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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 8 avril 2026 26 min

Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'Enseignement, est l'invitée de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Sabrina Roubach. Merci d'être notre invité ce soir sur Franço ministre délégué auprès du ministre du travail chargé de l'enseignement de la formation professionnelle et de l'apprentissage et rattaché aussi pardon à l'éducation nationale et rattaché à l'éducation nationale. Voilà j'ai tout dit ou presque on a beaucoup de questions à vous poser mais à 19h33 vous le savez puisque vous avez l'habitude.

Maintenant c'est l'heure de notre séquence vrai ou faux avec ce soir Nicolas Carvalo. Bonsoir Nicolas. Avec le CCF en Iron, les prix du carburant devrai devrai bientôt baisser mais en attendant les prix à la pompe restent élevés.

Alors certains et bien tente de trouver des parades, des bons plans pour rouler sans dépenser trop. L'une de ces astuces est assez étonnante puisqu'elle consisterait à remplacer le carburant par de l'huile végétale. Évidemment, on a envie de savoir si ça marche.

Est-ce qu'on peut vraiment rouler pour moins cher avec de l'huile de supermarché ? Bon, en tout cas, beaucoup de gens se le demandent si on en croit le nombre de vues sur les réseaux sociaux. Euh, quasiment 1 million de vues pour cette vidéo où on voit un homme remplir son réservoir avec de l'huile végétale de grande surface, hein, on reconnaît les petites bouteilles d'huile de colza et de tournesol premier prix.

Vidéo a sorti de ce commentaire. Regardez, un automobiliste fait le plein de son diesel avec de l'huile végétale de supermarché. Ça marche vraiment mais uniquement sur les vieux diesésel.

Et la technique a été vantée partout en Europe. Je l'ai retrouvé sur des comptes tchèqu, polonais, portugais et anglais. Tout le monde va être plus malin que le système et rouler pour moins cher.

Alors, est-ce qu'on peut vraiment rouler avec de l'huile de cuisson de grande surface ? Mes collègues Lena Lacambé et Alexis Lizimac sont allés poser la question tout simplement à un garagiste. Si vous prenez un vieux une vieille citadine vraiment une 106, une Clio, quelque chose comme ça diesel, enfin ça va y avaler sans aucun problème quoi.

C'est vraiment faut faire attention bien séparer les véhicules modernes et les véhicules anciens. J'ai des gens dont je ne citerai pas le nom que je connais qui roulent à l'huile et où il y a jamais eu aucun souci. Ouais.

Voilà. Donc conseil de garagiste, ne faites pas ça avec une voiture essence, ne le faites pas avec une voiture diesel récente, mais si vous avez un très vieux véhicule diesel, pourquoi pas ? Donc c'est pas complètement n'importe quoi.

Non, surtout si on reprend l'histoire du moteur diesel. Son créateur, c'est Rudolp Diesel. C'est lui à la fin du 19e siècle, il conçoit son moteur diesel initialement pour fonctionner à l'huile végétale.

Donc l'huile de colza pour rouler, ça vient pas de nulle part. Maintenant, pourquoi est-ce qu'avec nos moteurs modernes ça ne marche plus ? Bah, j'ai posé la question à Christine Rousell.

Elle elle est docteur en mécanique énergétique, professeur à l'université d'Orléan, spécialisé dans les moteurs à combustion. A priori, c'est la bonne personne pour nous répondre. Ofel n'utilisait pas du tout le système d'injection qu'on utilise depuis 2010.

Entre autres, il y a une époque où en fait le moteur diesel, on avait une pré-chambre, d'accord, dans laquelle on injectait le carburant. Cette pré-chambre en fait permettait de d'avoir une précenflammer la chambre principale. Ça ça il reste quelques moteurs qui fonctionnent comme ça mais certainement pas le moteur de votre voiture.

L'huile elle va se pyroliser euh faire des dépôts carbone. D'accord ? Donc en fait on va encrasser notre moteur beaucoup plus rapidement.

Marqué. Voilà. Donc les mécanis ont tout compris.

Moi, un petit peu moins. Donc je vais essayer de reformuler. Les anciens moteurs avaient une pré-chambre qui permettait de protéger le moteur.

Aujourd'hui, nos moteurs n'ont plus cette préchare. Donc vu que l'huile n'a pas la même consistance que le diesel, notre moteur moderne va s'encrasser plus s'encrasser plus rapidement. Donc pour quelques euros d'économie sur le carburant, vous risquez de payer beaucoup plus cher en réparation.

En fait ça ça coûte, je viens de regarder 3 € le litre. J'ai vu moins sur les réseaux. Peut-être que je me fourners prix mais dans les premiers prix.

Ouais. Donc il faudrait que l'essence monte encore un petit peu pour ça mais si je comprends bien si on comprend bien Nicolas ça veut dire que si j'ai une vieille voiture au diesel je peux rouler avec de de l'huile végétale. C'est possible.

Beaucoup l'ont fait dans les années 90000. D'ailleurs, des reportages de France Télévision ont suivi plusieurs automobilistes qui recyclaient les huiles de friture usagé des fast food et des brasseries pour remplir leur réservoir et rouler à moindre coût. Sauf que premier problème niveau environnemental, c'est pire que le diesel en terme d'émission et en plus c'est interdit par la loi tout simplement car ça ne figure pas dans la liste ça ne figure pas dans la liste des carburants autorisés par le code des douanes.

Donc les assurances peuvent ne pas vous rembourser en cas d'accident grav. Donc rouler avec de l'huile végétale, c'est pas très bon pour l'environnement. C'est pas autorisé et c'est pas très sûr pour le moteur.

Voilà, donc on vous le recommande pas et en plus effectivement c'est interdit. Merci beaucoup Nicolas Carvalo. Le rendez-vous hebdomadaire avec toute l'équipe de vrai ou faux.

L'émission c'est le samedi à midi. Le rendez-vous est pris. Le rendez-vous est rappelé.

Je vous ai vu beaucoup réagir à cette chronique. Oui oui oui. Je je me je disais je me rappelais d'un tournage en 2002 où on suivait euh on faisait un documentaire sur la la campagne de François Bairou en 2002 avec le bus au Colza.

Donc c'est pour ça que je savais que c'était vrai puisque j'avais il a pu faire le Tour de France quand même. Et absolument il a fait un Tour de France. Il fallait se changer quand on sortait du bus quand même.

Alors Sabrina Arouch, vous êtes ministre délégué auprès du ministre du travail, je l'ai dit, chargé de l'enseignement de la formation professionnelle, rattaché au ministère de l'éducation. J'ai bien compris, vous êtes aussi conseillère régionale en Provence Alpe Côte d'Azur, macroniste de la première heure. Vous êtes revenu au gouvernement lors du dernier remaniement.

Vous aviez été précédemment secrétaire d'État chargé à la ville et à la citoyenneté. Sabrina Robach, les Français en particulier les plus modestes souffrent beaucoup de l'augmentation des prix du carburant en conséquence évidemment de la de la crise pétrolière liée à la guerre au Moyen-Orient. Quel que soit l'issue du cess le feu dont on a beaucoup disséqué ce soir, le fait qu'il était très fragile, on sait qu'il faudra du temps de toutes les manières pour que les prix reviennent à ce qu'ils étaient avant la guerre.

Le gouvernement a choisi pour le moment d'aider de manière très ciblée et très ponctuelle trois professions, les agriculteurs, les pêcheurs et et les transporteurs routiers. Pour les autres, on ne fait rien. Alors, c'est pas pour les autres, on ne fait rien.

On va je trouve que c'est un peu trop facile de faire encore une fois le procès au gouvernement, de ne pas sortir le carnet de chèque là où les mêmes nous avaient attaqué sur le quoi qu'il l'on coûte. Voilà. Donc quand on dit on fait des mesures ciblées, ça ne va pas.

Alors que je pense que c'est exactement ce qu'il faut faire parce que moi je je parle de quoi qu'il nous en coûte. Vous savez quand on fait des mesures ciblées, là on parle de 70 millions d'euros pour vous l'avez dit notamment les pêcheurs, nos agriculteurs, les les routiers donc qui roulent beaucoup et qui transportent donc les les biens et les marchandises. Donc je pense que un mesure ciblée c'est une mesure raisonnable et responsable et on peut pas venir nous refaire le procès là où on nous avait attaqué sur le quoi qu'il coûte quand on a mis donc sur le chômage technique des milliards sur le fait de pouvoir on avait les PGE rappelez-vous les prégs garanties par l'État les mêmes qui maintenant quel que soit le bord hein de l'assemblée du RN à LFI les mêmes qui sont venus nous attaquer sur notre quoi qu'il en coûte et sur les mesures d'exception qui avaient été prises pendant la crise COVID COVID, les mêmes maintenant reviennent vous vous voir avec des mesures.

Je les ai vu 12 milliards sur la TVA. Est-ce que c'est raisonnable de dire dans le moment où nous sommes notamment de guerre de crise, est-ce que c'est raisonnable de dire tous les Français, quel que soit leur revenus, doivent avoir exactement les mêmes baisses concernant leurs achats ? Non, pense que cibl c'est bien aller sans aller dans le quoi qu'il en coûte, est-ce qu'il faut pas élargir un peu la cible ? onirmières libéral à domicile tous ceux qui roulent beaucoup.

Moi, vous voyez, j'ai eu une euh vous savez, elle est VRP, donc elle est souvent sur la route. Ben ces métiers-là euh de commerce, on va dire, de euh sont euh sont impactés. Mais là, vous l'avez vu, le la trêve a été acceptée.

La trêve donc Oman a joué un rôle fondamental aussi. Et donc ça voudrait dire que le détroit d'ormous devrait être devrait c'est dire que globalement le gouvernement espère une baisse de 10 à 20 centimes qui soit dans les 10 jours. Sauf que l'annonce amorcer des ce weekend amorcer de ce weekend sauf si les informations sur le D3 d'Ormous sont différentes et que finalement ce qui se passe au Liban a modifié la position des Iraniens.

Un média un média d'état iranien indique ce soir que les gardiens de la révolution a décidé de refermer le D3 en réaction au bombardement israélien aujourd'hui au Liban. Donc on parle donc d'une situation extrêmement précaire et puis les spécialistes qu'on avait on avait sur le plateau il y a quelques minutes nous rappelaient aussi combien même si le D3 d'Ormouse était débloqué là dans les dans les jours qui viennent ça prendra des mois voir des années à à rétablir une une production périolè attention on a pas de problème de volume. Encore une fois nous n'avons pas de problème de volume.

On a un problème d'acheminement et pas de volume. Donc ça veut dire qu'on produit suffisamment et que le vrai sujet c'est l'approvisionnement. Bah pour l'instant mais si ça dure si ça dure plusieurs semaines, on finira par avoir mais on sait le faire.

On est la 6e puissance mondiale, on est la France, on sait faire ça. Le premier ministre a parlé par exemple de réouvrir pendant le weekend, de pouvoir acheminer pendant le weekend pour que toutes les stations services soient approvisionnées. C'est c'est important.

Enfin, j'ai j'ai l'impression parfois quand j'entends je vais vous dire la vérité, certains commentateurs ça enfin j'ai l'impression que eux ils ne sont vraiment pas dans la vraie vie. On est en France, il me semble pas avoir vu toutes les stations de France fermées, quelques-unes sont fermées et je les ai vu. C'est aussi celles qui baissent, c'estàdire notamment les totals qui ont celles qui ont les prix plus bas et donc qui sont prises d'assaut par les c'est normal, par leurs clients, c'est encore une fois normal et c'est un un problème de réapprovisionnement.

C'est pas un problème. Ouiou oui pour l'instant juste pour revenir sur les aides parce qu'on est passé rapidement dessus les infirmières, les aides à domicile, toutes ces professions qui souffr également. Quand est-ce qu'il va y avoir des annonces et quelles seront-elles ?

Parce que quand estce moi je pense que là il faut laisser quand même la diplomatie continue à avancer. Vous voyez bien que par la diplomatie, on arrive à obtenir Ah donc le gouvernement continue de temporiser et de de gagner du temps. Chercher à gagner du temps.

Non pas chercher du temps parce que quand vous êtes aux responsabilités vous êtes il y a responsabilité. Gagner du temps, ça veut rien dire en langage en langage politique puisque là on parle du quotidien des français. Quand vous touchez à la voiture et vous touchez à la pompe, vous savez, moi je vais faire mon plein d'essence, j'y suis allée ce weekend, j'ai vu le chiffre, je vais pas vous dire dans quelle station je suis allée et on était déjà à 2,59 € et d'autres à 2,70 €.

Donc moi aussi je sais exactement ce que ça signifie de mettre son plein. La réalité c'est que je ne crois pas vraiment que ce soit utile et bien pour nous pour euh pour les Français de tout le temps mettre euh comment dire d'affoler tout le monde alors que on n' pas de problème de volume. On est quand même enfin vous le voyez, il y a encore des embouteillages un peu partout.

Donc ça veut dire que les Français globalement arrivent à prendre leur à prendre leur voiture. De l'autre côté, les métiers d'aide à la personne parce que là vous avez parlé des métiers d' d'aide à la personne qui sont fondamentaux vitaux. C'est-à-dire que là on parle de de en province dans les absolument en ruralité en ruralité notamment.

On on sait le faire pour les agriculteurs. Regardez, on l'a fait pour les pêcheurs, pour les routiers. Et au fur et à mesure que les jours passent, l'exécutif que nous sommes, on sait parfaitement s'adapter à la conjoncture.

Vous oubliez de parler toujours de conjoncture. On sait gérer les conjonctures. Vous savez pour le Covid pareil, je reviens souvent sur le Covid parce m'avait marqué.

On nous avait dit que tout allait s'effondrer. Est-ce que vous avez l'impression que notre pays s'est effondré ? Non. parce qu'on a créé de la dette parce que le Covid c'était un choix politique.

C'était un choix politique de dire on sauve tout le monde au même niveau. Et là maintenant, quand le gouvernement dit "Non, on va faire des aides ciblées au cas par cas, au jour le jour, on sait parfaitement s'adapter et je crois sincèrement qu'il est toujours bon de rappeler que la responsabilité justement quand vous êtes un homme, une femme politique et notamment un ministre, un premier ministre, c'est important de dire de ne pas s'affoler que les le volumes non mais que les volumes." Non, mais si on produisait pas assez de baril, je vous dirais oui, vous avez raison, il faut commencer à paniquer.

C'est pas le cas. On parle d'approvisionnement, donc on va savoir mettre des on va dire des routes peut-être détournées pour pouvoir si jamais ça dure de pouvoir peut-être s'en extraire, de pouvoir imaginer d'autres d'autres dialogues avec nos partenaires notamment au Moyen-Orient. Mais voilà, donc je pense que raisonnablement on peut on peut espérer dans les 10 jours qui arrivent vraiment un retour à peu près à la normale.

Le Premier ministre espère une baisse très très rapide et alors il a dit le gouvernement y veillera. Mais alors, comment est-ce que le gouvernement peut veiller à ce que la baisse, si elle se confirme, soit répercutée ? Euh les prix sont libres à priori euh ben les contrôles, les contrôles, mettre ben euh excusez-moi, mais mettre peut-être les distributeurs, on sait le faire. le le vous pouvez pas contrôler les prix contrô vous pouvez non vous pouvez pas contrôler les prix mais en revanche vous pouvez réunir les distributeurs et il me semble que le ministre Papin le ministre des PME le fait il va il disait je vais réunir les les distributeurs pour passer le bon message.

Il ne faut pas et là vous voyez c'est c'est la la femme engagée que je suis c'est même plus la ministre qui vous parle ne faut pas qu'il y ait des faits d'oben. C'est ça en fait de quoi vous me parlez. Je je très bien je vois très bien où vous voulez en venir.

On parle des effets d'oben. Il n'y aura pas d'argent fait sur le dos des Français sur quelque chose sur quelque chose qui est encore une fois très important notre voiture et après vous savez ça nous ramène quand même à l'électrification de la France à notre autonomie à notre indépendance et justement de plus dépendre à à très moyen terme des énergies les bénéfices exceptionnels de total on fait quoi ? On les taxe.

Bah alors les lesquels de quel desquels vous parlez ? ceux qui avaient été fait à l'époque. Non non, c'est le mois dernier un milliard de de bénéfices après le financing si à chaque fois.

Et puis il y a tout ce débat, il y a plusieurs pays européens qui réclament aujourd'hui à la commission une taxe exceptionnelle sur les sur les ét aux discussions que regarder si c'est un effet ponctuel ponctuel dû à une crise donnée dans un temps très circonscrit. Vous voyez la la guerre, ça ça dure selon moi beaucoup trop longtemps, mais on est à maintenant un peu plus d'un mois. Euh si ça dure, regardez l'Europe, les pays européens s'en sont emparés et les Français vont devoir se mettre de toute manière à la table des discussions et regarder parce que vous dites les euh Total bien sûr a fait 1 milliard et demi de euh de bénéfices bon de résultats.

C'est quand même une société aussi qui investit et qui investit aussi dans le renouvellement des énergies et qui enfin qui crée aussi de la richesse de son côté. Donc on peut pas à chaque fois qu'il y a une société qui fait plus de chiffres dire "Hop bim il faut vite la taxer. C'est pas comme ça que ça marche non plus dans l'entrepreneuriat et heureusement qu'on a encore de grands leaders mondiaux notamment, ce qui nous permet nous d'être autonome notamment sur la distribution d'énergie.

Avant d'arriver à la politique, euh vous avez été vous avez dit tout à l'heure que vous étiez rattaché également à l'enseignement supérieur non à l'éducation l'éducation nationale pardon. On a un peu l'impression que les gens du gouvernement là ils laissent ils attendent que ça se passe et qu'ils ont plus le temps de faire quelque chose et qu'ils ont pas de projet et que de toute façon c'est ce sont des mois pas très utiles. Est-ce que vous vous avez un calendrier ?

Est-ce qu'il y a deux choses quand même auxquelles vous êtes attaché ou sur lesquelles vous travaillez pour pas qu'on pas que jusqu'à 2027 ce soit des mois drôle de sensation. Drôle de sensation. Vous savez je fais partie de celle quand donc j'ai accepté quand le président de la République me demande de revenir au gouvernement sur ce portefeuille.

Je laisse ben les j'ai j'ai créé une boîte. Donc je vous laissez une partie quand même de votre vie parce que je prends l'engagement politique pour quelque chose qui est utile aux autres. Ma première interview dans la province et ça pas dû ça n'a pas dû vous échapper.

J'avais dit j'ai 14 mois pour être utile au français. Chaque jour qui passe, Chaque jour qui passe, j'ai une feuille de route, j'ai fait un diagnostic de tout ce qu'il resté à faire, tout ce qui avait été fait notamment sur l'apprentissage. Vous ne passez pas de 300000 à 1 million d'apprentis en un claquement de doigts.

Il a fallu à peu près 10 ans de politique publique. La réforme du lycée professionnel, on parle aussi de la formation professionnelle, on parle du CPF, on parle de tous ces sujets pareil encore une fois qui sont dans les le quotidien des Français. Les administrations sont mobilisées.

Un ministre, c'est quoi ? C'est un ministre qui dirige ces administrations, qui déroule une feuille de route et qui tous les jours fait des points pour dire est-ce que ce sujet avancé ? J'ai un sujet qui me tient à cœur.

Regardez les enfants de la ZU. L'enfant de la Zu c'est 97 % sociale à l'enfant précisé avec plusieurs livres notamment de Claude Ardite qui ont expliqué l'état de baquet d'ailleurs qui a travaillé à Marseille et qui état du désarroi absolu du manque de moyens et du abandonne complètement ces pauvres enfants. Je suis ma reine d'une association parce que vous savez l'engagement il est pas que politique.

Alors justement sur parce que ça c'est très intéressant l'associale à l'enfance vous avez 97 % des enfants de la qui sont en pro. Si c'est un choix, on les accompagne et on fait en sorte, vous savez, c'est une formation, un métier, un avenir. Ça, c'est mon mantra.

Ça c'est ce pourquoi je me suis toujours engagée. Al en gros, vous considérez qu'on ne peut pas les envoyer systématiquement professionnel si c'est pas leur choix. Si c'est pas leur choix.

Exactement. Je parle de choix. Je trouve que déjà la vie leur a imposé beaucoup de choses.

La vie leur a imposé beaucoup trop de choses. On les fait beaucoup trop souffrir parce qu'il y a des gens un jour qui ont décidé d'avoir des enfants et de les abandonner parce que c'est ça les enfants de la zef. Et de l'autre côté, on va leur dire en plus sur l'école sur donc l'école sur leur formation sur leur avenir en plus ils ont encore un choix imposé.

Et ben moi je dis j'ai des places en internat, j'ai 20 % de places en internat donc ils sont scolaires sur les 40000 places. D'accord. J'étais avec la la directrice générale de l'enseignement scolaire, la DGESCO qu'on appelle communément, qui est aussi l'une des des administrations dont je dispose dans mon ministère en disant "Mais moi, je parlais hier du d'une petite que je suis notamment à Marseille, ben l'internat est une bonne alternative pour les enfants de la Zu plutôt que de les laisser en foyer sur des parcours professionnels et quand ça concerne le CFA, donc voyez les centres des apprentis, le lycée pro, le BTS, c'est sur mon périmètre et il faut donner la possibilité de choisir son avenir.

Nathalie Saintric, on est en France, on a le droit maintenant, on a le droit, on a la possibilité grâce au CPF, le compte personnel de formation 40 millions de comptes, on a la possibilité de sa formation initiale à pouvoir se former, avoir des diplômes toute notre vie. Vous trouvez pas ça formidable ? Et du coup, on a on est obligé de lutter contre la fraute sociale.

Ce n'est pas de notre faute à toutes les trois autour du du plateau. S'il y a des gens malhonnêtes et qui ont détourner un système, chaque euro voler voler au français, c'est 1 € de moins que je peux mettre notamment sur les enfants de la Z. Et sur ma feuille de route, j'ai aussi les outresemes.

Les outresemes, c'est très important parce que en terme de mobilité pour les formations, on peut en parler et c'est ça fait partie des grands champ enfin des chantiers que j'ai lancé. Est-ce que vous considérez qu'il faut réformer la On parle beaucoup de jeunes qui font des formations qui sont un peu disons qui leur plaisent mais qui sont pas forcément en mesure de trouver un travail après et il y a un certain nombre d'entreprises qui donent pas de déboucher sur voilà je vais pas faire la caricature de la licence de sociologie. Ah ça c'est pas chez moi.

C'est c'est le Pen en disant en gros est-ce qu'il y a non concordance de l'offre à la demande et est-ce qu'il faudrait pas être plus pragmatique en orientant les jeunes les enfants au lieu de leur laisser vous donner un chiffre alors excellente juste je la proposition de Marine Le Pen c'est de dire un étudiant en sociologie coûte 17000 € par an moi je l'enlève de la sociologie je le mets en entreprise l'entreprise voilà va le va le former les 17000 € je donne une partie pour l'entreprise une autre partie en indemnisation pour l'étudiant. Voilà, pour encourager ces ces ces ces jeunes qui s'éterniseraient à l'université à aller dans le monde entre sujet différents si vous me le permettez. Première première question, vous savez combien nous avons de lycées professionnel de lycéen pro 6500 lycéens pro qui représentent 1/3 de tous nos lycéens 2100 lycées pro.

Donc vous voyez c'est on est quand même sur un maillage du territoire on va dire assez global 1/3 de nos lycéens sont en pro. Donc ça veut dire que le lycée professionnel parce qu'il y a eu des réformes avant moi, Carole Grandjan qui a porté la réforme du lycée professionnel, on a eu avant ça Jean-Michel Blanquer 2018 qui a amorcé sous l'impulsion du président de la République. Rappelez-vous celui qui parlait d'apprentissage, c'est bien le président de la République.

Et je me rappelle et je me rappelle des discussions notamment avec le RN qui n'étaient pas d'accord et qui ne votaient pas ce type de budget. Donc je réponds une mais cette proposition c'est n'importe quoi ou pourquoi pas ? Mais ça veut mais enfin ça c'est enfin ça veut rien en fait ça veut rien dire.

Je parle de laisser le choix de laisser le choix à ceux qui ont qui ont envie de poursuivre, d'accord ? Qui ont qui sont faits pour les études et qui ont envie de faire des études. Laisser la possibilité de faire de choisir son avenir, une formation encore une fois un métier, un avenir.

De l'autre côté sur le lycée professionnel, quel est l'intérêt du lycée professionnel ? La première barrière, l'intérêt est quelles sont les barrières ? En CFA, j'ai un neveu en CFA.

Qui j'ai dû convaincre ? Ma petite sœur pour lui dire le petit, il faut qu'il aille en CFA, il doit aller apprendre un métier parce que c'est ce qu'il a envie de faire. Donc c'est de laisser la possibilité à ceux qui ont envie d'aller rapidement dans l'emploi parce qu'on parle de ça en réalité, on parle de ceux qui veulent arriver vite sur le marché du travail et de dire ils font un CFA, ouais, après ils font un lycée pro et après s'ils veulent aller en BTS, super parce que vous savez un gamin qui sort de donc c'est plus un gamin mais moi je les appelle encore des gamins qui sort de BTS, il a c'est 7/ 10 qui sont en emploi dans les 6 mois, c'est pas rien parce que vous savez vous connaissez cette critique de qui consiste à dire moi les ministres ils disent c'est super la formation professionnelle mais quand on propose à leurs enfants ils disent surtout pas fil est en l je vais vous dire mon neveu est en CFA ma fille est en général elle elle a plutôt une tendance à vouloir travailler enfin elle aime bien l'école et puis ça marche bien elle y va j'ai laissé la possibilité mon neveu n'était pas fait pour les études on est allé en CFA on a cherché avec ma sœur un CFA et on lui a trouvé la bonne formation je je vais je vous réponds moi moi vous savez j'ai pas fait de grandes études moi j'ai été formée j'ai appris mon métier du cinéma de la production sur les tournages.

On m'a transmis un métier, on m'a appris mais vous savez qu'à mon époque il y avait pas de enfin à part la fémin tu quand tu étais de Marseille, tu venais d'un quartier que tes parents n'avaient pas les moyens. La fémie c'était pas directement fléché. C la grande école de cinéma parisien.

Absolument. Donc vous imaginez d'où je pars ? Enfin, vous parlez de quelqu'un qui a été formé, une enfant de la balle qui a été formé sur les plateaux de tournage.

Donc comment enfin comment vous pouvez imaginer que moi je puisse dire celui qui a envie de faire de la sociologie parce que je ne veux pas non plus qu'on fasse le procès aux enfants qui vont par exemple en master droit de l'homme l'autre fois on en parlait avec le ministre Édouard Jeffrey. Bon de toute façon vous remettez pas en cause le collège unique. Mais mais je moi ce que je remets le tron commun en fait d'enseignement qu'on a jusqu'à la trè Oui.

Et la réalité c'est que regardez notamment sur le brevet, on a dit maintenant le brevet on va il va il va falloir travailler un peu plus pour avoir son brevet. Vous savez là où vous élevez l'exigence, vous élevez le niveau et vous nivelez tout par le haut. Moi je ne suis pas pour un nivellement par le bas.

Et la réalité c'est que la réindustrialisation de notre pays permet une chose formidable, c'est d'attirer au maximum ces jeunes qui sont en pro. Je vais travailler par exemple sur les intitulés de diplôme. Je lance le Conseil national de la refondation des intitulés de diplôme en lycée pro.

Vous savez pourquoi ? Et en fait, ça sert à quoi ça ? C'est pas une Ben ça sert en fait non pas du tout.

Ben vous savez quoi ? Je vous invite à regarder les intitulés diplômes. Si vous arrivez à à attirer des jeunes et leur famille si et leur famille sur certains secteurs qui sont en tension sur lesquels les entreprises ont besoin de main d'œuvre.

Bon courage à vous Nathalie Zincr parce que là je vous emmène avec moi et on verra. Donc la réalité c'est qu'il faut de la lisibilité, de l'employabilité pas finir sans politique et on a et on c'est très important c'est de la politique mais oui la politique mais disons qu'il y a une politique une autre échéance en 2027 il faut faire quoi vous qui êtes dans le gouvernement vous qui êtes dans une majorité qui faite de briquets de broc avec personne qui est d'accordés entre Gabriel Gérald d'Armana mais c'est pas dire qu'on marche on marche sur les candidats et vous pensez qu'il faut quoi quelqu'un au centre une primaire faut aller vite mais il faut rien je je suis très réfractaire à une primaire Pour une raison simple, j'en ai beaucoup filmé dans ma vie et ce que j'ai retenu des primaires enfin en étant de l'autre côté de la caméra, c'est que ça laisse des traces et que les traces elles s'effacent pas après. Donc je suis plutôt, vous savez, moi je me suis engagé avec le président de la République en 2016, j'ai pas fait de primaire et un jour, j'ai rencontré quelqu'un à Marseille.

Non non mais c'est important une personnalité qui émerge et qui un jour arrive à embarquer tout le monde. C'est ça. Là, il y en a une qui qui vous semble dans le paysage.

Il y avait quelqu'un qui émerge là pour vous ou vous attendez le nouveau Macron comme on attend le Messie ? Je sais pas. Non, c'est les questions de sont pénibles.

Non, la réalité c'est que je je suis très vous me connaissez, je suis très honnête, sincère et je sais pas faire autrement que parler avec mon cœur. J'avais dit j'ai démarre avec le président de la République et j'éteindrai la lumière avec lui. Ça par contre, ça c'est ce que je sais.

Ça c'est une certitude. Ce que je ne sais pas pour l'instant c'est où est-ce que je dans le paysage que l'on voit quelqu'un qui va provoquer chez les Français la même émotion que le président de la République avait provoqué en 2016 en embarquant tout le monde avec lui alors qu'il partait dans les sondages et rappelez-vous bien très très bas. Moi je me rappelle quand je l'ai rencontré à Marseille en novembre 2016, il était à 6 % des intentions de vote.

Donc la réalité c'est que tu il faut qu'on essaie enfin pas moi, mais tous ceux qui ont envie d'y aller. C'est quoi l'histoire que tu racontes au français ? Où c'est que tu veux les emmener ?

Qui la raconte ? Merci beaucoup. Et qui la raconte ?

Grande question. Qui a envie de la raconter ? Merci beaucoup.

Bonne soirée sur France Info. On est en retard. Pardon.

Pardon. Yeah.

Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'Enseignement, est l'invitée de "Tout est politique" — Sabrina Agresti Roubache · Pourquijevote