Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, invité d'Yves Calvi : l'intégrale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Peut-on faire tout d'abord un tout dernier point sur les prévisions ? Tous les Français concernés ont-ils reçu le message confirmant ou annulant leur train ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous votre état intérieur, j'allais dire, chacrin, déception, honte, enfin, s'il faut mettre des mots là-dessus ?
- 1:42RelanceRéponse directe
Ça veut dire que la situation échappe aux syndicats et vous échappe à vous-même, sinon vous ne présenteriez pas ce matin des excuses sur l'antenne d'RTL.
- 1:57RelanceRéponse partielle
J'appelle aux grévistes ou c'est trop tard ? C'est-à-dire que vous l'avez enterriné et ce mouvement qui a un côté gazeux en même temps, nous échappe, vous échappe totalement ?
- 2:31FerméeRéponse directe
Y a-t-il un risque si un train est confirmé que finalement, au dernier moment, il puisse être annulé ou ne puisse pas partir ? Vous comprenez ma question ?
- 3:16OuverteRéponse directe
Loin de moi l'idée de remettre en cause le droit de grève, mais les négociations salariales semblent bien avancer à la SNCF. Je crois que le texte de négociation prévoit une augmentation de plus de 11% des salaires. Vous me le confirmez ? Sur deux ans.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueChiffre
« On ne pourra transporter que 3 Français sur 4. »
- 0:36Invité politiqueFait
« Le droit de grève est incontestable, et je ne le conteste pas. »
- 1:31Invité politiqueFait
« C'est une grève sans appel à la grève. »
- 3:37Invité politiqueChiffre
« On a redonné à nouveau 6% environ d'augmentation moyenne pour tous les cheminots l'année prochaine, qui se rajoute au quasi 6% qu'on a donné en 2022. »
- 3:55Invité politiqueChiffre
« Pour les chefs de bord TGV, on a même rajouté un point et demi de plus. Donc les chefs de bord TGV, leur rémunération l'année prochaine va augmenter de 7,5%, soit environ 3 000 euros bruts. »
- 4:06Invité politiquePromesse
« On a donné la garantie qu'il y aurait bien deux chefs de bord dans chaque TGV. »
- 4:08Invité politiqueChiffre
« On va apporter à peu près 200 emplois supplémentaires. »
- 7:42Invité politiquePromesse
« Pour un billet annulé, on va vous rembourser deux fois le prix du billet. »
- 8:24Invité politiqueChiffre
« Les calculs ne sont pas fins, mais c'est plusieurs dizaines de millions d'euros. »
- 10:47Invité politiqueChiffre
« 7,5% de salaire, des progressions de carrière garantie, deux chefs de bord TGV par train. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Farandou70 %
- Présentateur28 %
≈ 7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci beaucoup d'avoir le courage de prendre la parole ce matin sur RTL, alors que 800 000 voyageurs sont attendus dans les gares, près de 200 000 passagers ont vu leur train supprimé. Peut-on faire tout d'abord un tout dernier point sur les prévisions ? Tous les Français concernés ont-ils reçu le message confirmant ou annulant leur
train
? Oui, je vais vous parler des mesures concrètes, mais je voudrais tout de suite commencer en présentant des excuses aux Français. Vous savez, la SNCF, on a le sens du service public, et c'est un service public de transporter les Français qui veulent partir en vacances. On ne
va
pas réussir à le faire complètement, puisqu'on ne pourra transporter que 3 Français sur 4. Donc, un sur 4 n'aura pas de solution ferroviaire, et ça me chagrine beaucoup. Le droit de grève est incontestable, et je ne le conteste pas, mais le droit de voyager pour partir voir sa famille aussi, c'est sacré. Ça fait partie du service public, et je suis vraiment désolé qu'on ne soit pas capable de le faire totalement.
Comment qualifiez-vous votre état intérieur, j'allais dire, chacrin, déception, honte, enfin, s'il faut mettre des mots là-dessus ?
Oui, c'est mélange
de tout ça. Je suis
surpris de votre première prise de parole, enfin, voilà.
Oui, c'est mélange de tout ça. Vous savez, moi, j'ai plus de 40 ans de maison. J'en ai vu des grèves, vous savez, on sait ce que ça existe, mais je n'en ai pas beaucoup vu, le jour des départs comme ça. Et ça,
ce
n
'est
pas normal. Parce qu'on sait que les Français nous attendent, ils ont besoin de nous, ils ont fait le choix de prendre le train, on les en remercie. Pas la voiture, parce que congestion, accidentologie, pas l'avion. Parfois, peut-être le prix, ils sont chers les avions dans les jours des grands départs, et peut-être pollution, donc c
'est
le choix du train. Il faut qu
'on
soit au rendez-vous. Voilà, c'est la conception profonde que nous avons, et d'autant plus qu'on ne comprend pas, parce qu'il n
'y a
pas d'agression sociale. Pour les chefs de bord TGV qui font grève, je ne comprends pas cette grève. Il n
'y
a aucun appel à la grève d'aucun syndicat, c'est quand même très inédit. C'est une grève sans appel à la grève. Il y a quand même un truc que je n'arrive pas à comprendre. Et deuxièmement, pourquoi ? Si, je comprends. Pourquoi les syndicats disent ça ? Parce qu'il
y
a plus de salaire, plus d'emplois, plus de déroulement de carrière. Il n
'y
a pas d'agression sociale.
Ça veut dire que la situation échappe aux syndicats et vous échappe à vous-même, sinon vous ne présenteriez pas ce matin des excuses sur l'antenne d'RTL.
Oui, c'est inédit. C'est vrai que c'est un sujet de dialogue social. La SNCF,
c
'est 150 000 cheminots.
J
'appelle
aux grévistes ou c'est trop tard ? C'est-à-dire que vous l'avez enterriné et ce mouvement qui a un côté gazeux en même temps, nous échappe, vous échappe totalement
?
Non, ce n
'est
pas trop tard. Pour ce week-end qui arrive, là oui, c'est malheureusement trop tard. On ne
fera
circuler que deux TGV sur trois vendredi, trois sur cinq dans le week-end, mais il
y
a l'autre week-end. Vous confirmez ces prévisions ? Oui, je les confirme, bien sûr. Mais il
y
a l'autre week-end. Et
il
n
'y a
pas de raison de punir deux fois les Français. J'en appelle effectivement au sens des responsabilités des chefs de bord TGV en grève. Il y en a un sur deux à peu près. Mais soyez conscients que quand vous êtes rentré à l'SNCF, il faut accepter les obligations de service public. C'est une partie inhérente de notre métier.
Y a-t-il un risque si un train est confirmé que finalement, au dernier moment, il puisse être annulé ou ne puisse pas partir ? Vous comprenez ma question
?
Oui,
non. Ce
mouvement est si particulier.
Oui, normalement non. Non, non, on a des prévisions qui sont fiables. Vous savez qu'il y a l'obligation pour les cheminots qui veulent faire grève de se déclarer, de déclarer leur intention de faire grève. Donc à partir de là, on arrive à organiser des plans de transport qui sont solides. Non, non. Un train qui est confirmé roulera. Je rappelle aussi qu'on a pris une mesure commerciale importante. Ça ne changera pas le sort des gens qui n
'ont
pas trouvé de train. Mais au moins, un geste commercial, puisque nous remboursons à 200% les trains qui ont été annulés. Voilà, on essaie d'apporter une espèce de réparation devant cette difficulté. Je
vais y revenir dans le détail avec vous dans un instant, si vous le voulez bien. Le moins qu
'on
puisse dire, c'est que cette grève est très surprenante. Loin de moi l'idée de remettre en cause le droit de grève, mais les négociations salariales semblent bien avancer à la SNCF. Je crois que le texte de négociation prévoit une augmentation de plus de 11% des salaires. Vous me le confirmez
?
Sur deux ans. Sur deux ans. Bon, c'est pas mal du tout. Qui sont les personnes qui font grève
?
D'abord, vous avez raison de le rappeler, on a tout donné. On a tout donné pour éviter la grève. Il y
a
eu deux négociations. Une négociation globale, on a redonné à nouveau 6% environ d'augmentation moyenne pour tous les cheminots l'année prochaine, qui se rajoute au quasi 6% qu'on a donné en 2022. Donc vous avez raison, c'est quasiment 12% d'augmentation en deux ans pour tous les cheminots. Moyenne, en moyenne pour tous les cheminots. Et pour les chefs de bord TGV, on a même rajouté un point et demi de plus. Donc les chefs de bord TGV, leur rémunération l'année prochaine va augmenter de 7,5%, soit environ 3 000 euros bruts. Voilà, donc on a fait ça, on a mis de l'emploi. Je le rappelle, puisqu'on a donné la garantie qu'il y
aurait
bien deux chefs de bord dans chaque TGV. Donc on va apporter à peu près 200 emplois supplémentaires. Et enfin, on a pris des engagements de déroulement de carrière pour que justement, les chefs de bord puissent progresser dans leur carrière. Donc tout est mis sur la table pour que cette grève n
'ait
pas lieu.
Qui sont ceux qui font grève ? Vous pouvez répondre à cette question ? Ou finalement, c'est pas possible.
C'est compliqué de répondre à votre question. Parce que je vois qu'il y
a
une espèce de monsieur Olivier dont on
ne
connaît pas le nom, on ne connaît pas la figure, on sait que c'est un pseudo, il ne
veut
pas qu'on le voit. Et de toute manière, je le
redis.
On ne
peut
pas faire grève à visage couvert. Je veux dire, quand on fait grève, on l'assume, on le dit, on dit
qui on est et pourquoi ? Il faut pouvoir discuter avec les gens. Moi, si je ne
vous
vois pas, M. Calvi, je ne
peux
pas discuter avec vous. Non, on est d'accord. Voilà. Et je le rappelle en plus, il faut absolument passer par les organisations syndicales. Parce qu'il
y a
un sujet de cohérence aussi. Mais oui, mais elles ne sont pas à la manœuvre, donc elles sont totalement débordées. Moi,
j
'appelle leur centre de responsabilité. D'ailleurs, je les vois demain. Personnellement, le dialogue social se poursuit parce qu'on ne lâche pas l'affaire. Je pense qu'il est encore possible d'éviter que les week-ends de retour de jour de l
'an
soient gâchés par ce mouvement social. On peut encore, on a du temps, on peut discuter. Moi-même, je participerai à une réunion demain matin. Et avec les organisations syndicales, il faut que nous trouvions les moyens de sortir de cette crise.
Est-ce que la situation n'est pas en train de vous échapper ? C'est-à-dire qu'on parle de gilets jaunisation de cette grève. Et ce n
'est
pas faux. La preuve,
c
'est qu'on parle à moitié à visage découvert, ou en tout cas à visage couvert. Et on pense qu'en fait, il y
a
un aspect ingérable, enfin qui vous échappe. En ce moment, ce que l'on comprend de leur prise de parole, c'est qu'ils n'ont plus aucun contact dans l'entreprise, quel qu'il soit, et qu'ils se mettent hors
ligne. C'est ce qu'on appelle la coordination.
Moi,
je ne sais pas ce que c'est la coordination. Par contre, je connais chaque chef de bord TGV. Ce sont des personnes. On peut aller les voir, on peut aller discuter. On peut aller valoriser toutes les avancées qu'on a faites pour eux. et l'encadrement opérationnel, qui se mobilise d'ailleurs. Je le redis au passage, dans les trains, les trains qui vont rouler. Faites un sourire aux chefs de bord qui travaillent. Faites un sourire aux volontaires. Il y
a
des cheminots qui sont volontaires, dont ce n
'est
pas le métier, mais qui ont toutes les habilitations de sécurité, qui vont faire les trains. Voilà, ne les oubliez pas. On parle beaucoup des grévistes, mais ils ont aussi une pensée. Moi, je veux rendre hommage à ces cheminots qui se mobilisent pour assurer le service public.
Donc, des salariés vont se mettre dans les trains, des gens qui n'étaient pas déroulants ?
Exactement. On a des gens du matériel roulant,
de
la maintenance, qui ont toutes les aptitudes, qui se sont portées volontaires pour aller faire des trains le week-end de Noël. Ça, c'est le centre du service public. On leur dit merci ? Il faut leur dire merci. Parce qu'ils vont sacrifier une partie de leur week-end en famille pour assurer les trains pour nos clients. Et je veux leur rendre hommage.
Si je vous disais qu'à l'avenir et l'année prochaine,
il
ne serait pas plus sécurisant pour les Français de prendre l'avion, le bus, très rarement impacté pendant les fêtes
?
Non, moi, je ne me résous pas à ça.
Sur les 20 dernières années, 15 grèves à la SNCF au mois de décembre ?
Je ne me résous pas à ça. Vous savez, le dialogue social, c'est important pour moi. J'ai toujours recherché l'équilibre entre l'économique et le social. On l'a démontré à nouveau. Alors, à nous de faire preuve de pédagogie, à nous de faire preuve d'écoute. Peut-être qu'on peut encore améliorer l'écoute. Il n'y a pas de raison qu'on n'arrive pas à séréniser et apaiser le dialogue social à la SNCF.
Ça veut quand même dire qu'on le veuille ou pas, et même si on est attaché à cette maison, parce que je crois que les Français le sont, qu'au mois de décembre, la SNCF n'est pas fiable.
Je
ne
peux
pas vous laisser dire ça, M. Calvi. L'année dernière, on a eu une tension, on a réussi à la lever. Voilà, donc les tensions peuvent arriver, mais à chaque fois, il faut prendre son mâton de pèlerin, aller au contact, dialoguer. Je le fais personnellement, je m'implique dans le dialogue social. Et au fond, on peut voir aussi la bouteille à moitié pleine. On ne parle jamais des grèves qu'on évite. On
repart du côté des remboursements et de ce que vous pouvez faire aujourd'hui pour ceux qui sont impactés, je parle des clients. Combien vont coûter vos gestes de générosité et quels sont-ils exactement dans le détail ? Et qui peut espérer quoi et dans quelles circonstances
?
Les gestes, on les rappelle,
d
'abord, tous les échanges et annulations se font sans frais, alors que normalement, parfois, il
y
a des tarifs ou il y a des pénalisations.
Il
n
'y
en a pas. Je vous le confirme. Oui, il n
'y
en a pas. Et deuxièmement, pour un billet annulé, on va vous rembourser deux fois le prix du billet. Deux fois. Donc à la fois, vous pouvez le racheter et en plus... J'ai acheté un billet à 80 euros. 160 euros.
J'ai 160 euros à
disposition. Exactement. 160 euros.
En bon d'achat, en liquide ?
En bon d
'achat. En bon d'achat. Il y
a
un système,
un
formulaire qui sera en ligne et qui vous permettra de le remplir.
Avec une durée limitée
? Non, une durée assez longue.
Je
crois que c'est pour un an ou deux. Enfin, voilà. Vous aurez le temps de l'utiliser, bien évidemment. Bien évidemment. Donc,
on est bien d
'accord, c'est du bon d'achat, ça n'est pas du retour d'argent ? C'est du
bon d'achat. C'est la première fois que ça se fait. En France, peut-être même en Europe, il y a rarement des compagnies ferroviaires ou des compagnies de transport tout court qui dédommagent leurs clients par deux fois en cas de grève.
En effet, c'est
unique.
Vous avez évalué ce que ça allait vous coûter ?
Les
calculs ne sont pas fins, mais c'est plusieurs dizaines de millions d'euros. C'est quelque chose qui va pénaliser beaucoup l'économie de l'entreprise. Et je le regrette, c'est de
l
'argent public. L'argent de la SNCF, c'est de l'argent public. C'est de
l
'argent des Français. Quand l'argent ne rentre pas dans les caisses, c'est autant d'argent en moins, peut-être pour faire des tarifications attractives, pour investir dans les TGV, pour mettre de l'argent sur le réseau. N'oublions pas que l'argent qui rentre dans les caisses de la SNCF, il est retourné pour l'intérêt général et le service public pour les Français.
Un auditeur témoignait sur RTL. Il a acheté ses billets le jour même de la mise en vente pour être certain de voyager à un prix pas trop exorbitant. Son voyage Paris-Bordeaux en TGV lui coûtait un peu plus de 200 euros. Après l'annulation, il n'a plus aucun train libre. L'avion entre Roissy et Mérignac, c'est à 800 euros. S'il vient au guichet de la gare, qu'est-ce que vous allez lui dire
?
On n'a pas réponse à tout. Moi, je veux lui dire, c'est qu'on a tout fait pour minimiser l'impact. On avait un
chef
de bord TGV sur deux qui était en grève. Normalement, on aurait dû faire rouler un train sur deux. On arrive à deux sur trois ou trois sur cinq. Comment ? Par les volontaires qui se mobilisent, par l'encadrement qui va faire les trains. Et bien sûr, les trains qu'on a supprimés, c'étaient les moins chargés. Donc, on va pouvoir transporter trois Français sur quatre. On est au maximum. Bien sûr aussi, on a essayé aussi d'expliquer aux Français peut-être de se sortir du week-end pour ceux qui le peuvent. Jeudi, il y avait encore des places. Aujourd'hui, c'est pour ça qu'on l
'a
annoncé assez tôt, pour que les gens puissent s'organiser. Pareil, à partir de lundi-mardi, ceux qui le peuvent, est-ce qu'ils arrivent à se déplacer un peu ? Puisqu'on a les trains qui roulent toute la semaine.
Est-ce que vous demandez à rencontrer officiellement les contrôleurs qui sont en grève et qu
'on
n
'a
pas encore parfaitement identifiés ? Soit parce qu
'ils
ne parlent pas à visage découvert, soit parce qu'ils sont une sorte de mouvement gazeux et inattendu ? Moi,
je
vais
travailler. Vous leur dites, j'ouvre mon bureau, je vous rends compte quand vous voulez.
Non, non, je travaille avec les organisations syndicales, c'est très important. Il faut faire attention aux corps intermédiaires dans notre pays. On en a besoin. Il faut respecter les organisations syndicales. Elles ont fait preuve de responsabilité, puisque, je le redis, aucune n'appelle à la grève. Il faut peut-être aller plus fort. Vous faites comme si ceux
qui sont en grève n
'existaient pas. Or, ce sont eux qui vont bloquer les trains. Je comprends très bien votre point de vue, mais j'ai envie de vous dire, est-ce qu'il n
'est
pas tout simplement irréaliste par rapport à ce qu'on va vivre dans les jours qui viennent
? Non, il faut garder son sang-froid. Il faut faire très attention au dialogue social de la manière dont il fonctionne dans les entreprises. Le dialogue social existe. Je le rappelle, les revendications qui ont été portées, et certainement que ce collectif n
'est
pas étranger, ont été traitées très largement. On ne
peut
pas dire qu'on ne les a pas écoutées. On les a écoutées. Donc, ne disons pas, ne laissons pas penser qu'on n'aurait pas traité les revendications qui ont été véhiculées par les syndicats et qui viennent très largement de ce collectif. Je le rappelle, 7,5% de salaire, des progressions de carrière garantie, deux chefs de bord TGV par train, ce n
'est
pas rien. Je crois qu'il faut aussi avoir trouvé le sens des équilibres, et c'est ça qu'amène l'organisation syndicale. La capacité à sentir qu'un compromis est possible, qu'un équilibre est trouvé, et qu'il faut savoir le saisir. Vous savez, les meilleures grèves, c'est celles qu'on s
'est
arrêtées. Il faut, en une fois de plus, penser aux Français et le sens des responsabilités de ceux qui font malheureusement le choix de la grève.
Et je retiens que vous avez officiellement présenté vos excuses aux voyageurs de la SNCF qui seront perturbés dans les jours à venir sur l'antenne d'RTL. Merci d'avoir pris la parole ce matin sur notre radio Jean-Pierre Ferrandou. Bonne journée et bon travail à vous. Merci beaucoup.
Merci. Merci. Merci.
Jean-Pierre Farandou