Partage de la voirie : quelle cohabitation entre les modes ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 18 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux spécifiques de la ruralité dans le partage de la voirie ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Comment concilier les besoins des différents usagers dans les projets d'aménagement ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Quelle analyse faites-vous de la proposition de rebaptiser le code de la route en code de la voie publique ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Quel est votre regard sur l'article 21 de la loi cadre transports pour les aménagements cyclables ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« on peut faire un aménagement à côté, mais à côté c'est pas très défini et il y a pas d'obligation »
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au partage de la voirie à la sécurité routière avec une table ronde rassemblant des représentants de quatre catégories d'usagers que je remercie vivement et chaleureusement pour leur présence. Madame Céline Scornava, coprésidente de la Fédération des usagers de la bicyclette. Monsieur Christian Machu, secrétaire général de 60 millions de piétons.
Monsieur Éric Tiolet, animateur du réseau de la Fédération française des motards en colère. Enfin, monsieur Philippe Nosière, président de 40 millions d'automobilistes. Notre système de mobilité connaît de profondes mutation depuis deux décennies.
Sous l'effet de la montée en puissance des mobilités douces et actives, l'usage du vélo a ainsi progressé de 37 % entre 2019 et 2023. Et cette hausse est particulièrement marquée en milieu urbain où le trafic se caractérise déjà par sa densité. Les mobilités douces elles-mêmes se diversifient avec le développement des engins de de déplacement personnel motorisé tels que les trottinettes et l'émergence de l'assistance électrique qui renforce la pertinence du vélo en zone peu dense et en montagne.
En parallèle, la marche joue un rôle croissant dans les mobilités locales et quotidiennes sous l'effet notamment du développement des zones piétonnes dans les villes. Si ces évolutions sont positives au regard de nos objectifs de décarbonation, il en résulte des difficultés inédites en matière de cohabitation sur la voirie. Bien que l'accidentabilité de chaque mode présente des spécificités, le rapport d'Emmanuel Barbe met en avant quelques statistiques éclairantes.
Tout d'abord, alors que la mortalité sur la route a globalement diminué de 40 % depuis 2005, celle des cyclistes, en revanche, est la seule à avoir augmenté. Cette évolution découle bien entendu de l'augmentation de la pratique du vélo, mais aussi d'un retard pris dans notre pays en matière de réalisation d'aménagement cyclable, notamment hors agglomération où la mortalité des cyclistes est prépondérante par rapport à la ville. Si on rapporte l'accidentabilité au temps du déplacement correspond chaque mode.
Les usagers, les plus vernares sont ceux qui utilisant des engins de déplacement personnel motorisé euh des vélos et des deux roues, la vulnérabilité des piétons apparaît plus faible en comparaison rapportée autant de déplacement. Néanmoins, elle est loin d'être négligeable. 451 piétons ont été tués en 2024 en France dans une collision et qu'un véhicule et 2000 autres ont été grièvement blessé.
La sécurité des piétons est donc une priorité et ce dent plus que nous sommes tous piétons. S'agissant des deux roues à moteur, le les problèmes de cohabitation avec les autres usagers ne sont pas neufs, mais ils soulèvent une dangerosité particulière. présent tué sur qu sur la route est usager de 2 RM alors que la part de ces véhicules dans le trafic routier est estimée à moins de 2 %.
En cas d'accident, le risque d'être blessé ou tué est accru par un conducteur de 2 RM par rapport à celui d'une automobile. Le rapport barbe met en avant de nombreuses pistes de travail pour favoriser une utilisation plus harmonieuse de la voirie. les l'éducation routière, on en a parlé, la sensibilisation de de tous aux règles applicables à chaque catégorie de véhicule, le développement d'infrastructures cyclables de qualité ou encore des évolutions du code de la route.
L'objectif de cette table ronde est de bénéficier de vos regards croisés sur le contenu de ce rapport s'agissant de ces constats et préconisations, mais aussi éventuellement sur des angles morts que vous auriez identifié. Plus généralement, nous souhaitons recueillir vos ressentis sur les difficultés rencontrées par vos adhérents euh en matière de cohabitation avec les autres modes de transport et vos propositions éventuelles pour y remédier. Je vous laisse sans plus tarder la parole pour 5 minutes chacun.
Nous commençons par madame Scor Navaka titre de la FBUB pardon. Interviendrons ensuite dans cet ordre monsieur Machu pour 60 millions de piétons, monsieur Tollier pour la Fédération française des motards en colère et enfin monsieur Nozière qui représente l'association 40 millions d'automobilistes. Je vous remercie et je vous cède la parole.
Merci beaucoup. Merci monsieur monsieur le président. Donc je vous ai préparé une petite présentation.
J'espère qu'elle va apparaître. Euh donc en 2022 euh la FUBE a définit sa vision 2030. Un modèle dans lequel le vélo occupe une place centrale au sein du système global de mobilité contribue à la transformation des territoires et des modes de vie et participe pleinement à la transition sociétale.
La sécurité routière, on constitue un pilier essentiel pour toutes et tous, en particulier pour les enfants, les aînés et les personnes en situation d'handicap. On vient y arriver. Les travaux d'Emmanuel Barbe s'inscrivent pleinement pour nous dans ces sillons.
Ils sont le fruit d'une mission lancée à la suite du meurtre de Paul Varie et de l'émotion nationale qui on a suivi. Depuis le lancement de cette mission, la FUB a enrichi ses contributions par des auditions, assure un suivi étroit avec notre réseau des plus de 550 associations et participe au groupe de travail lorsqu'il y est en vité. Il est bien normal de consacrer autant de temps à ces suivis car la sécurité démeure la première préoccupation des SLC qui font au souhaite faire du vélo.
Malheureusement, les chiffres ne sont pas bonnes. La mortalité sur la route ne baisse pas. Le coût de la sécurité routière s'élève à 100 milliards d'euros, donc 3 % du Pays-Bas.
En plus de cela, depuis quelques temps, nous observons une récrudescence des violences rutières, des mises en danger délibéré envers les cyclistes. C'est pas dans mon dans mon PowerPoint, mais j'ai été agressé il y a 2h à Boulevard de la Chapelle et je pourrais vous raconter ce qui s'est passé. C'est c'est bien embêtant, ça commence à bien faire.
Ces violences ne sont pas freinées par la prise présence des enfants et se reviennent parfois même sur des aménagements cyclables. Les problèmes est systémique et très fréquent. Trois répondants sur quatre notre baromètre ont déclaré avoir subi au moins une situation de violence motorisée au cours des 12 derniers mois.
Cela touche aussi bien les territoires ruraux que les grandes villes. Il est souvent lié à des vitesses excessives et des dépassements trop proches, particulièrement dangereux. À la FUBE, nous avons formulé 39 propositions, donc une moins de Emmanuel Barb pour répondre à ces constats préoccupants.
Ces propositions reposent sur deux principes complémentaires. D'une part, l'échelle de la vulnerabilité, d'autre part l'échelle à dangerosité qui implique une responsabilité accrue pour les usagers motorisés plus rapides et plus lourd. Il faut bien sûr de l'apaisement.
Ça a été dit plusieurs fois et on le répète. Donc ces 39 propositions été présentées lors de notre première audition dans le cadre de la mission confiée à Emmanuel Barb. Elle s'articule autour de deux axes majeurs.
D'un côté, changer les comportements, ça veut dire sanctionner, former, agir sur la publicité et les représentations médiatiques, mais aussi transformer les aménagements car celles-ci ne sont pas neutres et peuvent exposer davantage les usagers les plus vulnérables. Nous avons ensuite travaillé avec plusieurs organisations pour prioriser 10 de ces propositions que nous avons porté collectivement auprès du gouvernement. Donc depuis la publication du rapport barbre, nous l'avons bien sûr analysé en détail et nous constatons qu'il défend une approche sociétale proche des valeurs de la FUBE et qu'il met en avant le potentiel du développement du vélo aujourd'hui sous-exploité ainsi qu'une place dominante de la voiture en France dans les enjeux de sécurité routière.
Les l'écriture du rapport se vaut bien sûr consensuelle et ces recommandations constituent des mesures concrètes permettant d'engager rapidement des évolutions. Nous aurions souhaité aller plus loin sur le volet des sanctions, mais nous reconnaissons qu'il s'agit d'un point de départ pour enclencher un véritable travail en faveur de du plus des sécurités routières et pour réduire les violences routières en France au bénéfice de toutes et tous, pas que des cyclistes. Comme on diclé précédemment, nous participons à plusieurs groupes de travail afin de faire avancer au plus vite et au mieux les mesures aussi de ce rapport.
Force de constater que même si les travaux avancent, certains des sémissures cruciales pour tous les usagers plus vulnérables n'avancent pas au rythme attendu. Je les ai mis en orange d'un mot transparent, voire font l'objet d'arbitrage défavorable ici en rouge. Il en résulte donc un décalage préoccupant.
La demande sociale pour des villes apaisées et réelles, profondes et s'inscrit dans l'ADN même de notre fédation. Pourtant, elle demeure freiné par des infrastructures insuffisantes tant en quantité qu'en qualité. Par ailleurs, la dangerosité intrinsèque des véhicules motorisées liées à la masse et la vitesse reste une donnée structurante qui appelle un enchangement systémique.
Pour finir sur une note positive, la situation n'est pas émuable et des solutions existent et ont été déjà expérimentées pour plusieurs de nos voisins européens avec des résultats probants. Ces solutions se basent sur une idée d' vision zéro zé mort et zé baissé grave et ces c piliers gouvernance forte route sûre véhicule sûr isager sûr et sécure efficace pour répondre à ces enjeux la France doit aller plus loin cela suppose une approche systémique ambitieuse façon des aménagements à lesvi centrale de la transformation engagé dans une réduction structurelle des vitesses et affirmant clairement la priorité donnée aux usagers les plus vulnérables. Mieux partager la voie publique entre piété cyclistes utilisateur utilisatrice des trottinettes motards automobilistes et conducteurs et conductrices de poids lourds implique des choix politiques forts et cohérents.
La FUB et ses partenaires se tiennent à votre disposition pour contribuer à cette dynamique et d'accompagner la mise en œuvre des solutions concrètes. Merci. Merci.
Dieu vous donne la parole. C'est bon. Je remercie le président et la commission d'avoir bien voulu inviter l'association 60 millions de piétons.
Donc le thème cet après ce matin, c'est la cohabitation des usagers de la voirie en résultante du rapport de de monsieur Barbe dès lors qu'on part cohabitation donc il faut réfléchir comment avoir une bonne cohabitation entre usagers. Je pense que le point de départ, en tout cas la 60 millions piétons, nous pensons que le point de départ, c'est d'abord de s'interroger sur l'organisation même des mobilités. Et à ce à ce titre, je pense que le le Parlement, les parlements, que ce soit le Sénat ou l'Assemblée nationale, vous avez voté une loi très importante qui s'appelle la loi d'orientation des mobilités qui date, si ma mémoire est bonne, de décembre 2023.
Euh et dans cette loi, il y a déjà des choses très intéressantes notamment pour la mobilité piétonne puisque euh vous avez proposé un d'instaurer le plan de mobilité qui succède d'ailleurs au plan de déplacement urbain et dans ces plans de mobilité qui d'ailleurs euh regardent aussi bien d'ailleurs euh les grandes agglomérations que le milieu rural puisqu'il y aura aussi les plans de mobilité dans pour ce qui concerne les milieux ruraux. Euh il y a maintenant une autorisation, une autorité pardon d'organisation euh des mobilités. Et là euh pour ce qui concerne 60 millions de piétons euh que avec laquelle nous nous sommes en relation notamment avec les autorités organisatrices, euh il y a parfois des difficultés entre cette autorité organisatrice d'une part et euh l'autorité qui dépend qui détentrice du pouvoir de police de la circulation en l'espèce de mer.
Et là, il faut quand même qu'il y ait, je dirais, une coordination entre ces deux ces deux pouvoirs, si je puis dire, le pouvoir d'organisation des mobilités du part et le pouvoir de sécuriser les usagers puisque c'est une des responsabilités euh des des mères en en l'espèce. Donc derrière cela, il y a d'ailleurs donc un volet piéton et d'ailleurs un volet cycliste qui a été introduit dans ces plans de mobilité et de plus en plus d'ailleurs, on voit se développer des plans piétons dans dans dans nos villes notamment il il y en a eu un récemment à Paris. Ce qui est important et je pense que j'espère que vous partagez ce point de vue, vous êtes nous sommes tous piétons et il faut il faut quand même rappeler les bienfaits de la marche.
Je je pense que la marche est est sûrement la mobilité la plus inclusive. Euh elle est bonne pour la santé, elle est bonne pour l'écologie, euh elle est gratuite euh et euh donc euh il est important en fait de définir des politiques de mobilité piéton euh parce que c'est un c'est un enjeu sociétal. Euh un petit point, un je me permets un petit bénémol et nous nous permettons à 60 millions piétons de mettre un petit bémol euh concernant un un une autre partie de euh de cette loi puisque vous avez introduit la notion de mobilité active.
Et là, nous sommes un peu mal à l'aise dans la mesure où certes le vélo d'une part et la marche à pied d'autre part sont des mobilités actives. Il n'empêche que le piéton utilise ses pieds et que les cyclistes utilisent un véhicule et que ça constitue quand même une différence non négligeable, notamment en terme de vitesse puisque on parle souvent de l'allure du pas. L'allure du pas, c'est au en grosso modo 3 km/h maximum, c'est-à-dire un peu moins d'un monde.
Et vous savez que le vélo roule à peu près en moyenne entre 15 km/h et et et 20 km/h. D'ailleurs, nous évitons de parler, monsieur le président, de mobilité douce. Euh il n'y a qu'une mobilité douce pour nous, c'est la marche à pied.
Euh et d'ailleurs l'accidentalité hélas euh en témoigne. Alors je je nous connaissons les statistiques euh à Paris euh mais maintenant euh pratiquement il y a à peu près 1000 1000 accidents piétons à Paris pour ce qui concerne l'année 2024. Ce sont les chiffres que j'ai en tête.
Il y a un tiers des accidents qui impliquent un automobile. Une automobile pardon. Il y a 1/3 des accidents qui impliquent des deux roues motorisées.
Il y a maintenant un/3 des accidents qui impliquent un vélo ou une trottinette. Donc ça devient pour le piéton euh je dirais un un un sujet qui n'est qui n'est pas et qui est loin d'être négligeable. Alors cette loi d'ailleurs est est tout à fait intéressante puisqu'elle a introduit pour la première fois je dirais une norme au niveau de la loi et cette norme elle doit être d'ailleurs mise en œuvre avant le 31 décembre 2026.
Il s'agit de supprimer les places de stationnement en amont des passages piétons. Et là on se félicite à 60 millions de piétons que les parlementaires aient pris une telle décision. Il n'empêche que c'est une décision unique dans la mesure où toutes les réglementations que l'on a évoqué tout à l'heure sont du domaine réglementaire et rarement du domaine législatif.
Voilà une mesure de caractère législatif et on voit bien d'ailleurs au sein des collectivités que l'on rencontre actuellement dans le cadre des élections municipales que c'est bien dans leur esprit qu'ils ont cette obligation de se mettre en conformité. Bien, il et bien entendu, c'est important car si je passe il y a deux volets pour 60 millions de piétons. Il y a à la fois la sécurité des piétons mais il y a la question des de l'accessibilité et là tout à l'heure monsieur monsieur Barbe a évoqué les plans d'accessibilité à la voirie et de l'espace public.
C'est pour vous savez qu'il y a à peu près 40 % d'après la délégation ministériale àilité, 40 % des personnes qui sont à mobilité réduite et qui n'ont que recours à prendre à marcher et aussi utiliser les transports les transports collectifs. Il y a cette obligation d'avoir un pavre depuis 200027. Nous avons fait une enquête à ce sujet en 2023. 40 % seulement des collectivités disposent euh d'un PAV et euh pratiquement euh du même ordre, il y a une commission d'accessibilité.
Il y a donc un gros travail à faire en la matière et d'ailleurs les Jeux paralympiques ont été une opportunité pour remettre sur la table sujet majeur que constitue l'accessibilité de l'espace public aux personnes en situation de handicap. Et donc on voit bien que la portée, je dirais législative est importante en la matière puisque là ce ces textes et je prends quelque chose de très important qui est dans dans les normes techniques le cheminement piéton libre d'obstacles que vous savez qui doit être de 1,40. Or, ce hélas hélas ce ce cheminement libre de tout obstacle dans M40, il est il est très mal respecté.
Euh d'ailleurs, si je prends si je prends l'exemple de Paris, puisqueon on connaît bien Paris, un/ers un/ers des trottoirs ne sont pas à cette à cette prescription technique. Et donc et ce qui est aussi assez choquant si je puis dire, j'ai visité il y a pas plus tard que il y a 15 jours l'aménagement d'une nouvelle ZAC où où les trottoirs n'étaient pas encore également à cette norme. J'avais des cheminements trottoir d'un m d' 1,05.
C'est d'ailleurs pourquoi à l'occasion du du 20e anniversaire de la Wi2 handicap qui qui s'est qui avait lieu en février 2000 2025, le l'association avait lancé une pétition que nous avons ailleurs remis à la présidente de l'Assemblée nationale et que l'on avait transmis d'ailleurs au président du Sénat pour relancer un peu cette politique en faveur de l'accessibilité. réactualiser les plans d'accessibilité à la voirie espace public et notamment notamment donner et là monsieur Barbe l'a mentionné dans son rapport euh donner au trottoir je dirais une une valeur parlementaire si je puis dire puisque euh le trottoir ne fait l'objet d'aucune définition dans le code de la route. Et et d'ailleurs la Cour de cassation de 2022 en a fait le constat, il n'y a pas de définition du trottoir dans notre réglementation et il ça serait dommage que de se d'en rester à la décision du de la Cour de cassation pour dire ce qu'est un trottoir.
Et donc je là 60 millions de piétons invite fortement les parlementaires à faire en sorte que le trottoir rentre dans la législation et devienne un endroit sanct sanctuarisé pour les piétons parce que c'est tel tel est l'enjeu. Pour le faire pour en faire le constat, nous nous effectuerons des marches exploratoires avec les élus ou avec les habitants pour justement remarquer tous ces problèmes que rencontrent les piétons au quotidien. J'en profite pour dire puisque tout à l'heure cela a été évoqué que si le code de l'environnement prévoit une obligation de réaliser un aménagement cyclable, par contre, il est muet sur l'obligation de réaliser aussi un cheminement piéton.
Et d'ailleurs, de plus en plus, c'est une des je dirais un des constats que nous faisons actuellement. Pourquoi l'on retrouve des pistes cyclables sur les trottoirs ? c'est que finalement il faut bien les mettre quelque part et comme par ailleurs il n'est pas spécifié qu'il y a une obligation de faire aussi un aménagement cyclable réservé et bien le pauvre le pauvre piéton en subit il suit les conséquences.
On voit même maintenant des voies vertes qui deviennent enfin des trottoirs qui deviennent des voies vertes sur lequel figure sont autorisés de circuler les cyclistes et c'est et c'est bien c'est bien dommage. Je vous propose de conclure, excusez-moi, je suis souvent bavard. Mais il faut dire que le sujet donc allez euh on va je donc l'association va quand même donc faire trois trois propositions par rapport à ça.
Une première proposition en terme de sécurité routière, la généralisation du 30 km/h s'impose dans nos villes avec certes une dédérogation à 50 à 50 km/h. Là-dessus, il faut suivre les anges espagnols puisque l'Espagne est passée à cette réglementation en 2000 2023 et donc il y a déjà eu 30 % de moins des accidents en Espagne. La règle est 5 en Espagne quand c'est une voix par 100, c'est c'est 30.
Quand c'est deux voix, c'est 50. Il y a pas besoin de signalisation. C'est c'est d'une clarté biblique si je puis dire.
Euh donc voilà, voilà cette mesure sur lequelle euh nous souhaitons voir. Pour l'instant, je crois qu'il y a une il y a une loi d'ailleurs qui permet au maire de déroger aux 50 km/h. Ben je pense qu'il faut aller plus loin.
Le le Parlement doit décider qu'en France la vitesse soit limitée à 30 km/h dans nos villes. Le deuxième la deuxième proposition donc je l'ai faite, c'est de sanctuariser les trottoirs et donner une valeur législative à ce qu'est un un trottoir. Et la troisème proposition que l'on fait qui d'ailleurs peut rejoindre aussi toutes les mobilités, c'est de faire en sorte qu'il y ait un contrôle technique de ou contrôle de sécurité des aménagements et de l'espace public.
On a été très traumatisé à 60 millions de piétons, mais pas que sur le drame qui s'est passé en Suisse où l'on a parlé de l'accessibilité aux établissements publics et à la nécessité de faire des contrôles. Je Tous nos adhérents sont surpris quand on leur dit que sur l'espace public où il y a le plus d'accidents, il n'y a aucun contrôle. Et donc ça c'est quand même une vraie un vrai problème que de se constater que l'on peut faire en quelque sorte n'importe quoi en matière de voirie.
Et d'ailleurs ça a été évoqué tout à l'heure le problème des ralentisseurs. Le ralentisseur est d'ailleurs le seul objet qui fait l'objet d'une norme en matière de voirie. Le reste n'a aucune en voirie.
Il y a aucune norme en la matière sauf le ralentisseur. Et pour autant, alors que le ralentisseur est donc d'obligation légale, et bien on constate qu'il y a des ralentisseurs un peu de tout et n'importe quoi. Et pourquoi ?
Parce qu'il n'y a aucun contrôle comme dans les ERP pour vérifier par une autorité indépendante que le ralentisseur est bien réalisé. Excusez-moi d'avoir dit. Non mais merci parce que vous savez vous avez des voisins qui effectivement aimeraient aussi s'exprimer.
Monsieur Non mais alors c'est bien euh monsieur Tiolier vous avez la parole. Oui. Merci monsieur le président.
Mesdames et messieurs les sénateurs et sénatrices. Euh quelques mots sur pour présenter la la Fédération française des motards en colère. Fédération comme son nom l'indique de 86 antennes départementales, 13000 membres. qui intervient jusque dans les domes.
Je ne sais pas comment faire passer à la diapo suivante. Voilà. Euh la FFMC.
Alors évidemment motard en colère hein, c'est un souvenir de son passé très très militant, sa naissance euh combattante et militante, mais elle a depuis créé euh un certain nombre d'acteurs de dans le monde de l'économie sociale et solidaire que sont l'assurance mutuelle des motards qui assure 300000 de roues aujourd'hui, Moto Magazine, le premier magazine moto en France, des centres de formation et de perfectionnement à la conduite et je terminerai sur juste parmi les nombreuses initiatives qu'on développe l'initiative ERJ éducation routière de la jeunesse qui consiste à réaliser des interventions dans les collèges pour de la prévention du risque routier auprès d'un public adolescent pour essayer de de développer justement cette cette culture de la prévention avec des méthodes adaptées évidemment au au public adolescent qui est un petit peu particulier en tant que motard Nous sommes à la croisée des mondes. Nous ne sommes ni une auto ni un vélo. Nous nous retrouvons parfois dans le l'angle mort de la sécurité routière alors qu'en réalité nous sommes les usagers les plus multimodaux.
Et à ce titre, nous prétendons avoir cette vision 360 de l'ensemble des des modes de transport et nous défendons une vision du partage de la route qui ne soit pas une ségrégation justement des des modes de transport. euh de ne pas opposer les modes. Nous sommes tous tour à tour, ça a été dit, piéton, automobiliste, cycliste et cetera.
Euh le le partage de la route est inscrit dans nos statuts. Euh c'est-à-dire que c'est une vision non corporatiste euh de la moto. Ce n'est pas la défense de la moto contre les autres, hein.
C'est la défense de la moto avec avec tout le monde, avec les autres. Euh et euh voilà, je me bats avec la télécommande. Voilà.
Euh pour nous, c'est bien l'éducation, la prévention, euh le respect euh qui sont les clés d'une mobilité plus sûre. Euh mais cette audition permet aussi de de promouvoir ce qu'un préfet ne peut pas forcément écrire dans un dans un rapport. Euh les règles non écrites euh le vivre ensemble euh et parfois les marges d'appréciation euh des règles.
Euh je prends un exemple, je vais essayer de faire drôle. Euh remonter les fils par la droite euh est évidemment interdit, mais c'est quand même beaucoup moins dangereux si on le fait lorsque les fils sont à l'arrêt. Euh dans alors pour aller un petit peu plus loin, le on on fait les 1 ans, on a fêté récemment les 1 an de la légalisation de la circulation entre les fils dans les embouteillages.
Pour moi, cette mesure, elle est emblématique de ce que peut être un partage de la route intelligent, harmonieux, qui prend en contre tout le monde. C'est une une une légalisation où l'usage a précédé à la règle. Euh et voilà, on on a peut-être des des choses à apporter sur dans ce domaine sur la réflexion en cours.
Euh j'ajouterai que la tolérance et le pendant indispensable du respect et vice-versa. Euh nous sommes évidnons évidemment toutes les toutes les violences quel qu'en soit l'auteur ou la victime. Les câbles tendus en travers des chemins dont sont parfois victimes les les deux roomes motorisés.
Les al les altercations pour une place de stationnement n'ont pas leur place dans une société civilisée. Et à ce titre, nous saluons la proposition de d'Emmanuel Barbe de de proposer aux différents utilisateurs de la voirie de découvrir l'autre côté du miroir, de mettre un automobiliste sur un vélo, un motard au volant d'un camion parce que c'est ça qui permet de lutter contre l'hystérisation des rapports entre usagers, d'aller voir un petit peu comment ça se passe de l'autre côté et de lutter comme ça contre la polarisation et les et les clashes qui sont euh malheureusement euh monnaie courante, y compris sur les réseaux. Euh je terminerai en disant qu'en tant que motard, on a beaucoup d'empathie pour les pour les cyclistes. un petit peu nos nos petits frères ou sœurs et surtout ils sont là où nous étions il y a 30 ans euh à essayer de se faire une place sur un bitume qui n'était pas prévu initialement pour eux puisque la route est construite sur le gabarit ben d'une voiture, la largeur d'une voie, la taille d'une place de stationnement euh à la différence qu'il bénéficie quand même d'une d'un contexte beaucoup plus favorable avec les pistes cyclables et on l'a dit une réglementation plus plus permissive.
Euh et à ce sujet, je terminerai en en évoquant un petit sujet sur une catégorie de véhicules. Je parle des speed bikes qui ressemble beaucoup à des vélos euh sauf qu'il roulent à 45 km/h voire beaucoup plus sans plaque d'immatriculation, euh sans assurance, sans équipement de sécurité, sans casque. et que je pense qu'on aura un petit sujet même s'il est pour le moment encore émergent parce que techniquement ce sont des véhicules qui sont des cyclomoteur et on est un peu jaloux parce qu'en tant que motard on nous embête beaucoup histoire de réglementation en ce moment par exemple le contrôle technique et puis on a des des des cyclomoteurs qui eux bénéficient de de passe droit et ça c'est inusible au bon partage de la route quand on a l'impression que les autres bénéficient de de passe droit qu'on n pas euh voilà Et je terminerai en disant que le respect, la tolérance, la solidarité et le respect de l'autre sont indispensables à une mobilité plus sûre euh pour tous.
Merci. Je vais donner la parole à monsieur Nosière. Merci monsieur le président.
Euh le rapport de monsieur Barbe pointe les tensions et les violences qui se sont imissées ces dernières années sur la voie publique entre les différentes catégories d'usagers et aboutissent parfois des drames humains comme on a pu le voir. Cet état des lieux est nécessaire et doit mener à un changement de vision de la cohabitation. Arrêter de diviser les usagers dans l'exercice de leur mobilité et qui ne fait que concourir à la fragmentation de la société. renforcer la compréhension par une éducation et de à tous les modes de déplacement car chacun est tour à tour un automobiliste, un piéton, un cycliste et éventuellement aussi un motard.
La mobilité est désormais ancrée dans le cœur du du quotidien de chacun et devenu éminemment stratégique et politique. Elle peut aujourd'hui prendre forme via une palette de mode de déplacement extrêmement large qu'on avait pas auparavant, à savoir la voiture, le de rou motorisé, les transports en commun, le vélo, le pied piéton, les les trottinettes et tout un tas d'engins de déplacement également plus ou moins motorisés qui sont utilisés. La mise en avant des modes de transport alternatifs à la voiture renforce l'idée que chacun peut légitimement prétendre à un espace de voirie qui lui est dédié et dans un monde idéal, cela serait le cas.
Mais l'infrastructure telle qu'elle est conçue ne peut évidemment pas mettre en œuvre ses revendications. et les politiques de mobilité ont souvent plus tendance à diviser l'espace qui est relativement restreint dans certaines ville notamment disponible en prenant aux uns distribuer aux autres sans vraiment prendre en compte les besoins réels en matière de mobilité et de sécurité plutôt qu'à partager la voirie de façon pragmatique et réellement sécurisante. De là n'est une certaine impression de volonté délibérée des autorités décisionnaires de nuire à l'efficacité des transports individuel motorisé pour dissuader, je dirais, voire voire même dégoûter leurs usages et contraindre au recours à d'autres modes de transport supposés plus vertueux, mais ils ne correspondent pas toujours au besoins, ce qui nuit profondément à l'acceptabilité des infrastructures dédiées par parce que quelquefois elles sont inutiles mais mal pensées ou incohérentes.
Notamment par exemple création de pistes cyclable en lieu et place d'une voie de circulation très fréquentée par les usagers motorisés. piste finalement peu fréquentée. Prenons un exemple à Paris, c'est la rue de Rivoli.
La rue de Rivoli aujourd'hui, on a une des pistes cyclables qui sont à la dimension des poids lourds et à côté de ça, les véhicules n'ont plus le droit de les véhicules motorisés n'ont plus le droit de circuler rue de Rivoli. Bon, il est évident que l'infrastructure a un rôle majeur à jouer dans la protection des usagers de la voirie et que le fait de séparer physiquement les flux en fonction des vitesses de déplacement et de vulnérabilité des modes de déplacement renforce la sécurité. Cependant, cela n'est pas possible partout et des lieux de rencontre sont inévitables qui nécessitent donc que chacun respecte des règles de circulation et d'échange.
Or, le laxisme actuel qui entoure l'usage des modes de transport motorisés favorise la multiplication des comportement dangereux et en infraction au code de la route dont le respect doit pourtant être partagé par tous pour être garanté de chacun et mène inévitablement à l'expression de tension. Moi, je vais vous donner un exemple. Madame nous donnait un exemple tout enfin nous disait tout à l'heure qu'elle avait subi euh des des invectivation euh boulevard de la Chapelle.
Moi, je vais vous donner un exemple. Devant le palais de justice à Paris, le feu était rouge. Je me suis engagé sur le passage piéton.
Un vélo est arrivé à toute allure et m'est rentré dedans. Il a grillé le feu, il m'est rentré dedans. À côté de moi, il y avait quatre policiers.
Bon, ils lui ont fait une remontrance. point à la ligne. Donc je je pense qu'il y a un sentiment un sentiment d'inégalité de traitement entre les usagés motorisés qui sont verbalisés et les autres qui ne le sont jamais.
À ce sujet, il est important de rappeler que les tensions ne sont pas le fait d'un mode de transport, agressivité supposée d'une certaine catégorie d'usagers vis-à-vis d'une autre, mais bien le fait d'une minorité de comportements inciviques qui peuvent apparaître n'importe où et on le voit, c'est pas uniquement sur la route. Il paraît donc indispensable de rétablir une proportionnalité des contrôles et des sanctions. La lutte contre l'insécurité routière ne doit pas conduire à une surenchère répressive visant uniquement les conducteurs motorisés, mais s'exprimer de façon raisonnable et égale envers tous pour faire prendre conscience de la nécessité du respect de la réglementation par chacun.
Tout à l'heure, effectivement monsieur Barbe a parlé de la la verbalisation des des cyclistes lorsqu'ils ne respectent pas le code de la route. Enfin, le code de la route comme des aménagements de voiries ne sont pas des concepts figés mais qui au contraire évoluent dans le temps. Or à cette heure, les usagers motorisés ne reçoivent qu'une seule et unique session de formation au début de leur carrière et leurs connaissances ne sont jamais remises à jour. celle des celle des des cyclistes et des piétons.
Il n'y a pas de formation spécifique effectivement au partage de la route. Mais connaissances des nouveaux usages aménagement dédié aux usagers non motorisés nécessité de renforcer l'éducation et la formation tout au long de la carrière d'un conducteur. améliorer la communication pour une meilleure compréhension entre les usagers et rendre certainement beaucoup plus visible par une sign une une signalisation pédagogique les nouveaux aménagements type rond-point à la hollandaise où on a des vélos qui tournent dans le sens contraire des voitures et double sens cyclable comme on a parlé tout à l'heure effectivement dans les rues à sens unique.
Voilà. Merci. Je vais ouvrir la discussion et je vous redonnerai la parole.
La parole est à Cédric Chevalier. Oui, merci monsieur le président. Merci pour ces différentes interventions.
Bon, j'ai bien entendu qu'il fallait pas opposer les uns aux autres. Je crois que on est simplement et je redis dans le savoir vivre et l'éducation. Enfin, je je crois qu'à un moment donné, quand tout le monde respecte les règles et assz respectueux de son voisin, de sa voisine, on évite un certain nombre de choses.
Mais je voudrais pas qu'on oppose. Moi, je voudrais revenir sur plutôt la notion encore d'espace et je m'interroge toujours tout ce qui est entendu se vaut effectivement sur la partie urbaine. Je trouve que sur la ruralité, il y a quand même un certain nombre de questionnements qu'on pourrait avoir.
On parle de contrôle. OK. Mais en tant que maire d'une petite commune, vous pouvez faire tous les aménagements que vous voulez.
C'est quand même assez difficile de contrôler et de sanctionner, hein. Donc on n pas forcément le moyen. Donc moi, je veux bien que on fasse un certain nombre de choses.
Deuxième élément sur les espaces, les aménagements, je les entends mais il y a un coût qui est pas toujours facile à maîtriser. Deuxièmement, l'espace est pas forcément non plus extensible. Donc voilà. et surtout que maintenant on nous demande de faire attention à l'artificialisation.
Donc il y a aussi une forme de contradiction entre un moment donné des aménagements qui artificialise et le fait que de l'autre côté on puisse pas le faire. Et puis moi je voudrais aussi dire que il y a une spécificité d'aménagement dans le milieu rural. Donc je voudrais aussi que au travers des des visions, je voudrais que les visions qui se qui s'expriment puissent nous donner leur focus sur la ruralité et pas que sur la notion urbaine.
Parce que moi dans dans mon village, il y a il y a un peu de piéton, il y a un peu de vélo, il y a des moisses battent hein, il y a des moisseuses batteuses, il y a des tracteurs. Alors ça c'est en terme d'aménagement fait pas la même chose, voyez. Donc voilà.
Donc, je voudrais quand même aussi à un moment donné qu'on ait une vision du reste du territoire, hein, qui est rural. Euh, on va pas faire ses courses à 5 km à pied ou en vélo. Je veux bien que ça se développe.
Mais il y a aussi une réalité de terrain et d'une partie de la population. Donc, je voudrais avoir la vision sur cette approche de notamment de la du milieu rural. Merci.
Très important la question. Euh, la parole est à Daniel Guéret. Oui, d'abord merci monsieur Bar pour votre rapport qui me paraît être comment dirais-je une piste à suivre en terme de de modération et de bien vivre ensemble.
J'ai écouté avec attention madame messieur vos vos interventions. Moi, j'ai eu pendant 20 ans à construire un projet multimodal sur 32 hectares en cœur d'agglomération à Chartre. Euh et je voudrais vous faire part de quelques réalités.
D'abord merci à chacune de vos associations du travail qu'elle fait là où vous êtes représenté ou par des associations sœurs. Mais moi, j'ai eu par exemple à conduire des projets en lien avec les motards, en lien avec les cyclistes, en lien avec les piétons. J'aurais semblant vous faire remarquer que lorsqu'on est en charge de conduire des projets, on est en charge de les conduire sur le temps long.
Euh par exemple, moi en 2004, les notions d'intermodalité n'étaient pas celles qu'elles sont devenues en 2024. Je veux dire que en 20 ans, il y a eu des usages qui se sont créés, qui n'existaient pas. Il y a donc une partie évolutive qu'il faut prendre en compte aussi dans vos réflexions.
Madame, vous avez tout à l'heure dit que vous aviez effectivement fait était l'objet d'avctive. Vous avez, je crois, raison. et chacun de vous pourrait dire la même chose là où il est, au moment où il se trouve.
Euh hélas, ceci étant, euh je pense pas que les problèmes soient derrière nous. Les problèmes sont devant nous dès lors que euh les règles sont mal définies, qu'elles ne s'appliquent pas à toutes de la même manière sur un espace qui est pourtant contraint. la difficulté que il se pose dans une ville.
Euh et effectivement mon collègue Chevalier a raison de dire qu'il faut regarder les choses de manière un peu différente selon qu'on est en zone rurale périphérique ou en zone urbaine. Moi j'ai eu aussi à conduire des plans de déplacement vélo en zone rurale. Se posera d'ailleurs à terme, je le dis au passage et à l'association La FUBE, je voudrais un petit peu là-dessus qu'il y ait une réflexion parce que on multiplie les kilomètres de piste cyclable en milieu rural.
On les multiplie, on les multiplie. Moi, je suis déjà à la 2è phase d'entretien de d'équipements qui ont été faits il y a 15 ou 20 ans et se pose aujourd'hui un grave problème dans les collectivités ou dans les différentes intercommunalités, c'est l'entretien de ces pistes cyclables. À un moment où les départements se retrouvent un petit peu à l'osretenir le le le réseau des routes départementales, il faudra qu'on ait aussi quelque part en tête qu'est-ce qu'il se qu'est-ce qui se fera pour entretenir les pistes cyclables ?
Et je reviens simplement à mon propos. Je disais que sur une période longue, les usages changent. Vos exigence changent également et c'est bien et c'est bien normal.
Et ce que je voulais vous dire, c'est que il faut aussi parfois que peut-être vous fassiez les uns les autres un effort pour reconnaître que les choses ne vont jamais assez vite mais qu'il y a eu dans les villes notamment pour l'accessibilité handicap de de de de efforts remarquables. Alors, il y a ce qui est possible de faire tout de suite et effectivement une municipalité aujourd'hui qui n'inclerait pas dans un aménagement nouveau les préconisations, les réflexions du jour serait à côté de la plaque à mon sens. Après, une fois que j'ai dit ça, dans un espace urbain ancien, vous avez des contraintes qui s'imposent.
Moi, j'ai eu à piloter par exemple avec des collègues l'installation d'ABHNS sur une ville ancienne. C'est plus facile à dire qu'à faire. Alors, on le fait mais c'est pas sans contrainte.
Je veux dire qu'il y a des contraintes qu'il faut aussi partager. Et tout à l'heure ceux qui représentent les automobilistes disaient qu'effectivement les usages avaient effectivement beaucoup bougé. Ils continueront de bouger mais encore une fois il faut que vos associations diverses et variées à un moment donné au-delà et je le comprends bien de ce que vous représentez les uns et les autres.
Comprenez que dans un projet par exemple urbain, vous devez aussi à un moment donné arriver avec tout le monde à faire des compromis parce que la différence entre vos associations prises individuellement et un responsable à maire par exemple, c'est que le maire lui à un moment donné il va prendre une décision qui va être le résultat du travail que vous aurez fait ensemble avec lui et qui naturellement peut peut ou prouve vous donner satisfaction. parce que lui, il est obligé de prendre une décision tenant compte de tous les paramètres et qui remonte vers lui et qui condense finalement ou pas ou pas suffisamment euh vos revendications. Alors moi, je ne puis que vous inviter à euh continuer à œuvrer avec les villes et avec les intercommunalités.
Euh en milieu rural, mon collègue en a parlé, la situation est aussi un peu plus différente parce qu'il y a il y a un problème de moyens qui se pose qui n'est pas égal. à celui qui est à disposition des des zones urbaines. Mais euh ce que je veux vous dire aussi, c'est que euh vous devez travailler sur un problème de culture.
Euh moi, j'ai eu par exemple à gérer un problème de de la place du vélo, ce sera ma conclusion. La place du vélo dans les gares, la place du vélo aux abords des gares. Et bien la conception, par exemple qui était celle de la SNCF sur cette question en 2005 n'est plus celle de la SNCF en 2025.
Moi, je suis allé voir au Danemark, on se fait en Norvège la conception de de parc vélo de 10000 vélos. Euh la culture de ces peuples fait que la problématique a abordé d'une manière tout à fait différente qu'en France. Moi, si j'avais 500 vélos à poser à la gare de Chartre, il était hors de question que je puisse m'afficher sur le modèle de ce que je voyais au Danemark ou en Norvège pour la simple et bonne raison que si vous mettez 500 vélos sans un équipement sécurisé, vos vélos sont dépouillés en France.
Alors que moi, j'ai vu dans des villes de 40000 habitants euh dans en Europe du Nord, des vélos sans cann, sans chaînes qui n'étaient pas qui n'étaient pas détérioré parce que il y a un problème de culture. les sujets que vous traitez avec nous et que vous portez avec nous, avec celles et ceux qui sont dans vos associations, vous devez leur rappeler aussi aux gens qui sont dans vos associations que à la base et et ça vaut on est tous à l'heure, je crois le président le disait, on est tous à un moment donné piéton ou en tout cas automobiliste et parfois cycliste et motard et on doit tous s'interroger sur le sens civique qui est le nôtre. c'est un problème de culture civique et là-dessus, il y a un travail énorme à faire au niveau des associations euh parce que ce sont les adhérents qui constituent aux association et qui sont principalement des acteurs.
Et donc nous les élus et bien euh à un moment donné euh on doit faire la synthèse de tout ce que vous représentez et parfois effectivement c'est pas conforme à vos attentes mais il faut continuer de travailler dans ce sens-là parce que de toute façon on n pas le choix. Donc euh voilà, c'était un un témoignage, mais aussi une note d'espoir que je voulais vous et puis surtout euh ne rien faire qui puisse tout à l'heure, ça a été dit par le dernier intervenant euh opposer, diviser les uns les autres, les uns contre les autres. Moi, je suis stupéfait de voir à quel point dans ce pays, chaque fois qu'on parle de ces questions qui touchent au partage de la voie publique, au partage de l'espace public, tout se transforme rapidement en opposition frontale et radicale et ça c'est le plus court chemin pour ne pas du tout évoluer et s'améliorer.
Merci. Je donner la parole à Jacques Fernick. Oui, merci président.
Donc euh cette table ronde l'occasion de vous faire réagir à aux propositions de la mission menée par Emmanuel Barne euh dont euh le ministre des transports a dit que il avait la volonté de mettre en place la préconisation de cette mission. C'est sa formule exactement. Alors, j'ai une question pour chacun.
Voilà. Euh en ce qui concerne les les automobilistes, une des propositions qui qui changerait vraiment la donne et les habitudes, sachant que là où les accidents sont les plus graves, c'est effectivement hors agglomération où le différentiel de vitesse est très important. Ce qui fait que paradoxalement c'est les cyclistes qui portent le plus un casque, c'est-à-dire ceux qui font du cyclotourisme euh qui souvent les accidents les plus graves parce que euh à ces vitesses là avec les chocs que ça entraîne, un casque, ça sert pas à grand-chose. proposition, c'est que quand on double sur une route à deux voies bidirectionnelle ou non, quand on double un deux roues non motorisé là parce que j'ai compris, le véhicule soit obligé de se déporter à gauche de la ligne médiane.
Donc effectivement si si cette règle était appliquée, c'est un changement de comportement qui qui qui entraî un choc culturel. C'est évident. Euh donc cette proposition là, bon il y a une autre proposition annexe, j'aurais envie de vous soumettre euh en ville, je sais pas moi, nous lag Strasbourg, on a les trames hein et les trames, on les entend pas souvent d quelque fois arriver quand ils sont pas dans des courbes.
Ils ont une petite sonnette hein de courtoisie qui permet de signaler sans que ça soit une espèce de coup de claxon agressif, une des propositions, c'est que tous les véhicules, les G9 donc les voitures essentiellement, soient équipé de ce genre de sonnette pour apaiser un petit peu les les petits problèmes de cohabitation. Ça c'était pour les automobilistes sur les motards. Effectivement, j'ai été intéressé par votre analyse du fait que les vélos se retrouvaient un petit peu dans une phase où vous vous étiez il y a 30 ans.
Voilà, je vous ai pas trouvé très en colère, hein, voilà, pas véhément mais je me rappelle que ce qui vous a mis en colère de dans ma mémoire, c'est les histoires de mise en place de contrôle technique, hein. Voilà. Euh moi j'ai mené une mission sur la révision du contrôle technique, la directive là avec Pascal Gruny pour la commission des affaires européennes, hein.
Donc où en fait on a quasiment pas parlé des motards parce que d'une part les dispositions qui sont qui devraient changer, donc ça concerne plus les automobilistes et avec l'idée de d'avoir des contrôles annuels pour les véhicules anciens et cetera, ça ça me semble écarté. Et donc euh on m'a dit que c'était apaisé pour les motards, l'histoire de contrôle technique. Est-ce que c'est le cas pour les les piétons ?
Effectivement, j'ai j'ai été intéressé par la l'idée que euh en gros le trottoir est pas défini dans le dans le code de la route dont Emmanuel Bar voudrait qu'il s'appelle le code de la voirie, hein, pour un changement, euh une terminologie performative. Euh on a donc un rendez-vous législatif avec la loi cadre. Est-ce que vous vous envisagez de proposer euh à ce qui est l'équivalent du 2282 228, c'est-à-dire euh l'obligation quand pour une nouvelle voirie ou pour une intervention sur la voirie existante en zone bâtie, enfin aux en zones oui en zone bâtie euh de prendre en compte euh le le cheminement piéton parce que c'est vrai que les villes qui l'ont fait avec un vrai souci de cheminement piéton, on a des des itinéraires sur lesquels on voit vraiment la différence et puis pour pas être trop long sur les vélos l'eau euh le donc une bonne partie des propositions, c'est sur les infrastructures cyclables avec l'objectif de je crois 100000 km à l'horizon 2030.
La loi cadre, elle a un bout d'article qui vise à faciliter, je cite, les investissements dans les infrastructures cyclables. Est-ce que on visait à faciliter en donnant les moyens, c'est un peu cuit avec le plan vélo qui a dégringolé. Euh, comment vous analysez ce qu'elle propose ?
Est-ce que c'est effectivement ce qui permet de de mieux les déployer ? Hein, la proposition barbe, c'est en gros de pour pour les zones étendre l'obligation ferme qui existe en ville avec le 2282, modifier le 2283 pour que cette fermeté ait aussi lieu à la campagne, hein, étant de l'obligation de la ville au champ. Est-ce que c'est comme ça que vous voyez euh les dispositions prévues dans la loi cadre ? où est-ce que vous le voyez plus comme une façon de simplifier la vie à ceux qui ont pas trop envie de faire d'efforts.
Et je dirais juste sur la rue de Rivoli et le bouvard de Sébastopol. Oui. Pourquoi je parle du bouvoir de Sbastopol ?
Parce que c'est un axe que je prends beaucoup en vélo hein pour aller gard de l'Est. Clairement, on a fait une infrastructure cyclable qui à peine mise en place était dépassée hein. Il y a une des flux de vélo et des différentiels avec des livreurs en vélo qui qui font que c'est c'est très compliqué.
Euh celle de la rue de Riveli, elle anticipe pour l'avenir et elle est effectivement un bonheur quand on est un vélo. La parole est à Olivier Jacquin. Euh merci président puis merci d'avoir organisé cette table ronde après l'exposé de monsieur Barme.
Je trouve que ça permet un vrai approfondissement. Alors, j'ai effectivement un certain nombre de questions, mais d'abord une remarque générale par rapport à la tonalité de certaines questions euh de mes collègues euh précédemment. Euh je pense que quand on siège au développement durable, on ne peut que se féliciter de l'augmentation de la part modale, du vélo et de la marche.
Et je ne pense pas que en tant que tel, le problème soit le vélo particulièrement. J'ai un parti prix en disant ça que j'affirme totalement. D'ailleurs, j'ai les chiffres des accidents mortels. 85 % sont liés à des choc avec des véhicules motorisés.
Alors, mes questions. Une première pour monsieur Nosière. Que pensez-vous de la proposition d'Emmanuel Barbe de rebaptiser le code de la route en code de la voie publique et le changement culturel qui impliquerait ?
Une question sur la marche. J'ai entendu des propositions assez audacieuses du candidat Emmanuel Grégoire sur Paris qui propose et peut-être monsieur Nozzière pourra réagir la suppression des pistes sur les trottoirs, d'élargir les trottoirs quand c'est possible et quand ça n'est pas possible, les rues deviennent piétonnes avec accès autorisé uniquement pour les riverins et les professionnels. Et une dernière question pour Céline Scronavaka.
C'est un peu les mêmes questions que j'ai posé tout à l'heure à Emmanuel Barb. Quel est votre regard sur cet article 21 de la loi cadre sur les transports qui veut permettre aux collectivités de réaliser des aménagements cyclables plus adaptés et moins coûteux et très à la baisse d'un point de vue des prescriptions et je suis assez inquiet de cela. Et de la même manière, Emmanuel Barb a évoqué la la baisse des subventionnements euh pour les infrastructure vélo qui était bien parti et je pense ça va avoir un impact particulièrement fort sur les espaces d'an périurbain puisque globalement les grandes villes se sont plutôt pas trop mal équipées.
Il y a encore des efforts à faire mais je suis assez inquiet. Merci. Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres intervenants avant que je donne la parole à nos invités et que je cède la présidence à Didier Mandé parce que j'ai une visioconférence avec la FNCCR. Pas de prise de parole. Donc qui euh répond aux questions ?
Allez-y. Madame Scaraka. Hop.
Merci beaucoup pour toutes ces questions. Alors non, déjà je voulais vraiment vous remercier pour euh l'avoir rappelé la place des associations euh dans voilà dans la la coconstruction d'une multimodalité en France. Et bien évidemment voilà, il faut chercher un compromis et je pense toutes et tous autour de la table, nous nous sommes convaincus que même si nous avons des vérites vindications, il faut un une culture du compromis. pour avancer.
Ça a été dit donc que les villes elles avancent rapidement. Ils ont des moyens à la fois technique et économique et quid donc de la ruralité. Donc j'habite la moyen moitié de ma semaine dans un village de 280 habitants.
Euh donc je sais bien de quoi on parle. Je prends le vélo sur une départementale pas protégé. Et euh ce que moi je veux dire, c'est vraiment je voudrais féliciter euh toutes les collectivités territoriales qui sont vraiment engagées.
On le voit en ces moments euh autour des municipales, il y a vraiment un engouement à la fois euh évidemment citoyen envers les vélos, mais il y a de plus en plus des territoires à la fois métropolitains, impéurbains, mais aussi qui se qui avancissent cette problématique du vélo et de la marche. Donc en réalité, nous on avait présenté il y a 3 ans un travail qui était répris par la fondation de la nature et de l'homme et la la F3V récemment sur la réutilisation des chemins ruraux et d'une partie des lavoiries en place. Donc l'idée est en simple euh si on a plusieurs façons ben d'aller d'un point A à point B euh en voiture, mais on peut en choisir une pour laisser ben aux mobilités active euh au révérin.
Euh sachant que dans tous les cas la voilà le budget n'est donc pas nous ne pourrons pas forcément continuer à à à intervenir sur tout la voirie en France. Donc c'était aussi une une façon de d'aller rapidement, d'être sobre. On a parlé d'impermisation mais aussi sobre en coup parce que c'est plus rapide.
Donc pour nous c'est vraiment de réfléchir autour de la de l'idée de plein de circulation qui était très très utilisé en ville mais de le penser aussi au niveau de de la ruralité et donc quand c'est possible quand la densité de la voirie le permet d'avoir ce type de de réflexion. Mais évidemment à nouveau en cherchant des compromis avec tout le monde, aux automobilistes et agriculteurs compris. Euh voilà, c'est moi mes voisins, je les connais bien.
Euh voilà, il ils ont besoin d'être euh d'être aussi autour de la table s'il y a des choses qui euh qui vont toucher leur vie. La deuxième chose, c'est euh ça a été euh dit, c'est il faut quand même objectiver. C'est-à-dire que au n de la fib, on le dit souvent, la mobilité c'est quelque chose, les collectivités territorielles le savent très bien, c'est de la dentelle.
C'est-à-dire, on ne peut pas dire une phrase en disant "Oui, il y a un problème X Y. Moi, j'ai vu que il y a un problème, il faut vraiment objectiver." Et ça, c'est une des des choses que nous on avait demandé à la suite de l'audition de Emmanuel Barbre, c'est d'objectiver.
Est-ce que il est vrai que les les bétons, les cyclistes, les automobilistes, ils font des infractions tout ça ? Est-ce que c'est vrai que la voie centrale banalisé ? Est-ce que les vill les trente ?
Voilà, il faut vraiment prendre le temps de travailler et se poser la question de est-ce que est-ce que c'est vrai ? Est-ce que les choses qu'on a l'impression ? Est-ce que voilà, moi je sais que je suis cycliste et très souvent piétonne.
J'ai des impressions parce qu'elles sont vraies. Et donc euh il faut je pense obiver si on veut une culture de compromis, si on veut apaiser, on doit aussi être capable d'avoir des faits sur lesquel euh construire des choses. Voilà, ça c'est simplement euh quelque chose que je voulais mettre en avant.
Ça m'a été donc demandé qu'est-ce que j'en pense de la loi cadre. Donc à la FIB, nous nous sommes très inquiets en ces moments. Euh donc il y a pas eu de remplacement de euh de la délégation interministrielle au vélo.
Euh il y a plus de l'argent sur le plan vélo et marche. Euh on a cette loi cadre, je en dire deux mots qui nous inquiètent. C'est vraiment pour nous, c'est vraiment un moment compliqué.
C'est-à-dire qu'on peut pas simplement se se féliciter du fait qu'on a lancé quelque chose et on a lancé quelque chose, il y a un changement. Mais maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce que voilà, c'est comme si on nous dérobe le tapis sous nos pieds.
Euh là, on a lancé une envie, il y a un engouement citoyen. Il y a des gens qui font du vélo, des gens qui ont envie de faire du vélo, mais voilà, on a besoin de sécurité. Euh sinon, ben ça sera simplement les personnes qui ont le courage comme moi de prendre des portes mental euh sans aménagement qui vont le faire.
Il y aura pas les aînés, ils auront pas les personnes enation handicap, les enfants pourront pas aller à l'école. Et ça c'est vraiment un problème. C'est un problème budgétaire, ça a été dit.
Le vélo n'est pas n'est pas cher. Le vélo n'est pas cher à construire. Le vélo permet aussi de ben si je prends ma voiture à fur à mesure, je vais euh arracher le le le goudron.
Mais s'il y a des plus en plus de personnes qui prendent le vélo, mais ça va coûter moins cher d'entretenir des routes. Il y aura plus de de place pour les motards, pour les pour les euh pour les automobilistes. Donc pour nous, c'est vraiment une question des des d'équilibrage qui n'est pas un caprice.
Euh c'est une question vraiment de sécurité et euh et pour nous, c'est une question aussi de laisser la place aux personnes qui ne peuvent pas faire le choix du vélo. Nous, on veut, on n'est pas des prescripteurs, on veut pas que les gens prennent le vélo. et on veut que les gens qui font le choix de prendre le vélo puissent le faire en sécurité, chose qui est complètement différente.
Et donc au niveau des du budget, j'ai dit ça ne va pas dans la bonne direction et ça a été cité à plusieurs reprises l'article 21 de la de la loi cadre. Donc euh il y a un peu un loup dans la bergerie, c'est-à-dire que monsieur Barbe, il avait demandé d'ajouter une obligation euh hors agglomération et on échange de cette obligation que que cette obligation soit plus souple, c'est-à-dire qu'on va pas forcément faire un ménagement sur la départementale, on va le faire peut-être dans la rue à côté. Et euh au niveau de la de la loi cadre, ce qui a été fait, ben c'est un mix des deux qui n'est pas vraiment favorable à au vélo.
C'est-à-dire qu'on n pas mis l'obligation, mais par contre, on a laissé la possibilité de euh de d'avoir cet aménagement euh on sait pas où, on sait pas quand, c'est pas très clair en plus. Donc, on dit que on peut faire un aménagement à côté, mais à côté c'est pas très défini et il y a pas d'obligation. Euh voilà, je vais être obligé de vous interrompre parce que pour la loi cadre, nous désignerons la semaine prochaine un rapporteur sur le texte.
Donc vous aurez, je pense le loisir d'être auditionné et de pouvoir développer l'ensemble des arguments que vous avez rapidement présenté à l'instant. Je vais laisser voilà répondre aux différentes questions si nous voulons terminer comme prévu un petit peu avant midi. Merci.
Merci. Donc juste pour résumer un petit peu la position de 60 millions piétons, notre objectif c'est que l'on prenne soin du piéton. Nous n'avons aucune je dirais euh euh nous acceptons toutes les mobilités.
Toutes les mobilités, on leur place dans l'espace public. Et là-dessus, on a aucune aucune aucun état d'âme en la matière. En revanche, il faut prendre soin du piéton.
Pourquoi ? Parce que le piéton marche avec ses pieds alors que les autres mobilités utilisent un véhicule et c'est tout ce qui fait la la différence. Donc merci de nous alerter sur la loi à cadre puisque effectivement euh nous avons déjà eu l'occasion de rencontrer le rapporteur à l'époque de de la loi Lom et ce qui nous avait permis de d'introduire euh la sensibilisation au passages piéton et de libérer euh l'emplacement des passages euh en amend des passages piétons.
Donc merci de de de ce de ce conseil. Je note par ailleurs que pour suivre les municipales euh que euh les futurs candidats si je puis dire ou les candidats actuellement et je j'en veux pour preuve Paris puisque nous avons eu l'opportunité de rencontrer les candidats à la ville de Paris. Euh beaucoup annoncent que ça sera un mandat piéton.
On s'en on s'en réjouit euh par avance si je puis dire. Pour autant, on parle beaucoup et et ma ma voisine en a parlé du plan vélo et marche. Euh et il faut quand même avoir à l'esprit que c'est essentiellement un plan vélo à 98 % et que la marche, il faut chercher vraiment de très près pour trouver euh qu'il y a eu un un effort en en en la matière pour favoriser ce que j'ai appelé tout à l'heure, les cheminements piétons et investir notamment pour rendre nos villes accessibles à toutes les personnes à à mobilité réduite.
Merci. Merci. Je vous laisse répondre.
Merci. Euh alors sur le sujet du partage des espaces qui n'est pas qui ne sont pas extensibles. Euh c'est c'est un petit peu ce que j'entendais par le partage de la route.
Ce n'est pas une ségrégation des modes de transport. Euh c'est c'est toute la difficulté de ces arbitrages. Euh pour ce qui nous concerne euh les infrastructures routières euh le problème que nous avons tant que motard vis-à-vis des infrastructures routières, c'est qu'on se retrouve face à des des dispositifs qui visent à améliorer la sécurité d'une catégorie d'usagers de la route mais au détriment d'une autre.
Euh je prends l'exemple des glissières de sécurité qui évidemment euh ont un rôle majeur pour limiter les conséquences d'un accident en voiture euh mais qui peuvent se euh révéler mortel pour un pour un motocycliste. Euh de façon un peu similaire, les dispositifs anti stationnement pour empêcher les voitures de stationner sur trottoir, ce qu'elle ne devrai pas faire, mais on est obligé de le rendre impossible, bah peuvent se révéler être un obstacle fixe contre lequel le motocycliste ou le scooteriste pourrait pourrait chuter. Et c'est toute la difficulté et la noblesse de votre travail de réaliser ces ces ces arbitrages essayer de trouver des compromis.
Je suis tout à fait partisan de la culture du compromis d'essayer de de voilà c'est de ne pas opposer les modes. Je ne suis pas sûr d'avoir compris la la question de monsieur Fern sur le contrôle technique. Alors ou alors peut-être c'est l'occasion de c'est m'offrir la possibilité maintenant Ah mais ça se passe très très mal.
Le le contrôle technique est appliqué en France. Je pensais pas être le mentionner aujourd'hui, mais puisque vous m'offrez la possibilité, merci. Nous, nous sommes partisans d'un non pas d'un contrôle technique des véhicules mais d'un contrôle technique des routes.
Le DUR motorisé euh l'état du véhicule n'est pas un facteur d'accident. En revanche, sur l'infrastructure, on a un petit sujet et nous sommes très déçus que la France est finalement mis en œuvre alors que la directive européenne ne l'y obligeait pas. Un contrôle technique des deux remotorisés.
On pense que c'est un petit peu de l'argent gâché, de l'argent public, mais aussi de l'argent des motards. Tout ça pour alimenter l'appétite des multinationales du contrôle technique. Merci de m'avoir donner l'occasion de de le rappeler.
Mais nous continuons à combattre ce dispositif qui pour le pour cela este. Voilà, vous m'avez pas tout à fait mis en colère mais donné l'occasion d'exprimer notre insatisfaction. Merci.
Euh voilà. Alors moi, vous m'avez vous m'avez posé deux questions. Euh la première sur la sur la distance entre entre un cycliste et et la voiture qui le double.
Bon, déjà c'est déjà prévu par le code de la route. Le code de la route, si je me souviens bien, je crois que ça doit être 1,50. Euh, on doit mettre au moins un au moins 1,50 je crois entre Alors, après euh après je dirais doubler doubler un cycliste en passant complètement de l'autre côté de la route, c'est du à la limite, je vais vous dire, c'est du bon sens.
C'est c'est bon. Alors que que ce soit inscrit dans le code de la route, pourquoi pas ? C'est je vois pas du tout d'inconvé d'inconvé à cela.
Bon, ce qui se passe, le problème c'est pas quand le véhicule double et qu'il y a personne en face. Le problème, c'est quand le véhicule arrive derrière un cycliste et qu'il y a une voiture qui arrive en face. Et là, effectivement, bon euh c'est pareil une question de bon sens.
On ralentit et on attend on attend quelques secondes pour pour doubler le cycliste. Bon après quand sur sur la sonnette sur les véhicules, bon je suis pas trop habilité à vous répondre à ce genre de question. Ouais, plutôt en parler peut-être au constructeurs.
Après euh il est vrai que qu'il y a quand même il y a quand même un un souci et notamment maintenant de plus en plus avec les véhicules électriques. Euh donc c'est vrai que euh bon, on a un klaxon. Bon, c'est peut-être un petit peu bruyant mais enfin je là je je dirais que je pense pas que ce soit une sonnette qui permettrait à un cycliste euh de de d'entendre le véhicule qui arrive.
Je suis pas certain. Donc bon. Oui.
Quant à votre question sur changer euh changer le nom du code de la route, je pense pas quand je bon c'est c'est très bien ça peut c'est si disons que c'est de de dire de dire que que le que le code de la route peut s'appeler le code des usagers de la voirie. Je pense pas que ça changera beaucoup de choses dans le comportement à la fois des des automobilistes, des motards, des cyclistes, j'en suis pas j'en suis pas certain. Donc maintenant après c'est c'est c'est une question qu'il faut qui qui peut se poser effectivement, mais je pense pas que ça change grand-chose grand-chose au comportement le comportement des gens.
Après, moi je tout à l'heure quelqu'un a parlé de de mettre la totalité des villes en France à 30 km/h. Euh je sais pas si c'est vraiment une très très bonne solution. Je pense qu'il faut laisser euh laisser le choix au maire de de prendre ce genre de décision quand il y a des zones qui sont particulièrement dangereuses ou particulièrement empruntées.
Bon, qui ait quelques zones effectivement à 30 km/h, je pense que c'est c'est ce n'est pas un problème mais que ça reste à la maîtrise à la maîtrise des mèes. Voilà. Euh après, j'ai entendu parler aussi de rendre une quantité de rues piétonnes.
Euh bon euh on peut rendre des rues piétonnes, mais qu'est-ce qu'est-ce qu'on va quel ventê ? Faudrait je pense qu'il faut regarder les conséquences. pas uniquement c'est pas uniquement un problème de trafic pour moi, un trafic routier, mais il faut voir les conséquences que ça pourrait aussi avoir euh sur l'économie et sur les commerces.
Je veux dire, regardez, on est en train enfin quand vous regardez Paris aujourd'hui, euh franchement on est moi je me pose la question de me dire "Mais est-ce qu'on n'est pas en train de faire de Paris une ville musée Euh, on voit des quantités de commerce notamment, on parlait de la rue de Rivoli, les quantités de commerce rue d'rivoler c'est je dire il faut faut pas non plus je crois qu'il faut pas opposer opposer la la l'écologie à l'économie et qu'il faut arriver à faire vivre les deux ensemble correctement. Vous savez, on est tous, c'est pas parce qu'on est des automobilistes et qu'on est qu'on n'est pas des écologistes. Je veux dire au aujourd'hui, je pense que tout le monde pense à la planète, tout le monde pense à c'est je veux dire c'est pas c'est pas c'est pas un parti et et un parti qui est pour et un parti qui est contre.
C'est c'est pas vrai. Mais je crois qu'il faut aussi faut aussi prendre en considération que il y a une économie et cette économie faut la faire faut la faire tourner. Voilà.
Très bien. Vous souhaitiez intervenir ? Allez-y.
Oui, très rapidement sur le le Je pense que les symboles sont importants au niveau de la FFMC. De façon à être plus inclusif vis-à-vis des autres modes de transport, nous avons fait évoluer notre vocabulaire en parlant plutôt de non pas de partage de la route mais de partage de la voirie. C'est peut-être bête mais les symboles c'est important. en politique, je crois que c'est un peu le le sel du métier.
Euh et sur la question de la sonnette, alors il se trouve que je circule sur un un de roue motorisé électrique qui ne fait pas de bruit et j'ai rajouté une sonnette de vélo sur mon deut de façon à ne pas claxonner. Je crois que c'était ça la proposition dont il était voilà. Euh je trouve ça c'est peut-être un détail mais c'est assez fin, c'est moins agressif et je me souviens très régulièrement, je surprend les les cyclistes parce qu'ils s'attendent forcément à à voir un cycliste de débarquer quand ils m'entendent et ils voient une moto et ils sont toujours un peu surpris et du coup ça permet d'engager le dialogue au feu suivant.
Euh et je pense que c'est ça dont on manque he c'est le dialogue, c'est le c'est c'est le respect mutuel. Euh bon déjà on est tous les quatre ici. Je pense que c'est c'est un bon début.
Euh j'espère qu'on aura l'occasion de de continuer. Je je crois que c'est ça quoi. Il faut essayer de comprendre ce qui dans les euh comportements des autres usagers nous pose problème euh pas dans une logique de confrontation mais de compréhension.
Euh moi je suis ravi de pouvoir échanger avec les automuses comme les cyclistes, de pouvoir leur dire ouais enfin quand même quand tu te mets là comme ça c'est un peu gênant. et puis qui puisse me dire euh bah oui mais enf les motards vous devriez quand même penser un petit peu et c'est comme ça c'est c'est ces petits échanges qui permettent de d'améliorer la situation au quotidien et puis après il restera toujours évidemment des des réfraères mais ça trois remarques très rapidement oui très rapidement je voudrais juste préciser que enfin je crois que beaucoup d'entre nous ici utilisent plusieurs modes et moi à titre personnel les quatre modes je j'en suis un acteur et donc évidemment qu'on doit échanger et ça paraît tellement naturel, on peut pas cloisonner euh au point où on l'entend quelquefois. Voilà, je vous très très rapidement pour pour l'instoration du 30 km/h au-delà de de l'efficacité sur sur la vitesse euh sur la baisse de l'accidentalité, euh le le fait d'avoir laissé euh je dirais le choix aux collectivités euh pose un problème puisqu'en fait euh euh finalement en tant qu'automobiliste que je suis parfois, vous savez plus bien si vous êtes à 30 ou à 50 km/h.
Il suffit de de de circuler autour de Paris. bien malin, ça c'est quelles sont les communes qui sont passées à 30 et celles qui sont passées à 50. Donc je pense qu'il faut passer à la solution espagnole qui est une solution je dirais quand même très très réaliste puisque elle autorise la possibilité de rouler à 50 km/h dès dès dès lors que il y a deux voies de circulation par sens.
Et donc ça ça met un sens à la hiérarchisation de de la voirie. Euh la deuxième remarque que je me permets de faire, c'est que euh 60 millions de piétons ne militent pas systématiquement pour les r piétonnes. Il y a d'autres solutions bien entendu.
On n pas parlé trop des zones de rencontre. Euh et puis peut-être parfois de de ne faire que des espaces piétons euh ne ne facilit pas l'accès au piéton à ces espaces. Nous on nous sommes particulièrement vigilants, comme je l'ai dit, sur l'accessibilité de tous les trottoirs dans l'espace public et ça me paraît davantage une priorité que de faire des rues des rues piétonnes.
Et puis 3è remarque, euh la sonnette effectivement pour le piéton, notamment maintenant qu'il est à cohabiter si je puis dire, avec la proximité de nos amis cyclistes, je pense que et c'est particulièrement vrai pour les personnes en mobilité réduite et je pense notamment aux personnes déficience visuelle. Je pense que une petite une petite sonnette sympathique permettrait serait très utile pour ces personnes pour éviter d'avoir peur d'avoir un vélo qui le frolle. Très bien.
Merci. Ben écoutez, je crois que vous vous souhaitiez compléter. Je voulais rapidement donc rappeler que dans une collision entre un piéton et un automobiliste, euh dans le cas où on va à 30 km à l'heure, la le risque de mortalité c'est entre 5 et 10 % et ça monte à 40 50 % à 58 km à l'heure.
Donc c'est pas simplement une question de vitesse, c'est vraiment une question de de sécurité. La chose aussi importante, c'est donc dans les dépassements à l'espagnol, ça a été cité, donc ça a été introduit en Espagne en 2022. Euh donc l'idée étante en Espagne, c'est que on puisse vraiment se déporter euh même s'il y a une ligne continu et on baisse la vitesse de 20 km à l'heure quand on dépasse un cycliste.
Et donc là le le dispositif, il est en cours d'évaluation mais ce qu'il nous disent nos amis cyclistes français qui vont passer leurs vacances en l'Espagne, c'est que c'est devenu un peu un paradis euh pour le cyclotourisme. Donc c'est aussi quelque chose qu'on n pas mis en avant. C'est voilà, c'est que c'est aussi intéressant pour le le tourisme.
Si on apaise euh nos nos routes, on pourra avoir aussi plus de personnes qui viennent passer le les vacances avec nous. Et donc nous à la FUB, on est en train de d'essayer de d'embarquer un département frontalier avec l'Espagne pour essayer de lancer une expérimentation en France et voir voilà si on peut faire la même chose en France. Donc en tout cas, il y a ça.
Et au niveau aussi d'une autre expérimentation, c'est avec l'école des conduites françaises. On est en train d'essayer de monter une formation pour les formateurs de formateurs autour de cette idée de vie ma vie, donc de se mettre vraiment dans la peau des des autres. Et c'est ces types de de choses existent un peu partout en France, mais c'est pas très structuré.
Chaque collectivité territoriale peut le faire. Et donc nous, on voudrait avec euh le CF en faire voilà quelque chose de structuré. Euh et donc c'est une collaboration que qu'on a lancé il y a il y a 2 mois et voilà, on met beaucoup de confiance.
C'est pour dire aussi que voilà, on s'autoorganise euh autour du rapport barbe avec on travaille avec euh l'État et les qualités territoriales, mais aussi avec d'autres partenaires qui veulent bien euh travailler avec nous. Merci. Voilà, il me reste à vous remercier les uns et les autres pour votre participation, ces échanges après la présentation de monsieur Barbe que je salue.
Voilà, je pense que c'est utile qu'on puisse dans une enceinte comme celle-ci vous vous entendre pour bien sûr enterriner un certain nombre de choses, mais surtout se projeter et puis continuer à travailler ensemble. Le cadre de la loi qui arrive peut le permettre en partie. Euh ça avait été le cas pour la loi d'orientation mobilité dont j'étais le rapporteur.
Donc euh je me souviens bien des passages piétons euh euh dégagés euh pour euh pour assurer un meilleur de une meilleure visibilité, mais il y a eu beaucoup beaucoup d'amendements dans celui-ci. Euh voilà, donc merci à tous les collègues. Je vais vous demander de rester quelques quelques instants, deux ou tr minutes, on a encore un point à voir et et je vous libère en vous remerciant une nouvelle fois.
Merci. M.
Jean-françois Longeot