Fin de vie : "le cheminement va être long"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Frédéric Valtou, bonjour. Merci d'être avec nous pour l'invité actu de la politique Scler, député Horizon Seném, président de la commission des affaires sociales et ancien ministre de la santé. C'est vous qui avez examiné ce texte sur la la fin de ville aide à mourir notamment.
L'article 1er a été adopté hier dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Est-ce que c'est un nouveau droit qui est créé pour nos concitoyens ? C'est en tout cas une possibilité d'être accompagné dans des douleurs qui sont des douleurs insurmontables, dans un pronostic qui est un pronostic aussi je dire qui est qui est en en pour des personnes qui sont vraiment touchées par la maladie en pronostic avancé.
Et donc c'est la volonté d'améliorer l'accompagnement de ces malad. C'est l'air d'aller presque 10 ans après la loi CLTI qui permet à travers la sédation profonde et continue d'accompagner la fin de vie euh et bien de passer un palier supplémentaire pour effectivement venir compléter ce qui était déjà une avancée majeure. Voilà.
Et mais il y a c'est pour ça que la discussion est longue. On a voté les trois premiers articles. On attaque le 4e qui définit les contours.
On s'est arrêté hier soir minuit. On reprend lundi à 9h sur ce sujet. euh on définit les conditions d'éligibilité et et c'est vrai que c'est un sujet sur lequel euh bien les discussions sont longues parce que évidemment c'est faut que ce soit très encadré.
Ça c'est très encadré. En tout cas, c'est le c'est le souhait que moi j'ai euh c'est le souhait que vous aviez parce que vous aviez des réticences vous euh notamment avant euh ce vote en commission des des affaires sociales notamment, enfin vous l'aviez exprimé. Euh qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ?
Est-ce que vous l'avez voté hier dans les mys ? C'était J'ai voté les trois premiers les trois premiers articles mais il y en a une quinzaine, une vingtaine. Donc c'est la la je je je définirai mon vote au vu de ce qui aurait été au défini au final voté.
Moi mon intention effectivement qu'on puisse améliorer l'accompagnement des malades mais effectivement la manière dont on va encadrer les critères qui vont être voté, la manière dont on va définir précisément la collégialité médicale qui doit être autour du patient, les conditions de protection euh des patients de manière à ce qu'effectivement le le libre arbitre jusqu'au bout des patients soit respecté. la manière dont on va aussi accompagner, protéger dans leur mission les soignants qui vont devoir à un moment prendre des responsabilités en en en donnant leur avis sur sur les cas qui leur seront soumis euh et sur un certain nombre d'autres sujets. Moi, je serai vigilant et ça déterminera clairement mon vote parce que là, vous avez voté cette aide à mourir, mais vous ne voterez pas forcément l'ensemble du texte de la proposition de loi.
C'est c'est pas sur un article parmi vingtaines qu'on peut définir effectivement son adhésion totale euh au droit mourir. C'est vraiment l'ensemble des conditions qui feront qu'on ouvrira plus ou moins grand euh la porte, je le redis, euh de cette de cet accompagnement-là. Et évidemment, c'est déterminant puisque c'est au vu de l'ensemble des conditions que qu'on pourra juger.
En tout cas, il y a quelque chose qui est une avancée, c'estêtre substance létale qui sera autoadministrée par le patient et très rarement par un soignant. C'est ce qu'on appelle l'exception d'euthanasie. C'est-à-dire effectivement dans le texte et c'est des choses, ça faisait partie des choses qui ne me plaisaient pas, qui avaient été voté par la en en commission des affaires sociales.
Il y avait un un amendement de la France insoumise qui effectivement faisait que l'accès euh à l'aide à mourir passait soit par l'autoadministration, soit par le recours à un soignant, infirmier ou médecin. Les médecins le souhaitent pas. L'ordre des médecins a été très clair dans ses positions depuis plusieurs années sur le sujet.
Euh et l'intervention euh euh d'un médecin doit être effectivement l'exception pour quelqu'un dont qui ne peut pas s'autoadministrer euh effectivement un produit létal. Mais cette exception d'autanasie devait euh et bien être bien définie comme étant effectivement un recours exceptionnel et non pas le droit commun. C'est ce qui effectivement par amendement et on a été plusieurs à déposer cet amendement.
Ça a été rectifié hier donc ça fait partie des points de vigilance que j'évoquais que j'avais que j'ai toujours mais qui hier sur ce seul volet là pour moi en tous les cas ont sauté. Le Sénat risque de s'opposer à ce texte. Est-ce que vous pensez qu'il ira au bout qui sera voté avant la fin du quinquena ?
Le cheminement va être longce que sur un texte comme ça, on peut pas déclarer l'urgence. C'est-à-dire le gouvernement peut pas demander une seule lecture dans chacune des des assemblées. Il faut laisser jusqu'au bout la discussion parlementaire se faire.
Oui, donc ça va être long puisque le Sénat ne pourra s'emparer de ce sujet qu' à l'automne. Ça veut dire que ça n'est qu'au printemps prochain qu'il y aura une deuxième lecture à l'Assemblée. On est dans un quinquena qui se termine et dans des conditions politiques qui sont difficiles.
Moi, je souhaite pas par principe que ce texte soit bloqué. Je pense qu'à partir du moment où il il permet des avancées et ce sont des avancées réelles pour ceux qui sont confrontés à des douleurs insurmontable qu'on ne peut pas effectivement euh qu'on ne peut pas soulager et bien il il faut que ce texte puisse aller au bout mais la discussion va effectivement être très longue. H h Emmanuel Macron a annoncé un référendum en cas de blocage au parlement.
Le parlementaire que vous êtes, il se sent dépossédé un peu de ses pouvoirs ? Non, je je je souhaite pas le blocage et je voudrais d'ailleurs dire, je sais pas si beaucoup de gens suivent la discussion que nous avons en ce moment à l'assemblée, mais elle est vraiment d'un sérieux et et j'allais dire d'un respect qui est d'ailleurs été souligné sur l'ensemble des bans parce que ce sont des sujets difficiles et donc on notre assemblée et ça fait du bien de retrouver, je vais dire le le sens d'un débat apaisé à retrouver l'image d'une assemblée qui discute vraiment de fond, s'écoute les uns les autres. autres.
Je dis pas que par moment la fatigue et certains arguments peuvent susciter parfois un peu de de levée de bouclier, de de crispation dans le débat, mais c'est normal, c'est le débat démocratique. Mais sur le fond, il y a vraiment un profond respect de la vie de chacun. Il y a beaucoup d'écoutes, il y a des arguments vraiment qui vont au fond et ça fait du bien de retrouver un débat de ce type.
Je voudrais vous interroger sur la proposition de loi de Guillaume Garot. C'est une proposition loi transpartisane qui vise à contraindre l'installation des médecins. Est-ce que vous êtes favorable à cette proposition là ?
Et en parallèle, il y a au Sénat une proposition de loi du sénateur Mouillé qui lui vise à demander à ce que les médecins fassent de jours par mois dans un désert médical. Laquelle préférez-vous finalement ? Bon, alors déjà d'avoir deux propositions de loi qui dont on sait pas très bien laquelle est est soutenue par le par le gouvernement.
Euh le Premier ministre a d'abord dit qu'il soutenait l'idée euh de régulation à l'installation des médecins qui étaient proposés par Guillaume Garot 2 jours avant ou même la veille du du de l'examen à l'Assemblée pour dire ensuite le contraire. Enfin, tout ça est très confus. Ça malheureusement de ce point de vue-là il y a la santé n'échappe pas à certaines confusions qu'on retrouve dans le pilotage des politiques gouvernementales.
On sait plus très bien où est la ligne. Mais au-delà de ça, effectivement, on va se retrouver avec deux textes. Un texte de Guillaume Garot qui pour moi est un chiffon rouge.
C'estàd on fait croire que par le vote de la régulation à l'installation, on résoudra le problème de l'accès aux soins des Français. on facilitera l'accès au docteur alors même que le sujet c'est le manque de médecin et que d'y répartir différemment euh je veux dire la la la difficulté 90 % du territoire est un désert médical. Donc on on va répartir la misère mais on rendra aucun territoire riche en médecin.
C'est ça qu'il faut bien comprendre. Et donc on va faire croire que on vote une solution qui est une solution qui n'en a pas. La seule solution c'est d'avoir plus de médecins qui traitent les Français.
Et la deuxième proposition loi bah c'est une version je dire un peu plus light. d'une d'une semblance de régulation on envoie les médecins travailler de jours par est-ce qu'un médecin à qui on paye des études de médecine enfin un étudiant est-ce que il doit pas apporter à ce qu'on invente une régulation je suis pas contre l'idée de dire on doit bien répartir les forces médicales sur le territoire mais pour ça faut avoir des médecins répartir et le sujet je le répète aujourd'hui c'est de former plus de médecins d'infirmières parce que on manque de paramédica on manque de médecin Philippe était à Marseille hier pour un un meeting il a évoqué quelques plus idées en vue de de 2027, le retour de la double peine, des peines courtes, des peines planchées. Il a aussi dit que pour gagner, il faudrait travailler plus euh pour gagner plus.
Ça fait partie des des ça fait des mois en fait qu'il travaille à ces sujets-là et à 2027 et on a l'impression qu'il nous resser un peu les viennelles lunes de de Nicolas Sarkozy. Ah bah vi lune de Nicolas Sarkozi. Non, les les il a sur le la sur le le sujet de la justice comme d'ailleurs sur le sujet de la de la de la manière de gouverner qu'il avait abordé dans son discours à Lille il y a un mois et demi, il dresse quand même, il montre le le GER qui sera l'ossature de son programme présidentiel et sur la justice qu'il a dit hier, sur les peines courtes, l'obligation de peine courtes sur la lutte contre le les narcotrafic en en soutenant l'action du gouvernement mais en allant beaucoup plus loin sur les pleines planchées dont je enfin que ne veut pas voir la majorité on avait présenté qui avait été supprimé par François Hollande et la majorité avait présenté un texte élaboré par Naimam Munchu il y a quelques mois enfin les les Horizon he déjà Horizon pardon avait présenté un texte que la majorité du bloc central avait avait refusé donc non ça n'est pas des des vieilles lunes mais c'est la volonté effectivement la suppression du juge d'application des peines ça n'est pas une vieille lune.
Donc il y a dans les propositions des choses qui sont novatrices. En tout cas, il y a la volonté de continuer à aigrainer et et c'est bien le but, ce qui sera un programme présidentiel pour pour Édouard Philippe pour 2027. Quand il dit qu'il faudra travailler plus, ça veut dire qu'il faudra travailler plus longtemps.
Ça veut dire au-delà de 64 ans, il faudra remonter encore. Il faudra reposer il faudra reposer la question des retraites inévitablement. On on enfin on va on va répéter ce qu'on répète depuis la la que que le sujet des retraites est dans le débat politique, mais à partir du moment où on vit de manière enfin on vit plus vieux, on a une vie en en bonne santé aussi qui est plus longue et que l'ensemble de notre système social repose sur les cotisations des retraites et qu'on constate qu'en France on a une productivité au travail qui est parmi les plus fêtes des pays développés.
À partir de là, il y a un sujet de temps de travail global. Alors, est-ce que c'est un temps annuel ? Est-ce que c'est un temps tout au long de la vie ?
C'est sans doute selon les secteurs et selon les métiers des choses à réfléchir. Mais en tous les cas, il y a un sujet retraite qui est à devant nous parce que malheureusement on le sait, la réforme récente n'a pas réglé tous les problèmes. Elle n'a fait que repousser plus loin des sujets de financement de notre système de de de protection sociale et d'organisation des temps de travail qui faudra prendre à le corps et un débat présidentiel, c'est un mandat politique.
Ça sera l'occasion de poser le sujet à nouveau devant les Français. Alors politiquement, Édouard Philippe a concentré ses attaques contre Laurent Voquet en parlant de trumpisme au petit piedqu la proposition des QTF là que Laurent Voquier veut envoyer à Saint-Pierre et MClon. Ça veut dire qu'en cas de victoire de Laurent Veoquer à la présidence des républicains parce qu'on le saura ce soir, il y aura pas d'accord entre l'élr et euh Édouard Philippe.
Je sais pas mais ce qui est quand même étonnant c'est que sa campagne qui a démarré maintenant il y a il y a plus de 2 mois n'a pas permis de comprendre quels étaient par exemple vous me parlez de leur voquier pour parler de monsieur Retailler aussi mais pas on n pas compris quelles étaient les idées de monsieur Voquier de moi pourquoi à part cette idée effectivement d'envoyer les Outf à Saint-Pierre Miclon en je dire qui alors là pour le coup qui est quand même une une idée de je sais pas qui lui a soufflé cette idée mais malheureusement cette campagne on a l'impression que c'est une campagne pour rien en tout cas quand on la regarde de l'extérieur Peut-être que les militants LR sont contents. Ils sont doublés le Ils ont doublé ou triplé le le nombre de triplés. Bon, le nombre d'adhérents, pourquoi pas ?
Mais campagne pour rien sur le plan des idées. Quel sont qu' enfin et ça c'est vraiment de c'était qu une personnalité ? On va voter sur une personnalité.
Oui, on va sans doute voter pour une personnalité mais bon enfin Vquier nous a Laurent Voquier nous a habitué. C'est un homme de tactique, c'est un homme qui a un rapport à effectivement à à à la politique qui n'est jamais le combat des idées. Donc là effectivement, il a centré ses attaques ces derniers jours sur sur ses Red Édouard Philippe comme si Édouard Philippe l'obsédait.
Sans doute, il a compris qu'il y a d'un côté un homme qui a une démarche qui est construite avec plus d'idées qui se met en place et qui est très fort et qui fédère surtout tout autant que des qualités que que visiblement lui n'a pas. et et quand on commence à à n'exister que parce queon critique l'adversaire, c'est bien que ça renvoie au vite que le soi-même on porte. Et c'est pas le cas avec Bruno Retaillot par exemple.
Est-ce qu'il pourrait y avoir un un pacte ? Est-ce que vous le souhaitez ? Bruno Retaillot est et est quelqu'un et il en fait la preuve en appartenant au gouvernement aujourd'hui qui euh sans renoncer à ses idées est capable de comprendre que la vie politique c'est aussi de discuter, de s'entendre et euh de porter ensemble une politique pour l'intérêt général et pour le pays.
C'est-à-dire de pas faire croire que tout seul dans un parti qui aujourd'hui a fait moins de 5 % à la dernière élection présidentiel, un groupe qui à chaque législative un groupe législatif qui à chaque élection quasiment diminue en nombre et bien faire enfin a compris pour Bruno Retaillot qu'il fallait rentrer dans une politique d'alliance. Non, il y a aucune discussion. Bien sûr que non, il y a aucune discussion.
Renotillo fait sa campagne mais un ticket Édouard Philippe à l'Élysée. Vous savez, il y a 2 ans, il va se passer plein de choses et peut-être que il y aura une obligation dans le camp des républicains de pouvoir effectivement de devoir se s'entendre pour porter des des des propositions et pour surtout incarner une politique qui soit qui donne de la stabilité à nos institutions. C'est ça qu'il faut.
Très rapidement, une réaction à ce qu'a annoncé Gérald Darmanin, c'est-à-dire une prison pour les narcotrafiquants très dangereux qui serait en Guyane. Bah, écoutez, pourquoi pas ? Il y a déjà eu des il y a des prisons dans les départements d'outreem et il fautetour du B.
Non, pas du tout. Et c'est surtout, on sait que la Guyane de du fait de sa de sa situation géographique proximé enfin en en Amérique latine euh près des Antilles, pas loin des États-Unis et sur le chemin de de flux de de drogues qui sont importants. Euh et donc la Guyane est une porte d'entrée euh pour euh la drogue importante dans notre pays et ça n'est pas complètement idiot d'installer une prison à cet endroit.
Merci Frédéric Btou d'avoir été avec nous ce matin, président de la commission des affaires sociales, ancien ministre de la santé, vous êtes député Horizon de Sémarne.
Frédéric Valletoux