Eric Zemmour sur France Info : Les juges ont pris le pouvoir sur la politique.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Éric Zemot. Bonjour. On va parler de la situation politique, des chantiers et de la méthode du nouveau premier ministre.
Mais d'abord Nicolas Sarkozi contre-attaque après sa condamnation à 5 ans de prison pour association de malfaiteurs. Toutes les limites de l'état de droit ont été violées dénoncent-il dans le journal du dimanche. Vous-même parler de coup d'état permanent des juges référence à l'expression de François Mitterran contre de Gaul.
Vous allez nous expliquer. Il se trouve que la présidente du tribunal est menacée de mort sur les réseaux sociaux. Écouter Ludovic Fria, président de l'USM, l'Union syndicale des magistrats sur France info.
À force de désigner les juges mais aussi les procureurs comme des ennemis politiques, c'est leur mettre une cible dans le dos et avec cette cible certains se croient tout permis. Ce premier son vous fait déjà réagir Éric Zemour en parlant de coup d'état des juges, est-ce que vous aussi vous leur mettez une cible dans le dos ? Écoutez euh moi on passe son temps à me mettre une cible dans le dos.
J'ai des policiers qui me protègent depuis des années, vous voyez. Euh chacun son un homme politique, ce qui n'est pas j'étais un journaliste jadis et j'avais déjà des policiers qui m'ont débat les juges là font éminemment de la politique depuis des décennies. Mais on va en parler.
Mais quand le chef de l'État qui a tweeté ce weekend les attaques et menaces de mort anciennes ou récentes contre plusieurs magistrats sont inadmissibles, est-ce que vous êtes d'accord pour ce terme d'inadmissible ? Est-ce que vous condamnez clairement ces pressions ? C'est une évidence.
Évidemment que je ne je n'approuve pas des menaces de mort. Je vous dis simplement, c'est euh il n'y a pas que et et moi-même je suis menacé et je suis protégé. Donc je voilà, c'est tout ce que je dis, mais évidemment que je condamne toutes les menaces de mort pour quiconque.
C'est une évidence. Alors, pourquoi vous parlez euh coup d'état des juges ? Expliquez-nous.
Éric Zé, est-ce que ça signifie qu'un ancien président n'est pas injusticiable comme les autres ? Alors, je on va en parler parce vous m'avez dit que j'aurais du temps. Donc, plaisir d'avance. vous écoute.
D'abord pour bien vous faire comprendre de de l'importance et du caractère exceptionnel de cette condamnation euh de Nicolas Sarkozi, ancien président de la République à la prison, il faut que vous sachiez que dans l'histoire de France, seuls deux chefs d'état ont été en prison. Louis X et le maréchal Pétin. Louis X, c'était la révolution, le maréchal Pétin c'était la guerre, l'occupation, la collaboration et cetera.
Donc vous voyez, c'est pas rien dans 1500 ans d'histoire, c'est exceptionnel. Deuxièmement, historique, vous avez raison, j'ai écrit maintenant près de 30 ans un livre qui s'intitulait Le coup d'état des juges et qui expliquait une chose très simple. J'expliquais que les juges étaient en train de prendre le pouvoir sur la politique et étaient en train de détruire la démocratie pour la transformer en théocratie, c'est-à-dire où ils seraient les grands prêtres de du pays.
Très simplement, premièrement, les juges comme là ça se passe avec Nicolas Sarkozi condamnent des politiques. Deuxièmement, il faut jamais oublier le deuxièmement, les ce que j'appelle les grands justes, c'estàd les cours constitutionnels, conseil constitutionnel, conseil d'État, cours de justice européenne, cour européenne des droits de l'homme intime l'ordre au gouvernement de respecter certains principes qu'il qu'il tire des déclarations des droits de l'homme comme des principes religieux et qu'ils imposent au pouvoir. Voyez, il y a d'une part on punit les politiques, on les sanctionne, on les délégitime et deuxièmement on les remplace.
C'est j'ai fini j'ai fini ma formule une formule une dernière formule c'est simplement une formule révolutionnaire dont on disait on ne détruit que ce qu'on remplace voilà c'est vous pensez que les juges veulent remplacer les politiques pour aller au bout de votre démonstration absolument les juges veulent remplacer les politiques car ils estiment que ils sont immoraux ça c'est la condamnation de Sarkozy et deuxièmement qu'il ne respectent pas les droits de l'homme et que le peuple surtout les il faut bien comprendre que c'est le peuple qui est en cause. Les politiques ne sont que les élus du peuple. C'est le peuple qui est visé.
Le peuple pense mal. Le peuple pense mal pour ces gens qui sont pour beaucoup d'une idéologie de gauche. Donc il faut les empêcher de s'exprimer et en tout cas les empêcher de de voir leur volonté incarnée par des politiques.
On a du mal à voir sur quoi vous vous fondez pour dire ça. J'ai écrit tout un livre il y a 30 ans et je peux continuer. Vous voulez qu'on parle des décisions du conséquel ?
Juste pour qu'on s'attarkozi, il y a eu 10 ans d'enquête, 3 mois de procès et les juges se sont appuyés. Il l'explique point par point sur un faisceau d'indice pour conclure à l'existence d'un pacte corruptif noué par Nicolas Sarkozy et ses proches à l'époque pour obtenir des financements de l'ancien dictateur libien Moamar Kaddafi en vue de sa campagne en 2007. Ce sont des accusations très graves, non ?
Alors, parlons du fond du dossier. Moi, je ne suis ni l'avocat de Nicolas Sarkozi, ni un de ses amis, ni même un de ses affidés. Je ne lui dois rien.
Il ne m'a pas donné de poste ministériel, de postes de direction, de siège à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Vous en conviendrez volontiers. J'ai d'ailleurs quand j'étais journaliste, étais très critique sur son mandat, ce qui m'a valu des années d'ostracisme à l'Élysée, mais c'est de la vieille histoire.
Donc vous voyez, je ne parle pas pour Nicolas Sarkozi, je parle pour la démocratie et pour le droit. Je m'explique. Et vousmême vous avez été condamné.
Ah mais si vous voulez prendre ça non on n'est pas obligé de rentrer dans le détail mais est-ce que c'est pour ça que vous avez la dendure vousz du moi j'ai été condamné d'abord il faut que vous sachiez moi contrairement à toutes ces affaires dont on parle Marine Le Pen Sarkozy Ferrand et cetera, moi je n'ai pas été condamné pour des histoires d'argent mais pour incitation à la haine raciale. Exactement pour des idées de façon définitive là. Oui oui absolument pour des idées.
Oui il faut dire aux gens pourquoi j'ai été condamné. J'ai été condamné pour avoir dit que la plupart des délinquants étaient rabé noir. J'ai été condamné pour avoir appelé Corine et que le maréchal Pin av sauvé des juifs.
Vous avez dit ça ? Oui, absolument. Des juifs français.
Et j'ai Mais la loi vous avez Non, non, c'est pas la loi ça. C'est pas la loi. Non non pas du tout.
C'est pas du tout. C'est une interprétation d'une loi liberticide. Non, si vous voulez qu'on parle de tout ça, on va en parler parce que moi je ne suis condamné pour des idées.
Je ne suis pas un délinquent. Je suis un dissident contre un système totalitaire et liberticide où des associations des parasites, je les appelle les parasites d'association antiraciste utilise la justice avec la complicité des juges rouges pour empêcher ma parole de porter et pour me accessoirement me ruiner et cetera. Donc non, moi je me défends, je me bats contre un contre une invasion migratoire que je pense destructrice pour la France et je suis condamné pour cela.
Donc il y a aucun comparaison avec les autres. Alors sur le cas de Nicolas Sarkozi, revenons au cas de Nicolas Sarkozi. Euh je disais donc que Oui.
Oui. Attendez attendez. Les juges eux-mêmes les juges eux-mêmes reconnaissent que toutes les accusations contre Nicolas Sarkozy n'ont ils n'ont trouvé aucune preuve.
Ils le disent eux-mêmes. C'est écrit noir sur blanc dans leur jugement. La plupart des chefs d'accusation.
Absolument. Et donc comme ils ont comme vous l'avez dit mis des années d'enquête et cetera et que je comprends leur fureur voir leur rage de ne pas trouver de preuves pour attester de la culpabilité de Nicolas Sarkozi puisque manifestement ils le prennent pour le parrain d'une organisation mafieuse, ils sont allés chercher dans le droit une vieille une vieille notion qui date de Napoléon qui est l'association de malfaiteurs. Vous voyez, je sais que Girodou disait le droit et le royaume de l'imagination, mais il y a des limites.
Mais est-ce qu'il faut pas changer la loi ? Alors, comment ? Non, non, c'est pas la loi qu'il faut changer.
Ça c'est pas la loi. C'est le comportement des juges. Les juges ne font plus de droit.
Là, en l'occurrence, je m'explique, en l'occurrence des juges normaux, des juges non politisés, des juges euh qui respectent le droit, puisque c'est cela qu'ils sont censés faire, aurait dit, "On est très mécontent parce qu'on est persuadé qu'il est coupable, mais on n'a pas trouvé de preuve, donc on est obligé de se retirer et de ne pas le déclarer coupable." Voyez, c'était ça le droit. Ça veut pas dire qu'il est pas coupable.
Vous comprenez ? moralement, je n'en sais rien. Ce que je dis, c'est que juridiquement ils auraient dû reconnaître qu'ils n'avaient pas trouvé de preuves.
C'est comme ça que ça se passait pendant des des décennies en France et depuis quelques décennies les juges excuse-m on va parler justement vous parlez donc d'un procès historique. Vous vous parlez effectivement du maréchal pétin de Louis X là moi je parle c'est la première fois dans l'histoire de la 5e République qu'un président pourrait dormir en prison au nom de l'exécution provisoire. D'où notre question avec Agatht.
Faut-il remettre en cause l'exécution provisoire ? On va écouter ensemble Sacha Stropkan qui est porte-parole du ministère de la justice ce matin sur France info. L'exécution provisoire existe dans la loi parce que le législateur a fait le choix de le mettre dans la loi.
Si demain le législateur fait le choix inverse, les magistrats ne pourront que appliquer cette décision et constater que l'exécution provisoire n'est plus une option. En tout cas, elle n'existe plus. Et c'est là où je vous dis qu'il y a un débat démocratique sain.
Est-ce qu'il faut changer la loi sur l'exécution d'accord avec ce monsieur ? C'est effectivement le législateur qui a mis cette exécution provisoire parce que vous m'avez pas laissé finir tout à l'heure mais j'allais dire que il y a le le le problème des magistrats qui depuis des décennies font de la politique en tout cas beaucoup d'entre eux qui sont à gauche au syndicat de la magistrature qui le légitime, qui l'assument et qui si vous voulez estime que on ne condamne pas les gens en fonction de ce qu'ils ont fait mais en fonction de ce qu'ils sont. Il prêtent serment les magistrats et ils prêtent serment ils sont censés se départir de leurs opinions quand ils mettent leur robe.
Par ailleurs, le syndicat de la magistrature qui est à l'origine du mur des con qui a fait beaucoup parler d'une n'est pas représentatif de toute la profession. L'USM l'Union syndicale des magistrats est un syndicat extrêmement modéré. Madame chère madame et c'est une décision collégiale et sont plusieurs laissez-moi répondre.
Vous avez raison, le syndicat de la magistrature n'a pas 100 % des magistrats, mais idéologiquement, il y a Belle Lurette qui l'a gagné la bataille des idées au sein de l'école de magistrature. C'est comme pour les journalistes, voyez, ils sont pas tous de gauche, mais tous les journalistes sont imprégnés de cette idologie de gauche. Et ben, chez les magistrats, c'est la même chose.
Et on peut récuser un juge en France, on peut récuser un juge Écemo, si on estime qu'il est pas un personnel. Oui, bien sûr, mais on aura un autre qui fera la même chose. Bon euh donc je vous disais donc que les magistrats aujourd'hui l'exécution provisire, je vais vous répondre.
Je vous avez raison, c'est donc la classe politique qui a instauré ce système. Mais parce que la classe politique est coupable. La classe politique depuis 40 ans, c'est ce que j'expliquais dans le livre dont vous avez eu la gentillesse de parler il y a 30 ans.
Et vous l'avez c'était aussi un de vos tweet, vous avez ressorti votre formulation dans un tweet. On cite votre propre tweet sur le coup d'état. C'était aussi votre tweet, vous l'avez repris.
On parlait pas que de votre bouquin il a 30. Évidemment l'exécution c'est la classe politique qui est coupable. Moi je me souviens quand on a fait cette loi qui embêtant madame Le Pen, ça va être une autre affaire.
Madame Le Pen elle-même disait il faudrait une éligibilité à vie. Donc c'est vous dire toute la classe politique a été coupable. Ils ont été un peu vous savez comme les aristocrates à la veille de la révolution qui recevaient les philosophes des lumières.
Vous parlez de Marine Le Pen qui serait aussi concernée par une loi sur les écutions proviseurs. Est-ce que ce serait pas aussi du coup si c'est pour Nicolas Sarkozy et pour Marine Le Pen quelque part une loi d'amnistie déguisée si elle est votée ? Oui, vous avez Non, non, mais je moi je ne veux pas spécialement supprimer l'exécution provisoire.
Je vous dis l'exécution provisoire, j'imagine qu'elle est très utile contre des voyou qui sont qui veulent quitter le territoire ou qui menacent. Certains députés suggèrent justement de la réserver à certains domaines comme le grand banditisme ou les violences sexuelles. Vous êtes favorable aussi.
Oui, mais bien sûr, on est d'accord. Moi, je suis pour la sévérité. Je vais pas vous dire subitement parce que c'est Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen que je suis contre.
Vous comprenez ce que j'essaie de vous vous expliquer ? Que il y a je suis partisan d'une d'une justice sévère et c'est ce que j'essayais de vous dire tout à l'heure. Le problème avec la justice aujourd'hui, c'est que en fonction de qui vous êtes, vous n'êtes pas jugé de la même façon.
Je note que euh les euh voyou qui ont tabassé un policier ont eu 6 mois avec surcis. Pourquoi ils ont eu 6 mois avec surcis ? Parce que tout simplement ils étaient le produit de l'immigration euh maghrébine et africaine.
Et que pour les pour les juges si monsieur si monsieur non je vous le dis pour les juges pour beaucoup de juges, ne faisons pas de généralité, il y en a qui échappent à cela. Il les enfants de l'immigration sont des victimes quoi qu'il fasse. Éric Zémour dans un instant il faut qu'on avance.
Pardon. queer avec vous donc le président de reconquête on en parle mais tout de suite il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Jeanne Mir avec Éric Zemour président de reconquête Sébastien Lecnu nouveau premier ministre déçoit les socialistes le premier ministre reçoit les chefs de parti aujourd'hui à Matignon avant une nouvelle manifestation jeudi et éventuellement un gouvernement ce weekend on n'en sait rien il poursuit ses consultations Sébastien le connu mais il ferme déjà des portes dans le Parisien pas de taxman, pas de retour à l'ISF Est-ce que vous applaudissez mes chers et moi ? Ah ben j'approuve.
Oui, évidemment. Écoutez, j'entends simplement dans sa suite de sa phrase parce que vous savez, c'est comme ça avec les Macroniens, il y a toujours un en même temps, il dit il faut entendre le besoin de justice sociale. Moi, je vais vous dire là, je me méfie parce que ça veut dire que au nom de la justice sociale, on va quand même inventer de nouveaux impôts.
Qu'il y aura de nouveaux impôts, oui, certains qui vont augmenter, d'autres qui vont baisser sans préciser. à la grande joie d'ailleurs de quasiment toute la classe politique puisque les socialistes euh euh réclament l'attaque Zucman et que du côté du Rassemblement national, alors là, on fait assaut euh d'imagination pour inventer euh euh divers impôts. Euh moi je vais vous dire la justice sociale, vous ne l'entendez pas vous ÉRC Zemour c besoin de justice sociale mais je vais vous dire moi ce que j'entends.
La justice sociale c'est qu'on est le pays et le peuple le plus imposé du monde. On a des prélèvements obligatoires qui qui représentent 48 % de notre richesse. Ça veut dire sur à peu près 3200 milliards de richesses produites, 1700 milliards d'impôts et de charges.
Est-ce que vous rendez compte ? C'est ce qu'on vous prend. C'est ce qu'on nous prend.
La première lutte contre la justice sociale, c'est pas d'inventer de nouveaux impôts, c'est de baisser les impôts de tout le monde. Et pas de mieux les répartir, Écemour, parce que des études montrent que plus on est riche, moins on paye d'impôts. Est-ce que vous trouvez ça juste ?
études sont études sont biaisées. Je vais vous dire, il y a pas un besoin de justice sociale fiscale. Si il y a besoin de justice, mais il faut savoir, vous savez pourquoi on utilise les impôts ?
Il y a deux manières d'utiliser les impôts. Il y a deux objectifs. L'objectif c'est remplir les caisses pour pouvoir faire fonctionner les services publics et deuxièmement réduire les inégalités.
Moi, je suis pour la première le premier principe. Je vais vous dire pour les inégalités. Si on voit les toutes les études puisque vous aimez les études, on voit que entre le premier descil, c'estàd les 10 % les plus pauvres et le dernier des sil, c'est-à-dire les 10 % les plus riches, il y a quand on on ils ont ils obtiennent reçoivent leur revenus une différence entre 1 à 7 voire 1 à 10 parfois.
Mais après impôts, après les politiques sociales euh d'éducation et cetera, la différence est entre 1 et 3. C'est-à-dire qu'on est sans doute avec les pays scandinaves le pays le plus égalitaire du monde. Qu'est-ce que vous voulez de plus ? financier dans les holdings ceux par exemple qui se servent de certains montages via des holdings pour payer moins d'impôt cela non l'exécutif envisage de de les taxer à 20 % minimum parce qu'aujourd'hui certains ne payent même pas 20 % d'impôt ça ça vous paraît pas juste aussi l'homme le plus riche de France c'estàdire Bernard Ana c'est le deuxè il s'est fait doubler par la famille d'Ambè bah vous voyez je dat fait 40 % de ses revenus, le groupe LVMH à l'étranger.
Non, plutôt, il fait 8 % de ses revenus, pardon, en France et il paye 40 % de ses revenus en France. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'aujourd'hui le problème est que les gens qui sont riches, les groupes qui sont riches sont riches parce que ils gagnent de l'argent à l'étranger avec des salariés étrangers.
C'est bien le problème. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on a plus d'industrie et qu'on a plus on a du chômage et grâce aux clients de l'étranger. Donc en vérité cet argent, c'est déjà miraculeux qu'il revienne en France.
Est-ce que vous savez que aujourd'hui nous avons un déficit commercial qui est à peu près de 100 milliards par an ? Donc ça veut dire que nous ne sommes pas compétitifs. Les Italiens ont un excédent commercial.
Les Allemands, j'en parle même pas. Nous, nous sommes énormément déficitaires. Et vous savez ce qui compense ? les revenus de ces grands groupes du 440 qui rapportent qui ramènent en France 75 milliards d'euros.
Est-ce que vous vous rendez compte ? Donc quand on me dit il ne paye pas d'impôts et cetera, moi je suis pas un très riche he vous imaginez. Mais ce que je veux défendre c'est que si jamais vous savez ça commence toujours comme ça.
On vous dit "Ah on va faire payer les très riches, les très très riches, les ultra riches et puis les ultra riches ah bah ça rapporte pas jamais assez. Alors qu'est-ce qu'on fait ? et ben on va sur les riches sur les moyennement riches et puis sur les moyennements pauvres et puis sur tout le monde et puis et on finit par être le pays le plus imposé du monde de Fr Zemour.
Le Parti socialiste menace de de censurer sans changement majeur d'orientation le premier ministre, le futur gouvernement. Est-ce que la France peut se permettre une troisème censure en quelques mois ? Écoutez, moi, je vais vous dire euh je pense que tout ça euh c'est euh de l'agitation politicienne.
Nous sommes revenus sous la 4e République, c'est-à-dire avec des gouvernements instables et qui ne prennent pas de décision. Euh la seule façon de revenir à la stabilité et à la 5è République, c'est une élection présidentielle. Tout le reste, c'est-à-dire motion de censure, dissolution, nouvelle élection législative ne changeront rien.
Une nouvelle élection présidentielle, mais vous n'appelez pas pour autant à la destitution du président. Vous vous estimez qu'Emmanuel Macron devrait démissionner lui-même, je ne suis pas un fax. Je je ne je ne veux pas mais la tête d'Emmanuel Macron au bout d'une pique.
En revanche, je dis que s'il rend s'il voulait rendre un service signalé, comme disait le général de Gaulle à la France, il devrait démissionner et nous aurions une nouvelle élection présidentielle parce que il y a que l'élection présidentielle qui peut remettre les compteurs à zéro et régler et trancher ce nud gordien d'aujourd'hui. À propos de Nogordien, Sébastien Lecnu disait "Vendredi dans les colones du Parisien, nous sommes dans une démocratie parlementaire où pour la première fois depuis bien longtemps, le parlement occupe la place centrale." C'est ce que vous dites.
Vous vous voulez la destitution 4e publique mais vous êtes contre une dissolution qui pour vous ne règlerait rien ne règlerait rien pardon pourquoi vous dites ça et je vous l'ai dit parce que ça ne réglera rien parce que personne ne gagnera parce que dans le cadre actuel de la situation politique et du mode de scrutin, on retrouvera une assemblée à peu près équivalente et donc personne n'aura la majorité. On peut c'est vous savez on a trois grands trois grands blocs aujourd'hui he je je j'ai pas inventé quelque chose là c'est quelque chose de que tout le monde a compris maintenant on a trois grands blocs les blocs peuvent s'allier un à un contre le troisème mais ils ne peuvent pas gouverner ensemble donc le résultat c'est qu'il ne peut pas y avoir de majorité qui se dégage et donc une dissolution ne servira à rien. Personne ne gagnera et donc personne ne gouvernera.
Donc la seule solution c'est une nouvelle élection présidentielle. Est-ce que vous réclamez toujours l'Union des droites et avec qui précisément ? Vous savez chères madame, je défendais l'Union des droites quand Jacques Chirac refusait l'alliance à Jean-Marie Le Pen du Front National.
Je disais à l'époque, puisqu'on parlait de mes livres tout à l'heure, vous avez eu la gentillesse, j'ai écrit à la même époque en 98 un autre livre qui s'appelait le livre de la droite et qui expliquait que ce refus allait entraîner un glissement de la droite à l'époque, on disait le RPR, vers le centre. Vous voyez, c'est exactement ce qui arrive aujourd'hui. Monsieur Rotaillou gouverne avec dans un gouvernement Emmanuel Macron.
Donc aujourd'hui, je suis toujours pour une grande union des droites. Simplement, dites-nous, c'est très simple. En politique, c'est celui qui gagne, qui est le qui est le plus fort, qui façonne les coalitions.
C'est ce qu'a fait monsieur Mélenchon après 2022. Il était en tête de la gauche. Il a façonné l'Union de la gauche.
À droite, Marine Le Pen est sortie en tête du premier tour de la présidentielle. Elle a refusé de faire la même chose. Donc c'est elle qui ne veut pas du droit.
D'ailleurs, elle l'a dit, elle l' redit. Mais vous Zemour, vous seriez prêt à faire une union des droites avec Marine Le Pen que vous qualifiez de socialiste. Moi je Attendez, attendez ou pas ?
Non, non, c'est pas Je vais vous expliquer. D'abord, je vous répète pour avoir l'Union des droites avec une Marine Le Pen qui le refuse, un Rassemblement national qui le refuse et un monsieur Retaillot qui le refuse aussi puisque lui il préfère l'alliance avec les centricistes de Macron, il faut que Reconquête soit en tête. Donc je dis à tous les électeurs, êtes très très loin à tous les Oui, on en est loin mais c'est Vous savez, on en a connu d'autres.
On en a connu d'autres dans l'histoire, vous savez. Euh Mélanie était à 2 %, vous voyez où elle est aujourd'hui. Donc il faut attendez attendez.
Si les électeurs du RN et de LR veulent l'Union des droites, il faut qu'il votent conquête car nous sommes les seuls à l'affaire. Ça c'est la première chose. Maintenant je réponds à votre question.
Vous avez tout à fait raison. Marine Le Pen est socialiste. Je le dis depuis 15 ans.
À l'époque tout le monde se moquait de moi. Aujourd'hui, c'est devenu banal. Elle le dit quasiment elle-même puisque elle dit qu'elle est plus près d'Olivier Fort de Bruno Retailler.
Sur les sujets économiques, elle dit jeun pas rien quand même. Vous êtes d'accord avec moi ? Bon donc je dis que effectivement toute la direction du RN est socialiste.
Sauf que les électeurs du Rassemblement national on leur demande est-ce que vous êtes de droite ou de gauche ? de répondre à 75 % nous sommes de droite, à 5 % nous sommes de gauche. Donc j'appelle ces électeurs du Rassemblement national à ne pas se tromper de vote.
S'ils veulent un parti de droite comme eux, il y a reconquête. S'ils veulent continuer à voter pour le RN, il faut qu'il sache qu'il vote pour la partie de gauche. Votre ancien ami Marian Maréchal plaide pour mettre autour de la table Marine Le Pen, Bruno Retaillot, Laurent Voquier, Nicolas Deponteignon, vous Éric Zemmour et même une partie d'horizon, le parti d'Edard Philippe donc une partie du centre droit.
Est-ce que dans l'idéal c'est aussi votre projet ? Pas du tout. Moi, je vous ai dit mon projet.
Mon projet c'est que c'est ça la politique. Maron Maréchal si elle veut faire des goûtés d'anniversaire, c'est son problème. Moi ce que je veux, c'est la politique.
La politique c'est le parti dominant qui façonne la coalition. Je vous le répète. Mélange fait Mar.
Moi si j'étais moi si j'étais sorti en tête au premier tour, c'est ce que j'aurais fait. J'aurais appelé le Rassemblement national et les LR à me rejoindre et à faire une plateforme commune minimale parce que vous avez raison, nous avons des désaccords donc on fera mais comme LFI et le PS donc il y a une plateforme minimale sur laquelle on s'entend et sur laquelle on peut gouverner. On entend Écimour, faut qu'on avance.
C'est le moment de la question qui comme tous les jours une question à retrouver sur les réseaux sociaux de France info. Sarfo, votre compagne et votre seul élu à reconquête particulièrement active sur les réseaux sociaux, courtisé politiquement par certains à droite. Elle pourrait être candidate à votre place en 2027 ?
Écoutez, euh d'abord la candidature à la présidentielle n'est pas encore euh euh choisie et deuxièmement euh je pense pas que ça regarde les uns et les autres. Je pense que euh cette candidature à la présidentielle sera choisie entre elle et moi, entre avec le parti reconquête. Mais vous inquiétez pas, euh vous savez ça se prépare quand même une présidentielle.
Ça se prépare ça on le prépare et je le prépare. Mais on sent que de nombreux médias du groupe Boloré se mettent en ordre de match derrière elle. Si elle est mieux placée que vous est-ce que vous pourriez la soutenir pour la Les médias bolorés comme vous dites ne se mettent pas en ordre derrière elle parce qu'elle invite parce qu'elle est elle est brillante et qu'elle est travailleuse euh et qu'elle est euh euh disons ça change vous ranger derrière elle si elle est mieux placée.
Euh mais vous savez vous ne vous n'arriverez pas à à mettre un coin entre elle et moi. Donc ne vous inquiétez pas. Euh faire ça par amour aussi comment pourriez faire ça par amour aussi.
Alors là, ne mélangez pas la vie privée avec la vie politique. Est-ce que condamnation de Marine Le Pen vous ouvre un espace d'un mot ? Est-ce que la condamnation de Marine Le Pen vous ouvre un espace d'un mot ?
D'abord, Marine Le Pen n'est pas encore condamné en appel. Euh deuxièmement, vous savez, s'il n'y a pas Marine Le Pen, il y aura sans doute Jordan Bardella et le candidat Jordan Bardella sera, comme je l'ai dit, le candidat du Rassemblement national et donc il sera le candidat d'un parti socialiste. Quel que soit le candidat.
Merci d'avoir répondu aux questions de France info.
Éric Zemmour