Un grand coup de pied au derrière du gouvernement !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pour moi, c'est un amendement coup de pied au derrière. Qu'est-ce qui se passe ? On a des multinationales qui font disparaître leurs bénéfices comme des magiciens de France et les font réapparaître en Irlande, au Luxembourg, en Suisse et du coup, elles échappent à l'impôt de manière massive.
C'est 40 % de le bénéfic qui disparaissent comme ça. C'est une multiplication par 30 en 20 ans de ce dispositif. Ce que je vois c'est une passivité et donc une complicité en fait depuis des années de Berres de l'économie de l'Élysée qui se refuse à mener le combat pour que il y ait simplement un peu de justice que les impôts sur les sociétés soient payés par le multinational à l'égal du boulanger du coin.
Comment ça se fait qu'on a l'Irlande qui augmenté son PIB de 50 % en 4 ans ? Évidemment, c'est de manière complètement artificielle, mais il s'agit en revanche de secouer, de secouer l'Union européenne, dire voilà, on peut plus accepter queil y ait un vol, c'est un vol gigantesque qui est effectué tous les ans sur les contribuables français. Demander au ministre de l'économie de se bouger simplement pour qu'on aille récupérer ce qui est l'argent des Français et des salariés.
Parce que vous savez, il y a une autre victime dans tout ça. Mcdo fait ça, LVMH fait ça, Lactalis fait ça, Starbucks fait ça. C'est toutes les firmes qui font ça.
Et il y a une victime, c'est l'État français évidemment, mais il y a une deuxième victime, ce sont les salariés qui sont ainsi privés de prime d'intéressement ou de participation parce qu'on leur dit non, il y a pas de bénéfice en France. Donc là, on est dans un vol gigantesque. Et ben, comment ça se fait qu'il y a une passivité depuis des années des gouvernements face à ça ?
Qu'est-ce que vous répondez au gouvernement qui dit "C'est un vote contre l'attractivité de la France et qui va détruire des emplois ?" Vous y êtes sensible à cette question. Justement, l'attractivité pose la question de la complicité.
Ça veut dire que depuis des années, ce gouvernement, mais les gouvernements qui l'ont précédé acceptent cette fraude fiscale massive. Je leur dis, leur rôle comme ministre de l'économie et en particulier dans la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui le pays sur le plan budgétaire, c'est d'agir. C'est d'agir simplement pour que les sociétés soient égalité.
On a le boulanger du coin qui va payer 25 % d'impôt sur les sociétés et ça va être à peu près la moitié pour les multinationales. Maintenant, le gouvernement doit agir et c'est je pense au nom du peuple offensé ce qu'ont demandé les députés à l'Assemblée nationale.
François Ruffin