François Ruffin sort une couverture de survie sur le plateau de BFMTV, le "symbole" de la canicule
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je salue François Ruffin qui nous a rejoint. Bonsoir, bienvenue candidat à l'élection présidentielle, député de la Somme, fondateur de Debout. Je salue également Danny Cohn-Bendit qui est avec nous comme chaque mercredi, qui va vous écouter attentivement François Ruffin et qui nous dira ce qu'il en pense.
Qu'est-ce que vous êtes en train de faire, François Ruffin ? Je sors une couverture de survie. Pour moi ?
Non, parce qu'il me semble que c'est le symbole du moment présent et c'est le symbole de la nullité de nos dirigeants. Pendant la crise Covid, le symbole, c'était ces sacs plastiques que les soignants ont dû enfiler mais qui marquaient que nos dirigeants n'avaient rien prévu. Et là, c'est ces couvertures de survie qui sont déployées sur les fenêtres de nos hôpitaux à l'Assemblée nationales aussi, y compris sur des centres de gériatrie, dans des EHPAD.
C'est-à-dire que pendant tout ce temps-là, on n'a même pas eu un plan volé. Il n'y a même pas eu cette idée de se dire « voilà, on va mettre des volés dans tout ça ». Donc quand on est dirigé, et quand j J'entends le ministre du logement juste avant qui dit, ben voilà, au Japon, ils enlèvent leurs cravates les jours de canicule.
Il me dit mais on est vraiment dirigé par des nuls. Votre message, François Ruffin, c'est on est nul. Mais c'est pas qu'on est nul.
On n'est plus nul que les On est nuls, c'est nos dirigeants. Elle va nous embêter de cette couverture pendant l'interview. Je vous la reprends si vous voulez.
Ça m'embête qu'on ait ça sur les EHPAD, qu'on ait ça sur les hôpitaux, qu'à l'intérieur il y a des soignants et des patients qui sont à 35 degrés, que la seule solution qu'il leur a proposé, c'est le système D. Et allez-y, essayez de mettre ça sur vos fenêtres. Voilà où on en est.
Mais si ce n'est pas la couverture de survie, c'est quoi la solution pour les hôpitaux par exemple ? Excusez-moi, mais moi, ça fait 10 ans qu'en commission des affaires économiques, tous les ans, je dépose des amendements et je réclame une chose, c'est 20 milliards d'investissements sur les bâtiments, à la fois les logements privés et sur les bâtiments publics. Pourquoi ?
Parce que c'est la seule manière de sortir des 5 millions de passoires thermiques qu'on a dans le pays. Ça fait 10 ans que je le réclame, 10 ans et avec Jeky comme opposant, j'ai les deux, j'ai les macronistes, en tout cas jusque la guerre en Ukraine qui disait non c'est pas possible, c'est trop cher et j'ai le Rassemblement National pour qu qui le réchauffement climatique n'est pas un sujet. Depuis 10 ans, le RN a changé de position là-dessus assez nettement ces dernières années.
Quand le thermomètre monte, il y a soudain des conversions et que ceux qui étaient les experts du GIEC trop pessimistes, trop alarmistes d'après Marine Le Pen, dont on se moquait du dieu climat, des prophètes du désastre et ainsi de suite. Enfin, quand le thermomètre monte comme ça, on les prend au sérieux. Mais voilà.
Mais là, il faut inscrire. Il faut s'inscrire dans un plan dans la durée. On a des gouvernements qui font rien dans la durée.
Donc voilà. Moi, je le dis, ça fait dix ans. Peut-être parce qu'ils n'ont pas de majorité.
Peut-être que la situation politique fait aussi, comme vous l'avez décrit, qu'il est incapable de mettre d'accord tout le monde en ce moment. Moi, je suis convaincu qu'on aurait dit...
D'ailleurs, un économiste macroniste, Jean Pisani Ferry, a dit qu'il fallait 34 milliards d'euros par an d'investissement public pour l'adaptation de nos sociétés au changement climatique, pour lutter contre le réchauffement. Et il chiffrait à 24 milliards. Alors moi, je disais 20 milliards, mais il met 4 milliards de plus sur les bâtiments, ce qu'on doit faire pour sortir des passoires thermiques et des EHPAD, des hôpitaux qui sont devenus des bouilloires.
Qui sont – Ils sont devenus libérateurs, ça François Ruffin, le diagnostic que vous posez ce soir, c'est pour le long terme, rénover ça prend des années, ça coûte cher, vous avez rappelé les chiffres. Non, non, attendez, ma question est toute simple, pour le court terme, pour demain, après-demain et cette année, est-ce qu'il faut climatiser massivement les services publics, les écoles, les hôpitaux ? – J'ai aucun souci à ce qu'on mette moi de la clim dans les EHPAD et dans les hôpitaux, dans les crèches, là où on sait qu'il y a des enfants, des personnes âgées qui vont être beaucoup plus rapidement en danger, donc il n'y a pas de souci à ça.
Mais vous dire qu'on peut faire de cette crise-là une chance pour notre pays, c'est-à-dire une fierté. Vous dites que c'est le long terme. Moi, je suis convaincu qu'en 5 ans, en 10 ans, on peut en finir avec ces 5 millions de pertes sueur thermique.
Il faut décider d'y mettre les moyens, les 20 milliards d'euros par an, on les met ou pas ? Pour l'instant, le gouvernement ne répond pas, on les met. Vous savez, je les entends défiler sur vos plateaux télé, il y a un fonds qui s'appelle le Fonds Vert, vous savez ça qui a été divisé par 3 en 3 ans par 4 d'accord c'est l'outil qui est donné aux communes pour dire allez on va vous aider à ce que votre école soit isolé et ça on le divise par 3 mais vous parlez François Ruffin des bouilloires techniques c'est un sujet évidemment essentiel thermique, vous avez raison, essentiel et complexe le ministre du logement qui était tout à l'heure à votre place Vincent Jambrun dit effectivement la solution de facilité, c'était de les retirer du marché de l'allocation.
Mais il n'y aurait plus eu personne dans des passoires thermiques, mais elles auraient été ces personnes à la rue. Il n'y avait pas d'autre logement. – Qu'on les rénove Est-ce que vous répondez à ça ?
Je dis...
Vous savez, je demande. J'ai demandé à un moment qu'on ait une économie de guerre climatique. C'est-à-dire qu'on fasse ce que Roosevelt a fait au moment de l'entrée des États-Unis dans la 2e guerre mondiale pour vaincre le le Japon et l'Allemagne nazie, qu'on fasse la même chose pour notre pays.
Qu'on débloque et qu'on passe de 2 % du PIB à 42%, c 'est ce qu'avait fait Roosevelt, pour affronter le défi majeur qui est le défi climatique. Et je suis convaincu que les Français, ils en tiraient une fierté si on faisait ça. Quand j'entends M.
Jean Brun, je me dis mais ils ne veulent pas. Il n'y a pas de volonté. Il n'y a pas de volonté politique d'y aller, de retrousser les mots.
Vous auriez fermé ces appartements, ces maisons à double tour, interdiction de les louer Ce que j'aurais fait, c'est que j'aurais tout fait pour qu'elle soit rénovée, qu'elle soit rénovée le plus vite possible. Qu'est-ce que vous faites quand le propriétaire ne le fait pas ? À la limite, vous payez, vous le faites à sa place pour que le logement puisse continuer à être habité.
Vous le payez pour lui ? Mais oui — Et ensuite, c'est lui qui récolte le loyer tous les mois. — Et ensuite, vous lui prélevez son loyer si nécessaire.
Mais vous le faites. Vous dites voilà ces 700 000 logements-là. Je veux qu'ils continuent à être habités.
Mais je ne veux pas que parce que ce sont des personnes modestes, elles crèvent de chaud l'été et qu'elles crèvent de froid l'hiver. Voilà, c'est ce qui est en train de se produire. Donc plutôt que de dire, voilà, je vais laisser faire le marché.
On a des gens là. Pourquoi ils sont nuls ? Parce qu'ils laissent faire le marché.
Et le marché ne marche pas. C'est pas le marché qui va changer nos logements. C'est pas le marché qui va changer nos déplacements.
C'est pas le marché qui va changer notre énergie. Ça sera une volonté, une volonté politique. Et ils sont pas habités par une volonté politique.
Vous le voyez, ils attendent. Mais non, c'est pas possible. Et surtout, vous savez, hier, on mettait au Panthéon Marc Bloch, l'homme de l'étrange défaite.
C'est-à-dire le sentiment qu'à l'entrée dans la Deuxième Guerre mondiale, l'armée française n'a pas vraiment convaincu parce qu'il y avait déjà une défaite morale, une défaite intellectuelle des élites qui avaient renoncé à engager le combat pour de bon. C'est la même chose. Moi, j'ai un sentiment, M.
Fauvel, qu'on vit des étranges défaites. Qu'on vit des étranges défaites où on ne combat pas. Et donc, ce que vous dites, c'est qu'on a renoncé ?
Mais oui, ils ont renoncé. Mais attendez, j'essaie d'aller au bout de votre raisonnement. On a renoncé parce que quoi ?
Parce que le réchauffement est inéluctable ? Vous pensez que la classe politique, ceux qui dirigent aujourd'hui Emmanuel Macron, se disent qu'on est fichus de bonne foi Parce qu'ils n'ont pas envie d'inventer les vrais défis pour le pays. Ils n'ont pas envie de se demander comment on en avait fait à la reconstitution, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, en montant autour de la table les patrons et les syndicats, on se demande comment on fait pour se retrousser les manches, quel est le plan qu'on fait ensemble.
Ils ont envie de rester dans leurs petites magouilles, dans leurs petites affaires, dans leurs petits amendements, dans leurs petits trucs qui n'ont pas de souffle et je suis convaincu qu'aujourd'hui ce que désire le pays c'est un grand souffle, qu'ils se disent voilà oui on a ce défi, un défi majeur pour les français mais pour l'humanité, qui est le réchauffement climatique pour que les enfants puissent vivre demain. Vous savez c'est une crise existentielle quand on est parent de se dire punaise mais dans quel monde j'ai mis mes enfants ? Je veux qu'ils sortent de ça et bien Est-ce qu'il faut interdire le travail à partir d'une certaine température ?
Est-ce qu'il faut dire...
Aujourd'hui c'est une question qui est réglée dans chaque entreprise par chaque patron qui est chargé d'assurer la sécurité de ses salariés. Est-ce que vous estimez qu'il faut fixer une barre ? Je veux dire une chose d'abord sur le travail.
C'est qu'on ne sortira, on relèvera ce défi-là seulement par le travail. D'accord ? Ce n'est pas ma question.
Oui mais je sais mais moi je vais répondre d'abord à ça. Mais c'est votre réponse. C'est par le travail.
Non je...
C'est par le travail. C'est par un travail respecté et valorisé. Si on a reconstruit au lendemain la Deuxième Guerre mondiale, c'est parce que pour les salariés français, pour les ouvriers, il y avait le sentiment qu'on allait vivre mieux.
Donc d'abord il faut respecter le travail. Sinon on n'arrivera pas à mener ces grands travaux. Voilà.
Donc un travail respecté, c'est bien vivre de son travail. Qu'est-ce qu'on fait pour ceux qui aujourd'hui au travail, qu'il soit à l'extérieur ou à l'intérieur d'ailleurs, travaillent par 30, 32, 33, 35 degrés ? Bien vivre de son travail, bien en vivre, bien le vivre.
Et évidemment quand on est dans ces températures-là, qu'on a un métier physique, vous voyez nous, on a des boulots tranquilles. On est dans un bureau, on a son petit stylo, éventuellement son ordinateur. Sa couverture de survie.
C'est climatisé. Bon et donc c'est nous qui venons parler. La question n'était évidemment ni pour vous ni pour moi.
Donc c'est nous qui venons parler de gens qui sont dans les travaux publics, dans le bâtiment. Qu'est-ce qu'on fait ? L'Institut national de la recherche sur le travail nous dit qu'au-delà de 33 degrés pour des personnes qui ont un métier physique, ça représente un danger sérieux.
Donc voilà la limite qui devrait être posée dans le code du travail. Pour vous, à 33 degrés, on devrait retourner à la maison et être payé évidemment ? Oui, il y a des lois sur les intempéries de la la même manière, mais je le dis.
Par exemple, quand je rencontre un couvreur, il m'explique que son patron le fait partir beaucoup plus tôt le matin pour qu'il y ait un certain nombre d'entreprises le font parce que c'est du bon sens. Avant que le soleil soit au zénith et qu'il fasse chaud à crever quoi. Daniel Cohn-Bennit est avec nous, je l'ai signalé il y a quelques instants vous venez d'écouter François Ruffin et de le voir avec sa couverture de survie sur ce plateau qu'est-ce que vous dites ce soir à Daniel Cohn-Bennit vous qui avez incarné en l'écologie politique de gauche pendant pas mal d'années dans d'un côté il a raison et son indignation est juste c'est-à-dire que les différents pouvoirs politiques, de quelques paysans n'arrivent pas à tirer les conséquences de ce que nous dit le GIEC depuis 10 ans, 15 ans, 20 ans et parce qu'on repousse parce que et c'est là que c'est difficile et ça serait difficile pour François Ruffin s'il était président ou au pouvoir, c'est que la lutte contre le réchauffement climatique nécessite aussi des changements de comportement, de mode de vie de toute la société.
Et on le voit dans les sondages, les gens disent oui il faut lutter contre le réchauffement climatique mais il ne faut pas que ça me touche moi personnellement et c'est là où on a une difficulté. J'ai vu les verts allemands au pouvoir, ils ont fait une loi par exemple sur le chauffage et ils se sont fait attaquer de de toute part, de la société. Ils étaient minoritaires dans la société, même s'ils avaient un accompagnement social, etc.
Donc je dis qu'il faut être honnête sur ce point-là. On n'a pas trouvé encore la manière de mobiliser la société pour qu'elle accepte les difficultés liées à la lutte contre le réchauffement climatique et ça s'appuie Qu'on soit de gauche, qu'on soit Ruffin, qu'on soit je ne sais qui, on aura toujours ce problème. Alors maintenant, on n'a pas trouvé, on n'a pas trouvé et je trouve que Oui, ils sont incapables, oui, mais parce qu'on voit bien que dès qu'il y a une mesure, les agriculteurs ne sont pas contents.
Qu'il y ait une autre mesure, ceux-là ne sont pas contents ou c'est difficile pour et il n'y a pas toujours un ajustement social, il n'y a pas. Et donc voilà c'est une véritable difficulté et ce n'est pas la peine d'être agressif parce qu'on est tous devant ce problèmes. Merci Daniel Cohn-Bendit qui vous a écouté ce soir.
Chinelle, que c'était votre dernière de la saison, Daniel, et que ça a été un grand plaisir de vous retrouver chaque mercredi. Je réponds ? Bien sûr, en un mot, rapidement si vous voulez bien.
Bonjour M. Cohn-Bendit. D'une C'est vrai qu'il y a un certain nombre de comportements qui vont être difficiles à changer.
Mais il y a des endroits où les français sont prêts, où on est prêt pour la mobilisation. Mais ce sera du sang et des larmes quand même ? Non, pas du tout.
Au contraire, ça sera de la fierté, ça sera la joie d'accomplir quelque chose de beau. Sur ces...
Je reviens sur cette histoire des passoires thermiques. On voit que c'est par là que se déroule la souffrance. Mais là, on a des intérêts qui sont alignés.
Les intérêts de la planète, les intérêts des factures des gens, l'intérêt de la souveraineté nationale pour ne pas dépendre des énergies fossiles, l'intérêt du déficit commercial l'intérêt de l'emploi local là tous les intérêts sont alignés et je le dis là dessus les français sont prêts ils sont prêts à se retrousser les manches les artisans sont prêts, les grandes entreprises de travaux publics sont prêtes donc maintenant il faut y Il faut y aller, il faut y aller. Je ne veux pas que ça soit une indignation d'un soir, vous savez, une affaire en chaque slot, une actu après l'autre. Et quand le thermomètre redescend, bon, on repasse à nos affaires ordinaires.
Une question qui va peut-être vous faire sourire, François Riffin, mais l'Assemblée nationale dont vous êtes membre a changé son règlement hier pour autoriser les députés à faire tomber la veste. On a même croisé un député hier en bermuda dans les couloirs, pas dans l'hémicycle. Est-ce que les députés doivent donner l'exemple et s'adapter aussi, montrer qu'il n'y aura pas le choix, il faudra changer et après tout, les députés peuvent peut être envoyé un signal aux Français ?
Je doute que les Français regardent le moins du monde les députés qui les considèrent comme des modèles aujourd'hui, loin de là. Vous on ne vous verra pas en bermuda à l'Assemblée ? Non, je n'ai pas habitué porter des bermudas mais c'est comme ça.
Quand j'ai tombé la cravate, on a voulu me coller une amende. Mais je le dis, j'entendais Bruno Le Maire il y a quelques années qui voulait montrer l'exemple avec son col roulé qu'il fallait porter l'hiver. J'entends maintenant M.
Jean Brun qui nous dit qu'il faut enlever la cravate comme on le fait en au jampon quand il y a les temps de canicule. Excusez-moi, tout ça c'est de l'ordre du gadget. C'est du gadget mais c'est aussi du symbole.
Jean-Pierre Farandou le ministre du Travail dit dans l'entreprise peut-être qu'il faut réfléchir. Il dit moi je vais continuer à porter une cravate et un costume mais dans l'entreprise oui il faut peut-être que les choses évoluent pour les hommes. Costume, cravate c'est pas obligatoire.
Il dit si c'est un joli bermuda bien coupé et une chemisette qui a de l'allure avec des chaussures qui vont avec je pense que c'est tout à fait possible. Bon moi je suis pas conseiller mode si vous voulez. Lui il pas non plus conseiller mode à ma connaissance.
Je suis inquiet en fait. Je suis inquiet que le niveau de nos ministres, que le niveau de nos dirigeants ça soit sur des codes vestimentaires. Voilà on a des réalités budgétaires.
Leur réalité budgétaire c'est qu'ils ont divisé le fonds vert par trois ou par quatre. Que maintenant les élus locaux, les maires ils n'ont pas de quoi isoler leurs écoles. Chez moi Amiens mais c'est à peu près vrai partout dans le pays s'est fermé l'après-midi.
Que les parents y cherchaient mode de garde, qu'on ne peut plus faire de sport. Voilà où on en est dans notre pays et que sur nos hôpitaux on met des couvertures de survie et on a l'autre qui nous donne des conseils de mode. Mais non excusez-moi c'est des guignols c'est des guignols ils ont pas porté la cravate ou pas porté la kéravate, être en bermuda ou pas être en bermuda pour moi ce sont des guignols.
Merci François Ruffin d'être venu ce soir sur cette table si je vous prends votre couverture de survie. J'en ai une deuxième donc vous inquiétez pas. C'est pour la confier à celui qu'on va retrouver à présent c'est Maxime Switek
François Ruffin