de Sébastien Lecornu c'est de ne pas utiliser le 49.3 le parlement a pris ses responsabilités par exemple sur le budget non mais là on parle de la petite tambouille parisienne moi je veux revenir quand même à ce que disent les gens il y a un sondage très intéressant qui est sorti cette semaine juste après le vote du PLFSS il a été fait le soir même budget de la sécurité sociale qui a dit que plus de 60% des français étaient satisfaits que l'Assemblée Nationale ait adopté le PLFSS il ne faut pas faire comme si ça n'existait pas les français et ce qui était intéressant c'est que 80% des sympathisants LR étaient satisfaits qu'un PLFSS ait été adopté donc moi je tire mon coup de chapeau à ces députés LR qui ont eu le courage de le voter une question encore au ministre de l'industrie alors que ce n'était pas la position de votre président de parti les députés sont libres de leur vote il n'y a pas de mandat impératif dans ce pays

48:37
Sébastien Martin

Sébastien Martin encore une question au ministre de l'industrie est-ce que la baisse de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises pourrait-elle être remise en cause pour boucler le budget écoutez

48:47
Intervenant

ce n'est pas la volonté du gouvernement et en tout cas ce n'est ni la volonté ni de Roland Lescure ni de moi-même maintenant je ne sais pas ce que décideront les parlementaires mais nous nous avons défendu dans ces discussions budgétaires des outils importants pour le monde économique comme le crédit impôt recherche comme le pacte d'Utreil et la baisse de la CVAE en fait partie

49:07
Présentateur

le grand jury tout est politique

49:11
Sébastien Martin

alors dans son ouvrage écrit en prison Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'appellera pas au front républicain désormais et il soutient pour la droite je cite le rassemblement le plus large possible sans exclusive est-ce que vous avez lu un appel à l'union à ce qu'on appelle l'union des droites que la droite puisse s'allier un jour avec le rassemblement national mais l'union des droites dans notre pays qu'est-ce que ça veut dire

49:37
Intervenant

il me semble que je reviendrai je reviendrai ne vous inquiétez pas qu'est-ce que ça veut dire dans un pays où l'élection suprême c'est l'élection présidentielle on n'est pas l'Allemagne ou l'Italie qui sont des régimes parlementaires où on a d'abord où on a des élections législatives qui décident de tout là la prochaine élection c'est bien l'élection présidentielle donc l'union des droites dans le cadre de l'élection présidentielle ça veut dire quoi ça veut dire tous derrière Marine Le Pen c'est ça que ça veut dire tous derrière Jordan Bardella tous derrière Jordan Bardella excusez-moi puisque Nicolas Sarkozy lui-même dit ce qui est l'inverse de ce qu'a toujours voulu Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy raconte quand j'ai rencontré Jordan Bardella il m'a fait penser au RPR au temps de Jacques Chirac est-ce que vous avez la même comparaison ?

moi j'ai beaucoup admiré Jacques Chirac et je ne ferai pas cette comparaison là parce que ça serait lui faire beaucoup de tort et le parcours politique de Jacques Chirac excusez-moi a été quand même autre que celui de M. Bardella et on ne peut pas être gaulliste et pouvoir défendre l'idée de se ranger derrière ceux je le rappelle qui sous la 5ème république lorsque le général de Gaulle est revenu combattaient le général de Gaulle donc il y a un moment il faut un peu de cohérence et moi je me suis engagé en politique aussi pour ça contre le rassemblement national aussi et contre LFI aussi s'il faut le dire voilà Christian Martin est-ce que vous avez admiré Nicolas Sarkozy ?

j'ai admiré Nicolas Sarkozy et ce qui me déçoit dans ce qui est dit aujourd'hui c'est que Nicolas Sarkozy c'était et j'espère que c'est toujours tout sauf le renoncement c'est tout sauf le renoncement et dire aujourd'hui bah la droite traditionnelle telle qu'on la connait n'aurait pas d'espace moi je me suis présenté aux élections législatives d'ailleurs sans le soutien des LR et j'ai quand même siégé au groupe LR et après on m'a suspendu une ironie de l'histoire peu importe et j'ai battu un rassemblement national et j'y suis allé aussi parce que je considère que ma famille politique la droite républicaine cette grande famille politique héritière du gaullisme elle a toute sa place dans la 5ème république et je n'accepte pas je n'accepte pas une forme d'effacement

51:43
Sébastien Martin

cette alliance que suggère Nicolas Sarkozy est-ce que c'est pas

51:46
Intervenant

mais elle n'a pas de sens dans le cadre d'une élection présidentielle ça n'a pas de sens dans le cadre d'une élection dans un régime politique qui s'appelle l'Italie ça a peut-être du sens

51:54
Sébastien Martin

n'est pas chez nous est-ce que ça ne correspond pas aujourd'hui à vos électeurs à une demande de vos électeurs

51:57
Intervenant

mais demandez à nos électeurs demandez à un électeur LR si pour l'élection présidentielle qui arrive il veut qu'il n'y ait pas de candidat qui représente la droite républicaine et qu'on doit se ranger derrière Marine Le Pen ou Jordan Bardella il vous dira non il n'est pas encarté à LR pour adhérer au RN un sondage pour RTL a été réalisé c'est-à-dire même deux tiers des français de droite se disent favorables à une alliance entre LR et le RN une fois encore c'est quelque chose à quelles élections ne va pas aux élections municipales peut-être non mais les élections municipales vous savez ce sont des élections locales où les gens ne votent pas en fonction d'étiquettes politiques ils votent en fonction des personnes et je ne suis pas sûr très honnêtement ça ne me semble pas beaucoup d'ambition peut-être pour eux c'est normal qu'ils aient de l'ambition c'est normal quand vous faites de la politique vous avez de l'ambition on a tous de l'ambition mais une fois encore l'union des droites dans un pays voulu par le général de Gaulle où l'élection suprême et l'élection présidentielle ça n'existe pas ça n'existe pas sinon ça veut dire qu'on est tous derrière Marine Le Pen ou Jordan Bardella parce qu'ils sont à 30% dans les sondages c'est ça que ça veut dire et bien moi je ne m'y résous pas et vous ne me ferez pas dire le contraire

53:09
Sébastien Martin

merci beaucoup Sébastien Martin merci de votre fidélité au grand jury on se retrouve merci de votre fidélité au grand jury

53:15
Locuteur

merci de votre fidélité au grand jury merci de votre fidélité au grand jury