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interviewPS - Parti socialiste· 7 juillet 2025 20 min

"Il faut un cessez-le-feu à Gaza, pas simplement une trêve."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Olivier Fort. Bonjour à vous. Donald Trump doit recevoir Benjamin Netaniaou aujourd'hui pour parler de la situation à Gaza.

Donald Trump qui s'est dit très optimiste sur la conclusion d'un accord d'une trêve cette semaine. Malgré ce que vous pouvez penser de lui, qu'est-ce que vous pensez de son action ? Est-ce que vous saluez son action sur le sujet ?

Ce serait beaucoup dire que je salue. En fait, il a eu des positions extrêmement variables. Il a d'abord parlé d'une rivière à Gaza pour remplacer en fait ce territoire palestinien.

Il a eu euh une soutien inconditionnel à Netaniaou et à sa politique qui conduit à ce qu'aujourd'hui on puisse parler d'un gagn. Et donc j'aurais du mal à saluer l'action du président américain. Maintenant si dans les prochaines heures, on arrivait non pas à une trêve simplement, mais un cesser le feu qui soit un cess feu qui permett d'aboutir à une solution politique, là effectivement, j'applaudirai.

Mais nous en sommes très loin puisque'en réalité, je crains que nous n'ayons à assister qu'à une trêve de courte durée qui ne permettent pas de résoudre ce conflit. Et la seule façon de le résoudre, c'est de parvenir à une solution politique, une solution à deux états qui cohabitent, qui coexistent. qui assurent leur sécurité mutuelle.

Je pense évidemment un état palestinien à côté d'un état israélien. Olivier la conf et puis la fin de la colonisation sur Danier. La conférence sur la Palestine qui devait se tenir a été mi-juin a été reportée à cause de la guerre en Iran.

Vous appelez le président de la République malgré tout aujourd'hui à à reconnaître un état palestinien même si à ce stade il serait relativement isolé. son projet c'était d'embarquer d'autres pays avec lui. Oui.

Et j'encourage le président de la République à faire ce qu'il a dit qu'il ferait. Et ce n'est pas vrai qu'il serait isolé. Il y a aujourd'hui plus de 150 pays qui ont reconnu un état palestinien mais c'est vrai que les États occidentaux ont plus de mal à le faire.

L'Espagne l'a fait, l'Irlande l'a fait, il pourrait le faire à son tour et peser de tout son poids pour qu'enfin soit euh reconnu une solution à deux états, une solution politique parce que personne ne peut croire que on puisse régler la question israélo-palestinienne uniquement au moyen des armes, sauf à éradiquer complètement la population palestinienne. Est-ce que c'est vraiment opportun en ce moment en pleine négociation sans véritable alternative sérieuse autre que le Hamas ? Mais d'abord, on négocie toujours avec ses ennemis.

Ensuite, évidemment qu'il faudra obtenir infiné le désarmement du Hamas et le transfert de toute la de la souveraineté de l'État palestinien à l'autorité palestinienne. Mais pour peser sur cette décision, faire en sorte que à un moment cette question là soit posée, soit mise sur la table, il faut que les États et notamment les États qui ont une importance dans la région, je pense notamment à la France et bien puissent élever la voix et dire "Oui, il est temps de passer à une solution politique. Que voulez-vous qu'il se passe si pendant les 20 30 40 prochaines années, vous avez encore une bande de Gaza qui est sous l'autorité israélienne où vous avez des gens qui sont enfermés dans une enclave avec des enfants qui auront vu disparaître leurs proches et qui n'auront qu'une seule envie, c'est un jour de prendre leur revanche sur l'État israélien.

Et donc la seule possibilité de trouver une paix durable, c'est forcément d'arriver à une solution politique et donc une solution à deux états où chacun a un espace dans lequel il peut vivre. Et le Parti socialiste aujourd'hui parle de génocide en cours à Gaza. Donc moi je parle de génocide en cours parce que vous le savez en fait la convention de 48 celle que la France a signé est une convention qui n'est pas simplement là pour constater exposte à postériori les génocides mais pour les prévenir.

Et donc pour les prévenir il y a un certain nombre de critères qui ont été fixés et c'est l'éradication de toute ou parties d'un peuple. C'est une intention génocidaire qui est manifestée et aujourd'hui elle est le elle est manifestée par nombre de ministres du gouvernement des Nanahou qui ne sont pas corrigés par le premier ministre qui ne sont pas démissionnés et donc on peut considérer aujourd'hui qu'il y a non seulement effectivement des faits qui tendent à le prouver mais aussi une intention qui est affirmée par un certain nombre de ministres. Olivier Fort dans quelques jours, François Bairou dévoilera ses arbitrages pour le budget le 15 juillet.

Vous qui aviez permis au Premier ministre de se maintenir pour le budget 2025 en ne le censurant pas. À l'époque, vous dites "C'est terminé, les socialistes ne sont plus à boué de secours." Mais nous n'avons jamais été la bouée de secours de François Beou et nous ne le serons jamais.

Nous avons vous qui s'est maintenu nous avons dit à l'époque que nous étions dans l'opposition mais une opposition prête à bâtir des compromis avec le pouvoir. Je dirais que même cette état d'esprit là n'a pas changé. Je suis toujours pour bâtir des compromis.

Ils n'ont pas de majorité absolue. Nous n'avons pas de majorité absolue. Et donc ça suppose que pendant le temps qu'il reste jusqu'à la prochaine présidentielle, on trouve des solutions pour les Françaises et pour les Français.

Simplement les compromis, c'est pas on fait comme on veut au gouvernement et les oppositions n'ont qu'à regarder le passé. Et donc c'est la raison pour laquelle nous avions obtenu toute une série de concessions. Concessions qui ont été en partie reprises par des décrets d'application qui n'ont pas été en fait à la hauteur de ce que nous avions réclamé.

Et surtout il y avait un conclave conclave le nom qu'avait donné François Berou cette conférence sociale sur les retraites qui devait aboutir à substituer une nouvelle réforme à la réforme bron et vous n'avez pas obtenu cela. Donc vous avez censuré le premier ministre. Mais aujourd'hui sur le budget 40 milliards d'euros à trouver.

Est-ce que les socialistes sont prêts à prendre leur responsabilité ? Est-ce que euh vous assumeriez de proposer des mesures impopulaires où vous dites "Ol là, non, ça va opérer nos chances d'accéder au pouvoir un jour, alors on laisse le premier ministre faire le salut d'eau." Mais pourquoi faudrait-il toujours que les bonnes mesures soient impopulaires ?

Moi, je pense qu'il y a des bonnes mesures qui sont populaires. Ce que je ne veux pas, c'est que je vois les solutions qui se profilent aujourd'hui. On nous dit, on pourrait augmenter la TVA, mais la TVA, elle frappe d'abord les classes populaires et les classes moyennes.

On nous dit on pourrait désindexer les retraites. Mais ça touche qui en fait ? Ça touche des gens qui ont travaillé toute leur vie et à qui on vrait retirer une part de leurs pensions.

On nous dit, on pourrait aussi dérembourser les médicaments, on pourrait aussi faire en sorte qu'il y ait des franchises médicales qui soient plus élevées. Mais au détriment de qui ? au détriment de ceux qui ne peuvent pas dans ces cas-là accéder aux soins.

Donc ces mesures là, c'est hors de question. Et des économies bien sûr, moi je veux bien en faire. Si ça exige de corriger les doublons, faire en sorte qu'il y a un certain nombre de de dépenses qui aujourd'hui sont des dépenses superfitatoires qui soient reprises, ça il y a aucun problème.

Je je doute qu'on trouve 40 milliards dans c ces conditions là. Ce que je vois aussi, c'est que les économies mais c'est aussi tout simplement reprendre ce que nous ce que Emmanuel Macron a offert aux grandes fortunes, aux grandes entreprise depuis en fait 8 ans. C'est 60 milliards d'euros qui manquent chaque année au budget de l'État. 60 milliards.

Et là, on nous dit on va reprendre 40 milliards sur qui ? Sur les cases populaires, sur casse moyenne. Mais ça a eu d'autres vertus Olivier Fort enfin des emplois industriels.

Ça a empêché peut-être certaines délocalisations, ça a créé des emplois. Vous dites vous-même peut-être vous nêtes pas sûr sur les services à la personne par exemple parmi les mesures. Il est question d'un coup de rabot.

C'est dans le viseur de Bercy c'est particulier hein qui embauche pour garder leurs enfants, faire le ménage, le jardinage. Vous êtes pour ou contre un coup de drabo vous ? Ben je sais pas ce que c'est qu'un coup de rabo.

Ça dépendra de ce qu'est le montant. Voilà une baisse de crédit d'impôt. Euh enfin, j'imagine dans ces cas-là, il faudra plus de crèche.

Si vous empêchez les particuliers d'avoir accès à ce type de services, il faut que il y ait des services collectifs qui soient offerts en regard. Autrement, comment ferons-nous pour que les femmes notamment qui seraient pénalisées les premières, parce qu'on connaît aussi l'attitude dans les couples, c'est que ce sont les femmes qui sont chargées des enfants. Donc en ça a créé de l'emploi pour le coup, c'est et ça crée et ça et ça a créé de l'emploi aussi.

Est-ce que donc on sacrifie ces emploisl ? J'aimerais comprendre quelle est la logique de ce que veut faire le gouvernement et c'est la raison pour laquelle je vous dis que si on veut honorer tous les engagement qui sont pris pour maintenir des services publics de qualité même les consolider je vois que le gouvernement a signé au moment du sommet de l'OTAN la la participation à une hausse considérable des dépenses en matière d'armement mais qui va les financer ? Est-ce que ce sont les toutvenant tous les Français ou est-ce que ça va être celles et ceux qui en ont les moyens ?

Et donc la question qui est posée au nom du budget comme chaque année, c'est à qui doit enfin qui doit contribuer à l'effort nouveau. Et moi ce que je vois les l'emploi pardon mais les services à la personne, c'est que parfois il y a des ménages aisés qui recrutent, des chefs à domicile pour cuisiner, des coachs sportifs. Il y a plusieurs activités qui sont concernées.

L'idée du gouvernement peut-être, c'est de supprimer certaines de ces activités. Ça vous pouvez l'entendre ou pas ? Mais ça sur les coachs sportifs à domicile et sur les chefs cuisiniers à la maison effectivement on peut largement comprendre que ça n'a aucun sens et même c'est même fou qu'on puisse aujourd'hui encore en bénéficier mais je doute que ça fasse 40 milliards.

Donc là je vois bien que il y a l'idée de masquer derrière d'immenses économies sur les collectivités locales qui sont pourtant responsables de 75 % de l'investissement public et donc qui sont là et qui sont là comme moteur de l'économie. Et bien, je voudrais pas qu'on camoufle derrière de vraies coupes claires dans ces budgets-là, dans les budgets des services publics avec quelques mesures homéopathiques qui permettrai de dire "Regardez, on a touché aussi aux grandes fortunes." Les grandes fortunes, si vous voulez les toucher, il faut pas simplement s'occuper de leur majordomme, il faut s'occuper principalement de ce qu'elle ne paye plus.

Et je me répète, mais c'est 60 milliards d'euros par an qui leur sont attribés sous forme de cadeaux fiscaux. Et je rajoute que pendant la période de 8 années pendant laquelle Emmanuel Macron a gouverné ce pays, ce chiffre que chacun devrait connaître et entendre et se l'ancrer définitivement dans le crâne, c'est que les 500 familles les plus riches de France ont un patrimoine qui est passé de 600 milliards d'euros à 1200 milliards d'euros. Ils ont gagné 600 milliards d'euros de patrimoine et maintenant c'est à tous les Français qu'on demande de venir leur chercher 40 milliards.

Il y a un moment où il faut quand même queon prenne l'argent là où il se trouve et qu'on arrête d'emmerder les Français. Il y a une autre piste qui est envisagée dont on entend parler depuis ce weekend dévoilée par le Parisien. Plafonner les réductions d'impôts sur les dons versés aux associations. 5 millions de foyers en ont bénéficié l'an dernier par exemple.

Vous en dites quoi là ? Et là aussi en fait de quoi parle-t-on ? On parle des Raux du cœur, on parle notamment bah notamment on parle de toutes des associations qui vivent la ligue contre le cancer enfin toutes celles et ceux qui aujourd'hui ne vivent que grâce au don ou principalement grâce au don des Français et on voudrait venir là réduire en fait donc les déductions fiscales qui sont autorisées sur la base de ces dons mais avec un effet dont on connaît déjà le résultat c'est que vous aurez moins de dons et donc moins de budget pour des associations qui aujourd'hui couvrent En réalité des vrais services qui sont rendus au public mais ce sont pas des services publics.

Mais imaginez la France sans le secours populaire, sans les Restos du Cœur, sans toute une série d'associations qui dans le domaine de la santé, dans le domaine de l'humanitaire, dans le domaine de l'urgence en précisant que ce sera un plafond à 2000 € hein. Donc ça reste un plafond quand même élevé. Oui, mais en fait il y a aussi des contributeurs qui donnent plus et dans ces cas-là, j'aimerais être certain qu'il donne encore.

Vous dites que certaines dépenses sont homéopathiques, microscopiques. Qu'est-ce que vous pensez de la piste d'une année blanche ? Cette idée de maintenir les dépenses publiques de 2026 à leur niveau de 2025 sans tenir compte de l'inflation, elle permettrait de d'économiser environ 6 milliards d'euros.

Bonne ou mauvaise idée, Olivier Fort ? C'est une mauvaise idée. C'est une mauvaise idée parce que en fait selon l'OFCE cette mesure là elle frappe au 2 tiers les moyens les ménages modestes et moyens.

Pourquoi ? Tout simplement parce que en réalité elle vient frapper les services publics, elle vient frapper la protection sociale parce que quand vous n'augmentez pas au rythme de l'inflation, c'est moins de moyens pour l'hôpital, c'est moins de moyens pour les écoles, c'est moins de moyens pour la police, c'est moins de moyens pour celles et ceux qui aujourd'hui contribuent à notre confort et à notre bien-être. Donc il y a bien là un sujet et donc c'est en plus l'absence de choix.

Ça veut dire que finalement on est sur pilotage automatique et on considère que le gouvernement ne sert à rien. Donc si c'est ce qu'ils veulent nous dire, j'ai tendance à à les croire. Mais donc pour vous, tout se résoudra en taxant les plus riches en fait.

C'est ça votre problème. Mais pas seulement en taxant les plus riches. Je suis prêt à regarder les économies structurelles que nous pouvons réaliser dans la durée.

Mais ça ne se fait pas par des coûts de drabot. Ça n'est pas Vous ne proposez que des impôts sur les plus riches au particip. Je ne propose pas que des impôts sur les prix.

Je viens de vous répondre à Lambré que en fait je suis prêt à regarder les économies sur le long terme. Des économies qui se font pas à coup de rabo et à la serpe de manière aveugle mais en regardant à chaque fois quelles sont les dépenses qui sont devenues inutiles au fil du temps. Ça prend du temps.

Oui parce que c'est le 15 juillet. Oui d'accord. Mais enfin ça fait des années qu'il nous en parlent.

Jamais ils n'ont réussi à le faire. Donc moi je ne suis pas au gouvernement. Ce que je dis c'est que si j'étais au gouvernement voilà ce que je ferai.

Je chercherai les économies structurelles à réaliser et en même temps je chercherai aussi une forme d'équité parce que ça n'est pas normal que là on soit en fait une générosité incroyable en direction des plus riches. Donc je viens de rappeler qu'ils avaient réussi à doubler leur patrimoine en 8 ans et pendant ce temps-là pour des gens qui se serrent la ceinture qui ont des fins de mois qui commencent en début de mois ceuxl on leur dit vous allez encore continuer à contribuer. C'est pas normal.

Vous restez avec nous. On poursuit cette interview dans un instant après le fil info à 8h47 avec Maurine Signard. Le bilan humain avoisine désormais les 80 morts au Texas après des inondations ce weekend dans cet état du sud des États-Unis.

Une quarantaine de personnes disparues au total dont des enfants. Certains habitants accusent Donald Trump d'avoir affaibli les services météoaux avec des coupes budgétaires. Ce que réfute le président américain.

Le chef d'État qui va recevoir tout à l'heure le Premier ministre israélien. Il dit espérer qu'un accord soit conclu cette semaine entre Israël et le Hamas pour une libération des otages retenus dans la bande de Gaza. En France, le drame est devenu le symbole du fléo de l'habitat indigne à Marseille.

L'effondrement de l'immeuble de la rue d'Abagne. C'était il y a 7 ans. La justice rend son jugement ce matin.

Un adjoint au maire, un expert, le syndique et des copropriétaires font partie des cesses prévenues jusqu'à 10 ans de prise en ferme possible. Une étape de 178 km cet après-midi, 3e et dernière étape du Tour de France dans le Nord. Les coureurs vont s'élancer à 13h10 depuis Valencienne pour rejoindre Dunkerk.

C'est le Néerlande des Mathieu Van Derpool qui porte le maillot jaune. France info le 830 France info Agath Lambré Benjamin Fontaine. Toujours avec Olivier Fort premier secrétaire du Parti socialiste.

Emmanuel Macron s'est invité au meeting des jeunes avec Macron ce weekend. J'aurais besoin de vous dans dans 2 ans, dans 5 ans, dans 10 ans à lancer le président. Comment vous l'interprétez ?

Peut-être que le président ne connaît pas la constitution et qu'il ne sait pas qu'il ne sera plus candidat en 2027. Mais en 2032 en Oui, mais je sais pas en fait, j'ai entendu Gabriel Latal proposer un chemin. Je propose que ce soit un chemin vers la sortie.

Emmanuel Macron n'est pas légitime pour éventuellement envisager de se représenter légitime. Il a le droit comme n'importe quel citoyen de se représenter s'il le souhaite. Mais enfin après euh 10 années auxquels on enfin des caisses sur lesquels on a déjà revenu amplement, je pense que les Français auront envie de passer à autre chose.

Et s'il fallait se poser par exemple une bonne question sur le budget, il y a une taxe, la taxe Zucman qui a été proposée à de nombreuses reprises par la gauche et les écologistes. Et on est dans une situation où aujourd'hui le président de la République se refuse même à imposer des gens qui ont plus de 100 millions d'euros. Il sont pas nombreux en France pour leur prendre 2 % par an sur la base de ce capital alors même que ce capital rapporte à des rendements d'ordre de 7 %.

Donc voyez en fait on a besoin là d'un président de la justice après avoir eu un président des super riches. Parler de justice, on va parler de police. Le ministère de l'intérieur veut donner plus de pouvoir et de compétences à la police municipale pour l'adapter face aux nouvelles réalités de l'insécurité.

C'est ce que dit François Noël Buffet, le ministre délégué qui présentera sa loi en septembre. Alors, les policiers municipaux pourront notamment fouiller les coffres de voiture, saisir des objets dangereux ou dresser des amendes. Est-ce que vous y êtes favorable vous ?

Oui, c'est sur ce que vous venez de nous dire, je n'imerais pas d'inconvénient. Ce que je ne veux pas, c'est que d'un seul coup on transforme enfin on que la police nationale s'appuie de manière enfin que en gros l'État h finisse par dire je me déleste d'une part de mes compétences pour les renvoyer vers les collectivités locales. Mais s'il s'agit d'aider la police municipale à mieux faire son travail et à pouvoir demain être en mesure par exemple de dresser des amendes sur son nom de délits qui sont des délits dans le bas du spectre et bien oui je pense que ce sera ça peut être utile.

Mais c'est quoi votre ligne OPS ? Parce que le maire de Saint-Anazer, maire PS était contre, il a changé d'avis. La mère de Nant elle s'y refuse toujours.

Mais là vous parlez de quoi ? Vous parlez de l'armement des policiers ? Nor des policiers dans la loi dont vous enfin qui n'est pas encore votée mais qui est la loi buffet euh laisse cette possibilité au maire et tout dépend en réalité des situations locales.

Euh de Il y a pas une ligne chez vous au parti ? Ben dans ma propre circonscription, il y a des polices municipales armées et des polices municipales non armées. Parce que Math Panu euh de la France insoumise hier sur BFM, elle par exemple s'est opposée à ses mesures pour euh pour la police des villes.

Elle assure que dans les villes où la France insoumise sera élue, non seulement la police sera désarmée, mais en plus il y aura un plan pour retirer les caméras de surveillance. Vous serez peut-être amené à vous allier parfois avec les insoumis dans certaines villes. Est-ce que vous ça fera partie de votre programme ?

Non, absolument pas. Et euh je suis attaché à ce que nous puissions assurer la tranquillité publique. Et la vidéo protection, elle sert notamment dans les enquêtes, chacun le sait bien, qu'il s'agisse de délits routiers, qu'il s'agisse de délits pénu et bien nous avons là euh un instrument qui ne remplace pas la présence humaine.

Et c'est là où il y a une opposition entre parfois ce que la droite peut proposer, ce que la gauche peut proposer. Moi, je considère que c'est un outil qui permet d'appuyer en fait des hommes, des femmes qui sont sur le terrain et pas seulement d'ailleurs dans la dans la sanction, mais aussi dans la prévention avec des médiateurs, avec des ag avec des des des agents dans les rues, avec des gens qui vous entend bien Olivier for mais là là on parle pas d'une opposition avec la droite, on parle d'une opposition entre le Parti socialiste et la France ensoumise. Mathil Pot dit LFI si on gagne une ville on désarmera la police on enlèvera les caméras vous pourriez vous faire alliance avec la France insoumise dans certaines villes au municipales dans ces conditions avec des personnes qui prenent un programme antagoniste en matière de jamais en fait je n'accepterai sur une liste des gens qui enfin je ne me mettrai pas derrière un maire insoumis qui annoncerait que il va supprimer la vidéo protection ou qu'il va supprimer l'armement des policiers.

Ça n'a aucun sens. Enfin, comment peut-on même l'imaginer ? Donc bien sûr que ce n'est pas possible et il n'y aura aucun socialiste qui aura dans son programme ou dans le programme qu'il a qu'il avance pour les prochaines élections municipales la fin de toute forme de vidéo protection.

Je le répète, la vidéo protection c'est souvent une façon euh y compris de solutionner un sa nombre d'enquête. Et je devrais et et Mathilde Panot devrait se souvenir que y compris sur les violences policières, c'est souvent la vidéoprotection qui a permis de lever le lièvre dans l'affaire Naël dans toute une série d'affaires. Ce sont les caméras de vidéosurveillance qui ont permis de dire qui était en faute, est-ce qu'il y avait eu ou pas une menace sur le policier qui était menacé, enfin qui était menacé ou pas d'ailleurs et de savoir comment comprendre interpréter en fait le geste qui avait été celui du policier.

Donc donc on a compris qu'il y avait un désaccord erreur et même une aberration sur ce sujet. Merci Olivier Fort d'avoir été l'invité de France info ce matin. Merci Agat.

Très bonne journée. L'info continue sur France Info.