2027 : «Les Français ont besoin d'espoir», alerte Robert Ménard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteÉludée
Est-ce qu'il faut plafonner les prix de l'essence et sauver le pouvoir d'achat des Français ?
- 2:55OuverteÉludée
Le choix en 2027 sera pour celui qui propose la baguette magique sur le pouvoir d'achat ?
- 5:36OuverteRéponse directe
L'abrogation du droit du sol percute pour les Français selon vous ?
- 7:40OuverteRéponse directe
On ment aux gens en leur disant qu'on peut interdire le port du voile dans l'espace public ?
- 11:31OuverteRéponse directe
Votre procès conditionne-t-il la suite de votre carrière et une éventuelle candidature présidentielle ?
- 13:05OuverteRéponse directe
Et s'ils travaillaient ensemble ? (RN, LFI, etc.)
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16PrésentateurChiffre
« Le sans-plomb est aujourd'hui à plus de 2,10 euros le litre. Robert Ménard, plus de 2,29 euros pour le gasoil. »
- 0:19PrésentateurFait
« L'essence est devenue un produit de luxe. »
- 11:54Invité politiqueFait
« Je viens d'être élu parce que je fais un truc qui est le bon sens même. »
- 16:51PrésentateurFait
« Gabriel Attal dit voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN : la haine désinhibée et encouragée. »
Temps de parole
- Robert Ménard82 %
- Présentateur14 %
- ?4 %
≈ 31 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe 1.
La
grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
Et
notre invité dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous.
Bonjour.
Maire de Béziers, le sans-plomb est aujourd'hui à plus de 2,10
euros
le litre. Robert Ménard, plus de 2,29 euros pour le gasoil. L'essence est devenue un produit de luxe. Pourtant, le gouvernement refuse pour l'instant de mettre en place des mesures plus larges pour les automobilistes. Est-ce qu'il faut plafonner l'esprit, les prix et est-ce qu'il faut sauver le pouvoir d'achat des Français ?
Il ne
faut
pas traiter tout le monde de la même façon, surtout.
Et
pas les lieux. Attendez, vous êtes à Paris. Vous habitez à Paris. Moi, j'ai habité à Paris. Tu as des alternatives à la voiture, chez moi. Il n
'y
a aucune alternative, madame. Quand tu habites à Vimbornes-de-Béziers, tu y vas comment ? Tu y vas avec ta voiture. Et aujourd'hui, les gens, vous savez, ils ne me parlent pas des présidentielles comme ça.
C
'est un peu
loin. De
la primaire, de la droite
et du centre. Ils s'en
battent l'œil de la primaire,
de
la droite, honnêtement. Sans rigoler, on va se calmer là-dessus. Ils me parlent de quoi
?
L'essence. De l'essence. Ils me parlent. Il fait chaud. Chez moi, ils continuent à faire chaud. Et quand tu n'as pas trop d'argent, d'abord,
tu
n
'as
pas forcément la clim. Et quand tu as la clim, tu sais qu'à la fin, tu vas payer. C'est de ça dont il faut parler aux gens. Il faut être attentif aux gens. Je pense qu'on a un discours qui est des soucis qui ne sont pas ceux. Je ne suis pas mieux que les autres.
Ce
n
'est
pas du tout ça que je veux dire. Simplement, quand tu es maire, tu es confronté à ça toute la journée. Je descends en bas de chez moi. Je fais la queue pour acheter le pain juste en bas de la maison. D'après vous, de quoi ils me parlent les gens ? Vous croyez qu'ils me parlent de savoir si celui-là est celui-là ? D'abord, c'est un peu loin. Ils ne connaissent pas tout le monde. Vous croyez qu'ils me parlent du débat au MEDEF ? Moi, j'aimerais savoir combien il y a de gens qui ont compris le débat du MEDEF. Ils me disent, attendez, monsieur le maire ou Robert, tu as vu comment c
'est ? Tout
augmente. Tout augmente. J'arrive
pas à finir, mais pas moi. J'ai vu le cagnard
qui fait. Moi, je n
'ai
pas la clim à la maison. En plus, dans les vieilles villes comme nous, tu ne peux même plus mettre de climatiseurs parce
que
c'est interdit de les mettre à l'extérieur. Les gens, ils sont dépassés. Et la rentrée des classes. Tout ça, c'est ce qui fait le quotidien. Et tu as l'impression qu'on ne
sait...
Moi, je me surprends. Je me dis, est-ce qu'on sait encore parler aux gens ? Est-ce qu'on sait leur parler ? De leurs problèmes. De leurs problèmes. De ce qui fait leur quotidien. Moi, le quotidien. Évidemment, nous deux, on n'a pas ces problèmes-là. Ni vous, ni moi. On se demande comment on va finir la fin du mois. Il faut juste dire ça. Et pour tout un tas de gens, c'est vrai. Moi, je le répète chaque fois. Il y a la poste à côté de chez moi. En bas de chez moi, il
y
a la poste. Entre la nuit du 4 et du 5, vous savez, c'est à ce moment-là qu'arrive l'argent sur les comptes. Le RSA et tout ça. Vous sortez, vous descendez en bas de chez moi. Madame,
je
vous venais, Laurence, vous venez en bas de chez moi. Et vous verrez les queues devant les distributeurs et tout. Alors, attendez, il y a plein de gens. Il y a des gens, tu peux t'énerver en disant, il faudrait qu
'ils
se remuent, qu'ils bossent et tout. Mais il y
a
des gens qui ne s'en sortent pas. Donc,
ça veut dire, Robert
Ménard, que le choix, finalement, en 2027, ce sera pour celui qui propose la baguette magique sur le pouvoir d'achat.
Celui qui aura la
mesure la plus populiste,
la plus
démago ? Non. Parce
qu'il ne
faut pas mentir aux gens. Vous n'allez pas. Enfin, attendez, sur l'école, là, vous savez que le classement PISA, première mesure, je ne sais plus qui, ah mais c'est Édouard Philippe, plus 20%, vous savez, pour les instituts.
Mais
moi, bien sûr, moi, je suis même pour plus 50% pour les salaires des instituts. Tu les payes comment des enseignants, puisque ce n'est pas que les instituts ? Tu les payes comment ? Enfin, tu ne peux pas dire ça. Et en plus,
ce
qui a changé, vous savez ce qui a changé ? C'est que les gens, ils en ont marre que tu les prennes pour des abrutis ou des cons. Ils savent très bien que tu ne le feras pas. Ils savent très bien que tu ne le feras pas. Et c'est ça qui nous discrédite. Il faut à la fois prendre la mesure du malheur des gens et de la difficulté des gens, au moins, et puis leur dire, je ne
vais
pas vous raconter des cracks.
Je
ne
vais
pas vous raconter que tout arrive. D'accord. Mais en même temps, je vous donne un peu d'espoir. Or, aujourd'hui, moi, je trouve que c'est sinistre la campagne.
Robert Bénard, ça veut dire qu'au fond, les Français sont en colère.
Ils
se sentent méprisés, pas entendu. On passe à côté de leurs problèmes. Donc, ils vont se dire, quoi, on vote pour ceux qu'on n
'a
pas encore essayé ? C'est ça ? C'est-à-dire, ou RN ou LFI ? On se dirige vers ça tout droit
? Mais bien sûr. En coxonnant ? Mais bien sûr. Bien sûr que c'est ça. Le fond de commerce du RN, c'est de ne pas avoir été aux affaires. Ce qui n
'est
plus tout à fait vrai, parce qu'il
y a
les communes. Mais enfin, les gens, une mairie, l'État, pour les gens, évidemment, ce n'est pas la même chose. Bien sûr qu'il y a une prime à ceux qui n'ont pas exercé le pouvoir. Et la France insoumise, en fait, tu peux toujours dire que Mélenchon a été ministre, ou secrétaire d'Etat, je ne
me
rappelle plus trop bien. Mais enfin, il y a une éternité, enfin, il n'était pas là. Sénateur, oui, mais enfin, il
y
a les sénateurs du RN aussi. Tu ne peux pas leur répondre ça. Donc, ils ont un double avantage. Un, ils ne sont pas aux manettes.
Donc, ils peuvent bien.
Et deux,
ils ne reculent
devant aucune promesse intenable. Et ils ont un putain d'estomac. Mais moi, je me dis, mais comment tu peux raconter ça ? Comment tu peux dire, toute l'Europe va travailler plus, sauf nous
?
Mais comment
tu peux dire ? On parle de la
retraite, voilà.
Voilà, la
retraite. Mais où on va arrêter de rembourser l'argent qu'on doit. Parce que vous,
c
'est le matin, vous vous êtes réveillé. Et vous vous dites,
tiens,
le
banque,
c'est terminé. Le prélèvement chaque mois, ils peuvent se le garder. Non, ça n'existe pas, ça. Ça n'existe pas. Comment tu oses dire des choses comme ça ? C'est du mépris par rapport à
vous.
Ça veut dire que tous les débats qu'on a en ce moment avec les candidats, ils sont à côté de la plaque quand on parle de l'immigration. Par exemple, Bruno Rotailleau a été notre invité mardi soir. Il propose l'abrogation du droit du sol. Ça percute, ça, pour les Français ou pas, selon vous, Robert Ménard ?
Oui, bien sûr. Moi, je suis favorable à cette mesure. Le problème, enfin, le problème, c'est que ça nécessite tellement, c'est tellement compliqué, organiser des référendums, ni vous, ni moi, on sait vraiment, on peut seulement faire un référendum.
Non, mais si on
nous demandait notre avis, on serait d'accord pour
voter. Oui, d'accord,
mais attendez, mais peut-être qu'il y a des choses à faire tout de suite.
Sans référendum.
Attendez, pardon, regardez, moi, peut-être un peu primate, mais c'est comme ça.
Primaire à tous.
Voilà, voilà.
Que primate.
Vous êtes gentil avec moi. On a beaucoup de mal à faire partir des gens qui sont en situation illégale.
Au QTF.
Vous savez de quoi vous
parlez. Moi, ça,
je sais ce
que
je parle, mais généralement, les gens... Mais peut-être
qu
'on pourrait en accueillir moins, pour commencer. Moi, je ne
sais
pas, dans la vie, je me dis, si je recueille moins de gens, j'en ai moins à faire partir. Mais ça, tu n'as pas besoin de changer la Constitution.
Il n'y a pas besoin
de référendum.
Voilà. Tu n'as besoin ni de référendum, ni de Constitution. Je veux dire, on parle de l'école en ce moment, se dire que c'est mentir sciemment à nos enfants, de leur faire croire à 90% qu'ils vont avoir le bac. J'ai regardé un chiffre, vous savez, c'est... Ah
non,
ils
l'auront,
le 90%,
mais qu'est-ce qu'il y aura après,
c'est ça ?
Attendez, vous savez, j'ai lu un chiffre qui m'a assommé. Au cours de ces 25 dernières années, vous savez combien les mentions très bien. Vous vous doutez ? Je crois que c'est la moitié. Attendez, vous savez combien ? 1157% de plus en 25 ans.
Tu
peux... Attendez, ou... Alors, peut-être qu'on est tous devenus nos génies. Nos enfants, puisqu'on est un peu grands, ils sont tous... Enfin, ce n
'est
pas vrai. Comment on ment aux gens ? On leur ment à nos gosses quand on leur dit tu peux rentrer en sixième alors que tu ne sais pas lire et récompter. Il y a 40% de nos gosses qui ne savent pas lire en haut de voix un texte et qu'ils rentrent en sixième. Bien sûr que tu vas te planter. On ment aux gens et on leur fait croire des choses qui ne sont pas vraies.
Alors, par exemple, sur le port du voile, vous dites qu'on ment aux gens en leur disant qu'on peut interdire le port du voile dans l'espace public. Robert Ménard, c
'est une proposition
du RN.
Attendez, tu vas l'enlever comment
?
Comment tu l'enlever ? Écoutez, moi, il m'est arrivé quelques fois des jeunes femmes. En l'occurrence,
c
'était des jeunes femmes entièrement voilées. Vous n'avez pas le voile, vous savez, entièrement voilées et tout. Et aller leur dire, madame, mademoiselle, c'est interdit, donc je vous demande de l'enlever.
Vous
savez ce que c'est pendant 20 minutes de discuter avec quelqu'un
?
Vous allez, dans ma ville ou dans des quartiers, il
y
a 70% des femmes voilées, vous allez le leur dire. Et en plus, je pense qu'on fait le jeu des islamistes. Mais vous n'imaginez pas, c'est du pain béni. On laisse tomber ce combat-là, Robert Ménard ? Attendez, non, on est réaliste.
On
se soumette ? Non, peut-être qu'on dit, on va l'interdire à la fac. Là, c'est un lieu déterminé où tu peux le faire. Tu peux peut-être dire, écoutez, vous avez des enfants, vous avez des enfants, vous savez. Moi, quand je vois une gamine de 8 ans voilée,
c
'est impossible. Je me dis, peut-être qu'on pourrait dire,
en
dessous de 13 ans. Pourquoi je choisis 13 ans ?
D'autres
choisissent 15,
d'autres disent... Non, mais 13 ans,
c
'est... Avant 13 ans, tu ne vas pas en prison, puisque tu n
'es
pas capable, par exemple, d'avoir ton propre jugement.
On
dit, on va commencer par ça. Pourquoi on fait croire des choses qu'on ne fera pas ? Qu'on ne fera pas ? Parce que personne ne le fera. Je vous le dis, personne ne le fera. C'est un mensonge éhonté. Alors, on n'essaye pas de dire, je recule, dire, on va faire des choses qu'on est capable de faire. Et on arrête de prendre une fois de plus les jambes pour des pingouins.
Alors, la réponse à cette mesure d'interaction du voile dans l'espace public du RN, c'est LFI qui l'a dit, et qui dit, on va rétablir le port de la Baïa à l'école. Donc, c'est-à-dire que ça se répond, en fait.
Mais
tu te demandes même... C'est un ping-pong. Oui,
et
chacun y trouve son intérêt. Quand tu dis, on va interdire le voile partout, alors que je vous rappelle qu'à un moment donné, y compris Marine Le Pen, elle disait, le voile, tout le monde ne le porte pas pour les mêmes raisons et tout, elle était un peu plus mesurée et tout. Tu fais le jeu de qui, d'une certaine façon, de la France insoumise, tu fais ça, ils répondent pareil sur ça. Et réciproquement,
c
'est-à
-dire,
tu installes, tu installes pour les présidentielles un débat à ça. Moi, je souhaite qu'il
y ait
un débat, pas que de slogans, des débats, qu'est-ce qu'on fait concrètement. Et si j'ai appris un truc comme air, comment vous dire ? Les choses sont souvent plus compliquées. Mais moi, je me fais attention à cette phrase. Parce que quand tu dis, vous savez, en général, tu commences à dire c'est plus compliqué, ça veut dire que tu ne
vas
rien faire. Comment on peut à la fois dire c'est plus compliqué, encore une fois, parce que c'est plus compliqué, mais pas renoncer ? Alors,
c
'est
quoi la solution, Robert Ménard ? Vous êtes tous les jours sur le terrain, vous êtes maire.
Proposer des choses réalistes. Sur le voile, vous proposez quoi ? Moi, ce que je vous disais, je l'interdirais à la fac, évidemment, dans toutes les facs, et je commencerais par l'interdire pour les petites filles, parce que je pense que là, on peut s'expliquer, on peut le faire comprendre, et on peut y arriver. Le reste, ce n
'est
pas vrai. Alors, les gens,
ils
vont dire, regardez, ils reculent ça. Mais Coco, tu n
'as
qu'à venir le faire, tu n
'as
qu'à t'y mettre. Moi, je propose à tous les gens qui disent ça, tu viens, moi, j'ai des quartiers, tu vas expliquer aux gens, qu'est-ce que vous allez dire, vous ? Vous allez voir une dame, et vous lui dites, enlevez-le. Enfin. Puis tout le monde n'est pas motivé par la même chose. Moi, je suis toujours sidéré. Pardon, je vous dis une bêtise, mais je le dis, je suis sidéré. Je vois, je suis maire. Vous voyez trois gamines habillées, une en voile, elles sont ensemble, l'autre habillée très, très court, et la troisième différemment. Et elles discutaient tout, ensemble et tout. Ça veut dire qu'il ne faut pas le prendre comme ça. Et il ne
faut
pas faire le jeu des islamistes en disant, l'islam,
c
'est notre... Moi, l'islam, ce n'est pas mes ennemis. C'est l'islamisme, mon problème. Ce n'est pas tout à fait la même chose.
Un mot de votre procès. Vous êtes dans l'attente de votre procès concernant l'homme que vous avez refusé de marier et qui était au QTF. Vous risquez d'être inéligible, Robert Ménard. Est-ce que ça conditionne, évidemment, la suite de votre carrière et même l'éventualité de vous voir un jour vous porter candidat à la présidentielle ?
Il
y a deux questions.
Une qui
cache l'autre sur la première. D'abord, attendez, vous imaginez, je viens d'être élu parce que je fais un truc qui est le bon sens même. Le bon sens même. Quoi, attendez, marier, c'est quoi ? C'est être tous les deux face à face. Moi, j'ai un couple en face et je le marie. Il est en face de moi. Et je vais marier quelqu'un dont... Pas moi ! La justice, l'État, la police, le préfet, le maire, le président de la République me disent « Ah, mais il ne devrait pas être en face de vous parce qu'il devrait être expulsé. » Et moi, je dis « Il doit être expulsé. »
Donc,
je ne vais pas le marier. En plus, une fois que je le marie, pour l'expulser, tu peux t'accrocher. Voilà, ça. Donc, je trouve ça invraisemblable. Invraisemblable comme situation. Deuxième question. Ça, c'est comme maire. Enfin, je viens d'être élu avec plus de 65% des voix. C'est que les gens, ils doivent m'aimer au moins. Pas partout, mais au moins, chez moi. Et la deuxième,
vous
savez, bien sûr que je me dis « Ce n
'est
pas possible. » Je vous dis un certain nombre de choses. La logique, c'est-à
-dire
«
Mais tu n'as qu'à le faire.
» Voilà. Allez-y. Mais
d
'abord, aujourd'hui, c'est un ridicule absolu. Vous avez un candidat tous les deux jours. Je suppose que vous êtes bien
placé. On sera très occupé cette année.
Et ensuite, pour être candidat, il faut avoir... Moi, je ne
suis
pas dans un parti. Moi, vous m'invitez là, mais je n
'ai
pas 200 militants derrière moi. Enfin, oui, à Bézier, mais pas en France et tout ça. Est-ce que ça a du sens ? Deuxième question. Troisième question. Il faut... Moi, je rencontre beaucoup des candidats.
Vous
les avez beaucoup vus. Vous avez des avis de Lysna.
Oui.
Bruno
Retailleau.
Je discute avec les... Je discute avec tous les gens et tout ça.
Mais
ils ont une certitude d'eux-mêmes. Si vous posez la question, demain, vous êtes à l'Elysée, vous vous paniqueriez et tout. Mais ils paniquent pas.
Ils
pensent qu
'ils
sont élus. Voilà. Non, et puis ils pensent qu'ils ont tous la stature de ça.
Et s'ils travaillaient ensemble ?
C
'est la lune du J.D. News. Voilà. Marine Le Pen, Éric Ciotti, Éric Zemmour, Bruno Retailleau, David Lysna. Et s'ils travaillent ensemble ? Vous y croyez ?
Vous y croyez, vous ? Mais bien sûr que
non. On pose la
question.
Mais attendez, bien sûr que non. Je dis rien du J.D. News parce que vous y êtes pour
beaucoup. Absolument.
Voilà. Bien sûr que ça n'a aucun sens. Jamais.
Ils
se détestent. Ils se détestent. Moi, ce qui me tue, c'est quand je discute avec eux. Ils ont tous à la bouche. Vous savez, vous les interviewez, vous les voyez plus que moi. Ah non, mais quand même, c'est pour la France, la France, la France. Mais si la France, la France, la France, elle est tellement importante, peut-être que tu peux te dire tiens, lui, il est mieux placé, il a plus de capacité, il est mieux armé que moi. Et donc, je vais m'oublier 5 minutes. Vous en avez vu un qui s'oublie
5 minutes. Alors, c'est un peu tôt
là. On est encore à 7-8 mois de la présidentielle. Peut-être qu'en janvier, cette
conclusion
arrivera.
On se donne rendez-vous
en janvier.
On va voir si ça se
fait. Vous ne
croyez pas à cette union. Il propose des primaires. Édouard Philippe propose une
primaire.
Enfin, pas une primaire, une espèce de réunion à la Toussaint.
Tout
le monde dit non.
Au revoir. Oui, en même temps, quand les autres lui proposent une primaire devant tout le monde et tout, il dit non. Mais chacun, chacun se défile par rapport à ça. Moi, alors, voilà, moi, qu'est-ce que tu peux faire par rapport à ça ? Faire ce que je dis là, dire peut-être qu'au lieu de vous intéresser à vos histoires d'état-major et de partis politiques, peut-être que vous pourriez tendre l'oreille mieux aux gens et surtout, savoir leur parler. Vous ne... Je ne
sais
pas comment vous dire, Laurence Ferrari, à quel point les gens, ils ont besoin
qu
'on prenne soin d'eux.
Pas
de façon... Qu'on prenne soin d'eux, qu
'on
les caline, qu'on soit là.
Ils ont besoin de
nounous, les Français ?
Mais ils ont besoin de l'espoir. Ils ont besoin d'espoir. Vous ne pouvez pas dire... de travail et d'une
vision
pour l'État et la
France. Et puis, du souffle, du souffle, du souffle, on a besoin...
Donc,
personne n
'a
de souffle aujourd'hui pour vous ? Qui voulait qu'on les prenne les uns ou les autres ? Ils sont tous dans des logiques partisanes. Ils sont tous avec des appareils politiques. Moi, il
y
en a que j'aime bien et tout ça, mais il faut qu'ils rendent compte...
Donc, ça veut dire
que vous faites quoi, vous, alors, à la présidentielle ?
Vous, c'est qui
? Je ne sais pas. Aujourd'hui, j'ai des copains, je ne m'en cache pas. Bruno Rotaillot, Olisdard,
c
'est des gens avec qui j
'ai
plus de la sympathie. Oui, mais il faut autre chose. Il faut embarquer les gens, les embarquer, qu'ils se disent tiens, celui-là, ça va être compliqué. Ça va être compliqué.
Et si c'est RN et les filles le second tour, vous n'avez pas de doute là-dessus
? Ah, mais je voterai RN. Bien sûr, mais moi, je préfère Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon. Enfin, je ne
suis
quand même pas complètement cinglé, quand même, tu vois. Et les procès qui sont faits à Marine Le Pen, avec ce qui se passe par exemple à Carcassonne.
Carcassonne,
je vais vous en parler. Un policier municipal qui a tenu des propos racistes, sexistes, homophobes, enregistré par une caméra piéton. Ça date de 2025. Ça sort aujourd'hui. Il est exclu du RN et Gabriel Attal dit voilà à quoi ressemblerait une France dirigée par le RN, la haine désinhibée et encouragée. Attendez.
Ce type est un salaud. Ah bon ? Non, non, attendez pas.
Ah oui, pas de Gabriel Attal. Le policier.
Parce que vous êtes bien poli, vous n'allez pas lire ce qu'il dit. Vous avez entendu.
C'est insupportable. C'est
insupportable. Ça vous donne envie de gerber tout de suite et tout ça. Donc, comment, première question, comment ce type, puisque ça remonte à un moment,
même la justice,
l'administration, il y avait une enquête. Comment se fait-il que le précédent maire et le maire actuel n'aient pas viré tout
de suite ? Il n'était
pas un maire RN.
Non,
non,
bien sûr qu'il était un maire de droite. Comment ils ne l'ont pas viré tout de suite ? Comment il a fallu attendre l'enquête, en l'occurrence de Demi-Libre, puisque c
'est
le quotidien du chemin, pour le faire. Ça, c'est une chose. M. Attal, il est gentil.
Mais
enfin, d'abord, dans son parti, il n'y a aucun raciste, aucun antisémite, Si j'étais lui, je ferais attention, mais pas son parti plus que les autres. Parce qu'il y
en
a toujours des salopards partout. Ça renvoie à l'idée que Marine Le Pen serait ça. Mais enfin, quand même. Vous savez que je peux la critiquer, Marine Le Pen, sur tout un tas de terrain, elle dit des énormités, des bêtises. Mais enfin, vous croyez qu'elle est raciste, antisémiste, homophobe, parce que c'est tout ça qu
'on entendait.
Je ne
sais
pas, sexiste, enfin, bien sûr que non. Je veux dire,
alors,
peut-être qu'on pourrait être digne dans le débat. On peut à la fois dire, oui, le RN, il y a chez eux des gens insupportables. Comment ce type s'occupait encore alors qu'il avait été, qu'il avait, il y
a
eu une enquête, il était encore assuré les services d'ordre de façon bénévole, mais le service d'ordre du RN, tu peux poser ces questions-là, mais tu ne renvoies pas globalement parce que ce n
'est
pas bien, parce que faire de la politique comme ça, ce n
'est
pas bien. Moi, je vais dire quoi ? Je ne dirais pas ça.
Chez
vous, ça pourrait arriver dans la police de Béziers
?
Oui, bien sûr. Aujourd'hui, un maire qui vous dit que ça ne peut pas arriver chez lui, c'est un menteur. le travail que tu fais, c'est quand tu embauches quelqu'un, tu fais attention à ça, mais bien sûr que tu mens. Vous savez, tous vos collègues ici sont parfaits, ils n'ont jamais eu une fois un mot raciste là.
Le
problème, c'est que...
Je l
'espère.
Oui, vous l'espérez, mais vous
n'en savez
rien, pas plus que moi. La seule chose, c'est que tu ne laisses rien passer. Tu ne dis pas, ça n'arrivera pas. Le premier jour où tu le sais ou tu l'entends, tu sanctionnes et tu fous dehors. C'est ça. Ce qui a été fait.
Ce qui
a
été fait, dans ce cas
particulier. Mais attendez, vous vous posez la question.
Pas
d'instrumentalisation avec un gros danger, pardon. Ça renvoie sur les polices municipales une sale image.
Oh,
la police municipale, ce n
'est
pas ça. Chez moi, la police municipale, la moitié, c'est-à
-dire
des polices nationaux qui viennent à la police municipale, des gendarmes, des gens qui sont de vrais types biens qui consacrent leur vie ou de dames qui consacrent leur vie à assurer votre sécurité. Je ne voudrais pas que ça les salisse. Il ne faut rien laisser passer. Mais arrêtons avec les procès d'intention à la con.
C
'est insupportable.
Robert Ménard
a
été notre invité. Merci beaucoup d'être
venu ce
matin sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée à vous.
Merci Robert Ménard. Merci Laurence Ferrari. Dans un instant, vos signatures du jeudi, Eugénie Bastier, Julia De Funès et le livre du jour, Nicolas Caro.
Robert Ménard