Budget : François Bayrou annonce une "année blanche" en 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
La première, c'est que nous devons partager en 2026 une année blanche. Qu'est-ce que c'est une année blanche ? C'est une année dans laquelle on n'augmente plus ni les prestations ni les barèmes.
Une année blanche, c'est une année où en 2026, on aura exactement le même montant des retraites pour chaque pensionné que celle qu'on avait en 2025. C'est un effort collectif qui concerne toutes les catégories de français et cette règle sera de ne pas dépenser plus en 2026 qu'en 2025. Pas moins mais pas plus pour chacun d'entre nous.
C'est un effort très important, temporaire, demandé à tous mais qui n'aura de sens que s'il est juste et si chacun contribue à hauteur de ses moyens. Donc l'ensemble des prestations sociales seront maintenues en 2026 à leur niveau de 2025 et il n'y aura pas d'exception. Les Français concernés, c'est-à-dire un grand nombre d'entre nous, seront aidés dans cet effort par la presque disparition de l'inflation qui nous a tant pénalisé ces dernières années.
Vous savez que l'inflation est prévue cette année à 1 % ou un peu moins de 1 %. Ce qui veut dire que les retraites dans leur montant ne baisseront pas et qu'elles seront l'année prochaine maintenues au même montant que cette année. Et je le disais, la règle c'est pas plus mais pas moins.
Cela concernera aussi la masse salariale publique. En 2026, il n'y aura pas de revalisation de mesure de revalorisation générale ou catégorielle dans les ministères. En revanche, nous avons tenu à ce que les règles d'avancement dans la carrière des fonctionnaires soient intégralement respecté.
Toujours la même idée. Le travail mérite d'être prise en compte et valorisé. Les barêes de l'impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée seront eux aussi maintenus à leur niveau de cette année.
Au total, l'ensemble de ces décisions d'années blanche permettront de contenir pour 7 milliards d'euros la progression des dépenses sur une totalité des dépenses dont vous savez qu'elle représente 1700 milliards ou quelque chose de cet ordre là. Ces efforts sont exigeants et j'en ai pleinement conscience et ils ne seront acceptables que si nous prenons des initiatives fortes en terme de justice sociale et fiscale. Tout d'abord, nous devons être intransige avec ceux qui cherchent à rompre l'équité à fraudée et à ne pas remplir donc leur part du contrat social.
Nous accentuons la lutte contre la fraude en améliorant la détection des fraudes et surtout le recouvrement de ces fraudes et des amendes. En 2023, 15 milliards de fraudes ont été détectés mais seulement 11 milliards ont été recouvrés. En 2024, c'est presque 17 milliards de fraudes, 16 milliards 6 qui ont été mis en évidence. mais seulement 11 milliards qui ont été recouvrés.
Il y a donc, vous le voyez bien, une possibilité d'améliorer de beaucoup le recouvrement des fraudes, enfin des amendes et des pénalités constatées dans la fraude. Nous nous attaquerons à tous les types de fraudes. la fraude fiscale en lien avec les travaux qui ont été menés au Sénat, la fraude aux aides publiques comme celle qui concerne ma prime rénove ou le compte personnel de formation, la fraude à la dépense de santé.
Cette lutte doit s'inscrire dans la durée. Nous allons déposer un projet de loi à l'automne contre la fraude sociale et fiscale pour mieux la détecter, la sanctionner et recouvrer l'argent perdu. [Musique]
François Bayrou