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interviewLCP (sur YouTube)· 5 février 2020 57 min

Retraites : une opposition constructive ? | Ça Vous Regarde – 04/02/2020

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans Savourgarde. Très heureuse de vous retrouver à la une ce soir. La bataille parlementaire sur les retraites.

Les 21759 amendements de l'opposition sont épluchés pendant 2 semaines en commission spéciale. L'écrasante majorité vient de la France insoumise. Alors grève du zèel légitime ou guerri parlementaire stérile ?

On en parle ce soir dans notre grand débat. Rarement, les marcheurs se seront fait autant engueuler dans leur circonscription. Le fiasco sur le congé pour parents en deuil vire à la crise parlementaire.

Colère de la majorité contre le gouvernement. Certains députés marcheurs accusent même Emmanuel Macron de vouloir euh les faire passer pour des s cœurs. Quand la majorité refuse de porter le chapeau, on en parle dans un instant sur ce plateau.

Enfin, notre grand témoin regarde Amusé le théâtre de la politique depuis des années. Seul sur scène. Il nous raconte sa passion, son amour éternel pour la radio.

Il est érudit, il est impertinent, il incarne d'une certaine façon l'esprit français. Philippe Meyer est avec nous ce soir. Voilà donc pour le programme #sévre.

N'oubliez pas c'est parti, on y va. [musique] Et bienvenue à vous chers téléspectateurs. Merci d'avoir choisi LCP. nos invités en plateau ce soir.

Philippe Meer, bonsoir. Bonsoir. Merci d'être notre grand témoin.

On a 1 heure à passer ensemble. Les amateurs de radio vous connaissent très bien. Vous les avez accompagné pendant près de 40 ans.

Vous les accompagnez toujours d'ailleurs. Radio France, France Interre, France Culture. Aujourd'hui, vous êtes producteur d'un podcast, le nouvel esprit public.

Après l'esprit public, le nouvel esprit public émission en partenariat avec le magazine le 1. C'est une émission produite avec les studios nouvelles écoute et vous êtes seul sur la scène du lucernner avec un accordéoniste, précisons-le. C'est tous les dimanches, c'est à Paris.

Le spectacle s'appelle Ma radio histoire amoureuse. Ce sont toutes vos aventures radiophoniques en musique et en chanson. On va en parler tout à l'heure, mais d'abord l'actualité, elle tient en un mot les retraites.

Sauf que cette fois-ci le théâtre d'affrontement, c'est l'Assemblée nationale. Bataille parlementaire, plus de 20000 amendements dont 19000 pour la seule France insoumise, il va vous falloir être patient. Sachaulier, j'espère que vous êtes prêts.

Bonsoir à vous, député de la République en marche de la Vienne. Alexis Corbière, bonsoir. Vous sortez tout juste de commission.

J'espère aussi que vous êtes en forme parce que vous n'êtes que 17 hein pour quelques nuits sans sommeil en perspective. Député la France insoumise de Saint Saint et Julien Divenu. Bonsoir.

Vous êtes député les Républicains de l'INE, celui qui nous plante le décor de cette guerria des retraites à l'assemblée. Avant de vous laisser la parole messieurs, c'est Stéphane Blackovski. Si j'ai bien compris, c'est parti.

Bonsoir Myiam, bonsoir messieurs, bonsoir Stéphane. Alors ce soir, si j'ai bien compris et ben si j'ai bien compris, voilà Alexis Corbière, la France insoumise est bien décidé à rester donc à l'avant-garde du combat contre le projet des retraites. Donc les députés insoumis étaient bien sûr au soutien des grèves dans les manifestations.

Donc vous l'avez dit, la lutte contre les camarades mais dans les myycles. Alors faut quand même remarquer que quand il s'agit de protester contre la politique de Macron, c'est souvent les insoumis qu'on entend le plus. Ils sont pas les seuls à être contre la réforme des retraites.

Mais je sais pas pourquoi, ils ont un truc là, cette montagne d'amendement par exemple, on ne parle que de ça. Les députés socialistes, ils ont être deux fois plus nombreux et les insoumises ont réussi à leur voler la vedette. C'est pas très sympa pour les socialistes he qui ont déposé aussi des amendements.

Mais le monde est injuste. C'est pas que ça soit pas sympa, c'est injuste. Je sais bien qu'ils sont bons tous les vrais fans de de de de l'assemblée, ceux qui regardent le fil Twitter, qui voient le débat sur la commission spéciale, il voit que que Boris Vallot est hyper offensif.

Tu vois que que Valérie [rires] Rabu pardon elle elle est très pointue dans ces questions mais ouais tout ça en fait dans les médias on va dire un peu plus généraliste on en parle quasiment pas on parle simplement voilà de les insoumises leur montagne d'amendement et puis alors même quand le gouvernement bien sûr qui se s'énerve qui leur fait des critiques aux insoumis ça devient des compliments pour les insoumis donc Olivier Viron c'est la majorité c'est pas le gouvernement il disait ce soit du zadisme législatif mais l'enchant il dit mais acceptez bien sûr c'est un territoire à défendre donc voilà on est les adistes des retraites. Ensuite, on dit mais c'est de l'obstruction. Enfin, c'est c'est vous empêchez le débat.

Vous croyez que ça va le déstabiliser Mélenchon ? Mais pas du tout. On l'écoute.

Nous allons assumer que nous faisons de l'obstruction parce que de la même manière que un syndicaliste fait grève pendant 43 45 50 jours et perd tout son salaire, bon les députés manqueraient à leur devoir s'il n'utilisent pas toutes les armes possibles pour retarder la la décision finale qui pourrait s'imposer sans ça mécaniquement dans l'hémicycle. Si vous si on laissait faire en 3 jours, ils ont fini hein. L'objectif est très clair, retarder au maximum l'adoption de la réforme.

N'oubliez pas, c'est ma c'est ma marotte, vous le savez Myiam, pour moi, le président Macron est devenu le lapin blanc dans l'île pays des merveilles. Ce lapin pressé, le rivit sur sa monte qui dit "Je suis en retard, je suis en retard, je suis en retard." Et donc forcément, il les insoumis, ils le savent bien qu'il est en retard.

Donc ils prennent un malin plaisir à retarder encore un peu le lapin qui est déjà en retard. Donc c'est un peu un combat désespéré. Mais ne sont pas les plus beaux ? [rires] En fait, avec la Constitution de la 5e République, ça a quand même été une constitution qui a été écrite en temps de guerre sous l'égénéral.

Donc forcément hein, si le parlement est pas d'accord, à un moment le gouvernement tranche, il utilise le fameux article 493 et c'est lui qui décide. Donc le gouvernement devrait être tranquille, sauf qu'en fait il est pas tranquille parce que faire ça, bah voilà, ça serait presque une victoire pour nos amis insoumis qui pourraient à nouveau dire queon est sous un régime autoritaire comme l'a déjà dit Mélenchon. Et d'ailleurs Adrien Catnins ce matin sur France Interre, il a déjà dit tout le bien qu'il pensait du 493.

On l'écoute. Vous voyez de quoi ils sont prêts. C'està-dire que il y a les LBD dans la rue, il y a les LBD parlementaires à l'Assemblée le 493 bien évidemment.

Mais attendez, pensez pensez que non, je crois pas. Ce qui est excessif, les Salamé, c'est sur une réforme qui est en contradiction avec le programme présidentiel proposé à l'Assemblée nationale de voter un texte qui est doté de 29 trous. 29 trous qui vont être complétés par 29 ordonnances, c'est-à-dire précisément des endroits du texte essentiels comme le financement des retraites dont on ne pourra pas discuter euh à l'Assemblée nationale.

Alors au final, est-ce que cet activisme insoumis leur profite ? Alors à mon avis, je dis ça hein, c'est un peu ça le problème parce que euh certes, il se déploi énormément des fois on l'a vu, c'est vraiment ils sont les leaders de l'opposition. Sauf que quand on pose la question bah aux élections aux Français ou même dans les sondages, le premier opposant c'est une opposante.

Le premier opposant aux yeux des Français à Macron, euh c'est pas Mélenchon, euh c'est Marine Le Pen. Et alors Marine Le Pen, donc elle a déjà annoncé qu'elle serait candidate en 2022. Elleève un peu la voix mais pas plus que ça.

Au contraire, elle lisse son image, finit la sortie de l'euro, finit la sortie de l'Union européenne. Elle fait vraiment beaucoup d'efforts pour ne plus être réduite à l'idée d'un parti protestataire, mais d'avoir l'image d'un parti de gouvernement. Et moi, quand je vois les insoumis être à la tête de la protestation, à la fois je dis bravo, c'est vrai que vous êtes vraiment à la tête et en même temps je me demande si vous êtes pas en train d'inscrire l'idée, vous serez éternellement dans l'opposition et finalement jamais au gouvernement.

Alexis Corbière, vous répondez finalement opposition spectaculaire mais réellement efficace. Ah ben ça on en jugera. Moi précisément premièrement je trouve que hormis la fin et c'est normal qu'il y a une petite comment dira une petite pique, moi je partage ce qu'il dit hein.

C'est-à-dire déjà il faudra s'interroger sur nos institutions qui font peu de cas en vérité du travail parlementaire. C'est ça tout le fond du problème, y compris les sujets que vous aborderez après. C'est-à-dire que euh moi je vous ai amené le document, voilà, vous voyez vendredi, j'ai reçu ça.

Voilà, vous voyez ça ? Ça, je suis censé, ça fait 1000 pages, c'est l'étude d'impact. D'accord ?

Aucun parlementaire n'a le temps vraiment d'étudier ça. D'accord ? On lit jamais l'étud d'impact.

Non, non, mais là, on parle de choses sérieuses. C'est-à-dire que là, on parle des retraites, ça nous concerne tous. Des fois, il y a des sujets sur lequels on lâche un peu l'abride comme parlementaire.

On a tous nos sujets de prédilection. Mais là, c'est quelque chose de fond. Je dire c'est qu'on peut pas travailler dans ces conditions.

Vous avez le Conseil d'État qui nous dit hein, c'est pas un repère d'insoumis qui nous dit les conditions le le ce ce texte ne permettent pas véritablement d'avoir de mesurer précisément toutes les conséquences de ce texte. Ça a été dit, je reprends pas l'argument d'Adrien Cat j'insiste là-dessus. Il y a 49 ordonnances qui vont être prononcées.

On me demande comme parlementaire non, il y en a 49 en tout. Il y a 29 trous mais il y a 49 ordonnances dans le test qui seront prononcé et quand même il y en aurait que 29. C'est assez scandaleux.

C'est-à-dire que ni moins et il y a 19000 amendements Alexis Cord. Oui, mais tant mieux. Il le faut parce que ben ça sert à dénoncer une chose, c'est qu'il y a une conférence de financement qui a lieu en même temps que nous travaillons et qui se terminera en avril.

C'estd qu'actuellement nous sommes ramenés à des pots de fleurs et moi j'accepte pas ce rôle qui consiste à adopter un texte dont je ne connais pas en vérité les conséquences parce que les financements précisément seront débattus dans un autre cadre. Donc si on est honnête dans son rapport au rôle de député, on peut pas légiférer dans ces conditions. Donc c'est vous faites de l'obstruction, vous l'assumez le mot, il y a aucun problème.

Je bloque, je n'accepte pas. Moi, je fais de l'obstruction et eux font de la destruction. Enfin, je termine sur la stratégie.

Peut-être que le Front National en ne faisant rien, vous dites tout le monde dit bénéficie, je sais pas. Après, est- est-ce que c'est ça que que les gens veulent ? C'est une fausse opposition.

Ils font fait un gros effort pour être protestataire. Oui, mais moi je crois pas. C'est pas c'est pas ma conception.

Je pense pas que si en laissant ce ce mauvais coup contre les retraites en ne fichant rien et en se consacrant uniquement au travail municipal comme le fond le Front National, ils sont pas dans l'hémisque. Chacun jugera. Moi je je n'ai pas été élu pour aller faire la campagne à Perpignan ou à un Baumont.

Je suis député si les gens veulent de ce genre d'opposition. Moi je crois pas que c'est ça qu'ils veulent en vérité, c'est cette fausse opposition. Alors, chacun jugera.

En attendant, il y a un texte effectivement, une commission spéciale, Sachalier, euh vous étiez dans un autre groupe, enfin vous étiez dans un autre parti avant d'être marcheur. Vous étiez socialiste. Oui.

Enfin, sauf que j'ai quand même créé les jeunes avec Macron. C'est vrai, mais c'est pas nouveau. C'est un droit.

C'est un droit parlementaire et les socialistes l'ont utilisé pour vraiment un passé trouble. On dirait bon, vous avez été en prison dire les choses. Moi j'assume tout.

J'ass j'assume tout. Vous avez tout à fait raison. C'est un problème que d'utiliser ses droits dans les mains de l'opposition.

Vous avez tout à fait raison vous avez tout à fait raison de le préciser parce que c'est là important. Moi cette réforme de la retraite, pourquoi je la soutiens ? parce qu'elle est d'inspiration sociale-démocrate parce que c'est celle qu'avait imaginé Michel Rard en son temps et parce que ce régime universel par point euh dont on peut discuter sur son principe et sur ses fondements puisque c'est l'article 1er et bien il peut être posé en renvoyant à la démocratie sociale, c'est-à-dire aux partenaires sociaux son financement parce que cette réforme des retraites, elle peut introduire dans le texte des règles de principe comme le minimum contributif, comme la prise en compte de la pénibilité, comme la garantie finalement des ressources de la personne qui voit son conjoint partir avant elle.

Tout ça peut être inscrit dans le texte. Est-ce que cette vi l'obstruction ? Vous avez vous avez des textes qui peuvent être modifié.

J'ai à côté de moi un collègue qui propose un projet avec lequel je suis fondamentalement en désaccord mais qui propose un projet et vous avez en face de moi un collègue qui propose des amendements dans lequel il dit supprimer la la ligéa 1 qui correspond à le titre premier est ainsi rédigé. Oui. Voilà.

Voilà. Voilà. Le même amendement des dizaines et des dizaines de fois. am universelle fin je finis je finis et je vous laisse répondre ou juste sur ce sujet il y a pas de projet de société derrière il y a juste une volonté de ne rien changer sur un système dont on a identifié les limites les problèmes et pour le coup le non financement donc à terme la promesse qui est faite au travers l'obstruction de la France insommise et bien c'est un déosition un jour vous vous engagez à ne jamais faire de l'obstruc ça voudrait dire que ça voudrait dire que je ferai un deuxième mandat ce qui n'est pas encore fait oui ce qui est pas gagné Voilà.

Non mais enfin par ailleurs moi j'ai vous avez raison j'ai cette modestie là de le reconnaître raison. Merci beaucoup. Et donc et donc par rapport à ça euh je ne dis pas jamais par contre j'essaierai au moins de proposer pas jamais j'entends j'essaierai au moins de proposer quelque chose.

Julien Julien Div fa voudrait qu'on on fasse circuler la parole. Le souci quand on est à droite et qu'on veut faire de comment dire de l'opposition constructive c'est la la formule consacrée, c'est qu'on est moins audible. C'est le c'est le billet de Stéphane.

Il a plusieurs stratégies. a une stratégie qui allait faire de de faire de l'obstruction, c'était le choix fait par les insoumis, une partie de l'extrême gauche et une autre stratégie qui est bah de modifier le texte, d'avoir un texte différent, d'avoir des contreprojets. C'est ce qu'on a fait chez les républicains.

Après, on parle d'obstruction honnêtement euh ça reste petit joueur en fait 20000 amendements. Non mais bien si on regarde il y a 15 ans en arrière, il y avait un projet de loi, on va le voir d'ailleurs près de 140000 amendements qui avaient été déposés à l'époque. près de 140000 amendementsour mais je suis pas en train de faire offens il a raison il faudrait plus d'insoumis on [rires] sur votre stratégie à vous à droite vous ne voulez pas de cette réforme là mais au risque de passer inaperçu vous ne voulez pas aller dans cette stratégie insoumise donc non mais c'est c'est pas notre stratégie on préfère aborder la question du fond moi je crois que cette stratégie oui je suis d'accord avec le diagnostic des oppositions est assez partagé simplement je crois que ce jeulà va finir par servir la majorité du gouvernement pourquoi parce qu'aujourd'hui on est dans une commission J'en sors aussi de cette commission des retraites qui n'ira probablement pas à son terme au rythme où cela avance.

L'étude des amendements, c'est 1 % des amendements qui ont été étudiés jusqu'als. Euh, on a un calendrier qui est tellement serré qu'il est possible que la commission soit rendu caduc d'ici la semaine prochaine si euh le gouvernement ne choisit pas de changer le calendrier d'examen du projet de loi dans la séance en séance publique. Donc si ça reste en l'état, ben ça risquera de servir effectivement la majorité.

C'est pour ça qu'on a pas fait ce choix-là. Alors, je vais vous montrer un sujet, je vous redonnerai la parole mais peut-être une première réaction. Philippe meilleur ces montagnes d'amendement, c'est pas nouveau.

Mais est-ce que ça vous amuse ou est-ce que ça vous accable ? Non, ça ni de m'amuse ni de m'accable. D'abord, je dire, vous avez souligné tout à l'heure que je suis jeune depuis très longtemps et j'ai commencé très tôt à fréquenter les galeries de l'Assemblée nationale avec des copains de lycée.

On aimait beaucoup la politique, on est évidemment pas d'accord. Et euh là au fond, je suis assis entre trois députés qui ont encore du placenta dans les narines. Enfin, c'est pas du tout les députés qu'on [rires] voyait quand j'allais à l'Assemblée nationale.

C'est pas le Shan Kir et c'est pas Et donc il y a quelque chose pas les prendre au sérieux. Non, c'est pour ça non, c'est pas qu'il faut pas les prendre au sérieux, mais c'est que forcément le Parlement c'est un théâtre dans tous les pays du monde et que quand on se met à jouer une pièce où on est que des acteurs qui en sont à leur première prestation, il y a des trucs qu'on essaye parce que bon, cela dit, sur le plan du TH, je pense que vous allez avoir une difficulté qui est que 20000 amendements. Certes, c'est moins que 139000 mais c'est long.

Et de l'autre côté de du de l'autre côté des caméras, de l'autre côté des micros, au bout d'un moment, on va dire bon et moi je me disait au fond, il faudrait trouver un coût, c'estàdire vous déposez 20000 amendements et puis je prétends pas devenir conseiller de la France insoumise mais et puis au bout d'un certain temps, vous dites "Bon maintenant, ça suffit, on les retire tous, on en propose qu'un." Là, vous mettez tout ce que vous voulez dire contre ce truc parce que sinon c'est comme si vous voulez le le cette grève, il y a beaucoup de difficultés à se à réaliser sur quoi elle porte tellement. ça fait longtemps qu'on en parle et que c'est il y a quelque chose dans le dans l'ordre de la pédagogie ou dans l'ordre de la théâtralité qui est propre à l'Assemblée nationale que je crois il faudrait trouver et renouveler.

Puis il y a une autre chose, c'est que euh je me fiche du qualificatif qu'on donne à ce régime. Je pense que nous vivons dans une société de cours. On vit dans une société de cours depuis au moins Louis XIV et probablement depuis Louis X.

Et là pour moi, la rénovation du parlement, c'est-à-dire des moyens donnés au parlement par exemple, moi j'ai été furieux contre les dispositions qui ont été prises pour réduire les indemnités des parlementaires, pour réduire le nombre de leurs collaborateurs, pour interdire que leurs épouses ou que leurs enfants soient leurs collaborateurs. Il faut avoir jamais vu un député de sa vie travailler, surtout quand il est en plus loin de Paris pour ne pas se rendre compte que c'est exactement dire aux parlementaires vous ne travaillerez ni avec votre mari, ni avec votre femme, ni avec votre amant, ni avec vos enfants. et leur donner un passeport pour le divorce.

Je dire c'est il faut avoir aucune idée de ce que c'est. On leur demande trop et on leur donne pas assez de moyens. Et c'est à partir de là, par exemple, quand on vous donne un truc comme ça, combien vous avez d'assistants pour travailler ça ?

Non mais excellent excellent sujet honnêtement et là-dessus je crois que je peux je parle au nom de tout le monde. On est sur des assistants parlementaires qu'on paye autour de 2400 2500 € pardon les meilleurs non mais ce qui est déjà pas mal comme salaire sont les meilleurs ceux qui en région parisienne déjà il faut quand vous embauchez des jeunes vous n'avez pas des gens qui ont une grande qualification n vous avez souvent des jeunes qui s d'études ça pose quand même un problème si vous avez en circonscription généralement quelqu'un qui est pris par un travail plus de circonscription parce que beaucoup de gens nous sollicitent problème de logement problème de de de divers et variés c'est important ce que dit Philippe Meer parce qu'il faut comprendre dans ces conditions que nous travaillons mal. Quel que soit ce qu'on pense, je pense qu'on sera tous d'accord pour le reconnaître.

Et les Républicains, l'autre jour a juste raison. On dit "Mais ils sont plus raisonnables que nous, vous l'avez compris. Mais les conditions de travail ne permettent pas d'aborder ce texte sereinement." Et c'est la raison pour laquelle nous on fait les mauvaises têtes.

Moi j'ai pas de problème à le reconnaître totalement. C'est une stratégie parlementaire. L'idée de Philippe Meer d'un coup céder l'amendement répétitif et créer un amendement unique sur le camp.

Non mais c'est il y a différentes stratégies de la même façon que Sandre qu'en le 17 février, on déposera aussi une motion de censure qui sera un moment sur un amour de la politique et des députés. Mais je pense parmi ceux qui nous regardent, il y a malgré tout on sent dans enfin on aurait tort de ne pas parler de sentiments qu'on sent dans le pays à travers les les parlementaires. Vous voulez faire un buzz sur internet, vous parlez de la retraite des sénateurs ou la les les avantages des députés et immédiatement une partie de l'opinion s'enflamme.

Donc j'ai l'impression que c'est c'est difficile de réclamer plus de moyens quand on a déjà le on ch c'est difficile mais la politique c'est difficile. Vous avez prononcé le nom de Michel Recard tout à l'heure. Moi, j'ai eu la chance d'être ami depuis l'âge de 14 ans parce que j'étais son voisin et qu'il a essayé de m'apprendre l'économie politique et cet échec a créé entre nous des liens qui ne se sont jamais jusqu'à sa mort.

J'ai même squatter puis après racheter la maison qu'il avait acheté lui-même dans l'Avon. Mais je veux dire, c'est précisément l'une des choses qu'on pouvait apprendre de recard, y compris les gens qui étaient pas d'accord avec lui. Entre parenthèses, on aurait fait la réforme des retraites qu'il avait proposé.

Mitteran l'aurait pas saboté, on en serait pas là aujourd'hui. Mais c'était précisément qu'il y a des choses à un moment donné qu'il faut avoir le courage de faire et le courage de dire et je pense que vraiment en ce moment il y a quelque chose de profondément civique à dire que le Parlement n'est pas traité comme ce qu'il doit être dans une démocratie où on prétend que il y a une poud le rôle du parl d'un député on l'enseigne mal. C'est pas la faute des enseignants, c'est la faute des programmes, c'est la faute des programmes définis par l'éducation nationale où on retire aussi des ps de l'histoire et ça fait partie euh l'éducation civique, c'est aussi comprendre comment les moyens des parlementaires et et même en 5e République, on entend euh votre au fond coup de gueule hein, parce que c'est important aussi de de dire que voilà, c'est pas toujours évident de travailler sur des réformes aussi difficiles avec les moyens que vous avez.

Premier point de consensus, on va revenir à cette obstruction. On l'a dit, ça n'est pas nouveau. L'obstruction, c'est une vieille histoire.

Le record du nombre d'amendements sous la 5e République n'est d'ailleurs pas battu. On l'a dit avec cette réforme des retraites, retour en image sur ces longs bras de fer et aussi sur les armes qui existent dans la constitution, dans le règlement de l'Assemblée à la disposition de l'opposition. On voit cela avec Hélène Bonduel.

Jean-Louis Debré noyé sous une tonne de papiers au perchoir. Cette année-là, le Parlement étudie la fusion GDF Suèse et bas tous les records d'amendements déposés en séance publique. Plus de 137000, l'équivalent de ce que l'assemblée étudie en 5 ans.

Une véritable volonté d'obstruction. Quand les députés vont recevoir ça dans leur bureau, ils ne vont pas examiner chaque amendement. C'est pas possible.

Loin d'égaler ce chiffre, les députés insoumis ont eux aussi décidé de jouer l'obstruction sur les retraites en multipliant les amendements. 19000 environs sur les 22000 discutés en commission. Nous entreprenons la la grève du zel parlementaire.

Ce qu'on essaie de faire, c'est d'empêcher le gouvernement de passer en force et donc d'avoir des méthodes qui font du bruit pour interpeller sur ce qui est en train de se passer au Parlement. quitte à multiplié les amendements de suppression d'articles ou certains plus farfelus comme celui de rebaptiser une section en incantation générale de façon à donner une apparence d'humanisme à une réforme délétaire. Objectif allonger les débats pour tenter de retarder l'adoption du texte.

Mais cette stratégie d'obstruction est assez stérile en commission. La guerre des nerfs se joue surtout dans l'hémicycle et ça ne date pas d'hier. Merci monsieur Goselan.

Oui, c'est déjà fini. Oh bah déjà c'est c'est très court mais j'y reviendrai madame la présidente sans crainte. En 2013 pendant la discussion sur le mariage pour tous l'opposition joue la montre et dépose plus de 5000 amendements.

Vous menez une une guerriia, vous menez une entreprise d'obstruction. Une nuit de novembre 98, c'est la députée centriste Christine Boutin qui en pleine proposition de loi sur le pax occupe le perchoir pendant 5h25. Le PAX constitue une cadrupe atteinte. au principe d'égalité parce qu'il est discriminatoire à l'égard des personnes homosexuelles, discriminatoire à l'égard des frères et sœurs.

Pour rallonger les débats, les députés peuvent aussi réclamer des suspensions de séance, deux maximum par groupe et par séance. Souvent, ils utilisent aussi le rappel au règlement qui suspend les discussions. Monsieur Jacob, vous avez la parole pour un rappel au règlement.

Monsieurzel, pour un rappel au règlement. Mais dorénavant, ce rappel doit faire référence à un point précis du règlement. Les parlementaires ont aussi une panoplie de motion à leur disposition.

La motion de rejet préalable, la motion de renvoi en commission, la motion référendaire qui demande la consultation des citoyens sur le texte. La motion référendaire que nous allons initier le 17 va être l'occasion pour ce gouvernement de dire "OK, allons voir le peuple." Pour cela, ils devront recueillir au moins 1/ des signatures des députés, soit 58.

Et enfin, la motion de censure qui met directement en cause la responsabilité du gouvernement et entraîne le rejet du texte. Les trois groupes de gauche, radicaux, insoumis et socialistes et apparentés sont prêts à l'utiliser pour contrer la réforme des retraites du gouvernement. Alexis Corbière, on a compris que vous allez tout utiliser toutes ces armes à votre disposition, toutes les motions de rejet, rejet préalable, motion de censure.

Si voilà avec d'ailleurs de 5h25, ça le tentait bien avec d'ailleurs d'autres d'autres partenaires, d'autres groupes de gauche. Le rêve ultime, c'est de pousser ce gouvernement au 493. Non, mais pas du tout.

Mais ce que nous faisons notre sens, quel que soit ce qu'on en pense que parce que le pays depuis plusieurs semaines est très mobilisé contre ce projet de de de réforme des retraites parce que toutes les études d'opinion démontrent qu'une majorité de Français n'en veut pas. Ce que nous faisons n'aurait pas de sens si on était dans une approbation générale le piège du 493 tout ça n'est que de la politique. Chacun jugera si sur un projet aussi important le gouvernement veut utiliser ce qui est en coup de force quant la représentation parlementaire.

Là encore, je le répète, il y avait d'autres façons. Pour quelle raison le parlement devrait être brutalisé sur un texte aussi important ? Je rappelle une chose, Emmanuel Macron a été lu page 13 et il dit "Je ne rallongerai pas la durée de son travail, je ne baisserai pas les pensions et pour autant il a été élu pour réformer mais il a pas été élu pour faire ça derrière d' je ne toucherai pas à l'âge légal de départ et toutes les études sont en train de montrer que pour autant pour avoir une retraite complète non mais c'est là c'est là où vous devenez pardon je ne j'en fais pas un cas personnel mais c'est absolument d'un cynisme honteux c'estàd dire aux gens je toucherai pas l'âge de la retraite mais pour avoir un âge complet faudra partir à 65 voir même 6 anx pardon prendre les Français pour des cons et ils sont forts en colère parce qu'ils en ont assez.

Même lors que vous expliquez même lorsque vous expliquez euh en commission même lorsqu'on vous explique en commission étude d'impact à l'appui, graphique à l'appui que les personnes qui partent à la retraite au-delà de 64 ans donc entre 64 et 67 ans, ce sont les personnes qui aujourd'hui sont dans les destils les moins favorisés, donc à savoir les plus pauvres. Ceux qui poussent jusqu'à 67 ans pour annuler les décotes, c'est parce qu'elles ont eu des carrières achées, c'est parce qu'elles ont eu des périodes d'inactivité, c'est parce qu'elles ont finalement eu des accidents de la vie et c'est ces personnes-là qui vont bénéficier les premières de l'âge d'équilibre avec l'annulation des déconnaissez vous reconnaissez que le le projet de travailler longtemps n'était pas dans le premier ministre a dit vous connaissez monsieur il s'appelle Édouard Philippe il est premier ministre général quand il parle vous l'applaudissez il a dit qu'il faudra travailler plus longtemps calmez-vous monsieur Cor parce que vous ne me laissez pas parler comme vous avez l'habitude de le Mais c'est vrai que vous avez beaucoup parlé monsieur Corb c'est pour répéter les éléments de langage mais je vous laisse parler mais voilà vous voulez donc vous voulez rien entendre en fait parce que il y a que votre parole qui vaut c'est ça le problème et ça ça c'est votre version de la démocra révisé l'étude d'impact premier et puis pendant ce temps vous finir que cette répétez les éléments de langage je vous en prie je vous écoute oui alors avec le mépris de monsieur Corbier je vais répéter les éléments de langage qu'on prenne les gens pour des idiots voilà un effort je vous en prie je voudrais pas me [rires] débat non mais moi je trouve faut pas mentir aux gens de départ remarqué que il y a eu une époque où on était beaucoup plus violent à l'Assemblée nationale. Si vous faites le catalogue des insultes qu'on se jetait à la figure, [rires] j'aurais dû amener, j'avais fait un jour une chronique où j'avais fait le relevé des insultes pour le coup forment une leçon de l'histoire, c'était plus pitoresque d'une certaine manière et on comprenait mieux quand vous traitez quel si vous voulez [rires] il y a une il y a une il y a une une iniquité ou en tout cas une quelque chose de faux quand on dit qu'on va travailler plus parce que les gens ne vont pas travailler de la même façon.

Non mais d'abord tout le monde aura travailler 40 annuités, c'est le fait de la réforme tourene. Donc ça veut dire que c'est ce qui a été adopté sous le précédent quinquena. 40 annuités pour tout le monde.

Les dispositifs qui permettent aux gens de partir plus tôt sont conservés y compris même à 60 ou à 62 ans. Les dispositifs qui font que bah il y a certaines personnes qui ont des métiers moins pénibles, qui vont devoir travailler plus longtemps et bien sont conservés. Et donc tout sera tout cela sera aménagé dans un régime universel où lorsque où lorsque vous vous acquériez avant des trimestres, vous acquériez désormais des points.

S'il vous plaît, vous s'il vous plaît juste, est-ce que vous ne croyez pas que donner un peu plus de temps pour justement convaincre sur une réforme qui pour l'instant je ne parle pas forcément de l'opposition mais des Français qui vont suivre ce débat, vous les représentez euh serait utile parce qu'au fond ce qui est reproché aussi dans cette méthode d'obstruction, c'est le calendrier donné. pour pouvoir étudier ce texte tranquillement. Procédure accélérée, ordonnance qui maltraite de fait le parlement.

Qu'est-ce que vous répondez ? Conseil d'État qui alerte sur la précipitation également. D'abord qu'il y a eu de de 2 ans de consultation que ensuite lorsque moi je je présente le projet de loi dans les cérémonies de vœux auquell j'ai participé 30 cérémonies de vœux devant à peu près 5000 personnes, j'ai pu expliquer ce que valait l'harmonisation des droits.

C'est-à-dire que pour x de cotisation 10 selon le rapport de le voie, on avait le droit à un point qui valait 55 centimes. Que ce point qui valait 55 centimes pouvait être modifié selon les conditions d'exercice du travail du métier. C'està-dire que si vous êtes un ouvrier du BTP, si vous êtes un policier, votre point il vaut plus 55 mais 56 57 ou 58. ce qui vous permet soit de avoir une meilleure pension, soit de partir plus tôt et que ensuite les droits supplémentaires que l'on crée et ça ces droits, je les ai en partie cité.

Ce qui démontre que le projet en lui-même, il est compris lorsqu'on est capable de l'expliquer probablement. Donc le gouvernement a peut-être insuffisamment fait son travail sur les questions d'explication. Il nous appartient nous les députés de le faire aussi.

Sur quoi par exemple pourriez-vous reprendre des des amendements de l'opposition ? Personnellement Julien dit vous vous battez sur quoi et y a-t-il des passerelles possibles sur le fond entre majorité opposition sur cette réforme enf je peux rentrer sur des points précis si vous voulez vous me dites sur quoi je parle minimum j'ai des sujets personnels comme comme la la question de l'extension de la pension d'aversion au couple paxé par exemple c'est un sujet que j'ai déposé d'ailleurs dès décembre ouvertes que justement la majorité aura une attitude différente de celle qu'elle a pu nous montrer sur d'autres textes où effectivement elle rejetait elle rejetait mais tant mieux mais cétait ça vous honore. Elle rejetait principalement des idées qui venaient de l'opposition, que ce soit les insoumis du banc de la gauche ou du banc de la droite, à les rejeter et parfois pour les reprendre dans d'autres texte.

Et on l'a vu et on va le revoir d'ailleurs avec un autre sujet qui a défrayé la conique ces derniers jours avec l'allongement des durées de congé pour les parents en deillés et on a eu cette situation là. Alors si la majorité est prête à changer de braquer, y compris sur des amendements qui viennent de la gauche, y compris sur des amendements qui viennent de la droite, ça les honorera bien mais j'en doute. Permettez-moi d'en douter.

Allez, on va terminer avec Elsa. Ella Mondingava de la rédaction d'CP. Merci de nous avoir rejoint.

On va vous retrouver tous les jours depuis que cette réforme des retraites est à l'assemblée en commission spéciale puis dans l'hémicycle. Ça s'appelle le point retraite pour une retraite à point. Pas de meilleur jingle possible.

C'est parti. Elsa, le premier point retraite. Ce soir, vous nous parlez du calendrier, c'est le nerf de la guerre.

On l'a bien compris, une course contre la montre s'est ouverte. Exactement. Comment faire tenir l'examen du texte en commission spéciale et dans l'hémicycle avant le premier tour des municipales ?

C'est la grande question que se pose la majorité et les députés ont en fait 5 semaines pour achever ses examens. Alors ça rentrait déjà un peu au chaussepied et bien c'était sans compter sur vous Alexis Corbierre et vos collègues des insoumis puisque vous avez déposer 19000 amendements. Alors l'examen de la commission a commencé hier, il se poursuit ce soir et chaque début d'examen et bien les députés s'interrogent.

Est-ce qu'on va pouvoir finir à temps ? Va-t-on devoir travailler le weekend ? Écoutez ce que leur répond la présidente de la commission spéciale Brigitte Bourguignan.

Euh permettez-moi juste de vous dire que sur le nombre d'amendements, je suis pas tout à fait responsable ni personne d'autre d'ailleurs de ces oppositions pour le nombre qui reste et le nombre déposé. J'espère que nous pourrons aller jusqu'au bout du texte et que ça dépendra beaucoup aussi de l'attitude de chacun dans ce débat parce que vous le savez comme moi, il y va aussi un peu de notre crédibilité extérieure. Alors, les députés vont siéger ce weekend, très probablement la semaine prochaine également, mais même avec tout ça, et bien on pourra examiner tous les amendements si on travaille 24h sur 24.

C'est donc une mission quasi impossible. Le scénario qui se profile et bien c'est que la commission ne puisse tout simplement pas terminer l'examen du texte. On retrouve Julien en parlait. dans l'hémicycle le texte du gouvernement donc sans les amendements de la commission ça de mémoire de fonctionnaires de l'assemblée c'est inédit mais on s'y prépare.

À ce moment où le texte franchira l'hémicycle, on aura 3 semaines de discussion possible avant la pause des municipales. C'est le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui présidera une grande partie des séances pour faire preuve de fermeté dans les prises de parole. Mais quelque chose me dit bien que l'obstruction parlementaire des insoumis notamment, elle ne s'arrêtera pas à la porte de l'hémicycle et on recommencera en séance.

Vous êtes prêt à tenir ? Bien sûr. Ça non mais c'est un débat fondamental et je crois que c'est notre honneur de comme député de faire entendre cette voix qui est une voix qui existe dans le pays.

Après chacun jugera. La pire des choses été de rester silencieux ou de banaliser ce moment. Pour conclure d'un mot, je dirais qu'on revienne au théâtre.

On avait une image du Parlement britannique, le philly Bustering. Ça vous connaissez par cœur. C'est l'obstruction parlementaire.

C'est le moment le le l'accé dramatique de ce film. On a vu des députés britanniques lire du Shakespeare ou des romans dans l'hémicycle. Oui, c'est encore une fois dans dans MAS Mena il tient pour lutter contre des sénateurs corrompus parce qu'il y a des sénateurs corrompus.

Il tient pendant un jour et une nuit et on voit son l'épuisement complet dans le dans lequel il est. C'est une vieille tradition parlementaire. Il y a pas c'est c'est on peut en penser ce qu'on veut mais c'est en tout cas ça n'a pas été inventé inventé récemment.

Maintenant encore une fois est-ce que ça a le même impact dans une société qui est surcouverte médiatiquement ? C'està-dire que au bout ce que j'essayé de dire tout à l'heure au bout d'un certain nombre de de monté à la tribune pour défendre des amendements de l'autre côté des télévisions, au moment du jour télévisé, les gens vont dire "Rendez-nous Jean-Pierre Perna". Allez, le théâtre, on va en parler, le vrai théâtre, celui sur lequel la scène duquelle vous êtes tous les dimanches au Lucer Cerner.

Merci messieurs, merci Elsa, Alexis Corbière, vous restez avec nous. On va regarder un premier extrait de cette déclaration d'amour à la radio mise en scène par Benoît Benoît Caré Radio Histoire d'amour. Regardez, un jour le va me dit "Écoute, au lieu de faire ta chronique sur n'importe quel sujet, quand on a un invité politique de 7h30 à 9h pour une session importante, pourquoi tu ne ferais pas son portrait ?" Le premier sujet de cette série de portrait a été George Marchet.

Monsieur George Marchet est né sous le signe astrologique des Gémeaux. Hors les Gémeaux sont un signe de gens distraits et c'est sans doute parce qu'il était distrait que monsieur Marchet s'est retrouvé travailleur volontaire chez Messer Schmitz pendant que les autres entraient dans les maquis. On le connaît depuis la communale.

Le graqu est là sur la photo à la première page du journal mais on le verra pas si tôt. Qui voilà vous racontez seul en scène une vie de radio. Les chansons les chansonniers que vous adorez les frères Jacques.

Petite hommage clin d'œil à Yvan Levaille qui a été président d'CP d'ailleurs j'en profite au passage. Bonsoir Richard Verly. Bonsoir.

Vous connaissez Richard Verly ? Philippe, mais cette évette, vous connaissez cette évette ? Et bien, c'est à cette évette qui est correspondant parisien au quotidien Suisse le temps que nous vous avons que nous avons demandé.

Et bien, un petit exercice que vous connaissez là encore très bien, votre portrait. Et bien, sacré travail Myiam que vous m'avez demandé et finalement autour d'un thème Philippe Meyer, c'est un esprit français, un esprit terriblement français. Donc vous imaginez ma surprise lorsqu'un jour il m'a appelé pour me proposer de rejoindre la bande de complices qui enregistre chaque semaine son émission en podcast, le nouvel esprit public, parce que pour moi, c'était vraiment absolument impensable de me retrouver au côté de quelqu'un qui connaît tout, qui a tout lu, qui a tout vu, qui a tout entendu.

Et la preuve, je vais vous donner un premier exemple, vous l'avez cité, c'est les frères Jacques. Moi, j'avoue que je connaissais à peine les frères Jacques. Et bien en voici un estrit et Philippe lui il connaît presque toutes les chansons.

Écoutons. Allez, allez-y, allez-y, n'hésitez pas. Le chef de le texte.

Alors dans la haine du profil Myiam, c'était la complainte mécanique. Ça correspondait assez bien à l'ambiance actuelle en France à propos de la réforme des retraites et au moment des conflits sociaux qu'on connaît. Mais Philippe Meyer, cette érudition des fois il vous la sort comme ça au débuté.

Par exemple, récemment dans une émission qu'il animait, j'ai cru bon de parler d'un ouvrage que je venais de lire sur Saint-Juste, l'archange de la terreur, un l'ouvrage tout juste publié. Et voilà que Philippe nous raconte à la manière de l'histoire de France des du Tour de France des deux enfants, l'histoire complète de la maison de Saint-Juste à Blérancour dans l'ine. Alors là, Chapeau Philippe, il connaissait même la plaque qui était sur cette maison.

Donc ça veut dire quoi ? que nous dites que un érudit de l'ancien monde est sur ce plateau ce soir. Alors effectivement Philippe Meer est tout à fait ancien monde mais ça véritable talent c'est de transcender les époques en cuisinant la France d'hier à la sauce d'aujourd'hui.

Et ça il sait formidablement bien le faire. D'ailleurs, il appelle son podcast pot de cast manière d'être un peu élitiste sans en avoir l'air. Enfin, il y a une dernière caractéristique.

J'ai parlé de l'érudition de Philippe mais il a un autre très terriblement français. Il adore les décorations. C'est au choix un maréchal d'empire ou un maréchal soviétique.

Prenez celui [rires] qui vous convient. Il les a toute et d'ailleurs quand il les reçoit, quand il les reçoit, il parle. Et écouter un de ses discours récemment, il s'adressait au président François Hollande.

Monsieur le président, je suis né le jour de Noël et feu mon père avait coutume de dire que c'était parce qu'il manquait un homme dans la crèche. Grâce à vous, maintenant je peux aussi remplacer le sapin. Alors franchement, effectivement, il ne reste plus qu'à lui tirer notre chapeau.

Vous savez, en Suisse, nous n'avons pas de décoration. Désolé Philippe, je ne peux pas vous en remettre mais à force de la de le fréquenter et d'être à côté de son talent, nous passonsnous notre temps pauvre journaliste et bien à manger notre galurin. Merci beaucoup.

Et ben quel hommage. Il y a il y a il y a un film enfin une pièce de théâtre puis qui est devenue un film qui s'appelle l'abivet habiv il y a une duchesse un peu comme ça fa folle qui est une une étrangère même riche qui a épousé le duc de Mont Lévrier et elle présente un jour un pianiste international Parmeline. Elle le présente en disant euh je vous présente l'illustre Parmeline.

Et Parmeline dit illustre. Pourquoi c'est très strict ? [rires] Voilà ma réponse.

L'esprit français. Non mais que vous incarneriez, c'està-dire l'esprit critique à la française qui se prend pas trop, c'est des histoires personnelles, je veux dire, c'est voilà, c'est un moment donné, vous êtes pas dans le dans le courant dominant pour des tas de raisons familiales, personnelles, et cetera et cetera et puis vous êtes pensionnaire par exemple très tôt et vous vous observez et vous observez ça vous l'observation vous protège d'une certaine manière en même parce que parce que dans un internat, il va toujours arriver à un mauvais coup parce que il y a un pion qui est planqué quelque part, il y a un copain qui prépare une saloperie et cetera. le fil de conducteur de de votre vie parce que vous avez tout fait, vous avez écrit, vous avez produit des émissions, vous avez fait de la sociologie, vous êtes partis au Chili, vous êtes partis au Canada, vous avez fait 60 parti au Chili parce que mes camarades de fac, vous avez fait passer les euros de l'ENAT, vous n'avez jamais passé des grands concours.

Qu'est-ce c'est quoi le le point commun, l'invariant qui raconte ? C'est les rencontres, je veux dire, je je bon, il y a il y a des rencontres qui font J'ai dit tout à l'heure, j'ai connu Michel Record, c'est pas complètement par hasard. Oui, c'était mon voisin dans la première campagne électorale qu'il l'a faite.

Mais j'étais aussi d'une famille madiste et qui était opposée à la à à la guerre d'Algérie qui était favorable à l'indépendance de l'Algérie. Donc il y a déjà ça vous pousse. Après Rocard m'a séduit parce que il parlait de la politique d'une manière qui était extrêmement différente.

Il parlait de l'aménagement du territoire, il parlait des transports, il parlait de la politique étrangère. Il parlait, ça c'est un truc moi qui m'est resté et qui j'ai essayé d'en dire un mot tout à l'heure à propos de l'importance du parlement mais du rapport entre l'État et la société civil. C'était un homme qui souhaitait l'émancipation de la société civile pendant la campagne qui beaucoup se précipit pour dire qu'ils étaient le fils spirituel de Michel Rocard dont un certain Emmanuel Macron.

Est-ce qu'il est-ce qu'il est à votre avis ? Ce sera ma dernière question. Non, il parce que justement il n'a pas ce souci de la société civile et il n'a pas non plus dans la dans la fabrication des réformes, il n'a pas la pédagogie avait Rocard qui avait fait des réformes extrêmement difficiles notamment celle de l'enseignement agricole où c'était extrêmement compliqué parce que ça mêlait des questions de laïcité à des questions de réforme de l'éducation mais il l'a faite comme il a dit en n'en parlant pas en discutant et quand il est arrivé à en parler et la grande difficulté disait-il c'est de ne pas en parler parce que les journalistes sont toujours à l'affu et si vous leur dites que vous pensez sait que telle solution est intéressante.

Il ils n'entendent pas ça. Ils pensent que vous allez la mettre en œuvre, ce qui fait que vous avez pas le temps de réfléchir. Non, sur ce plan-là, je pense que le président Macron ne peut pas passer pour un fils de moi, j'ai une carte postale de Michel Roca me disant il y a finalement il y a que toi qui puisse te dire être mon héritier.

C'est parce que j'avais racheté la maison qu'il m'avait prêté pendant des années. Recard comme passion, pas Macron. On retiendra la radio comme passion et je renvoie à votre spectacle.

Oui, comme auditeur conducteur. Oui, absolument. Vous dites même que vous auriez été obligé de travailler si la radio n'existait pas.

J'avais pas fait ça, j'aurais dû travailler. Ouais. Le lucernaire, c'est tous les dimanches, ça s'appelle ma radio amoureuse et c'est le c'est à quelle heure ?

J'en profite à 19h. On va parler à présent de cette polémique sur le congé pour les parents en deuil d'un enfant. C'est un sujet grave.

Merci Richard Verli. Elle a beau dateré de la fin de semaine cette polémique, elle ne retombe pas. Elle vire même à la crise entre majorité et gouvernement.

Les marcheurs sont en colère contre l'exécutif et même contre le président de la République. Ils refusent de porter le chapeau comme nous l'explique Stéphanie Despierres depuis la salle des quatre colonnes à l'Assemblée nationale. Oui Myiam, la journée a tournée au psychodrame dont la majorité.

Les députés sont excédés et ont plusieurs griefs. Première cible de leur colère, le président de la République lui-même, c'est très rare, voire inédit. Au moins deux députés ce matin ont pris la parole pour dire qu'ils avaient été heurtés par les déclarations d'Emmanuel Macron.

Ce weekend, le président de la République a demandé au gouvernement de faire preuve d'humanité, mais les parlementaires se sont sentis visés. Je suis très en colère, ça me touche dans mon honneur, a expliqué une députée ce matin. Un autre a accusé le président de la République de créer l'emballement. médiatique.

Deuxième cible de la colère des députés et bien c'est le gouvernement et Muriel Penico, la ministre du travail. Les députés en ont marre d'être la cible sur les réseaux sociaux, de passer pour des squeurs, pour des godillot alors qu'ils sont loyaux, disent-il. Les députés ne veulent pas endosser la responsabilité de ce fiasco, même ceux qui étaient dans l'hémicycle jeudi lors du vote, comme l'explique Jean-François Césarini de l'aile gauche de la majorité.

Je crois que les députés ont voulu un petit peu laver leur honneur et beaucoup sont montés au créneau. Je le dis d'ailleurs pas forcément l'aile gauche qui qu'on entend souvent et que je peux représenter mais des députés qui sont classiques, on va dire, qui sont plutôt en règle général assez obéissant enfin voilà et qui sont montés au créneau pour dire excusez-nous mais le bouc émissaire que ce serait que les députés en marche qui seraient inhumain qui auraient aucun sens politique qui seraiit des imbéciles un scénario qu'on accepte pas parce qu'à la fois vous nous avez dit de voter contre. Certains ont voté contre, on leur a mé conscience parce que techniquement ils trouvait que le projet était pas bon.

On a voté contre et une fois qu'on a voté contre, on ouvre la presse en disant "Ouais, c'est des cons, c'est les imbéciles, ces gens-là sont inhumains." Enfin, c'est inacceptable. Voilà les marcheurs qui mettent en cause clairement le gouvernement mais aussi leur propre chef à l'assemblée.

Une députée proche d'Édouard Philippe a même carrément mise en cause Gill Legendre, le patron des députés pour lui reprocher de n'avoir pas assez défendu ses troupes dès jeudi. En coulisse, d'autres membres de la majorité disent qu'il y a un problème de management et d'organisation au niveau du groupe. À chaque fois, on se fait avoir soupire une parlementaire aguérie.

Cette proposition de loi ne tenait pas. On aurait dû proposer autre chose. La polémique politique, c'était prévisible.

On ne fait pas de politique, on ne fait que de la technique, regrette un autre député. Bref, cette affaire du congé pour parents en deuillés crée de très fortes tensions au sein de la majorité alors qu'elle aurait besoin d'être unie au moment où commence le débat sur les retraites ici à l'Assemblée. Stéphanie Despierres depuis les quatre colonnes.

Bonsoir Bruno Ketel. Bonsoir. Vous êtes député de la République en marge de l'heure et vous ne mâchez pas vos mots hein depuis cette polémique.

On va revenir sur ce le fond du texte et sur la manière dont le gouvernement va rétropédaler à à l'intention de corriger. Mais peut-être d'abord racontez-nous ce qu'on vous a dit en circonscription sur sur cette affaire au fond de de non vote sur le congé pouril. Ça a été une rencontre samedi matin d'une personne que je connais bien sur un marché qui a connu un drame personnel et une soufflante vous avez Oui.

Mais une réelle soufflante de de désarrois de désarrois et qu'il me faut moi aussi entendre et accepter et et retraduire après dans mon expression devant vous comme j'ai pu le faire hier. Effectivement, c'est une connerie. Pardonnez-moi l'expression ce passé, j'ai employé ce terme hier.

Donc, je vais pas vous dire aujourd'hui le contraire de ce que j'ai pu dire hier, mais je voudrais aussi qu'on replace ça dans le contexte institutionnel. Les niches parlementaires dédiées aux propositions de loi des groupes parlementaires, c'est un piège à con. Je suis désolé.

On n'a pas l'ingénierie administrative et de l'exécutif qui se met en route pour accompagner le processus d'élaboration de la loi. Le groupe majoritaire, quel qu'il soit, il suit comme le laisse sur le feu les projets de loi du gouvernement auxquels il ne veut pas manquer. Et et et ces propositions de loi ne sont pas appréhendes comme on le devrait.

De même qu'on devrait être capable groupe majoritaire de travailler en amont y compris pour dire on n'est pas d'accord avec vous et on vous le signifiera en séance sur ces mêmes proposition quelque chose for l'air assez technique. Mais quand vous êtes dans l'hémicycle, vous n'y étiez pas vous personnellement mais vos collègues et qu'on touche à des sujets aussi dramatiques aussi concernant on a on n pas de réflexe politique pour se dire attention là je suis un représentant de la nation je ne suis pas forcément un député loyal à mon groupe à à la discipline de gouvernement je je me garderais bien de porter un jugement sur mes collègues qui étaient en hémicycli et qui ont voté de telle ou telle manière mais vous êtes pas vous-même un novice en politique vous étiez élu 25 député comment vous expliquez qu'est-ce qui s'est passé c'est quoi c'est le manque de sens politique non c'est l'enchaînement des événement un amendement monsieur Corbière le sait bien et je suis sûr qu'il aura l'honnêteté de le dire ça arrive et puis qui est pour qui est contre l' vie gouvernement est défavorable ben les élus de la majorité ben sans ils ont ils sont où sur leur téléphone ou sur autre chose avis défavorable ben je vote contre et puis voilà c'est comme ça que ça marche aussi il faut le dire c'est tout le système global de préparation et de aboration en amont de ces propositions de loi niche parlementaire dédié au groupe qu'il faut revoir parce que c'est une image désastreuse que l'on donne de nous-même parce qu'on apparaît effectivement comme étant inhumain. Est-ce qui n'est pas vrai ?

Faut arrêter avec ça aussi. Alors attendez celui qui a dit que vous étiez inhumain ou qui l'a suggéré c'est le président de la République luiême qui a réclamé plus d'humanité. C'est pas exactement ce qui a été reporté.

Oui, mais c'est comme ça que ça a été pris par un certain nombre de vos collègues qui n'ont pas supporté que le président puisse au fond on va corriger parce qu'on a pas mis assez d'humanité. Vous en êtes ou pas ? Ah non, moi je me garderais bien de porter euh jugement sur les propos que le président de la République peut tenir ou non.

Vous savez, j'ai l'habitude de pas croire ou de pas prendre pour intermédiaire la presse lorsque le président de la République s'exprime. Le président de la République quand il a quelque chose à nous dire directement, il y a des canaux qui sont très bien faits et il n'a pas l'habitude de tergiverser. Et en l'occurrence, c'est un message global qui ramenait tout le monde aussi un peu à une forme de raison collective.

Il y a une colère dans dans la majorité qui monte peut-être pour la première fois elle se fait entendre et parfois même vis-à-vis du président de la République, celui qui les a élus, qui les a fait si je puis dire, Alexis Corbière, ils prennent cher en ce moment les députés de la majorité. C'est justifié ou c'est trop ? parce que il faut aussi peut-être prendre en compte un certain nombre de de choses plus techniques sur les propositions de loi là, le mécano institutionnel.

Ouais. Bon, moi je je pense qu'il y a toujours une responsabilité individuelle dans ce qui a lieu, mais j'entends notamment la défense que que vous faites qui qu'il faut comprendre, c'est ce qu'on évoquait tout à l'heure en 5e République, le parlement c'est quand même que ceux qui nous regardent le comprennent bien. C'est quand même compliqué pour le Je pense que l'erreur qui est faite d'abord c'est que elle est dû à la la ministre qui donne la consigne évidemment parce que les députés de la majorité soutiennent madame Penico qui franchement ne s'est jamais illustré je veux pas la câbler par elle a souvent un discours assez froid assez confus assez techno face au problème j'ai souvenir que quand nous à l'occasion d'une niche on appelle ces journées là c'était la niche UDIS la journée où un groupe d'opposition peut augmenter ses lois nous demandions à ce que par exemple le burnout so reconnu comme une maladie professionnelle ils ont voté contre d'accord et on est dans la même continuité de un gouvernement et notamment madame Pico qui sur les questions avis sociales et du travail comment dire ne fait pas preuve d'une grande Muriel Penco à sa part de responsabilité c'est fondamental parce il y a un groupe où il y a un président de groupe qui normalement est celui qui suit pour les députés qui quand même a un temps de réflexion d'étude des différents textes et qui en quelque sorte vérifie que il y a pas là moi je veux dédoiner personne mais le député de la majorité il vient et il applique les consignes qui lui ont été données et il le fait parfois avec Certains l'empel à mon avis sont un peu ridiculisés en disant qu'on voulait même se payer il y a une députée qui a dit ce se à bon compte générité sur le entreprise qui franchement était assez déplacé.

Donc pour terminer, la critique qu'il faut porter, c'est celle de nos institutions. Je suis pour plus de pouvoir au députés et moins de de comment dirais-je de rapport transmission entre le gouvernement et les parlementaires. Et ça c'est une illustration tragique de ce que ça peut créer.

C'estd que je suis persuadé quand le RAM M cons députés en marche était pas très content de le faire mais ils le font par obéissance parce que ça fonctionne comme ça. Et on est on a le même débat sur les retraites. C'est-à-dire qu'on arrive, on vous balance un énorme texte et les députés qui soutiennent le gouvernement disent "Je le voterai quoi qu'il arrive, quel que soit ce qu'il y a dedans." Depuis hier, le gouvernement a décidé de rétropédaler en corrigeant pour désamorcer cette polémique.

D'ailleurs, polémique, c'est qui s'est invité à nouveau question gouvernement. Muriel Penico abîmé, on peut le dire dans ce débat a promis de revenir sur le texte. Édouard Philippe lui-même a fait amende honorable en reconnaissant une erreur qui n'est plus collective dans la bouche du premier ministre qui assume dit-il.

Ahed Tazir nous résume en image ce qui s'est passé dans l'hémicycle. Mesdames, Bronka généralisé à l'Assemblée, s'il vous plaît. Une ministre sous le feu d'un procès en inhumanité.

Nous vous parlions d'œil, traumatisme, vous avez répondu technique, juridique. Un député de la majorité qui vient à la rescousse du soldat pénico. Pour être un de ceux qui a vécu ce cas pour être un de ceux qui a vécu ce cas, je vous le dire.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, je vous le dire. Et un virage à 180°. Muriel Penico va finalement défendre l'amendement allongeant de 5 à 12 jours le congé qui suit le décès d'un enfant.

Pouvons réussir sur le sujet de des congés de deuil et nous traiterons le sujet des congés de 12 jours selon quelle modalité nous traiterons l'accompagnement psychologique. Le malaise aura duré 5 jours avant l'intervention du premier ministre aujourd'hui et un mé àaculpa. J'assume au nom du gouvernement l'erreur ou plus exactement ou plus exactement le caractère plus exactement le caractère difficilement compréhensible pour nos concitoyens de la position qui a été formulée.

La position qui avait été formulée, c'était le rejet jeudi dernier d'accorder une pause professionnelle plus longue au salariés dans le deuil. ici madame, quand on s'achète de la générosité à bon prix sur le dos des entreprises, c'est quand même un peu facile. Ce jour-là, un seul mot est martelé par l'opposition.

Ma honte que j'espère partager avec pas mal d'entre vous, il y a une sorte de honte ici devant ce qui est en train de se passer. J'ai honte ce matin. J'ai honte ce matin.

La honte est une cible. Muriel Penico crucifié pour cette petite phrase congé le congé c'est 100 % payé par l'entreprise. Est-ce que c'est normal que ce soit la petite entreprise qui paye 100 % ça et pas la solidarité nationale ?

Dans les couloirs de l'Assemblée aujourd'hui, il y a ceux pour qui le cas Muriel Penico pose problème. Bah elle, son poste, il est en jeu depuis un moment parce que si on devait additionner toutes les cruautés que cette femme nous a débité, euh d'ailleurs, je pense que même certains commencent à se rendre compte dans la majorité que c'est trop quoi. Bien, si maintenant elle reconnaît son tort, elle le fait sur l'injonction du président de de la République, tant mieux.

Mais tout ça fait désordre. Le crache congé d'œil est en tout cas révélateur des tensions qui agitent la majorité. et confirme que l'opposition ne va rien laisser passer.

Philippe Meer, comment vous regardez cet épisode là ? Vous disiez que certains députés avait du placent dans les narines en début d'émission. C'est ce qui s'est passé.

C'était pour faire référence à leur jeunesse dans qui manque le plus de sens politique dans cette affaire. C'est pas seulement une question de sens politique, je dirais c'est une question de on a abordé au début de de cette émission de fonctionnement du parlement. Et quand un parlement a aussi peu d'importance, il est clair que les députés peuvent parfaitement être en train de tapoter sur leur téléphone, de s'occuper d'autres choses et de se dire bah si on nous l'envoie d'en haut, c'est que ça a marché de toute façon puisque ça marche comme ça, on l'envoie d'en haut.

Ça c'est pas acceptable et moi je continue à militer députés qui d'ailleurs en mar je je veux je veux pas distribuer des bons des mauvais points à tel ou tel. Je pense que simplement l'état du Parlement et notamment l'état de l'Assemblée nationale est tel que ça mérite une réforme en faveur. Prenez cette histoire des niches.

Qu'est-ce que c'est que ça des niches ? Vous connaissez d'autres parlements dans lesquels il y a des niches ? Dans la plupart des parlements, l'assemblée est maîtresse de son ordre du jour.

Il n'y a pas une hiérarchie entre les projets de loi qui viennent du gouvernement et les propositions de loi qui viennent des députés. Ve dire c'est ça qu'il faut réformer profondément. Sure après à part ça quand le Premier ministre dit une erreur enfin un truc je suis désolé mais là il y a quelque chose qui manque de sens politique et j'allais dire de compassion pour ne pas dire de d'humanité.

C'est pas une erreur, c'est pas un machin comme il a expliqué à la fin, c'est une faute. Ce sujet-là est un sujet qu'il faut ab je dire le sujet du congé accordé aux parents qui ont perdu leur enfant est un sujet qu'il faut aborder avec crainte et tremblement. Et il faut l'aborder en se souvenant d'une chose, c'est qu'il n'y a pas de mot.

Souvent quand on est malheureux, on dit je n'ai pas de mot pour dire quelque chose. Là, il n'y a pas de mot pour dire la situation d'un père, d'une mère, d'un couple qui a perdu un enfant. C'est la raison pour laquelle on ne traite pas ça par-dessous la jambe avec des arguments techniques.

Et le comic de cette affaire, parce qu'il y a toujours un comique dans les situations les plus pénibles, c'est que celui qui a dit les choses qu'il fallait dire, c'est le patron du MEDF, monsieur Rout Bieux, qui a dit "Écoutez, tout ça concerne quelques milliers de personnes. Arrêtez, arrêtez." Et donnant évidemment ce qui a dit qu'il était prêt à à cette générosité.

Vous aurez le mot de la fin Bruno Quetel puisque cette affaire concerne la majorité, votre groupe et le gouvernement. Est-ce que c'est réparable ce qui s'est passé là ? En politique, tout est réparable si je ou est-ce que ça laissera des traces ?

Non, mais ça laissera inéluctablement des traces parce que c'est un sujet éminemment sensible. Moi, j'étais mère pendant 15 ans quand vous allez annoncer à des parents leurs enfants en garde chez la nourrice et mort de de la mort du nourrisson à l'âge de 6 mois et que vous allez chercher ces mêmes parents sur leur lieu de travail pour leur annoncer que leur enfant est décédé, je puis vous dire que c'est des moments que vous n'oubliez jamais. Donc tout ça, ce sont des drames incommensurables et et et laisser à croire euh c'est ça qui est désagréable et assez détestable finalement que les députés seraiit complètement insensible bien et animé uniquement euh par le sens de l'argent et du profit.

C'est assez dégueulasse vis-à-vis de nous. On a fait une connerie collective, elle a été reconnue par le premier ministre. Il y a le fonctionnement des institutions qui est à qui est à poser sur la table effectivement.

Il y a la question des niches parlementaires que j'ai évoqué tout à l'heure après oui institutionnelle. Oui, effectivement. Et après, il faudra effectivement que nous on travaille différemment vis-à-vis des groupes parlementaires parce que c'est pas la première fois qu'on tombe dans le piège.

Il y a eu la la proposition de loi pradier sur le handicap des enfants. Il y a eu la question sur la violence des femmes où on s'est fait doubler he pour appeler un chat un chat. Il y a eu les questions de la France insoumise qui sont parfois pertinentes sur le fond dans le cadre de leur niche et par principe on dit non.

Alors que si on travaillait en amont, on pourrait peut-être faire quelque chose ce qui les obligerait à dire parfois du bien de nous, ça leur ferait voilà, ça pourrait changer le discours et cetera respecter l'opposition, on serait les uns et les autres dans d'autres positions pour justement donner une autre image collective aux françaises, au français. Merci de cette franchise d'un mot et cette fois-ci c'est la conclusion, on tourne on tourne la page. Non non non parce que pour moi on a fait campagne là-dessus.

C'est la 5e République est à bout de souffle. Et quelque part, autant je me félicite maintenant qu' revienne là-dessus, mais c'est aussi préoccupant qu'il suffit que le président de la République s'exprime pour que d'un seul coup tous ceux qui étaient contre disent "Mais non, on est non mais c'est pas pour polémiquer mais c'est pour dire faut arrêter cette infantilisation du député qui attend la parole. Aujourd'hui c'est monsieur Macron, demain ce sera avant c'était Hollande." Il y en a marre de ça, de cette monarchie présidentielle, il faut arrêter.

Et là, je pense que c'est une réflexion pour nous quand on parle de 6e République avec plus de pouvoir au parlement et cesser ce rôle de mon pardon. Il y a aussi des monarchies. Manifestement, c'est le cas dans le mouvement en marche.

Merci beaucoup Philippe Meer d'avoir été notre grand témoin ce soir. Merci messieurs d'être passé sur le plateau d'CP. C'est la fin de ces missions.

Merci Valérie. À demain. De rien.

Oui, à demain j'espère. Soyez là. He.

Yes.