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interviewLCP (sur YouTube)· 13 juillet 2026 28 min

ORION 2026 : le test de haute intensité | Le journal de la Défense

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Générique En 2026, la France a mené l'une des manoeuvres militaires les plus ambitieuses de son histoire récente, l'exercice Orion 26. Un entraînement de haute intensité conduit sur l'ensemble du territoire français, mobilisant jusqu'à douze 12 500 militaires, 1800 véhicules tactiques, 140 aéronefs et près de 1200 drones. Aux côtés des forces françaises, 24 nations alliées participent à cet exercice multinational d'ampleur inédite.

Alors que la guerre russo-ukrainienne s'enlise et que le Moyen-Orient s'embrase, l'armée française est prête à affronter un conflit de haute intensité. *Propos indistincts à la radio Lors de cet exercice grandeur nature, l'armée française déploiera toutes ses forces pour reprendre des territoires tombés aux mains d'un ennemi de force égale. Pour conquérir la supériorité aérienne, l'aviation entre en premier.

Plus de 1500 aviateurs sont engagés dans une manoeuvre aérienne complexe, mobilisant avions de chasse, ravitailleurs, capacités de renseignement, moyens de commandement et opérations cyber et spatiales. -On fait un plan de campagne militaire qui a des phases et des jalons. Donc la première phase, il faut pouvoir aller chez l'adversaire, conquérir un espace de manoeuvre pour pouvoir ensuite opérer, c'est-à-dire mettre des personnes sur le terrain.

Ensuite, il y a la manoeuvre aérienne elle-même qui commence à conquérir un espace pour avoir une liberté d'action. C'est ce qu'on appelle la campagne aérienne qui permet d'avoir la supériorité aérienne dans un espace donné, dans un temps donné. C'est cette première phase que nous avons mise en oeuvre et qui était essentiellement une phase, finalement, pilotée, commandée par l'armée de l'air et de l'espace. -Orion 26 démontre également la capacité des forces aériennes alliées à combattre ensemble. -Il parle en anglais. -Des détachements venus notamment du Royaume-Uni, de la Belgique, de la Grèce, de l'Espagne, des Pays-Bas, de l'Italie ou encore du Qatar participent à cette montée en puissance collective.

Une coalition pensée pour tester l'interopérabilité des armées européennes et de l'OTAN face à un important conflit. -Le jeu de la Marine nationale a été de mettre en oeuvre l'ensemble de ses forces sur un spectre très large, c'est-à-dire des bateaux de surface, sous-marins, avions de patrouille maritime, rafales marines, groupes aériens autour du Charles de Gaulle, groupes amphibies, plongeurs démineurs, fusiliers marins commandos. En fait, toutes les forces ont été impliquées dans cet exercice. -Pour permettre l'avancée des bâtiments de la marine, l'armée de l'air et de l'espace déploie ses capacités de renseignement.

Ensuite, elle doit frapper en profondeur pour réduire les possibilités de riposte de l'ennemi. *-Il parle en anglais. -Tout d'abord, comprendre, savoir, voir.

Donc, c'est le renseignement. C'est avoir des capteurs qui permettent de savoir comment fonctionne l'adversaire, comment il agit. Ensuite, c'est lui dénier la capacité d'agir de façon offensive vers nous.

Donc, c'est détruire des capacités de commandement, des capacités d'attaque sol-air vis-à-vis de nos propres installations ou sol-mer, par exemple, si on veut commencer à se rapprocher avec nos bâtiments de la Marine nationale. Ensuite, c'est s'assurer que leurs avions, leurs missiles ne vont pas pouvoir nous agresser. -Cette phase aéromaritime prépare ensuite une opération amphibie majeure.

Depuis la mer vers la terre, les forces débarquent pour établir une tête de pont, soutenue par plus de 25 bâtiments militaires et des centaines de véhicules engagés dans la manoeuvre. -Pendant Orion, nous avions un groupe aéronaval. avec les rafales marines embarquées à bord du porte-avions, mais également des forces amphibies.

Et quand je dis des forces amphibies, autour des bateaux français, mais également de forces amphibies européennes. -Ce qui a été remarquable, c'est justement cette bascule d'efforts entre, par phase, des composantes, la composante aérienne, puis la composante maritime, puis la composante terrestre, qui vont produire leurs effets, leurs effets majeurs sur le terrain et qui, pour le faire, pensent, fonctionnent, agissent en opérations multidomaines, multimilieux, multichamps. -Dans le ciel breton, près de 1500 parachutistes français et alliés sont largués pour ouvrir la voie aux opérations terrestres et annoncer l'entrée en action de l'armée de terre.

Après les phases aériennes et amphibies sur la façade atlantique, Orion 4 débute. L'objectif de la manoeuvre est la reprise de la ville de Vitry-le-François, tenue par l'ennemi. Cette nouvelle phase met en évidence des mouvements de grandes unités blindées, des franchissements, de la sécurisation des axes logistiques et d'opérations en zones urbaines et rurales.

Une mise en forme des plus réalistes de la préparation opérationnelle est menée aux plus proches des populations civiles. Pour reprendre ces territoires, l'exemple de la guerre en Ukraine est omniprésent. Le général Do Tran, à la tête de la septième brigade blindée, mène l'offensive. -Il parle en anglais. -Le but d'Orion 26, il est multiple.

Le premier, c'est de se rapprocher le plus de la réalité d'un combat de haute intensité. Le deuxième objectif, il était de tester un ensemble d'expérimentations et de voir si la brigade est adaptée au combat de haute intensité. Donc c'est mettre en tension mon système de commandement de la brigade, mais également le lien avec la division et le lien avec mes bataillons.

Merci. Orion 26, c'est vraiment l'exercice majeur de préparation opérationnelle, il sert, évidemment, aussi à nous préparer, à nous entraîner, à nous améliorer. Il sert à montrer, aussi, aux adversaires qu'on est prêts, qu'on est déterminés.

Il sert à orienter aussi, finalement, peut-être des programmes et des investissements à venir sur un certain nombre de choses dont il faut se doter. Mais il sert à la préparation opérationnelle. -Il parle en anglais.

La place du chef dans le commandement, elle est essentielle. Quand on est dans une phase de conception d'ordre, je reste sur ce qu'on appelle le "main", le poste de commandement principal, puisqu'à la fois on a des liaisons plus stables et c'est plus simple pour travailler. Ensuite, s'il y a des actions particulières, je dois me porter à l'avant pour commander plus simplement et faire la conduite.

Par exemple, pour une opération de franchissement, qui est une opération délicate parce que dangereuse, visible de l'ennemi, je vais me porter au plus près de ce point de franchissement et donc je vais commander pas très loin des bataillons et donc, avec le petit PC tactique. Je pense qu'on va aller au premier tir, au PC franchissement. On va être sur le franchissement.

Et après, on descendra, mais je pense en début de soirée, au PC "main" de Fouchère. Ca va ? -Très bien, mon général.

Bienvenue sur le poste de commande. -Merci, la guerre se passe bien ? -La situation pour l'instant est dominable.

On est "on track" dans les délais et sur l'objectif que vous avez assignés, la capacité me permet de relancer l'action en direction du Nord et de pouvoir m'emparer du point de franchissement, voire de pousser plus loin si vous voulez accélérer la manoeuvre. -Là, vous pouvez me faire un point de situation ? -Absolument. -On utilise le retour d'expérience des conflits actuels, que ce soit en Ukraine ou au Proche et Moyen-Orient notamment. -Général.

Ce que l'on constate aujourd'hui, c'est une vraie transparence du champ de bataille. Et donc, il faut que nous ayons des postes de commandement qui soient dilués, disséminés, résilients, robustes, mais que l'on ait, malgré tout, la liaison avec l'ensemble de nos unités. Ce qui fait que le système de postes de commandement de la brigade, il est vraiment très étiré, très dilué et sur différents points. -Le GTA vient de terminer son temps 1, voie 1, qui consistait à s'emparer de Faceline 12 avec ici matérialisés Oscar unité, Copper et Oscar 3. -Juste avant, bonne liaison ou pas avec le PC ?

Ou... ? -Notre système de PC a été étiré en trois spots et on arrive encore, en faisant des relais successifs, à avoir la liaison. -L'hybridation des réseaux, c'est quelque chose de fondamental pour qu'on puisse conserver l'ensemble des liaisons sur des longues distances, du niveau du bataillon jusqu'au niveau de la division.

Donc là, je parle de 300, 400 kilomètres. Ce sont des kits que l'on a au sein des brigades et qui permettent de se connecter soit sur... des réseaux militaires, soit sur du satellite militaire, mais également sur du satellite civil, sur de la 4G, sur de la LTE.

En fait, tous les réseaux qui peuvent mailler un pays. -Ces réseaux ont notamment été la cible directe d'attaques russes en mer Baltique, mettant en péril les communications internationales. -On commence ! -A l'heure du combat connecté, la sécurité des câbles sous-marins conditionne aussi la capacité des soldats à communiquer et à manoeuvrer sur le terrain. -Presque le 99 % du transfert d'informations, de la tech, de la data dans les continents passe par des câbles sous-marins.

Et donc, l'importance de ces câbles, de les protéger, de les surveiller, de vérifier leur intégrité, ça c'est quelque chose de nouveau qui rentre dans ce qu'on appelle l'hybridité. C'est très difficile d'attribuer une attaque sur des infrastructures critiques qui sont à 2000, 3000, 4000 mètres de fond. -Il faut qu'on soit vigilant sur la coordination, sur la relance de la manoeuvre, parce qu'il va y avoir un croisement où le premier chasseur doit s'en emparer, donc peut-être qu'il va devoir faire une relève sur position du premier tirailleur. -Une accélération technologique qui modifie notre façon de faire la guerre assez durablement.

On essaye de s'adapter avec une innovation qui est portée par notre chef d'état-major de l'Armée de terre, par le bas, on va dire "bottom up", en mauvais français, et donc, du bas vers le haut, avec nos unités à qui on lâche la bride pour dire : "Comment vous, concrètement, vous vous adaptez à l'abrasivité, au combat, de l'automatisation ennemie." Et en même temps, par le haut, a été créé le commandement du combat futur, et donc qui nous donne des moyens. -Sur ces champs de bataille du futur, les soldats s'effacent peu à peu derrière des essaims de drones qui détectent, décident et frappent à distance.

Comme le montrent les conflits de haute intensité actuels, l'innovation prend une place considérable dans la conduite des combats. -Cette innovation-là, on l'a retrouvée dans tous les domaines. Dans le domaine des drones, dans le domaine des moyens embarqués sur les bateaux, dans des tactiques.

Et ces drones-là, on les a retrouvés en l'air, sur la mer et sous la mer. Ce sont des choses que nous avons testées pendant Orion. Nous avons expérimenté.

On a expérimenté du matériel et on a expérimenté une façon de l'utiliser. -Drones tactiques, intelligence artificielle...

Numérisation et cybersécurité sont au coeur de la transparence et de la transformation du champ de bataille. Mais la guerre se gagne encore aujourd'hui au plus proche de l'ennemi, avec des hommes qui montent au feu pour conquérir des positions. -On a trois régiments d'infanterie, le 152e régiment d'infanterie, le 1e régiment de tirailleurs et le 35e régiment d'infanterie.

Ils ont une mission de tenir le terrain, de saisir. C'est vraiment l'arme des yeux dans les yeux. C'est celle qui va aller presque baïonnette au canon.

Maintenant, je dirais "drone au canon". -On les rattrape. -Tu seras l'élément le plus à droite, on va s'emparer de la tour de contrôle. -Aller percuter l'ennemi et, vraiment, aller jusqu'au combat de tranchée ou vraiment le combat urbain.

Tirs -Orion 26 a été un exercice qui a posé un certain nombre d'objectifs stratégiques qui ont été déterminés par le chef d'état-major des armées. L'un de ces objectifs a été de pratiquer ce qu'on appelle le multi-menace, multi-champ. -C'est cela qui a véritablement pu être réalisé avec une plasticité de l'action.

Celui qui est au contact, au plus près, est appuyé par les autres et tout cela est coordonné par le niveau opératif, par ce niveau interarmées qui coordonne l'opération. -Ensuite, chaque composante exécute dans la maîtrise de son milieu et cela a véritablement très bien fonctionné. Explosions -Maintenant, au regard de cette transparence du champ de bataille, la zone de mort s'est élargie.

Avant, on avait une ligne de contact à deux, trois kilomètres. On avait presque l'ennemi les yeux dans les yeux. Maintenant, tout cela est une utopie.

Ca s'est étalé d'abord à dix kilomètres avec une première portée de drone. Maintenant, on ne peut plus pénétrer dans une zone entre 20 et 30 kilomètres. Donc la partie logistique, elle s'étale de plus en plus.

Et il faut protéger notre arrière. -Il faut que l'armée de l'air et de l'espace, qui contribue directement à l'ensemble de la manoeuvre, au-delà de sa manoeuvre aérienne propre, puisse bien être dans le bon tempo pour amener au bon endroit, au bon moment, le matériel ou le personnel qui est nécessaire. On parle de munitions, on parle de carburant, on parle de toutes ces choses-là, et on a véritablement joué avec Orion 26, en particulier avec les soutiens, dans cette campagne interarmées.

Donc cela, ça a été un travail de fond qui permet ensuite d'avoir une campagne qui produit ses effets dans la durée. -Sans carburant, je ne peux pas donner du dynamisme à ma manoeuvre. Donc la logistique, finalement, elle va conduire ma manoeuvre tactique.

Ca c'est sur le premier point, sur les équipements. Maintenant, deuxième point, la logistique, elle est extrêmement importante pour l'Homme, pour les forces morales. Si vous manquez d'eau à l'avant, si vous manquez de nourriture, ça va être compliqué pour les forces morales. -Ravitailler, réparer et soutenir les soldats, c'est maintenir leur confiance, leur cohésion et leur capacité à tenir dans la durée face à l'épreuve d'une guerre de haute intensité. -Aujourd'hui, c'est la saisie de Vitry-le-François pour déverrouiller la montée vers le Nord.

Nos bataillons de tête vont avoir du boulot ce matin. Et apparemment le chasseur est quand même sur le village de l'Ormée. -D'accord.

Il est bien avancé. -Ouais. -Il parle en anglais. -La brigade, elle agit sur le terrain et, je dirais, elle polie ou elle finit de polir son entraînement à la fois de systèmes de postes de commandement dans la réalité et l'exigence, et puis également en interopérabilité. -Ces compagnies étaient intégrées au sein des bataillons et donc, j'avais 100 Grecs, 200 Italiens, 200 Espagnols et puis, des Belges également et des officiers de liaison au sein de mon poste de commandement. -Il parle en anglais. -Donc c'est un peu la synthèse de toute notre préparation qui nous permet de culminer aux standards opérationnels les plus élevés et donc d'être prêt au combat ce soir, demain s'il le fallait. -Face à la menace d'une agression contre l'Europe, ces opérations interalliées de l'OTAN constituent un pilier essentiel de la défense collective.

Tirs Klaxons -En unissant les capacités militaires, le renseignement et la coordination stratégique des Etats membres, l'Alliance cherche à garantir une réponse rapide et crédible face aux ambitions militaires de nos compétiteurs. -Est-ce que vous avez eu un visuel ? -Oui. -Quelle distance ? *Propos indistincts à la radio -On monte !

On monte ! On monte ! Tirs -Le chef d'état-major des armées a dit que notre horizon, c'est de se préparer à un choc d'ici trois ans.

Et la bonne échelle pour se préparer à un choc en Europe d'ici trois ans, c'est l'OTAN. Et c'est l'OTAN en Europe. Propos indistincts *Propos indistincts à la radio -Evacuation des blessés en cours, demande... renfort rapide sur Zulu 2 afin de reprendre la progression vers le Nord. *-Onyx vous demande de relancer l'action *au nord de la voie ferrée uniquement sur ordre. -Pour le moment ils tiennent et on va voir ce qu'on fait avec le...

Ils ont commencé leurs évac', là ? -Ils ont commencé leurs évac'. -Sur les premiers combats de Vitry-le-François, nous avons essuyé deux tirs d'artillerie sur notre échelon de tête du premier régiment de tirailleurs. 26 morts, 42 blessés.

Un MASCAL, ça peut arriver. En haute intensité, ce sont des vrais risques. Vous le voyez en Ukraine, le nombre de décédés qu'il y a par jour. -Est-ce que tu peux me serrer les mains ?

Serre-moi fort les mains. -Et donc, il faut s'entraîner sur cette procédure santé et surtout d'extraction et de rapidité de la boucle d'évacuation. *Propos indistincts à la radio. -Il faut que je voie si le bataillon qui est en soutient peut reprendre l'action à son compte ou si le premier tirailleur peut continuer le combat.

C'est pour ça que je me porte sur le PC du premier tirailleur pour avoir l'appréciation concrète du chef de corps, qu'il me dise : "Je suis en mesure de continuer", ou s'il a besoin, vraiment, d'un appui. -Mon général. -Je comprends que là, vous venez de subir quelques pertes assez conséquentes, devant, sur le premier échelon.

Un, savoir comment se passent les évacuations. Et deux, si vous êtes en mesure de relancer l'action ou si un bataillon doit vous appuyer. -Le GTIA tient fermement les boxes Bravo 2, Bravo 3 et Golf. -Quelle est l'attitude de la population ?

Favorables, défavorables ? -L'attitude de la population pour l'instant, en général, est plutôt assez favorable. On a... -En fait, cet exercice, il est vraiment extrêmement riche en termes de... retour d'expérience.

Mais il a aussi vocation, à travers nos déplacements...

On a fait aussi des opérations avec la jeunesse. On a traversé des villages où on a été particulièrement bien accueillis. C'est aussi de montrer à notre nation que c'est une armée qui s'entraîne au combat les plus durs, qui est là pour les protéger.

Tirs -Passe, passe ! Vas-y, passe. Reprends !

Continuez ! Tirs -Je passe ! -On passe, on passe ! -Avancez ! -Vas-y, vas-y !

Tirs -Il n'y a pas de résilience des forces armées sans résilience, volonté et détermination de la nation et donc, de chacun de nos concitoyens. Cet exercice, Orion, permet aussi d'expliquer ce que font les forces armées, d'expliquer ce que l'on fait, comment on le fait et aussi pourquoi on le fait. Tirs -On avance, on avance !

Ecarte-toi. Allez, Bravo, avance ! Tirs Encore !

Contournez, contournez ! Tirs -Nos armées s'entraînent, coopèrent entre elles, coopèrent avec des partenaires étrangers pour les protéger. Et ça, c'est aussi un enjeu important d'Orion 26. -Ce qui se joue lors de la prise de Vitry-le-François s'apparente clairement à ce que les soldats et les civils ukrainiens vivent au quotidien. -On arrive au poste de commandement de la division. -Ce scénario d'Orion 26 pourrait être transposé à une réalité à l'est de l'Europe où nos ennemis potentiels se font chaque jour plus menaçants, que ce soit dans les Pays baltes ou en Roumanie. -La compagnie des Roumains que j'avais en régiment de soutien, je l'ai poussée, et donc là, ils relancent l'action.

Mon impression, c'est que...

à 17 h 00 heures, 18 h 00 Zulu, je me suis emparé de Victor. -En même temps... -Nous avons en permanence les 1500 hommes qui sont en Roumanie.

Et nous avons la capacité, si le besoin s'en faisait sentir, de renforcer jusqu'au niveau brigade pour faire face à une attaque de l'OTAN. -En face, 100 %. -Allez, feu ! -Deux véhicules derrière...

Tirs -Doucement, doucement sur les feux, doucement, coup par coup. Tirs -On se prépare et on agit. -Aujourd'hui, j'ai des avions Chasseurs Rafales qui sont déployés en Baltique pour assurer des missions de protection, de défense aérienne au bénéfice des pays baltes et de l'OTAN de façon générale. -Et donc, la bonne échelle pour nous, c'est l'Europe.

D'autant que, et vous le voyez avec l'ensemble de nos partenaires, de nos alliés qui sont parfois engagés dans d'autres zones, je pense évidemment aux Etats-Unis, il faut qu'on ait cette capacité la plus autonome possible de pouvoir assurer la protection de l'Europe quand d'autres pays peuvent être engagés. -Pour les responsables militaires européens, le message est désormais clair... -Recolle. -Il faut être prêt.

Prêt à défendre le front Est de l'Europe, prêt à soutenir les alliés de l'OTAN et surtout, prêt à faire face à une éventuelle confrontation. -De l'autre côté ! -Alors que les combats continuent dans Vitry-le-François, une alerte d'attaque chimique est déclenchée. -Une attaque chimique. -C'était mis en place en 45 minutes, et la liaison a été prise assez rapidement. -OK. -Voilà. -On roule.

Allez, on passe en 4M. -Reçu, mon général. -Dans un combat de haute intensité, l'ennemi ne joue pas nécessairement avec les mêmes règles du droit international que la France.

Et donc, il peut utiliser cette pollution. Il peut parfois, avec des tirs qui ne sont pas voulus aussi, détruire certaines usines chimiques. Donc, nous, il est de notre devoir de pouvoir continuer à combattre malgré cette menace.

Donc il faut s'y entraîner. C'est sûr que c'est un domaine qui est très procédurier, puisqu'il joue à la fois sur notre protection physique, mais aussi sur notre protection morale. *Propos indistincts -CORRECT. -Combattre sous une menace chimique, vous imaginez bien qu'avec des neurotoxiques, ça peut être perturbant pour nos combattants, imaginant peut-être les séquelles qu'ils pourraient avoir. -Il parle en anglais. -J'ai été victime d'une attaque de l'ennemi qui a essayé, à travers mon image, de dénigrer la septième brigade blindée, la faisant passer pour des bourreaux sanguinaires au sein de Vitry-le-François.

Donc, il faut qu'on fasse trois scènes. Bonjour, monsieur le maire. -Bonjour, monsieur le général. -Comment ça va ? -Beaucoup mieux. -J'ai pu rencontrer le maire pour faire quelques vidéos et montrer combien l'accueil était chaleureux de la population de Vitry-le-François.

Ce qui était porté par l'ennemi était faux. Aujourd'hui, la guerre se fait aussi et surtout, probablement avant la guerre, dans le champ des perceptions. Et donc nous, il faut contrer le narratif d'une part, et même aller plus loin de façon offensive, montrer que l'ennemi, c'est lui qui ne respecte pas les lois de la guerre. -Orion 26 aura permis de tester la capacité des armées françaises et alliées à conduire une opération de grande ampleur. -Sur un fuseau...

Partout sur ce flan Est. Un de nos défis... -Les grandes puissances redécouvrent aujourd'hui une réalité stratégique.

La guerre se gagne d'abord par les moyens conventionnels. La dissuasion nucléaire n'intervenant qu'en dernier ressort. -Quand on pense, finalement, au choc majeur à venir, on pense que cette capacité conventionnelle que l'on met en oeuvre, elle préfigure ou en tout cas elle sécurise ou elle donne de la crédibilité derrière la dissuasion nucléaire qui est le coeur du coeur de notre protection.

Et donc avoir un conventionnel très, très fort, ça sécurise et ça crédibilise aussi ce seuil du nucléaire qui est dans la main du président. Tirs -Face au retour des menaces nucléaires, conventionnelles et hybrides, la crédibilité de la France repose désormais sur sa capacité à être prête à combattre immédiatement et durablement dans la haute intensité. -...DANS NO CAMPAGNES...

Générique de fin