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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 2 mars 2015 12 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéJustice

Convention Départementales 2015 : Intervention de Louis Aliot, Vice-Président du Front National

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:09PrésentateurChiffre
    « 1 000 milliards de dettes, un déficit budgétaire chronique, un déficit de la balance commerciale chronique. »
  • 2:20PrésentateurChiffre
    « Une France, l'Europe de Bruxelles, qui a donné lieu, il y a encore la semaine dernière, à une réunion de 5 millions de chômeurs. »
  • 4:08PrésentateurFait
    « Les forces de gendarmerie, et les forces au diapason du reste, avec des coupures d'effectifs, avec des ordres qui ne sont pas donnés »
  • 4:39PrésentateurFait
    « La justice, avec la cerise Taubira sur le gâteau, horte avec les faibles, et faible avec les forts »
  • 5:44PrésentateurFait
    « en ce qui concerne le Parti Socialiste, pour être Premier secrétaire, il faut avoir été condamné pour corruption »
  • 5:56PrésentateurFait
    « à l'UMP, celui qui peut-être demain sera le candidat à l'élection présidentielle, avec, dit-on, des chances de pouvoir l'emporter, lui aussi a été condamné pour des faits graves »

Temps de parole

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0:07
Présentateur

Mesdames, Messieurs, bonjour à toutes et à tous. Merci d'être venus aussi nombreux pour cette convention départementale. Et je crois qu'on doit se féliciter de cette mobilisation. Féliciter en premier lieu, et en tout cas en ce qui me concerne, les candidats à cette élection départementale qui portent haut les couleurs du Front National et de la France.

Féliciter ensuite, parce que ça ne va pas, les secrétaires départementaux et leurs équipes qui se sont décarcassés, et le terme est bien choisi, sous la directive du secrétariat général pour arriver à cette prouesse d'être aujourd'hui le premier parti de France, aujourd'hui en nombre de candidats, mais je l'espère demain évidemment en résultats électoraux. Évidemment, féliciter les organisateurs de cette réunion, que vous ne connaissez pas toujours, et qui pourtant travaillent déjà depuis longtemps à ce que tout soit au point pour cette journée, et cet après-midi avec le meeting de Marine Le Pen.

Féliciter aussi, parce que vous les avez entendus parler, mais je crois que c'est très important pour la suite de notre histoire, les maires du Front National, qui nous servent d'exemple tous les jours, et qui démontrent que la gestion municipale FN, ça marche. Et je crois qu'on peut leur tirer le chapeau. Mais, l'heure étant ce qu'elle est, j'aimerais que vous repartiez de cette convention avec les idées claires. Pour savoir ce que nous représentons exactement, et pour savoir ce que nous représentons, et pourquoi vous êtes aujourd'hui mobilisés dans cette convention départementale et candidats à ces élections, il faut regarder l'état de la France, l'état économique.

1 000 milliards de dettes, un déficit budgétaire chronique, un déficit de la balance commerciale chronique. Une France, l'Europe de Bruxelles, qui a donné lieu, il y a encore la semaine dernière, à une réunion de 5 millions de chômeurs. Plus de pauvreté qui s'installe, et de plus en plus de désarroi dans les familles. Un national, pilier de la nation, en faillite, avec des forces armées, avec les moyens qu'on leur donne, et à qui on demande toujours plus, et d'aller malheureusement bien souvent faire des guerres dans lesquelles l'intérêt de la France n'est pas directement engagé.

Là encore, nous sommes devenus, même si la dissuasion nucléaire existe encore, peu d'intérêts américains dans le monde, et nous servons pour l'instant de cela. Les forces de gendarmerie, et les forces au diapason du reste, avec des coupures d'effectifs, avec des ordres qui ne sont pas donnés, et avec des policiers qui subissent sur le terrain, tous les jours, l'insécurité, les brimades, les insultes, et qui tentent quand même, eux aussi, avec les moyens modestes, à faire maintenir, ou à tenter de faire maintenir l'ordre républicain dans nos quartiers, mais aussi dans notre ruralité.

La justice, avec la cerise Taubira sur le gâteau, horte avec les faibles, et faible avec les forts, qui, elle aussi, qu'il s'agisse de son volet judiciaire, ou de son volet pénitentiaire, est, elle aussi, dans une situation de faillite. La morale publique, avec une décomposition rapide de notre système politique, où les patriotes sont méprisés, raillés, marginalisés, et où les escrocs, les voyous, les bandits, tous ceux qui ont tapé dans la caisse de la République depuis des décennies, sont montés au pinacle, et sont chéris par les médias, qui feraient mieux, quelquefois, de se regarder dans une glace.

Et dans ces partis politiques, je crois que le meilleur emblème, il est de voir qu'en ce qui concerne le Parti Socialiste, pour être Premier secrétaire, il faut avoir été condamné pour corruption, c'est en tout cas vrai, pour à peu près tous ceux qui se sont succédés à cette place-là, et qu'à l'UMP, celui qui peut-être demain sera le candidat à l'élection présidentielle, avec, dit-on, des chances de pouvoir l'emporter, lui aussi a été condamné pour des faits graves, et vient nous faire la leçon de morale, tous les jours à la télévision. Et puis enfin, mesdames et messieurs, L'état de notre pays, c'est aussi l'état de notre identité.

Les Français de cœur, les Français d'histoire, marginalisés, on n'a même plus le droit de le dire. Et en face de cela, tous les jours, au nom du pas d'amalgame, on est en train d'essayer de nous faire avaler, là encore, le terme est bien choisi, des qui ne sont pas les nôtres, au nom, d'ailleurs, des droits de l'homme, qui est contraire à l'esprit, aux origines, et à nos textes constitutionnels et républicains. Et il n'y a que voir, il n'est que voir le dernier débat du ministre de l'Intérieur qui veut réorganiser l'islam. J'allais presque vous dire, mais de quoi je m'occupe ? Il y a beaucoup de choses à faire, et surtout de faire appliquer la loi, de faire appliquer les textes.

Et s'il y avait une autorité pour faire appliquer ces choses-là, eh bien, les problèmes ne se poseraient pas. Car nous l'avons toujours répété, Marie ne l'a toujours répété, et Jean-Marie avant lui, ce n'est pas à la France de se poser la question de savoir si l'islam est conforme ou compatible avec la République, c'est aux gens qui se réclament de cette religion de se poser la question et de respecter les règles de la République. Notre responsabilité, et c'est là, je vais en terminer, presque une heure, presque 13 heures, elle est historique.

Car notre échec, l'échec du Front National, dans les années qui viennent, serait une catastrophe pour l'avenir de la France et le triomphe de tous ceux qui, aujourd'hui, sont en train de la détricoter d'une manière stratégique, chirurgicale. Nous n'avons pas le droit de nous tromper, mais nous n'avons pas le droit non plus de tromper nos concitoyens. Car nos concitoyens attendent la rupture, la vraie, non seulement dans les résultats, ça, on espère quand même un peu, mais la rupture aussi dans les méthodes. Il est évident que si notre volonté de prendre le pouvoir est légitime, est essentielle, prendre le pouvoir pour prendre le pouvoir n'a aucun sens.

Et si nous prenons le pouvoir pour faire exactement les mêmes choses que nos adversaires politiques que nous commentons aujourd'hui, alors il n'est pas besoin de prendre le pouvoir. Et c'est pour cela, mesdames et messieurs, que notre responsabilité, elle est historique. Chaque candidat, et je le dis, je me fais un peu le porte-parole du bureau exécutif, nous avons eu un bureau exécutif la semaine dernière, chaque candidat est un porte-parole du mouvement. Chaque candidat est une vitrine du Front National. Chaque candidat est un ambassadeur de la parole de Marine Le Pen sur le terrain. Inutile de vous dire que tout le monde vous regarde à la loupe.

Seulement les médias qui vont chercher ici ou là quelques candidats indélicats. Mais le peuple français vous regarde. Parce qu'il compte beaucoup évidemment sur nous, sur nos villes, sur nos candidats. Il compte beaucoup sur Marine, sur l'équipe qui est en train de se mettre en place pour demain diriger la France. Et de ce point de vue-là, moi j'en appelle, pardon, excusez-moi, à votre sens de la responsabilité. Le Front National, on n'a pas le droit de mettre en difficulté ses camarades de combat. On est dans une équipe. Comme au foot. Moi je vous le dis, nous n'acceptons pas les défaillances personnelles.

Et nous sommes sévères, c'est vrai, avec des gens qui dérapent parce qu'ils n'ont pas le droit de le faire. On n'est pas au bistrot. On n'est pas entre amis. On n'est pas là pour se faire plaisir. On est là pour porter un programme, pour défendre des couleurs, pour demain relever la France. Et pas pour aller, je ne sais quoi, à droite, à gauche, ou raconter n'importe quoi. Car encore une fois, notre responsabilité, et c'est le maître mot, elle est historique. Historique à l'échelle de l'histoire de France. Et j'en termine, mesdames et messieurs, avec une petite citation de notre compatriote Albert Camus. Ce n'est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu'elle exige.

Eh bien, soyons à la hauteur de cette révolte, soyons à la hauteur des enjeux, et défendons notre France. Merci. Merci. Merci.

11:38
Locuteur

Merci. Merci.