Discours du Président Emmanuel Macron à l'occasion de la cérémonie de la galette de l’Épiphanie.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23InvitéChiffre
« La boulangerie artisanale, ce sont 34 000 boulangers présents sur tout le territoire, des grandes métropoles aux plus petits villages. »
- 1:43InvitéChiffre
« Chaque jour, près de 12 millions de clients nous accordent leur confiance. »
- 1:59InvitéFait
« La hausse brutale des coûts de l'énergie, l'augmentation du prix des matières premières, la complexité croissance des réglementations européennes ont mis à eu des preuves nos entreprises, souvent familiales. »
- 9:43PrésentateurFait
« le Premier ministre était avec moi ce matin ici même, c'est avoir un budget pour donner de la visibilité. »
- 10:28PrésentateurFait
« des mesures issues de ces travaux ont été présentées le 11 décembre dernier par le ministre Serge Papin, en charge des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. »
- 13:23PrésentateurFait
« Nous sommes aujourd'hui des exportateurs d'électricité décarbonée dans le reste de l'Europe. »
- 13:36PrésentateurFait
« Rappelez-vous, il y a 2 ans, on importait de l'énergie décarbonée. Ce n'est plus le cas. »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Invité21 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le président de la République, madame, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, mesdames et messieurs, permettez-moi tout d'abord, au nom de l'ensemble des artisans boulangers de France, de vous adresser, monsieur le président, nos voeux les plus sincères pour cette nouvelle année, ainsi qu'à vous, mesdames et messieurs les ministres, qui nous font l'honneur d'être présents aujourd'hui. C'est avec une grande fierté que nous sommes réunis en ce lieu emblématique de la République pour perpétuer une tradition chère aux Français, celle du partage autour de la galette. Cette galette que nous vous remettons aujourd'hui n'est pas seulement un symbole gourmand.
Elle représente le fruit du travail quotidien de toute une profession profondément attachée à la qualité, à la transmission et au lien social. Nous avons souhaité être accompagnés aujourd'hui par les vainqueurs de nos concours, jeunes champions prometteurs et artisans plus expérimentés, mais aussi par l'ensemble des rabelais des jeunes talents et représentants des professions alimentaires réunis au sein de la CGAD et dont je salue les présidents présents. Ils sont à l'image d'un métier vivant, exigeant et tourné vers l'avenir. Ils incarnent à la fois l'excellence du savoir-faire français et la capacité de notre profession à se renouveler et à innover.
La boulangerie artisanale, ce sont 34 000 boulangers présents sur tout le territoire, des grandes métropoles aux plus petits villages. Nous sommes souvent le dernier commerce ouvert, le premier lieu de rencontre du matin, un repère quotidien pour des millions de Français. Chaque jour, près de 12 millions de clients nous accordent leur confiance. Cette fidélité est notre plus grande reconnaissance et notre plus grande responsabilité. Ces dernières années ont été particulièrement éprouvantes pour nos professions de l'alimentaire.
La hausse brutale des coûts de l'énergie, l'augmentation du prix des matières premières, la complexité croissance des réglementations européennes ont mis à eu des preuves nos entreprises, souvent familiales. Pourtant, malgré ces difficultés, les artisans ont tenu bon. Ils ont fait preuve d'une résilience exemplaire, par attachement à leur métier, à leurs salariés et à leurs clients. Car être boulanger, ce n'est pas seulement produire du pain. C'est se lever chaque jour très tôt et se coucher tard pour servir. C'est former des jeunes, transmettre un savoir-faire ancestral, créer de l'emploi local, participer à la vitalité économique et sociale de nos territoires.
C'est aussi s'adapter en permanence aux attentes des consommateurs, aux enjeux environnementaux et aux évolutions de notre société. Monsieur le Président, Madame, Mesdames et Messieurs les Ministres, nous savons que l'État est attentif à la situation de nos entreprises, et nous tenons à vous remercier pour l'écoute et le dialogue qui existe avec nos professions. Aujourd'hui, nous souhaitons vous dire clairement que vous pouvez compter sur nous. Les artisans boulangers, comme toutes les professions réunies au sein de l'U2P, dont je salue le Président Picon et ses vice-présidents, sont des acteurs responsables, engagés et loyaux, profondément attachés aux valeurs de la République.
Nous sommes fiers de contribuer chaque jour à la vie des Français, fiers d'être reconnus comme un métier de proximité, de confiance et d'excellence. En ce début d'année, nous formons le vœu que le dialogue entre les pouvoirs publics et les artisans se poursuivre dans un esprit de confiance et de construction collective. Ensemble, nous pouvons continuer à faire vivre ce patrimoine vivant qu'est la boulangerie française et les commerces de proximité. Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres, recevez encore une fois nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année, vive la boulangerie française et vive l'artisanat.
Merci beaucoup, Monsieur le Président, cher Dominique, Mesdames, Messieurs les Ministres, Mesdames, Messieurs les Parlementaires, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les Présidentes et Présidents, chers artisans, chers chefs, chers représentants de nos savoir-faire artisanaux, Mesdames, Messieurs, chers amis, c'est pour mon épouse et moi-même un très grand bonheur, une fois encore, ça va être la neuvième, de vous accueillir dans cette maison pour cette tradition de la galette.
Alors évidemment, la galette des rois dans une maison républicaine, c'est toujours quelque chose d'un peu particulier, c'est pourquoi je le rappelle et je le dis, la galette qu'on découpera tout à l'heure, absolument magnifique, et on va se régaler, mais la tradition, c'est qu'il n'y a jamais de fèves ici. Et donc vous ne serez pas embêtés par les rois et les reines.
En tout cas, je veux saluer, vous l'avez dit, tous les artisans, l'ensemble de nos boulangers ici présents, mais aussi toutes les professions des arts de la table, du savoir-faire français, saluer l'ensemble du monde artisanal, nos professionnels et évidemment l'UDEP, tous les moffs, aussi des meilleurs ouvriers de France, et j'en retrouve beaucoup et chacun avec plaisir, mais avoir aussi nos meilleurs ouvriers de France, véritablement une manière de célébrer les premières étapes de cette chevalerie du goût.
Boulangerie, boulangerie-pâtisserie, confiserie, charcuterie, fruits primeurs, glaces et sorbets, desserts, restaurations, cuisine, sommellerie, poissonnerie, chocolaterie, cuisine froide, torréfaction, barman, fromagerie, servicaires de la table, etc., etc. C'est un véritable poème à la gloire du patrimoine culinaire.
Je veux aussi saluer les élèves des lycées professionnels en CAP, en bac pro, formation complémentaire ou BTS, ainsi que leurs professeurs et leurs proviseurs qui sont ici présents, et évidemment saluer nos lauréats d'Erablet, que vous avez cités, je vois devant moi ici, une année après l'autre, heureux de vous consacrer, et de nos WorldSkills, puisque nous avons l'habitude ici à chaque fois de célébrer nos lauréats de ce magnifique championnat du monde, et nous sommes très heureux de l'avoir organisée il y a peu, mais aussi de continuer à promouvoir des jeunes dans toutes les disciplines, là aussi les plus variées, et de pouvoir montrer que c'est véritablement une filière d'excellence, et dans tous les domaines, une excellence que nous souhaitons promouvoir.
Et la boulangerie artisanale, la boulangerie-pâtisserie française, n'est pas seulement un art, un plaisir, une tradition, elle est au fond tout cela à la fois, mais c'est aussi une pierre angulaire de notre identité nationale, vous l'avez très bien dit, et en même temps, une manière de rayonner dans le reste du monde. Notre boulangerie, c'est un savoir-faire français qu'ensemble nous avons su faire reconnaître à l'UNESCO. C'est aussi cet art de la table que nous aimons partager, convivialité, c'est ce qui irrigue nos territoires, nos villages, et en même temps, c'est ce qui fait rayonner la France à l'autre bout du monde.
Aller au fin fond du Golfe, aux Etats-Unis d'Amérique, au coeur de l'Asie, vous avez des Françaises et des Français qui font rayonner la baguette française, les croissants, la meringue, nos crêpes, tous ces produits qui sont au coeur de nos savoir-faire et qui sont un peu de ce visage de la France. Vous êtes tous là. Et la galette est non seulement une manière de croire ce rite qui s'est inscrit dans la vie de la nation, mais de célébrer vos métiers et l'importance de ces derniers. Alors, vous l'avez très bien dit, Président, les dernières années ont été chahutées. J'aurais pu remonter plus loin. Nous avons vécu des pandémies, des crises énergétiques. Nous avons été bousculés.
La gastronomie française, les métiers de bouche ont été profondément touchés par ces crises successives. Et on a à chaque fois ensemble résisté. Et vous êtes là parce que la nation a protégé, a essayé d'avancer, parce que vous avez aussi, je le rappelle à chaque fois, pris vos responsabilités. Et je le dis parce que les sujets de coût de la vie sont toujours au coeur de nos débats, c'est normal, et on essaie toujours de trouver ce bon équilibre entre préserver la qualité, donner un juste prix à ce qui a une valeur, et puis en même temps réconcilier tous les portefeuilles.
Et je le dis toujours, regardez les coûts de l'énergie, les coûts des matières premières, compris nos boulangers, et la répercussion sur le prix final. Modique, extrêmement rédite, et elle n'a pas couvert ces coûts, on le sait très bien. Et c'est un très bon exemple de civisme, de solidarité, mais en même temps de volonté de continuer de perpétuer ces métiers et ces traditions. Alors, c'est aussi vous qui représentez parfaitement la France du travail, que nous défendons depuis 9 ans, cette France attractive, qui soutient ceux qui travaillent et qui produisent, et qui veut continuer d'avancer.
C'est aussi pour ça que cette équipe de France, au fond, de nos valeurs, du travail, de la mobilisation collective, c'est celle que nous voulons, avec le gouvernement, les ministres ici présents, continuer de faire avancer avec quelques initiatives concrètes. D'abord, le gouvernement est à la tâche, le Premier ministre était avec moi ce matin ici même, c'est avoir un budget pour donner de la visibilité. Et c'est ce que le gouvernement va s'employer à faire dans les semaines à venir.
Ensuite, c'est continuer d'avancer avec vous, de mener un travail, des concertations, et c'est aussi pour ça qu'une large concertation a été conduite à l'occasion des assises de la restauration et des métiers de bouche. Pendant plusieurs mois, vous avez été entendus, nous avons travaillé ensemble pour construire des réponses concrètes, ambitieuses, durables aux défis qui se présentent à vous. Et ces assises ont permis de répondre à vos attentes, d'élaborer des solutions partagées. Et des mesures issues de ces travaux ont été présentées le 11 décembre dernier par le ministre Serge Papin, en charge des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
Et elles vont dans le sens de la reconnaissance et du soutien de votre engagement. En premier lieu, la reconnaissance de la qualité et du travail bien fait, avec justement une adaptation des labels et mentions existants, véritable gage de vos excellences, la refonte du titre de maître restaurateur qui met à l'honneur nos chefs et restaurateurs et leurs engagements, et la simplification de la mention fait maison pour en faciliter son usage, l'adapter à la réalité de vos métiers et maintenir les exigences de qualité. Ce sont des évolutions pragmatiques qui visent à protéger l'authenticité et la transparence qui font la force de notre gastronomie.
Et je sais que les travaux se poursuivent avec le ministre en ce début d'année pour parachever les critères, l'application de ces labels. Je compte d'ailleurs sur votre implication, votre exigence, et je sais que plusieurs veulent aussi aller plus loin, ouvrir des débats fiscaux sur ces sujets qui sont tout à fait légitimes pour encourager pleinement la qualité et différencier les métiers quand il y a derrière justement ce fait maison. Deuxièmement, c'est la simplification de la vie quotidienne des artisans. Vous avez parlé des règles qui sont toujours trop importantes.
Je sais aussi tout le travail qu'on a fait avec l'UDEP, l'ensemble des professionnels, pour simplifier les sujets fiscaux, sociaux, réglementaires ces dernières années. Et croyez-en mon expérience, la simplification, c'est l'une des choses les plus complexes de la République. J'ai l'impression, moi, que ça fait 9 ans que je fais de la simplification. C'est vrai. Mais alors à chaque fois qu'on en fait, on arrive à vous remettre de la complexité. Il y a des normes européennes qui tombent. Finalement, en voulant simplifier, on vous remet des règles, etc. Donc il ne faut jamais, jamais s'arrêter de simplifier.
Parce qu'il y a une complexité qui se réinstalle très vite, avec parfois les meilleures volontés du monde. Et donc, face à l'évolution des usages, aux tensions de recrutement, il faut absolument continuer de simplifier, faciliter le recours au personnel de manière plus simple, plus sécurisée. Et donc, nous poursuivons le travail pour simplifier les dispositifs de recrutement avec le ministre aussi ici présent, notamment sur les conditions de recours au travail temporaire. Et pour aider chacun à mieux s'y retrouver, un guide sera publié prochainement. Il fournira des repères clairs sur le droit du travail, sur la distinction entre salariats et travail indépendant.
Là aussi, c'est le fruit d'une concertation avec les acteurs de la filière. Et il sera mis à disposition de tous pour sécuriser les pratiques. Troisièmement, c'est la maîtrise des coûts. Vous l'avez rappelé, en particulier l'énergie, après une période qui a été chahutée. Là aussi, il y a tout un travail qui a été fait avec les acteurs de la filière pour permettre des gains concrets et durables. Il sera pu annoncer des premiers gestes sur l'électricité. Il y a un très gros travail qui a été fait ces dernières années. D'abord, on a fini tout le travail de rénovation de nos centrales nucléaires. Nous sommes aujourd'hui des exportateurs d'électricité décarbonée dans le reste de l'Europe.
Et au fond, on a eu 10 ans de moments très durs où la filière souffrait, où on a parfois dû importer. Rappelez-vous, il y a 2 ans, on importait de l'énergie décarbonée. Ce n'est plus le cas. On l'exporte. Et donc, il faut aujourd'hui aussi qu'il y ait un juste retour pour les métiers qui en ont besoin et qu'on puisse diminuer les efforts, qu'on puisse aider à améliorer la gestion et la consommation. Je salue le travail aussi d'EDF aux côtés du gouvernement. Et donc, on va continuer, en particulier sur l'énergie, à vous donner de la visibilité et aider à la maîtrise des coûts. Quatrièmement, c'est l'attractivité des métiers et la formation.
Les jeunes qui sont là ont parlé des meilleurs apprentis, des WorldSkills, des Rablu. Et je sais que la grande difficulté pour beaucoup de vos métiers continue d'être l'attractivité. Et ça, c'est notre travail collectif. Tout le travail qu'on est en train de faire sur la réforme du lycée professionnel, la consolidation de ce qu'on a fait sur l'apprentissage. Et merci, parce que vous en êtes pas simplement les défenseurs, vous en êtes les acteurs. Mais on a besoin d'expliquer à nos familles, aux parents, qu'il y a dans tous les métiers que vous représentez un avenir pour les jeunes, qui a un avenir aujourd'hui et surtout des possibilités de carrière.
Parce que dans tous ces métiers, c'est une possibilité d'ascension si on s'accroche. C'est la plus belle des reconnaissances républicaines. Et c'est la possibilité de devenir son propre patron. C'est la possibilité d'être reconnu par ses pairs, de gagner des galants d'excellence, d'aller vers de la qualité, de mieux gagner sa vie si on s'accroche, justement, et qu'on est méritant.
Et il faut absolument faire la promotion de ces métiers pour y attirer les plus jeunes, pour leur donner le goût, dès le stage de 3e ou le stage de 2e, et donc les journées d'orientation en collège, par la réforme du lycée professionnel qu'on est en train de faire, par les efforts qu'on fait sur l'apprentissage et par toute la consolidation de ce dispositif sur l'autorité du ministre ici présent. Et à cet égard, tous les métiers que j'ai évoqués des arts de la table sont importants, mais je pense aussi à tous nos métiers agricoles. La ministre est là pour le dire et souligner encore il y a peu de temps la force de nos lycées agricoles et de notre réseau.
C'est là aussi un levier à valoriser parce qu'on a beaucoup de professions. On a d'ailleurs de plus en plus de jeunes qui les rejoignent. Et là aussi, c'est à nous collectivement de montrer que c'est une porte d'entrée vers des métiers passion, vers des métiers qui permettent aussi à nos jeunes de bâtir leur avenir. Et puis enfin, je ne veux pas être ici beaucoup plus long, mais je voulais aborder une question pratique et importante, c'est celle, quand j'évoque le travail, du 1er mai. On est au début de l'année, mais je pense aussi au prochain mois. Et je n'oublie pas les débats dont nous avons parfois seuls le secret qu'on a connus le 1er mai dernier.
Alors là aussi, ça m'a replongé, je dirais, vers mes anciens amours ou mes premiers amours, le travail du dimanche, toujours des débats passionnés que nous avons dans notre pays. Le 1er mai est un jour férié, c'est le jour du travail, mais le jour aussi des travailleuses et des travailleurs. Enfin, tous les gens qui défendent ce jour sont souvent contents de descendre pour acheter leurs baguettes et ou le gâteau qu'ils vont partager en famille.
Et donc, il se trouve qu'il y a quand même des gens qui travaillent le 1er mai et que même ceux qui défendent le 1er mai sont souvent contents de pouvoir acheter du muguet chez les uns ou de la baguette chez les autres et d'aller dans un restaurant qui est ouvert pour qu'avec leur famille peut-être partager un repas. Et il faut donner de la sécurité juridique à ce jour. Et donc, on ne peut pas continuer comme on l'a fait. Et donc, pour les commerces alimentaires en particulier, tout particulièrement nos boulangeries, je ne veux pas qu'on reste dans une situation avec des contrôles, des redressements, de l'insécurité.
Là-dessus, il y a un travail qui a été fait et j'en remercie aussi le ministre des Services. Il y a une concertation qui a été conduite et je me réjouis qu'une proie visant à élargir les possibilités de travailler le 1er mai ait été adoptée par le Sénat en juillet dernier. Une très bonne initiative prise par les sénateurs. Cette proposition de loi doit poursuivre son parcours à l'Assemblée et je souhaite qu'elle permette justement à nos commerces alimentaires et en particulier à nos boulangers qui le souhaitent d'ouvrir leur établissement en mai prochain dans un cadre sécurisé en faisant le cas échéant travailler leurs salariés avec bien sûr l'accord de ces derniers.
Mais il faut que le cadre soit clair, que le consentement soit pris, que ce soit transparent pour tout le monde, évidemment mieux rémunéré, mais qui ait une sécurité juridique pour chacune et chacun. Et au fond, mesdames et messieurs, l'esprit qui doit être le nôtre, on parle souvent d'un esprit de Noël, je veux croire en ce début d'année un esprit de l'épiphanie de notre galette qui est celui d'une équipe de France qui avance ensemble. On a beaucoup de difficultés mais quand on sait se réunir, on fait des miracles. Regardez nos jeunes quand ils vont ensemble en équipe décrocher les médailles pour les WorldSkills.
Et au fond, je le dis, dans ce début d'année où plusieurs de vos professions vivent dans l'inquiétude d'avoir un budget, d'avoir des règles claires, où le monde agricole dont on a besoin, parce que ceux qui nous nourrissent, le ministre était avec le Premier ministre il y a quelques instants pour voir les syndicats et continueront cet après-midi et demain, on n'est pas les uns contre les autres, c'est la même équipe. Et l'équipe de France, elle veut quoi ? Que tout le monde puisse vivre dignement de son travail, nos agriculteurs, nos industries de l'agroalimentaire, tous les métiers de la table, l'ensemble de nos artisans.
Elle veut que chaque Française, chaque Français trouve sa place par le travail, que le mérite soit reconnu, qu'on vive mieux quand on travaille que quand on ne travaille pas et qu'à mesure du fait qu'on ne travaille plus que ce qu'on transmette, on vive mieux encore. C'est assez simple, c'est du bon sens. Et donc, il faut simplifier nos règles partout où elles contreviennent au bon sens. Il faut se battre en Europe et à l'international pour mieux protéger, valoriser ces règles. C'est ce qu'on va continuer de faire. Et on va le faire en équipe.
Et je veux le dire ici en ce début d'année, c'est pourquoi vous aurez un gouvernement et un président qui continueront pour nos agriculteurs, pour nos artisans, pour nos restaurateurs et évidemment pour nos boulangers. Et cette magnifique équipe de France qui a su se battre pour décrocher cette reconnaissance de l'UNESCO pour la baguette, c'est l'équipe de France qui a envie de se battre pour les cafés et bistrots de France et pour que les cafés et bistrots de France soient pleinement reconnus à l'UNESCO.
Et c'est le combat qu'on veut conduire parce que nos cafés, vous voyez où sont les défenseurs, nos cafés et nos bistrots sont aussi ceux beaucoup de croissants, beaucoup de baguettes, des produits de tradition et qui sont aussi à l'avant-garde de ce savoir-faire français. Voilà, mesdames et messieurs, je ne ferai pas plus long. On va maintenant la partager dans un moment de convivialité. Je vais dire ici ma fidélité, mon soutien et ma reconnaissance.
Et vous dire pour les plus jeunes que je suis très fier d'eux qui se soient engagés dans ces professions et qui montrent leur engagement en allant décrocher des premiers concours, des premières reconnaissances et dire à tous leurs maîtres de stage, leurs maîtres d'apprentissage, leurs maîtres tout court, ma reconnaissance, qu'en plus du métier de chaque jour, ils aient cette passion de transmettre. Parce que je l'ai plusieurs fois rappelé dans cette maison, mais c'est ça qui fait le fait qu'un pays comme le nôtre se suit de génération en génération en main.
C'est par la volonté de femmes et d'hommes qu'ils ne comptent pas leurs heures, mais qu'ils considèrent que le plus important de ce qu'ils ont à faire, c'est de transmettre ce que d'autres leur ont appris et qui est parfois un geste, un savoir-faire, une tradition qui sont plus grands que nous. Et donc, je vous remercie de cela. Vive la République !