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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 2 octobre 2017 25 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

"Le ministre de l'Intérieur n'est pas à la hauteur de ses responsabilités", affirme David Rachline, maire FN de Fréjus

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction après cet acte ?

  • 2:19RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous voulez dire par "ça suffit" pour le ministre ?

  • 2:37RelanceRéponse directe

    Pourquoi ils ne veulent pas faire respecter la loi ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Plusieurs mosquées radicales ont été fermées depuis le début de l'année ?

  • 4:15ComplaisanteRéponse directe

    Ces actes ont une part d'imprévisibilité, quel que soit le dirigeant politique.

  • 5:54OuverteRéponse directe

    Mais qu'est-ce que vous feriez, concrètement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31Invité politiqueFait
    « Le terroriste est en fait un clandestin récidiviste, multi-récidiviste, qui a donné des fausses informations à la police, huit identités différentes, qui depuis dix ans est un délinquant. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « Et il n'aurait pas dû être sur le territoire national, puisqu'un clandestin, quand il est arrêté, il devrait être expulsé. C'est la loi de la République. »
  • 2:53Invité politiqueFait
    « Il y a un projet de loi sur le terrorisme en ce moment, qui en fait est un véritable manuel de politesse à l'intention des terroristes. »
  • 3:54Invité politiqueChiffre
    « Oui, quelques-unes, je crois moins d'une dizaine, ou peut-être entre 10 et 12. Je crois 17, mais je me trompe pas. »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « Je suis maire d'une commune de 55 000 habitants, maire de Fréjus. Je n'ai pas le droit de savoir s'il y a des fichiers S sur le territoire de ma commune. »
  • 9:14Invité politiquePromesse
    « Nous avons proposé la possibilité pour les anciens gendarmes, les anciens douaniers de bénéficier du port d'armes. »
  • 9:25Invité politiquePromesse
    « Nous avons dit qu'il fallait interdire de territoire tous ceux qui étaient proches de la mouvance islamiste et qui étaient des étrangers de manière automatique. »
  • 10:46Invité politiquePromesse
    « Nous souhaitons la fermeture des mosquées radicales, le renforcement des moyens de la police, l'automaticité de l'interdiction de territoire définitive de territoire, le port d'armes pour les anciens gendarmes, anciens douaniers, anciens policiers. »
  • 14:41Invité politiqueFait
    « La Constitution dit non. C'est pas rien de respecter la Constitution. »
  • 20:12Invité politiqueChiffre
    « La question, c'est l'arrivée massive sur le sol européen, sur le sol allemand, de centaines de milliers, en Allemagne, plus d'un million, de migrants qui posent des difficultés graves dans nos pays. »
  • 22:35Invité politiqueFait
    « La souveraineté de notre pays était moteur dans notre combat politique, mais que pour autant l'euro n'était pas une priorité. »

Temps de parole

  • David Rachline60 %
  • Invité22 %
  • Présentateur10 %
  • Présentateur 25 %

6,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Et notre invité ce matin est David Racheline, maire d'Ofréjus, directeur de la communication du Front National, Jean-Michel Apathy. Bonjour David Racheline.

0:14
Invité

Bonjour. Deux femmes sont mortes hier à Marseille, assassinées par un homme qui a lui-même été abattu par des membres de l'opération Sentinelle. C'était devant la gare Saint-Charles à Marseille. Le ministre de l'Intérieur s'est rendu hier après-midi à Marseille, d'où il a fait la déclaration suivante. Deux personnes ont été assassinées par un individu. Cet acte pourrait être de nature terroriste, mais à cette heure nous ne pouvons pas l'affirmer. Et donc l'enquête est en cours à la fois au niveau local et au niveau national.

Alors la déclaration du ministre de l'Intérieur pour la situer est antérieure à la revendication par l'État islamique du geste de cet individu dont on ne sait pas encore tout. Visiblement l'enquête se poursuit. Quelle est votre réaction après cet acte David Racheline ?

1:04
David Rachline

Il faut d'abord évidemment adresser notre soutien aux Marseillais, à la région, aux familles des victimes évidemment, aux militaires aussi, qui étaient sur place heureusement. Et dire aussi que maintenant ça suffit. Le ministre de l'Intérieur manifestement n'est pas à la hauteur de ses responsabilités. Il n'a pas pris la mesure du danger. Si bien d'ailleurs qu'on apprend et qu'on a appris hier soir qu'il s'agissait... Le tueur est en fait... Le terroriste est en fait un clandestin récidiviste, multi-récidiviste, qui a donné des fausses informations à la police, huit identités différentes, qui depuis dix ans est un délinquant. Entre 2005 et 2014, il a multiplié les actes de délinquance.

Et il n'aurait pas dû être sur le territoire national, puisqu'un clandestin, quand il est arrêté, il devrait être expulsé. C'est la loi de la République. La loi de la République n'est pas respectée par les différents ministres de l'Intérieur qui sont succédés. Ça produit des drames. Il faut que ça cesse.

2:03
Invité

Alors rien ne laissait penser que cet homme qui a effectivement été plusieurs fois arrêté par la police, mais pour des larcins qui étaient extrêmement faibles, d'une certaine banalité, rien ne laissait penser qu'il pouvait commettre l'acte qu'il a commis. Et quand vous dites que ça suffit pour le ministre de l'Intérieur, vous voulez dire quoi ? Qu'il n'a pas compris que des gens pouvaient passer à l'acte, en raison ou pas d'ailleurs d'une idéologie, et montrer une violence aussi extraordinaire ?

2:33
David Rachline

Ils ne veulent pas faire respecter la loi de la République. La loi, elle existe.

2:37
Invité

Pourquoi ils ne veulent pas ?

2:38
David Rachline

Parce que si un clandestin est sur le sol national, et qu'il n'est pas expulsé quand les forces de l'ordre l'arrêtent, eh bien on contrevient directement aux lois de la République. Et ça produit des conséquences qui sont dramatiques. Il y a un projet de loi sur le terrorisme en ce moment, qui en fait est un véritable manuel de politesse à l'intention des terroristes. On a supprimé toute une série de mesures fortes qui étaient liées à l'époque à l'état d'urgence, sans qu'elles ne soient remplacées. On va donc accélérer la politique laxiste du gouvernement, et c'est extrêmement inquiétant.

Au moment où on le voit bien, certains délinquants multirécidivistes, souvent étrangers et clandestins, deviennent des terroristes, parce qu'on ne combat pas le mal véritable qui est la cause de tout cela, à savoir l'idéologie islamiste, qu'on refuse de nommer bien souvent, et qu'on refuse de voir. Souvent, j'ai dit.

3:33
Invité

Elle est nommée. Aucun problème pour nommer les dérives de ce radicalisme islamiste.

3:37
David Rachline

En tout cas, on attend toujours qu'on la combatte véritablement, et elle n'est pas suffisamment combattue. On voit bien que le développement du communautarisme se poursuit sur notre territoire. On voit bien que les mosquées radicales sont toujours grandes ouvertes, sans que ça ne semble gêner le gouvernement.

3:50
Invité

Plusieurs ont été fermées depuis le début de l'année ?

3:52
David Rachline

Oui, quelques-unes, je crois moins d'une dizaine, ou peut-être entre 10 et 12. Je crois 17, mais je me trompe pas. Oui, à peu près. Monsieur Apathy, vous avez raison. Il y en a une centaine. C'est le ministère de l'Intérieur lui-même qui le dit. On n'agit pas de ce point de vue-là. On n'expulse pas les imams radicaux étrangers qui devraient l'être. Bref, il y a une politique de soumission qui produit des drames.

4:15
Invité

Ces actes ont une part d'imprévisibilité, quel que soit le dirigeant politique. Il est très dur d'anticiper cette folie.

4:22
Présentateur

C'est vrai. D'autant plus, comme l'a rappelé Jean-Michel Apathy, aucun lien avec le terrorisme pour cet homme jusqu'ici, ni même avec une quelconque radicalisation.

4:32
David Rachline

Vous avez raison, mais c'est pourquoi on fait des lois qui protègent les Français. Il y a un certain nombre de lois qui devraient être durcies. D'ailleurs, on en reparlera peut-être. Mais aujourd'hui, elles ne sont même pas appliquées. Ça n'est pas acceptable. Ils n'auraient pas dû être sur le territoire national. Pourquoi vous croyez-vous que ces lois existent ? C'est pour protéger les Français, parce qu'évidemment, on se met dans des situations de dangerosité qui sont sévères et exceptionnelles. Or, on devrait protéger les Français. Nous avons proposé un certain nombre d'amendements très récemment, ces jours-ci, à l'Assemblée nationale.

Par exemple, je suis maire d'une commune de 55 000 habitants, maire de Fréjus. Je n'ai pas le droit de savoir s'il y a des fichiers S sur le territoire de ma commune. Alors que je pourrais renforcer la sécurité à tel ou tel endroit. Je pourrais essayer d'enquêter avec les moyens de la police municipale.

5:22
Invité

Mais ça, c'est la police qui ne souhaite pas que les fichiers S soient communiqués, parce que, dit-elle, ça entraverait notre travail.

5:27
David Rachline

Mais c'est surtout les politiques qui sont au pouvoir, qui le refusent, peut-être de peur qu'on se rende compte, d'ailleurs, de l'étendue des dégâts.

5:32
Invité

Non, je crois que c'est la police qui dit que c'est un fichier qui nous est utile pour mener des enquêtes et divulguer le contenu de ces fichiers pourrait mettre en péril des enquêtes qui nous permettent d'arrêter des gens...

5:42
David Rachline

Il n'est pas question de divulguer le contenu de ces fichiers. Il est question de prévenir les maires pour que les maires, qui sont des hommes et des femmes responsables, croyez-moi, puissent agir pour la sécurité des Français.

5:54
Présentateur

Mais qu'est-ce que vous feriez, concrètement ?

5:56
David Rachline

Mais la police municipale peut être employée, utilisée, pour essayer de renforcer à tel ou tel endroit les mesures de prudence et de sécurité, en lien avec la police nationale, bien sûr. Mais il faut que nous soyons, nous, au courant. Or, nous ne le sommes pas. Et c'est, à mon avis, inacceptable. Mais il y a beaucoup d'autres choses à faire. On parlait, il y a quelques instants, des mosquées qui ne sont toujours pas refermées. C'est problématique. On parle aussi de l'absence de renforts de policiers et de gendarmes. Maintenant, il faut embaucher des policiers et des gendarmes. Ça n'est pas fait. Et le budget, manifestement, ne sera pas prévu à la hausse dans ce domaine-là.

C'est une grave erreur.

6:33
Invité

Donc, l'enquête se poursuit, en tout cas pour ce qui concerne le drame de Marseille. Et peut-être que nous allons parler maintenant de la loi antiterroriste.

6:39
Présentateur

Ce sera dans quelques instants, en effet. Vous restez avec nous. David Rachin, il est quasiment 8h40. On fait tout de suite le point sur l'essentiel de l'info avec Edwige Coupez. Et nous partons aux Etats-Unis où un tireur est recherché sur la principale avenue de Las Vegas. La police demande d'éviter le secteur. Selon les médias américains, un homme a ouvert le feu sur la foule lors d'un festival, lors d'un concert en plein air. Nous n'avons pas de bilan pour l'instant. Trafic SNCF quasi normal ce matin en gare Saint-Charles à Marseille. Mais la présence des forces de l'ordre est très nombreuse. Au lendemain de l'attaque au couteau et la mort de deux jeunes femmes.

Une attaque revendiquée par Daesh. Mais les autorités restent prudentes sur le caractère terroriste de cet acte. Cinq ans après les tueries de Toulouse et de Montauban. Ouverture aujourd'hui à Paris du procès des complices de Mohamed Mera. Son grand frère, Abdelkader notamment, considéré comme son mentor. Et un ami d'enfance qui a reconnu lui avoir fourni une arme. Tous deux n'y avoir été au courant des projets terroristes du tueur. Une simple mise en scène pour Madrid. Il n'y a tout simplement pas eu de référendum hier en Catalogne. Consultation qui a été très durement réprimée par la police. Images chocs qui ont fait le tour du monde. Le président catalan lui crie victoire.

Le oui vainqueur à plus de 90% selon lui. Il pourrait déclencher le processus d'indépendance dès demain. David Racheline, maire front national de Fréjus. C'est l'invité de France Info ce matin. Jean-Michel Apathy.

8:10
Invité

L'Assemblée nationale devra voter demain pour ou contre le projet de loi présenté par Gérard Collomb. Mettant dans la loi ordinaire certaines dispositions contenues dans l'état d'urgence. Si on a bien compris votre propos, ça n'est pas une information. Les députés du Front National votaront contre.

8:24
David Rachline

En tout cas, ils ont essayé de faire passer un certain nombre d'amendements, une cinquantaine à peu près. Ils ont tous été rejetés par le gouvernement et par la majorité. Par exemple, nous avons réclamé, sans doute allons-nous nous abstenir, mais nous verrons, ce sont les députés du Front National qui vous diront ça. Je ne suis plus parlementaire depuis avant-hier.

8:45
Invité

Non, c'est curieux, tiens. Vous ne connaissez pas la position des députés du Front National ?

8:51
David Rachline

Ils vous diront ce qu'ils voteront, ce que je sais, ce que je peux vous dire aujourd'hui.

8:55
Invité

Vous êtes représentant du Front National.

8:56
David Rachline

Ce que je peux vous dire aujourd'hui. Parce que le débat se poursuit, M. Apathy. Il n'est pas terminé. Il n'est pas terminé. Le débat se poursuit. Le débat se poursuit et nous continuons à proposer un certain nombre de mesures qui sont refusées par le gouvernement. Moi, regardez, je vous prends un exemple. Soyons concrets. Nous avons proposé la possibilité pour les anciens gendarmes, les anciens douaniers de bénéficier du port d'armes. Ça a été rejeté par le gouvernement. Nous avons dit qu'il fallait interdire de territoire tous ceux qui étaient proches de la mouvance islamiste et qui étaient des étrangers de manière automatique.

Certes, aujourd'hui, le juge peut le faire, mais ça n'est pas automatique. Nous souhaitons que ce soit automatique, que ce soit inscrit dans la loi. Cela a été refusé. Vous voyez la politique laxiste qui est portée par... Mais sans doute, allons-nous voter contre. Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, le gouvernement ne prend pas ses responsabilités et n'est pas à la hauteur sur ce sujet.

9:57
Invité

La réalité, c'est qu'aussi le Front National flotte sur cette question. Je voudrais vous faire entendre Marine Le Pen.

10:02
David Rachline

Ah bon, vous avez l'impression que je flotte là ?

10:05
Invité

Vous, je ne sais pas, Marine Le Pen, oui. Début juillet, sur France Inter, elle parle de la loi qui est déjà annoncée, que va présenter Gérard Collomb quelques semaines plus tard, début juillet. Et elle s'oppose à cette loi pour une raison que vous allez écouter avec nous, David Racheline. Si les dispositions de l'état d'urgence entrent dans la loi ordinaire, il y a une violation très lourde, très grave des libertés individuelles. C'est le discours que tient aujourd'hui la France insoumise. Donc c'est pour ça que je me permets de dire, si ce n'est pas transgressif, que Marine Le Pen flotte un peu dans ce débat.

10:35
David Rachline

Soyons précis, il y a un certain nombre d'éléments qui nous posent problème, en effet. Mais il faut d'abord et avant tout... Du coup, on ne sait plus trop ce que vous voulez. Si, si, on sait très clairement ce que nous souhaitons. Je vous en ai parlé tout à l'heure.

Nous souhaitons la fermeture des mosquées radicales, le renforcement des moyens de la police, l'automaticité de l'interdiction de territoire, définitive de territoire, le port d'armes pour les anciens gendarmes, anciens douaniers, anciens policiers, l'association en quelque sorte des maires et des communes dans le combat contre l'islamisme radical, qu'il va bientôt falloir commencer à mener, véritablement, car aujourd'hui, ça n'est pas le cas. Vous voyez ce que nous souhaitons, M. Apathy ? Vous voyez un certain nombre de propositions que nous faisons...

11:16
Invité

Est-ce que vous vous opposez à cette loi parce qu'elle est trop laxiste ou parce qu'elle est attentatoire aux libertés publiques ? Ça n'est pas tout à fait la même position.

11:22
David Rachline

Mais elle est, dans un certain nombre de cas, attentatoire aux libertés, c'est vrai, et elle est surtout laxiste dans bien trop de cas. Et je viens de définir devant vous quels étaient les cas dans lesquels nous souhaitions le renforcement et l'armement, en quelque sorte, de la loi pour combattre le terrorisme. On voit bien aujourd'hui que ce qui est fait n'est pas suffisant.

11:42
Invité

On attendra demain pour voir quel est le vote des députés du Front National. Si nous parlons de la Catalogne, une tentative de référendum avortée hier en Catalogne, il s'est tout de même produit. À peu près 40% des gens qui pouvaient se rendre aux urnes l'ont fait. Et oui, ils l'auraient emporté à 90%. Mais on a vu que le gouvernement espagnol avait tout fait pour entraver cette procédure avec des policiers qui sont entrés dans les bureaux de vote, qui ont saisi des urnes, ce qui a suscité de la part, évidemment, des Catalans eux-mêmes, des réactions extrêmement négatives. On écoute l'un d'entre eux, il est saisi hier, bien sûr.

12:16
Auditeur

C'est une honte. Je suis catalan, je suis de Barcelone. Et aujourd'hui, c'est le jour le plus triste que nous ayons vécu dans cette ville. Jamais nous n'avons vu un tel niveau de répression. On dirait que l'on est sous l'air franquiste. C'est comme une dictature.

12:33
Invité

De quel côté se trouve le Front National ce matin ? Du côté du gouvernement espagnol ou du côté des représentants de la région catalane ?

12:40
David Rachline

D'abord, il n'y a pas d'ingérence à faire dans les affaires d'une nation souveraine.

12:45
Invité

Quoi ?

12:46
David Rachline

Il n'y a pas d'ingérence à faire et d'avis, de leçons à donner aux uns et aux autres. Pour autant, bien sûr que je vais commenter, mais je vous dis, moi je n'ai pas à donner de leçons à Madrid ni à Barcelone. Pour autant, je constate...

12:59
Invité

Vous faites ça en permanence, vous avez critiqué Angela Merkel pour sa politique.

13:02
David Rachline

Laissez-moi terminer, M. Apathy. Oui, mais là, c'est un conflit interne. C'est un conflit interne à la nation espagnole. Ce que je veux vous dire, c'est que Madrid a été relativement discrédité par la violence de la réaction qui a été la sienne. Et Barcelone est discréditée quand elle veut violer la constitution de ce pays. Donc il y a des excès des deux côtés, et la voie du dialogue doit être celle qui amènera vers le calme et l'apaisement, c'est évident.

13:31
Présentateur

Un dialogue, ok. Mais les revendications, l'aspiration, la tentation séparatiste, elle est légitime ou pas ?

13:38
David Rachline

Mais il y a une constitution, M. Toussaint. Et il faut respecter la constitution. On a compris ça, très bien. Oui, mais d'accord, mais c'est pas rien. La constitution dit non. C'est pas rien de respecter la constitution. Et donc si la constitution évolue et que le droit est donné aux autonomistes d'être davantage autonomes, voire même indépendants, c'est aux Espagnols de décider. Mais je ne crois pas que nous soyons sur ce chemin-là, et je ne crois pas que ce soit la volonté du gouvernement actuel de l'Espagne. Donc il faut surtout aujourd'hui faire en sorte que le droit soit respecté et que la voie du dialogue pour aller vers l'apaisement soit entamée.

14:14
Invité

Vous dites que le peuple a toujours raison. C'est une formule que vous employez souvent. Il existe un peuple catalan ?

14:20
David Rachline

Écoutez, en tout cas, il y a une unité culturelle, une unité géographique, bien évidemment, linguistique aussi. Mais c'est aussi ce qui fait la richesse de l'Espagne, qui est une nation, une indivisible. Et donc, encore une fois, c'est là aussi le droit et la justice qui doit trancher. Et elle a tranché dans cette affaire, je vous signale, puisque le référendum n'était pas légal du point de vue du droit espagnol.

14:46
Invité

Mais c'est une aspiration ? La question, c'est de savoir si l'aspiration du peuple catalan à être maître de son destin est une aspiration que vous comprenez ou pas ?

14:57
David Rachline

Encore une fois, moi, je n'ai pas à m'ingérer dans ce genre d'affaires. Ça n'est pas à moi de le dire. C'est au peuple espagnol, dans son ensemble, à décider de son avenir. Il y a des gouvernants qui sont élus, qui décident. Et si la Constitution devait évoluer, c'est à eux de le dire. Pas à moi, M. Apathy.

15:15
Présentateur

C'est curieux que vous n'ayez pas d'avis sur la question, parce que ça concerne aussi l'Écosse, la Flandre, la Lombardie. C'est un sujet qui, quand même... J'ai un avis extrêmement clair que je viens de vous indiquer. Le respect de la Constitution, M. Toussaint. On a compris cette réponse-là. Et ça n'est pas rien. On n'a pas compris sur l'autre aspect. Mais bon, le respect de la Constitution...

15:34
David Rachline

Je ne suis pas catalan, vous non plus. Non, non, non. Ni espagnol. Et par conséquent, nous ne pouvons pas comme ça aller exprimer une position à la place de ces gens qui, pour une petite partie d'entre eux, ont voté. Pas tous, loin de là.

15:48
Invité

Mais en même temps, il y a une petite contradiction dans votre raisonnement, puisque vous dites ce que tout le monde a ressenti. C'est-à-dire que la violence des policiers venus de Madrid ou, en tout cas, actionnée par le gouvernement de Madrid apparaît illégitime à tout le monde.

16:02
David Rachline

Apparaît trop importante. Une réaction, on peut dire que la réaction est disproportionnée. Oui, on peut le dire.

16:08
Invité

Il faisait respecter la Constitution.

16:09
David Rachline

Oui, oui. On n'est pas obligé de la faire respecter de cette manière-là. Pour autant, sur le fond, je vous confirme, je pense qu'il faut respecter le droit et la Constitution. Mais on voit bien que la réaction était disproportionnée et la violence trop forte. Il y a eu des violences des deux côtés, entre nous soit dit.

16:25
Invité

Vous êtes plutôt pour l'Europe des nations plutôt que pour l'Europe des peuples ?

16:28
David Rachline

Bien sûr que nous sommes pour l'Europe des peuples. Bien sûr que nous sommes des peuples et des nations.

16:33
Invité

Ça ne se confond pas, on le voit bien.

16:34
David Rachline

Non, non. On voit bien que ça ne se confond pas. Des peuples et des nations, des nations libres, souveraines, qui doivent pouvoir être maîtres en effet de leur destin. Ce qui n'est plus notre cas depuis longtemps, au passage.

16:43
Présentateur

Vous restez avec nous, David Rachetine. Il est quasiment 8h50. On fait tout de suite un point sur l'essentiel de l'info avec Edwige Coupez. Et sur cette intervention à Las Vegas, intervention en cours, la police sur les traces d'un tireur. L'homme aurait ouvert le feu près d'un casino. Des coups de feu ont été entendus sur la principale avenue de la ville. Un concert en plein air interrompu par des bruits ressemblant à des rafales d'armes automatiques. CNN fait état de plusieurs blessés par balle. Mais nous n'avons pas encore de bilan précis. En France, Daesh a revendiqué l'attaque au couteau et la mort de deux jeunes femmes hier à Marseille. Du terrorisme low cost pour Christian Estrosi.

Ce matin sur France Info, pour le président délégué de la région PACA, il est possible de prévenir ce genre d'attaque, notamment grâce à des caméras intelligentes. En Catalogne, appel à la grève générale demain, après le référendum durement réprimé par la police espagnole. Plus de 90 blessés. Le gouvernement régional affirme que le oui l'a emporté à plus de 90%. et que les habitants de la région ont du coup gagné le droit d'avoir un état indépendant. Madrid dénonce une simple mise en scène. Et puis ce dramatique incendie cette nuit dans une tour HLM de Mulhouse. Quatre enfants et un adulte sont morts. Huit autres habitants ont été blessés. Trois sont dans un état grave ce matin. France Info.

David Rachlin, maire Front National de Fréjus et l'invité de France Info. Jean-Michel Apathy.

18:04
Invité

L'Allemagne, il y a déjà huit jours, mais je voulais vous poser une question à ce sujet. C'est prononcé. Les Allemands ont été aux urnes. Ils ont reconduit, mais dans un contexte difficile pour elles, Angela Merkel pour un quatrième mandat. Et le fait politique a été l'irruption sur la scène allemande du courant nationaliste allemand, l'AFD alternative pour l'Allemagne. Et je voulais vous faire entendre, pour savoir un peu comment vous aviez reçu cela, la déclaration du leader réel de ce courant de pensée, Alexander Golland, qui parle des militaires des deux guerres mondiales de l'Allemagne et qui dit qu'on peut quand même en être fier. On l'écoute.

18:41
Auditeur

Si les Français sont à juste titre fiers de Napoléon et les Britanniques de l'amiral Nelson et Churchill, nous avons le droit d'être fiers des soldats allemands lors des deux guerres mondiales.

18:56
Invité

Nous avons le droit d'être fiers des soldats allemands, donc de la Wehrmacht entre 1939 et 1945, avec tout ce qui s'est passé. Comment est-ce que vous recevez ce type de déclaration, David Rachel?

19:06
David Rachline

Comme Français, je pense qu'il n'y a pas de quoi être fier, effectivement, de l'action de l'armée allemande à cette époque-là.

19:12
Invité

Mais ce retour du nationalisme en Allemagne, vous le dites ?

19:14
David Rachline

C'est clair et incontestable.

19:16
Invité

Ce retour du nationalisme en Allemagne.

19:17
David Rachline

Pour autant, vous savez que ce mouvement politique est traversé par différents courants, l'un plus modéré que l'autre. Il existe aussi le Front National. Et je crois savoir d'ailleurs que nous entretenons de bonnes relations avec ceux qui, à cause de ce style de déclaration intempestible d'ailleurs, ont quitté ce mouvement politique. Par conséquent, peut-être qu'un nouveau mouvement politique émergera dans les prochains mois sur une ligne politique plus claire. Maintenant, qu'est-ce qui a été dit par le...

19:48
Invité

Cet AFD, vous prenez des distances avec cette branche-là de l'AFD.

19:52
David Rachline

Je viens de le faire, je pense, de manière claire. Pour autant, qu'est-ce qui a été dit par les Allemands qui ont voté pour l'AFD ? Ils n'ont pas voté suite à la déclaration de ce monsieur, manifestement, Ulluberlu. Et ce n'est pas ça, la question. La question, c'est l'arrivée massive sur le sol européen, sur le sol allemand, de centaines de milliers, en Allemagne, plus d'un million, de migrants qui posent des difficultés graves dans nos pays, des difficultés sociales, des difficultés d'accueil, des difficultés nombreuses, que les gouvernants refusent de voir. Et cela, je crois que c'est un fait politique majeur.

C'est la remise en cause de la politique d'immigration de Mme Merkel et de l'Union européenne qui nous interdit, et cela pose des problèmes y compris de sécurité, nous n'en avons pas parlé tout à l'heure, mais j'aurais dû, parce que nous devons protéger nos frontières pour éviter ce qui arrive en ce moment sur le sol européen et sur le sol français. Permettre aux nations de bénéficier de leurs frontières pour pouvoir réguler, voire arrêter, si c'est souhaité par les peuples, l'immigration, c'est une urgence absolue.

20:57
Invité

Séminaire, ce week-end, du Front National au Futuroscope.

21:00
David Rachline

Oui, M. Apathy.

21:01
Invité

Vous avez participé, David Racheline, le malaise est toujours aussi important au Front National.

21:04
David Rachline

Non, non, il n'y a aucun malaise au Front National. Il n'y a plus de malaise. Il y a des clarifications qui ont été faites. Maintenant, tout le monde est rassemblé derrière Marine et derrière la direction du Front National. C'est aussi simple que ça. Il y avait hier, parce que nous sommes le mouvement des territoires, des centaines d'élus, conseillers municipaux, conseillers régionaux, parlementaires, qui vont mener les combats dans les prochaines élections européennes, mais aussi municipales, qui sont absolument capitales. Et les conseillers municipaux, nous faisons en sorte que ce soit les maires de demain. Et ça n'est pas anodin.

21:36
Invité

Vous allez d'abord mener un débat interne sur la ligne. On ne connaît plus votre ligne économique. On a quand même compris que vous étiez assez déstabilisés par les suites de l'élection présidentielle.

21:46
David Rachline

Non, nous ne sommes pas déstabilisés. L'élection présidentielle nous a donné raison en ce que le clivage a changé, en ce que les mondialistes se sont rassemblés autour du pôle mondialiste qu'incarne M. Macron et les nationaux que nous sommes autour de Marine. Alors, effectivement, Marine a souhaité...

22:05
Invité

Il y a quand même deux petits problèmes.

22:07
David Rachline

Effectivement, Marine a souhaité une refondation pour pouvoir être plus performant sur le plan politique et sur le plan de notre organisation, pour pouvoir être plus rassembleur. Nous voulons consulter nos adhérents pour savoir ce qu'ils pensent précisément de tel ou tel autre sujet. C'est quoi la tendance ? Qu'est-ce qui est ressorti de ce séminaire ? Vous allez abandonner la sortie de l'euro ? Mais attendez, nous allons poser la question et nous allons poser des questions à nos adhérents.

22:31
Invité

Et si on vous la pose à vous ?

22:32
David Rachline

Sur ce qui concerne la souveraineté monétaire, nous avons rappelé lors d'un précédent séminaire récent que la souveraineté de notre pays était moteur dans notre combat politique, mais que pour autant l'euro n'était pas une priorité. Il y a beaucoup d'autres choses que nous pouvons faire immédiatement. Rétablir nos frontières, sortir de Schengen, le patriotisme économique, lutter contre la concurrence déloyale. Tout ça, on peut le faire immédiatement sans rentrer dans des débats profonds. Pour autant, l'objectif... Vous êtes en train de nous dire que vous n'allez pas trancher sur cette question ?

23:04
Invité

Si, ou que vous allez abandonner l'idée de la sortie de l'euro ?

23:06
David Rachline

Marine tranchera cette question avec les adhérents, avec le peuple des militants de notre mouvement politique. Nous allons les consulter dans les prochaines semaines, les prochains mois. Mais les choses sont claires, la souveraineté nationale, dans tous ses aspects, reste un objectif, reste notre priorité. Et croyez-moi, il y a beaucoup à faire dans ces domaines.

23:27
Invité

Vous allez changer de nom ?

23:29
David Rachline

Je pense que c'est une hypothèse de travail. Je crois, moi, que c'est souhaitable. Parce que le terme, le nom Front National peut parfois être un frein. Qu'est-ce qu'il bloque ? Front National ? En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il y a un certain nombre de personnes qui sont bloquées par ce nom, peut-être par l'histoire de ce mouvement politique, qui sont inquiétées d'ailleurs à dessein par un certain nombre d'observateurs, ou surtout nos adversaires politiques. Au-delà des médias, M. Apathy, je ne vous ai pas encore attaqué. Alors ne faites pas la victime. Je sais que je suis à votre place et vous, Alain Mienne, sur le plateau.

24:05
Invité

Mais enfin, quand même... C'est Franck qui bloque ?

24:07
David Rachline

La réalité, c'est que oui, c'est un élément qui nous empêche d'aller au-delà de notre actuelle famille politique. Moi, je pense que ça peut être utile, en effet, de montrer des signes d'ouverture, des signes de rassemblement plus large. Maintenant, c'est aux adhérents, dont je fais partie d'ailleurs, de décider. Et ils décideront dans son temps.

24:28
Invité

Il va vous manquer, Florian Philippot ?

24:30
David Rachline

Mais chacun a porté au Front National dans les différents combats qui ont été les nôtres dans les dernières années. Maintenant, il a fait le choix d'une aventure personnelle. Il a fait le choix, et je vous réponds, d'un autre combat politique. C'est son droit, mais nous, nous continuons le nôtre. Mais il vous manque ou pas ? Mais il n'a pas manqué ou pas manqué. Il y a un mouvement politique, une présidente. Nous sommes rassemblés derrière elle, et c'est ça l'essentiel.

24:57
Présentateur

Merci beaucoup, David Rachney. Merci d'avoir été l'invité de France Info ce matin. Merci à vous.

"Le ministre de l'Intérieur n'est pas à la hauteur de ses responsabilités", affirme David Rachline, maire FN de Fréjus — David Rachline · Pourquijevote