Législatives : J-3 avant le second tour - C à Vous - 04/07/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce jeudi 4 juillet avec toute l'équipe.
Emilie est de retour. Salut à tous les 5. Mohamed, votre story? - M.Bouhafsi: Plus de 80 candidats RN créent la controverse à quelques heures du 2d tour.
Des candidats ont tenu des propos racistes, xénophobes et antisémites. Une candidate a même organisé une prise d'otages en 1995. - A.-E.Lemoine: On en parlera avec C.Sapin, spécialiste du RN, qui nous dira à quel point ces candidatures embarrassent ou non le RN.
Emilie? - E.Tran Nguyen: La France est-elle capable de faire une grande coalition?
La gauche peut-elle travailler avec la droite? C'est ce que souhaitent certains, comme E.Macron, s'il n'y avait pas de majorité dimanche. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Comme chaque soir, je suis à la pointe de l'actualité.
Ce soir, je vous parle de la dissolution de 1830. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Deutsch.
C'est un exemple qui va certainement interpeller notre invité. - P.Cohen: C'est fait pour ça. - A.-E.Lemoine: B.Le Maire est avec nous.
Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Lorrain? - L.Sénéchal: Un ouragan gigantesque menace le Mexique.
Il a déjà fait 7 morts dans les Antilles. - P.Lescure: Je vais vous parler d'un endroit qui ressemble à la Louisiane, à l'Italie et qui est joli.
On célèbre ce soir les 50 ans de cette chanson et de l'album de Nino Ferrer qui avait marqué en 1974. - A.-E.Lemoine: Un autre anniversaire après 20h, les 25 ans de "Lolita", le tube d'Alizée qui avait à l'époque 16 ans.
Elle sera notre invitée tout à l'heure, aux côtés de B.Lecaplain, qui est à l'affiche d'un formidable film qui s'appelle "Belle enfant". On vous présente aussi un duo attachant.
Ce sont des stars des réseaux sociaux, Golo et Ritchie. Le dîner est préparé ce soir par E.Rouable.
Il est aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Bonsoir.
Ce soir, un plat à l'image du pays, puisque nous sommes dans les choux. - E.Rouable: Ce matin, ces choux étaient encore dans la terre, et bientôt, ils seront dans l'assiette. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'édito de P.Cohen.
Ce soir, vous vouliez célébrer l'anniversaire d'une autre dissolutio - P.Cohen: Celle de juillet 1830 qui se retourna contre son initiateur plus fortement que celle de J.Chirac en 97, plus violemment que celle d'E.Macron en 2024.
Il y a 2 siècles, le monarque fut jeté en bas du trône. On parle de Charles X et de la révolution de juillet. 3 jours d'insurrection après une dissolution malheureuse dans un Paris écrasé de chaleur.
Juillet, en France, c'est un mois à révolution. - A.-E.Lemoine: Le peuple de Paris était dans la rue? - P.Cohen: Oui, en partie.
Ce roi rêve de rétablir l'Ancien Régime. Il décide de dissoudre une Chambre des députés qui lui est rétive et qui a voté une sorte de motion de censure contre son gouvernement. Que font les électeurs?
Ils élisent une majorité encore plus libérale avec encore plus d'opposants. En réponse, que fait Charles X 3 semaines plus tard? Il prononce une 2e dissolution, mais en rétrécissant le corps électoral et en soumettant la presse à autorisation.
C'en est trop. A.Thiers en appelle à la force populaire.
Les premières barricades sont dressées. Les jeunes gens des écoles se mêlent aux ouvriers typographes et aux gardes nationaux. Tous chantent "La Marseillaise" et brandissent le drapeau tricolore, interdit depuis 1815.
Ils n'auront que la fin de la Restauration, remplacée par la Monarchie de juillet. Charles X abdique le 9 août. C'est une dissolution suicidaire qui aura mis fin en France au règne des Bourbons. - A.-E.Lemoine: Que reste-t-il de ces 3 glorieuses? - P.Cohen: D'abord, un chef-d'oeuvre de la peinture que l'on voit ici, "La Liberté guidant le peuple", avec cette femme au sein nu, bonnet phrygien et drapeau à la main.
Ce n'était pas du tout l'intention d'Eugène Delacroix qui était plutôt bonapartiste. A droite, un jeune garçon qui tient 2 pistolets. Il a inspiré à V.Hugo le personnage de Gavroche.
Il a illustré nos billets de 100 francs pendant 15 ans. Il nous reste aussi un monument de 50 m place de la Bastille, cette colonne de juillet érigée en souvenir des 3 glorieuses avec les noms des victimes gravés sur la colonne. On a aussi une rue et une station de métro, Vanneau.
C'est au printemps 1830, que Charles X avait lancé la conquête de l'Algérie pour redorer son blason. Il nous reste en France un adage et un alinéa de notre Constitution qui ont été inspirés par ces événements. "Dissolution sur dissolution ne vaut", A été traduit dans l'article 12 qui dit qu'on ne peut pas dissoudre 2 fois de suite.
Le président de la République ne peut plus dissoudre avant juin 2025 parce qu'il y a 200 ans, Charles X a fait n'importe quoi. Une dissolution ratée peut entraîner une guerre civile, un changement de régime et un changement de monarque. Je ne sais pas comment nous sortirons de la crise actuelle, mais je me demande, B.Le Maire, si vous y songez aujourd'hui au risque de crise institutionnelle ou de crise de régime?
Nous sommes au seuil d'une alternance radicale comme jamais dans notre histoire récente d'une paralysie politique. Dans les 2 cas, c'est un saut dans l'inconnu et la perspective du chaos. - B.Le Maire: D'abord, merci pour la leçon d'histoire.
C'est passionnant et ça fait toujours du bien de se plonger dans l'histoire de France. J'ai toujours cru que l'histoire ne se renouvelait pas, qu'elle se réinventait et que c'était à nous de l'inventer. Je crois aussi avoir averti qu'une dissolution étant un geste politique fort, elle peut toujours entraîner une crise de régime.
Je le dis depuis plusieurs mois, plusieurs années. Je l'ai dit il y a plusieurs jours. A nous de faire en sorte que cette dissolution se solde par un choix le plus clair possible de nos compatriotes qui permet ensuite à un gouvernement de se mettre en place et au président de la République de choisir un Premier ministre et à la France d'avoir un gouvernement.
Je le redis. Une dissolution peut toujours entraîner une crise de régime. Nous le savons. - A.-E.Lemoine: Une explosion, un chaos? - B.Le Maire: La crise de régime n'est pas souhaitable pour le pays.
Nous nous sommes sur des bons rails et nous avons de bons résultats économiques. Nous n'avons pas de temps à perdre dans le bruit et la fureur. Notre histoire, vous l'avez rappelée avec 1830, est souvent faite dans le bruit et la fureur.
Si, au début du XXIe siècle, on pouvait le faire dans le dialogue et la concorde, ce serait préférable. - A.-E.Lemoine: Une dissolution qui a pris tout le monde de court, vous y compris, sauf peut-être un homme, le père du président de la République qui a expliqué à la presse régionale que son fils l'avait prévenu de son idée il y a 2 mois, considérant l'Assemblée ingouvernable L'annoncer à sa famille avant de l'annoncer à ses ministres, ça vous semble normal, un processus de réflexion? - B.Le Maire: C'est une décision du président de la République seul.
Ce n'est pas une décision qui a été prise en consultant le ministre de l'Economie. Je peux vous le confirmer. C'est sa prérogative.
Nous sommes à 3 jours du second tour, qui sera décisif. Ce sera probablement l'élection la plus importante depuis 1958. Elle peut conduire à une crise de régime ou à une clarification.
Faisons en sorte qu'elle mène à une clarification. - A.-E.Lemoine: Un second tour qui se mène dans des conditions tendues.
P.Thevenot a été victime d'une agression lors d'un collage d'affiches. 3 mineurs et un majeur ont été interpellés.
G.Attal s'est déplacé aujourd'hui pour la soutenir. - J'ai entendu des gros bruits.
Je me suis dit que c'était sûrement une agression assez forte. - Ce conseiller municipal a filmé depuis son balcon la fuite des agresseurs. - D'un seul coup, il y a eu des cris de femmes.
Il y avait entre 25 et 30 personnes qui agressaient mes collègues. C'était violent. Ils n'hésitaient pas à taper dans tous les sens. - A.-E.Lemoine: En Isère, O.Véran a dénoncé l'agression d'un élu local qui collait des affiches pour sa campagne.
Une candidate RN a également été prise à partie par un commerçant sur un marché. Vous redoutez cette violence, compte tenu du climat actuel en France? - B.Le Maire: Je la redoute et je la dénonce depuis des années. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ça peut s'aggraver dimanche après les résultats? - B.Le Maire: Ceux qui veulent avoir voix au chapitre mettent leur voix dans les urnes.
C'est comme ça que ça marche en démocratie. Cela remonte à très loin, ce débordement de la parole politique, ce débordement de la parole où toute violence devient autorisée, où on peut jouer avec la tête d'un ministre sur un ballon de foot comme s'il avait été décapité...
On dit que le président de la République va finir comme le président Kennedy, avec une balle dans la tête. A force d'employer des mots violents, les actes deviennent violents. J'appelle chacun à revenir au calme.
J'appelle à des sanctions exemplaires en période électorale contre toute personne qui fait preuve de menaces physiques ou de violences contre des candidats en campagne. Je souhaite que le climat s'apaise et que les Français puissent voter sereinement. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous dites à un électeur de la majorité qui aurait le choix au 2e tour entre La France insoumise et le RN? - B.Le Maire: Je lui dis de voter blanc.
Je combats le Rassemblement national depuis 22 ans, depuis que je suis entré en politique. Je l'ai combattu sur le terrain, dans ma circonscription. A 3 reprises, je l'ai battu.
Je n'ai de leçons à recevoir de personne sur mon combat contre le RN. C'est le combat que je mène depuis 22 ans en politique. La France insoumise est aussi un danger pour la nation.
C'est une formation d'inspiration communautariste qui a tenu des propos antisémites. Je prends une position claire, comme toujours depuis des années. - A.-E.Lemoine: Voter blanc, ce n'est pas encourager le RN? - B.Le Maire: C'est prendre position.
J'ai pris des positions qui n'ont jamais varié. Je vois des changements de position des uns et des autres depuis quelques jours. Ca me stupéfie.
On ne doit pas changer de fermeté dans ses convictions. Je combats le RN qui est un danger pour la République, mais je ne vote pas pour LFI. - P.Cohen: Le Rassemblement national n'a jamais été en mesure de gouverner.
C'est ça qui est inédit aujourd'hui. - B.Le Maire: Ce n'est pas ce qui doit nous faire changer de conviction par rapport à des formations.
Un jour, on est en dehors de l'arc républicain. Ensuite, on les intègre dans l'arc républicain. Les gens sont paumés, à force.
Les gens changent d'avis sur des sujets fondamentaux. - A.-E.Lemoine: M.Tondelier a été triste et en colère de vous voir prendre cette position. - B.Le Maire: Moi, je suis en colère contre ceux qui n'ont pas été capables de couper la tête de quelqu'un qui tient des propos communautaristes et antisémites et qui est opposé...
Ca me met aussi en colère. Ca me met en colère, quand je vois des gens qui vous disaient toujours que ce parti est dans l'arc républicain et qu'un autre jour, on vous dit...
Comment voulez-vous que nos compatriotes s'y retrouvent? - A.-E.Lemoine: G.Attal appelle à voter pour LFI contre le RN. - B.Le Maire: J'ai mené le combat sur le terrain dans mes fonctions de ministre de l'Agriculture, ministre de l'Economie et des Finances contre le RN.
Je ne vais pas voter pour un parti dont je considère depuis des années qu'il pratique la violence et qu'il est communautariste et antisémite. Vous n'allez pas à donner des brevets de respectabilité à l'un ou l'autre. Vous avez un parti, vous vous engagez sur une vision de la France.
Vous l'acceptez ou vous ne l'acceptez pas. Je combats le RN avec beaucoup de détermination. Je suis révolté quand j'entends que des binationaux ne pourraient pas occuper des postes de responsabilité.
Certains devraient démissionner demain alors qu'ils ont sacrifié leur temps et leur vie de famille à leur engagement pour la France? Quand j'entends le débat sur le droit du sang dont personne ne parle...
Si demain le RN arrive au pouvoir, il rétablit le droit du sang. Notre République est fondée sur le droit du sol. On peut être aussi français qu'un Français né de parents français parce qu'on aime la France, parce qu'on aime la langue française et sa culture.
Je vous le dis, c'est un moment où chacun doit faire preuve de fermeté et de constance dans ses convictions. Je ne fais pas de hiérarchie en disant qu'il y a un péril immédiat et que je vote pour un péril qui pourrait arriver demain. C'est irresponsable de dire qu'on va combattre le RN, qui est un danger pour la République, avec les valeurs d'un parti qui est un danger pour la nation.
Je combats le RN et je ne vote pas pour LFI. - E.Tran Nguyen: Quand vous entendez E.Macron évoquer un projet, Y.Braun-Pivet qui veut une grande coalition...
Apparemment, ce ne serait pas ce que veulent les Français. - J.-F.Copé: Il ne s'agit en aucun cas d'accepter que le fait de s'opposer au RN conduise à une politique de gauche alors que les Français demandent une politique de droite.
La première raison pour laquelle les Français ont voté pour le RN dans des proportions aussi élevées, c'est parce qu'ils veulent de l'ordre dans la rue, à l'école, aux frontières et dans les comptes publics, qui est le grand échec d'E.Macron. - E.Tran Nguyen: Est-ce que vous êtes d'accord avec J.-F.Copé?
Est-ce qu'on peut créer une coalition dans un pays qui n'en a pas la culture, comme l'Allemagne ou l'Italie? - B.Le Maire: Je pense qu'on n'a pas vocation à s'exprimer avant les Français.
Je mets en garde tous ceux qui nous expliquent qu'on va faire une coalition, qu'on va faire ceci ou cela. 350 candidats sont sur le terrain, se battent et ont encore un jour de campagne devant eux. Il n'est pas nécessaire de rappeler ce pour quoi nous nous battons, la majorité présidentielle.
On se bat pour l'autorité, pour la prospérité économique, pour la défense de la culture française. Il faut le rappeler. Les Français doivent s'exprimer.
Sur la base de l'expression libre des Français, nous verrons quelles conclusions politiques nous tirerons. Je vois beaucoup de responsables politiques qui commencent à dire: "Voilà ce que nous allons faire." Laissons les Français s'exprimer. - P.Cohen: Vous appelez à une clarification et vous expliquez qu'elle aura lieu après le vote.
Dimanche, ils vont voter sans savoir qui pourrait gouverner. Pour quel projet? - B.Le Maire: Les Français ne votent pas pour un gouvernement.
Ils votent pour des députés. Ils ne votent pas pour un président de la République. Je vous donne ma position de citoyen et de responsable politique.
On vote aux élections législatives pour des représentants de la nation qui portent un projet pour la nation. Le projet est clair. Mettons-le sur la table.
Défendons-le avec beaucoup de force en nous appuyant aussi sur nos résultats économiques qui sont solides. Nous verrons s'il y a des possibilités de travail avec d'autres partis en fonction des rapports de force. Je suis stupéfait que des responsables politiques décident à la place des Français avant le vote. - P.Cohen: Ce matin, M.Le Pen disait à ce propos que c'est eux ou le chaos.
S'il y a une majorité du RN, ils prennent le pouvoir. Si ce n'est pas le cas, on est dans un flou et une incertitude assez uniques dans l'histoire des élections. - B.Le Maire: Moi, je fais confiance aux Français, comme toujours.
On ne va pas leur dire qu'on sait déjà ce qu'on va leur préparer comme plat. Non. Ils vont voter et nous verrons après ce qu'on va faire de leur vote.
Quand on commence à les intimider, ils n'aiment pas trop ça. Ils sont libres. Ils n'ont pas vocation à être sermonnés par la sphère politique.
C'est eux d'abord et nous après. - P.Lescure: L'Agence France Trésor qui est chargée de lever de la dette pour financer les besoins de l'Etat a émis aujourd'hui 10,5 milliards d'euros.
Les investisseurs sont toujours présents. Ils ne craignent donc pas les résultats des législatives. - B.Le Maire: Vous avez raison.
C'est un sondage intéressant. Aujourd'hui, nous avons une levée de la dette dans de bonnes conditions. En fonction des résultats, vous verrez des réactions très vives sur les marchés, surtout en fonction des décisions qui seront prises financièrement par les partis politiques.
Si on va dans la direction de plus de dépenses publiques, les taux d'intérêt vont exploser. Quand vous voudrez acheter un appartement, ça vous coûtera plus cher. Si vous êtes patron de PME ou artisan et que vous voulez lever de l'argent pour investir dans votre entreprise, ça vous coûtera plus cher.
Faisons attention à garder le seul cas qui nous paraît responsable. - A.-E.Lemoine: S'il le faut, vous êtes prêt à rester à Bercy? - B.Le Maire: Je n'ai pas vocation à rester éternellement au même poste.
Ce sont les Français qui décideront. Ce sont eux qui vont nous donner un certain nombre de députés. C'est en fonction de ce résultat que je serai maintenu ou pas à Bercy. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, B.Le Maire.
Merci d'avoir accepté notre invitation. On continue à évoquer l'actualité dans la story de M.Bouhafsi.
Mohamed, on parle de ces plusieurs dizaines de candidats RN aux législatives qui créent la controverse. - M.Bouhafsi: Oui.
Chaque jour, la direction du RN découvre un nouveau cas qui pose problème. Pourtant, J.Bardella minimise. - J.Bardella: En 48 heures, nous avons investi près de 600 candidats.
Qu'il y ait 5 brebis galeuses dans une organisation humaine, comme dans tous les mouvements politiques, ça peut arriver. Ce sont des erreurs de casting pour tous ceux qui tiennent des propos qui ne sont pas conformes à mes convictions, à la ligne politique que je porte, celle que nous avons toujours portée. Ils seront mis à la porte. - M.Bouhafsi: Le RN s'est retrouvé avec beaucoup plus de circonscriptions gagnables qu'il y a 2 ans et a dû placer à la hâte des candidats dans nombre d'entre elles.
Au moins 80 candidats RN poseraient actuellement problème. La candidate de la 1re circonscription de la Mayenne avait pris en otage, armée d'une carabine, l'employé d'une mairie en 1995. - L'état de siège a duré 3 heures dans la mairie.
Les renforts de gendarmes ont fait un cordon de sécurité pendant que le procureur et le sous-préfet menaient des négociations avec le preneur d'otages et sa femme qui s'étaient enfermés à l'intérieur. Le canon de l'arme a été dévié. - M.Bouhafsi: Le candidat RN de la 2e circonscription du Jura est inéligible car il est placé sous curatelle pour déficience mentale.
Dans le Gers, une suppléante pose avec des t-shirt suprémacistes "Fierté blanche". Un autre candidat a dit qu'il doutait que la phrase de J.-M.Le Pen sur le point de détail de l'histoire était antisémite. - J'espère qu'il peut apprécier ce qui se passe en ce moment.
C'est une personnalité qui m'a inspiré dans ma jeunesse. C'était une grave erreur de communication et de compréhension du camp adverse. Je ne pense pas que c'était une remarque antisémite.
C'était un très mauvais choix de mots. Le mot "détail" était antisémite. - Vous dites que ce n'est pas antisémite? - Mon adversaire a tenu des propos qui me choquent et qui choquent beaucoup mes concitoyens.
C'est profondément ancré au sein du RN, qui garde la même idéologie raciste et antisémite que le Front national des années 80. - M.Bouhafsi: On vient juste d'apprendre que SOS-Racisme et la Licra portent plainte contre ce candidat RN dans le Bas-Rhin.
A chaque extrait que nous diffusons, nous diffusons également le candidat du camp opposé. Dans la 1re circonscription de Mayenne, la candidate RN n'aurait pas pu trouver pires arguments pour se défendre d'être antisémite. - Dans le Rassemblement national, nous avons des Juifs, des musulmans, des Espagnols.
Moi-même, je suis catalane. Mon grand-père est né à Barcelone. J'ai comme ophtalmo un Juif et j'ai comme dentiste un musulman. - Monsieur Bardella nous disait "nous sommes prêts." Rien.
On voit un chef, monsieur Bardella, mais on ne voit pas forcément tous ceux qui sont derrière. Ils sont dans l'incapacité d'assumer les pouvoirs s'ils ont une majorité demain. - M.Bouhafsi: Même sentiment de gêne quand on écoute J.-Y.Le Boulanger qui expliquait que, lors d'une sortie entre motards, il n'a pas écrasé un curé noir présent pour bénir les motos.
On retrouve aussi ce tweet et ses propos sur l'IVG qui ont fait bondir les associations féministes. - Je suis contre les 220 000 IVG par an. Aucune politique n'a été mise en place pour essayer d'éduquer. - Madame Joubert distribue de ses mains un tract où elle indique que l'alliance de la gauche a abandonné les Français au profit du désordre et qu'elle défend aujourd'hui le pire. - M.Bouhafsi: Certains candidats sont attaqués sur leur manque de professionnalisme, comme en Ille-et-Vilaine, où le candidat invente l'arrivée d'un centre de migrants. - L'insécurité due au centre pour les mineurs ne cesse d'augmenter.
On nous l'a dit sur les marchés. - On est en plein délire! Ils ne sont pas arrivés!
Je suis conseiller départemental. Ils ne sont pas arrivés! Vous ne faites que mentir depuis le début de votre campagne. - Je ne vois pas comment monsieur peut qualifier ces gens de faux mineurs.
On a un large soutien de la population. Les idées du RN ne passeront pas ici. - M.Bouhafsi: Une trentaine de candidats RN ont annulé leur présence aux débats dans les différentes rédactions de France Bleu.
Cette candidate de la 2e circonscription du Loiret est arrivée en tête au 2e tour, mais personne ne l'a jamais vue. Elle n'a participé à aucun meeting, débat, tractage. Elle n'habite même pas la circonscription qu'elle souhaite représenter.
Son compagnon a dit qu'elle avait le covid depuis le début de la campagne. M.Le Pen fustige toujours les journalistes. - M.Le Pen: Il y a des propos inadmissibles qui entraîneront des sanctions.
Il y a aussi des propos qui sont des maladresses. - Vous pensez à quoi? - M.Le Pen: A la jeune femme à qui on met un micro ou une caméra.
Ce sont des braves gens qui voient arriver les grands inquisiteurs de la presse. "Prouvez-nous que vous n'êtes pas sorcière..." "Prouvez-nous que vous n'êtes pas raciste." L'argument est certes maladroit, mais ce n'est pas une preuve de racisme.
Ce sont des braves gens. - M.Bouhafsi: Nous avons fait le même travail la semaine dernière avec les candidats du Nouveau Front populaire. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Sapin, journaliste politique au "Point", spécialiste du RN.
Cette stratégie du RN est mise à mal par cette longue liste de candidats problématiques. On est loin de la dédiabolisation. - C.Sapin: Très loin.
Ce que cela renseigne...
Je ne m'attarderai pas sur la caractérisation morale de ces outrances, mais ce que ça dit sur le RN, qui se dit parti de gouvernement...
On est face à une faillite grave d'un point de vue organisationnel d'une entreprise politique. Le RN dit qu'il y a eu une dissolution soudaine et qu'ils ont dû sortir 1000 candidats et qu'ils sont face à une crise de croissance. Le RN a progressé de façon importante dans les territoires où il était absent.
Il a dû faire avec les candidats qu'il avait sous la main. Cette argumentation contredit 2 choses importantes dans son discours. Déjà, pour mettre en avant son caractère de parti de gouvernement, il disait: "Nous avons un plan Matignon depuis des mois.
Nos candidats sont entraînés." Ce n'est pas le cas. Si c'était le cas, ce serait plus problématique encore.
Ces dérapages, ces sorties de route ne se cantonnent pas aux candidats inconnus d'Ariège ou du Calvados. - A.-E.Lemoine: Vous pensez à R.Chudeau. - C.Sapin: Exactement.
Vous avez une personnalité politique qui n'est pas n'importe qui. Il a été présenté après les législatives de 2022 par M.Le Pen comme possible futur ministre de l'Education nationale en cas de victoire.
Ancien conseiller de F.Fillon quand il était à Matignon...
Ce monsieur R.Chudeau, lors d'une interview sur une chaîne concurrente, a mis en avant l'interdiction de la binationalité pour accéder au poste de ministre, ce qui n'est pas dans le programme du RN. Il a fait un lien, pour le justifier, entre la binationalité de N.Vallaud-Belkacem et le fait d'ouvrir des cours d'arabe dans les classes.
Un dérapage. Ce qui est très problématique, au-delà de la caractérisation morale de ce qu'il a dit, c'est que vous avez un cadre de 1er plan du RN qui ne connaît pas le programme de sa formation politique, alors qu'on parlait de la binationalité depuis 4 jours. Plus grave encore: il ne connaît pas la philosophie du programme de son parti.
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que depuis 5 ans, le programme de M.Le Pen s'est dédiabolisé, normalisé. - P.Cohen: S.Chenu non plus.
C'est le vice-président du RN. Il ouvre la boîte à gifles quelques jours auparavant chez Hanouna en expliquant que les binationaux...
Il a raté l'épisode de la suppression de la mesure dans le programme du RN. - C.Sapin: Cette interdiction de la double nationalité a été abandonnée en 2021 avant la présidentielle de 2022. - P.Cohen: Elle a été défendue pendant 40 ans. - C.Sapin: C'était un totem du parti. 2018, sortie de l'UE, abandon de l'euro, interdiction de la double nationalité, réforme des retraites à 60 ans...
Cette entreprise de normalisation va avec une modification importante du programme, un programme qu'on pourrait dire "pâte à modeler". Même les cadres ne suivent pas. Ca pose un problème dans la perspective de conquête du pouvoir. - A.-E.Lemoine: Cette question de la compétence du RN à gouverner se cristallise autour du parcours de J.Bardella et du fait qu'il n'ait jamais exercé d'autre profession que celle de responsable politique.
Voilà comment ils s'en défendent hier. - Vous comprenez que ça puisse partir, inquiéter que quelqu'un d'aussi jeune que vous, qui n'a jamais eu d'autre métier qu'élu, que politique, puisse arriver à ces responsabilités? - J.Bardella: Je suis très étonné de cette question.
Vous ne l'avez pas posé à G.Attal. Quand c'est G.Attal, tous les observateurs parlent de rajeunissement.
Pour E.Macron, on se dit qu'enfin un jeune va bouleverser le paysage politique. Quand c'est nous, la réserve est plus importante. - A.-E.Lemoine: Intenter un procès en incompétence à J.Bardella peut avoir un effet sur son électorat? - C.Sapin: Aucun pour 2 raisons.
Les principaux ressorts du vote RN n'ont rien à voir avec la compétence de ses dirigeants. Le rejet que suscite E.Macron après 7 ans au pouvoir, les craintes quant aux thèmes de l'immigration, du pouvoir d'achat, de la sécurité.
Il y a aussi la crainte que peut susciter un bloc de gauche incarné par J.-L.Mélenchon.
La plupart des électeurs RN vous diront qu'il y a une incompétence de J.Bardella mais que les gouvernements précédents ont échoué. Les endroits où va être soulignée une possible incompétence de J.Bardella...
C'était sous sa responsabilité que les candidats ont été choisis. Ca n'atteindra pas ses électeurs. Tout ce qu'il dit sur certains plateaux télé est vu comme un propos venant d'une élite culturelle, journalistique, artistique et sera perçu comme la défense d'un système par ceux qui bénéficient de ce système.
Ca pourrait parfois avoir un effet inverse, contre-productif. - E.Tran Nguyen: On ne sait pas s'il aura à un poste dans un gouvernement Bardella, mais P.Ballard, réélu dès le 1er tour, répondait aux questions de la chaîne d'information en continu américaine CNN. - P.Ballard: Bonjour. ... - E.Tran Nguyen: L'objectif, pour le RN, avec cette interview, c'est de rassurer aussi à l'international? - C.Sapin: Tout à fait.
Quand des forces nationalistes arrivent au pouvoir, il y a 2 possibilités. Soit vous jouez un peu l'opposition systématique, c'est un peu la méthode V.Orban, mais elle a prouvé, ces dernières années, ses limites, puisque 22 % du PIB hongrois a été gelé par la Commission européenne...
Ca a eu des conséquences graves dans le pays. V.Orban a été pour la 1re fois contesté dans les urnes lors des dernières européennes avec un nouvel opposant.
Il y a aussi la stratégie de l'Italienne G.Meloni, celle de rassurer, de donner des gages aux différents partenaires, notamment européens, pour se ménager des marges de manoeuvre politiques. Dans le discours de J.Bardella, on voit que ça a commencé.
Les 1ers gages qu'on peut donner, c'est du sérieux budgétaire et de la bonne gestion financière. C'était le principal point de J.Bardella dans sa conférence de presse, rassurer aussi sur le soutien à l'Ukraine.
Le discours du parti a beaucoup bougé ces derniers mois. C'est un soutien à l'Ukraine affirmé avec une limite: l'envoi de troupes au sol. - P.Cohen: Et le budget.
A chaque fois, ils disent que les caisses sont vides. M.Le Pen encore ce matin.
Je pense que ça peut donner lieu à un argument du genre: "On n'a plus les moyens, même si on aime bien les Ukrainiens." - C.Sapin: Le discours est mouvant.
Un politologue parle de "romanisation des barbares". Quand on arrive au pouvoir, on adapte notre discours pour rassurer ses partenaires et se ménager des marges de manoeuvre politiques. - P.Lescure: Autre sujet qui peut apparaître embarrassant pour le RN: la Russie.
Hier, on a montré le tweet du ministère des Affaires étrangères russe accompagné d'une photo de M.Le Pen tout sourire. On y lit ceci.
Des propos dont s'est défendue ce matin M.Le Pen. - M.Le Pen: Je ne me sens pas comptable des provocations russes à l'égard de la France et d'E.Macron.
S'ils pensaient qu'ils avaient un intérêt, ils n'auraient pas tweeté. C'est une provocation et, accessoirement, un peu une ingérence. Quand on fait un tweet aussi ostentatoire et provocateur, ça peut s'assimiler à une ingérence. - P.Lescure: Ca peut être embarrassant.
Elle va jusqu'à parler d'ingérence. - C.Sapin: Oui.
Sans vouloir donner le point à M.Le Pen, si le RN était le faux nez de V.Poutine, la meilleure façon de le planquer, ce ne serait pas de faire twitter son ambassadeur.
Ce qui est intéressant, c'est que ces accusations d'ingérence et de proximité avec la Russie soient proférées ou pas à l'encontre du RN, l'une des leçons des dernières européennes, c'est que ça ne portait pas dans son électorat. E.Macron l'a dit plusieurs fois.
G.Attal, à l'Assemblée nationale, a dit que les troupes de V.Poutine étaient déjà peut-être dans l'enceinte de l'Hémicycle en pointant des députés RN.
Ca n'a pas empêché le RN d'arriver largement en tête aux européennes, dans 9 communes sur 10. - A.-E.Lemoine: Un mot sur ce qui se prépare dans les coulisses, au cas où la majorité absolue serait atteinte par le RN et que J.Bardella pourrait former son gouvernement.
Un homme y travaille en coulisses: R.Labaye. C'est le plus proche collaborateur de M.Le Pen. - C.Sapin: C'était le collaborateur de M.Le Pen à partir de 2018.
C'est devenu son plus proche collaborateur. M.Le Pen l'a fait entrer dans le cercle des Horaces, ces hauts fonctionnaires et experts qui la conseillent beaucoup.
Le rôle de R.Labaye a consisté beaucoup à regarder dans la haute administration et dans la haute fonction publique tous les postes stratégiques qui pourraient faire obstacle à d'éventuelles réformes voulues par le RN. Il doit regarder comment ces hauts fonctionnaires sont nommés pour identifier quels profils mettre à leur place.
Quand vous avez une alternance au pouvoir, vous avez besoin de 2 types d'hommes politiques. Vous avez les hommes politiques qu'on connaît de 1er rang et ces hauts fonctionnaires qu'on connaît moins, mais qui peuvent appliquer une réforme ou empêcher leur application, comme le directeur général de la police nationale, le directeur du Trésor, le secrétaire général du Quai d'Orsay. - P.Cohen: Le RN dit qu'il cherche mais personne ne sait s'ils ont trouvé. - C.Sapin: Un gouvernement? - P.Cohen: A chaque fois, sur les plateaux, ils ne sont pas fichus de donner un nom.
On a vu des papiers où il y avait des refus pour les post-clés, ministère de l'Economie, ministère de l'Intérieur, plutôt que d'éventuels postulants...
M.Le Pen dit qu'elle a sa liste mais elle ne la dévoile jamais. - C.Sapin: C'est vrai.
Est-ce qu'elle aurait un intérêt à la dévoiler avant la conquête du pouvoir? Je ne sais pas. Le pouvoir aiguise les appétits.
S'ils avaient une majorité absolue, on découvrirait peut-être des ambitions chez des gens insoupçonnés. - A.-E.Lemoine: Merci. "Le Point" imagine à sa une la France du 8 juillet.
Le numéro spécial est en kiosque depuis hier. Vous consacrez un article à R.Labaye.
C'est le sergent recruteur du RN. Je rappelle votre dernier ouvrage paru en mars, "Les Moissons de la colère. Plongée dans l'Europe nationaliste".
Restez avec nous pour le 5/5. Après avoir dévasté les Antilles, l'ouragan Béryl se dirige vers le Mexique. - L.Sénéchal: Un ouragan de catégorie 5.
Il a un oeil de la taille d'îles des Antilles. C'est vous dire son importance. Il est assez grand pour que des avions volent à l'intérieur de l'oeil.
Le mur du nuages, c'est ça, l'ouragan, un cataclysme avec, au sol, des vents de plus de 250 km/h. Il provoque le chaos. Des toits arrachés sur l'île de Grenade.
Des morceaux de tôle, des maisons entières sont emportées. Black-out géant en Jamaïque. Des déchets sont emportés.
Ces chiens se sont réfugiés sur une île artificielle au milieu des flots. Après son passage, c'est la désolation. 7 morts.
Il ne reste pas grand-chose des habitations ou de la végétation. Le roi d'Angleterre, qui est chef d'Etat dans de nombreux pays de la zone, fait part de sa tristesse. A Grenade, la Barbade, Saint-Vincent, toutes les îles ont été touchées.
En Martinique, jusqu'à 10 000 foyers ont été privés d'électricité. Des vagues de plus de 5 m. La houle fait entrer la mer sur terre.
En République dominicaine, l'eau envahit tout. Elle s'immisce jusque dans les maisons aux Antilles. - L.Sénéchal: Il ne valait mieux pas ouvrir la porte.
A la Barbade, les navires du port ont été en grande partie endommagés. De gros dégâts à Bridgetown. Un navire en bois emblème de la région a coulé.
Le Mexique se barricade. L'ouragan Béryl fait partie de ces cataclysmes dopés par le réchauffement climatique. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, le calvaire de J.Biden se poursuit dans cette campagne américaine. - L.Sénéchal: Cette une a remplacé le pupitre du président par un déambulateur.
D.Trump continue d'attaquer J.Biden de manière violente et vulgaire. ... - L.Sénéchal: Il anticipe une candidature de K.Harris. - P.Cohen: Après une démission. - L.Sénéchal: Pas question, côté démocrate, de changer de candidat, officiellement.
On voit plusieurs gouverneurs démocrates qui serrent les rangs à la Maison-Blanche, derrière le président sortant. Le candidat, c'est J.Biden.
C'est ce que martèle la Maison-Blanche. - L.Sénéchal: J.Biden joue la franchise.
A un donnateur de sa campagne, il explique avoir trop voyagé. A chaque prise de parole, la gaffe est scrutée, comme quand il lit son prompteur trop à la ligne. - L.Sénéchal: Un petit clin d'oeil à P.Lescure qui m'avait signalé cette séquence.
Il est coutumier du fait. Régulièrement, il lit tout le prompteur, y compris les indications qu'on lui laisse. - L.Sénéchal: Ca date de 2022.
Ca arrive régulièrement. L'image de Biden trop vieux et trop malade pour faire campagne commence à imprimer, y compris chez ses électeurs, dans son fief du Delaware. - L.Sénéchal: Il y en a un qui profite du spectacle, sans doute: V.Poutine, qui est toujours au Kazakhstan, auprès du président chinois.
Il salue la volonté de D.Trump d'arrêter la guerre en Ukraine en cas de victoire. - L.Sénéchal: Dans la même conférence de presse, V.Poutine ajoute "considérer les talibans en Afghanistan comme des alliés dans la lutte contre le terrorisme". - A.-E.Lemoine: Jour de vote au Royaume-Uni. - L.Sénéchal: Le Premier ministre sortant R.Sunak et son rival, le travailliste K.Starmer, ont voté ce matin, chacun avec son épouse.
La gauche devrait retrouver le pouvoir après 14 ans de domination des conservateurs. Même R.Sunak, dans son ultime meeting hier soir, se place en outsider, pas en vainqueur. - L.Sénéchal: La presse soutient aussi dans son immense majorité K.Starmer.
Voici la une malicieuse de ce tabloïd. Il précise en dessous qu'il ne parle pas du manager de l'équipe de foot mais bien des élections. Même les journaux de droite soutiennent le travailliste.
Le "Daily Mail" appelle à voter pour l'extrême droite de N.Farage. - L.Sénéchal: N.Farage a terminé sa campagne à bord d'un véhicule militaire, une Jeep, au son d'Eminem.
Il est fan du rappeur américain. J'imagine que l'inverse n'est pas vrai. L'artisan du Brexit a aussi voté aujourd'hui, pas avec sa femme mais avec son chien.
La tradition veut que les Britanniques aillent voter avec leur chien. Il se met en scène. Si R.Sunak s'en va, il y a un locataire au 10 Downing Street qui va rester quoi qu'il arrive, Larry, le chat, qui habite là depuis 13 ans.
Avec K.Starmer, il risque d'avoir un nouveau colocataire. - L.Sénéchal: Il risque de devoir adopter un chien.
R.Sunak avait déjà un chien. A priori, le chat est habitué. - A.-E.Lemoine: Intéressant.
A 3 jours de nos législatives, K.Mbappé appelle à ne pas voter RN. - L.Sénéchal: Il avait déjà appelé avant le 1er tour à faire barrage aux extrêmes.
Là, c'est le RN qui est aux portes du pouvoir. Il y a donc urgence, selon lui. - K.Mbappé: Il y a urgence à voter.
On ne peut pas laisser notre pays entre les mains de ces gens. On a vu les résultats. C'est catastrophique.
On espère que tout le monde va se mobiliser pour voter et voter pour le bon côté. - L.Sénéchal: Il ne prononce jamais le nom du RN.
Il y a un côté Voldemort, le sorcier dont on ne doit pas prononcer le nom dans "Harry Potter", mais il parle de l'extrême droite en donnant des indices. - A ta gauche. - K.Mbappé: Heureusement que vous n'étiez pas de l'autre côté. - L.Sénéchal: A.Nakamura a pris position avant-hier.
J.Bardella a réagi. Lui Premier ministre n'annulera pas le concert d'A.Nakamura si elle chante à la cérémonie d'ouverture des JO. - J.Bardella: Je n'entends pas remettre en cause l'organisation des JO.
Je souhaite que la transition avec le gouvernement sortant se passe bien. A quelques jours de la cérémonie d'ouverture, l'essentiel est que ce soit une réussite pour le pays. - L.Sénéchal: Plus que 3 semaines.
Je précise que la Seine est propre. - A.-E.Lemoine: Merci, C.Sapin.
Dans un instant, B.Lecaplain, Alizée, L'OEil de Pierre, Les Radoteurs...
Bruno Le Maire