Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 1 septembre 2026 5 minAutoproduitMixteÉducation & rechercheSanté

Interdiction du portable au lycée : "Trois enjeux : de santé, social et citoyen", pour le directeur académique 90

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:26Locuteur 2Fait
    « Il y a trois enjeux pour moi. Il y a un enjeu de santé, un enjeu social et citoyen. »
  • 1:37Locuteur 2Chiffre
    « Ils passent en moyenne 4h30 par jour sur les réseaux sociaux. »
  • 1:44Locuteur 2Fait
    « Pendant ce temps-là, ils ne bougent pas. »
  • 1:53Locuteur 2Fait
    « Il y a un enjeu de santé, évidemment. »
  • 1:55Locuteur 2Fait
    « Un enjeu social, nos jeunes sont concentrés sur leurs écrans. »
  • 2:02Locuteur 2Fait
    « Et pendant qu'ils sont concentrés sur leurs écrans, il n'y a pas d'interaction avec leurs pères de façon directe. »
  • 2:07Locuteur 2Fait
    « Et de citoyenneté, les réseaux sociaux leur envoient des informations avec des algorithmes qui vont souvent dans le sens de ce qu'ils attendent et développer l'esprit critique, ça serait une bonne chose. »
  • 2:19Locuteur 2Fait
    « La loi est prononcée pour le 1er septembre pour la rentrée. »
  • 2:22Locuteur 2Fait
    « Mais il y a des dérogations qui sont prévues. »
  • 4:07Locuteur 2Chiffre
    « Il y a déjà le nombre d'élèves qui est impacté. On l'estime à trois élèves par classe. »
  • 4:12Locuteur 2Promesse
    « C'est assez glaçant comme chiffre, comme données. »
  • 4:15Locuteur 2Promesse
    « Le questionnaire va permettre d'identifier ces élèves sur des faits de violences qui se passent très majoritairement dans la sphère familiale. »
  • 4:26Locuteur 2Fait
    « Même le fait divers d'aujourd'hui que j'ai entendu va en ce sens. »
  • 4:30Locuteur 2Fait
    « Et pour autant, c'est l'éducation nationale qui est le premier vecteur des signalements de violences sexuelles. »
  • 4:35Locuteur 2Promesse
    « Nous avons une responsabilité importante dans le signalement. »

Temps de parole

  • Locuteur 265 %
  • Invité politique27 %
  • Présentateur8 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

7h47, allez c'est bon Lisa, c'est parti pour plus de 10 000 élèves de maternelle, 5 000 collégiens dans le territoire de Belfort. C'est la rentrée, interdiction du téléphone portable au lycée, questionnaires sur les violences sexuelles, encore beaucoup de changements dans nos écoles. Et pour en parler ce matin, Lisa, l'invidée de la rédaction, le directeur académique des services de l'éducation nationale dans le territoire de Belfort.

0:22
Invité politique

Bonjour Jacques-Emmanuel Daugé. Bonjour. La grande question en ce jour de rentrée, c'est d'abord, est-ce qu'il y a un professeur devant chaque classe ce matin dans le département ?

0:29
Locuteur 2

Eh bien oui, je peux vous l'assurer, il y a bien un professeur devant chaque classe à cette rentrée. Et peut-être que je voudrais en profiter pour souhaiter une belle rentrée à tous nos élèves et aux parents. Une pensée particulière pour ceux pour qui c'est la première rentrée, je pense aux élèves de maternelle. Et tout particulièrement peut-être aux élèves des trois classes de toute petite section, toute petite section, c'est des élèves de deux ans qui prennent le chemin de l'école. Donc voilà, je me mets à la place des parents pour qui ça doit être beaucoup d'émotion et pour les enfants évidemment.

0:58
Invité politique

Bien sûr. Alors on passe à quelque chose vraiment à l'enseignement plus grand au lycée. C'est l'un des grands changements de cette année, la fameuse interdiction du téléphone portable. Alors l'idée, elle a été évoquée par le gouvernement au moment des départs en vacances d'été. La loi promulguait seulement la semaine dernière. Est-ce que vous vous attendez vraiment à respect de cette interdiction ? Ou il y aura un peu de souplesse au début parce que rien n'est prêt finalement ?

1:20
Locuteur 2

Alors peut-être, avant de vous répondre sur la souplesse, je vais vous préciser peut-être pourquoi cette mesure est prise. Il y a trois enjeux pour moi. Il y a un enjeu de santé, un enjeu social et citoyen. Enjeu de santé, nous voyons bien que nos jeunes, je dis les jeunes mais les adultes compris, utilisent de plus en plus les smartphones pour accéder à leurs réseaux sociaux. Et ils passent en moyenne 4h30 par jour sur les réseaux sociaux. Pendant ce temps-là, ils ne bougent pas. Ils sont captés par l'écran et on voit bien qu'on a des jeunes qui manquent d'activité physique dans la journée. Donc il y a un enjeu de santé, évidemment.

Un enjeu social, nos jeunes sont concentrés sur leurs écrans. Et pendant qu'ils sont concentrés sur leurs écrans, il n'y a pas d'interaction avec leurs pères de façon directe. Et de citoyenneté, les réseaux sociaux leur envoient des informations avec des algorithmes qui vont souvent dans le sens de ce qu'ils attendent et développer l'esprit critique, ça serait une bonne chose. Maintenant, la mise en œuvre, évidemment, la loi est prononcée pour le 1er septembre pour la rentrée. Mais il y a des dérogations qui sont prévues. Chaque établissement va pouvoir définir des dérogations permettant l'usage des lycéens du téléphone portable.

2:27
Invité politique

Oui, parce que parfois, le téléphone portable est utilisé pour les cours, pour regarder l'emploi du temps, pour passer sa carte à la cantine, etc.

2:34
Locuteur 2

Bien sûr, c'est tous ces éléments-là. Les enseignants utilisent des applications propres dans le cadre des cours. Nous avons des étudiants qui peuvent avoir besoin du téléphone portable. Nous avons des apprenants, des adultes en alternance qui aussi peuvent avoir des dérogations particulières. Tout ça va être réalisé dans l'établissement. Il faut réunir les instances, le conseil d'administration, le conseil de la vie lycéenne, le CESC, pour arriver à la mise en pratique de cette interdiction du téléphone portable.

3:07
Invité politique

Avec quelques ajustements, on l'entend, partout, dans toutes les écoles et donc au lycée à partir de cette année. L'année dernière a été émaillée par des affaires de violences sexuelles dans le périscolaire parisien. Notamment, à partir de cette rentrée, un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles va être distribué à tous les élèves, de la grande section à la terminale. Concrètement, il y a quoi dedans ? Comment est-ce que les enfants vont être accompagnés pour le remplir ?

3:28
Locuteur 2

Alors, je ne peux pas vous répondre à la première question. Qu'est-ce qu'il y a dedans ? Le questionnaire est en cours de construction et il sera passé avant les vacances d'automne. Bien sûr, nous avons l'habitude de faire passer des questionnaires un petit peu sensibles, tels que le questionnaire pour le harcèlement. Les élèves sont accompagnés par les adultes de l'établissement, à la fois en amont et en aval, si jamais un élève pouvait manifester.

3:52
Invité politique

Oui, parce que le but, c'est de détecter des enfants qui seraient victimes de violences sexuelles dans leur entourage à l'école. Donc, c'est de bien traiter. Est-ce qu'il y a les moyens aussi pour traiter derrière ce qu'il y a écrit dans ces questionnaires ?

4:03
Locuteur 2

Alors, dans votre sujet, il y a deux questions. Il y a déjà le nombre d'élèves qui est impacté. On l'estime à trois élèves par classe. C'est assez glaçant comme chiffre, comme données. Le questionnaire va permettre d'identifier ces élèves sur des faits de violences qui se passent très majoritairement dans la sphère familiale. Même le fait divers d'aujourd'hui que j'ai entendu va en ce sens. Et pour autant, c'est l'éducation nationale qui est le premier vecteur des signalements de violences sexuelles. Donc, nous avons une responsabilité importante dans le signalement. Et donc, des adultes sont formés, préparés pour accompagner ces élèves qui auraient fait ce signalement.

4:47
Invité politique

Qui seraient victimes. Merci beaucoup, Jacques-Emmanuel Daugé, directeur académique dans le territoire de Belfort, d'avoir été avec nous ce matin. Vous revenez notamment sur cette interdiction du portable au lycée, un enjeu de santé sociale et citoyen pour vous. Bonne journée.

5:01
Locuteur 2

Merci à vous. Bonne rentrée à tous.