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interviewEurope 1 — L'interview politique du week-end· 30 novembre 2025 10 min

Agression de Jordan Bardella : «La gauche tente d'obtenir par la violence dans les rues ce qu'elle n'obtient pas par les urnes» estime le maire RN Louis Alliot

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

Il est 8h12 sur Europe 1. Alexis de la Fléchère, vous recevez Louis Alliot, maire Rassemblement National de Perpignan.

0:12
Louis Aliot

Bonjour Louis Alliot. Bonjour. On va ensemble balayer différents sujets d'actualité, le narcotrafic, l'immigration, l'insécurité. Mais avant cela, hier à Moissac, Jordan Bardella a été agressé lors d'une séance de dédicaces pour son livre, ce que veulent les Français. La police explique qu'un homme s'est jeté sur lui et que cet homme venait d'un cortège antifasciste tout proche. Qu'est-ce qui s'est passé exactement ? J'imagine Louis Alliot que vous avez bon nombre d'informations sur le sujet ce matin à nous communiquer.

0:41
Locuteur non identifié

Au bon nombre, non. Mais voilà, c'est l'infiltration dans la file des signataires, de militants d'extrême-gauche qui, à quelques mètres de Jordan, s'est précipité sur lui. Il a reçu un oeuvre, je crois, sur la tête. Oui, bien sûr. Mais les discours de la gauche et de l'extrême-gauche aujourd'hui contre les patriotes, ça a des conséquences sur le terrain. Et on voit bien que le climat politique se tend parce que la gauche tente d'obtenir par la violence dans les rues ce qu'elle n'arrive pas à obtenir par les urnes parce qu'elle est très décrédibilisée et qu'elle n'a plus la puissance d'entendre.

1:21
Louis Aliot

Alors évidemment, il y a aussi ce sondage, Odoxa, qui, je le rappelle, place Jordan Bardella en tête dans toutes les configurations lors d'un second tour à la présidentielle. C'est peut-être aussi le fait que Jordan Bardella se rapproche, ou non, pardon, que Jordan Bardella fasse justement dans les sondages des scores importants qui peut-être agacent d'autant plus l'extrême-gauche dont vous nous parlez ce matin. – Ah non, mais c'est évident.

1:46
Locuteur non identifié

On voit bien que dans tous les sondages et même dans les élections législatives, qu'on le veuille ou non, le Rassemblement national est en tête, il est en tête des enquêtes d'opinion pour les élections à venir et on voit bien que la gauche ne le supporte pas et qu'elle est prête à tout. Et donc il faut être à l'avenir très prudent et aussi observer, j'allais dire, la manière dont la gauche aujourd'hui mène les affaires politiques parce que la France n'est pas à l'abri de violences politiques telles que dans d'autres pays on peut la connaître et moi j'ai toujours en mémoire des assassinats politiques historiques depuis longtemps et charliteurs qu'encore aux Etats-Unis.

Les propos outranciers et j'allais dire les dénonciations calomnieuses permanentes contre les patriotes, ça peut avoir des conséquences sur le terrain et j'estime que la personne qui a été arrêtée après avoir jeté des oeufs et tenté d'user de violences contre Jordan Bardella devra être lourdement condamnée.

2:46
Louis Aliot

Et Jordan Bardella, je le rappelle, a porté plainte. Louis Alliot, on va parler de votre ville, Perpignan, où vous êtes mobilisé bien sûr pour la lutte contre le trafic de drogue mais avant cela je voulais vous faire réagir à ce qui se passe à Marseille puisqu'on a appris hier que le corps d'un jeune de 15 ans a été brûlé, il a été retrouvé ce corps complètement calciné. Mais selon les premiers éléments de l'enquête, ce serait donc le narcotrafic une fois de plus derrière cette horreur. On en est là aujourd'hui en France, un jeune de 15 ans, un corps calciné retrouvé dans les quartiers nord de Marseille.

3:17
Locuteur non identifié

Écoutez, moi je fais tout à Perpignan pour éviter une situation à la marseillaise, mais on voit bien que le trafic est massif, que l'argent évidemment est massif et que pour cet argent les voyous sont prêts à tout, y compris de tuer et de procéder à des exécutions évidemment sommaires. Et malheureusement il y a beaucoup de jeunes parce qu'ils utilisent les jeunes soit comme chouf, soit comme dealers, beaucoup de clandestins.

Et malheureusement, si vous voulez, c'est tellement massif que les forces de police qui sont sur le terrain ont bien du mal à faire face à ce tsunami, on a dit, de la consommation de stupéfiants et qu'il faudrait une action globale à l'échelle de la France pour tenter d'inverser la situation. Mais je trouve qu'on ne met pas assez en responsabilité les gens qui en consomment. Parce que s'il y a des gens qui vendent, c'est bien parce qu'il y a des gens qui en consomment. Et que fait-on contre la consommation ? Pas grand-chose, il faut bien le dire. Et il faut agir sur la répression, mais aussi il faut agir sur la prévention et la pédagogie des conséquences du trafic de stupéfiants.

4:27
Louis Aliot

– C'est un peu plus fort sur les consommateurs, on l'entend ce matin. Mais je voulais aussi vous faire réagir sur cette phrase de la préfète dans les Bouches-du-Rhône qui a dit, vous savez à Marseille, il y a aussi les locaux de l'opérateur Orange, les salariés doivent télétravailler en ce moment parce que le trafic de drogue qui gangrène en bas de l'immeuble Orange les empêche d'aller au travail. La préfète a dit que c'était finalement un sentiment d'insécurité. Elle n'a pas voulu minimiser, mais elle a parlé de sentiment d'insécurité. Est-ce que vous condamnez ces propos de la préfète ?

4:57
Locuteur non identifié

– Écoutez, je pense que la préfète ne se rend pas bien compte de la situation et de l'ambiance, parce que je ne sais pas si je ne connais pas bien la situation, mais si vous avez des grands groupes comme ça et des employeurs et des employés qui ferment leur bureau parce qu'ils ne se sentent pas protégés par rapport aux gens qui sont dans les rues ou qui sont devant leur lieu de travail, c'est bien qu'il y a un échec, c'est même un naufrage. Et si cette préfète n'est pas capable de maintenir cet ordre-là, eh bien je pense que le gouvernement doit en changer et qu'il doit prendre les mesures pour établir l'ordre à Marseille.

Mais on voit bien que tout le monde parle à la télévision, se déplace pour faire de la communication, mais inversement, sur le terrain, on ne voit pas trop les forces de police qui vont avec, les moyens supplémentaires et puis surtout la répression. Parce que s'il y a des voyous dans les rues qui menacent, et à ce moment-là, la police doit être impitoyable et la justice avec, ce qui malheureusement, en matière de trafic de drogue, j'allais dire, n'est pas à l'ordre du jour. Et on le voit tous les jours à Perpignan où les petits dealers sont arrêtés souvent et systématiquement remis à liberté.

6:03
Louis Aliot

– Alors parmi les sujets de préoccupation des Français, Louis Allô, il y a l'insécurité, là, dont on parle, mais il y a également l'immigration. Je voulais vous faire réagir à l'émission complément d'enquête diffusée jeudi sur France 2, à charge, il faut le dire, contre CNews, qui affirme qu'il n'y aurait aucun lien entre immigration et délinquance, s'appuyant notamment sur une étude de CEPI. Or, il y a plein d'autres études qui disent absolument le contraire. Pourquoi, selon vous, la gauche refuse-t-elle de traiter le sujet de l'immigration dans son intégralité ?

6:31
Locuteur non identifié

– Parce que la gauche a bien intégré le logiciel qui veut qu'elle n'a plus, j'allais dire, le prolétariat dans son escarcelle électorale et elle est à la recherche d'un électorat de substitution, notamment un électorat communautaire. Et donc elle ne fait plus d'ailleurs campagne que dans les quartiers, comme ils disent, racisés, pour obtenir un électorat des Français issus de l'immigration ou de l'immigration elle-même. C'est pitoyable, c'est petit, c'est mesquin, c'est dangereux.

Et je peux vous dire que nous, dans notre ville, évidemment, on parle à tout le monde pour tenter d'éviter que la gauche ne fasse, j'allais dire, une razia sur ces votes-là parce qu'évidemment, c'est tout pardonner, jamais mettre en responsabilité. Et finalement, la gauche, aujourd'hui, on voit bien quelle est sa volonté. Sa volonté, c'est de fracturer la France et de dénaturer tout ce qui peut, de près ou de loin, ressembler aux traditions et à la fidélité aux valeurs de la République française.

7:39
Louis Aliot

– Et donc le lien entre immigration et insécurité au RN, pour le coup, la ligne est très claire.

7:46
Locuteur non identifié

– Écoutez, ça fait 30 ans qu'on en parle. On n'a pas entendu certains pour en parler. Et moi, mon engagement politique, il se faisait déjà sur cette question-là parce qu'on voyait bien que la situation empirait, qu'une certaine immigration ne s'assimilait pas et tentait même de nous imposer sa manière de voir les choses. Or, nous sommes en France, nous avons une histoire, une culture des traditions et les gens qui viennent chez nous, ce sont à eux de se fondre dans le moule national et pas l'inverse.

8:17
Louis Aliot

– Louis Aliot, un mot rapidement pour conclure cette interview sur Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, qui sera à Paris demain, lundi, reçu par le président de la République. C'est délicat en ce moment pour Volodymyr Zelensky et des affaires de corruption, notamment dont un de ses adjoints est visé. Comment accueillez-vous cette visite du président Zelensky à Paris demain alors qu'il y a un plan de paix américain aussi qui va vraiment contre l'Ukraine en ce moment ?

8:44
Locuteur non identifié

– Écoutez, je crois que les Américains sont aux manettes dans cette négociation. C'est eux qui ont la main et qui sont en train de négocier un peu avec tout le monde. Encore une fois, M. Macron, sur le voyage de M. Zelensky, veut faire une photo et tenter d'exister. Mais tout le monde sait très bien que Macron n'existe pas aux yeux des États-Unis et des partenaires américains sur cette négociation et que malheureusement, dans cette affaire, j'allais dire, le président français n'occupe pas la place que pourtant la France aurait dû occuper et que même, quelque part, il s'avère être comme peut-être une entité gênante dans le plan qui s'apprête à être mis en place.

Vous savez, tout le monde, moi je discute souvent de ces questions-là avec mes concitoyens, ils veulent la paix. Et ça, je crois que c'est le plus important et malheureusement, j'ai l'impression que le président français n'a jamais donné l'impression de vouloir la paix et qu'il a toujours été sur une ligne qui plutôt favorisait la continuation des hostilités sur le territoire ukrainien.

9:48
Louis Aliot

Merci beaucoup, Louis Alliot, d'avoir été avec nous ce matin. Bon week-end à vous. Sous-titrage Société Radio-Canada